J'ai vu…

Vu le retard que j'ai, même si je n'ai pas de date précise, vous êtes en droit de vouloir m'assassiner. Bon, j'ai des excuses que je ne recommence pas à dire, mais c'est quand même en grande partie de ma faute. Bref si vous êtes encore là, merci et promis, je n'aurai plus de retard comme ça et cette fic sera finie (sauf en cas de décès mais là, j'aurais une bonne excuse).

Je publie ce chapitre maintenant même s'il n'est pas entièrement terminé parce que j'avais dit que je le ferais aux dernières reviews auxquelles j'ai répondues, et vu la quantité de boulot que j'ai pour ces derniers jours avant les vacances (et à laquelle je ne m'attendais pas), je n'aurais pas le temps de le finir d'ici là. Donc voilà.

Et puis excusez-moi mais en relisant le dernier chapitre je me suis rendue compte que j'avais laissé échapper pas mal de fautes.

Et puis les persos ne m'appartiennent pas, à part Elina mais encore là le prénom est à la jumelle d'une connaissance d'une copine. Bref. (je mets ce mot là parce que je l'adore) Permettez moi de m'aplatir encore à vos pieds et de vous demander pardon pour ce catastrophique retard.

Chapitre 10 (partie 1)

Treize était furieux. Littéralement. Très calme extérieurement, il bouillait intérieurement. Ses hommes étaient tout simplement incapables, non seulement d'éviter un fiasco à chaque fois que Lowe Jr. donnait un rendez-vous, mais aussi de récolter la moindre information sur le Lowe Jr. en question. Bien, maintenant il savait ce qu'il devait faire pour faire avancer les choses de son côté. D'un mouvement énergique, il décrocha son téléphone et se mit en communication avec sa secrétaire.

- Réservez-moi une place sur le premier vol pour New York, même si cela doit être dans la classe économique.

Oui, Treize était prêt même à ça pour obtenir epsilon.


Duo se réveilla, le son strident du réveil lui vrillant le crâne, avec la plus belle gueule de bois qu'il ait jamais connue. Mon dieu, il ne prendrait plus jamais de cuite ! Tiens, songea-t-il, Zechs me ferait remarquer que c'est déjà ce que j'ai dit la dernière fois après Caroline qui ne s'appelle pas Caroline ! Et la fois d'avant avec…

Il s'écoula environ cinq secondes, avant que Duo comprenne pourquoi le nom de Caroline le mettait si mal à l'aise. Et, après ces cinq secondes :

- Aaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhh !

Qui ne pouvait que signifier que Duo Maxwell venait de se souvenir du désastre de la veille. Il savait que sa vie sentimentale avec son fantasme était désormais totalement foutue. La mort dans l'âme, le Shinigami, des cernes sous les yeux, le teint pâle, avec un début de barbe et une haleine de chacal, se leva pour se rendre dans sa salle de bain. C'est en passant par la cuisine qu'il se rappela d'un nom : Elina Noin !

Et merde ! Il fallait absolument qu'il prévienne Interpol immédiatement. Il partit à la recherche de sa veste où devait se trouver son portable. La dite veste entre ses mains, il commença son expédition dans ses poches. Après quelques minutes de vaines recherches, un éclair de conscience le frappa. Heero avait gardé son portable la veille! Des éclairs de conscience comme ça, il s'en passerait. Parce que maintenant il devait aller récupérer son téléphone. Et donc revoir l'homme devant lequel il s'était ridiculisé.


Un peu plus frais qu'à son réveil, Duo se présenta à son bureau avec quelques minutes de retard. Quand il entra, la vision de ses collègues en pleine discussion lui fit penser qu'ils étaient là depuis un long moment, bien avant l'heure officielle du début de leur travail.

Quatre et Zechs sourirent au Shinigami dès qu'ils le virent arriver, attendant avec impatience le récit de sa soirée. Mais l'Américain ne les regarda pas, certain qu'il se mettrait à rougir de honte s'il le faisait.

- En retard, Maxwell ! se contenta de relever Wufei.

