Disclamer : les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas mais appartiennent bien évidement à J.K Rowling
Mots de l'auteur : Bon me voilà de retour après une longue absence. J'ai encore et toujours l'intention de finir cette histoire mais il s'avère que c'est bien plus difficile que ce croyais!
Pour ceux qui ne l'aurait pas vu venir Attention ( !) j'ai rajouté des Warning ! Ce n'était pas prévu dans la version initiale mais voilà…
Pour la lecture je précise que les passages en italiques sont des souvenirs.
Merci pour vos Reviews !
Chapitre précédent : « Severus avait entendu des rumeurs à Azkaban qui parlait d'un renouveau des Mangemeorts, d'une organisation plus forte mené par l'un d'entre eux. Il n'y avait accordé aucune importance mais d'avoir revoir Travers l'inquiétait. »
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« C'que j'en pense moi c'que tout ça c'est des conneries. Harry il a p'étre pas fait les choses comme il faut mais jamais il ne f'rait d'mal à une mouche. ». Le géant martela son propos par un violent coup de poing sur la table avant de quitter la pièce.
Shacklebolt allait prendre la parole quand il sentit la main de Minerva se poser sur son épaule. La directrice, qui s'était levé, parla d'une voix forte.
- Les amis, nous ne sommes pas ici pour parler d'Harry Potter, ni même d'un autre sorcier. Nous ne sommes pas ici parce que nous avons peur. Non, je vous ai réunis aujourd'hui parce que je pense que nous avons un devoir envers les enfants de cette école. Un devoir envers le monde dans lequel nous vivons. Tous ici, enseignants de Poudlard, vous êtes les héritiers de Dumbledore.
- Justement Harry a toujours été son poulain !
La directrice se tourna vers la voix qui l'avait interrompue. Mr De Riancon, le nouveau professeur de DADA fraichement débarqué de Beauxbatons, soutint son regard. Même si la guerre avait eu lieu sur le territoire anglais Minerva savait qu'elle avait touché tout le monde magique, pourtant elle ne pouvait s'empêcher de grimacer quand elle entendait un français en parler.
- Waxel, Dumbledore était un homme immensément bon et il ne voyait que la bonté chez ceux qui l'entourait mais, crois-moi sur ce point, cela ne l'a jamais empêché de se préparer au pire. Et, aujourd'hui, il ne s'agit que de ça : se préparer au pire.
- Le pire serait donc Harry Potter.
Elle reconnut le ton posé de Flitwick.
- Filius, je vous ai déjà raconté ce qu'il s'est passé chez les Weasley. Même dans la force de l'âge je ne suis pas sure qu'Albus aurais pu repousser une attaque simultané de quatre sorciers aussi… aisément.
- Oui mais Waxel a raison Minerva. Tu nous demande de nous allier contre celui qu'on célébrait comme notre sauveur il n'y a pas si longtemps. Il va nous falloir un peu plus d'arguments que ça.
Elle se rassit lentement. La question avait été posée et maintenant il n'était plus possible de lancer des paroles creuses. La vérité devait être dite.
- Dumbledore pensait qu'Harry et Voldemort étaient liés. Il ne m'a jamais expliqué la nature précise de ce lien mais il semblerait qu'en lançant l'avada sur Harry quand il était enfant Voldemort ai laissé une empreinte sur son âme. Une cicatrice ineffaçable.
La salle se mit à bourdonner, la plupart des professeurs s'agitaient en murmurant. Certains à l'instar de Firenze s'étaient levés en criant à la calomnie. Shacklebot s'autorisa un rictus amusé. Une empreinte d'âme impure ? Il n'aurait pas pu imaginer mieux. La connexion, quel quelle fut, avec Voldemort avait pris fin avec le décès de ce dernier et Harry n'était pas plus pollué par une âme noire que lui-même. C'est la vie qui salit les âmes et pas l'inverse. Il se décida à intervenir.
- Vous savez tous à quel point j'étais proche d'Harry mais je ne le reconnaissais plus et je ne pouvais pas me taire. J'ai été à votre place et je me suis posé les mêmes questions. Est-ce que je ne tire pas des conclusions trop vite ? Est-ce que je ne devrais pas lui laisser une dernière chance ? Mais j'ai une autre question pour vous : Jusque quand devrons nous attendre ? Le mariage avec le traitre, l'intimidation des grévistes au ministère, l'attaque des Weasley, le règlement de compte en pleine ville qui a fait 5 victimes. D'après vous quel est la prochaine étape.
