Hello tout le monde :)

J'ai essayé de poster dès que j'ai eu un moment de libre. Eh oui, seulement une semaine que l'école a recommencée et déjà PLEIN de boulot ) Enfin, j'ai passé la moitié du temps à écrire « caskett » sur mes cahiers, ce qui fait pour de bon de moi une addict de cette série :p

Enfin bref, au lieu de vous raconter ma vie, je ferais mieux de commencer à écrire :D

Bonne lecture :)

Chapitre 10 : explications

- Vous êtes là pour Rachel ? nous demande le médecin.

Je m'approche à l'instant de lui. Peut-être un peu trop proche, car, par réflexe, il fait deux pas en arrière pour récupérer un peu de son espace vitale.

- Elle va bien ? Demandais-je à mon tour sans répondre à sa question.

- Elle est en salle de réveil.

- Je peux la voir ?

- Vous êtes de la famille ? Seuls les membres de la famille ont l'autorisation de lui rendre visite pour l'instant…

- Je suis sa mère, répondis-je sans trop réfléchir.

Je me rends compte à l'instant de mon erreur, et me mords la lèvre inférieure comme si ça pouvait effacer les mots que j'avais prononcés. Malheureusement, la bêtise que je viens de faire est bel et bien irréversibles.

En effet, je me retourne pour constater que Ryan et Esposito me dévisagent, bouche bée. J'avais oublié qu'ils n'étaient pas au courant de toute cette histoire, et ils étaient bien trop loin de moi lorsque j'avais prononcé cette phrase pour la première fois à l'ambulancier. Lanie, à qui j'ai tout raconté, me jette des regards en coin l'air de dire « alors là ma fille, tu as merdé ». Quant à Castle, une ombre passe sur son visage, et il se perd dans la contemplation du plafond.

Pire encore. Il me suffit de regarder à ma gauche pour découvrir avec horreur les parents de Rachel qui sont arrivés juste à temps pour entendre cette phrase qui aura tôt fait de chambouler leur vie. Ils m'observent de haut en bas sans comprendre, me sondent du regard. Je profite du fait qu'il soit encore trop surpris pour réagir pour me tourner vers le médecin en le regardant, pleine d'espoir.

- Je peux lui parler ? Tout de suite ?

- Désolée, madame. Il faudra attendre un peu qu'elle se réveille.

En voyant ma mine déconfite, il rajoute :

- Mais ne vous inquiétez plus pour votre fille. Elle est hors de danger.

C'est ça, enfonce le clou, pensais-je intérieurement tout en souriant pour qu'il ne se rende compte de rien. Au cas où ils croiraient ne pas avoir bien compris…

Mais, au fond de moi, je sais bien que ce n'est pas de sa faute. Il ne fait que son boulot, comment aurait-il pu savoir que je mentais à autant de personne ?

Parce que c'est ça que je fais depuis que j'ai l'intuition que Rachel est ma fille. Intuition qui s'est révélée juste d'ailleurs. J'ai mentit à Esposito et Ryan en leur cachant cette partie de ma vie, j'ai mentit aux parents de Rachel, qui ont le droit de savoir, et, pire que tout, j'ai mentit à Castle, ce que je m'étais promis de ne jamais faire. Sous aucun prétexte. Il l'a découvert, et maintenant il m'en veut. C'est compréhensible. Mais j'en souffre.

Je tourne le dos au médecin pour faire face à mes amis et aux parents de l'adolescente.

- Je crois que je vous dois une explication, n'est-ce pas ?

Ils n'ont même pas le temps de répondre que le père de la jeune fille s'approche de moi, jusqu'à ce qu'on ne soit plus séparés que de quelques centimètres. Il m'observe en silence. Je suis obligée de lever la tête pour soutenir son regard, il fait une tête de plus que moi. Il finit par lâcher :

- Pauvre garce...

Sa femme s'approche de lui et le saisit par la main. Son regard est glacial :

- Laisse tomber, Greg. Elle n'en vaut pas la peine.

- Laissez-moi vous expliquer ! Criais-je alors qu'ils s'éloignent, recevant ainsi plusieurs coups d'œil accusateur des autres personnes présentes dans la salle.

Contre toute attente, le père se retourne :

- Nous expliquer quoi, hein ? Pourquoi vous nous avez mentit ? ou pourquoi vous avez abandonné Rachel à la naissance, en ne lui laissant aucune chance de bien commencer la vie ? Vous avez vu comment elle a tourné ? Déjà un casier judiciaire à 15 ans, vol à l'étalage, agression… Ca la poursuivra toute sa vie. Tout ça parce qu'elle n'a pas eu une famille stable pour la débuter, sa vie. Vous aussi vous seriez devenues comme ça si vous n'aviez pas eu de parents pour vous épaulez. Heureusement qu'on est arrivé dans sa vie, on lui a donné une chance, on l'a remise sur le droit chemin. Vous savez que Rachel est tout pour nous ? Qu'elle est notre rayon de soleil ? Ma femme ne peut pas avoir d'enfant. On voulait demander à Rachel si elle désirait qu'on l'adopte. Tout va pour le mieux et vous, vous arrivez comme si de rien n'était, comme si vous n'aviez jamais fait de mal à cette pauvre gamine. Et vous allez nous l'enlever !

