Chapitre 9 : Crise de jalousie.
Juliette rehaussait sa coiffure, hésitant si elle devait s'attacher les cheveux ou non. Marion peignait ses cheveux péniblement, sans grande conviction.
« Attachés ou détachés ? » Lui demanda Juliette.
Marion observa de prêt sa cousine qui détachait et attachait ses cheveux pour lui montrer l'effet que cela produisait. Qu'importe la coiffure qu'elle portait, la cousine aînée était magnifique.
« T'es belle, la complimenta Marion. Détachés, je préfère.
_D'accord. Toi aussi t'es belle.
_... Mmm…
_Mais si !
_T'es tout de même plus belle que moi.
_Si tu te trouves moche, ça veut dire que tu me trouves moche puisqu'on se ressemble. »
Juliette lança un grand sourire à sa cousine et sortit de la salle de bain. Elle resserra sa cravate verte et argent avec beaucoup de fierté et s'admira dans son miroir.
« J'aime beaucoup ton collier, la complimenta Inézia. J'ai remarqué que Marion aussi avait le même.
_Merci, oui c'est un bijou familial. Chaque membre de notre famille porte ce collier.
_Il est très joli. » Répéta Inézia avec un beau sourire d'ange.
Le collier familial de la famille Clerwood-Gadish était une chaîne en bronze d'où pendait un losange sur lequel se tenait dos à dos deux lettres : un C et un G, symbole de leur famille. Sur le losange qui liait les deux lettres, un arbre, un chêne plus précisément, était gravé. Il symbolisait la force de cette famille et surtout la force de leurs liens qui les unissaient.
Les filles du dortoir de première année descendirent dans leur salle commune et remontèrent les cachots en se rendant dans la Grande Salle où le petit déjeuner était servi.
« Moi, je me met à côté de Juliette ! » Lança Inézia en se plaçant près d'elle.
Juliette n'y voyait aucun inconvénient, au contraire. Marion elle en voyait des inconvénients et des gros ! Qu'est-ce que cette fille cherchait ?
Décidant de ne rien laisser paraître, Marion s'installa de l'autre côté de Juliette, près de Nono, Pansy et Millicent.
« Et bien ! Tu as un grand appétit ! S'exclama Nono en voyant tout ce qu'engloutissait Marion.
_J'adore le petit-déjeuner alors je mange bien. Et oui, j'ai un grand appétit.
_C'est héréditaire dans notre famille, lança Juliette.
_Votre famille à l'air cool, commenta Inézia qui s'incrustait dans la conversation.
_Mouais… ça peut aller. Et toi tu viens de l'Amérique ? C'est comment ?
_Ben… c'est l'Amérique. Oui c'est bien et c'est cool, j'adorais sortir le soir avec mes parents dans les plus grands restaurants de Miami.
_Miami ? C'est là que tu habitais ?
_Ouais, c'est cool là-bas. La seule chose que je regrette, c'est le soleil ! En Angleterre il y en a tellement peu !
_Oui, c'est pour cela que je te conseille de ne jamais passer tes vacances en Angleterre.
_Cet été, je vais à Bournemouth, dans le sud, annonça fièrement Inézia.
_Bournemouth ? C'est là qu'on habite ! S'exclama Juliette.
_Oui je sais, mes parents m'ont dit qu'on irait à la Baguette Enchantée !
_C'est vrai ? Génial, tu me diras quand pour que je passe afin de se voir.
_Oui je t'enverrais un hibou.
_Cool, tu vas voir Bournemouth c'est cool. Par contre, pour le soleil, nous on préfère la France.
_La France ? Vous êtes déjà aller en France ?
_Nos arrière grands parents étaient français, c'est pour ça qu'on a des prénoms français.
_Hé ! Claude ! Venez les gars ! » Appela alors Inézia.
La bande de première année des garçons Serpentard venait de descendre. Le dit Claude tourna la tête et lança un grand sourire à la divine Inézia. Il fit signe aux autres garçons de le joindre. Tous s'installèrent vers les filles : Claude Lockwood, Drago Malefoy, Blaise Zabini, Théodore Nott, Vincent Grabbe et Grégory Goyle.
Toutes les filles semblaient ravies de faire connaissance avec les garçons de leur année et jacassaient devant eux.
