réponses aux reviews:

Lunou: heureuse que mes chapitres te mette ainsi en joie, c'est très motivent.

Moonlight Feather: merci pour ta review, j'ai moi aussi lu ton travail (et jusque là j'adore).

J'encourage les autres lecteur à jeter un coup d'oeil à leurs fiction si se n'est pas déjà fait.

Sur ses belles paroles, bonne lecture !


Chapitre 9

Amaranth

P.D.V de Katya :

Cela fait maintenant trois jours que je suis ici. Je n'ai pas à me plaindre. Loin de là. Allongée sur mon lit, je chantai doucement en écoutant de la musique. Je ne m'étais pas rendu compte à quel point elle m'avait manqué. J'étais sur le dos, mes bras croisés derrière ma tête, quand je senti une présence au-dessus de moi. Sans même m'en rendre compte je me retrouvai debout contre la fenêtre, tout mon corps tendu et les poings serrés.

_Hou là ! Eh bien, en voilà un accueil ! gloussa Laito.

Je me détendis un peu.

_Désolée, un vieux réflexe.

Le vampire roux s'assit sur le lit. Je lui rendis son sourire. Il a beau être un pervers, je l'aime bien quand même. Il a toujours le sourire et il rit de tout comme de rien. Même si je sais qu'il est dangereux, sa présence à quelque chose de… comment dire ? Enjouée ? Chaleureuse ? Dans un sens il porte bien son nom : Laito, lumière. Il est une sorte de lueur ténébreuse, capable d'être aussi bien gentil qu'effroyable. Je l'avait bien vu dès mon premier jour ici. Mais je crois avoir trouvé l'astuce : ne pas se débattre pour ne pas se prendre dans la toile. Hypothèse qui s'était confirmé hier, quand Shū était allongé près de moi. Au début, je n'avais pas eu d'autre envie que celle de mettre le plus de distance entre nous. Mais comme je ne bougeai pas, il ne m'a rien fait. Je savais qu'il allait me mordre quand même, mais ne pas paniquer avait rendu les choses moins pénibles.

_Qu'est-ce que tu chantais quand je suis entré ? me demanda Laito, me sortant de mes réflexions.

_Ho, Sleeping Sun, de Nightwish.

_Nightwish ? Je ne connais pas, c'est quel genre de musique ?

_Du métal symphonique.

_Je peux écouter pour voir ?

Je revins m'asseoir sur le lit et lui donna un écouteur. C'était le refrain.

_Pas mal. Mais ça ne ressemble pas vraiment à du métal.

_C'est vrai que c'est une des plus calmes. Mais il y en a des plus fortes si tu veux.

_Tu peux me donner les titres pour que j'essaye ?

_Hum… il y a… She in my sin, Bye Bye Beautiful, Amaranth, Escapist, et Wish I Had An Angel…

_Ok, merci. Et sinon, tu sais peut-être pourquoi je viens te voir ?

_Pour mon sang ?

_Bingo ! Honnêtement je préfère le sang de Bitch-chan, mais Ayato ne la lâche plus depuis l'autre jour…

_Il n'y a pas de mal.

_Dans ce cas, par où je commence ? Le haut où le bas ?

_Pas mon cou si c'est possible.

Il sourit. Un sourire qui n'auguré rien de bon pour moi. M'attrapant par les épaules, il m'allongea sans peine. Il gloussa comme il me dominé, puis se pencha pour mordre… dans ma cuisse ! Je lâché un cri en agrippent la couverture. Il but comme ça pendant cinq minutes. Je retins un soupir de soulagement quand il se retira. Avec lui mieux vaut être prudente : ce genre de son aurait pu lui donner d'autres idées. C'est vrai qu'il n'est pas mal, mais je ne ressens aucune attraction pour lui.

_Eh bien, tu ne veux plus fuir ?

_A quoi ça servirai ?

_A rien ! Tu apprends vite, ma petite sauvage.

_Espérons que ce sera vrai pour mes leçons.

Nous nous tournons tous deux vers la porte. C'était le vampire aux cheveux noirs avec des lunettes. Je ne me souviens pas avoir entendu son nom, mes ses prunelles sanglantes et son regard froid me donnait des sueurs froides. De plus il semblait agacé, voir énervé. Si faire profil bas était une bonne idée avec les autres, avec lui se serai une obligation.

_Ah, Reiji ! Tu te joins à nous ?

Reiji fronça les sourcils. Si Cerbère avait une forme humaine, il lui ressemblerait sans doute.

