Les personnages appartiennent à SM.

L'histoire appartient à lifelesslyndsey, elle est parue sous le titre : '' Mood Ring '' lien sur mon profil.

lilyloo est ma ßêta pour ce chapitre. Merci pour ton travail remarquable.


Chapitre dix

POV Jasper

'' Je pense que je devrais m'excuser pour cela. '' a-t-elle dit comme si de rien n'était.

Pourquoi diable s'excusait-elle ?

'' - J'étais tellement plongée dans mes propres pensées. Réfléchissant à toutes les choses que j'aime, toutes les personnes que j'aime et envers qui je suis reconnaissante que j'ai oublié que tu pouvais sentir tout ce que je ressentais. Je pense t'avoir bouleversé, parce que au moment où j'étais perdue dans mes pensées, tu m'as presque immédiatement renvoyé tout ce que je ressentais et tu avais tes bras enroulés autour de moi. C'est comme si ce que j'avais ressenti avait rebondi sur toi avant de revenir à moi. Donc, ne le prends pas mal. ''

Ensuite, elle s'est assise, me rappelant pourquoi je l'aimais, cette créature désintéressée, indulgente et aimante. Mon cœur s'est gonflé de l'entendre avouer son amour sur toutes les choses importantes pour moi, mais j'étais sûr que les émotions que j'avais ressenties étaient bien les miennes. Je l'aimais réellement.

Elle a continué en posant sa tête sur mes épaules. Je voulais tellement envelopper mes bras autour d'elle, m'envelopper autour d'elle et l'attirer contre moi, mais je ne l'ai pas fait. S'il le fallait, je l'aimerais de loin et si cela ne signifiait rien de plus que sa tête sur mon épaule, j'allais chérir chaque moment.

Cette jeune fille, cette douce jeune fille, Isabella, elle me faisait me sentir tellement... réel.

'' - Je pensais à la journée où tu m'as trouvé. '' a-t-elle murmuré les yeux fermés. '' - Le jour où je voulais mourir et où j'ai réalisé que je ne voulais pas réellement mourir. Je voulais simplement laisser tout derrière moi. Je voulais un nouveau départ, Jasper et tu me l'as donné. Tu m'as aidé à faire table rase du passé. ''

Je me suis battu pour contenir le pur bonheur qui gonflait en moi. Elle pensait que je lui avais donné une nouvelle vie alors que c'était elle qui m'avait sauvé et je l'ai aimé davantage pour cela. '' - Je vais te donner ce que tu veux, Bella. Tout ce que tu demanderas. '' ai-je murmuré et je me suis demandé si c'était trop. Putain, si ça, ça ne sonnait pas effrayant.

Mais elle semblait satisfaite, soulagée et contente. J'ai donc pensé que c'était seulement ce qu'il fallait dire. J'ai ri intérieurement, titillé par les vibrations de ses émotions plaisantes qui me traversaient, mais toujours déconcerté par la sensation d'écho. Je n'y avais pas beaucoup réfléchi depuis le jour où elle s'était réveillée, mais elles étaient beaucoup plus vagues aujourd'hui.


'' - Aller, Jasper ! '' a-t-elle sifflé alors que j'essayais de décoller mes chaussures du fond.

Putain de stupide Armani de merde. Ils ont trouvé leur destin au fond d'un bayou de Louisiane.

'' - Char m'a montré l'endroit idéal pour chasser. Tu peux aller te chercher un lynx, mais les ours noirs sont en voie de disparition. '' m'avait-elle expliqué. Et j'avais dû rire, elle s'en souciait réellement.

Je l'avais rencontré sur le seuil. '' - Que vas-tu prendre au dîner ce soir ? '' Comme si je ne le savais pas.

Et il était là, ce sourire malicieux que j'aimais tant.

'' -Alligators. ''

Nous étions à genoux dans les marécages de Louisiane, recouvert de boue et d'immondices. Bella semblait y être parfaitement insensible, debout dans son short, ses cheveux ramassés dans un chignon désordonné sur le dessus de sa tête. Elle avait de la boue étalée sur sa poitrine et j'ai brusquement compris pourquoi les femmes humaines luttant dans la boue étaient si attrayantes.

'' - Vas-tu prendre un alligator, Jasper ? '' a-t-elle demandé, en s'immobilisant brusquement. Je pouvais les sentir tourner autour de nous, sentir de la confusion, mais pas de peur.

Elle s'est accroupie dans les eaux limpides, nous étions à l'embouchure de la rivière à présent, jusqu'à ce qu'elle soit trempée jusqu'à la taille, son débardeur blanc accroché à sa peau. Putain, pourquoi portait-elle du blanc ? Elle savait qu'elle allait se mouiller.

À moins que... hé bien, elle savait qu'elle allait se mouiller.

