Vaas - « QUOI ? REDIS-MOI ÇA ? QU'EST-CE QUE VOUS AVEZ FOUTU PUTAIN ?! »
Vaas venait d'apprendre ce qu'il était arrivé à son champ d'opium plus tôt dans la matinée. Après avoir fait partir le convoi la veille, il était parti au nord de l'île, aux abords d'un bateau échoué depuis des années, le « Médusa », afin de gérer d'autres affaires en cours. En soirée, il avait appris que le convoi n'était jamais arrivé à sa base. Mais étrangement, Vaas ne s'était pas mit en colère, comme s'il se doutait que ça allait se produire. Pire encore, la situation avait eut l'air de l'amuser, sur le coup. Fait tout aussi surprenant, aucun mort n'était donc à déplorer parmi les hommes qui l'entouraient. Le camp s'était donc endormi sans effusion de sang.
Mais le lendemain, en début d'après-midi, lorsqu'il était rentré à sa base, un de ses hommes était venu lui annoncer la nouvelle, qui visiblement, l'agaçait beaucoup plus.
Pirate - « Comme j'te le dis, on aucune nouvelle des champs numéro 3, on pense qu'ils se sont tous fait niquer, les champs doivent être en cendres, et... »
Vaas - « ET Y A PERSONNE QUI A EUT L'IDEE D'ALLER VERIFIER AVANT QUE J'ARRIVE ? PUTAIN MAIS VOUS VOUS FOUTEZ DE MOI ? C'EST PAS DES P'TIS MERDEUX QUI VONT POURRIR TOUT CE QUE J'AI FAIT JUSQU'AUJOURD'HUI, ALORS TU PRENDS DEUX AUTRES TYPES, UNE RADIO, ET VOUS FONCEZ LÀ-BAS EN VITESSE POUR VOIR CE QU'IL RESTE. »
Pirate - « Ok, on fonce ! Vous deux, là-bas, vous me suivez, faut qu'on parte aux champs 3, voir ce qui reste. Prenez vos flingues, et on fonce aux bateaux. »
Sur ces mots, les trois pirates tracèrent, sous les yeux passablement agacés de Vaas, qui se dirigea vers le poste radio de sa base.
Vaas - « Eh, toi ! Le connard qui fout rien, allumes la radio, j'ai un message à faire passer. »
Homme de radio - « Ouaip, ouaip, bouges pas... et voilà ! Tu veux que je contacte qui ? »
Vaas - « Tout les avant-postes. J'veux qu'il y ait plus de monde pour défendre ces endroits. Tous les mecs qui se baladent dans la jungle pour patrouiller, j'veux qu'ils se répartissent entre chacuns des avant-postes, ces types qui s'amusent à me faire chier n'en ont plus longtemps à vivre s'ils continuent à faire les malins comme ça ! »
Homme de radio - « Pas de problème, j'envoie tout ça, Vaas. »
Sans même répondre, Vaas sorti en jurant. Il n'était pas content, il fallait qu'il en finisse avec cette histoire. Ces types étaient moins cons qu'ils en avaient l'air, ils savaient s'y prendre pour l'emmerder bien comme il faut. Et il le savait, la prochaine fois qu'ils se feraient face, l'un des deux camps n'en sortirait pas vivant. Ou ces enfoirés réussissent à l'arrêter, ou bien... il fallait qu'ils réussissent à l'arrêter, ils n'avaient pas le choix. Vaas jouait avec eux depuis le début, comme s'il avait prévu tout se qui se déroulait en ce moment, il en avait marre de ces dégénérés qui l'entourait, il se réservait déjà une place en enfer à coté de sa sœur pour s'expliquer avec elle. Il se considérait comme sain d'esprit, car lui ne faisait jamais deux fois les mêmes erreurs, et pourtant le monde s'acharnait à lui faire croire qu'il était cinglé. Il avait pourtant vue en cette Inhumaine, Daisy, qu'elle était différente, pas seulement par ses pouvoirs c'est comme si elle avait compris le message qu'il tentait d'envoyer depuis tant de temps. Mais il gardait les pieds sur Terre : jamais il ne serait tué par des faibles. Celui ou celle qui parviendrait à le descendre devra s'en montrer digne.