Marion et Nono préféraient discuter entre elles plutôt que de se perdre dans les gloussements et jacassements.
« Bon, tu viens Juliette, on va être en retard, l'appela Inézia en se levant.
_J'arrive ! Venez les filles ! » Claironna la concernée.
Toutes les filles se levèrent pour suivre les deux « supers copines » ! A l'arrière, Marion bouillonnait de rage ! C'était SA cousine, SON amie, SON sosie, et elle était dans SA famille. De quel droit cette Inézia Parkman se mettait-elle entre les deux ? Comment osait-elle les séparer ? Elles étaient pareilles et inséparables, comment pouvait-elle arriver à les éloigner ?
Elles arrivèrent devant la salle de métamorphose, le premier cours de leur première journée. Déjà Inézia et Juliette se promenaient bras dessus, bras dessous, comme les deux meilleures amies du monde.
La vieille de la dernière fois les invita à entrer dans sa salle et les élèves prirent place. Juliette et Inézia se précipitèrent sur le premier rang, Marion s'assit au troisième avec Nono. Comment sa cousine, Juliette avait-elle pu l'oublier ? Elle s'était installée aux côtés de la Parkman sans même se soucier de Marion.
« Bonjours les enfants et bienvenue à Poudlard ! Les accueillit la vieille. Je me présente, je suis le professeur Minerva McGonagall, et je serais votre professeur de métamorphose durant vos années de scolarité. Pour commencer ce premier cours, vous allez tous sortir une feuille et écrire votre nom, prénom et votre âge. Vous allez m'indiquer si vous avez des frères et sœurs dans cette école et en quelle année sont-ils. Puis vous allez m'expliquer en quelques phrases, ce qu'est pour vous la métamorphose. Allez-y ! »
Les élèves se pressèrent de sortir une feuille de parchemin et de tremper leur plume dans leur encrier. Ce fut avec joie que Juliette écrit pour la première fois avec sa plume.
Juliette Gadish, 11 ans.
Aucun frère et sœur dans cette école.
Pour moi, la Métamorphose c'est apprendre à étudier une magie très compliquée. La Métamorphose c'est pouvoir transformer des objets en d'autres objets, mais aussi d'apprendre les différentes formes de métamorphose (ex : Animagus).
Le professeur s'était transformé en chat gris rayé et s'était assis sur le bureau sous les yeux ébahis des autres élèves. Certains chuchotaient en désignant le chat qui les fusillaient du regard, les incitant à faire leur travail. Marion observa comment sa voisine, Nono, procédait avant de se lancer elle-même dans sa rédaction. Elle écrivait son nom, prénom et âge quand la porte de la salle s'ouvrit. Deux jeunes Gryffondor arrivèrent en courant, un rouquin et l'autre était Harry Potter.
Les élèves restèrent scotchés en voyant « le garçon qui avait survécu » entrer dans la salle. C'était bien lui, petit, menue, fragile, les lunettes rondes, ses cheveux noirs en bataille et sa frange qui balayait son front cachant sa cicatrice en forme d'éclair.
« Ouf ! Imagine la tête de la vieille McGonagall si on était arrivé en retard ! » Lança le rouquin à Harry Potter.
Marion et Nono se regardèrent avec de grands yeux. Le chat sauta du bureau et se métamorphosa en « la vieille McGonagall ». Le rouquin resta la bouche grande ouverte.
« Euh… Vous êtes vachement douée ! La complimenta-t-il avec un sourire crispé.
_Merci pour ce compliment Mr. Weasley, le remercia le professeur. Mais peut-être serait-il plus efficace que je vous transforme vous et votre ami, Mr. Potter, en montre à gousset ! Ou peut-être en plan de l'école ? Vous n'en avez pas besoin pour trouver vos places. »
Les deux Gryffondor se regardèrent et s'installèrent aux places que le professeur leur avait désigné.
« Tu vois les deux Gryffondor ? Souffla Juliette à Inézia qui hocha la tête. Eux deux, je ne les sens pas du tout. Ca va être deux gros boulets, tu verras.
_En plus, hier, le Potter il a remballé Drago d'une façon pas très commode.
_Mais je ne le sens pas, lui. Et même les deux.
_Quoique, le petit Weasley, je trouve qu'il est trop mignon avec son sourire crispé et sa tignasse de cheveux roux.