Mais c'était de l'espoir putain et je ne voulais pas y songer.

'' - Montre moi comment procéder, chérie. '' ai-je répondu, écartant mes yeux de ses seins dansant à la surface de l'eau.

Elle a souri. '' - Très bien. Mais si tu fait une putain de chose pour foutre en l'air ma chasse, je vais te botter le cul, Major. ''

Soudain, elle a bondi, plongeant sous l'eau et y restant. J'ai paniqué. Où est-elle allée, putain ? Nous n'avons pas besoin de respirer, mais sérieusement, est-ce que c'était nécessaire ? Dois-je aller la chercher ? Je devrais le faire. Elle pourrait être blessée. Elle pourrait avoir perdu une putain de jambe ou quelque chose d'autre.

Alors que je formulais ces pensées, Bella a refait surface, mais mon souffle de soulagement n'est jamais venu.

'' - Bella, c'est quoi ce bordel ! '' ai-je crié, mais mes pieds étaient toujours plantés dans la boue et j'avais trop peur d'avancer.

'' - Tu as raison, Jasper, gâche-moi ça et je vais te botter le cul. '' m'a-t-elle rappelé, tirant sur le massif alligator sifflant dans une prise d'étranglement. Elle l'a tiré sur la rive, à cheval sur son dos. Avec son bras autour de sa gorge, elle l'a penché en arrière contre elle. J'ai entendu son cou se briser, mais il a continué à se débattre. Elle a approché sa bouche vers la peau douce de son cou et s'est mise à le vider.

Je ne pouvais pas détourner mon regard. Je me suis abreuvé de chaque partie d'elle. Ses jambes verrouillées autour de la bête, ses muscles fléchissant toujours. J'ai regardé sa bouche, ses lèvres charnues pressées contre les écailles plus tendres du dessous, le sang coulant sur son menton. Elle était trempée, la plupart des taches de boue avaient été emportées, elle avait les cheveux en désordre, quelques mèches collées sur ses joues.

Son débardeur était déchiré à l'endroit où la griffe du monstre devait l'avoir frappée, coupant le devant en petites bandes tombant sur son corps. Elle avait l'air très sexy enroulée autour de l'alligator. Il se cabrait contre elle comme un putain de taureau et elle le tenait de toutes ses forces.

La seule chose à laquelle je pouvais penser, c'était ses jambes me chevauchant de la même manière. J'étais conscient de ma bite ridiculement dure et la seule chose que je pouvais faire pour la cacher était de rester accroupi dans l'eau.

Ses yeux étaient fermés, mais elle était détendue. Elle donnait presque l'impression d'être en train d'embrasser le monstre, ses mains amoureusement écartées en travers de son corps. Il n'a jamais cessé de ruer pendant tout ce temps, s'affaiblissant par moments.

Il s'est effondré sous elle et elle s'est essuyée la bouche en me regardant avec ses yeux orange doré, un large sourire sanglant apparaissant sur son visage.

'' - Putain, c'est amusant. '' a-t-elle soufflé en enlevant ses cheveux de son visage. '' - Alors, qu'est-ce que tu en penses ? Tu vas te battre avec quelques alligators avec moi ou quoi ? Celui qui a le plus gros alligator gagne. ''

J'ai baissé les yeux sur l'alligator qu'elle chevauchait toujours. Facilement deux mètres quatre-vingt. '' - Je ne pense pas que je pourrais rendre à ce sport n'importe quelle justice. Que dirais-tu de jouer à celui qui prend le plus gros lynx gagne, encore soif ? ''

'' - Je suis pleine, mais je tiens à te regarder chasser. Tu es plus propre que moi. '' A-t-elle dit pensivement en poussant l'alligator de nouveau dans l'eau. '' - Les autres vont le mettre en pièces. '' Elle a pointé la masse grouillante d'alligators qui venait à notre rencontre. '' - Ils n'ont pas peur, alors tu devrais probablement sortir de l'eau. '' a-t-elle ajouté d'une voix un peu plus inquiète.

'' - Pourquoi n'ont-ils pas peur ? '' ai-je demandé, parce que c'était vraiment bizarre. Nous étions en haut de la putain de chaîne alimentaire.

'' - Je ne sais pas, cela à quelque chose à voir avec moi. Aucun animal n'a peur. '' A expliqué Bella et je pouvais entendre le désarroi dans sa voix.

J'ai attrapé sa main alors que nous courions dans les terrains boisés. '' - Pourquoi ne me l'as-tu pas dit, Chérie ? ''

Elle a haussé les épaules. '' - J'ai pensé que cela n'était pas important. ''

Oh, si seulement elle savait à quel point tout était important pour moi quand il s'agissait d'elle. Je voulais tout savoir. Je voulais être à ses côtés à chaque instant. Je la rendrais probablement folle en étant constamment sur son cul, comme mon putain de frère Edward.

