Ça faisait un mois. Un mois de bonheur sans faille, un mois pendant lequel jamais de sa vie Kazuya ne s'était mieux senti. Sa bonne humeur était si inébranlable, que même les sottises des membres de KAT-TUN n'en venaient pas à bout, ce qui les inquiétait passablement, car ils avaient presque l'impression qu'on leur avait changé leur bouillant leader. Il transpirait le bonheur et la joie de vivre par tous les pores de sa peau, ce qui était presque contagieux et tout était prétexte à éclater joyeusement de rire. Comme si sa personnalité réelle avait été cachée pendant des années et que seul son amour pour son Yuya avait eu le pouvoir de la révéler aux yeux de tous. Du reste, à chaque fois qu'ils se croisaient, c'était des sourires, des regards et des baisers pleins de tendresse. Un matin, après avoir passé toute une nuit à y penser, le leader se dirigea vers la loge de ses collègues de News et ouvrit la porte en lançant un tonitruant "OHAYOOOOOO !' accompagné d'un grand sourire.
- Kazu ! lança le cadet en se précipitant vers lui, un magnifique sourire aux lèvres.
- Salut Kame ! le salua Shige.
- Yo ! fit de même Massu.
- Salut Kame, dit Koya, qui était ravi que ses cadets aient trouvé le bonheur ensemble.
- Qu'est ce qui t'amène de si bon matin ? demanda Yamapi, étonné.
- He ?
- Il est à peine 8h. J'ai de quoi être surpris.
- Ah. Heu, j'avais quelque chose à demander à mon Yuya, répondit le leader de KAT-TUN en souriant.
- Oh, c'est mignon cette façon de l'appeler, remarqua Kato avec un sourire amusé.
- Bah, c'est Tegoshi, termina Ryo.
- Tu voulais me demander quelque chose, Kazu ?
- Oui, viens, dit-il en le prenant par la main pour l'entraîner vers le couloir.
- C'est secret à ce point que tu ne puisse pas lui en parler devant nous ? demanda Keiichiro.
- Heu... fit Kamenashi en jetant un regard interrogateur à son petit ami.
- Ben, ça dépend ce que c'est, mais ça ne me dérange pas, dit Yuya avec un sourire.
- D'accord... Heu... J'ai passé toute la nuit à y penser... et j'ai décidé de... heu... (il inspira pour se donner du courage et le regarda bien en face) Yuya, tu... tu veux vivre avec moi ?
- Eh ? souffla le cadet qui n'en revenait pas, le coeur battant soudainement plus vite. Tu veux dire... dans le même appartement ? Chez toi ?
Un hochement de tête affirmatif lui répondit.
- Oooooooooooooh c'est trop ch- ne put s'empêcher de s'exclamer Koyama, avant d'être interrompu par la main de son leader qui se posa sur sa bouche.
Et Tegoshi sauta dans les bras de son bien-aimé.
- Bien sûr que je veux ! lança-t-il en se mettant à pleurer de joie tant il était heureux à l'idée de pouvoir vivre avec celui qu'il aimait plus que tout.
- Ils sont trop adorables tous les deux, souffla Ryo avec un mince sourire.
- C'est vrai ? Tu... Tu veux bien ? redemanda Kazuya, incrédule, en refermant les bras autour de son cadet.
- Tu pensais que j'allais refuser une telle chose ?
- Je ne savais pas trop comment tu allais réagir en fait... Alors, oui j'avais un peu peur que tu refuse... avoua le KAT-TUN, piteux.
- Et ben, qui aurait cru que notre petit Tesshi allait vivre avec le soooooooooooo sexy Kame... soupira Koyama d'un air théâtral.
- Je vois pas où le problème, rétorqua joyeusement le cadet en lui tirant la langue.
- Bah c'est trop émouvant de voir un oisillon quitter le nid, dit l'aîné de News en essuyant du doigt une larme imaginaire.
- Arrête, c'est pas parce que je suis le plus jeune que je suis forcément un gamin... alors tes "petit Tesshi" et "oisillon", tu peux les garder pour toi.
- Oh, Tego, il plaisante, intervint Yamapi. Tu connais Kei...
- Ouais mais c'est pas la première fois ! Avant je disais rien, mais ça commence à me gonfler que tout le monde ne me voit que comme "le mignon Tegoshi" ! Je sais faire autre chose, merde !
La surprise de l'explosion figea sur place le plus âgé du groupe, qui ouvrit démesurément les yeux.
- Mais, Tesshi...
- J'en ai marre, c'est tout.
- Pardon... s'excusa Koya en baissant la tête.
- Tu n'as jamais rien dis, alors on ne pensait pas que ça te pesait à ce point, dit encore Yamashita.
Surtout que tu en as toujours joué jusqu'à présent...
- J'en ai joué pendant plusieurs années, c'est vrai, mais vous n'avez donc pas remarqué que j'avais arrêté depuis plusieurs mois ?
- Bah... avec l'habitude... on a pas fais gaffe, fit encore Koya.
- Maintenant que tu le dis... commença Shige. Je me rappelle le jour où tu as accepté le drama, tu avais réagi quand j'avais fait une remarque du genre...