_Mouais… ça peut aller. »
Les deux jeunes filles ricanèrent discrètement.
Le soir même, Marion envoya un hibou à ses parents. Elle regarda s'envoler Roulette, sa chouette dans la nuit. Puis elle sortit de sa valise, son précieux journal. Il lui avait tant manqué !
Lundi 2 septembre 1991
Cher Journal,
Me voilà à Poudlard, me voilà dans ce château. Et surprise, je suis à Serpentard ! Je n'en reviens pas moi-même. Je suis malheureusement avec cette Inézia Parkman ! J'en ai marre de cette fille, elle me suit partout ! De plus, elle focalise l'attention de Juliette sur elle qui me laisse tomber comme une vieille chaussette.
Sinon, le reste des Serpentard est assez cool. Les filles sont plutôt sympa. J'ai fait la connaissance de Nono, une fille que j'aime beaucoup.
Aujourd'hui, on a bien rigolé avec Nono et Lisa quand les deux jumeaux Weasley ont jeté des Dragées surprises de Bertie Crochue sur Mr. Rusard, le concierge.
Et on s'est aussi moqué d'une fille qui ressemble à un épouvantail et qui s'appelle Hermione Granger, quand elle répondait à une question juste et qu'elle était toute fière après ceci. C'était trop excellent ! Avec Nono et Lisa, on n'en pouvait plus. Et Claude Lockwood, nous a entendu alors après il a rit avec nous.
Une belle journée même si Juliette m'a beaucoup déçue en restant avec Inézia.
Bisous mon cher Journal.
Juliette s'amusait à inventer une danse avec Inézia sur une chanson qui passait sur le poste radio que les jeunes filles de Serpentard avaient dans leur dortoir et qui leur servait de réveil.
« Un, deux, trois… Un, deux, trois… »
Pansy et Millicent les regardaient et les applaudirent à la fin. Au final de leur danse improvisée, les deux jeunes filles se cognèrent la tête l'une contre l'autre. Elles rirent aux éclats après cela et se serrèrent l'une contre l'autre.
« Viens, on s'invente un tchèque, proposa Juliette à Inézia.
_Ouais, on a cas faire point, main, on agite les doigts et on se tape de la main. »
Elles essayèrent leur tout nouveau tchèque qu'elles venaient d'inventer. Il fonctionnait.
« On est fait pour s'entendre toi et moi, lui confia Inézia avant de se coucher.
_Oui, c'est vrai qu'on ne passait pas beaucoup de temps ensemble avant. On se croisait, on se disait bonjour mais on ne se parlait pas beaucoup.
_Oui, c'est dommage. Mais déjà deux jours passés avec toi m'ont permis de dire que je t'aime déjà énormément.
_Moi aussi, je t'aime. »
Elles se serrèrent dans les bras et rirent encore sous l'effet du contentement. Marion rabattit la couette sur sa tête d'un coup sec. Elle détestait Inézia Parkman !
« Tu me prêtes ton serre-tête ? Demanda Inézia à Juliette dans la salle de bain du dortoir.
_Bien sûr. Tu me prêtes ton bracelet ?
_Évidemment. Regarde, j'adore les serre-tête !
_Il te va bien le mien.
_Merci, mon bracelet aussi te va bien.
_Merci. T'es belle, Inézia !
_Toi aussi, t'es belle, Juliette ! »
Elles se serrèrent dans les bras l'une contre l'autre.
« Faudra faire attention, on va finir par tomber amoureuse, ricana Inézia.
_Mais je suis déjà sous le charme ma chérie, plaisanta Juliette.
_Mon amour ! »
Elles se serrèrent à nouveau dans leurs bras. Marion entra dans la salle de bain, morose. Comme sa cousine ne la saluait pas, trop occupée à compter fleurette à « sa chérie » comme elle disait, Marion lança d'une voix forte :
« Bonjours, Juliette ! »
Le deux nouvelles meilleures amies s'arrêtèrent dans leur délire et saluèrent Marion avant de quitter la salle de bain. Inézia attrapa la cravate de Juliette et l'attira contre elle :
« Salut, chérie ! Lui lança-t-elle avec un regard de braise.
_Oh, tu veux te la jouer comme ça, bébé ?
