Hello tout le monde !!
Voici le chapitre dix. Il a mis pas mal de temps à venir, parce que je ne l'avais pas encore écrit et je n'ai pas vraiment eu le temps. Enfin bon, je souhaite de bonne vacances à ceux qui le sont. ( comme moi ; ) et je remercie tous les reviewers pour leurs commentaires touchants et constructeurs.
Bonne lecture !
Chapitre 10 :
Fin de journée. Dernier cours restant : potions. Je vais pouvoir m'amuser un peu. Je m'installe avec Neville au fond de la classe, juste au bon endroit pour voir Malefoy et Zabini. Le cours commence et Rogue circule comme à son habitude entre les groupes. Quelques minutes plus tard, il parvient au groupe de son élève préféré. Les noms d'oiseaux ne tardent pas à pleuvoir. J'en profite alors pour prendre une patte de grenouille et la lance dans le chaudron de la fouine. Comme de bien entendu, les deux serpents se retournent. Mais je baisse la tête avant qu'ils ne puissent me voir. Dix minutes s'écoulent ensuite avant que je ne refasse le même coup, mais avec une gousse d'ail. Cette fois-ci, les deux verts et argents laissent échapper plus distinctement leur venin. Pour ma part, je poursuis la préparation comme si de rien était. A côté de moi, Neville me regarde, étonné, horrifié et amusé à la fois. L'horreur marquant le plus son visage. Quant à Rogue, il est complètement obnubilé par Harry. Il ne se rend donc pas compte de la détresse de ses petits protégés. Aurais-je enfin la faveur des dieux ? Sentant brusquement un bruit, je me tourne vers mon partenaire. Et voilà, il fallait s'y attendre. La panique a fini par gagner. Il vient de tomber dans les pommes. Je lance un dernier projectile avant de me diriger vers le prof. Pendant ce temps-là, les menaces fusent du côté de la fouine et de son coéquipier.
- Professeur…
- Vous ne valez pas mieux qu'une bouse de…
- Professeur, redis-je un peu plus fort.
- …dragon et encore, c'est une insulte pour ces…
- PROFESSEUR !!!
Snape se tait alors brusquement de même que toute la classe. Lentement, il se tourne vers moi. Tel un bourreau va à la rencontre du coupable.
- Puis-je, commence-t-il d'une voix doucereuse, savoir ce qui vous donne le droit, miss Granger de m'hurler dessus ?
Je baisse les yeux, honteuse.
- Je suis désolée professeur. Mais Neville s'est évanoui…
- Et alors ? Que voulez-vous que ça me fasse ? C'est juste pour ça que vous vous permettez de me déranger ?!
- …
- Qu'attendez-vous pour l'emmener à l'infirmerie, Granger ?! Je croyais pourtant que vous aviez tout de même un centième de jugeote !!
Le rouge au joues, je murmure un « bien professeur » et vais chercher Neville.
- Je sais que c'est toi ! Alors arrête de jouer au dur, minus !
Reconnaissant la voix mélodieuse de ma Némésis, j'accélère le pas.
- Je…je te le jure. Ce n'est pas moi qui ai fait échouer ta potion….
- Tu te fous vraiment de ma gueule ?!
- Malefoy, ça suffit ! Lâche-le tout de suite !
- Chérie, tu ne vois pas que je suis occupé ?
- Je ne plaisante pas ! Lâche-le !
- Sinon quoi ? Tu vas me lancer une horde de livres à mes trousses ?!
Ces deux imbéciles de Crabbe et Goyle éclatent de rire.
- Ha, ha ha !!! C'es hilarant !! Tu vas le lâcher, parce qu'il est innocent !!
- J'oubliais que tu es miss je-sais-tout ! Alors très chère ? Je t'écoute ! Puisque je suppose que tu connais le nom du coupable ?
- Exactement !
- …
- C'est moi !
- …
- Malefoy ! C'est moi !
- …
- C'EST MOI !!
- Ca va j'ai compris ! T'es pas un peu folle de gueuler comme ça ?! T'as mangé quoi ce matin au p'tit dèj ?!
- Elle est en manque de livres, lâche faiblement Goyle.
- Non, elle est réglée ! rétorque Crabbe.
Allez savoir où est le comique là-dedans, toujours est-il qu'ils ne semblent ne plus pouvoir s'arrêter de rire.
- Et je peux savoir pourquoi tu as fait cela ?
- Pourquoi ne l'aurais-je pas fait ?!
- Granger…Ma patience a des limites. Tu le sais très bien…
- C'est dommage !
- Granger…
- Tu sais, il y a des thérapies pour ça…
- Granger…
- Enfin, chez les moldus. Maintenant, peut-être que les sorciers ont trouvé un sort pour arranger cela…
- Ma parole ! Tu vas finir par arrêter de foutre de ma gueule, oui ou merde ?!
- Ne t'en…
- Granger, m'interrompt-il. Tu dis encore un mot qui n'a rien avoir avec la réponse que j'attends, et je t'embrasse !!