Cette fois ci les voix indignées s'étaient tus. Tous se regardaient en coin personne n'osant prendre la parole. Un soupçon de culpabilité, une pointe de mysticisme et il y arriverait. Il reprit.
- Je ne vous demande pas de le combattre, reprit le ministre, mais de former une force de dissuasion efficace. De lui faire savoir qu'il ne peut pas agir comme il le veut et que nul n'est au-dessus des lois.
- Et pour cela on doit s'unir à douze contre un. Ça ne me semble toujours pas très honnête comme manière de faire, jeta Waxel.
- Vous avez tous entendu Minerva : Harry Potter est puissant peut-être même le plus puissant des sorciers n'ayant jamais existé. Il est de notre devoir de prévoir les risques qu'une telle puissance implique.
Shacklebolt s'arrêta. Il fallait lancer le vote au plus vite alors que la plupart d'entre eux étaient encore sous le choc de la révélation de McGonagall.
- Je vous propose de voter à main levée. Qui parmi nous est favorable à la reconstitution de l'ordre du Phoenix.
Huit voix contre quatre, non neuf finalement. Kingsley fut surpris de voir le jeune professeur de DADA lever la main. La première brique est posée songeât-il, bientôt la forteresse tiendra, imprenable.
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- Mione ?
Sans vraiment faire attention à son compagnon, Hermione déposa un baiser sur le front de sa fille. Un nez minuscule discrètement retroussé, des lèvres roses douce et charnues, une peau blanche, soyeuse comme du lait. C'était une vraie merveille, une réussite en tout point.
- Mione ?
Le ton était trop lourd. Elle leva les yeux vers Ron. Elles venaient de rentrer de leur semaine à Ste Mango et il était portait leurs affaires.
- Mione je me disais que maintenant que Rose est arrivée on pourrait en rediscuter.
La jeune maman baissa les yeux sur son bébé endormi dans ses bras. Elle était parfaite.
- Non, Ron je ne pense pas que ce soit le moment d'en discuter, répondit-elle sur un ton un peu trop ferme.
- Oui, tu dois avoir raison.
Il avait répondu trop rapidement.
- Ron tu sais que ça n'a aucun rapport avec l'amour que j'ai pour toi.
Il disparut avec les affaires et elle entendit sa réponse de la nursery installée au premier étage à coté de leur chambre.
- C'est bon, Mademoiselle Granger, il y rien de personnel j'ai compris.
En soufflant, elle s'installa dans le canapé. Doucement la petite commença à s'agiter avant de d'exprimer bruyamment sa faim. Elle fit glisser la bretelle de son débardeur puis déboutonna son soutien-gorge avant de proposer un téton à sa fille. Cette dernière l'attrapa goulûment. En sentant les premiers mouvements de succion de Rose, Hermione ne put s'empêcher de grimacer.
- Ça fait encore mal ? demanda Ron.
Il était revenu au rez-de-chaussée et maintenant il profitait du plus beau spectacle qu'il puisse imaginer.
- Non ça va. C'est juste quand elle commence mais après c'est bon.
Il s'approchât de sa femme et se mit à genoux devant elle. Rose avait une de ses petites mains posées sur le sein de sa mère, les yeux fermés, le visage serein. Il caressa du bout des doigts ses mèches châtaines et brusquement sa fille détacha ses lèvres de sa mère. Elle ouvrit les paupières pour découvrir deux prunelles bleu turquoise et le fixa.
- Hermione c'est une pure merveille.
- Sur ce point je ne te contredirais pas, répondit sa compagne avec malice.
La jeune mère pris sa fille et la posa contre son épaule en tapotant dans son dos. Dès que le bébé commença à s'assoupir elle la déposa dans son cosy.
- Tu ne veux pas la mettre dans son berceau ? questionna Ron
- Je ne suis pas encore prête à m'en séparer.
Il sourit sans faire de commentaire.
- Tu es prête pour les cadeaux, demanda-t-il en désignant la montagne de boites multicolores entassé devant la cheminé.
- On est obligé, soupira la jeune femme.
Il fouilla dans les paquets et en sorti quelque uns.
- George, maman, Harry…
- Harry ? Tu sais pourquoi il n'est pas venu à l'hôpital ? Tu l'as invité au moins ?