- J'aurai dû le voir aussi... désolé, s'excusa Massu.
L'explication de Shige mit la puce à l'oreille de Kazuya.
- Yuya... tu veux quand même pas dire que t'as accepté de jouer dans ce drama pour... faire oublier cette image de toi ?
- Si. C'était pour ça au départ.
- Baka... soupira l'aîné en le serrant contre lui, avant de sourire : Tu veux emménager quand ?
- Le plus tôt possible, bien sûr ! s'exclama-t-il en retrouvant son sourire.
- Alors on va avoir besoin d'un coup de main pour transporter tes affaires. (il se tourna vers ses collègues) Des volontaires ?
- Moi ! lança Shige en levant la main.
- Je pense qu'on est tous volontaires, dit Yamapi en englobant tous ses amis du regard.
- Ne te forces pas si tu ne veux pas, reprit Tegoshi en regardant Massu.
- Non, c'est mon rôle de meilleur ami de venir t'aider.
- Tu es sûr ?
- Au moins quelques cartons, termina l'aîné en souriant.
- Merci Massu, ça me touche que tu prennes cette peine.
- Même si tu dois me maudire, merci pour lui, dit à son tour Kazuya.
- Ne t'inquiète pas, je ne t'en veux pas. Mais on a toujours été là pour nous entraider, alors c'est pas aujourd'hui que ça va changer, ne ?
Content que son meilleur ami vienne aider à l'emménagement, il s'avança vers lui et le prit dans ses bras comme il avait toujours eu l'habitude de le faire avant, ce qui réjouit particulièrement l'aîné qui alla nicher son nez dans son cou. Avec un sourire, Tegoshi lui frotta le dos puis l'embrassa sur la joue avant de le libérer de son étreinte.
- Merci, murmura-t-il à nouveau.
- Ah et bien je préfère vous voir comme ça, tous les deux, que vous taper dessus comme l'autre fois, dit Yamashita, visiblement satisfait.
- Tu vois que ton côté mign... commença Keiichiro avant d'être interrompu par la paume de son compère de KoyaShige, qui lui souffla un "Koya, la ferme...".
- Mais vu la masse de trucs que comporte l'appart de Tego, il va falloir plus que sept paires de bras.
- Je pense que les gars seront d'accord pour aider aussi.
- Je vais leur demander, tu m'accompagnes ? demanda le leader à son petit ami.
- Oui, j'arrive, répondit le cadet avant de saluer le reste de son groupe de la main.
Le couple ne fit que quelques pas jusqu'à la porte de la salle de répétition des KAT-TUN et Kamenashi ouvrit la porte.
- Salut les g... (il s'interrompit en constatant que la pièce était encore vide) Evidemment, pour une fois que j'en ai besoin, y'en a pas un qui soit en avance... Ça t'ennuie qu'on les attende un moment ?
- Non non, on peut attendre.
- Y a de quoi démissionner des fois, je te jure... Ils m'agacent... pas un pour rattraper l'autre. Et je parie que Bakanishi sera à la bourre en prime.
- Allez... râle pas mon Kazu, fit Yuya en le prenant dans ses bras. Il faut voir le bon côté des choses, tu as le droit d'être un peu seul avec moi en attendant.
Le "mon Kazu" tout seul, eu le pouvoir de ramener le sourire sur les lèvres de Kame.
- C'est vrai... dit-il en fondant sur les lèvres de son cadet, les pinçant entre les siennes pour les caresser doucement.
En resserrant son étreinte, il pressa un peu plus les lèvres de son bien-aimé, les mordillant un instant avant de faire glisser sa langue d'une commissure à l'autre afin de demander le passage vers sa jumelle dont elle ne pouvait se passer. C'est ce moment que les membres du groupe choisirent pour entrer, un à un, faisant grogner leur leader interrompu dans son élan.
- Woh... on dérange ou quoi ? demanda Jin en voyant son meilleur ami bouche à bouche avec son petit ami.
- On peut repartir si tu veux, hein, fit Ueda, amusé.
Se séparant de Kazuya, Tegoshi offrit un sourire aux nouveaux arrivants, sans pour autant quitter ses bras.
- Bonjour ! lança-t-il joyeusement.
- Yo Tego ! répondit Koki. Ravi de voir que notre leader est à ton goût.
- A mon goût oui, appuya le plus jeune en passant sa langue sur ses lèvres.
- Pas besoin d'en rajouter, hein, râla Jin. On est venus bosser nous...
- Akanishi, pour une fois que t'es à l'heure, je te conseille de la boucler, râla alors ledit leader en fusillant son ami du regard.
- Tout de suite brimé, voilà mon lot... désespéra théâtralement l'interpelé.
Junno, lui, s'abstint de tout commentaire, n'osant même pas poser les yeux sur son ex.
- Et on peut savoir ce que vous faites tous les deux ici ? demanda alors Nakamaru.
- On avait quelque chose à vous demander.
- Ouais... Tego a accepté d'emménager chez moi. Alors on va avoir besoin de bras pour déménager ses affaires.
Un silence accueillit tout d'abord la déclaration.
- Sérieux ? fit alors Jin, incrédule.