Il respire fort, comme s'il avait couru des kilomètres. Je reste quelques secondes interdite après cette tirade, surprise, touchée par l'amour que cet homme porte à Rachel. A ma fille. Ne serait-il pas mieux pour elle finalement que je disparaisse de sa vie ?

A ma plus grande surprise, c'est Castle qui intervient sans que je ne lui ait rien demandé.

- Je ne pense pas que l'intention de Kate soit de vous reprendre votre fille. Je crois surtout qu'elle veut faire connaissance avec elle, lui parler…

- Lui parler de quoi ? Lui dire pourquoi elle l'a abandonnée ? L'interromps Greg.

- Exactement, dis-je, légèrement remise de mes émotions. Et j'ai des circonstances atténuantes, croyez-moi. Je vais tout vous expliquer…

Au moment où j'ouvre la bouche pour commencer mon récit, une voix intervient derrière moi.

- Madame ? Rachel est réveillée. Elle demande à vous parler.

Je fais signe aux parents de la jeune fille de me suivre pour aller la voir.

Devant la chambre, un infirmier nous arête en nous barrant le passage

- Excusez-moi, on autorise deux personnes à la fois dans la chambre du patient…

Je dégaine mon badge :

- Police de New-York. J'exige à ce que ces personnes rentrent avec moi.

L'infirmier hésite quelques secondes, les yeux fixés sur l'insigne que je brandis à bout de bras, avant de s'écarter pour nous laisser passer.

Je grimace. Je culpabilise d'avoir profité de mon statut de Lieutenant. Ce n'est pas mon genre, je n'aurais jamais fait une chose pareille d'habitude. J'ai bien changé depuis cette rencontre…

En arrivant dans la chambre, je marque un mouvement de recul.

Ma fille est étendue dans un lit, toutes sortes de machines qui font de drôles de bruits autour d'elle. Le bras en écharpe, elle se repose. Elle semble si petite, si vulnérable.

Cette image me rappelle immanquablement lorsque je me suis fait tirer dessus. Je secoue la tête pour chasser ce souvenir de mon esprit.

L'adolescente tourne la tête vers moi, me sourit.

- Je crois que je mérite une vraie explication cette fois, me dit-elle d'une voix faible.

Il va falloir que je leur dise toute la vérité. À tous.

C'est mieux qu'ils soient tous là, en un sens. Je ne devrais raviver ce souvenir douloureux qu'une fois pour toute. Souvenir de l'assassinat de ma mère. Souvenir de Rachel bébé, que j'ai dû abandonner.

- Je crois bien que tu as raison. Tout a commencé quand j'avais 18 ans…


A la fin de mon récit, le silence emplit la pièce plongée dans la pénombre. Un ange passe. Avant que le silence ne devienne trop pesant, Castle s'approche de moi, et sans un mot, il me pose un doux baiser sur les lèvres. Je me laisse aller dans ses bras. Au bout de quelques secondes, il se libère de notre étreinte et, posant son front sur le mien, il murmure, de sorte que je sens son souffle chaud caresser mon visage :

- Pourquoi ne m'en as-tu jamais parlé, Kate ? Tu peux avoir confiance en moi.

Parce que j'avais peur de ta réaction. Parce que je culpabilisais. Parce que j'avais peur de raviver le douloureux souvenir du meurtre de ma mère. Parce que j'avais peur que tu ne m'aimes plus, que tu me prennes pour un monstre. Parce qu'il y a tellement de raison valables pour te le cacher. Et pourtant j'aurais tant voulu partager cette partie de ma vie, la plus difficile pour moi, avec toi. Pour me reposer sur tes épaules. Parce que j'ai confiance en toi comme j'ai rarement eut confiance en quelqu'un. Parce que tu as su voir la femme sensible qui se cachait derrière la flic, derrière une carapace. Parce que je t'aime.

Ceci, j'aurais pu le dire tout haut, mais il nous n'en avons pas eu besoin. Il a suffi qu'il me regarde pour comprendre ma pensée intérieure. Il a suffi que je plonge mes yeux dans les siens pour comprendre qu'il me pardonnait.

Nous nous écartons brusquement lorsque la porte s'ouvre à la volée. Un homme apparaît, habillé en civil. Je ne le reconnais pas. Il ferme la porte à clé derrière lui. Il est masqué.

Et, pire que tout, devant lui il brandit un flingue.


Là j'avoue que je suis très sadique. inspiration de dernière minute, je dois dire. Je n'avais pas l'intention d'inclure l'intrusion de l'homme armé au départ. Mais bon, comme ça il y a du suspens :P

N'oubliez pas de me laisser votre avis, ça compte énormément pour moi )

A la semaine prochaine et bisous :D