Ses pensées se tournèrent ensuite vers sa sœur, et murmura :
Vaas - « Citra... Pourquoi m'avoir laissé dans cet enfer ? Qu'est-ce que j'ai fait qui a déconné ? Je me retrouve avec cette bande d'incapable à cause de toi... »
Il retourna ensuite aux baraquements de son fort, où se trouvait une bonne partie de ses hommes, occupés à jouer aux cartes, ou s'adonner à la lecture de magazines pornos, bref, occupés à ne rien foutre.
Vaas - « Eh, j'veux deux types avec moi, on va faire un tour au chantier naval, à l'est du Médusa. »
Tous les hommes se dévisagèrent, puis deux d'entre eux se sacrifièrent, craignant que toute la garnison y passe si personne ne réagissait assez vite au goût de Vaas.
Le temps pour Vaas de passer par l'armurerie pour récupérer des munitions de son D50, et à ses hommes de récupérer leur AK-47, et ils prenaient le bateau en direction du sud, où étaient garés des pick-ups sur la plage de l'île principale, la forteresse de Vaas étant sur une petite île à part au nord de l'île.
Une fois arrivés sur la plage, Vaas s'installa à la mitrailleuse du véhicule, et prirent la route. Soudain, en cours de trajet, de la fumée noire s'échappa du capot, et le pick-up s'arrêta après un violent bruit provenant du moteur.
Vaas - « Putain, mais c'est quoi, ça ? Pourquoi il faut que ça tombe en panne maintenant, j'ai autre chose à branler ! »
Les deux pirates débarquèrent, et l'un d'eux souleva le capot.
Pirate 1 - « C'est l'une des bougies qui a claqué, mais on en a une autre de rechange dans le pick-up, parmi tout le bordel. »
Vaas - « Alors magnes-toi de réparer ça, j'veux que dans dix minutes, on soit reparti. »
Pirate 2 - « C'est un peu chaud, en dix minutes, Vaas. Laisses-nous vingt minutes, et ça devrait aller. »
Vaas - « Si dans quinze minutes, c'est pas encore bon, j'vous abandonne aux bêtes du coin. J'vais pisser, mettez-vous au boulot. »
Les deux pirates, effrayés, réagirent au quart de tour, pendant que Vaas s'enfonçait un peu dans la jungle.
Deux minutes plus tard, Vaas fit son retour, et sans un mot, s'allongea à l'arrière du pick-up.
Peu de temps après, il se redressa, descendit, et s'approcha de ses hommes, son arme sortie :
Pirate 1 - « C'est bientôt bon, on a encore cinq minutes devant nous. »
Vaas - « Prenez vos armes, on a de la bête qui s'amène. »
Les deux pirates se regardèrent, puis observèrent autour d'eux, avant de se retourner vers leur chef :
Pirate 2 - « De quoi tu parles, il y a rien ici ! Pas un bruit, ni rien, à part nous au beau milieu de... »
Aussitôt Vaas leva son arme, et tira dans le crâne d'un léopard qui venait de bondir en direction du pirate. Les deux hommes se retournèrent, et virent le léopard au sol.
Pirate 2 - « Putain... j'ai rien dit. »
Ils levèrent ensuite leur arme, prêt à tirer sur les créatures à venir. Derrière Vaas s'amena un tigre, qui bondit dès qu'il fut à sa portée, au moment où les deux pirates remarquèrent sa présence. Mais au dernier moment, Vaas se retourna, Mit son bras gauche en garde, qui se logea sous la gorge de la bête, et mit le canon de son D50 dans la gueule du monstre, avant de tirer.
Au même moment, trois dragons de Komodos surgirent de la jungle pour foncer sur les pirates, lesquels en abattirent deux, mais le troisième s'empara d'un des pirates, et le dévora au cou, avant de finir criblé de balles. La bataille terminé, le pirate se retourna vers son chef, et vit à ses pieds le cadavre du tigre, mais aussi celui d'un léopard supplémentaire.