- Et ben ! C'est que ça devient sérieux c't'affaire ! s'exclama Koki.
- Tu en doutais ? demanda Kazuya, menaçant
- Non non, c'est juste que je suis un peu surpris, c'est tout.
- Pourquoi ?
- Ben... ça fait à peine plus d'un mois, expliqua l'aîné du groupe, alors c'est un peu... rapide...
- Trop rapide ? demanda alors Tegoshi. Vous pensez qu'on va trop vite ?
- Bah... c'est pas nos oignons, ne, fit Jin, mais le fait est que je crois que vous mettez la charrue avant les bœufs. Et si vous vous rendez compte que vous vous supportez pas au quotidien ? Vous serez bien avancés.
- Ecoute, ça fait presque un mois qu'on se voit tous les jours, qu'on vit presque ensemble, alors je ne pense pas que ça posera problème.
- C'est vous qui voyez. Yen a qui ont essayé. Ils ont eu des problèmes...
- Pas drôle, Jin, lança Maru avec un sourire. Laisse les faire leur vie, ne ? C'est pas comme s'ils étaient tes gosses.
- Rah mais je sais bien... Mais... ah bah faites ce que vous voulez. En tout cas, vous pouvez compter sur mes bras.
- Sur les miens aussi, ajouta Tatsuya.
- Moi aussi, continua Koki en brandissant le poing.
- Pareil, termina Maru.
- Je passe mon tour. Désolé, dit Junno, avant de passer la porte dans l'autre sens.
Surpris, Kazuya se tourna vers son ami.
- Taguchi, tu...
- C'est pas contre vous. C'est juste... au dessus de mes forces pour le moment.
- Laisse, murmura Tegoshi à son petit ami. Je comprends ce qu'il doit ressentir, et il vaut mieux qu'il ne participe pas.
Sur ces mots, Junno sortit, laissant ses amis un peu embarrassés. Se tournant vers son petit ami, Kazuya, inquiet, lui demanda :
- Ça va ?
Connaissant la sensibilité de son cadet, il savait que, malgré son amour pour lui, quitter Junno avait dû le faire souffrir, aussi préférait-il poser la question.
- Ouais... ça va aller... répondit celui-ci en baissant légèrement les yeux.
Dans un sourire rassurant, l'aîné le serra davantage contre lui et l'embrassa sur la tempe.
- Alors c'est quand le grand déménagement ? demanda Jin.
- C'est à lui de décider.
- Le plus tôt possible sera le mieux, dit alors Yuya avec un sourire. Mais ça dépendra de votre disponibilité.
- On est toujours disponibles, fit Koki en levant le pouce.
- Après tout si on est absouts de répétitions par notre bien-aimé leader, c'est bon, ajouta Tatsuya en souriant.
- Demain ? demanda alors Kamenashi, avec une impatience presque enfantine.
- Woh, c'est la première fois que t'as l'air aussi impatient pour un truc ! fit remarquer Maru avec un sourire.
- C'est vrai ça ! Même pour une tournée, tu restais stressé et stressant, ajouta Koki.
- Stressant ?
- Ouais, toujours à vouloir re-re-re-re-re-vérifier si on était au point sur telle ou telle choré alors qu'on l'avait déjà répétée pendant des heures...
- C'est un crime d'être perfectionniste ? bouda le cadet du groupe en croisant les bras.
- Ah j'ai pas dit ça !
- Remarque, reprit Maru, Tego aussi est perfectionniste...
- Oh mon dieu, je ne veux même pas voir ce que ça donnerait... plaisanta le premier.
- Ce que donnerait quoi ?
- Si vous étiez tous les deux leaders d'un groupe...
- Je ne veux même pas imaginer... soupira Maru.
- Bah c'est pas pire que Yamapi, hein...
- Quoique Pi-chan est sûrement plus compréhensif que toi, mon coeur, le taquina Yuya avant de poser un petit baiser sur ses lèvres.
La stupéfaction figea Kazuya sur place, qui écarquilla les yeux et le fixa, bouche bée.
- Ça veut dire quoi ça ? Que je suis intolérant ?
- Mais non, je te taquine ! Pi-chan est juste un leader comme les autres, pas plus perfectionniste qu'Ohno-kun, que Yokoyama-kun ou même que toi.
- Ah, ça veut dire que seuls les leaders sont intolérants ? demanda Koki.
- J'ai pas dit ça, répliqua Tegoshi en perdant peu à peu son sourire.
Il y eut un court silence, puis, d'un ton un peu tendu, Kame demanda à Tegoshi :
- Demain ça te va ou c'est trop tôt ?
- Non c'est parfait... et... désolé, si je t'ai vexé... termina-t-il en murmurant pour que seul son petit ami l'entende.
- Mais non, c'est pas toi, t'inquiète, lui répondit-il sur le même ton, avant de dire à voix haute : je vous enverrai par mail l'adresse de Yuya. Soyez pas à la bourre où les répètes de la semaines prochaines seront tellement dures que vous voudrez tous crever.
- Aaaaaaaaah mais t'es sadique en plus ! protesta Jin.
