Auteure: Tch0upi
Disclamer: Les personnages appartiennent à Masashi Kishimoto.
Pairing: NaruSasu
Rating: T (pour possibles futurs lemons)
Chapitre 10 : Colère
J'imagine qu'être invité dans une fête organisée par les gens « cool » du lycée, à une semaine de la fin de l'année, c'était mieux que rien. Il restait que je n'avais aucune idée de comment agir dans ce genre d'endroit. Je ne savais pas ce que je devrais faire. Danser ou pas ?
Sasuke m'avait demandé de l'accompagner, mais j'étais certain que dès qu'il verrait ses amis, qu'il se détendrait un peu, il me laisserait comme une vieille chaussette. Puis, étant donné que Sakura avait pas mal d'amis en commun avec la clique de Karin, (et maintenant qu'elle sortait avec Sasuke) elle aussi me laisserait bien vite tout seul dans mon coin.
Quant à Hinata, la seule personne qui aurait pu me fausser compagnie et m'empêcher d'être encore plus ringard que je ne l'ai jamais été… eh bien, elle avait décidé de rester chez elle et étudier. À bien y repenser, c'était ce que j'aurais dû faire moi aussi.
Sasuke m'avait indiqué la direction avant de partir, et il s'était avéré que Karin habitait à trois rues de chez lui. J'avais essayé de penser à autre chose qu'à ses bras autour de mon torse pendant le trajet. Ce qui avait réussi à me distraire, c'était le fait que Sasuke était pétrifié par ma moto. J'avais pu le sentir trembler contre moi. J'utilisais cette faiblesse à mon avantage lorsque nous arrivâmes – qu'est-ce que je ne ferais pas pour cacher ma nervosité grandissante ?
C'était complètement ridicule, en plus. Il s'agissait d'une fête avec des gens de mon âge, pas d'un abattoir… Secoue-toi, Naruto !
- C'était pas si terrible ! fis-je.
J'étais encore assis sur ma moto. Lui avait décollé comme une fusée dès que j'avais arrêté le moteur. Encore heureux. La chaleur de son corps contre le mien commençait à faire monter en moi des sensations… que je n'avais jamais ressenties auparavant, mais dont la provenance ne pouvait pas tromper.
Il me tendit mon casque en râlant.
- Je te le dis tout de suite, je rentre chez moi à pieds, grommela-t-il.
- Ouais, on s'en reparlera tout à l'heure.
Je pris ma clé et me levai à mon tour.
Il me regarda un instant et je lui retournai son regard et ce fut si bizarre que je faillis me mettre à rougir. Après quelques petites minutes, d'un commun accord, nous nous dirigeâmes vers la porte de la maison de Karin.
On pouvait déjà entendre la musique qui provenait de l'intérieur. Par les fenêtres, on distinguait du mouvement et de la lumière, mais sans trop. Ça semblait plein à craquer…
- Pourquoi j'ai accepté de venir aussi ? m'entendis-je soupirer tout haut.
Sasuke m'envoya une œillade suspicieuse.
- Quoi ? T'es jamais allé dans une fête ?
- Toi et moi on ne vient pas du même monde, Sasuke.
- Ça je le savais, mais… J'imagine qu'il n'y a qu'à te regarder pour le savoir.
- Et qu'est-ce que ça veut dire, au juste ?
En ricanant, il me devança et se tourna vers moi, me bloquant le passage au moment où nous arrivions sous le porche, à quelques centimètres de la sonnette. Sasuke se planta face à moi, me dévisagea des pieds à la tête et je fronçai mes sourcils en le scrutant à mon tour.
- Quoi ? dis-je.
- Dis-moi, qui t'a laissé sortir comme ça ?
Sans comprendre, je baissai la tête pour jeter un œil à mon accoutrement.
- Euh, ma mère ? répondis-je en relevant les yeux vers lui.
Il soupira bruyamment.
- Seigneur, c'est encore pire que ce que je croyais.