Pirate - « Bordel... Mais comment c'est possible, c'est pas humain... » Murmura t-il
Comme s'il l'avait entendu, Vaas se retourna, avec un sourire carnassier et un regard malsain.
Vaas - « Bon... et si tu t'occupais de cette putain de bagnole, PARCE QU'ON A ASSEZ PERDU DE TEMPS ! »
Pirate - « Euh... ouaip... ouaip, j'en ai pour deux minutes, plus qu'à finir de relier un fil ou deux. »
Les réparations du pick-up terminées, les deux hommes reprirent leur chemin, laissant là le cadavre du pirate malchanceux parmi ceux des animaux : les autres bêtes se feront un plaisir de faire le ménage.
Ils finirent par atteindre le chantier, où se trouvaient plusieurs hommes, affairés aux réparations des zodiacs et autres bateaux notamment.
Vaas - « Vous en êtes où ? J'ai besoin de bateaux supplémentaires, j'ai trop de commandes, alors si vous voulez vivre, annoncez-moi une bonne nouvelle ! » Fit-il en débarquant
Le lieutenant en charge de superviser l'endroit fit son apparition et s'approcha, l'air peu confiant après tout, rien n'est plus incertain que l'issue d'un dialogue avec Vaas.
Lieutenant - « On a réussi à réparer deux bateaux pour les livraisons depuis ton dernier passage, et trois zodiacs, ça devrait aller. »
Vaas - « Ouaip, ouaip... j'espère pour vous en tout cas. Emmenez un des bateaux au champ 2, l'aut' au champ 5. Et les zodiacs, ils restent là, ils pourraient bientôt servir. »
Lieutenant - « J'envoie les bateaux... On attend de la visite ? »
Vaas - « Ouaip, de cinq petits bâtards qui prennent leur pied à me faire chier. Il se pourrait qu'ils viennent par ici, pour récupérer un bateau... ou alors pour tout flinguer, comme à leur habitude. »
Lieutenant - « Faut s'attendre à de la résistance ? Besoin de renforts ? »
Vaas - « Vous êtes quinze ici, donc si vous faites bien votre taf, ça devrait aller. »
Lieutenant - « OK, OK... bon, je lance les bateaux. »
Le soleil commençant à descendre, Vaas se dirigea vers un des baraquements et se coucha après avoir cuit et mangé le morceau de viande qu'il avait ramené du tigre qu'il avait descendu plus tôt dans l'après-midi.
Le lendemain, Vaas fut levé plus tôt encore qu'à l'accoutumée, lui qui avait l'habitude de se lever aux aurores s'était levé en avance sur le soleil. Comme il voulait voir les choses avancer, il envisagea d'abord de tirer ses hommes de leur lit, puis se ravisa : il voulait finalement profiter d'un peu de solitude et s'arracher à ses obligations, ses hommes se lèveraient à l'heure habituelle pour bosser. Puisqu'il était bien en avance, et seul, il décida de partir à la chasse. Il se dirigea vers l'armurerie pour aiguiser son couteau, sa machette, et s'empara d'un arc, de flèches et de trois couteaux de lancer : pour lui, cela suffisait amplement, il avait appris à se battre avec le temps, à survivre au milieu de la jungle, et puis, il ne s'éloignerait pas trop du camp, le jour allait se lever dans moins d'une heure. Il revint avec une morsure à la jambe, et des morceaux de chien sauvage, qu'il fit cuire et mangea, avant de se soigner avec une seringue qu'il avait confectionnée avec les plantes locales ainsi qu'un bandage.