- Tu veux voir à quel point je peux être sadique, Akanishi ?
- Nan ! ça va aller, merci, j'y tiens pas !
- Moi je veux pas voir, dit Koki.
- Moi non plus. Etrangement, je tiens à la vie, renchérit l'aîné du groupe.
- Bon... on répète aujourd'hui ou quoi ? On est un peu là pour ça à la base quand même, fit alors Jin, pressé de changer de sujet.
- Oui. On répète, acquiesça Kazuya. De toute façon, Yuya aussi a du boulot, ajouta-t-il en souriant à son petit ami.
- Alors il va falloir aller chercher Junno, on peut pas commencer sans lui, déclara Ueda. J'y vais.
- Je vais vous laisser dans ce cas, fit Tegoshi avec un sourire avant de se retourner vers Kazuya. On s'attend ce soir ?
- Bien sûr. Comme d'habitude.
- A ce soir alors, termina le cadet avant de déposer un petit baiser sur les lèvres de son petit ami.
Il se retourna ensuite, salua le reste du groupe d'un signe de la main, et sortit de la loge, refermant la porte derrière lui, un sourire étiré sur le visage. Il était véritablement heureux de pouvoir emménager avec son bien-aimé, c'était une partie du rêve qui commençait. Mais, alors qu'il allait rejoindre la porte de la loge des NEWS, il croisa Aiba Masaki qui se dirigeait, lui, vers celle de son groupe.
- Oh, salut Aiba-kun.
Comme surpris de trouver son cadet dans le couloir, l'interpelé sursauta à moitié et fit un petit sourire.
- Bonjour, Tegoshi-kun. Tu vas bien ?
- Très bien, et toi ?
- Ça va. Tu retourne à la loge de News ?
- Oui, parce que malgré les événements, on a toujours des répétitions...
- Alors bon travail, fit l'aîné en se hâtant de se diriger vers celle d'Arashi, au bout du couloir.
- Attends ! lança le cadet en le rattrapant.
Etonné, Masaki s'arrêta et se tourna vers lui.
- Hum ?
- Je... je déménage demain... est-ce que tu peux faire passer le mot aux autres ? On a besoin de bras pour m'aider à emménager...
- Tu as trouvé un nouvel appart ? C'est cool, sourit le plus âgé. Je passerais l'info.
- Euh... en fait, j'emménage chez Kame...
Il y eut un silence, puis le Arashi se mordilla la lèvre inférieure.
- Ah... fit-il, piteux et légèrement triste. Je vois. Ben... tant mieux pour vous.
- Désolé... reprit le cadet en baissant la tête.
- C'est... pas grave. L'important c'est que tu sois heureux après tout. Et... tu l'es... n'est ce pas ?
- Oui, très... mais te force pas à venir aider si tu ne veux pas, je comprendrais.
- Nan ça va. T'inquiète pas pour moi. Je pense que tout le monde voudra venir aider. Après tout, tout le monde t'apprécie, dit l'aîné dans un petit sourire.
- Merci Aiba-kun, dit Tegoshi avec un sourire. Je n'oublierai pas tes sentiments à mon égard, et n'hésite pas à venir me voir si tu as besoin de parler ou de quoi que ce soit d'autre, ne ?
- C'est gentil, mais ça ira, je t'assure. J'aurais dû me taire, je crois. Tu n'as pas besoin de t'inquiéter. Allez, bon courage pour la répétition, dit encore l'aîné, en posant une main sur son épaule, avant de s'éloigner.
Poussant un petit soupir, Tegoshi se retourna ensuite et ouvrit la porte de la loge pour reprendre les répétitions. A peine eut-il refermé le battant qu'il fut enveloppé de l'hilarité générale de la salle, lancée comme d'habitude par l'inséparable KoyaShige.
Le lendemain, à neuf heures, le ballet des cartons commença. Ils étaient si nombreux, que les choses avançaient relativement rapidement, si on exceptait le fait que, justement, ils étaient un peu trop nombreux et qu'ils avaient donc tendance à se rentrer dedans allègrement au détriment des cartons que portaient les uns et les autres. Les éclats de rire allaient bon train, comme les plaisanteries et les piques lancées aux uns et aux autres concernant la maladresse de certains. Après plus d'une heure de sagesse, Koyama, qui commençait à s'ennuyer de se contenter de transporter des cartons, aperçut quelque chose qui dépassait de celui que portait son compère de KoyaShige.
- He Shiggy-chan, c'est quoi ça ? demanda-t-il en attrapant l'objet qui l'intriguait.
- Eh ? c'est quoi ce truc ?
- Hééééé ! C'est une perruque ! (il l'examina, puis s'exclama) Hé elle te rappelle rien cette perruque ?
- Ah mais c'est celle que Tesshi portait pendant la tournée de WPD, non ?
- Hai !
- Attends passe la moi, j'ai une idée.
- He ? fit l'aîné du groupe, intrigué et surtout ravi à l'idée de pouvoir se divertir un peu de l'ennuyeuse tache.