C'est quoi cette menace ?! Toujours est-il qu'elle refroidit mon envie de le tourner en bourrique.
- J'aime mieux ça.
- …
- Alors ? La raison ?
- …
- Il y a deux minutes, tu semblais ne plus pouvoir t'arrêter de sortir des imbécillités et maintenant, voilà que tu as perdu ta langue ! Tout cela est d'un fâcheux ! Vous ne trouvez pas les gars ?
Pour toute réponse, les deux idiots éclatent de rire.
- Relâche d'abord Krause ! Ensuite, je te la dirai.
Avec réticence, je le vois défaire sa prise de Krause. Ni une ni deux, ce dernier passe devant moi en murmurant un faible « merci » et part en courant.
- Alors ?
- Alors, il est temps d'aller en cours ! réponds-je en souriant.
Ses yeux aciers s'obscurcissent sous l'effet de la colère mais je ne lui laisse pas le temps de l'exprimer oralement.
C'est pas vrai ! Je suis en retard pour le repas du soir ! Et Harry et Ron qui devaient me parler d'une affaire importante ! Je pénètre dans la Grande Salle et m'arrête pour reprendre mon souffle. Etonnamment, c'est le silence complet. Je me redresse alors et constate que Dumbledore est debout, une jeune fille aux cheveux bleus à ses côtés. Apparemment, je viens d'interrompre quelque chose. Baissant les yeux, je m'empresse de rejoindre mes camarades.
- Maintenant que Miss Granger a pris place, nous pouvons poursuivre.
A l'entente de ces mots, je plonge le regard dans mon verre.
- Miss Hoffman va à présent être répartie dans une des quatre maisons.
Il se tourne vers Mc Go et celle-ci s'avance alors, le Choixpeau entre les mains. La bleue, affiche un sourire timide. Le Choixpeau posé sur sa tête, nous retenons tous notre souffle.
- Gryffondor !! hurle ce dernier.
Enthousiastes, surtout les Gryffondors mâles, nous nous levons et l'acclamons dans un tonnerre d'applaudissements. Les autres maisons applaudissent poliment tandis que les Serpents affichent clairement leur mécontentement. La nouvelle vient s'installer juste en face de moi. Aussitôt, elle se fait accoster par Ron, Dean et Seamus. Mais d'un simple regard, elle les rembarre. Je la dévisage, incrédule.
- Arielle Hoffman ! Enchantée ! m'annonce-t-elle en me tendant la main.
- Hermione Granger…, réponds-je hésitante.
- J'aime beaucoup ton style ! Ca te dit qu'on soit amies ?
- Pourquoi ? Juste parce que mon style te plait ?
- Ouaip !
Le pire, c'est qu'elle a l'air sincère. Avec son petit sourire de Sainte ni touche !
- Non, je plaisante. Mais je ne sais pas vraiment expliquer…J'ai le pressentiment qu'on va bien s'entendre…
Mouais…C'est ce qu'on verra. Arielle, hein…On est bien loin de la petite sirène. Je sais que je ne dois pas juger les gens sur leur apparence mais là, franchement, c'est plus fort que moi ! Qu'est-ce qu'une fille habillée super moulant, qui fait tomber tous les garçons, viendrait proposer son amitié à une fille qui a un look comme le mien, si ce n'est pour se foutre de sa tête ? Ne me regardez pas comme ça. Mon raisonnement est loin d'être subtil mais il se tient !
24 h 00. Il a fallu 24 h 00 même pas, pour que cela se produise !! « J'ai le pressentiment qu'on va bien s'entendre ». Elle avait entièrement raison la petite sirène ! Figurez-vous qu'elle et la fouine sont ensemble ! Je suis enfin libre ! Il était temps ! Me voilà soulagée. La vestale ( prêtresses de l'époque romaine, qui devaient maintenir le feu allumé dans un temple, leur fonction durait trente ans et elles se devaient de rester pur, donc vierge sinon, on les emmurait vivante.) que je suis n'aura pas succombée au pêché. Les dieux n'auront désormais plus de motifs pour me pourrir mes journées !! Et je n'aurai pas commis d'adultère à l'encontre de mon cher et tendre Apollon. De plus, voilà un trophée en moins pour le palmarès de mon chasseur. La proie que je suis n'a pas mordue à l'hameçon.
Je suis si enthousiasmée par la nouvelle que je suis prête à embrasser le premier venu !
- Hey ! Crabbe ! T'as une tête de bouse de Dragon ! Hahaha…
Enfin presque. Je suis peut-être au sommet du bonheur mais pas au point d'en perdre la raison !
- Mione !
Je me retourne pour voir Ginny accourir vers moi, les larmes aux yeux.
- Mione ! c'est horrible !
- Que…Que se passe-t-il ?
- C'est Harry ! Il est dans un état critique !
- Quoi ?!
