Bonjour tout le monde ! J'espère que vous passez un bon week-end ?! Je vous livre, un peu plus tôt que prévu la suite de ''De l'autre côté du miroir'' !

Bonne lecture !


Chapitre 10

« Un-une solution ? » bégaya Rin, ne croyant toujours pas que le petit crapaud prenez des initiatives à l'encontre de son maître. Lui qui était toujours si serviable à son égard.

« Mais dépêchez-vous ! Si le maître l'apprend, il me renverra ! »

Ni une, ni deux, Rin se leva d'un bond et sans faire un seul bruit, ils quittèrent la villa du Youkai à pas de loups. Mais sortir de la villa n'était pas le plus difficile. Le plus dire restait encore à sortir du jardin tout en évitant les caméras. Il y en avait à tout les coins des arbres, c'est à dire... partout. Le crapaud regarda à gauche puis à droite et voyant que la voie était libre, il se précipita derrière le grand portail noir. Rin jeta un dernier regard sur la propriété et remercia intérieurement le Youkai pour tout ce qu'il avait fait pour elle. Mais c'était désormais à elle, de prendre soin d'elle. Elle ne pouvait pas éternellement compter sur les autres.

Jaken fit de grands mouvement à Rin pour qu'elle comprenne que le champs était libre. Seulement, rien ne se passa comme prévu. Ayant redouter une chose pareille, Sesshomaru se tenait derrière la jeune femme.

« Je croyais pourtant avoir était clair... »

Rin gloussa et se retourna.

« Je suis désolée Sesshomaru-sama, mais vous ne me laissez que le choix de fuir » se justifia-t-elle, en remarquant qu'il était très en colère.

Sans dire quoi que se soit d'autre, Sesshomaru referma le grand portail et Rin se résolu à le suivre. Ils retournèrent dans la villa et Rin esquissa un léger sourire en se disant qu'elle ne pensait pas revoir cette habitation aussi vite. Derrière eux, Jaken tremblait de tout ses membres. Le fait que le Seigneur Sesshomaru l'avait surprit entrain d'aider l'humaine à se sauver de là était une très mauvaise chose pour son grade. Il risquait le renvoi. Rin remarqua alors, les tremblement du petit crapaud et s'adressa au Youkai.

« Seigneur Sesshomaru, ne vous en prenez pas à Jaken, je suis la seule fautive »

« Je me réserve le droit de le punir ou non » rétorqua-t-il froidement.

Mais Rin n'en avait pas terminé :

« Pourquoi le puniriez-vous, s'il n'y est pour rien !? », mais voyant le mutisme du Youkai, elle s'énerva de plus belle, « votre froideur est insoutenable, tout comme votre mutisme ! Jamais, je ne vous ai vu sourire avec franchise, il y a toujours se masque froid dans votre regard ! Êtes-vous à ce point dégoûter par mon espèce ?! »

Sesshomaru s'arrêta mais resta tout de même de marbre. Il lança un regard à l'humaine et repensa soudainement à la douceur de ses mains lorsqu'elle lui avait retiré la balle de son torse. Il secoua légèrement la tête afin de faire sortir cette sensation de bien être qu'il avait ressenti.

« Je tiendrai parole, je vous délivrerai de Naraku, puis une fois terminée, votre sort ne me concernera plus »

Comme un poignard en plein cœur, Rin sentit ses yeux s'embuer de larmes. Jamais personne ne lui avait clairement fait comprendre qu'elle était un gêne. La jeune femme, se résolu alors à quitter la villa dans la nuit, lorsque tout le monde dormirait. Elle avait comprit le message. Elle prouverait au monde qu'elle pouvait se débrouiller seule.

La jeune femme fit volte-face au Youkai et courut se cacher dans une pièce, à l'abri des regards indiscrets pour soulager sa peine...

Ne comprenant vraiment pas pourquoi ces mots étaient sortis de la bouche, Sesshomaru regretta la façon dont il venait de lui parler. Il n'avait pas voulu être méchant, seulement autoritaire. La voir, les yeux emplis de larmes lui avait donné un étrange frisson. Tout le monde savait parfaitement que Sesshomaru No-Taicho, n'était quelqu'un de très... aimable. Au moins... La jeune humaine serait en sécurité ici, se dit-il finalement.