- L'extra terrestre s'appelle Elina Noin, elle travaille en tant que serveuse au Magnifique, lâcha-t-il en se laissant tomber pesamment sur une chaise. Je l'ai découvert en allant chercher Heero hier, ajouta-t-il face aux regards surpris.

- Duo nous expliquera plus tard, décida Sally, voyant que ses collègues s'apprêtaient à assaillir Duo de questions. L'important c'est de lancer les recherches dès maintenant. Je vais prévenir le bureau d'à côté pour qu'ils commencent.

La jeune femme se leva et sortit de la pièce, laissant seuls ses collègues. Duo s'endormait à moitié sur sa chaise quand un petit détail lui revint à l'esprit : hier, alors qu'il était occupé à boire et à ruiner ses chances avec son fantasme, les autres agents étaient occupés à tenter d'attraper Lowe Jr. Peut-être serait-il temps pour lui de se mettre au courant ?

- Euh, et vous hier il s'est passé quoi ?

A la grande surprise de Duo, il vit Zechs essuyer une petite larme inexistante au coin de son œil et dire d'un ton ému :

- J'ai rencontré mister Bond, mon idole.

- Ce qu'il veut dire, corrigea Wufei dans un soupir, c'est qu'on s'est fait avoir. On a repéré une ombre qui pouvait être Lowe Jr. se diriger vers l'entrepôt et, je te passe les détails, on s'est retrouvé à le courser dans tout le port pour finalement le perdre. Juste avant, quand on lui a demandé s'il était Lowe Jr., il a répondu qu'il était James Bond !

Après ce petit résumé qu'il n'avait pas entièrement compris, Duo se prit à douter sérieusement de la santé mentale de Wufei. Pas de celle de Zechs, depuis le temps, il n'avait plus que des certitudes à ce sujet.

La jeune femme revint dans la pièce à ce moment là et se rassit. Alors tout le monde se tourna vers l'Américain dans un silence quasi religieux. Duo, qui n'avait pas encore réellement décuvé, fut un peu déstabilisé de se retrouver au centre de l'attention générale comme ça. Mais il se reprit bien vite et, avec son aplomb habituel, déclara :

- Oui je sais je suis très beau et incroyablement attirant, mais vous allez encore me voir pendant des jours alors pas la peine de me fixer comme ça !

- Shazi ! On attend juste que tu nous dises comment tu as appris le nom de ton extra-terrestre !

- Et aussi comment c'est passé ton rendez-vous avec Heero ! ajoutèrent d'une même voix Zechs et Quatre, indignés de l'oubli du Chinois.

- Oh, fit Duo, un peu gêné.

Et il entreprit de leur raconter son arrivée au Magnifique en retard, comment il était entré, avait demandé à voir Heero et comment il l'avait vu en pleine discussion avec l'extra-terrestre qui, accessoirement, semblait être serveuse dans le restaurant. Avec un certain soulagement, il se rendit compte que son rendez-vous était sorti de la tête de ses collègues. Bon, probablement pour un temps seulement, mais c'était déjà ça.

- Et vous, de quoi parliez-vous quand je suis arrivé ?

- Et bien, commença Zechs du ton professionnel qu'il adoptait lors des discussions sérieuses, nous nous disions qu'on était en train de se faire avoir.

- Royalement, ajouta Quatre. Et qu'il était peut-être temps de revoir nos méthodes de travail.

- Tout à fait d'accord, approuva Duo, le visage mortellement sérieux. Wufei, pour commencer, tu devrais arrêter d'apporter ton sabre au bureau, tu effraies et déconcentres tes petits camarades !