Le cadet prit la perruque, la mit sur sa tête et en arrangea les mèches et la frange après avoir posé son carton sur le sol. Puis, en une parfaite imitation du propriétaire de l'objet, il se mit à sautiller allègrement vers Koyama, sous les yeux des autres travailleurs volontaires, pour poser ses mains sur le visage de son meilleur ami et de l'embrasser sur la joue.
- Kei-chan suki~
- Oi... fit l'interpelé en entrant dans le jeu, regardant son comparse comme si c'était leur cadet. C'est excitant ça...
- Mais qu'est ce que vous fichez tous les deux ? intervint Ohno qui se trouvait non loin du duo de comiques. On a autre chose à faire. Bossez un peu.
Entendant la voix de leur aîné dans le couloir, Shige se dirigea d'un pas léger vers lui et reprit la même position, déposant un petit bisou sur la joue du leader.
- Oh-chan, daisuki~
La surprise figea le leader d'Arashi, qui mit quelques secondes avant de réagir, repoussant son cadet.
- Mais c'est pas bientôt fini les conneries ? Y a pas de fans à faire crier là. Le fanservice, ça va bien hein... bougonna-t-il.
La seconde moitié du duo, qui venait de fouiller dans le carton à la recherche d'une seconde perruque, la plaça à son tour sur sa tête et adressa un signe de connivence à son cadet, avant de sautiller à son tour jusqu'à l'infortuné Satoshi qui n'avait rien demandé à personne et, s'accrochant à son bras, déposa à son tour une grosse bise sonore sur sa joue.
- Sukiiiiiiiiii.
- Ah mais ça suffiiiiiiiit !
- Chuuuuuu~ reprit Shige
- Oh ! Oh-chan a des amoureuuuuuuuux ! s'exclama alors Ninomiya, qui voulait se joindre à la vague d'embêtage de son bien-aimé leader.
- C'est trop chou !
- Nino-chan~ ! lança le cadet des deux pour venir l'embrasser sur la joue.
- Ah mais nan ! se récria l'intéressé en riant, avant de se planquer derrière Matsumoto. C'est Oh-chan qu'il faut embêter, pas moiiiii !
- Matsu-chan ? fit ensuite Shige en posant un doigt sur ses lèvres, mimant une bouille toute mignonne qui allait plus à son cadet le propriétaire de la perruque qu'à lui.
- Ah non ! Ah non ! Vous vous débrouillez tous les deux, hein ! protesta l'interpelé, en repoussant fermement son aîné à la rencontre de leur cadet.
Le spectacle était si drôle, que le ballet des cartons s'était arrêté et que les garçons qui n'étaient pas concernés par la "dispute", observaient la scène, le sourire aux lèvres.
- Mais quelle bande de couillons, souffla Kazuya au propriétaire desdits objets, en l'enlaçant. En plus, aucun des deux ne t'arrive à la cheville...
- Et là on se demande qui est l'aîné... ajouta Yuya en posant sa tête sur l'épaule de son Kazu pour le remercier de son compliment.
- Si même les sempais s'y mettent, il est pas prêt d'être fini le déménagement. Je dois m'en mêler tu crois ?
- Je te préfère contre moi plutôt qu'avec eux, tu sais...
- Moi aussi... Mais l'un n'empêche pas l'autre. Bouche-toi les oreille, bébé, répondit-il avant de prendre une grande inspiration et, portant les doigts à sa bouche, d'émettre un sifflement tonitruant.
- Holà, qu'est-ce qu'il nous fait l'amoureux ? demanda Shige.
- C'est pas bientôt fini ce bordel, les gars ? Sérieux, je voudrais bien qu'on ait fini avant la nuit, hein. Je suis pas tout seul dans mon immeuble. Déjà que c'est zone sinistrée pour cause de présence massive de Johnny's, n'abusons pas. (et, frappant dans ses mains, il ajouta de son ton le plus autoritaire) AU BOULOT !
Se regardant les uns les autres, les inoccupés se mirent au garde à vous en répondant dans un ensemble presque parfait un "chef, oui, chef !", avant de reprendre leurs cartons un moment abandonnés. Quand à Keiichiro, il retira la perruque avec un air penaud, la rangea dans son contenant initial et reprit lui aussi ses occupations. En râlant. Faisant de même, Shige suivit son aîné mais, avant qu'il ne passe la porte, il se tourna vers Tegoshi, et, pour faire rager Kamenashi, envoya un baiser à son cadet.
- Grrrrr...
Ayant eu la réaction qu'il souhaitait, Kato quitta l'appartement avec son carton et se hâta de rejoindre son meilleur ami qui chargeait le sien dans l'une des nombreuses voitures qui étaient garées sur le parking. Une fois tout le monde reconcentré, les choses allèrent plus vite. La direction des opérations avait été prise par Kazuya et tous suivirent le plan prévu. A savoir que toutes les voitures étaient restées accessibles, coffre et portières grandes ouvertes et que chaque personne sortant avec un carton, le chargeait dans la première voiture venue. Après deux heures d'efforts,
l'appartement du cadet des trois groupes fut totalement vidé et un "YATTAAAAAAAAAA !" généralisé se fit entendre. Enthousiasme vite douché par le leader de KAT-TUN, qui rappela à tout le monde, que c'était bien joli d'avoir vidé, mais qu'à l'arrivée, il allait aussi falloir remplir.