Quelques minutes plus tard, son mobile se mit à vibrer, lui signalant un appel. Le Youkai décrocha...

[...]

La fin de soirée s'annonçait plutôt froide. Les températures hivernales tournaient aux alentours de 0°C à -7°C, la nuit. Couverte comme elle était, Rin risquait grandement d'attraper froid ou bien même, la grippe. Mais elle était résolue à ne plus faire de tords à qui que se soit. Habillée, avec une simple petite écharpe, Rin s'avança vers le grand portail, le froid glacial claquant sur son visage. Elle sentait les gerçures apparaître sur ses joues, mais elle s'en contre-fichait. Elle escalada le grand portail avec difficulté et une fois de l'autre côté, elle fit un signe de remerciement à la villa, puis elle continua son chemin. Elle n'avait même pas laissé un mot pour signaler son départ, elle était partie, comme le disait l'expression, ''comme une sauvage''.

Désormais, elle vagabondait dans les rues désertes de la ville, à la recherche d'un endroit pour passer la nuit. Malgré, l'heure tardive, Rin espérait tout de même tomber sur un hôtel. Après quelques minutes à marcher dans le froid glacial, Rin commença à perdre espoir. Tout était fermé. Elle avait la sensation que le monde entier se retournait contre elle. C'était une sensation bien amère.

La fatigue gagnant peu à peu son organisme finit par la submerger et Rin se laissa tomber sur le bord de la route, tremblante. Elle se dit, que finalement... elle n'aurait peut être pas dû partir de la sorte... Quand bien même, le froid claquant sur son visage, Rin essaya de se maintenir éveillée.

Soudain, ce fut comme une illumination. Kohaku.

Il devait croire que la jeune femme était morte ! Remarquant, qu'elle n'était pas très loin de sa maison, Rin puisa en elle, l'énergie afin de se lever et de marcher jusqu'à elle. Les jambes lourdes et douloureuses, elle se laissa guider par sa simple volonté de revoir l'humain. Sur le chemin, elle se demanda si Sesshomaru s'était aperçu de son absence et si oui, s'il était en colère... Elle regrettait profondément de ne pas les avoir prévenu, mais cela avait été sa seule option.

Arrivée à destination, Rin remarqua que la lumière du salon était allumée, signe qu'ils étaient encore debout. Hésitante à toquer, elle resta planté devant la porte. Et si jamais ils la prenaient pour un fantôme ? Et si jamais ils lui en voulaient pour leur avoir menti ? Et si jamais Kohaku, la détesté ?!

Courage... Courage...

La jeune femme donna trois coups à la porte. L'heure de la délivrance venait de sonner. Elle entendit quelqu'un s'approcher de la porte et elle entendit le cliquetis de la serrure. Elle inspira profondément et quelqu'un lui ouvrit. Un homme, mais ce n'était pas Kohaku. Non. C'était Miroku, les yeux cernés comme par un manque de sommeil ou une inquiétude majeur. En réalité, sa faute. Il ne la reconnut pas tout de suite. Il lui fallut un temps d'adaptation, ce qui parut à Rin, une éternité.

« R-Rin... c'est bien toi... ? »

Les lèvres tremblantes, l'humaine murmura un faible ''oui'' et remarqua Sango, un mouchoir posé contre sa bouche, les yeux emplis de larmes. Cependant, elle ne voyait pas Kohaku.

« Je suis tellement désolée... » continua la jeune femme, submergée par l'émotion, « j'aurais tellement aimé vous dire la vérité plutôt... »

« Alors tu n'es pas morte, ce n'est pas ton fantôme que nous voyons... » répéta Sango, comme hypnotisé par la présence de l'humaine.

« C'est bien moi... Je vous demande pardon... »

Ni une, ni deux, Sango se jeta sur la jeune femme dans une étreinte digne d'une mère attendant patiemment le retour de son enfant qu'elle croyait disparut. Elle étreignit l'humaine d'une telle force que Rin dû s'en dégager pour pouvoir respirer.