Il venait de terminer ses soins quand ses hommes se levèrent et se mirent à travailler. Il avait des affaires à gérer en ce moment, mais choisit de les remettre à plus tard, il voulait s'amuser un peu. Il passa ainsi la matinée ainsi qu'une partie de l'après-midi à s'occuper sur le chantier, parfois en avançant des réparations, ou en tapant une partie de carte dans les baraquements avec ses hommes (lesquels s'arrangeaient pour que Vaas l'emporte de temps en temps, quitte à y laisser une partie de leur paie, il valait mieux ça que leurs burnes). Alors que l'après-midi se terminait, l'homme en charge de la radio du chantier arriva :
Homme de radio - « Hé, Vaas ! J'ai un message de la base, apparemment, on va avoir de la visite. »
Vaas - « De qui ? Ces connards d'agents qui font des leurs à cette heure ? Ils sont pas si tardifs d'habitude. »
Homme de radio - « Nan, rien à voir. Apparemment, c'est un gars qui vient en hélico, il bosse pour une organisation, qu'il a dit, c'est... euh... HYDRA, un truc du genre, si je dis pas de conneries. »
Vaas - « Putain, mais qu'est-ce qu'il fout là ? Ils sont au courant pour les agents ou quoi ? Il s'amène à la base ? »
Homme de radio - « Nan, le type de la radio de la base lui a dit de venir ici. »
Vaas - « Fais chier, putain... bon, OK, remettez-vous au taf, j'vais l'attendre »
Alors que le soleil venait de disparaître à l'horizon, un bourdonnement d'hélicoptère se fit entendre, qui apparut, et se posa sur l'héliport prévu aux abords du chantier, d'où descendit son pilote ainsi qu'un homme en costume. Vaas s'approcha rapidement et prit la parole en tentant de contenir son agacement :
Vaas - « C'est vous les types d'HYDRA ? Vous nous voulez quoi ? Vous devez en vouloir pour être venu de si loin... »
Homme en costume - « Je me nomme Kall. Et je suis bien d'HYDRA, Monsieur Monténégro, j'aimerais m'entretenir avec vous pour un éventuel... Travail. »
Vaas - « Ben voyons... OK, machin, qu'est-ce qui vous fait croire que je suis intéressé ? »
Kall - « Vous avez déjà travaillé pour nous par le passé, et mon patron, Monsieur Grant Ward, espère pouvoir remettre ça. »
Vaas – « Suivez-moi. » fit-il, sans cacher son agacement cette fois-ci, avant de leur tourner le dos pour se diriger vers le bâtiment principal abritant les baraquements.
Une fois installés autour d'une table, Vaas reprit :
Vaas - « J'aime autant vous dire que je suis assez chatouilleux de la gâchette, surtout en ce moment, et que si vous me gonflez, j'vais pas hésiter à sortir mon flingue. Maintenant, expliquez-vous. »
Kall - « Vous avez déjà travaillé pour nous, et vous avez plus que rempli nos espoirs ce jour-là, nous aimerions vous proposer un nouveau contrat, si vous êtes intéressé. »
Vaas - « J'me souviens qu'on a bossé ensemble, ouaip. Un contrat presque comme un autre, tiens ! Mais je recommence, qu'est-ce qui vous fait croire que je recommencerais à bosser pour vous ? »
Kall - « Vous êtes un mercenaire, non ? Vous faites ça pour l'argent, et votre prix de la dernière fois nous convient aussi bien aujourd'hui. »
Vaas - « Possible, sauf que moi, ça me convient pas. Mon prix a augmenté depuis l'aut' fois. »
Kall - « Pardon ? Et pour quel motif ? De nouvelles armes ? »
Vaas - « Une réussite assurée plutôt. On ne peut pas en dire autant de tout le monde. »
L'homme comprit aussitôt à quoi Vaas faisait allusion : l'échec d'HYDRA lors de son attaque du SHIELD.