Son ton avait commencé à monter et Rose gémit sans pourtant se réveiller. Ils reprirent en chuchotant.
- Oui je l'ai invité mais il a eu un problème.
- Quel problème ?
Sa voie était à peine audible mais le froncement de ses sourcils exprimait son mécontentement. Le rouquin pris une profonde inspiration avant de répondre.
- Il y a eu une attaque au chemin de traverse, murmurât-il.
- Comment ça une attaque ? Qu'est ce qui s'est passé et Merlin, Ron, pourquoi tu ne m'en as pas parlé plus tôt ! criât-elle sous l'effet de la peur.
Cette fois ci Rose hurla de tous ses poumons, les joues et le front rose de colère. Ron la pris et commença à se balancer sur ses pieds pour la bercer.
- Il était avec Severus et ils ont été attaqués par deux types.
Ron pris soin de ne pas regarder sa compagne pour ne pas éveiller les soupçons.
- Ronald Bilius Weasley qu'est-ce que vous me cachez encore !
Elle avait sorti son deuxième prénom, il était mal.
- Il lui a pris une baguette, souffla-t-il sinistrement.
Hermione se leva et d'un mouvement un peu trop brusque elle serra sa fille contre elle.
- Oui et il a bien fait !
- Ohh Hermione je suis désolé de ne pas me réjouir quand il met une arme dans les mains d'un meurtrier !
- Ron arrête de dire ça ! On a déjà parlé et tu sais très bien que Severus n'est pas un meurtrier !
- Severus, renifla Ron, comme tu l'appelle, a assassiné Dumbeldore devant des témoins.
Ni l'un ni l'autre ne prenait plus la peine de murmurer. Rose surprise par le bruit autour d'elle cessa de pleurer en regardant tour à tour ses parents avant de commencer à téter sa main.
- C'était une ruse!
- Une ruse ? Franchement Hermione ? Il l'a tué ! Il est mort et enterré comment tu peux appeler ça une ruse !
- Ron tu l'as vu comme moi si Severus n'avais pas aidé Harry sur le champ de bataille nous ne serions pas là à en discuter.
Elle lança un regard mouillé vers sa fille.
- Et elle non plus, rajoutât-elle. Vraiment ? Tu ne comprends pas Ron ?
- Et toi quand est-ce que tu comprendras que parfois il n'y a rien à comprendre les choses sont ce qu'elles sont ! Point final !
- Il s'est sacrifié pour nous, pour nous tous ! Et je ne l'abandonnerais pas.
- Mione tu sais que si c'était vrai Dumbledore aurait laissé quelque chose. Il aurait laissé une preuve irréfutable !
- On a des preuves ! Il a témoigné sous veritaserum…
- Son propre veritaserum !
- Ron, tu sais bien que sa potion est la meilleure !
- Peut-être, mais ça n'empêche pas que ce n'est pas recevable.
- Quelle hypocrisie, il aurait avoué être une fidèle mangemort et vous auriez tous accepté ses aveux sans problème !
- On va encore refaire le procès ?, s'agaça le jeune homme.
- On a aussi trouvé un fragment de souvenir de Dumbledore.
- Un fragment de souvenir ?
Il s'éloigna pour regarder sa femme. Elle baissait les yeux en pinçant ses lèvres l'une contre l'autre.
- Quel souvenir ? demandât-il sincèrement intrigué.
- Je t'en ai déjà trop dit. Si tu veux savoir tu n'as qu'à venir à une réunion.
- Pour que tu me fasses subir l'oubliette si vous n'arrivez pas à me convaincre ?
- Tu étais d'accord avec les règles avant d'y aller… A chaque, fois ajouta-elle piteusement.
Il la regarda de manière acerbe. Le club des « fans de Snape » comme il les appelait se réunissait une fois par mois et évoquait des plans pour la libération du traître depuis son incarcération. L'ancien Auror n'avait jamais remarqué une de leurs actions mais ces réunions constituaient en soi un acte de trahisons et était soumise au secret. Chaque nouveau membre devait prêter serment et en cas de refus voyait tous ses souvenirs en rapport avec le groupe passer aux oubliettes. Il ne savait pas à combien de réunions il avait participé avant qu'Hermione se décide à au moins lui laisser le souvenir de leur existence.
- Tu penses que les choses ont changé… je veux dire avec ce fragment de mémoire ? essayât-il.