Et sans que je ne m'y attende, Sasuke fit un pas vers l'avant et mit les deux pieds dans ma bulle personnelle. Pris de court, je me tendis de tout mon corps tandis que ses mains s'accrochèrent à ma chemise au niveau de ma taille. Il se mit à tirer dessus.
- Pour l'amour du ciel, Naruto, enlève-moi ça de ton pantalon.
Mon cœur battait la chamade. Un peu plus fort, et Sasuke, à cette distance, pourrait l'entendre. Pourquoi est-ce que je n'avais jamais ressenti ça en compagnie d'Hinata ?
Ses mains se dirigèrent ensuite vers ma ceinture… qu'il se mit à déboucler !
Rouge comme une écrevisse, je reculai d'un bond.
- Wooa, woooa !
- Fais-moi confiance, reprit-il calmement.
J'ignorais si c'était l'éclairage, mais le visage de Sasuke était tout rose. Mon cœur cognait si fort contre ma cage thoracique que j'étais sur le point d'en avoir la nausée.
Il était vraiment mignon avec ce tee-shirt… Blink-182, mon groupe préféré.
Je réprimai un frisson tandis qu'il déroulait ma ceinture de ma taille. Il la balança dans les buissons qui entouraient la cour.
- Euh… c'était ma… ceinture. Tu sais qu'elle m'a coûté cher ?
- Oublie-la. T'as l'air d'un crétin habillé comme ça.
Ma tête se tourna vers lui.
- Oh et j'imagine que t'es en train de me relooker, là ? Je te l'ai demandé, peut-être ?
Il leva ses yeux noir charbon vers moi. Il était un peu plus petit que moi, juste à la bonne taille pour que nos lèvres se rencontrent parfaitement si j'inclinais légèrement la tête…
Je me ressaisis lorsque Sasuke dirigea cette fois ses mains vers mon torse. Je ravalai ma salive en essayant de ne pas perdre la boule cette fois. Sasuke s'attaqua à ma chemise.
- En défaisant quelques boutons comme ça, t'as l'air moins coincé.
Il en défit quatre, si bien que j'avais le haut du torse à découvert. Même que Sasuke le fixa un petit moment avant de détourner le regard.
- Bon, tu viens ?
- Je suis nickel, là, ça va ?
- Ça peut aller.
Il se retourna.
- Essaie de ne pas agir comme un loser et tout ira bien.
Mais qu'est-ce que ça voulait dire, ne pas agir comme un loser ?
Je me posai cette question alors que Sasuke avait la main levée et prêt à sonner. Mais avant qu'il n'eût le temps d'appuyer sur la sonnette, la porte s'ouvrit.
Je reconnus Karin assez rapidement. Avec sa crinière rougeoyante, elle était difficile à ne pas remarquer. Elle portait ce soir une mini-jupe noire avec des collants, et une camisole rouge. Le même rouge criard que son rouge-à-lèvres.
- Salut ! Entrez, tout le monde est déjà chaud !
Elle disparut dans le brouillard qu'était l'intérieur de sa maison. La musique était si forte qu'elle faillit me défoncer les tympans sur le champ. Et il y avait du monde. On se croirait à la gare. Est-ce que toute l'école avait été invitée ?
Sasuke me sourit puis entra. Je n'eus d'autre choix que de le suivre.
Au secours.
Comme je l'avais prédit, Sasuke disparut après moins de vingt minutes. Je le perdis dans la masse de corps qui dansaient. Je reconnaissais beaucoup d'étudiants du lycée, mais j'avais toujours été le mouton noir. J'étais le ringard, après tout. Je ne parlais à personne, n'avais pas d'amis, ou que très peu – de toute façon, j'étais à peu près certain que la bande du club de sciences n'était pas ici ce soir.