Kall - « Les choses se sont heurtées à un imprévu, mais... »
Vaas - « Nan, sans blague ?! Putain, vous me sortez qu'il faut que je nettoie l'intégralité d'un bunker, d'une base complète, ce que je parviens à faire, et vous êtes pas foutu de faire de même alors que vous étiez plus nombreux, et avec des forteresses volantes. Votre organisation, là, elle est encore vraiment en vie au fait ? Nan, mais bon, c'est bien beau, mais si je bosse pour trois pécores qui ont pas les moyens... »
Kall ne cacha pas son agacement suite à cette allusion ramenant à de tristes souvenirs :
Kall - « Notre organisation est en train de renaître de ses cendres, plus forte que jamais, décidée à remettre le couvert à la première occasion. Mais nous avons besoin de toute l'aide disponible si nous voulons un jour nous en sortir. »
Vaas - « Je fais pas crédit. Et j'ai pas encore décidé si ça nous intéresse. C'est quoi, la mission ? »
Kall - « Une mission de grande durée, à grande échelle. Nous prévoyons de ré-attaquer le SHIELD, de reprendre le contrôle de ce monde, mais l'échec ne sera pas permit cette fois-ci. »
Vaas leva la tête aussitôt avec un sourire, comme si cette proposition l'amusait.
Vaas - « Bon, j'vais réfléchir. J'vous dis ça demain matin. Mes hommes ont bientôt fini, ils vont amener à bouffer, et vous pourrez aller pioncer, prenez-vous les couchettes du fond, elles sont pas utilisées. »
Sur ces mots, Vaas se leva, et sorti. En effet, ses hommes entrèrent quelques peu de temps après, avec de la nourriture pour tout le monde, puis les lumières s'éteignirent, Vaas était resté dehors à penser, mais pas à la proposition d'HYDRA, il avait déjà décidé comment les choses allaient se dérouler pour ces deux-là, depuis le début. Il pensait aux agents du SHIELD qui s'amusaient à foutre le bordel sur son île sans qu'il ne parvienne à savoir où ils se planquaient. Il faudrait qu'il les trouve, ceux-là, il finirait par trouver comment s'occuper d'eux, il n'en doutait pas, mais chaque choses en son temps : d'abord HYDRA, ensuite le SHIELD. Il vit que l'un de ses hommes n'était pas encore entré se coucher, mais semblait s'y diriger. Il se dirigea vers lui :
Vaas - « Hé, t'es pas encore couché ? »
Pirate - « Nan, j'y vais justement, j'avais un truc à finir. »
Vaas - « Amènes-toi, j'ai une p'tite idée qui va bien nous faire rire, tu vas aider. »
Le pirate semblait surprit que Vaas requiert de l'aide, c'est pourquoi il accepta aussitôt.
Pirate - « Je t'écoute, faut que je fasse quoi? »
Vaas - « On va faire mumuse avec l'hélicoptère des deux marioles. On va jouer avec la mécanique, le pilote va se planter sous nos yeux. Ce modèle est inutile pour nous, pour quoi que se soit, alors autant s'amuser. »
Les deux hommes se mirent à l'ouvrage : ils sabotèrent le moteur, coupèrent quelques câbles, et dévissèrent partiellement l'hélice directionnelle, puis partirent se coucher.
Comme la veille, Vaas se leva plus tôt que d'habitude, personne ne semblait levé, même les deux visiteurs dormaient profondément. Vaas piocha dans la réserve de nourriture, et choisi de s'entraîner, avec des couteaux de lancer pour commencer. Il prit une planche pour cible, et s'éloigna d'une quarantaine de mètres. Il envoya ainsi ses cinq couteaux pile au centre, en gardant un visage neutre : à cette distance, personne n'aurait atteint la cible, alors mettre au centre cinq couteau de suite, il y avait de quoi se réjouir. Et pourtant, lui n'était ni surpris, ni réjoui, puisque ce n'était qu'une énième fois parmi bien d'autres. Ses hommes s'étant levés dans les temps, seuls dormaient encore les représentants d'HYDRA, que Vaas choisi de réveiller à sa manière : il se replaça à la même distance, sorti son D50, et vida un chargeur, toujours au centre de la cible. Attirés par les coups de feu, les deux dormeurs se précipitèrent à l'extérieur, sous les rires des hommes de Vaas.
Kall - « Qu'est-ce que cela signifie ? Quel était le but de tout ceci ? »
Vaas - « Ici, c'est moi qui dirige, et si je choisi de m'entraîner, je le fais. Ça pose un problème ? »
Kall - « Non... aucun. » fit-il en fronçant les sourcils, signe de son agacement, à peine levé.
