Bonjour à tous et à toutes! Je tiens à m'excuser pour le retard mais j'ai étais très occupé et je n'avais pas vraiment le temps de passer poster de nouveaux chapitres! Mais pour me faire pardonner, celui-ci est vraiment très long!
Encore pardon et bonne lecture!
Chapitre 10 : Douleur
J'étais une nouvelle fois « là », dans cet endroit sombre où rien ne semblait exister. Comme la veille, je tentais de bouger sans obtenir plus de résultat que la dernière fois. Je cherchais alors dans mes souvenirs ce qui avait put arriver pour que je me retrouve ici mais rien ne me vint. En fait, plus je cherchais à me rappeler, moins je me souvenais. Prise de panique, je me rendis compte que les souvenirs commençaient de plus en plus à m'échapper et que je ne pouvais rien faire pour les en empêcher. C'était comme si j'essayais d'attraper de la vapeur avec mes mains.
Je voulus crier, hurler ma peur, l'angoisse qui me taraudait le ventre mais, même cela je ne pus le faire et je restais donc dans cet endroit sombre et absolument silencieux.
Le silence, ce ne fut qu'à ce moment que je pris conscience de ce silence, il n'y avait strictement aucun bruit comme si j'étais soudainement devenu sourde en plus d'être muette et paralysé.
Mon esprit se brouilla, si je restais trop longtemps ici nul doute que j'allais devenir folle ! Mais comment pouvais-je bien sortir ?! Je ne me souvenais même plus de l'endroit où il fallait que je retourne ! Des images apparaissaient dans mon esprit, ressemblant à des photos mais la plupart étaient flou et je ne pouvais distinguer ce qui s'y trouvait.
Soudain, un nom me traversa l'esprit, clair, limpide.
-Tom.
Ce nom à peine murmuré résonna dans le silence de la même manière que si il avait était hurler dans un haut parleur et, avant que je n'ai eu le temps de réfléchir au pourquoi du comment j'avais finalement pus prononcer un son, je me sentis à nouveau aspirer dans les ténèbres.
Je me redressais brusquement, en sueur, les yeux écarquillés, je regardais autour de moi, je me trouvais dans un lit de l'infirmerie, un rideau me cachant au reste de la salle. Je me rallongeais lentement dans mon lit, le cœur battant. Ce ne fut qu'à ce moment là que je me rendais compte que je n'étais pas seule. En effet, de l'autre côté du rideau deux personnes semblaient ne pas s'être rendu compte de mon réveil et menaient, selon moi, une discussion tendue.
-…Ne sais pas ce que vous cherchez à faire professeur. Continua une voix qui me sembla familière.
-Enfin Tom, je retins un sursaut en comprenant l'identité des deux personnes et prêtais l'oreille, je n'ai aucun plan ou quoi que ce soit de la sorte et je ne sais pas ce qui a pus te faire penser une chose pareil.
-Alors pourquoi avoir menti sur le fait de sa venue ici ?
-Il appartient à Miss Davis de décider si elle veut ou non te le révéler.
-Vous ne me faîtes pas confiance.
Cette phrase me ramena plusieurs semaines en arrière, le jour de ma rencontre avec Tom quand celui-ci m'avait révélé que le professeur Dumbledore ne lui faisait pas confiance. Je me demandais moi-même ce qui avait put amener le professeur à avoir des soupçons à l'égard de Tom avant même que je ne parvienne à son époque.
-Qu'est ce qui te fais penser cela Tom ? Reprit le professeur de sa voix calme.
-Vous voulez l'utiliser…
Il marqua une pause tandis que je m'interrogeais sur le sens de ses dernières paroles, parlait il de moi ?
-Vous voulez l'utiliser contre moi. Reprit Tom.
-Tom, je répète mais je ne sais pas ce qui peut te faire penser ce-
-Ne mentez pas ! Pour la première fois Tom éleva la voix, semblant perdre son calme, chose qui me sidéra profondément étant habituer à le voir toujours sur de lui, contrôlant toutes les situations.
-A cause d'elle, continua t'il, à cause d'elle je… Je ne sais pas ce que vous voulez faire monsieur, mais ça ne marchera pas, je vous l'ai déjà dit, je suis différent des autres. Maintenant si vous voulez bien m'excuser… Professeur. Rajouta-t-il.