Je m'étais trouvé un coin plus ou moins tranquille. C'était le salon. J'étais assis au bout d'un canapé au fond de la pièce – à côté de moi, un couple s'embrassait de façon fort gênante. Non loin de là où je me trouvais, il y avait la table tournante, le « DJ » et les haut-parleurs, ce qui signifiait que j'allais devenir définitivement sourd très bientôt. Que m'avait-il pris de venir ici ? Je savais que ce n'était pas une bonne idée. Et puis où était passé Sasuke ? Il avait voulu que je vienne avec lui à cause du froid qu'il y avait entre lui et ses amis…
Il avoisinait 22 heures quand je décidai de me balader un peu. Je migrai à la cuisine cette fois. Et comme les autres pièces de la maison (celles que j'avais pu voir, du moins), elle avait été mise sens dessus dessous. La table était poussée complètement contre le mur, trois chaises sur six étaient renversées. Deux filles dansaient sur la table. Un garçon fumait près de l'évier et de la fenêtre. Et comme le reste de la maison, aussi, des cannettes de bière traînaient ici et là. Il y en avait pour tout le monde et on pouvait se servir librement.
- Naruto ? Qu'est-ce que tu fais là ?
Je me tournai vers la voix familière. Derrière moi, se tenaient Lee, Tenten et Neji. Je haussai les sourcils.
- Hey, fis-je simplement. J'ai été invité.
- C'est cool en tout cas ! Content de te voir, continua Lee.
- Moi aussi.
Mon sourire était sincère. Neji se prit une bière sur le comptoir à côté d'où je me tenais et s'appuya contre le mur. Ils se mirent confortable et Lee commença à me poser tout plein de questions. Et pour la première fois depuis le début de cette satané soirée, je me sentis bien. Même que je me servis moi aussi une bière.
Nous discutâmes tous les quatre pendant presque quarante-cinq minutes. Il y avait un vacarme assourdissant à l'étage, des gens criaient et s'engueulaient, mais la musique couvrait presque tout ce qu'on entendait.
Au bout de quelques minutes encore, Sakura apparut dans mon champ de vision. Ses joues étaient rouges et ses yeux paniqués.
- Hey ! Tu es là !
- Quoi ?
La musique m'empêchait de bien l'entendre.
- TU ES LÀ ! répéta-t-elle en criant.
- Sasuke voulait que je vienne ! Même si honnêtement je ne sais pas pourquoi ! Il n'a pas vraiment besoin de moi !
Sakura fronça les sourcils.
- Ce n'est pas ça ! ajouta-t-elle. Je le sais, Sasuke m'a tout dit. C'est pour ça que je suis venu te trouver, en fait ! Je crois que tu devrais venir, il est en train de se bagarrer avec Deidara et Sasori !
- Quoi ?
Cette fois, j'avais très bien entendu, mais c'était le choc. Sakura hocha la tête.
- Où ça ? demandai-je.
C'était sûrement le vacarme qu'on avait entendu.
- Viens ! fit-elle, puis elle repartit au pas de course.
Je lançai un regard surpris à Lee, Tenten et Neji, qui m'emboitèrent aussitôt le pas tandis que j'essayai de suivre Sakura à travers la maison bondée. En arrivant à l'escalier, trois personnes descendaient, et faisaient autant de bruit qu'un troupeau d'éléphants. La première était Karin, et elle était rouge de colère.
- BANDES DE CRÉTINS SANS CERVELLE ! VOUS AVEZ FAILLI TOUT CASSER SUR VOTRE PASSAGE ! NON MAIS JE NE VOUS AI PAS INVITÉ POUR QUE VOUS DÉTRUISIEZ LA MAISON DE MES PARENTS !
Elle passa devant nous en coup de vent, hurlant toujours. Le second était Deidara, également rouge de colère. Il avait l'œil gauche presque violet, et la lèvre en sang. Un mouchoir dans la main, il s'essuyait tout en descendant rapidement. Lorsqu'il me vit, je ravalai ma salive. Je n'avais pas oublié ce jour dans le couloir où il s'en était pris à Lee… et où je m'étais récolté une retenue.
Il se dirigea vers moi et me gratifia d'un regard noir.
