Chapitre 9

Bonsoir tout le monde ! =) Je suis de retour avec ce chapitre. J'ai longtemps hésité sur la façon dont je devais poursuivre l'histoire mais j'ai décidé de le faire comme ça. Considérez ce chapitre comme une « pause » dans l'action. J'espère qu'ils vous plaira. J'en profite pour remercier toutes les nouvelles personnes qui ont mis en favori/suivi cette fanfic et qui ont postés des reviews. Alors merci à toutes les personnes qui postent toujours des reviews et merci aux nouveaux arrivants:) Dernière chose, je tiens à vous avertir qu'il est fort possible que je ne poste pas de suite avec les quinze prochains jours. Je pars en vacances du côté de L.A et je ne suis pas sûre d'avoir le temps d'écrire. Si c'est le cas, je vous promets que vous aurez une suite:) Bonne lecture, à bientôt et faites-moi savoir ce que vous pensez de ce chapitre:) Laura.

Point de vue de Felicity :

Peut-être m'étais-je trompée. Peut-être avais-je voulu me rassurer lorsque la première pensée qui m'avait traversé l'esprit une fois que j'avais compris qu'Oliver m'avait viré avait été qu'il cachait quelque chose. Et peut-être qu'en réalité ce n'était pas le cas. Peut-être qu'il voulait simplement m'écarter de sa vie et que la seule chose qui l'avait poussé à le faire aussi rapidement avait été cette fameuse soirée dans mon appartement. Ca et rien d'autre. Il considérait peut-être « ça » comme une erreur et peut-être que de le fait de me voir tous les jours auprès de lui après ça lui posait un problème. J'avais réussie à me convaincre moi-même que ce n'était pas la vraie raison, non, que ce ne pouvait pas être la vraie raison. Mais vous savez quoi ? Plus les jours passaient, plus je commençais à revoir mon jugement. Pourquoi ? Parce que la semaine qui venait de passer n'avait pas donnée de résultat, du moins pas dans le sens où je l'avais espéré. J'avais passé la semaine à observer les moindres faits et gestes d'Oliver à distance, à analyser dans le moindres détails toutes les recherches qu'il effectuait depuis le QG. A chaque fois, j'avais tenté de me persuader que les prochaines recherches qu'il ferait me permettraient de comprendre ce qui se passait réellement. Mais je me trompais. A chaque fois, il ne s'agissait que de cas banals et isolés. Des trafiquants et des meurtriers et rien qui ne soit connectés d'une quelconque façon. Voilà à quoi Oliver Queen avait passé ses soirées.

Diggle avait continué à me rassurer à chaque fois qu'une nouvelle chance de connaître la vérité s'estompait. Il me disait qu'on finirait par avoir quelque chose et que tout finirait par redevenir comme avant. J'avais acquiescer faiblement à chaque fois qu'il avait prononcé l'une de ses phrases. Mais plus le temps passait, moins je croyais à la signification de ces mots. Moins je croyais à la possibilité que tout puisse redevenir « comme avant ». En plus de tout ça, je me sentais coupable d'avoir impliqué Diggle là-dedans, dans cette sorte de quête de vérité. Je le plaçais entre Oliver et moi et je savais qu'il n'aimait pas ça. Malgré tout, i continuait d'être là pour moi et je ne pourrais probablement jamais assez le remercier pour ça.

Digg m'avait demandé, non, ordonné plutôt, de sortir, de voir du monde et c'était sa façon à lui de me demander d'oublier Oliver Queen durant quelques heures au moins pour retrouver un semblant de vie. Je ne sais pas si ce fut l'insistance de Digg ou toutes les questions qui trottaient dans ma tête qui me poussèrent à sortir ce soir là. Mais je le fis. Et sans comprendre ni pourquoi ni comment, je me retrouvais accoudé au comptoir du bar du Verdant. Après tout, même si j'avais plus pour habitude de passer du temps pour le sous-sol, cet endroit restait quand même mon deuxième chez moi, non ? Si, bien sûr que si.