J'entendis alors ses pas s'éloigner et le bruit de la porte s'ouvrir puis se refermer. Le silence se fit pendant quelques secondes jusqu'à ce que Dumbledore n'ouvre le rideau qui me séparait de lui.
-Alors Miss Davis, vous vous sentez mieux ?
-Vous saviez que j'étais réveillé ? M'exclamais-je sans prendre la peine de répondre à sa question.
- Bien sur, répondit-il comme si c'était évident.
-Alors pourquoi ? Pourquoi ne pas avoir interrompu votre conversation avec Tom ?
-Cela faisait longtemps que Tom n'avait pas perdu son sang froid de la sorte. Répondit-il simplement le visage soudain sérieux.
-Vous voulez dire, quand il a dit que vous ne lui faisiez pas confiance ?
-Entre autre.
Il me fixait tranquillement si bien que je me demandais si tout ce que j'avais entendu plus tôt n'était pas le fruit de mon imagination.
- Excusez-moi monsieur… Hésitais-je. De quoi voulez parler Tom quand il fait allusion au fait qu'il vous avez déjà dit qu'il était différent des autres ?
Le professeur me regarda longuement et je dus prendre sur moi pour ne pas détourner les yeux de son regard perçant qui semblait me juger, chercher si oui ou non j'étais digne de confiance, de savoir.
-Tom parlait du jour où je l'ai rencontré, dit alors le professeur, le jour où il a apprit qu'il était un sorcier.
-C'est vous qui lui avez annoncé monsieur ?!
Il se contenta d'acquiescer mais je ne m'en formalisais pas et continuais.
-Et comment était-il ? Il a accepté facilement le fait qu'il soit sorcier ?
-Tom était un garçon calme et quelque peut manipulateur à l'en croire les dires de ses connaissances. Toute fois, il a immédiatement accepté l'idée qu'il était, pour employer ses propres termes, « quelqu'un d'exceptionnel ».
Ça ne m'étonnais pas vraiment, d'ailleurs, j'aurais étais plus étonné si il avait réagi différemment, l'idée d'un Tom Jedusor souriant et affectif ne collait pas vraiment au personnage… Contente d'avoir appris des nouvelles choses sur lui, un sourire se dessina sur mes lèvres chose qui ne manqua pas d'échapper à mon ex-directeur qui me détaillait à présent d'une étrange manière. Puis, alors que je m'apprêtais à lui en demander d'avantage, il prit la parole, me coupant dans ma lancée.
-Comment vous sentez-vous ?
Sa demande me surpris et me rappela la raison pour laquelle je me trouvais ici, dans un lit de l'infirmerie. Me concentrant quelques secondes, je ne ressentis aucune douleur.
-Bien, répondis-je, la douleur est partie.
Le professeur paru songeur un instant avant de reprendre :
- Pouvez-vous me dire ce qui s'est passé avant que vous ne vous évanouissiez ?
Je fus surprise par sa brusque demande mais obtempérais :
-Et bien… Commençais-je en tentant de rassembler mes souvenirs, j'étais avec Tom et nous… Discutions.
Voyant le regard entendu du professeur, je m'empressais d'ajouter, les joues rouge :
-Il ne faisait que me remercier rien de plus !
Bon si on prend on compte ce qui avait failli arriver ce n'était pas tout à fait exact mais je n'allais tout de même pas lui révéler ça ! Dumbledore n'insista pas et continua plutôt la conversation à mon grand soulagement :
-Vous remerciez ? Demanda-t-il, perplexe.
-Oui, parce que je lui ai indiqué la position du vif d'or pendant le match…
A mon grand étonnement, Dumbledore souri puis, voyant ma surprise, il se contenta de dire.
-Il semble que le sortilège que je vous ai jeté est été efficace.
-Le sortilège ?
Je le fixais, interdite. De quoi parlait-il ?
-Oh pas grand-chose, je me doutais que quelque chose de ce genre risquai d'arriver aussi me suis-je permit de vous lancer un sortilège qui vous aurai permit d'amplifier votre voix au besoin.