Après un grognement dans lequel on pouvait entendre un « shazi » venu d'on ne sait où, Sally reprit, un léger sourire ornant ses lèvres, qui pourtant s'effaça bien vite :

- En une semaine, on n'a absolument pas avancé d'un pouce. Personne n'arrive à voir Lowe Jr., à avoir la moindre petite idée de qui il s'agit et de quelles sont exactement ses intentions. Même la personne que nous avons coursée hier, on ne sait pas si c'était vraiment lui ! Mais dans ce cas que faisait-il là ? Etait-ce un complice ou quelqu'un travaillant pour des adversaires cherchant à brouiller les pistes ? On n'en sait strictement rien, et si on continue à attendre gentiment un autre rendez-vous dans ce genre, on n'est pas sorti ! Il faut vraiment changer de méthodes. Lowe Jr. n'a jamais utilisé cette identité depuis qu'il était aux Etats-Unis, on ne trouvera donc rien pour nous aider ici. Ce qu'il nous faut, c'est fouiller son passé. Savoir qui était sa mère, pourquoi son père a été tué, s'il utilisait vraiment son fils pour remplir ses contrats les plus difficiles ! Nous avons déjà des hommes infiltrés dans le milieu des tueurs à gage, il faut les utiliser.

- Sally, commença Duo après quelques minutes de réflexion, c'est extrêmement vaste ! De plus, même quand Lowe était en vie, personne ne semble avoir rencontré son fils.

- Je sais bien Duo, mais bon dieu ce gosse ne peut pas avoir vécu cloîtré ! On peut bien réussir à trouver quelqu'un qui l'ait rencontré, ou qui sache quelque chose.

- Et si… commença Wufei après que le silence se soit installé, et si on commençait par ceux qui ont tué Lowe ? Les tueurs à gage doivent savoir de qui il s'agit. Tout se sait dans leur milieu.

- Sauf ce qui concerne ce fameux Lowe Jr., grogna Zechs, mais personne ne préféra relever.


Malgré ses yeux qu'elle fermait le plus fort possible, la pièce tanguait tout autour d'elle. Ses ongles s'enfonçaient dans ses paumes, laissant de profondes traces. Le sang, parfois, perlait, mais elle ne le sentait pas. Pas plus qu'elle ne sentait tout son corps se mettre à trembler. Elle se consumait de l'intérieur. Tout brûlait. Elle brûlait. Elle agonisait. Elle avait envie de hurler. Mais elle ne pouvait pas, elle était empêchée par un autre cri, de pure souffrance, qui résonnait en elle. Le cri d'une petite fille. Son cri.

Elle le savait obscurément, mais c'était loin, tellement loin… Il fallait juste que cela cesse. N'importe quoi. Et tout ce sang, tellement de sang qui s'échappait d'elle, tellement… Et qui allait rejoindre un autre sang déjà présent. Pas le sien. Elle ne savait plus à qui il appartenait. Mais pitié, pitié qu'elle ne l'apprenne pas, qu'elle ne s'en souvienne pas, qu'on ne le lui dise pas. Deux uniques larmes commencèrent à pointer au coin de ses yeux, et amorcèrent tranquillement leur descente sur le visage crispé, de douleur, de terreur.

Toc toc toc.

Elle se raccrocha à ce son. Elle savait que grâce à lui, elle pourrait sortir de son enfer. Lentement, il fallait qu'elle revienne à la réalité. Il le fallait. Si elle ne voulait pas devenir plus folle qu'elle ne l'était déjà.

- Elina, tu es là ?

Alors seulement elle émergea, à l'entente de son prénom prononcé par Hilde. Je ne suis pas là-bas, je n'y serai plus jamais… Ses yeux s'ouvrirent sur ce qui lui servait de salon, qui tanguait tout autour d'elle. Elle eut le temps de crier en direction de la porte un « j'arrive ! » avant de se précipiter vers la salle de bain et de vomir le peu que contenait son estomac.

Lentement, elle se redressa et affronta son reflet dans la glace. Elle était étrangement pâle, les yeux légèrement hagards, un peu comme si elle avait fumé (et pas une « innocente » cigarette), et elle s'était arrachée la peau des lèvres avec les dents, à force de trop vouloir retenir son cri.

En tremblant, elle tenta d'améliorer le plus rapidement possible son état, se rafraîchissant le visage, la bouche, nettoyant les entailles qu'elle s'était faite aux mains. Une minute plus tard, souriante, elle ouvrait la porte à Hilde et s'écartait pour la laisser entrer, suivie de Réléna.

