CHAPITRE 10

Blablazone : Bonsoir à tous ! Je me suis rendue compte d'une chose, je ne me suis jamais excusée pour les fautes que je laissais (ce n'est pas faute de me relire pourtant) donc excusez moi s'il reste des fautes. Et j'ajouterai merci beaucoup à Momo et CourtneyAckles pour vos reviews, les lire me fait toujours sourire. Je vous souhaite une bonne lecture !

Ps : Bon alors pour qui votre cœur balance entre les jumelles Ivy ou Sevy ?

Réponses reviews :

Momo : Salut ! Contente que ça t'es plu ! Je ne pouvais pas laisser Sevy et Ivy dans ce conflit (un peu idiot). Je suis sûre que ça te torture de savoir si Zack est méchant ou non. Qui lira saura ! Bonne lecture !

CourtneyAckles : Salut ! Au début je n'ai pas compris pourquoi tu pensais que Hervé et Sarine n'étaient plus ensemble, du coup j'ai relu mon chapitre et je pense savoir pourquoi. Rassure-toi Hervé et Sarine ne se sont jamais séparés, ce chapitre doit normalement t'apporter la preuve. Bonne lecture !


Sevy ! Sevy ! Je cherchais ma sœur. J'avais beau l'appeler mais elle ne m'entendait pas. Je criai pourtant. Elle devait m'entendre. Elle le devait. Je cherchais ma sœur. J'ignorais où j'étais. J'ignorais où je courrais. Où devais-je aller ? Ma seule certitude était que je cherchais ma sœur. Soudain je poussais une porte. Par terre se trouvait un corps. Mon sang se figea. Je ne courrais plus. J'avançais doucement vers cette masse inerte. Je m'accroupis ensuite et retournais le corps. En reconnaissant ce visage, un cri d'effroi m'échappa. Ma sœur, je l'avais retrouvée...

Je me réveillais en sursaut. La sueur me dégoulinait sur le visage et je sentais mon cœur battre. Je me redressais et m'obligeais à respirer plus lentement. C'était un cauchemar, un simple cauchemar. Dans mon lit dormait Sevy. Je la regardais longuement pour être sûre qu'elle était bien réelle et qu'elle respirait. J'ignorais qu'elle heure il était, il faudrait que je me procure une montre. Je me recouchais tout en sachant que je ne dormirais pas. Ma nuit venait de se terminer. Impossible de fermer les yeux, le visage de ma sœur une balle dans la poitrine m'assaillait à chaque fois.

Je me levais et allais me passer un peu d'eau sur le visage. Pour la première fois j'osais affronter mon regard. Le miroir était sale mais il me renvoyait parfaitement mon image. Mes cheveux avaient un peu poussé, j'avais toujours le teint pâle et des cernes sous les yeux. Mon reflet n'était pas beau à voir. Je baissais la tête afin de ne plus me voir. Je savais vivre sans miroir et c'est ce que je préférais. Quand je revins vers mon lit, ma sœur s'était étalée. Je pouvais me recoucher mais je ne ferais que ruminer.

Combien de temps avant qu'on se lève ? Combien ?

J'allais m'asseoir mais à la place je sortis. Les couloirs étaient à peine éclairés. Si on ne prenait pas garde, on pouvait facilement rentrer dans un mur. La main frôlant les murs je me mis à avancer. Mon cœur rata un battement quand j'entendis quelqu'un parler. Je me collais contre le mur et me tordit le cou pour voir qui c'était. Éric. Encore un battement raté. Je reculais, le plus calmement possible et je pris mes jambes à mon coup.

Avec la chance que j'avais, je rentrais dans quelqu'un. Une habitude maintenant.

- Salut toi ! me chuchota une voix masculine. Du calme, ok. Tu me reconnais ?

- Oui, chuchotais-je à mon tour.

Zack m'avait entouré de ses bras et je ne pouvais plus bouger. J'étais trop surprise pour faire quoi que ce soit. J'avais eu la peur de ma vie.

- Si je te lâche, tu ne cries pas, rit-il.

- Non, promis-je.

- Très bien.

Ses bras me relâchèrent et on se retrouva l'un en face de l'autre dans la pénombre. Je le voyais à peine mais je savais qu'il souriait comme toujours.

- Viens.

Il me prit la main et se mit à marcher. Je n'opposais aucune résistance. Après plusieurs détours dans les couloirs, on arriva dans une petite salle dont le mur était une fenêtre entière. Le jour allait se lever, il allait crever la nuit. Dans cette salle je pus mieux le voir.

- Alors, que faisais-tu ? Tu explorais ? demanda-t-il en s'allongeant par terre.