-Mais, continuais-je ébahi, personne d'autre que Tom et ceux qui se trouvaient juste à coté de moi ne m'ont entendu…
-C'est l'une des particularités de ce sortilège, seul la personne de votre choix pouvait l'entendre, les autres entendait votre voix de la même façon que si elle n'avait pas était amplifié.
Je restais silencieuse, tentant d'avaler la nouvelle.
-Pourquoi ne m'en avez-vous pas averti ?
-Je pensais que les choses n'aurait pas étés naturelles si vous l'auriez su, commença le professeur de métamorphose, et puis rien ne garantissait que vous alliez vous servir de ce sortilège, si ça n'avait pas était le cas, il aurait disparu de lui-même au bout de quelques heures.
Les explications du professeur Dumbledore était claire, simple et pourtant, au fond de moi, les mots prononcé par Tom quelques minutes plus tôt me faisait douter. Et si c'était vrai, et si mon ancien directeur essayait de m'utiliser contre Tom ?
Une fois de plus, le concerné sembla lire dans mes pensées puisqu'il ajouta :
-Je n'ai pas eu l'intention de vous manipuler Miss et je m'excuse si c'est l'impression que vous ressentez.
Je me contentais d'hocher la tête, incapable de réfléchir convenablement avant de me ressaisir. Non, je devais me reprendre. Le professeur Dumbledore n'était pas comme ça, jamais il ne ferait une chose pareille! Ça ne me ressemblait pas d'être aussi suspicieuse, il fallait que je me calme avant de devenir complètement parano !
Secouant la tête pour tenter de faire partir mes derniers doutes, je me retournais vers le professeur qui attendait tranquillement ma réponse.
-Je suis désolé monsieur, je n'aurais pas du douter de vos intention…
-Ce n'est rien, il était tout à fait normal de votre part de vous poser des questions. Mais revenons-en à la raison de ma venue ici, c'est-à-dire votre état de santé.
Je clignais de yeux plusieurs fois, ne venais-je pas de lui dire que la douleur avait disparue ?
-J'aimerais, continua-t-il, que vous m'expliquiez en détail ce qui vous est arrivé.
J'hésitais un instant avant de me lancer, je lui racontais donc comment j'avais tout d'abord ressenti la première douleur en me levant le matin même mais que, pensant à une simple maladie, je n'y avais pas prêté d'avantage d'intérêt. Je lui détaillais également le fait que la douleur finissait par disparaitre pour réapparaitre plus violente la fois d'après, comme ça avait était le cas pendant le repas de midi et lors de ma discussion avec Tom.
-Bien, et y a-t-il autre chose qu'il me faudrait savoir ? Demanda Dumbledore une fois que j'eu fini.
Je réfléchissais un instant avant de lui faire part des rêves que j'avais fait la nuit d'avant et quelques minutes plus tôt.
-… Et c'est à ce moment là que je me suis réveillé. Concluais-je.
Dumbledore ne dit rien pendant un moment, semblant analyser ce que je venais de lui dire.
-Alors professeur, fini-je par demander, qu'est ce qui m'arrive ?
-Et bien, commença t'il, je préfère ne pas me prononcer tant que je ne suis pas sur de moi mais la réponse la plus probable est, sans aucun doute, celle du rejet.
-Du… Rejet ?
-Il s'agit d'une réaction du même sorte que le mécanisme de défense de notre corps. Expliqua Dumbledore, par exemple lors d'une greffe, le corps humain peut réagir négativement à la présence d'un membre inconnu et donc faire un rejet. Je pense que c'est ce qui se passe également dans le cas présent.
-Vous voulez dire que, je serais…rejeté ?
-C'est du moins la théorie la plus probable, n'appartenant pas à notre époque, votre présence ici n'est pas naturelle et votre corps en subit donc les conséquences.
-Mais, ce n'est pas normal ! Je veux dire, beaucoup de gens utilisent des retourneurs de temps et je n'ai jamais entendu parler d'un quelconque rejet !
-Le fait est que personne n'est jamais remonté aussi loin dans le passé ni n'y a séjourné aussi longtemps.
Je paniquais, si mon corps rejetait cette époque entière, merlin savait ce qui allait m'arriver ! La seule solution aurait était de retourner dans ma véritable époque, chose qui pour le moment était impossible !