Je vous jure que je n'avais pas l'intention de boire une seule goutte d'alcool quand j'avais passé les portes du Verdant et ce pour la simple et bonne raison que je ne supportais pas l'alcool. Et je le savais très bien. Un verre, deux tout au plus, et j'étais incapable de comprendre ce qu'on me disait. Voilà pourquoi j'avais toujours évité de me rendre dans des soirées trop arrosées. La première heure se passa comme prévue. Pas d'alcool, juste des sodas. Des sodas et de longs moments passés à observer ce qui se passait autour de moi. J'observais les gens sur la piste de danse, tous plus jeunes que moi pour la plupart. Je n'avais jamais fait ça quand j'étais un peu plus jeune. J'avais passé plus de temps à m'occuper de mes études plutôt qu'à accorder de l'importance à sortir. Et en y réfléchissant, j'avais cette impression que j'avais peut-être loupé quelque chose. Surtout quand je voyais quelle était ma situation aujourd'hui. Assistante d'Oliver Queen. Ah non ! Ca, c'était avant qu'il décide de me virer pour une raison inconnue. C'est à partir de ce moment précis que la soirée à commencé à prendre, disons, un autre sens.

Point de vue de Théa :

Depuis que j'étais responsable du Verdant, j'avais l'habitude de ce genre de situation où les serveurs finissent par m'appeler parce qu'ils refusent de servir un verre de plus à quelqu'un et que ce quelqu'un est manifestement en colère contre eux. J'avais l'habitude de gérer ce genre de situation et j'avais aussi l'habitude de les persuader de rentrer chez eux ou d'appeler un taxi lorsque leur état ne leur permettait pas de prendre le volant. La plupart du temps, il s'agissait toujours des mêmes personnes ou tout du moins du même genre de situations. Ces personnes qui viennent ici pour noyer leur pensées dans l'alcool pour des raisons toujours identiques. Déceptions amoureuses. Deuil. Perte d'emploi. Perte de repères. J'étais par là à une période, il y a encore quelques mois de cela et peut-être que c'était pour ça que j'étais capable de comprendre comment on pouvait arriver à se mettre dans un état comme celui-là. J'imagine que plus rien ne me surprenait dans ce que je voyais tous les jours mais en ce moment j'étais surprise. Si vous m'aviez dit que j'allais trouver Felicity Smoak accoudée au bar, pratiquement incapable de tenir assise sur un tabouret, je ne vous aurait pas cru une seule seconde. Parce que c'était Felicity. Et que Felicity ne faisait pas ça.

Une serveuse que je venait tout juste d'embaucher m'avait appelé en me demandant d'intervenir parce qu'une cliente avait trop bu selon elle et qu'elle refusait de lui servir un autre verre. Au moment où j'arrivais près du bar, je reconnue quasiment instantanément la voix de Felicity et je mis quelques secondes pour me persuader que c'était bien elle. Et que c'était bien elle qui était en train de reprocher à la serveuse de ne pas la servir une fois de plus.

« C'est ton boulot non ? En fin je veux dire, une serveuse est censée...servir, non ? C'est pour ça que tu es payé » dit-t-elle en croisant les bras sur sa poitrine comme un enfant à qui on refuse un caprice.

Je m'approchais d'elle et posait une main sur son épaule. Elle tourna le regard vers moi et en l'espace d'une seconde, elle passa d'une mine boudeuse à une mine réjouie.

« Théaaaaa Queen ! » s'exclama-t-elle avant de serrer dans ses bras.

Je l'empêchai de tomber en la redressant sur le tabouret et lui offrit un regard compatissant.

« Felicity, tu devrais rentrer chez toi et...dormir. Crois-moi », tentais-je de la persuader.