_Ne sois pas ridicule. Je viens la chercher pour lui faire faire des exercices, comme je l'ai dit hier.

Laito se leva en faisant une moue déçue. Il quitta la pièce en me lançant un dernier sourire qui semblait vouloir dire "bonne chance". Reiji me regarda de haut en bas.

_Qu'est-ce que tu as là ?

Il s'avança dans la chambre d'un pas rapide. Il allait s'emparer de mon MP3 quand je me reculai d'un coup, tenant le petit objet hors de sa portée. Il ne fit rien pour me retenir. Son regard se durci en me lançant des éclairs.

_Viens ici.

C'était un ordre, pas de doute là-dessus. Sa voix était semblable au claquement d'un fouet.

_Viens, c'est la dernière fois que je le dis gentiment.

Mon estomac se retourna d'un seul coup. J'avais déjà entendu cette phrase avant. J'étais pétrifiée, incapable de faire le moindre geste même si je le voulais. Le vampire perdit patience : il m'attrapa avec violence par le bras. Il serra si fort que je me retrouvai à genoux devant lui.

_Il paraît que tu ne nous crains pas, et bien il est grand temps que ça change.

L'étau sur mon bras se resserra encore. Je ne sentais déjà plus le bout de mes doigts, mon avant-bras devenait froid, le sang ne devait plus pouvoir y circuler.

_Eh ! Il se passe quoi là ?!

Je reconnu la voix du vampire aux cheveux d'argent. Je me rendis alors compte que j'avais fermé les yeux sous l'effet de la douleur. Je les rouvrais. Il marqua un arrêt en voyant la scène. Il s'avança à son tour, comme pour s'interposer.

_Relâche-la. Tu n'arriveras à rien de cette façon.

Reiji le regarda un instant, puis lâcha mon bras. Je m'effondre aussitôt sur le sol.

_Soit, dit Reiji. Tu as dix minutes pour l'amener dans mon bureau.

Sur ses mots il sorti. Une fois seul, l'argenté se baissa à ma hauteur. Il prit mon bras meurtri et le massa doucement là ou Reiji l'avait attrapé.

_Aller, debout, dit-il en passant un bras autour de mes épaules pour me soulever.

Il m'amena sur le lit et m'y assis.

_Eh, regarde-moi.

Il me parlé gentiment, sa voix me réconforte un peu. Je levai mes yeux sur ses prunelles vermeilles. Il tendit une main vers mon visage pour essuyer les larmes que je n'avais pas senti couler sur mes joues.

_Qu'est-ce que tu tiens ? Je ne vais pas te le prendre, montre-moi juste.

J'ouvris ma main, dévoilant le MP3 qui était toujours en marche.

_Shū te l'a rendu ?

_Oui, hier.

_Suis-moi, il faut y allé maintenant. N'ai pas peur, je reste avec toi.

Je le suivi donc sans discuter. Nous traversons le manoir sans rencontrer personne. Arrivés devant une porte, il entra sans prendre la peine de frapper. Sachant qui se trouvait à l'intérieur, je m'accrochai au bras de mon protecteur. Il me regarda avec surprise mais ne fit rien pour se dégager.

_Hum…

Reiji se racla la gorge. Il me toisait d'un air meurtrier.

_Subaru, tu peux me dire où elle a eu cet appareil ? demanda-t-il en montrant mon MP3.

_Je l'ai trouvé dans son campement et je lui ai rendu. Où est le problème ? Ce n'est pas comme si elle pouvait appeler quelqu'un avec !

_Bien, passons. J'ai préparé des exercices dans à peu près toutes les matières pour évaluer son niveau scolaire. Selon ses résultats je l'inscrirais dans une de nos classes.

L'argenté se nomme donc Subaru. Il me poussa en douceur vers le bureau. Je me mis tout de suite au travail. Une heure plus tard, j'avais terminé. Reiji regarda ce que j'avais écrit.

_Bien, dit-il en se tournant vers moi et Subaru, il semble que vous ayez le même niveau. Vous serez donc dans la même classe.


P.D.V externe :

Reiji pris la décision de ne pas emmener Katya aux cours avant le lundi de la semaine à venir, le temps d'inventer les informations nécessaires au dossier d'inscription. La capture de la jeune fille par Ayato et Subaru s'était déroulé le mardi soir, Reiji l'avais donc évalué le jeudi. Ce qui lui laissait trois jours pour créer tout un dossier scolaire avec de fausses informations. Trois jours que l'humaine passa soit dans sa chambre à écouter de la musique, soit à explorer le manoir sous la surveillance de Subaru.

