Paraît que c'est mieux quand je mets un petit mot avant le texte... C'est plus sympa... Mais que vous dire? Ah oui! Mon livre est enfin achevé et il est près à être envoyé chez le correcteur! Donc plus de temps pour vous! Je reprends la lecture de l'enfant d'une autre dès que possible et je la poursuis. Puis j'ai l'idée d'un petit one shot...

Bref, n'oubliez pas de venir nous faire un petit coucou sur le forum! Et bonne lecture!

Nos pas nous poussaient loin de la maison et surtout, loin de la lumière qu'elle pouvait diffuser. Bientôt, je me retrouvais à haleter face à l'entrain que mettait Ron pour avancer. Moi-même, je ne pouvais le suivre sans me mettre à courir. Essayez donc de courir dans les herbes hautes ! Moi, je l'ai fais et le résultat en fut une belle frousse assortie à une certaine honte de me retrouver là, frappant de plein fouet le dos de Ronald Weasley.

J'entendis un râle sortir de sa bouche et presque simultanément, ses bras entourer ma taille. Je n'eu le courage de répliquer.

- Ca va 'Mione ?

- J'ai trébuché…

- C'est ce qu'on dirait, poursuivit-il avec ce sourire narquois que je devinais à défaut de voir. On est bientôt arrivé…

- Tu as si peur que ça que l'on nous entende ?

Pourquoi avais-je posé cette question ? Peut-être parce qu'il s'agissait de mon cas. Moi-même, je n'avais nullement envie que l'on m'entende raconter ce que je venais de voir… J'imagine qu'annoncer à son meilleur ami que sa femme le trompe avec son frère est déjà bien assez difficile comme ça.

Je poursuivais la route, complètement aveuglée et n'osant imaginer ce qui venait chatouiller mes jambes de cette façon. Puis soudainement, il s'arrêta. Il s'arrêta et je restais là, émerveillée par ce qui s'offrait à moi. Devant nous, des milliers de lucioles nous offraient gracieusement leur lumière dans une danse frénétique.

Je regardais Ron s'approcher de l'unique arbre que l'on pouvait voir, et gravir une à une ses branches jusqu'à une sorte de palier. Là, il m'invita en me tendant sa main.

- Vas-y 'Mione, c'est pas bien dur. Même Ginny y arriverait !

Qu'est-ce qui me retenait de lui faire remarquer que je n'étais pas Ginny, que je n'avais pas sa naturelle témérité pour les choses dans ce genre là ? Pourquoi ne pas lui avoir fait comprendre que j'étais loin d'être à l'aise dans ces vêtements bien trop moulants et que, si j'avais été capable de tomber sur un terrain plat, qu'est-ce que ça pouvait bien donner sur la cime d'un arbre ?

- Aller 'Mione ! Me dis pas que t'as peur !

- Jamais !

Jamais… jamais je ne lui aurais avoué que effectivement, j'avais à ce moment là une sorte de démon intérieur qui me pourrissait l'existence et surtout, mettait à mal ma fierté. Mais Ron eut la bonne réflexion :

- Oh et puis, si tu es mieux en bas… Ca a toujours été ta place non ?

- Ronald Weasley, retire ce que tu viens de dire !

- A quoi bon ? De toute façon, tu ne peux rien me faire…

- C'est toi qui le dis…

En quelques secondes, j'avais franchi les quelques branches qui me menèrent au palier aménagé. Je fus une nouvelle fois estomaquée par la beauté de l'endroit.

- Où sommes-nous ?

- Dans mon jardin secret… J'ai pensé que je te devais bien ça après l'horrible soirée que je t'ai fais passer…

- Elle n'était pas…

Je n'eus pas le temps de finir mon mensonge que la paume de sa main se posa sur mes lèvres. J'avais toujours eut horreur qu'il fasse cela et pourtant… je savais qu'aujourd'hui ce geste cachait quelque chose de plus profond : Ron Weasley m'avait compris.

- Je suis navré d'avoir été si égoïste, tu vois être père n'efface pas tous les défauts.

- J'ai pas souvenir de t'avoir connu réellement égoïste.

- Pourtant, tu as dis bien des fois que tous les hommes l'étaient.

Je me sentis sourire malgré moi alors que mon regard cherchait à regarder autre chose que ses yeux. Comment faisait-il pour que je devienne plus gênée que lui ?

- Ron, je t'assure cette soirée a été agréable et…

- Même les gazouillis de Jake ?

- Oui…

- L'histoire de ses premières dents ?

- Toujours intéressant…

- La crise d'Arthur ? Le froid ? La rencontre avec Moira ? Les mauvaises blagues des jumeaux ?

- Je… Moira ?

- J'ai bien vu que t'étais pas très contente de son arrivée… Bizarrement, c'est à ce moment là que tu as retiré ton châle.

Je me sentis rougir alors que mes bras se resserraient autour de moi. Si j'avais eu l'occasion de devenir une animagus et de me transformer en souris, je l'aurais fait à cet instant précis.

- Tu sais 'Mione, elle est très gentille la femme de Charlie. Je ne sais pas pourquoi vous avez toujours des préjugés idiots, vous les femmes…

Comme si une de ces lucioles étaient entrées dans mon esprit, il s'éclaira. Partagée entre le soulagement de ne pas avoir à lui annoncer la tromperie de son épouse et le mal-être que m'apportait la situation dans laquelle je m'étais mise, je décidai de changer de conversation…

- Tu ne travailles pas demain ?

- …

- Ron ?

Suite à son silence, je me décidai à tourner mes yeux vers lui. Il était là, comme pétrifié, le regard posé sur moi. Instinctivement, je le bousculai et sentis tout mal-être disparaître de mon esprit. Monsieur se moquait délibérément de moi.

- Ron ! Je peux savoir ce qu'il t'arrive !

- Je suis… outré ! C'est ça, outré ! Tu l'aimes bien ce mot, hein 'Mione ? Tu l'utilisais souvent quand je changeais brusquement de conversation… Ce que tu viens de faire en somme…

Ma question était : comment faire comprendre à son crétin de meilleur ami, qu'il n'est pas obligé d'avoir pour seule ambition, le fait de me mettre mal-à-l'aise plus d'une dizaine de fois dans la même soirée.