-Qu'est ce que je vais faire professeur ?
L'ex-directeur m'adressa un sourire compatissant, avant de répondre :
-Pour l'instant nous ne sommes sur de rien mais nous devons rester vigilant, si les douleurs sont de plus en plus douloureuse rien ne nous dit que la prochaine ne sera pas mortelle. Pour le moment, reprit-il, j'ai demandé au professeur Slughorn de préparer une potion qui retardera le plus possible le rejet mais ce ne sera que temporaire.
Je n'écoutais plus, mon cerveau semblait s'être déconnecté au moment même ou Dumbledore avait exposé clairement ce qui m'attendait, la mort. J'étais condamné. Relevant les yeux, je vis qu'il me fixait, cherchant une fois de plus à lire en moi.
-Pouvez-vous me laisser seule monsieur ?
Je m'attendais à ce qu'il proteste, qu'il me dise qu'il fallait mieux qu'il reste avec moi mais, à ma grande surprise, il n'en fit rien et se contenta de se lever souplement puis, m'adressant un petit signe de la main, il disparu derrière le rideau.
Une fois seule, je me levais et commençais à m'habiller. Si mon temps était compté, il était hors de question que je le passe couché dans un lit ! De plus, bouger me permettrait de ne pas penser plus que de raison à ce qui m'attendait, chose qui me terrorisait intérieurement mais à laquelle je m'interdisais de réfléchir auquel cas j'aurais surement étais incapable de bouger tellement la peur m'aurait paralysé.
Alors que je finissais de nouer la cravate de ma maison, le rideau s'écarta une nouvelle fois pour laisser apparaitre Joël et Andréa. Ceux-ci étaient légèrement essoufflés et je devinais sans problème qu'ils avaient accouru ici dès qu'ils avaient appris la nouvelle.
-Hana ! Tu vas bien ?!
Andréa me fixait comme si elle s'attendait à me voir défaillir dans la minute tandis que Joël, lui, ne disait rien, se contentant de nous fixer tour à tour.
-Oui tout va bien, répondis-je. Je m'apprêtais à m'en aller.
Mon amie soupira de soulagement avant de prendre un visage sérieux et je sentis sans effort que le reste de la conversation allait être beaucoup plus dur.
-Tu ne crois pas que c'est le moment de nous expliquer ce qui se passe ?
Joël fronça un sourcil avant de prendre la parole :
-Andréa on s'était mit d'accord sur le fait qu'on attendrait qu'elle nous en par-
-Non, l'interrompit-elle, si on attend, elle ne nous le dira jamais, n'est ce pas ? Ajouta-t-elle à mon égard.
Je me mordais nerveusement la lèvre inférieure, cherchant quoi répondre. Bien sur elle avait raison, je n'avais jamais eu l'intention de leur révéler quoi que ce soit puisque si je l'avais fait cela aurait changé aussi le futur et Dumbledore m'avait bien conseillé de ne parler de ceci à personne.
-Tu vois, continua Andréa. Tu ne le nie même pas…
Son visage déçu, blessé, me fit mal. Je ne voulais pas leur mentir, je ne voulais mentir à personne, mais je le devais, je le devais pour le monde d'où je venais, pour ne pas compromettre leur futur. Aussi, au prit d'un grand effort, je plaçais un sourire ironique sur mon visage avant de répliquer, d'une voix que je voulais acide :
-Non, je n'ai jamais eu l'intention de vous le dire. Pourquoi le ferais-je ? On n'est même pas amis !
Je vis le visage d'Andréa se décomposer au fur et à mesure que je parlais et je dus me mordre l'intérieur de la joue pour ne pas faire machine arrière et tout lui expliquer. Au lieu de ça, je continuais sur ma lancé :
-Tu m'énerves à vouloir tout savoir, si je ne te l'ai pas dis c'est que je n'en avais pas envi point !
Andréa ouvrit la bouche avant de la refermer sans prononcer un son puis, elle se retourna brusquement et s'enfui en courant, bousculant Joël au passage. Celui-ci la regarda s'éloigner avec un air attristé avant de se tourner de nouveau vers moi et je fus surprise de le voir avec un visage si sérieux.
-Quoi ? Crachais-je. Tu ne vas pas la rejoindre ?