Pour son malheur, Reiji lui avait formellement interdit de mettre les pieds dehors. C'était apparemment sa punition pour ne pas lui avoir obéis. Yui était elle aussi privée de sortie. Au cours des trois jours les deux filles avaient fait plus ample connaissance. Comme l'avait remarqué les vampires, elles n'avaient pour ainsi dire rien en commun : Yui avait une peur constante des six vampires, et tout au contraire Katya appréciait la compagnie des garçons, surtout Laito avec qui elle aimait plaisanter et écouter de la musique. Elles s'entendaient bien cependant.

Enfin, Katya les appréciait tous, sauf Reiji. Elle faisait tout pour l'éviter quand cela était possible, ce qui qui semblait parfaitement convenir à ce dernier. Avec Kanato et Ayato, c'était une autre histoire. Lorsque Yui était trop faible pour qu'ils lui prennent du sang, c'était Katya qui leurs servait de "provision de secours". Le premier lui faisait tant penser à un gamin qu'elle finissait toujours par lui céder sans trop protester. Ayato lui s'amusait à la malmenait un peu comme il le faisait avec Yui. Quant à Shū elle aimait entrer sans bruit dans sa salle de musique pour l'écouter jouer du violon ou parfois du piano. Il ne se plaignait pas de sa présence, elle était comme une ombre silencieuse assise en tailleur aux pieds du piano ou près du canapé quand il jouait du violon. Il était même déjà arrivé une fois où la jeune fille s'était endormie au côté du vampire blond et qu'il fut obligé de la porter dans sa chambre.

Le dimanche soir, veille de sa première nuit de classe, Reiji la fit venir dans son bureau, seule cette fois.

_Bien, lui dit-il, tu t'es comporté correctement ces derniers jours. Je t'autorise donc à te déplacer seule dans le manoir. Les jardins te sont cependant toujours interdits, compris ?

_Oui, Reiji-san.

_Pour ce qui est de l'école, tu seras dans la même classe que Subaru. Et à partir de maintenant tu t'appelles Amara, et tu es une cousine de Yui qui est venue vivre ici parce que ses parents sont morts il y a quelques mois dans un accident de la route. Si tu as des questions, c'est maintenant.

_Pourquoi ce nom-là ?

_Nous en avons discuté avec mes frères. C'est Laito qui l'a trouvé dans une des musiques que tu lui as fait écouter. Pourquoi cette tête surprise ?

_Je ne pensais pas que vous étiez frères. Vous êtes si différent les uns des autres…

Reiji poussa un soupir.

_J'avais oublié que tu ne savais rien. Nous sommes tous frères ou demi-frères. Notre père a eu trois épouses qui sont maintenant toutes décédées. La première était la mère d'Ayato, Kanato et Laito. La seconde était notre mère à Shū et moi. Enfin la troisième était la mère de Subaru.

Il y eu un bref moment de silence.

_Comment sont-elles mortes ? demanda finalement Katya.

Elle avait posé cette question d'une voix faible, comme si elle savait à quel point il était dangereux d'aborder ce sujet.

_C'est nous qui les avons tuées.

La réponse fit l'effet d'une douche froide à la jeune fille. Elle savait que les vampires étaient capables de tuer, c'était même une évidence incontestable. Mais l'entendre confesser de l'un d'eux était autre chose.

_Quoi ? Tu te demandes comment nous avons pu commettre un tel acte ?

Reiji s'amusait presque de la réaction de l'humaine.

_Alors ?

Il s'était rapproché d'elle. Il voulait la mordre, elle le sentait. Il était le seul avec Subaru à ne pas l'avoir encore fait. Il lui attrapa le menton pour la forcer à le regarder dans les yeux.

_Tu as perdu ta langue ? Je t'ai choqué peut-être ? Ou alors tu as vraiment perdu ta mère ?

_Non.

Sa voix neutre déstabilisa le vampire dont les prunelles vermeilles s'emplirent de colère. Il allait parler quand elle poursuivit :

_Je ne l'ai pas perdu puisque je n'en ai jamais eu.

Reiji sourit. En disant cela, elle venait sans le savoir de l'aider dans ses recherches pour savoir qui elle était vraiment. Elle était une orpheline qui n'avait jamais connu ses parents, ou du moins pas sa mère. Il l'amena brutalement contre lui. Elle voulut se débattre. Grosse erreur. Si cela amusait ses frères, Reiji lui ne supportait pas qu'on lui résiste. Il la repoussa contre un des murs de la pièce. Elle n'eut pas le temps de retrouver son équilibre que déjà le vampire la plaqua contre le mur.