- Non.

- Pourquoi tu ne dors pas ?

- J'ai fait un cauchemar.

- Tu veux en parler ?

- Non.

- Viens t'asseoir.

Je m'assis à côté de lui et il posa une de ses mains sur mon genou. Quand je tournais un regard vers lui, il avait les yeux fermés et il respirait dans un souffle régulier. J'allais me lever mais sa main se referma sur mon poignet.

- Je croyais que tu dormais, soupirais-je.

- Je simule bien, se moqua-t-il. Tu veux retourner à ton dortoir ?

- Ça dépend, il reste combien de temps avant de se lever ?

- Un quart d'heure.

- Déjà ? m'étonnais-je.

- Le temps passe plus vite en ma compagnie, se vanta-t-il.

- Tu peux me ramener s'il te plaît, je ne sais pas où je dois aller.

Je vis son sourire s'agrandir. Il se releva en s'étirant et sortit dans la salle. Je restais encore assise puis je me levais pour le rejoindre. Il ne m'avait même attendu, il était déjà au bout du couloir. Je le rejoignis en courant et lui jetais un regard noir. Cela l'amusa encore plus car il m'adressa un clin d'œil. Quand il s'arrêta je sus qu'on était arrivé. Finalement, la salle où il m'avait emmené n'était pas si loin du dortoir. Il fallait qu'on se sépare mais bizarrement, je n'en avais aucune envie.

- Merci, me dit-il.

- Pourquoi ?

- Parce que c'est la plus longue discussion que j'ai eue avec toi et j'ai adoré.

Il se pencha ensuite près de mon visage et déposa un baiser à la commissure de mes lèvres. Ce fut à peine un effleurement mais je sentis mon visage rougir et mon cœur s'arrêter de battre.

Les coups métalliques quotidiens résonnèrent encore ce matin. J'étais déjà prête mais je n'arrivais pas à bouger. J'avais encore la sensation de ses lèvres sur mon visage. Pourquoi avait-il fait ça ? Ça me déstabilisait et je n'aimais pas ça. Je ne vivais pas pour ça.

- Ivy, dépêche-toi sinon je ne vais pas avoir le temps de déjeuner, me pressa Sevy.

- J'arrive.

- Débout !

- Oui, oui.

- Tu as mal dormi ?

- Oui.

- Alors il faut que tu prennes des forces.

Ma sœur m'attrapa par le bras et me tira. Ne m'y attendant pas, je tombais, face la première sur le sol.

- Oh non ! Je suis désolée Ivy, ça va ? s'inquiéta Sevy.

- Je suis en vie Sevy mais si tu attentes à ma vie tous les matins, je vais finir en morceau, ris-je.

- T'es bête quand tu t'y mets. Aller relève-toi.

Je m'exécutais et automatiquement mes mains se posèrent sur mon nez, mon front, mes yeux, mes joues. Tout était en place, enfin je l'espérais.

- Même pas une égratignure, plaisanta April derrière nous. Bon, dépêchez-vous !

Sevy cette fois-ci attrapa mon bras mais me tira plus doucement. Je me laissais faire. C'est ainsi que nous arrivâmes à la cantine en courant et pour une fois, ce n'est pas moi qui percuta quelqu'un, mais Sevy.

- Merde ! jura-t-elle. Désolée.

Nous étions les plus malchanceuses du monde. Devant nous se tenait Éric, qui même s'il venait de se faire rentrer dedans, n'avait pas bougé d'un seul pouce. Il nous toisait avec son regard froid. Je crois que je ne fus pas la seule à avoir des frissons. Bizarrement Éric ne nous fit aucune remarque, il passa devant nous et j'aurais juré que son regard s'attardait sur ma jumelle.

- Waouh ! Comment bien commencé la matinée, rigola Tomas. Vous auriez vu vos têtes !

- Ce n'est pas drôle, répliquais-je froidement.

- Toujours avec ton café ? soupira Sora. Ivy, ce truc est dégeu et tu ne peux pas manger que ça le matin.

- Pourquoi pas ? demandais-je.

- Ne bataille pas Sora, ma sœur est butée. Ça fait seize ans que je la connais et le matin, elle ne supporte aucune nourriture.

- Il faudrait que tu ais un goûter avec toi, blagua April. Genre un morceau de pain.

- Je ne crois pas que la nourriture soit autorisée pendant les entraînements, fit remarquer Kenny.

- Oh ça va rabat-joie ! râla April.

- Au fait, ils sont où les autres ? posa ma sœur.