« Non. Je veux m'amuser. Je devrais peut-être rejoindre la piste de danse. J'ai envie de danser ce soir. Avec ce garçon là-bas peut-être. Il danse bien, nooon ?Oh ! Et dis à... à ta serveuse de me resservir, pitiééé »

Je souris à la serveuse en question et il ne lui fallut pas longtemps pour s'éloigner de Felicity et moi en poussant un long soupir. J'étais la gérante, non ? J'avais l'habitude. Je pourrais gérer « ça » aussi. Probablement. Sans attendre ma réponse, Felicity se leva finalement de son siège, après s'y être reprise à deux fois pour atterrir sur ses pieds. Je n'avais pas revu Felicity depuis qu'Oliver l'avait amené au manoir le temps qu'elle guérisse et le moins qu'on puisse dire c'était que quelque chose avait changé entre temps. J'empêchais Felicity de partir lorsque je l'empêcha de trébucher avant de la faire se rasseoir près du bar.

« D'accord, qu'est-ce qui se passe Felicity? » lui demandais-je en observant ses yeux déjà vitreux.

« Rieeeeen» me répondit-elle en soupirant exagérément avant de croiser ses bras sur le comptoir du bar et d'y enfouir sa tête.

« Est-ce qu'Oliver sait que tu es ici ? »

« Nope et je suis praaaaatiquement sûre qu'il n'en a rien a faire de toute façon ». Felicity releva la tête vers moi et pointa un doigt dans ma direction « Et ne l'appelle pas ».

Trop tard, pensais-je. Dés le moment où j'avais constaté l'état dans laquelle elle se trouvait j'avais envoyé un sms à Oliver en lui disant quelque chose comme « VERDANT. BAR. MAINTENANT ». Et malgré les protestations de Felicity, je savais que j'avais eu raison de le faire, quoi qu'il puisse se passer entre ces deux là. Est-ce que j'étais la seule à vouloir les forcer à s'avouer ce qu'ils ressentent l'un pour l'autre ? Je me penchais sur le bar et demandais un café qui ne tarda pas à arriver devant Felicity.

« Tu devrais boire ça » lui conseillais-je. En relevant la tête, j'aperçus Oliver à l'autre bout de la salle et je décidais de le rejoindre. « Ne bouge pas d'ici, je reviens » ordonnais-je à Felicity et j'entendis un « Hmmmm » avant de m'éloigner et de rejoindre Oliver. Ca ne me prit que quelques minutes pour rejoindre Oliver et lui expliquer...la situation. Quelques minutes pendant lesquelles Felicity trouva le moyen de récupérer un autre verre au lieu de goutter au café. Avant qu'elle n'ait le temps de prendre une gorgée de plus, j'arrivais près d'elle et lui retirait le verre des mains.

« Héééé ! C'est le monsieur là-bas qui me l'a offert ! » répliqua-t-elle aussitôt en désignant quelqu'un du doigt derrière moi et en lui adressant un signe de la main.

« Felicity » finit par intervenir Oliver, placé de l'autre côté de Felicity.

Dieu merci, Oliver se décidait à faire quelque chose. Felicity soupira lorsqu'elle tourna suffisamment le cou pour s'apercevoir de la présence d'Oliver

« Oliveeer. Quelle surprise ? J'ai dit à Théa de ne PAAAS t'appeler »

« Rentre chez toi » dit-il simplement. La réponse de Felicity ne tarda pas.

« Tu n'es pas mon pèèère et d'ailleurs tu n'es même plus mon patron non plus alors... »

Tout prenait un enfin un sens. Ceci expliquait cela. Je tournais le regard vers Oliver, un regard à la fois choqué et pleins de reproches. Avant que je ne puisse dire quoi que ce soit il m'arrêta d'un geste de la main comme pour me dire « Plus tard ». Oui plus tard. D'une manière ou d'une autre, nous allions avoir une discussion. Qu'il le veuille ou pas.

« Et tu sais quoi, Oliver ? Je me suis jamais sentie aussi..bien. Tu sais, plus de secrets à garder, plus de temps pour sortir et bien sûr, plus de temps pour découvrir ce club dont tout le monde dans cette ville parle» continua Felicity.