- Non, pas vraiment…
- Alors pourquoi tu veux que j'y retourne, aboya-t-il.
- Ron je sais que je n'arriverais pas à te convaincre. Même si Dumbledore revenait d'entre les morts tu crierais à la manipulation. Ce que je te demande de me faire confiance.
Le jeune homme posa leur enfant dans le cosy. Comme il ne comprenait pas comment sécuriser le matériel il lança un sort de fermeture sur la ceinture. Il s'approchât de Rose pour lui déposer un baiser sur le ventre et le bébé gazouilla de plaisir.
- Hermione maintenant ce ne concerne plus que nous. On a un enfant et on ne peut pas jouer avec sa sécurité.
- Justement Ron, on a un enfant et on lui doit de continuer de se battre pour que le monde dans lequel elle grandira soit plus beau que celui qu'on a connu.
Le sujet était insoluble. Ni l'un ni l'autre n'arrivant à convaincre l'autre. Elle décida de passer à autre chose.
- C'était quoi cette attaque ? s'enquit-elle.
- Selon le ministère, des anciens amis de Snape qui veulent se venger de sa dernière trahison.
- Attends une seconde tu veux dire qu'il y avait des mangemorts au chemin de traverse, sa voix était trop aiguë, trop forte.
Ron lui pris la main.
- Un mangemort. C'était Travers et il est mort.
- Harry ? murmurât-elle.
Ron hocha la tête. En laissant refluer la panique qui l'avait envahi Hermione s'enroula contre le torse de Ron.
- Va mettre Rose dans son berceau et ensuite tu me diras ce que tu me cache, d'accord?
En revenant Ron s'installa dans le canapé à côté de la jeune femme.
- L'attaque a eu lieu jeudi en plein jour. Travers et un autre homme, un certain Guillermain Titouin, les ont attaqués à la sortie d'Ollivander.
- Il y eu des blessés ?
Il passa sa main dans son dos.
- Il y a eu cinq morts. Une mère de famille qui était là avec ses trois enfants et deux jeune femmes qui faisaient du shopping. D'après les gosses Harry a tué Travers et est partis sans même vérifier si quelqu'un avait besoin d'aide. il s'est cassé… comme ça.
- Et… ?
Elle n'osa pas terminer sa phrase.
- Non, il n'aurait rien pu faire, ils sont tous mort sur le coup.
Il s'arrêta quelques instants avant de reprendre sur un ton sombre.
- Depuis ça tourne en boucle. La gazette demande pourquoi il a laissé sortir le traitre, ils sont à deux doigt de déclarer qu'il lui a retourné l'esprit. Il y a une pétition qui circule pour remettre Snape à Azkaban ou lui donner le baiser le plus vite possible. J'ai même entendu dire que l'ordre va être reformé, contre Harry.
- C'est quoi l'autre version Ron ?
Le rouquin hésita.
- Je ne sais pas ce que ça vaut mais selon Harry l'explosion le visait lui et pas Snape.
- Shacklebolt ?
- C'est ce qu'il pense mais je n'y crois pas. Un héros mort serait tous aussi encombrant qu'un héros vivant même si toute cette histoire doit beaucoup l'arranger.
- Alors qui ?
Elle essaya d'assembler les pièces du puzzle.
- En plus je ne vois pas Travers s'associer à Shacklebolt, c'était un vrai fanatique, continua-t-elle.
- Il y a une raison évidente pour laquelle une ancien Mangemort s'attaquerait à Harry… proposa Ron.
Elle frissonna malgré elle.
- Tu penses vraiment que c'est possible ? Ils sont combien maintenant. Quatre ? Cinq tous au plus ?
- S'ils ont réussi à faire de nouveau adeptes, tous est possible.
La panique remonta dans ses veines de façon insidieuse.
- Je ne suis pas sure qu'on y arrivera encore sans Harry, susurra la jeune mère.
- Sans Shacklebolt, Sans l'Ordre… En fait si j'étais un Mangemort en fuite, je me dirais que c'est le meilleurs des moments pour attaquer, conclu le jeune Weasley.
Hermione se leva. Elle avait besoin de savoir que tout ça avait un sens, que quelque part il restait encore quelque chose à sauver, quelque chose qui valait la peine de se battre. Elle monta voir sa fille.
Quelque minute après Ron la rejoignit.