A notre table il manquait notre couple d'érudit et notre couple fraternel. Ça ne m'étonnait guère de voir Judy et Anan ailleurs qu'avec nous. Après l'altercation que ce dernier avait eu avec April, c'est comme si on c'était séparé en deux groupes. Et malheureusement, Anan et Judy n'était que deux, tandis que nous, nous étions six. Puis il y avait Hervé et Sarine, qu'il fallait mieux laisser tranquille. Sarine... la pauvre Sarine. Je ne savais pas quoi faire pour l'aider et les larmes d'hier avaient prouvé qu'elle n'avait pas sa place ici.

Nous arrivâmes pour une nouvelle séance de lancer. J'étais heureuse de les retrouver. Mais ça voulait sûrement dire que cette après-midi on tirait encore à l'arme. La crème sur mon épaule avait été bénéfique, il faudrait que je retourne à l'infirmerie pour en remettre. On démarra donc notre entraînement. En observant autour de moi je sentis que quelque chose n'allait pas. Il manquait quelque chose. Au moment où je trouvais, April posa la question.

- Elle est où Sarine ?

Nous regardions tous Hervé, il s'était mis loin de nous et nous vîmes ses muscles se tendre. Il ne nous regarda pas, ne prit pas la peine de nous répondre et continua à lancer. April jeta alors sur regard sur Quatre. Tris manquait à l'appel. Qu'est-ce qui n'allait pas ?

- Sarine est dispensée pour aujourd'hui, dit-il seulement. Alors maintenant novice tu continues sans t'arrêter.

- Quelles cruauté, railla April.

- Tais-toi, ordonna Kenny.

Pour une fois il n'avait pas tort. April le comprit et se tut. Je ne pouvais m'empêcher de penser à Sarine et de regarder Hervé. Que c'était-il passé ? Pourvu que ça n'ai aucun rapport avec hier. Sarine n'était pas un cas désespéré. Il me fallut un moment pour me rendre compte que je m'étais arrêtée.

- Un problème ? me demanda Quatre.

Je ne lui répondis rien et fixais ma cible. J'avais touché le centre, mon couteau était dans le centre. C'est-à-dire, dans le haut du torse, à la bonne place. Je pointais du doigt ma cible et regardais Quatre qui ne paraissait pas impressionné.

- Très bien, sourit-il. Mais ne prend pas ça pour acquis. C'était peut-être seulement un coup de chance. Il faut être capable de le refaire.

Son ton était plutôt autoritaire et je me fis toute petite ensuite. Jusqu'à la fin. Dès qu'on nous autorisa à faire une pause, je me dirigeais vers la sortie. Je subis une nouvelle peur en sentant un bras sur mon épaule. Sevy me souriait de toutes ces dents.

- Où vas-tu ? demanda-t-elle.

- Il faut que j'aille voir Sarine, dis-je.

- Oh Ivy ! Pourquoi ?

- Je veux savoir pourquoi elle n'était pas là. Je ne suis pas idiote, une faction de ce genre n'autoriserait pas cette absence.

- Pourquoi t'intéresses-tu à elle Ivy ?

- Je n'en sais rien. C'est une amie. Je lui ai sauvé la vie, je la trouve gentille. Si je peux l'aider, je veux le faire.

- Très bien. Mais rappelles-toi qu'on est plus chez les altruistes Ivy, on n'est pas obligé d'aider tout le monde ici.

- Je sais. Mais j'aide mes amis, altruistes ou non.

Je partis donc en direction du dortoir et ma sœur me suivit. Devant mon regard étonné, elle me donna une petite tape sur mon épaule saine et me lança un sourire. Elle me comprenait et elle m'accompagnait. Qu'importe pourquoi, elle ne me rejetait pas. Nous arrivâmes devant le dortoir, j'entrais. Sarine se tenait debout et paraissait attendre.

- Bonjour, nous sourit-elle.

- Que se passe-t-il ? commençais-je. Pourquoi n'es-tu pas venue à l'entraînement ?

- Je suis dispensée aujourd'hui.

- On ne veut pas la version officielle Sarine, ajouta ma sœur à côté de moi.

- Je...

Son ton se cassa et les larmes lui montèrent aux yeux. Mais je la vis se retenir. Je m'approchais mais Sarine fit non de la tête. Pourquoi ?

- Elle se méfie de moi, annonça Sevy. Je n'y crois pas ! Bon écoute-moi bien Sarine. Ma sœur veut t'aider et elle doit le faire. Alors je vais attendre devant la porte et tu vas lui parler, ordonna-t-elle.

Ma sœur me pressa la main et sortit comme elle l'avait dit. Aussitôt, Sarine s'approcha de moi presque en pleurant.

