Chapitre 9 : La vraie force de Moneko
J'arrive alors dans la fameuse salle, d'où regarde mogeko le massacre par la fenêtre. Alors qu'il ne me regarde même pas, il s'adresse à moi comme si j'avais toujours été là :
Le roi mogeko : Regarde ça… Regarde-les se battre pour leur vie… N'est-ce pas le plus beau des divertissements ?
Décidément, je n'aimerai jamais ce gars. Et je ne le trouverai jamais Kawaii…
Le roi mogeko : Regarde comment Moge-ko est terrorisée… Comment elle tremble et elle pleure, alors qu'elle se dit si forte… J'adore jouer avec les sentiments…
Je resserre le poing, laissant mes griffes se toucher dans un grincement.
Moi : Je ne vous comprendrai jamais…
Puis je m'élance et plante mes griffes dans sa chaire… Mais son fleuret m'en empêche. Je continue à appuyer, tandis qu'il me retient avec une seule main, l'autre dans le dos.
Le roi mogeko *sourire de psychopathe* : Jouons à un jeu…Moneko… Je te parie que je peux t'anéantir avec une main dans le dos… C'est raisonnable, n'est-ce pas ?
Ce n'est pas un Mogeko, c'est un traitre, un assassin, un petit plaisantin qui se croit tout permis car il est sur le trône… Si seulement Hasu était là pour me le rappeler sans cesse…
Il tourne sur lui-même pour se libérer de mes appuis, puis essaye de me toucher de son épée. Je l'évite, pour, de l'autre main, lui asséner un coup au visage, pour enlever ce mauvais sourire que je déteste… Mais il se contenta juste de pencher la tête sur le côté pour l'esquiver. Il ouvre un œil, histoire de me narguer.
Pourquoi diable n'ai-je pas la même force, dextérité, le même mental que lors de la confrontation de Moge-ko ?!
Le roi mogeko : Eh bien… Tu ne prends pas ce combat au sérieux ? Tu m'as l'air distraite…
Alors que j'assimile ses paroles, il me donne un bon coup de genou dans l'estomac. Je crache, mes poumons vidés. J'écarquille les yeux bon dieu que ça fait mal !
Le roi mogeko : Rien ne dit dans les règles que l'on doit uniquement se servir de ses bras…
Puis, il donne une nouvelle impulsion une fois que je suis dans les airs, il me frappe de son pied comme si je n'étais qu'un vulgaire ballon de football, d'une telle rapidité que c'en est hallucinant. Je vole dans la pièce, et m'écrase contre le mur. Mon crâne me fait mal, et quand je regarde mes griffes… Je me rends compte qu'elles sont cassées, broyées…
Je suis désarmée…
Le roi mogeko *rit aux éclats* : Ha ha ! Tu verrais ta tête ! Tu es vraiment désespérée ! C'est génial ! Vraiment génial ! Dommage qu'il n'y a pas plus de sang, je t'aurai accroché au mur près de mon trône !
Je crache un peu de sang et le regarde se péter de rire. Non, ce n'est pas un Mogeko… Ce n'est pas un humain… Ce n'est même pas un monstre… C'est…
Juste quelque chose… Une chose infâme qui n'est pas mignonne du tout…
Je me relève pour lui faire face. Je me concentre. Le sang glisse sur la peau de mon visage… J'entends les cris d'à côté… Je vois toutes les choses que j'ai pu voir dans ce château… Toutes les émotions négatives que j'ai pu ressentir… Tout ce que le roi m'inspire… J'entends mes amis, me disant de faire de mon mieux, qu'ils comptaient sur moi… Le premier étant Hasu… Ensuite Moffuru, Fuwako, Mogecuckoo, Nega-Mogeko, Yonaka, le Mogeko rouge, le Mogeko avec le thé, la Mogeko fée, tous les Mofukos, tous les Mogekos, tous ceux que j'ai enlacés dans mes bras, ceux qui m'ont créé, ceux qui sont morts… Même Moge-ko… Je les entends m'aider, me donner de la puissance…
Hasu :Tu en es capable…
Hasu…
Je comprends, maintenant. Ce château est mon monde… le monde dans lequel j'appartiens… Et il est hors de question…Que je le laisse périr !
Quand j'ouvre mes yeux, ils sont rouges sang, et fixe mogeko avec un regard tellement noir… Je ne l'avais jamais fait auparavant… Même pas pour Moge-ko… C'était…différent…
Et alors je ressens une sensation de lourdeur au niveau de mes mains… Je les regarde avec le même air blasé, quand je m'aperçois qu'ils ont complètements changés au bout de chacun de mes doigts, se tient une lame en métal, comme un couteau… Ils sont deux fois plus tranchants que les griffes que j'avais avant… Et beaucoup plus maniable…
Le roi mogeko *impressionné* : Oohhh…. J'ignorai que tu avais cette fonctionnalité… Les Mogekos t'ont bien créé, en fin de compte…
Je ne lui réponds pas. Je passe ma lame sur mon visage afin d'y ramassé le sang qui avait coulé. Mon sang. Je commence doucement à le lécher, et sens dans mon palais le bon gout sucré de la substance. Je pose mon regard sur le roi qui me regarde d'un air méfiant.