« Ca suffit » dit Oliver en la faisant descendre du siège. Constatant tout comme moi qu'elle ne tenait pas debout sur ses jambes, il passa un bras autour de sa taille et tourna son regard vers moi. Ce fut mon tour de l'arrêter avant qu'il ne puisse parler

« Oliver, n'ose même pas me demander de lui trouver un taxi. TU vas ramener cette pauvre fille chez elle. MAINTENANT. Et TU vas veiller à ce qu'elle aille bien.

Je soupirais. Parfois j'arrivais à me demander qui était l'aîné de nous deux. Oliver ne chercha pas à me contredire et sous les vaines protestations et les maigres tentatives de Felicity pour se dégager de mon frère, il finit par passer un bras autour de ses jambes et l'autre derrière son dos avant de la soulever dans ses bras.

« Inutile de me remercier » soufflais-je tandis qu'il se dirigeait déjà vers la sortie.

Point de vue de Felicity :

Je ressentis deux choses ce matin là. 1) Ma tête menaçait sérieusement d'exploser et c'est le moment précis où je me promis de ne plus JAMAIS prendre un verre. 2) La honte. Je n'avais que très peu de souvenirs de la veille mais les quelques souvenirs qui remontaient à la surface me suffisaient très largement à avoir une petite idée de ce qui s'était produit. Quand je fut suffisamment sûre que ma tête n'exploserait pas, j'ouvris les yeux petit à petit et lorsque je me rendis compte de la présence d'Oliver, je finis par me dire que continuer de prétendre de dormir n'aurait pas été une mauvaise idée tout compte fait. Je me redressa sur le lit, une main sur ma tempe et je vis un verre se présenter devant moi. De l'aspirine je suppose.

« Qu'est-ce que tu fais ici Oliver ? » grognais-je en prenant le verre et en me risquant à tourner le regard vers lui.

Il était agenouillé au bord du lit, une main tendue vers moi comme s'il s'attendait à ce que le verre tombe d'une minute à l'autre.

« Je...Je suis resté pour m'assurer que tu allais bien » répondit-il en évitant mon regard.

Sans en prendre une seule gorgée je déposais le verre sur ma table de nuit et me levait prudemment. Je portais la même robe que la veille. Inconfortable pour dormir si vous voulez mon avis.

« Je vais bien, tu peux t'en aller et continuer à faire comme si je n'existais pas. Tu es plutôt doué pour ça »

Je regrettais ces mots à la minute où ils sortirent de ma bouche. La vérité, c'est que je tentais vainement de me protéger contre ce qui allait arriver. Parce que, croyez-moi, ça allait arriver. Il allait finir par partir après m'avoir donné l'espoir qu'on puisse avoir un semblant de conversation,tout recommencerait dans le genre du « Je t'ai viré donc je ne donne plus de nouvelles que ça te plaise ou non ».

« Pourquoi tu ne me dis pas ce qui se passe Oliver ? Juste...une fois. Dis-moi la vérité. Explique-moi. Peu importe la raison qui t'a poussé à faire...ce que tu as fait, je veux la connaître » lui dis-je avant de lui laisser le temps de me répondre.

« Felicity, je...je t'ai déjà dit que... »

Oh non, pas encore une fois. J'avais saisie ce qu'il m'avait dit le jour où il a décidé de me virer et je ne comptais pas l'entendre une deuxième fois. Je désignais la porte d'un geste du menton.

« Merci pour hier soir, mais si tu ne compte pas m'expliquer, tu peux partir ».

Je sais pas ce que je vis sur son visage. De la tristesse ou de la colère mais il ne chercha pas à répliquer quoi que ce soit et il se dirigeait déjà vers la porte sans un mot. Je ne pu m'empêcher de l'arrêter, lui lançant un dernier défi et une dernière chance.

« Oliver ! »

Il ne retourna vers moi et je passais quelques secondes à observer les traits de son visage avant de continuer.

«Je veux te l'entendre dire, Oliver. Dis-moi que la vraie raison,c'est que tu ne veux plus de moi et je l'accepterais. Je n'insisterais pas. Mais je veux te l'entendre dire ».