- Aaaaaaaaah Kamenashi-kun est encore pire que Oh-chaaaan ! se lamenta Ninomiya, désespéré par avance.
- Je confirme, glissa doucement Koki afin de ne pas recevoir les foudres de son leader.
- Comment vous faites pour le supporter au quotidien ? demanda le Arashi au rappeur. Plus jamais je critiquerais Riida...
- Bof, c'est une question d'habitude...
- Riidaaaaaaaaaaaa, aishiteruuuuu ! s'exclama-t-il alors en allant agripper le bras dudit leader, qui pensait en avoir fini avec ça.
- Ah nan, Nino, pas toi ! Lâche missa !
- Mais Riidaaaaa, je veux juste te montrer à quel point je suis content que ce soit toi le chef.
- Tu veux tester Pi ? demanda Ryo à Nino en agrippant son leader par le bras.
- Hé ! Mais arrête avec ça, Ryo ! protesta Yamashita. Tu m'en veux ou quoi ?
- Non, c'est marrant.
- Beuh...
- Allez, fais risette à tonton Ryo.
- Je te déteste, Nishikido...
- Je lui dirai, souris, t'es filmé, termina-t-il en désignant les caméras des fans.
- Nan, mais sans vouloir te vexer, Yamashita-kun, je préfère Oh-chan, minauda Kazunari en posant la tête sur l'épaule de son ami et leader en le couvant d'un pseudo regard amoureux, tout en battant des cils.
Ce qui fit rire tous les autres Arashi, sauf l'intéressé.
- Bah de toute façon, je voudrais pas être dans Arashi, se vengea Pi. Je finirais fou.
- Hé, ça veut dire quoi ça ?
- J'me comprend, fit-il en tirant la langue.
- Ah, je savais bien que tu nous aimais quand même, lança Shige.
- Bien forcé, j'ai pas le choix, répondit Tomohisa à son cadet, en lui souriant.
- Ah, pauvre chou, regardez comme il souffre, railla Ryo avec un sourire sadique.
- Ah oui je le plains vraiment là, tiens, reprit Koki.
- Aaaah jvous déteste touuuuuus !
- Moi aussi je t'aime, fit Nishikido.
- Le Yamapi est une espèce protégée je vous signaleuuuuh.
- Ouais ouais, on lui dira, dit Koya en rigolant.
- Ah bon ? Depuis quand ? demanda Shige. J'ai rien lu à ce sujet moi.
- Bon, VOTRE ATTENTION ONEGAI J'AI UNE IMPORTANTE ANNONCE A FAIRE ! s'écria alors l'aîné de News en agitant les bras comme un sémaphore pour que tous ses collègues le regardent.
- A quel sujet ? demanda Tegoshi qui venait de définitivement fermer son appartement.
Tout le monde s'étant tu et observant le News, celui-ci reprit :
- Il y a quelques jours, on a tous appris ce qui unissait nos deux zoziaux, là (il désigna Yuya et Kazuya) et on a aussi appris que d'autres que notre Kame national avaient des sentiments pour notre tout aussi national Tesshi. Alors comme on se demandait si d'autres n'étaient pas dans le même cas, j'ai fais un sondage à l'agence. Et voilà les résultats ! dit-il en sortant triomphalement un papier de sa poche pour le brandir devant la foule en délire.
- Ah oui le sondage ! s'exclama Ryo avec un grand sourire.
- Bah accrochez-vous à vos boxers les gars, parce que ça décoiffe !
- Oh ? tant que ça ? Y en a d'autres ?
- En dehors de Kame, Massu, Taguchi et Aiba-kun, il y en a... six autres !
- EEEEEEEEEEEH ? s'exclamèrent tous les présents.
- Six ? fit de même Shige.
- Hé oui, je vous avais prévenus que vous seriez surpris. Et certains risquent de vous surprendre. Vous voulez des noms ? demanda perversement Keiichiro en agitant son papier.
- Bah oui, plutôt ! répondit Jin.
- Vas-y balance, dit Ryo.
- Pour le suspense, je vais partir des plus jeunes. Alors chez les Hey!Say!JUMP!... nous avons... roulement de tambour... Yamada Ryosuke !
- Eh ? Sérieux ? fit Koki.
- Hé mais attends j'ai pas dit que je voulais savoir moi ! protesta Tegoshi.
- Hé oui. Et il y a aussi... Nakajima Yuto ! Oui oui, deux dans le même groupe !
- Arrête, ça deviens gênant !
- Non non continue, souffla Ryo avec un grand sourire sadique sur le visage.
- C'est qui le suivant ? demanda Yamapi, content qu'ils aient trouvé une autre victime que lui.
- Le suivant est un Kisumai ! J'ai nommé... Kitayama Hiromitsu !
- Kitayama ? s'exclama Maru. Alors là je m'y attendais pas du tout !
- He ? Même les backdansers ? réagit à son tour Tatsuya.
- Le suivant va vous surprendre encore plus.
- C'est possible ça ? fit Shige.
- Lui, j'ai eu du mal à le convaincre de tout m'avouer. C'est... Toma !