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Severus réprima un haut le cœur en plaquant sa main contre sa bouche. Il était nu, agenouillé par terre, en sueur, le front appuyé la lunette des toilettes. Il pouvait compter sur les doigts d'une seule de ses mains les fois où il avait été malade. Il détestait cela. Il considérait la maladie comme un affront de son propre corps.
- Ça ne va pas, hésita le survivant ?
Snape ne se retourna pas. Il pouvait sentir l'odeur du jeune homme à la porte de leur salle de bain. Il entrouvrit les lèvres pour ironiser sur ses talents d'observation mais fut submergé par un gout acide et nauséabond. Il vomit. Quand il releva la tête, le survivant avait parcouru la moitié du chemin qui les séparait et se tenait au milieu de la salle de bain. Il ne semblait pas savoir s'il devait avancer ou reculer.
- Tu veux que j'appelle un médicomage ?
- Non Harry, c'est juste quelque chose que j'ai avalé qui ne passe pas.
La réponse sembla le décider et il s'avança jusqu'à s'accroupir à côté de son mari. Il caressa sa joue avec son index puis en passant son doigt sous son menton, il le releva jusqu'à ce que leur regard se croise. Severus ne lutta pas.
- Je ne pense pas. On a mangé la même chose et moi je vais très bien.
- C'est probablement ce que j'ai avalé au lit qui ne passe pas alors.
Harry tiqua sans comprendre. Il fronça ses sourcils et serra ses lèvres dans une expression perplexe. « C'est est presque trop facile », pensa Severus. Sa nausée s'était calmée et ce petit jeu offrait une alternative plaisante à sa douleur. Il étudia chaque mouvement de son mari.
Accroupis sur ses talons, il avait un avant-bras négligemment posé contre un de ses genoux alors que son coude prenait appui sur l'autre. Il portait une vieux T-shirt blanc sur un jean bleu usée. L'ensemble, au mieux banal, n'enlevait rien à son sex-appael mais c'était une chose que Snape avait finis par comprendre. Que ce soit nu ou vêtu d'un sac le jeune homme ne pouvait pas être autre chose que sexy. Sous le tissus, Severus pouvait deviner ses abdominaux tendus et voir ses muscles rouler sous la peau de son épaule quand il pencha sa tête sur le côté. L'Elu prit une profonde inspiration et fronça encore plus ces sourcils créant ainsi une ride prématurée entre ses yeux. Ses yeux d'émeraude s'assombrirent et il commence à mordiller sa lèvre inférieure. Il tenait le menton de son mari entre son pouce et son index un plus fermement que nécessaire. Severus voulut secouer la tête pour se dégager mais le jeune homme serra son emprise, l'empêchant de se détourner. La lumière vacilla et un éclair détona, puis se fut tout.
- Je vois que tu commences à te contrôler, cracha Snape.
- Si je ne me contrôlais pas ça fais belle lurette que je t'aurais massacré.
Harry se releva brusquement et Snape se contenta de reposer sa tête contre les toilettes. Ce jeu commençait à devenir de moins en moins intéressant.
Quand il sortit de la salle de bains une heure plus tard Harry était assis sur le lit, le dos appuyé contre le mur. Il affichait toujours la même mine sombre et faisait léviter un flacon à quelques centimètres de sa paume.
- Tu vas mieux ? demanda-t-il.
Son ton sec déclencha un frisson qui parcourut tout la colonne vertébrale de Severus.
- Oui, murmura l'ancien espion.
- Qu'est que ce passe Snape on ne sait plus parler.
Nouveau frissons. Toujours sans toucher le flacon il l'envoya aux pieds de son époux. Severus reconnu le lubrifiant.
- A genoux.
L'homme ferma les yeux en essayant d'empêcher son corps réagir au comportement de son époux.
- Obéit !
Il sursauta quand l'éclair le toucha sur la hanche droite. Ce n'était pas vraiment douloureux, mais combiné au ton du jeune homme cela suffi pour l'exciter. Il se mit à genoux face à lui.
- Maintenant prépare toi.
Lentement il trempa un doigt dans le liquide visqueux et commença à l'enfoncer dans ses entrailles. Il ferma les yeux, son sexe était en feu, il mourrait du besoin d'être touché.
- Regarde-moi.