-Je la rejoindrais plus tard, pour l'instant on doit parler.
-J'ai déjà dit que je n'avais pas de compte à vous rendre, Andréa a parfaitement compris le message alors tu devrais en faire autant.
-Andréa n'a pas réfléchi sinon elle se serait rendu compte que ce que tu as dis ne te ressemble pas.
-Parce que tu crois me connaitre.
-On ne sait peut être rien de tes secrets mais on sait que tu n'es pas le genre de fille que tu viens d'imiter.
Je poussais un soupir en m'assaillant sur mon lit, je n'avais pas envi de continuer à mentir.
-Je suis désolé. Soufflais-je.
Je sentis le lit s'affaisser et, jetant un coup d'œil, je constatais que Joël s'était assit à mes côté.
-Tu sais, commença t'il en fixant la porte d'où venait de partir Andréa, elle ne voulait pas te brusquer ou te forcer à dire quoi que ce soit.
Voyant que je me taisais, il reprit :
-En fait, elle est vraiment inquiète pour toi, pour tout dire elle s'inquiète toujours, pour tout et n'importe quoi. Il faut que tu la comprennes, avec Grindelwald qui-
-Grindelwald ?!
Je m'étais levé d'un bond, bien sur ! Comment avais-je pus oublier une chose pareille ? Si j'étais tombé dans les années 45 j'aurais du savoir que Grindelwald était encore là ! Voyant mon air paniqué et surpris, Joël fronça les sourcils.
-Oui Grindelwald, pourquoi es-tu si étonné, ce n'est pas comme si tu apprenais son existence.
Au regard suspicieux qu'il me lança je compris qu'il doutait à présent des paroles qu'il venait de prononcer. Me reprenant, je lâchais du ton le plus décontracté possible :
-Quoi ? Non bien sur que je connais son existence, qui ne la connait pas ?! C'est juste que je ne m'attendais pas à ce que tu parles de lui…
Il me lança un coup d'œil avant de soupirer :
-Et bien c'est juste que personne n'a envi d'en parler, mais au fond tout le monde à peur alors petit à petit, le sujet est devenu ce qu'on pourrait qualifier de tabou…
Je le fixais en silence. Nous étions en octobre 1944 ce qui signifiait que Grindelwald ne serait vaincu par Dumbledore qu'un an plus tard. Je frissonnais, dire que je venais de quitter une époque où un mage noir venait d'être battu pour retomber dans une où, non seulement je retrouvais sur le même mage noir avec des années en moins mais où il fallait qu'en plus, il y en est un deuxième !
Ignorant tout de mes pensées, Joël continua d'une voix claire :
-Pour en revenir à Andréa, ses parents sont morts, tués pendant l'une des nombreuses batailles qui a opposé Grindelwald aux aurors. Depuis, elle surprotège tout le monde, s'inquiétant d'avantage pour nous que pour elle. C'est pour ça qu'elle a voulu un peu te, forcer la main… Elle ne pensait pas à mal.
-Je ne savais pas… Qu'elle avait vécu ce genre de chose.
-C'est arrivé à beaucoup d'entre nous alors elle ne veut pas en parler.
-Je sais qu'elle ne pensait pas à mal, soufflais-je, et je ne pensais pas non plus ce que je vous ai dis, seulement, seulement même si je voudrais tout vous raconter, je ne peux pas. Ce n'est pas contre vous, c'est juste… Impossible.
Joël se leva soudain puis se tourna vers moi me surprenant en retrouvant son visage rieur :
-Ne t'en fais pas, continua t'il en m'adressant un sourire, on ne te forcera plus à nous le dire. Je vais expliquer à Andréa la situation d'accord ?
J'acquiesçais lentement et il me répondit par une tape amicale sur l'épaule avant de s'éloigner en lançant qu'ils m'attendraient pour le dîner.