- Merci, me dit-elle. Pour hier merci.

- Que s'est-il passé ? demandais-je.

Elle secoua la tête et s'assit sur un des lits. Je m'assis à côté d'elle et posa une main sur son épaule. Nous avions peu de temps, la pause ne durerait pas éternellement. Je ne voulais pas la presser mais je sentais que j'étais de plus en plus tendu, je n'avais pas envie d'être en retard et de me prendre une sanction.

- Sarine pourquoi pleurais-tu ? insistais-je.

- Il m'est arrivé quelque chose hier soir.

- Quoi donc ?

- Je... Je...

- Je ne te jugerai pas, quoi que tu penses je ne ferai rien, je t'écouterai.

- Hier soir, des gens ont essayé de me jeter dans le gouffre, chuchota-t-elle terrifiée. J'ai failli mourir.

Je me suis levée d'un seul coup et je me suis reculée. J'ignorais pourquoi je réagissais ainsi mais devant son visage baigné de larmes, je me sentais impuissante. Je ma rapprochais d'elle et je la pris dans mes bras.

- Ça va aller, ça va aller, murmurais-je. Tu sais qui as fait ça ? Comment as-tu pu t'en sortir ?

- Je ne suis pas une si mauvaise audacieuse, renifla-t-elle. J'ai réussi à m'échapper. Puis ce matin je suis allée voir Tris et je lui ai raconté. Je crois même que j'ai vu Éric.

- Il faut que tu viennes cette après-midi, il faut que tu leur montres que tu es forte. Sarine il faut que tu viennes !

- Je ne peux pas, je crève de peur.

- Non ! Sarine, tu es une audacieuse, il faut te comporter comme telle.

- Je suis trop faible...

- Tu ne l'es pas, il faut que tu fasses sortir ta force. Alors tu vas venir aux entraînements et ne plus en manquer aucun. Tu vas montrer à tes agresseurs que tu es forte et que tu le seras. Hervé sera toujours près de toi, moi je le serai aussi. Tu as des gens autour de toi pour t'aider, te protéger.

- Je ne peux pas.

- Tu peux, fais-moi confiance.

Je lui tendis ma main. Je forçais un sourire engageant. Je voulais qu'elle vienne, qu'elle m'écoute. Sarine ne devait pas rester cachée, tant qu'elle avait une chance de réussir, elle ne devait pas se cacher. Sinon ils la dégageraient. J'étais aussi en colère contre Éric, s'il faisait partie de ceux qui avaient essayé de la tuer, je lui ferai payer, quitte à le tuer. Sarine me sortit de mes pensées. Elle venait de me prendre la main.

- Allons-y.

Main dans la main nous sortîmes. Sevy nous sourit en nous voyant, plus à moi qu'à Sarine cependant. Sevy était toujours jalouse et c'était de ma faute. En accordant de l'affection prononcée pour Sarine, j'avais comme donné une adversaire à Sevy. Nous mangeâmes vite et nous rejoignîmes la salle de tir. Aussitôt qu'il la vit, Hervé vint prendre Sarine dans ses bras. Nous les laissâmes tous les deux pour rejoindre nos places. Derrière eux, Quatre se racla la gorge.

- Bien, puisque tu es là Sarine, nous pouvons commencer, déclara-t-il.

Nous commençâmes donc. Les tirs pleuvaient. Du coin de l'œil je surveillais Sarine.

- Elle va bien, elle est avec nous, me lança Sevy.

- Oui.

J'avais beau savoir et me répéter ce que m'avais dit Sevy, je ne pouvais m'empêcher de garder à l'œil Sarine. Elle avait frôlé la mort. Dans cette faction ça ne m'étonnait guère mais je pensais qu'il y avait au moins une certaine solidarité en ces lieux. Alors pourquoi avait-on essayé de tuer Sarine ? Parce qu'elle était faible. Mais qui le savais ? Un simple regard ne suffisait pas pour tirer de pareilles conclusions. Ou alors c'était seulement le hasard. Des personnes qui avaient voulu bizuter les novices. Mais elle avait vu Éric et ce dernier savait que Sarine était faible, il avait déjà essayé de la virer de la faction. Que gagnerait un leader à éliminer une novice ? Rien. C'était juste du sadisme pur. Du pur Éric.


Vous êtes arrivés à la fin du chapitre. Félicitation. Si votre curiosité n'est pas rassasiée, veuillez patienter la suite arrive dans la semaine qui suit. A la revoyure !

(Oui, oui je pense que je vais changer le message de fin à chaque fois que je passe une dizaine, qu'en pensez-vous ?)