Le ton était toujours aussi froid, délicieusement menaçant. Il ouvrit les paupières et constata que toute l'attitude du jeune homme correspondait à sa voix. Il le fixait en respirant profondément comme s'il cherchait à se calmer sans y parvenir. Sa mâchoire était contactée, ses poings serrés sur les draps et son pantalon tellement tendu que Severus se demanda si les boutons de sa braguette n'allaient pas exploser d'eux même. Il sentir sa propre brulure s'installer aux creux de son ventre et s'humecta les lèvres en s'intimant de penser à autre chose. Il ne fallut pas attendre longtemps avant qu'il ne reçoive l'ordre d'ajouter un deuxième puis un troisième doigt dans son corps. La peur devint plus intense et sa respiration plus laborieuse quand le Survivant se leva et s'approcha de lui.
- Tu aimes ça, n'est-ce pas? murmura le jeune homme d'une voix rauque.
Surpris par son changement de ton, il hésita avant de répondre.
- C'est une question Severus et j' attends ta réponse, rugit Harry.
- Oui murmura Snape en baissant les yeux sur le sol.
Cette fois ci Harry attrapa ses cheveux et le força à relever la tête.
- Ce que tu veux c'est que je jette sur ce lit et que je te prenne le plus violemment possible. C'est ça que tu veux Severus ?
Il balbutia quelques mots inintelligibles puis en sentant la poigne d'Harry forcer sa tête dans un angle impossible il répondit sans respirer.
- Prends-moi maintenant sur le sol.
- Non.
Subitement la tension se relâcha et Severus tomba sur ses genoux. Potter était parti. Aussi simplement que cela. Il était parti. Severus porta ses mains sur son visage pour étouffer ses cris. Ignorant l'eau qui coulait sur joues et le trou dans sa poitrine, il se roula en boule sur le sol. Se serrant le plus possible alors que les spasmes secouait son corps.
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- Merlin ce que c'était bon !
Harry laissa courir un doigt sur la mâchoire de son amant. Il glissa lentement son doigt sur son cou pour dégager ses cheveux doré de ses épaules. Le jeune homme était allongé sur le ventre la tête posé contre son bras, nu. Le survivant passa sa main sur son dos jusque dans le creux de ses reins avant de caresser sa croupe.
- Tu apprécies ce que tu regardes ? demanda le jeune Malfoy.
Sans répondre Harry s'installa à califourchon sur lui en pressant son érection contre ses fesses. Il commença à embrasser le cou de son compagnon avant de faufiler sa langue juste derrière son oreille.
- Harry t'es pas croyable on vient à peine de finir !
Draco se retourna pour se retrouver nez à nez avec l'Elu. Ce dernier se précipita sur sa bouche, puis il suçota sa lèvre inférieure pour demander l'accès. Dès que le blond entrouvrit ses lèvres le brun y engouffra une langue impatiente et possessive. Draco dut poser sa main sur son cou et le repousser de toutes ses forces pour pouvoir reprendre sa respiration.
- Je crois comprendre que Snape ne donne pas entière satisfaction, plaisanta le jeune homme.
- Ne parle pas de lui.
C'était à peine un murmure mais le ton sec et l'éclat dans ses yeux convainquit le jeune homme de son sérieux. Harry qui avait commencé à dévorer son coup descendait maintenant vers sa clavicule. Il mordilla tendrement la base de sa nuque avant de lécher la zone meurtrie. Tout en continuant sa descente sur le torse de son amant, il glissa une main entre les cuisses pour effleurer sa virilité. Quand il commença à torturer le téton du jeune Malfoy il caressa ses testicules. Chacun de ses mouvements tirait des râles d'extase à son compagnon et rapidement le sexe jusque-là endormi commença à s'éveiller sous ses doigts.
- Humm. Il ne sait pas ce qu'il rate, souffla le jeune au supplice.
Cette fois ci il mordit la chair tendre et rosé plus fort.
- Aille ! cria Malfoy en se relevant sur ses coudes.
- Je te l'ai déjà dit : ne parle pas de lui, repris le survivant sur le même ton dangereux.
Harry prit en main le sexe du jeune homme qui se rallongea en recommençant à haleter. Il descendit plus rapidement vers le membre maintenant en pleine vigueur et passa sa langue sur le sexe humide avant de la prendre entièrement en bouche. Il le suça furieusement avant de s'arrêter brusquement.
- Putain qu'est que tu fais là ! Tu ne peux pas t'arrêter comme ça, cria Draco.