_Oui, ma chérie, ma douce. »
Elles rirent entre elles n'arrivant plus à s'arrêter. En remontant les cachots avec Pansy et Millicent, leurs rires résonnaient dans la pénombre des cachots. Les quatre filles entrèrent dans la Grande Salle et rejoignirent la table des Serpentard. Elles saluèrent les garçons au passage et s'installèrent vers eux.
« Je te sers quoi, chérie ? Caviar et vin rouge sous les chandelles devant un couché de soleil ? Glissa Juliette à Inézia.
_Oh ! C'est quoi ça ? S'écria Blaise en l'entendant.
_Inézia et moi, on est en couple. » Annonça Juliette avant d'exploser de rire avec Inézia.
La table des Gryffondor se retourna pour observer les deux jeunes filles qui leur lancèrent un grand sourire hypocrite.
« Qu'est-ce qu'ils avaient eux ? Lança Inézia.
_Entendre deux filles dire qu'elles sont en couple, ça peut faire peur, ricana Pansy.
_On s'en fiche, nous on s'aime. Hein, ma chérie ? »
Pour toute réponse, Juliette fourra la cuillère d'Inézia rempli de gelée dans la bouche de cette dernière.
Un rire strident s'échappa de la Grande Salle lorsque Marion entra avec Nono, Lisa et Daphné. Elles sont encore en train de rire les deux « meilleures amies du monde » ! Ce fut à ce moment là, qu'elle aperçut sa cousine donner la béquée à Inézia. Marion leva les yeux au ciel.
Les quatre Serpentard s'installèrent à la table des Serpentard et s'incrustèrent dans la conversation.
« Tiens, Potter et son chien-chien ! Lança Drago lorsque les deux Gryffondor entrèrent dans la Grande Salle. Aujourd'hui, c'est notre premier cours de vol sur balai et j'ai hâte de ridiculiser Potter. »
Il croqua dans sa pomme avec un regard sadique. Pansy partit dans un grand rire niais.
« Vas-y, Dray, tu vas le ridiculiser complètement. Je suis avec toi ! » Lui lança-t-elle.
Marion, Nono, Lisa et Daphné se concertèrent entre elles d'un simple regard et ricanèrent. La Parkinson semblait complètement sous le charme du fils Malefoy.
Après le banquet, les premières années Gryffondor et Serpentard se rejoignirent dans la cour, pour leur premier cours de vol sur balai.
On leur distribua des balais et tous se mirent en rang dans la cour pendant que leur professeur vérifiait qu'ils avaient tous posés à terre leur balai à leur droite.
« Bonjours les enfants, les accueillit-elle ensuite. Je suis Mrs. Bibine, votre professeur de vol sur balai. Bien, approchez-vous de vos balais. »
La petite troupe d'élèves s'approcha des balais.
« Levez votre main droite au-dessus de votre balai et dites : Debout ! »
Comme des petits soldats obéissant à leur général, les élèves levèrent leur main au-dessus de leur balai. Ce fut un véritable brouhaha de « debout » parmi tous les élèves. Très peu avait réussi à lever leur balai.
« Debout ! » Commanda Drago à la gauche de Juliette.
Le balai se leva d'un coup sans caprice. Juliette observa son voisin et l'imita :
« Debout ! »
Le balai se leva. Elle fit un grand sourire à sa voisine Inézia qui avait elle aussi réussi.
Plus loin, Marion expliquait à Millicent comment lever son balai.
« Debout ! Commandait la jeune élève. Pff ! Debout ! Debout ! Mais DEBOUT !
_Ca ne sert à rien de t'énerver, Millicent, lui expliqua-t-elle. Tu dois juste lui dire « debout » avec respect.
_Debout ! Pff ! Mais je n'y arrive pas et ça m'énerve ! » S'exaspéra-t-elle.
Encore un peu plus loin, le petit Weasley était à terre et gémissait en se tenant le nez. Il venait de se prendre le balai en pleine face. Les Serpentard ricanaient de le voir gémir. Juliette et Inézia échangèrent un regard en riant.