Vaas - « Ouaip, c'est bien ce que je croayis. Maintenant que vous êtes là, on va p'tet pouvoir causer de votre affaire là, j'ai décidé de... » Fit-il avant de s'interrompre.
Il venait de sentir une odeur... une odeur de sang. Quelqu'un ou quelque chose avait été tué dans les environs. Il entendit ensuite des voix, très lointaines, qui provenait du même endroit que l'odeur de sang, pas suffisamment distinctes pour comprendre se qu'il se disait, mais suffisamment proche pour que Vaas comprenne de qui il s'agissait. Enfin, un très léger tremblement dans l'air et le sol acheva de le convaincre, mais personne ne semblait avoir entendu quoi que se soit Vaas estima la distance à environ 900 mètres.
Kall - « De ? Je vous écoute. »
Vaas - « Putain, mais qu'est-ce qu'ils foutent là ? Ils s'amusent ou quoi ?
Kall - « Pardon ? De quoi parlez-vous ? De qui ? »
Vaas - « Il y a des types qui se croient en tourisme sur mon île depuis quelques jours, et ils foutent un paquet de bordel. Voilà qu'ils s'amusent à chasser, et à casser des cailloux. Faut croire qu'ils sont devenus tarés. »
Kall - « Et vous ne cherchez pas à les descendre ? Qui sont-ils ? »
Vaas - « Une équipe du SHIELD, et je les laisse venir à moi, je sais que je les attire. Ils peuvent casser autant qu'ils veulent, ça ne fera que prolonger leur agonie à l'arrivée. »
Kall - « Du SHIELD ? Depuis combien de temps sont-ils là ? »
Vaas - « J'en sais rien, peut-être un peu moins d'une semaine. Qu'est-ce que ça peut foutre ? »
Kall - « Et vous n'avez pas cru bon de nous avertir ? On se serait fait un plaisir de s'occuper d'eux, à HYDRA. »
Vaas fut sur lui en deux secondes :
Vaas - « J'ai pas d'ordres à recevoir de qui se soit, connard ! Si je décide d'attendre ou de les laisser vivre quelques jours, c'est pas des pécores qui vont m'obliger à les descendre. »
Kall - « Faites bien attention, Vaas, on n'insulte, ni ne défie HYDRA sans payer les conséquences. »
Vaas - « C'est une menace ? C'EST UNE MENACE ? VOUS OSEZ ME MENACER SUR MON PROPRE TERRITOIRE ? VOUS VOULEZ CREVEZ ? TU VEUX QUE JE VOUS SAIGNE ? »
Kall recula, inquiet, et réalisant qu'il venait probablement de signer son arrêt de mort. Vaas poursuivi :
Vaas - « VOUS VOULIEZ MA RÉPONSE ? LA VOICI ! » Fit-il avant de sortir son arme de poing, et de loger une balle dans la jambe de Kall. « ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE ! JE BOSSE PAS AVEC DES FAIBLES QUI SE FONT NIQUER ALORS QU'ILS ONT L'AVANTAGE LORS D'UNE GRANDE ATTAQUE ! »
Kall s'écroula au sol, et chercha à se diriger vers l'hélicoptère en rampant, tandis que son pilote s'y approchait plus rapidement. Vaas se plaça alors devant lui.
Kall - « Vous êtes fou... »
Vaas - « Nan, c'est pas moi qu'est fou. C'est vous, et toute organisation à deux ronds. Est-ce que vous connaissez la définition du mot ''folie'' ? »
Kall garda le silence, en l'observant d'un œil noir.