Moi *à moi-même* : Moi qui avait promit de ne jamais imbiber mes griffes de sang… On dirait que je vais feindre cette promesse… Même si la substance de cet homme va me souiller jusqu'au cœur…
Le roi mogeko *fronce les sourcils* : Tu as l'air bien confiante, à présent… Ton aura a changé…
Moi *souris* : Je pense que vous devriez stopper le jeu… Sinon ça va être trop rapide…
Le roi mogeko : Ne te crois pas déjà gagnante…
Moi *sourire étrange* : Allez… Nous allons nous amuser, comme vous le dites si bien…
Le roi mogeko *montre ses dents* : Tu commences à m'agacer !
Il sortit deux fleurets, qu'il semble savoir manier. Et avec la même vitesse que d'habitude, il se rue sur moi avec puissance. C'est à ce moment que je vois que j'ai changé c'est comme si le temps s'arrêtais… Je peux compter ses pas, au ralentit… Je peux prédire son mouvement. Alors je m'écarte, normalement, mais pour lui, ma vitesse avait décuplé, comme pour moi la sienne avait ralentit. Alors il se rattrape sur son pied, s'en servant comme appuis pour se tourner et me lancer son épée à la figure. De nouveau, je vois l'arme arriver plusieurs secondes avant, et je me décale, le faisant tituber. Nous répétons se schéma plusieurs fois, où il essaye de me toucher en vain.
Le roi mogeko *fatigué* : Mais comment… Est-ce possible ?
Moi *l'ignore* : A mon tour, maintenant.
Je m'approche de lui pour lui assener un coup au bras il esquive, mais n'est pas assez rapide il est alors éraflé au bras. Son sang coule, et quelques gouttes glissent le long de mes griffes. Je reporte une attaque cette fois il la prédit, et me pare avec ses deux fleurets. Je plonge mes yeux dans les siens, et je peux sentir comme une pointe d'inquiétude. J'avais vraiment les pouvoirs d'un chat…décuplés.
Je recule, pour de nouveau attaquer il la pare de nouveau, mais cette fois-ci je brise ses deux lames.
Le roi mogeko : Que…?!
De mon autre main, j'attrape sa gorge et le flanque au sol. Je resserre ma prise et il commence à paniquer. Je plante une main dans sa jambe, puis enfonce délicatement mes ongles dans sa chaire. Quelques gouttes de sueur émanent de son front même si son visage marque toujours sa colère, il cache néanmoins sa souffrance. De nouveau, je lui griffe le bras, lui laissant cinq lignes en sang. Ses dents se serrent tellement que je peux entendre leur grincement.
Moi *froide* : Vous allez mourir.
Le roi mogeko *crie, en colère* : Mais c'est moi le roi ! Tu ne peux pas me battre ! Je suis le maitre de ce monde, celui qui l'a créé ! Tu ne peux pas m'achever ! Je suis ton créateur ! Tu me dois le respect et l'obéissance !
Moi *froide* : Pas à quelqu'un comme vous.
Des étincelles apparaissent. Je garde fermement le cou de mogeko entre mes mains, qui se mit à rétrécir de volume. Je continue à le tenir. Puis les étincelles disparurent, laissant place à un Mogeko avec une couronne.
Le roi mogeko : Tu vois !? Je suis moi aussi un Mogeko ! Tu ne peux pas me tuer !
Moi : Si. J'ai le droit.
Le roi mogeko : Et ta promesse ?! N'est-ce pas toi qui ne voulais faire aucun mal aux Mogekos ?! Comment peux-tu dire ça ?!
Moi : Vous n'êtes pas un Mogeko.
Le roi mogeko : Mais ça se voit non !? Pourquoi dis-tu ça !?
Moi : Parce que vous n'êtes pas mignon.
Le roi mogeko : Quoi ?! Mignon ?!
Je resserre mon étreinte. Ses pattes partent dans tous les sens. Il panique.
Le roi mogeko *étouffe*: Mais comment as-tu acquis un tel pouvoir et un tel mental ?!
Je souris en repensant à Hasu, et à tous mes camarades.
Moi : Parce que je suis l'ange de Dieu.
Le roi mogeko : L'ange… de dieu ? Ha haha ! Laisse-moi rire ! Hahahahahahahahahahaahahahahahahahahahahaahah !