- Je ne sais pas ce que tu lui as fait, un lavage de cerveau ou quoi ?
Il repartit ensuite. Finalement, la troisième personne qui descendait, c'était Sasori. Il n'irradiait pas de colère, mais était renfrogné. Il ne fit que me regarder de haut en bas avant de repartir. Je les vis tous les deux sortir de la maison. Karin leur avait ouvert la porte généreusement en continuant de les insulter. Elle claqua la porte.
- Il était vraiment pas d'humeur, dit alors Sakura, l'air bouleversé.
Je posai les yeux sur elle, puis n'attendis plus. J'attrapai la rampe de l'escalier et montai deux à deux les marches.
La maison de Karin était immense. Je trouvai Sasuke au bout d'un dédale de couloir, dans un coin plus tranquille où on entendait un peu moins la musique. Le calme soudain me fit un bien fou.
Sasuke était appuyé contre le mur. S'il s'était bagarré contre Deidara, il n'en avait gardé aucune marque. Aucune ecchymose, aucune coupure aux lèvres, rien du tout. Ce que je ne manquai pas de remarquer aussi, c'étaient les cinq bouteilles de bière vides, étalées tout autour dans le corridor. Et celle, presque vide, dans la main droite de Sasuke.
Je m'avançai.
- Mais que diable s'est-il passé ?
Il tourna la tête vers moi et grommela quelque chose d'inintelligible.
- OK, Sasuke, pas d'attitude avec moi. C'est toi qui m'as demandé de venir, tu l'as déjà oublié ?
Il roula des yeux.
- Ce con m'a énervé, c'est tout. Je lui ai mis une bonne baffe, tout est réglé !
Il se décolla du mur pour me rejoindre, mais sa démarche inclinée et vacillante me fit lever un sourcil. Il faillit s'emmêler les pieds, mais se redressa au dernier instant.
- Est-ce que t'es saoul ? demandai-je même si l'évidence me sautait à la figure.
Sasuke grogna.
- Rooh ! J'ai juste bu une ou deux bières !
- T'es sûr que c'est une bonne idée ? fis-je calmement.
Il leva sa bière vers moi et je compris qu'il essayait de me pointer du doigt. Si Sasuke avait été un jour un gymnaste hors pair, aujourd'hui, avec toute l'alcool ingurgitée, il n'avait plus aucune coordination. C'était à la fois triste, drôle et adorable.
- OK, c'est bon, papa, pas la peine de me sermonner !
- Tu devrais arrêter de te bagarrer avec tes amis. Et essayer de revenir sur terre.
Il s'arrêta et me fixa, comme si un troisième œil venait de pousser sur mon front.
- Je suis sérieux.
- Moi aussi ! s'écria-t-il alors. Moi aussi, je suis sérieux ! J'en ai marre, OK ? J'en ai marre d'être… d'être blessé ! Marre d'être à moitié moi-même ! Tu sais quoi ? T'avais raison l'autre jour !
- À propos de quoi ?
- Je suis en colère ! Contre le monde entier ! Mais contre moi, surtout ! J'aurais pas dû agir comme un putain de salaud avec toi depuis toutes ces années. J'aurais pas dû être un salaud à l'école, un imbécile et un trou de cul ! Je sais ce que tu penses de moi, au fond, Naruto ! Et tu as raison de penser ça ! Mais je n'aurais surtout pas dû me laisser abattre par ce que tu m'as dit juste avant ma performance. J'ai laissé tes paroles me remplir la tête, je me suis laissé mener par elles ! Ce n'est pas moi, je ne fais jamais d'erreur, je ne me suis jamais emmêlé les pieds, je n'ai jamais fait une seule erreur !
Il s'arrêta, le temps d'avaler presque tout ce qui restait dans la bouteille de bière. Il grimaça douloureusement, puis reprit son souffle.
- Je fais pas d'erreur ! continua-t-il.