Vaas - « La folie c'est quand on répète sans cesse les mêmes erreurs, encore et encore et encore, en espérant que ça change. Voilà ce que c'est, la folie. Et vous, vous voulez reprendre le SHIELD, le ré-attaquer, en vous disant que ça marchera ! C'est vous qui êtes taré ! » Fit-il en levant les yeux en arborant un sourire narquois. « C'est vrai qu'c'est dingue, quand on y pense... » Ajouta t-il, avant de s'accroupir devant Kall. « Au fait, est-ce que je vous ai déjà donné la définition du mot ''folie'' ? »
Puis il posa le canon de son arme sur le front de Kall, et le tua. Puis il se tourna vers le pilote, qui venait d'atteindre l'hélicoptère. Un sourire se redessina sur le visage de Vaas, et le pilote grimpa en vitesse dans l'hélicoptère, et mit le moteur à pleine puissance. L'engin se souleva, puis se mit à tourner sur lui même avant de se crasher 30 mètres après la sortie du chantier, au milieu des arbres de la jungle.
Vaas - « Votre organisation à la con, je me torche avec... Bien ! Et maintenant, les cinq enfoirés. S'ils sont pas loin, c'est qu'ils se sont installés dans les environs... »
Il se dirigea vers la station radio du chantier, avec un plan en tête. Une fois arrivé, il somma le garde d'allumer la radio sur la fréquence des postes-avancés du coin.
Vaas - « Hé, appel aux camps de la zone nord-est, les branleurs du SHIELD sont dans le coin, restez vigilants. Vous avez tous compris ? »
Chacun des camps confirma avoir reçu le message, à l'exception de deux, qui maintenaient le silence radio. Vaas compris aussitôt : les agents du SHIELD avaient pris possession de l'un d'entre eux, peut-être même y vivaient-ils. Quant au second... il estimait que les agents l'avaient détruit pour le faire chier. Mais Vaas s'en moquait, maintenant qu'il savait où se trouvait leur base. C'est pourquoi il choisi de leur envoyer un message, ils devaient être rentrés depuis peu. Il adressa ainsi le message au deux bases, l'une d'elles étant détruites, eux seuls le recevront :
Vaas - « Salut les lopettes ! Vous allez bien j'espère. Ça vous dit de venir vous amuser avec mes hommes ? Il y a un chantier naval pas loin, vous voulez venir jouer à la bataille navale ? Je vais pas tarder à partir, mais venez quand même y faire un tour, mes gars s'ennuient, vous allez quand même pas les faire attendre ! On se retrouve plus tard mes biches ! »
Puis il changea la fréquence, se branchant sur le canal de sa base, et demanda à recevoir un homme en armure et mitrailleuse pour la protection du site, ainsi qu'un soldat de chaque avant-poste du coin, pour un total de 10 hommes supplémentaires, puis sortit de la pièce. Avec un peu de chance, ils viendraient dans la journée, il n'était pas encore bien tard. Il s'adressa à ses hommes :
Vaas - « Bon tenez-vous sur vos gardes, c'est pas impossible que vous ayez de la visite cet aprem ou sur les jours à venir. J'ai fait venir un homme lourd en plus, il devrait se pointer dans l'heure. »
Un pirate s'avança, c'était celui qui avait voyagé avec Vaas et survécu aux bêtes la veille.
Pirate - « Comment tu le sais ? Comment tu peux savoir? Il y a des trucs qu'on comprend pas. Comment tu fais ? Hier encore, tu parviens à te faire un tigre et deux léopard sans broncher, aujourd'hui, tu annonces que ces connards sont dans le coin, sans que l'on entende ou voit quoi que ce soit, alors quoi ? »
Vaas - « Il y a pas que l'autre gonzesse qui a des pouvoir, elle est pas unique, tu sais, abruti. »
Les pirates se regardèrent, puis comprirent : Vaas en était un, c'était un Inhumain. Ça expliquait comment il avait connaissance de la recette de la seringue qui avait neutralisés les pouvoir de Daisy, comment il faisait pour toucher une cible à cinquante mètres, ou comment il survivait si facilement face à des bêtes. Puis les mercenaires se remirent au travail sans un mot, sur ordres de Vaas.
Celui-ci fit signe de son départ, puis grimpa dans un pick-up, et repris la route en direction de sa base, il avait un business à faire tourner.
A suivre...