_Je ne supporterais pas une telle arrogance !

Il planta violemment ses crocs dans la gorge de sa victime. Elle souffrait et c'était ce qu'il voulait. Il but à longs traits. Quand il la lâcha elle tomba à ses pieds. Rien ne lui aurait fait plus plaisir.

_C'est ça, craint moi, tremble, pleure même…

Katya ne bougeait plus. Elle savait bien maintenant qu'elle ne faisait pas le poids, qu'elle n'avait aucune chances avec un tel prédateur. Avec un soupir Reiji la pris dans ses bras et la ramena dans sa chambre. Sur le chemin il croisa Laito, qui les suivit jusque dans la chambre de Katya. Reiji la déposa sur son lit et reparti, la laissant seule avec le vampire aux cheveux roux.

_Amara ? appela-t-il en s'asseyant près d'elle.

Elle se tourna et croisa ses yeux de jade. Elle lui sourit faiblement.

_Merci pour mon nouveau nom.

_Oh mais de rien ! On peut écouter un peu de musique ?

Pour toute réponse Katya alluma le MP3 et tendit un écouteur à Laito qui s'allongea sur le lit. Sur le pas de la porte, Subaru regarda sa protégée s'endormir contre son demi-frère.

_Pauvre idiote, tu ne sais donc pas ce que tu risques ? Tu veux mourir ? murmura-t-il.


P.D.V de Katya :

Le lendemain, Subaru m'apporta ses cours pour que je les recopie. Il me donna aussi un sac à dos noir avec toutes les fournitures dont j'aurais besoin.

_Comme on est dans la même classe, me dit-il, tu te mettras à côté de moi. C'est la seule place qu'il reste de toute façon. Et ça évitera que d'autres élèves te posent des questions auxquelles tu ne pourrais pas répondre.

_D'accord.

Je ne demandais pas mieux. Plus le moment d'y aller approchait plus je commençais à angoisser. Ce qui n'échappa pas au vampire aux cheveux d'argent.

_Ne t'en fait pas. J'ignore ce qu'on a pu te faire avant, mais dans cette école personne ne te touchera. Le simple fait d'être vue avec nous éloignera tout le monde. Ils ne savent pas ce que nous sommes vraiment mais ils nous craignent.

Je hochai la tête. Ça me fait vraiment bizarre que quelqu'un qui ait à peu près mon âge s'occupe de moi. Avant, il n'y avait que la cuisinière de l'internat qui se préoccupait de mon bien-être. Le soir Reiji vint me donner de nouveaux vêtements.

_C'est ton nouvel uniforme, m'annonça-t-il. Je te préviens tout de suite : je ne tolérerai pas le moindre faux pas. Tu dois savoir ce qui t'attend si jamais tu crées le moindre problème.

Une heure plus tard, je montai dans la belle limousine noire avec Yui et les frères Sakamaki. Je m'assis entre Shū et Subaru. Le trajet dura une dizaine de minutes dans le silence le plus complet. Une fois arrivée, j'attendis que tout le monde ai quitté la voiture avant de descendre à mon tour. Le bâtiment était immense, presque aussi grand que le manoir. Voir même plus si on comptait la cour et les terrains de sport. Je suivais Subaru d'aussi près que possible. Il fendait la foule des autres élèves sans la moindre difficulté. Je percevais les remarques et les regards sur mon passage : « eh, c'est qui cette fille ? », « comment ça se fait qu'elle le colle sans qu'il s'énerve ? », « vous croyez qu'ils sont ensemble ? », etc… Arrivé dans la salle de cours Subaru se dirigea droit vers les deux bureaux au fond à droite de la pièce. Il me laissa m'asseoir à côté de la fenêtre. Je lui étais reconnaissante d'avoir pris ses places là, je ne sais pas si j'aurais supporté d'avoir quelqu'un derrière moi.

_Tiens, Subaru-kun s'est enfin trouvé une petite amie ?

La personne qui avait parlé est un jeune garçon aux cheveux blonds doré avec des yeux bleus ciel. Sa peau est pâle, il devait faire à peu près la même taille que Subaru, je n'en suis pas sûre car il est assis devant nous avec un autre garçon plus petit avec ce qui ressemble à un béret rouge sombre. Il est plutôt… "mignon…"

_ Tss… La ferme Mukami !