- Sasuke, tu es ivre, tu…
- Je sais très bien ce que je dis ! insista-t-il.
- Sas…
- Et mes parents ! Mes parents qui m'obligent à m'inscrire à l'université… Mon père qui veut que je me change les idées le temps de guérir ! J'ai pas envie d'attendre moi ! Je sais ce que je veux dans la vie, et je le ferai quoiqu'il m'en coûte !
- Je pense surtout que ton père ne voudrait pas que tu te rendes malade avec de l'alcool, Sasuke, dis-je en essayant de lui prendre la bouteille.
Il me repoussa en reculant contre le mur.
- Il pense toujours qu'il sait ce qui est bon pour moi ! me cracha-t-il à la figure. Qu'il sait ce qui fera mon bonheur !
Il lâcha un rire sans joie.
- Comme s'il me connaissait vraiment, au fond !
Je fis un nouveau pas vers lui, tendant toujours la main vers la sienne, dans laquelle il y avait toujours cette maudite bière. Sasuke se plaqua au mur, sans me lâcher des yeux. Je le couvrais de toute ma hauteur. Un pas de plus et il n'aurait plus aucune issue…
- La vérité, Naruto, c'est que je suis vraiment seul, et l'ai toujours été. Personne ne me comprend ! Ils pensent savoir, mais ne savent rien !
Je parvins à plaquer son bras contre le mur. Il lâcha la bière qui s'éclata au sol.
- Là ça suffit, tonnai-je.
Il se tut. Il était collé au mur et moi j'étais devant lui, si près que je pouvais sentir son haleine. Ses yeux étaient vitreux, mais suffisamment allumés pour me montrer toute sa passion et sa colère. Ma main bloquait encore son bras. Doucement, sans savoir ce que je faisais vraiment, je la glissai jusqu'à son poignet.
- Ça suffit, répétai-je, plus doucement.
Nos regards ne se quittaient pas. J'étais perdu dans le noir enivrant de ses yeux. À nouveau, mon cœur faisait des siennes dans ma poitrine. Nous étions si près…
- Qu'est-ce qu'il y a, Naruto ? Tu vas me dire que j'ai tort ? Que j'ai un tas d'amis et que je devrais les retrouver et qu'en fait je suis juste égoïste ? Que ma famille a raison, que je suis un crétin, que je devrais les écouter et faire ce qu'ils « pensent » être le mieux pour moi ?
Bon sang, y avait-il un bouton pour l'arrêter, celui-là ? Je songeai un instant à le faire taire en l'embrassant, et… et je finis même par me demander pourquoi je ne le faisais pas.
- Tu ne sais pas ce que je pense de toi, Sasuke, finis-je par dire. Tu as seulement supposé. En fait, tu ne sais rien.
- Et tu vas me le dire ?
Sa voix était basse, presque suave. C'était l'alcool… l'alcool, l'alcool…
Nous nous regardâmes de nouveau, si longtemps cette fois, que je me penchai même vers lui. Il y avait un charme entre nous, une espèce de force d'attraction qui me forçait à bouger mon visage pour l'approcher du sien. Il ne bougeait pas. Je ne bougeais pas. Ce n'était qu'une question de centimètres pour que ma bouche touche la sienne, et je n'avais jamais su auparavant à quel point je pouvais en avoir envie !
Moi, envie d'embrasser Sasuke Uchiwa, le monstre du lycée ! Mon pire ennemi.
Au bout d'un très long moment, durant lequel j'avais laissé mon regard s'égarer de sa bouche, à ses yeux, à son cou puis à sa bouche de nouveau, je finis par dire :
- T'as raison. T'es en colère. Faut que ça sorte.
Et moi j'étais bien parti pour avoir une érection très gênante.
À contre cœur, je reculai. Ma main se détacha de son poignet. Le charme se brisa, mais pas le fil qui reliait nos regards. Il était encore étalé contre le mur, haletant et rougissant et à moitié ivre.
- Allons chercher encore plus de bière.
À Suivre...