Son rire est vraiment effrayant… Si bien que j'ai une irrésistible envie de me boucher les oreilles. Soudain, les yeux de mogeko se rejoignent pour n'en former qu'un seul, et sa bouche disparait… Il fait vraiment très peur… Très très peur… Comme un démon.
Le roi mogeko *voix grave déformée* : JE SUIS le Dieu de ce monde ! Tu ne peux pas dire une chose pareille ! Comment une simple fillette comme toi pourrait me tuer ?!
Moi *peur* : Je…
J'ai l'impression de ressentir une énorme pression, comme si la peur m'envahit de tout mon corps. Tout tremble… Son œil aspire toute mon énergie mentale… Je me sens comme soumise… Je ne peux détacher mon regard de son seul œil… Non… Non… Il ne fallait pas… Que je tombe sous son emprise… Je ne peux…rien faire… Le roi…est trop puissant…
Fuwako : Moneko !
Quoi ?
Soudain, un pied écrase le visage du mogeko cyclope… C'est le pied de Fuwako, qui a accouru en me voyant. On entend des cris étouffés venant du roi sous la chaussure de la jeune fille.
Fuwako : Oh ? J'ai marché sur quelque chose…
Elle soulève son pied, puis le roi ouvre à moitié son seul œil, encore dans les vapes après que la chaussure l'ai écrabouillée.
Fuwako : Kyyyyyyaaaaaaaa !
Elle prend peur de la bestiole à un seul œil, puis avec un coup de pied des plus spectaculaires, elle l'envoie à l'autre bout de la pièce, le roi s'écrasant face contre le mur, puis retombe comme un torchon au sol, K.O.
Quand je relève la tête, je vois tous mes amis couverts de sang après leur dure bataille, qui me sourient.
Moi *pleure de joie* : Les amies !
Hasu se précipite vers moi et m'enlace. Je rougis, puis il regarde mon visage :
Hasu : Dieu soit loué, tu n'as rien… (Il m'enlace de nouveau) J'avais tellement peur…
Il s'inquiétait à ce point pour moi ?
Mogeko fée : Oh ! C'est trop chou ! Alors ? A quand le mariage ?
Mon visage se teinte de rouge, comme celui d'Hasu, qui se retire directement après les paroles de la Mogeko femelle.
Hasu *tousse* : Je me suis juste attaché à elle, c'est tout !
Moi *embarrassée* : Oui…
Je regarde Hasu il est mignon, quand il est gêné…
Moffuru *tient le roi K.O. par les oreilles* : C'est bien mignon tout ça… Mais on fait quoi de lui ?
Mogeko avec thé : Il est déjà bien amoché…
Moi : Je ne pense pas qu'il faut le tuer…
Mogeko rouge : Pourquoi ?! Il a quand même…
Moi *le coupe d'un geste de main* : Je sais bien… Mais il faut lui laisser une chance… Je suis sûre qu'il a un bon fond…
Hasu : Ecoutons-la. Je pense qu'elle a raison.
Tous *hoche la tête difficilement* : Oui…
Moffuru : Euh… Vous disiez ? J'étais trop occuper à lui enfoncer ma lance dans son cœur pour l'achever…
Tous : …
Moffuru : Bah quoi ? Il ne fallait pas le tuer ? C'est un peu tard pour le dire !
Mogecuckoo : Bah… c'est sûrement mieux ainsi…
Moi *scrute tout le monde* : Et…où sont Moge-ko et Mogefique ?
Mogeko avec thé : Ils sont dans le hall... Ils fêtent leurs retrouvailles.
Moi : Vous avez réussi à le raisonner ?!
Hasu : Non, ce n'est pas nous, mais c'est Moge-ko, qui a réussit…
Je regarde par la fenêtre je m'attendais à des retrouvailles pleines de doux mots, de quelques larmes qui tombent avec l'émotion, de belles paroles telles que « nous ne nous quitterons plus jamais » etc.… Mais au lieu de ça…
Moge-ko *pleure comme un bébé* : Ouinnnnnn ! Je suis *snif* tellement heureuse *snif* de te retrouver !
Mogefique *pleure comme un bébé* : Moi aussi ! Ma petite *snif* Moge-ko d'amour !
Moge-ko *pleure comme un bébé* : Ne fait plus jamais *snif* ça !
Mogefique *pleure comme un bébé* : Je te le *snif* promet !
Moge-ko *pleure comme un bébé* : OUIIINNNNN !
Mogefique *pleure comme un bébé* : OUIINNNNNN !
Ils sont tous les deux à terre, s'enlaçant comme un enfant ayant perdu sa mère, et pleurent des océans…
Moi *blasée* : …
Mogeko rouge : Eh bien ! Tout est bien qui finit bien !
Moi *sourit* : Oui… On va dire ça comme ça…