Une fois que tous les élèves eurent levé leur balai, Mrs. Bibine donna de nouvelles consignes :
« Très bien. Enfourchez vos balais. Puis à mon coup de sifflet, vous frapperez violemment le sol et vous vous élèverez de quelques centimètres du sol puis vous vous pencherez en avant pour redescendre. A mon coup de sifflet… »
Tous les élèves se tenaient près pour ce premier essai. Le coup de sifflet retentit. Ils allaient tous frapper le sol lorsqu'un de leur camarade s'éleva plus haut que prévu. C'était le joufflu qu'avaient rencontré les deux cousines dans le train. Juliette ne se souvenait même plus de son nom et peu lui importait, il n'était pas très important. Il doit s'appeler Narville, un truck dans le genre, tenta-t-elle de se souvenir.
Toutefois, Narville semblait prendre de l'altitude dangereusement. Il avait beau se pencher en avant, le balai s'élevait encore et encore.
« Mr. Londubat veuillez redescendre maintenant ! Lui ordonna le professeur.
_Mais j'essaie ! » Lui cria-t-il.
Alors le balai partit en flèche droit vers les murs du château. Le balai se cogna plusieurs fois aux murs de l'enceinte de Poudlard. Londubat s'agrippait de toutes ses forces à son balai pour ne pas tomber. Puis le balai monta en chandelle, direction les hautes tours. Londubat fut retenu par sa robe de sorcier sur une statue décorative sur les hauts murs. Sa cape se déchira sous son poids et il se fracassa à terre.
Tous les élèves coururent et l'encerclèrent pour voir s'il allait bien. Mrs. Bibine arriva en courant et recommanda aux élèves de s'écarter. Elle souleva le pauvre élève qui semblait avoir le poignet cassé.
« Je le conduis à l'infirmerie, annonça-t-elle. Durant mon absence, je ne veux voir aucun élève sur son balai. Si je vois un seul balai dans les airs, celui qui sera dessus sera renvoyé de l'école et ce, avant d'avoir eus le temps de dire quidditch ! » Les avertit-elle.
Les élèves s'écartèrent pour les laisser passer. Londubat gémissait pendant que le professeur traversait avec lui la cour pour le conduire à l'infirmerie. Marion s'approcha de Juliette :
« Ça à l'air grave, lui dit-elle. Le pauvre, il me fait pitié tout de même.
_Il n'avait cas contrôler son balai, lui répondit sa cousine.
_Ce n'était pas lui, c'était son balai ! Il est devenu fou, il était défectueux, le défendit Marion.
_De toute façon, on se demande pourquoi on n'a pas le droit d'avoir nos propres balais pour qu'il arrive ça.
_Regardez ! Les interpella Drago en ramassa quelque chose à terre.
_C'est un Rappeltout ? Hasarda Pansy.
_Oui, lui répondit Juliette.
_En se servant de ça, ce gros lourdaud aurait pus se rappeler qu'il fallait mieux qu'il tombe sur ses grosses fesses, ricana Drago.
_Donne moi ça, Malefoy ! » Arriva Potter.
Les Serpentard ricanèrent. Avaient-ils bien entendu ? Potter avait-il vraiment osé hausser le ton contre Drago ? Ce dernier leva les yeux au ciel, faisant sourire tous les Serpentard. Puis il se retourna pour faire face à Potter.
« Non, lui cracha-t-il. Je vais le laisser quelque part pour que Londubat le retrouve. »
Il enfourcha son balai avec beaucoup de classe. Tellement de classe que Pansy ne sut retenir un gloussement.
« Sur le toit, par exemple, ricana-t-il en s'élevant dans le ciel. Alors Potter, c'est de hors de ta portée ? »
Potter ne se démonta pas et commença à enfourcher son balai. Même les avertissements de l'intello de Granger ne servir à rien.
« Mais quel idiot ! Soupira Granger.
_Quel crétin ! » Ricana Juliette.
Tous les Serpentard rirent à sa remarque. On va enfin voir se qu'il vaut le Potter, songea Juliette. On va enfin voir s'il est à la hauteur de sa réputation.
Avec une assez bonne maîtrise du balai, il s'éleva dans les airs et arriva à hauteur de Drago. Les deux échangèrent quelques mots avant que Drago ne lance le Rappeltout de Londubat, de toutes ses forces. Potter partit à toute vitesse, le rattraper.
« On parie qu'il ne va pas y arriver ? » Chuchota Juliette à sa cousine.
Les deux échangèrent un sourire et reportèrent leur attention sur Potter qui filait dans les airs après le Rappeltout.
Drago était descendu de son balai et tous les Serpentard l'entourèrent pour le féliciter.