De nouveau seule, je poussais un profond soupir en me tenant la tête, sentant le mal de crâne arriver au galop. Puis, me rappelant mon intention première, je sortis de l'infirmerie et me dirigeais à grand pas vers la bibliothèque. Tout en marchant, je remarquais que le soleil commençait déjà à disparaitre, il faudrait que je me dépêche si je voulais avoir le temps de trouver quoi que ce soit avant le repas…
Arrivant enfin à destination, je poussais la porte de la bibliothèque et, sans attendre, me dirigeais vers une étagère. Je me mis alors à chercher parmi les livres ceux qui parlaient des voyages temporels et, quelques minutes plus tard, c'est les bras chargés de livres que je cherchais une table isolée des autres pour commencer ma recherche. Je finis par en trouver une dans un coin reculé entre deux étagères. Parfait, pensais-je en laissant tomber la pile de livre que je transportais sur la table en question, ici au moins je pourrais réfléchir tranquillement.
Je pris donc le premier livre de la pile intitulé « Les fabuleux voyages de Aley Cangree » mais n'y trouvais que les divers voyages du dit Aley. Refermant le livre dans un bruit sec, je me saisis du prochain dont j'entamais aussitôt la lecture.
Une heure plus tard, je refermais violement le dernier livre de la pile et le posais avec les autres. Rien, j'avais passé une heure à lire tout ces bouquins dans l'espoir d'entendre parler d'une quelconque histoire ayant un lien avec un rejet et je n'avais strictement rien trouvé.
Me mordant la lèvre inférieure pour tenter de faire partir la frustration qui me gagnait, je me levais finalement et entrepris de remettre les livres à leurs place. Ce fut au moment où je reposais le dernier tome qui traitait de toutes les formes de retourneurs de temps, qu'il entra.
N'ayant pas remarqué ma présence, il s'avança à pas rapide et je le vis se diriger vers la table où je m'étais installé. Pestant intérieurement contre le destin qui s'acharnait à nous faire nous rencontrer, je me saisis du livre qui m'intéressais et me dirigeais à mon tour vers ma table. Là, je vis Tom qui fixait la table avec hésitation, de toute évidence, il se demandait si oui ou non il s'asseyait à cette table d'où il serait certes à l'abri des regards mais d'où il devrait également supporter la présence d'une personne.
Le dépassant, je me rassis à ma place :
-Qu'est ce que tu attends ? Lâchais-je en prenant grand soin de ne pas lever les yeux vers lui. Assis toi.
Je l'entendis bouger et constatais avec une étrange satisfaction qu'il s'asseyait effectivement face à moi. Toujours sans lui accorder un regard, j'ouvrais mon livre dans le but de continuer ma lecture mais, très vite je me rendis compte que la chose s'avérait plus dur que prévu puisque cela faisait à présent trois fois que je relisais le même passage sans pour autant en avoir compris un traitre mot. Abandonnant ma lecture, je levais les yeux vers Tom. Celui-ci était plongé dans la lecture d'un livre ancien dont je doutais fortement que le contenu révèle comment réussir parfaitement le gratin de citrouille.
Sentant mon regard sur moi, Tom demanda sans lever les yeux de son livre :
-Tu es sortis de l'infirmerie ?
-Non ce que tu as devant toi n'est qu'une projection de mon esprit.
Je me surpris moi-même à lancer cette pique mais Tom ne sembla pas s'en offusquer puisqu'il releva la tête, me permettant par la même occasion de me perdre dans ses yeux noirs.
Le fait de l'avoir là, en face de moi, qui me détaillait, suffit à me rappeler les événements survenus juste avant mon évanouissement et je détournais la tête, les joues soudain brûlantes.
Tom émit un léger rire suffisant qui eu pour effet de me faire rougir d'avantage. Soudain, il se saisi de mon livre encore ouvert devant moi mais, avant même qu'il n'ait le temps de lire le titre, je me jetais en avant et lui arrachais des mains.
Je me figeais alors dans ma position grotesque, c'est-à-dire à moitié allongé sur la table, les mains férocement agrippé à mon livre tandis que Tom à seulement quelques centimètres de moi, semblait surprit par ma réaction.
Rouge de honte, je me relevais lentement tout en prenant soin d'éviter son regard que je savais méfiant.
-Pourquoi ne veux tu pas que je vois ce livre ? Demanda-t-il finalement.
Je ne répondais pas, si j'avais réagis ainsi c'est parce que j'étais sur que si il me voyait faire des recherches sur les voyages temporels, il comprendrait sans difficulté ce que je cherchais à lui cacher depuis le début, à savoir que je venais d'une autre époque.