- Nan... tu déconnes là.
- HEEEEEEEEEEEEE ? s'exclama alors Pi. Mais nan c'est pas possible ça ! Il me l'aurait dit quand même !
- Et bah faut croire que non, mon cher Pi-chou, reprit Ryo en posant sa main sur sa tête.
- Rah mais nan, Kei, t'as dû mal comprendre !
- Oh que nan. D'ailleurs il rougissait de façon très très kawai en le disant.
- Oui, j'imagine d'ici ses yeux pétillants d'amuuur à l'entente de ce doux nom qui est celui de l'adorable Tesshi~ fit Shige avec un grand sourire.
- N'importe quoi... grinça Kazuya, qui n'appréciait pas tellement de se découvrir soudainement tant de rivaux potentiels.
- Crois pas t'en tirer comme ça, Ryo-chan. Le prochain nom, c'est une spéciale dédicace.
- Ah bon ?
- Ma-ru-ya-maaaaaaaaaa, chantonna Koya en détachant chaque syllabe du nom du Kanjani.
- EEEEEEEEEH ? C'est une blague ? Maru-chan ?
- Hé ouais !
- Bien fait ! triompha Yamashita.
- Tu veux qu'on reparle de Toma toi ? râla l'aîné.
- Nyon...
- Allez, la suite.
- Et le dernier mais pas le moindre...
- Oh, ça sent le sempaï ça... souffla Nakamaru.
- Taichi-sempai !
- QUOI ? Taichi-sempaï comme Taichi Kokubun ? s'exclama Shige.
- Bah y'en a qu'un seul avec ce prénom à l'agence, ne.
- Le TOKIO ? insista le cadet.
- Bah oui.
- Le présentateur du SCP ?
- Mais oui ! Bon, lui il m'a menacé de mort si je parlais de ça à quelqu'un mais bon...
- T'es mort~ chantonna Shigeaki.
- Mais nan mais nan... MAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIS (il prit le ton d'un commentateur d'évènement sportif) Mais dans cette course folle pour conquérir le coeur de notre Dom Juan malgré lui, il n'y a eu qu'un seul vainqueur : KAMENASHI KAZUYAAAAAAAA ! On applaudit bien fort le gagnaaaaaaant !
- Yeaaaah~ ! firent Koki, Maru, Shige en applaudissant.
- Koyama, je vais te tuer, t'es au courant de ça ? fit ledit Kazuya en s'approchant de son aîné de news, les mains en avant comme pour l'étrangler. On a pas idées d'avoir des idées à la con comme ça !
- Kyaaaaaaaa ! Shiggy-chan, sauve-moiiiii ! glapit l'interpelé en se réfugiant derrière son cadet.
- Nyooooon ! Moi aussi j'ai peeeeur ! Piiii, à l'aiiiide !
- Pas fous nan ? Je tiens à la vie moi ! Ryoooooooo !
- Vas crever, mauvais leader.
- Ryoooooooooo t'es trop méchaaaaaaaaaant !
- Mais oui mais oui, moi aussi je t'adore.
- Aaaaaaaaaaah mais Kameeeeeeeee ! tenta de se défendre Keiichiro en tournant autour des Arashi pour essayer de se sauver. C'était pour s'amuseeeeeeeeeer !
- On s'amuse pas avec des trucs comme ça, crétin d'abruti de baka stupide !
- Bah pour une fois que c'est pas moi qu'il appelle comme ça, marmonna Akanishi.
- T'as pas remarqué que Yuya ne sait plus où se mettre depuis tout à l'heure ? Je croyais que c'était ton ami !
- Mais...
Sur ces mots, le leader de Kat-Tun, en colère non pour lui mais pour son petit ami, tourna le dos et rejoignit son cadet, le serrant contre lui dans un geste de protection, le regard noir.
- Kazu... murmura celui-ci en enfouissant son visage rouge d'embarras entre les pans de sa veste.
- Je suis désolé, bébé... souffla Kamenashi. Viens, on y va, ces couillons nous rejoindront à l'appart avec les cartons.
La tête basse, Tegoshi se laissa emmener par son aîné, encore trop gêné pour pouvoir ajouter quoi que ce soit d'autre. L'embarras retomba sur les quatorze garçons restant et Koyama se mordit la lèvre, embarrassé.
- Vous croyez que je suis allé trop loin ? demanda-t-il à ses collègues et amis.
- Ben... faut croire que oui... souffla Shige qui s'en voulait d'avoir encouragé son meilleur ami.
- Merde... Merde, merde... Je voulais pas... Ils m'en veulent vous croyez ?
- Kame, sûrement, mais juste parce que t'as embarrassé Tesshi, répondit Tomohisa qui se sentait un peu mal aussi.
- En même temps, faut se mettre à la place de Tego, reprit Kato, ça doit lui faire vraiment bizarre de se dire qu'une dizaine de ses collègues est amoureuse de lui... je pense que je réagirais comme lui... non ?
- Je pense qu'on réagirait tous de la même façon, répliqua Ohno, ennuyé pour le cadet des trois groupes.
- On fait quoi alors ?