« Je lui ai dit « bravo » ! » Chuchota Pansy à Millicent, toute hystérique.
Mais les félicitations ne durèrent pas très longtemps. Potter revint sur son balai avec dans sa main, le Rappeltout de Londubat.
Tous les Gryffondor coururent pour le féliciter et l'acclamer.
« Harry ! Harry ! Harry ! Hurlaient-ils.
_Pitié ! On dirait un harem ! S'exaspéra Drago en jetant à terre son balai d'un mouvement de rage. Qui veut rejoindre le harem de Potter ? »
Sa remarque provoqua les ricanements des Serpentard.
Le professeur McGonagall arriva alors.
« Mr. Potter ! Appela-t-elle. Suivez-moi ! »
Potter laissa son balai à Weasley, son chien-chien. Les Serpentard ricanèrent encore plus fort en le voyant s'éloigner avec la vieille McGo.
Ils ne ricanèrent pas bien longtemps… Le soir même, dans la Grande Salle, à l'heure du banquet, les Gryffondor acclamait Potter comme nouvel attrapeur de leur équipe de quidditch.
Drago repoussa son assiette d'un mouvement et croisa les bras en signe de protestation.
« Je vais écrire à mon père pour qu'il porte plainte ! C'est du favoritisme ! Il devrait être renvoyé. » Enrageait-il.
Les autres Serpentard préféraient le laisser s'énerver tout seul. Certes cela les exaspéraient beaucoup mais personne n'était plus exaspéré que Drago. Ils n'avaient pas envie de se frotter à lui pour le moment.
Après le banquet, Juliette et Inézia se levèrent toutes les deux et sortirent de la Grande Salle, bras dessus, bras dessous.
« Je ne l'aime pas Potter, confia Juliette à Inézia, dans les dortoirs.
_Moi non plus. De toute façon, on l'avait dit dès le début qu'on ne le sentait pas.
_Oui, on l'avait dit. »
Marion et Nono entrèrent à leur tour dans les dortoirs pendant que les deux autres filles discutaient. Les « je t'aime », « je t'adore », « ma chérie », « on est pareille », fusèrent.
Marion enfila son pyjama et plia son uniforme avant de se coucher dans son lit et d'en sortir un livre qu'elle avait emporté.
Juliette pliait son uniforme et s'apprêtait à se coucher. Elle entra dans son lit.
« Ça va ? Demanda-t-elle à sa cousine.
_Oui, lui répondit-elle sans quitter son livre des yeux.
_Non, ça ne va pas, devina Juliette. Qu'est-ce qu'il y a ?
_Rien, juste que tu m'ignores un peu, avoua Marion en refermant son livre.
_Mais je ne t'ignore pas du tout. J'ai le droit de bien m'entendre avec une autre fille, c'est tout.
_Oui, mais bon. Tu me laisses un peu sur le côté, tenta-t-elle de lui faire remarquer.
_Mais t'es avec Nono et Lisa. Et puis tu peux venir avec nous, ça ne nous dérange pas.
_Moi ? Avec Inézia ?
_C'est une fille cool quand tu l'as connais.
_Ça, je l'ai bien vu que tu l'aimes ton Inézia, ta « chérie ». » Ironisa-t-elle.
Juliette sortit de son lit pour rejoindre celui de sa cousine qu'elle serra contre elle. Marion tenta de se dégager.
« Arrête d'être jalouse, toi ! Même si j'aime beaucoup Inézia, tu es ma cousine. C'est toi mon sosie, toi qui me ressemble, toi qui fais parti de ma famille.
_Oui, mais…
_TOI ! Persista-t-elle. Mais si tu te sens tellement exclus, je promets que j'essaierais de faire des efforts. Mais toi, tu dois faire des efforts avec Inézia.
_D'accord, je te le promet.
_Et arrête… d'être jalouse ! »
Pendant qu'elle lui disait ces paroles, elle lui envoya son oreiller dans la figure. Marion se dégagea et prit son oreiller qu'elle lança sur sa cousine. Les deux cousines frappèrent leur oreiller, l'un contre l'autre en ricanant. Il ne suffit à Juliette que de quelques chatouilles à Marion pour lui permettre de l'atteindre. Elle abattit son oreiller sur sa cousine qui se tordait de rire.