Cherchant à tout prix une solution, mon regard se posa alors devant moi et la réponse me vint d'elle-même :
-Tu n'as pas non plus envie que je lise ton bouquin non ? Balbutiais-je.
A son froncement de sourcil je sus que j'avais visé juste et la pression se fit moins forte.
-Alors, continuais-je, tu ne poses pas de question et j'en fais de même.
-Et si j'ai envie de poser des questions ? Demanda-t-il calmement.
-Pourquoi devrais-je te donner les réponses ?
-Généralement il suffit que je demande pour avoir ce que je veux.
-Et bien ici ce n'est pas généra-
Je me stoppais brusquement laissant ma phrase en suspend tandis que mon cerveau travaillait à toute allure.
-Bien sur ! M'exclamais-je, Pourquoi est ce que je n'y ai pas pensé avant ?!
-De quoi est ce que tu parles ?
La voix froide et légèrement agacé de Tom me fit sortir de mes pensées et je tournais la tête vers lui, les yeux brillant.
-Rien, rien ! Répondais-je en me saisissant du livre que j'envoyais se ranger au hasard grâce à un sortilège.
Je ramassais mon sac et m'apprêtais à prendre congé quand ça me reprit. Dans un hoquet à la fois de surprise et de douleur, je me pliais en deux saisissant les bordures de la table pour ne pas m'écrouler par terre. Je vis Tom se lever et s'avancer vers moi les sourcils froncés. Il posa sa main sur mon épaule et me tourna vers lui mais je n'arrivais pas à le voir, mes yeux remplis de larmes m'empêchaient de distinguer quoi que ce soit nettement, je ne ressentais plus rien, rien d'autre que cette douleur qui semblait se propager dans tout mon corps comme des flammes brûlante.
Perdant conscience de ce qui m'entourait, je commençais à me débattre pour tenter de faire partir la douleur mais je me sentis soudain complètement paralysé, incapable de faire le moindre geste. Je restais donc ainsi, sans bouger, tentant de combattre cette douleur intolérable quand soudain, tout s'arrêta. Aussi brusquement qu'elle était apparue, la douleur disparu et je repris peu à peu conscience de mon entourage, notamment du fait que Tom était penché sur moi, une baguette à la main.
Terrorisé, je voulus m'enfuir, qu'est ce qu'il voulait me faire ? Est-ce qu'il allait profiter de mon état de faiblesse pour me torturer afin de savoir ce que je lui cachais ?! Pourtant, contrairement à mes suppositions, Tom ne bougeait pas, se contentant de me fixer, les sourcils légèrement froncés. Puis, se rendant sans doute compte que j'avais repris mes esprits, il murmura un anti-sort et je fus de nouveau libre de mes mouvements.
C'est d'ailleurs à ce moment là que je pris conscience de la position dans laquelle j'étais, soit à moitié affalé sur lui, chose qui avait du arriver pendant le temps où j'avais perdus mes esprits. Morte de honte, je me reculais à la hâte et me relevais, il en fit de même et me jugea longuement du regard.
-Tu n'as pas une maladie ordinaire. Dit-il soudain.
-Peut être… éludais-je. Qu'est ce que ça peut te faire ?
Il ne répondit pas mais je vis ses sourcils se froncer d'avantage. Le silence s'abattit sur nous tandis que nous nous faisions face, silence qu'il brisa en lançant tout en s'éloignant, son livre sous le bras :
-Je ne me laisserais pas faire.
Je restais interdite, de quoi parlait-il ?
Et voilà! Fin du chapitre 10 la suite plus tard!
Héhé mais si vous la voulez plus vite il suffit de me mettre un petit commentaire! Allez soyez pas radin! ça vous coute rien et ça me fait plaisir, si si même les critiques sont les bienvenues! Héhé
Bref en tout cas j'éspère que ça vous a plus! J'ai eu du mal à réussir à m'arreter en fait j'étais tellement lancé que je trouvais pas comment faire une "chute" pour que je puisse couper là mon chapitre, j'ai fais comme j'ai pus et j'espère que le resultat vous a plus!
Je remercis encore et toujours toutes les personnes qui me soutiennent en me laissant des commentaire ça me motive beaucoup!
Bisous tout le monde!