Étais-je toujours un frère pour elle ? L'avais-je jamais été ? Elle ne me donnait pas de signe, comment putain devrais-je comprendre cette merde ?

Oh, c'est vrai, je ne pouvais pas.

Jasper, ne pas toucher.

'' - Peut-être un autre pouvoir. '' ai-je mentionné, l'ajoutant à ma liste Carlisle-c'est-quoi-ce-bordel. Une liste croissante, qui semblait ne jamais devoir finir.

Elle était mal à l'aise. '' - Jasper, est-ce normal d'avoir plusieurs pouvoirs ?

Non, cela ne l'était pas du tout. Je n'avais jamais, dans toutes mes cent cinquante années en tant que vampire, entendu parler de plusieurs pouvoirs.

'' - Qui sait, chérie. Nous demanderons à Carlisle quand nous rentrerons chez nous. ''

'' - Quand allons-nous y aller ? '' A-t-elle demandé brusquement, anxieuse et excitée à la fois.

Je n'ai pas pu m'empêcher de sourire, je m'étais demandé quand elle poserait la question. Je ne savais pas à quel point elle avait envie de les voir et s'ils lui avaient manqué. Je n'étais pas pressé, je n'avais pas réellement envie de la partager. '' - Dès que tu le voudras, chérie. Nous pourrons y aller après le Mardi Gras, si tu veux. ''

Elle a souri, totalement satisfaite. '' - Nous reviendrons rapidement pour voir Peter et Char, non ? ''

'' - Aussi souvent que tu le voudras. ''

'' - Ils sont également de notre famille. ''

Elle m'a regardé chasser mon lynx avec de grands yeux. Elle a adoré. Elle souriait, suivant chacun de mes mouvements. Je n'ai pas pu m'empêcher de frimer, appâtant le petit chat, l'irritant. Ensuite j'ai descendu deux cerfs et nous sommes retournés à la maison.

Les jours passaient trop vite en compagnie l'un de l'autre. Cela faisait six jours à présent, que j'avais passé seul avec elle. Je m'attendais pas à autant de temps avant le retour de Peter et de Char de leur voyage de chasse improvisée. Apparemment, « vous donner un moment » signifiait« vous donner une semaine ».

Je mourais à l'intérieur, cachant mes absurdes sentiments déplacés et, de temps en temps, une trique aléatoire. Elle était satisfaite à mes côtés, complètement ignorante de mes sales petits fantasmes.

Le matin, nous nous entraînions, d'abord avec son bouclier qui s'était présenté si naturellement que s'entraîner était rapidement devenu ennuyeux. Je lui ai appris quelques manœuvres défensives juste pour le plaisir et parce que j'aimais lutter avec elle. Ce n'était peut-être pas la plus innocente des façons d'obtenir qu'elle serre ses jambes autour de moi comme si j'étais pris dans un étau. Mais merde, si c'est tout ce que j'allais obtenir, alors j'allais le prendre.

Habituellement, cela m'excitait encore plus.

Dans la soirée, nous ne faisions que parler. C'était beaucoup trop ensoleillée pour s'aventurer en ville et nous n'avions pas vraiment envie d'y aller de toute façon. Elle m'a parlé de son enfance, de sa mère farfelue et de son père robuste. Elle m'a parlé de sa vie à Phœnix, avant d'arriver à Forks. Je lui ai parlé de ma vie avec les Cullen et des quelques histoires que j'avais qui impliquaient Peter. Je n'en avais pas beaucoup d'ailleurs, j'avais vécu avec les Cullen très longtemps.

La nuit, nous allions dans la chambre et nous installions dans le lit avec nos livres. J'étais certain d'être devenu une espèce de pédale, parce que ce n'était pas ce que la plupart des vampires faisaient la nuit. La nuit nous donnait l'occasion de monopoliser indéfiniment notre force inébranlable et notre endurance. La seule chose que j'avais de vrai avec cette idée, c'est le fait qu'il y avait effectivement une jeune fille dans le lit. Toute habillée et lisant un putain de livre.

Ce soir, elle était frustrée. Anxieuse.

Elle était couchée, la tête sur mes genoux et lisant son livre comme tous les soirs. Les choses étaient devenues plus... décontractées et agréables entre nous. Cette putain de chaleur était inexplicable et indéniable, je devais la toucher putain, comme elle le faisait également. Nous nous touchions la peau de la plus subtile des façons, en ayant l'air d'être un enfant pris la main dans le sac quand nous nous faisions prendre.

Coupable...

Parce que nous ne pouvions tout simplement pas nous en empêcher.


Bonne semaine à tous.