« J'aimerai... voir Kohaku... » dit-elle finalement.

« Entre... ! »

L'intérieur de la maison était toujours aussi chaleureux se dit Rin, en avançant vers le salon. Elle vit alors une forme recroquevillée sur elle-même, prêt du feu crépitant. Le dos extrêmement voûté, Rin n'eut aucun mal à reconnaître l'humain. Il était dans un état pitoyable...

Elle regarda tour à tour Sango puis Miroku qui lui firent signe d'aller le voir. Petits pas par petits pas, elle arriva finalement à son niveau. Elle posa une main sur son épaule et le jeune homme frémit.

« Ko-Kohaku... je suis là... » dit-elle pour rompre le silence.

Désorienté, le jeune homme releva la tête et planta son regard dans celui de la jeune femme. Il y avait toujours une étincelle dans les yeux de l'humaine qui fit comprendre à Kohaku qu'elle était bien réelle.

« Rin... »

« Je suis là... »

Elle l'attira dans ses bras et Kohaku raffermit sa prise avec une drôle de force. Il la maintenait dans ses bras de telle façon, qu'elle ne puisse s'échapper. À bout de force, des larmes ruisselèrent de ses joues et Rin n'en fut que plus surprise. Au bord de la crise de larme, elle aussi, elle tenta de se contenir un peu. Mais c'était peine perdue, ses larmes coulaient en même temps qu'elle respirait.

Comprenant qu'ils avaient besoin d'intimité, Sango et Miroku, encore émus, s'éclipsèrent en douce. Il ne restait plus qu'eux. N'y tenant plus, Kohaku scella ses lèvres avec celles de la jeune femme dans un baiser fougueux. Il sentait en lui, le besoin de la sentir partout sur lui, tambourinait dans tout son corps. Il avait envie et besoin d'elle. Et ils avaient toute la nuit pour ça...

[…]

Sesshomaru avait sorti la tête de ses dossiers, n'arrivant pas à ce concentrer sur autre chose que Rin. Cette femme le hantait jour et nuit !

Il se leva de son bureau et se dirigea en direction de la chambre de l'humaine. Il toqua une première fois, doucement.

Aucune réponse.

Il recommença.

Toujours rien.

Il décida alors de rentrer sans son consentement. Ils devaient parler...

En entrant dans la chambre, Sesshomaru sentit de suite que quelque chose n'allait pas. Il alluma la pièce et n'aperçut aucune trace de la jeune femme. L'inquiétude s'empara alors de lui et le Youkai se dirigea machinalement vers son secrétaire.

« Jaken ! »

Le petit crapaud vert, se réveillé brusquement et sauta de son lit. Il accourut auprès de son maître et remarqua tout de suite les traits tirés du Youkai. Il était inquiet.

« Ou-oui ! »

« Où est Rin ? »

Le petit crapaud resta interdit et hocha négativement la tête, voulant dire qu'il n'en avait aucune idée.

Sesshomaru retourna à son bureau et tout un tas de scène se bouscula dans sa tête. Cette humaine le rendrait fou ! Mais surtout, un mauvais pressentiment le déstabilisa.

Rin... !


A SUIVRE...

Réponse aux reviews :

Lynaka : Merci beaucoup pour ton commentaire, c'est un vrai plaisir de voir que mon histoire te plaît autant ! J'ai jeté un œil sur ton histoire et je dois t'avouer que j'aime bien ton style d'écriture ! Je te souhaite bon courage pour la suite et j'espère que ce chapitre t'aura plu !

Angie-Tenshi18 : Merci beaucoup pour ton commentaire ! Sesshomaru ne comprend pas trop ce sentiment qui s'est installé en lui, mais j'espère qu'il le découvrira assez tôt ! :P

J'espère que ce chapitre aura été à ton goût !

Voilà, voilà, sinon merci à mes lecteurs, vous êtes ma source d'inspiration !

Des bisous !

À bientôt !