Auteur : Dozen and One Stars

Traductrice : Hermi-kô


Chapitre 10 : Le temps est relatif (One Shot)


Mamori laissa échapper un soupir alors qu'elle s'asseyait par terre et s'adossait au mur. Elle jeta un coup d'œil à la porte fermée qu'Hiruma inondait d'injures et se mit à son aise. On dirait bien qu'elle allait être là longtemps.

Il semblerait que Suzuna était parvenue à la brillante conclusion que la raison pour laquelle elle et Hiruma se chamaillaient autant était la faute à cette "tension sexuelle" qui n'avait pas d'échappatoire. Sa solution ? Les enfermer dans un placard isolé et laisser la Nature suivre son cours. La manager secoua la tête. Elle avait pitié des pauvres garçons qu'elle avait embarqué dans son aventure car qui sait ce qu'Hiruma allait leur faire lorsqu'il sortirait d'ici.

Elle jeta un coup d'œil à sa montre et se retint de pousser un autre soupir. Ils n'étaient enfermés que depuis cinq minutes que ça lui portait déjà sur les nerfs.

En tant que manager elle avait des choses bien plus importantes à faire qu'à rester enfermée dans un placard avec un quarterback démoniaque. Elle pourrait être en train de faire ses devoirs, d'éditer les cassettes de leur dernier match, de ranger la salle du club, de rapiécer des uniformes ou de faire quoi que ce soit qui était sur sa très longue liste de choses à faire en urgence. Au lieu de ça elle était coincée dans un petit local exigu et sombre avec un homme qui lui rappelait les monstres cachés sous son lit dans son enfance à en croire sa mère si fervente. Elle regarda de nouveau sa montre.

Sept minutes.

Elle regarda le plafond et ne put s'empêcher de se souvenir de ce que l'un de ses professeurs avait dit un jour. Elle n'arrivait pas à s'en rappeler mot pour mot mais ça sonnait comme "une heure avec une jolie femme semble une seconde mais une seconde dans un four semble une heure."

Ou quelque chose de la sorte.

Le fait est, pourquoi le temps ne pouvait-il pas ralentir comme cela quand elle en avait besoin ? Genre au beau milieu d'un match ou d'un examen ? Quand elle avait besoin de finir quelque chose d'important elle semblait ne jamais avoir assez de temps. Maintenant qu'elle était dans un placard sans sortie apparente le temps n'aurait pas pu aller plus lentement s'il avait été à quatre pattes.

Puis elle leva les yeux, remarquant pour la première fois le silence autour d'elle. Hiruma lui tournait le dos et trafiquait quelque chose.

"Hiruma ?"

Il posa ce qu'il tenait à terre. "A couvert !"

"Hein ?"

Mamori se retrouva soudainement entièrement couverte par son corps et ses oreilles momentanément assourdies par la grosse explosion derrière lui. Clignant des yeux sous le choc elle se retrouva face à un trou dans le mur là où précédemment se trouvait une porte.

Eh bien, elle supposait que c'était une façon comme une autre d'ouvrir une porte.