- Suis-moi à l'infirmerie ! Il faut nous presser avant que les médicomages de Sainte Mangouste ne viennent le chercher !!
- Mais…
Nous nous mettons toutes les deux à courir.
- S'il te plait Ginny, raconte-moi tout ! demandais-je en haletant.
- Je…Tout s'est déroulé si vite ! Nous marchions tranquillement dans les couloirs lorsque nous avons croisé une bande de Serpentards. Les répliques cinglantes ont commencé entre Harry et Zabini. Jusque là, c'était comme d'habitude. Malefoy en moins. Mais Ron a tout d'un coup lancé une réplique méchante à Parkinson, en la titillant sur le fait que Malefoy l'ai délaissée pour Arielle, qui plus est, une Gryffondore et pas une Serpi. Et là, à la surprise générale, elle s'est écroulée en pleurs. Zabini a alors pété un câble. Il a voulu lancé un sortilège puissant sur mon frère mais Harry s'est interposé et l'a reçu de plein fouet. Depuis, il est dans un état critique !!
Juste au même moment, nous arrivons à destination. Sans perdre une minute, j'ouvre les portes à la volée et me rue sur le seul lit occupé. Mon meilleur ami est bel et bien là. Aussi blanc qu'un mort. Les yeux mi-clos. Ron le fixe intensément comme s'il n'arrivait pas à réaliser. Ginny se dirige d'un pas rapide au chevet de son fiancé. Quant à moi, je demeure figée. Après le corps inerte de Malefoy, celui de d'Harry. Sera-ce fatal cette fois ? Je m'approche, tremblotante et, tentant de refouler mes sanglots.
- M…Mione ? murmure faiblement le sauveur de l'humanité.
- Ou…oui ? réponds-je en lui prenant la main libre.
- Je…je pensais que je…que je ne te reverrais plus…
- Mais non. Tu vois bien que je suis là. Cesse de parler maintenant. Tu dois garder tes forces.
- Je…N'aie crainte. Tu…tu sais bien que je suis résistant.
Je laisse échapper un vague rire, imitée par les autres.
- Je…je voudrais qu…que tu me promettes quelque chose…
- Je…, très bien. Je t'écoute…
- Pr…promets-moi d'abord !
- Je te le promets Harry.
Un faible sourire étire ses traits.
- J…je veux que tu fasses tout pour conquérir le cœur de Malefoy…
- Que ?! Mais…
- Tu l'as promis…
- Mais…
- Mione…Il est temps que tu cesses de te voiler la face….Je t'ai bien obs…observé ces derniers mois…Si avant, tu le haïssais, aujourd'hui, tes sentiments ont changé de cap…Alors…
Mais il ne peut finir sa phrase. Une forte quinte de toux le prenant. Au même moment, les portes s'ouvrent, laissant entrer Dumbledor et trois médicomages. Nous nous écartons tous. Sur mes joues, les larmes ne semblent plus vouloir s'arrêter. Ginny se jette dans les bras de son frère. Décidée à ne pas rendre la scène encore plus dramatique que ce qu'elle n'est déjà, j'essuie rapidement mes larmes et quitte la pièce.
Sur le chemin menant à l'extérieur, je tombe sur le couple fétiche du collège.
- Alors, Granger ? On a un chagrin d'amour ?
Mais Arielle lui fait un coup de coude.
- Qu'est-ce qui ne va pas, Mione ?
- Je…
- Mais encore…, Granger si tu veux te faire comprendre, il va falloir faire mieux…
- Draco !
Le blondinet soupire et détourne le regard.
- Ne fais pas attention à lui.
- Je…Harry…il…
Dans ma tête, les mots et les images se bousculent. Je sens soudain des bras chauds m'entourer la taille. Redressant la tête, je croise les yeux inquiets d'Arielle. N'y tenant plus, j'éclate en sanglots.
- Sh…C'est rien…Je suis sûre que quoi qu'il ait dû se passer, Harry ira mieux…
- N…Non ! S…si tu l'avais vu ! dis-je entre deux sanglots. Il était aussi blanc qu'un mort et si froid…
- Oh ! Mione !
Son étreinte se referme un peu plus sur moi.
Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés ainsi. Toujours est-il que la fouine et sa compagne ont attendu patiemment que coule ma dernière larme.
En me séparant de cette étreinte, mon cœur se serre. La promesse d'Harry me revenant en mémoire.
Moi qui croyais que c'en était fini de tous ces problèmes. J'ai dû commettre un crime grave tel que Œdipe l'a fait. Apollon, aide-moi !! Dois-je briser ce couple ?!?
Chapitre 10 fini. J'espère avoir fait moins de fautes de distraction que pour le chapitre précédent : s Ha ! Pour ceux qui se demandent ce qui s'est passé durant les vacances de Noël, patience : p Vous le saurez un peu plus tard ; )
En tous les cas, merci à vous d'avoir pris la peine de me lire ; )
Bisous à tous !!!