- Bah on est là pour amener les cartons chez Kamenashi-kun, décida l'aîné des trois groupes, alors finissons ce pour quoi on s'est tous réunis.
- Ouais, c'est ce qu'il y a de mieux à faire je pense, acquiesça Koki avant de se diriger vers sa voiture. Qui monte avec moi ?
- Personne~ chantonna Maru pour essayer de détendre l'atmosphère.
Finalement, après deux heures supplémentaires, la masse de cartons contenue dans les différentes voitures fut montée dans le (fort heureusement) grand appartement du KAT-TUN, qui se hâta de remercier ses collègues et amis, avant de les mettre plus ou moins à la porte, ne rêvant que de se retrouver seul avec son bien-aimé. Zigzaguant entre les cartons éparpillés partout, il se laissa tomber sur le canapé en l'attirant sur ses genoux.
- Enfin seuls... souffla-t-il.
- Oui, enfin...
Exténué par cette éprouvante tâche que d'avoir vidé son appartement pour venir s'installer chez son amour, il se blottit contre lui, passant ses bras autour de sa taille et posant la tête sur son épaule, il ferma les yeux.
- Désolé que ce couillon de Koyama...
- Bah, il fait pas exprès... je le connais assez pour le savoir...
- Ouais mais même. je supporte pas de te voir triste ou embarrassé... répliqua Kazuya en le serrant davantage contre lui.
- Ce qui sera embarrassant, c'est quand je vais tous les croiser à la Jimusho...
- Tu es un bon acteur, bébé. Tu peux faire genre que tu sais rien. Ils ont pas besoin de savoir que tu sais.
- C'est vrai... acquiesça le cadet en se blottissant un peu plus contre Kame, bercé par la douce chaleur qui émanait de leur étreinte.
- Au fait je t'ai pas demandé ton avis mais... ça t'ennuie pas que je t'appelle comme ça ? C'est un peu... bizarre...
- Tu trouves ? Moi je trouve ça adorable...
- Je dois pas encore être tout à fait habitué. C'est encore nouveau pour moi, tout ça.
- Je comprends... mais si ça te fais si bizarre que ça, ne te force pas, ne ?
- Bah c'est venu naturellement en fait. C'est si j'y réfléchis, que je trouve ça bizarre. Je devrais peut-être arrêter de penser, ne ? fit-il en riant.
- Oui, pourquoi pas, répondit le cadet en souriant contre sa gorge. Tu sais à quel point j'aime quand tu ne réfléchis pas, pas vrai ?
- Hum... Qu'est ce que ça sous-entend, ça ? Hum ? demanda Kazuya en prenant son visage entre ses mains, pour plonger son regard dans le sien.
- Mais je ne sous-entends rien du tout, voyons, répondit le cadet avec un sourire innocent.
- Mouais... A d'autres, ne. Je te connais par coeur maintenant. Le saint Yuya, ça passe plus avec moi. T'es un petit démon en fait...
- Tout de suite les grands mots... qu'est-ce que j'ai fait de si terrible pour être un démon ?
- Tu le sais très bien... Un mot de toi et je deviens fou...
- Je me demande bien quel genre de mot... joua Tegoshi en embrassant la gorge de son bien-aimé.
- Essaye, tu verra bien...
- Je connais un autre moyen que les mots pour te rendre fou, mon Kazu.
- Hum ?
Se relevant lentement, Yuya se rassit ensuite à califourchon sur les genoux de son aîné avant de rapprocher leurs bassins pour les faire entrer en contact, et il commença à rouler doucement des hanches tout en l'embrassant dans le cou. Ne s'attendant pas à une attaque en règle, l'aîné émit un petit hoquet étranglé et sentit presque immédiatement sa respiration s'accélérer, comme à chaque fois que son cadet le touchait.
- C'est ce que je disais... fit Kamenashi d'une voix légèrement plus rauque. Tu es un petit démon...
- Et je sais que tu aimes ça, ne ? demanda-t-il en réitérant son mouvement mais avec un peu plus de force cette fois.
Cette fois, ce fut un gémissement étouffé qui passa les lèvres de Kamenashi lorsque leurs bassins entrèrent réellement en contact.
- Mmm... Fais pas ça... souffla l'aîné de façon totalement contradictoire.
- T'es pas crédible, mon amour, continua-t-il en laissant un suçon bruyant dans son cou.
Resserrant son étreinte sur la taille fine de son compagnon, il le pressa davantage contre lui pour accentuer le contact contre son bas-ventre à présent réveillé, avant de laisser échapper une nouvelle plainte.
- Mmmm... mon Kazu... gémit Yuya en pressant cette fois complètement son bassin contre celui de son aîné, faisant se caresser leurs virilités à présent redressées.
Le petit démon qu'il avait comme petit ami savait très bien que l'entendre gémir comme ça et surtout gémir son prénom, rendait Kame complètement fou et que c'était une des clés qui le faisait immanquablement craquer. Cette fois ne fit pas exception à la règle. Le souffle désormais trop accéléré pour être innocent, il se releva, faisant glisser Tegoshi de ses genoux, avant de le prendre par la main pour l'entrainer vers sa chambre. LEUR chambre.