- Hilde, Léna, comment ça va ? Désolée de ne pas être venue tout de suite mais je n'étais pas tout à fait habillée !

Aucune des deux jeunes filles ne posa de questions, bien que Hilde eut quelques soupçons. Mais Elina était trop bonne actrice pour qu'on puisse douter de sa parole si on ne la connaissait pas, et si on ne connaissait pas l'existence de ses crises qui faisaient de sa vie un enfer, à l'image du drame qui les avait déclenchées.

Soudain Elina eut honte, en voyant Hilde lui rendre son sourire. L'autre brune avait traversé des situations tout aussi traumatisantes qu'elle, et elle souriait, riait, plaisantait. Bien sûr Elina le faisait aussi, mais elle s'en voulait, elle avait trop honte d'être heureuse, d'avoir des gens qui l'aimaient pour la soutenir. Tout son être culpabilisait, ses rires étaient coupés nets, ou devenaient hystérique, ses sourires se fanaient, ses plaisanteries étaient cyniques. Et elle se détruisait, elle n'y pouvait rien, elle se haïssait. Et elle avait honte, encore et toujours, elle avait honte.

- Alors les filles, demanda-t-elle d'un ton enjoué, que me vaut le plaisir de votre visite ?

- Lina ! commença Hilde, une expression indignée sur le visage, voyons, je viens te présenter le résultat de ma mission ultra secrète d'hier soir !

Une expression sadique passa sur le visage de la serveuse :

- Et Heero s'est tellement ridiculisé que tu as jugé bon que Léna puisse également en profiter ?

Pour toute réponse, un grand sourire éclaira le visage de Hilde, répondant au sien.


Sally, Wufei, Duo, Quatre et Zechs étaient en train de parler de la stratégie à appliquer pour recueillir au plus vite le maximum de renseignement sur Lowe Jr. quand le commandant Noventa entra dans la salle. Aussi surprenant que cela puisse paraître vu la situation, une expression légèrement soulagée se lisait sur son visage. Duo se leva d'un bond :

- Laissez-moi deviner ! On n'est plus autant à la masse ! On a réussi à trouver quelque chose qui pourrait éventuellement nous aider dans un avenir lointain si dieu le veut ?!

Wufei pensa qu'effectivement, cela résumait assez bien son état d'esprit. Le commandant Noventa acquiesça :

- On peut voir les choses comme ça. On va dire qu'on a réussi à avancer en ce qui concerne Howard.

Un regard vers les jeunes gens lui apprit qu'il avait réussi à capter toute leur attention. Il s'expliqua :

- Nos agents infiltrés parmi les tueurs à gage se sont faits fournir par Howard plusieurs fois ces derniers mois. Ils ont fini par repérer plusieurs membres de son organisation, hauts placés. D'autres agents les ont sondés incognito en engageant des conversations désuètes dans les magasins, chez le coiffeur, dans la vie quotidienne quoi, toujours sans se trahir. Aucun d'entre eux ne serait prêt à parler, mais il y en aurait quand même un d'un peu plus disposé que les autres, vous savez, avec une petite pression…

- Qu'est-ce qu'on attend ? demanda Wufei.

- D'avoir le maximum de choses pour faire pression sur lui. Un type comme celui-là est en général capable d'une petite pirouette pour se sortir d'un petit pétrin. Plus on aura de choses sur lui, moins il ne pourra nous contrer.

Les agents acquiescèrent et Duo se rassit. Le commandant sortit alors qu'il reprenait leur conversation. Mais il n'y avait pas à dire, une bonne nouvelle remontait toujours le moral, surtout si elle s'était faite attendre.


Bon c'est loin d'être un chapitre génial et il est même un peu chiant, la deuxième partie de ce chapitre n'est pas forcément mieux mais c'est nécessaire pour faire avancer l'histoire un minimum. Désolée. Je pense (qui a dit "c'est faux"?) que je mettrai la fin du chapitre pendant les vacances. Bye.