Le survivant déposa un baiser humide sur la bouche du jeune homme pour le faire taire.
- Prends-moi.
Il avait toujours ce même ton autoritaire et tellement excitant. Draco ne le fit pas dire deux fois. D'un seul mouvement il inversa leur position. Il attrapa le lubrifiant qu'il avait utilisé sur lui-même à peine une heure plus tôt mais Harry le lui enleva.
- Maintenant Draco.
Le jeune homme cilla.
- Harry je crois que je me trompe pas si je te dis que tu n'as vraiment l'habitude de cette position alors il vaudrait mieux que tu me laisse faire.
Le brun murmura un sort de préparation.
- Ça ne va pas suffire.
- Si tu n'es pas en train de me baiser dans les dix secondes : je te préviens je retire mon offre.
Les pensées se précipitèrent dans l'esprit du jeune blond et il en fut tirer par la main de son amant qui harponna son dos sans ménagement. Sous l'effet de la douleur son souffle se coupa. Sans plus réfléchir il relava les cuisses de l'élu en amenant ses genoux contre son torse. Il se positionna contre l'entré de son amant et quand celui lui enfonça ses ongles dans peau il y entra son sexe. En laissant sa tête tomber en arrière, il prit de profonde inspiration sans bouger pour lui laisser le temps de s'habituer à sa présence. Harry ne retint pas un grognement lourd mais rapidement il laissa ses mains rouler sur les fesses de Draco les attrapant dans ses paumes pour ramener son amant plus profondément en lui.
- Baise-moi Dray.
- T'inquiète pas Harry tu vas avoir ce que tu veux alors laisse-moi faire ok ?
Le jeune homme lui attrapa les mains pour les replier derrière sa tête. Il empoigna ensuite les cuisses du survivant et commença à se retirer en regardant son sexe humide s'échapper de ce fourreau étroit. Harry grogna et agrippa la tête de lit des deux mains pour se s'empêcher de retenir son amant. Alors qu'il avait retiré entièrement son sexe de son corps Draco poussa son gland contre l'anus de son amant qui l'accepta immédiatement. Tous aussi lentement il recommença sa progression alors que les hanches de l'Elu tentaient d'accélérer ses mouvements.
- Laisse-moi profiter de ce cul. Humm Tu es si étroit…
Cette fois ci il le pénétra entièrement et Harry poussa un second grognement sourd. Harry avait les yeux fermé, le dos cambrés, ses jambes écarté pour lui. Quand le survivant recommença à onduler ses hanches Draco fut submergé par le désir et violemment il lui empoigna les cuisses pour pouvoir s'enfoncer plus profondément dans ce corps offert. Il le pilonna avec puissance en cherchant le meilleur angle pour attaquer le brun. Quand il réussit finalement a provoqué des cris de plaisir chez son amant il attaque cette zone avec encore plus d'enthousiasme. Sur le point de jouir il attrapa le sexe déjà dur de son compagnon et le frotta frénétiquement. Ils jouirent au même moment et Draco se laissa tomber sur le torse d'Harry.
- Putain ce que c'était bon. Mec c'est un drame que tu sois casé !
Harry éclata d'un rire franc.
- Comme tu vois être marié ne m'empêche pas d'être un salaud !
Cette fois ci ce au tour de Draco d'être secoué par un éclat de rire.
- Attends tu veux dire que c'est moi la victime ici ? Quand tu veux on remet ça !
Dray roula sur le côté pour dégager Harry de son poids. Il s'arrêta en constatant la mine étrangement séreuse du survivant.
- J'ai dit une connerie ? demanda le jeune blond
Harry hésita avant de se lancer.
- Dray ça ne marchait plutôt pas mal entre nous alors pourquoi tu m'as largué ?
- Tu veux dire à part le fait que tu étais désespérément amoureux de ton ex professeur de potions ?
Harry passa sa mains dans ses cheveux et Draco glissa sa tête sous son bras pour se caller contre son torse musclé.
- Je ne t'en veux pas tu sais moi aussi j'ai « profité » de notre relation murmura Draco.
- En te faisant acquitter de tous un tas de procès
- Tu m'as brisé le cœur Harry alors franchement quelques témoignages de moralité par ci par là ce n'est pas grand-chose à côté.
Le brun l'attrapa par les épaules pour le forcer à le regarder.
- Je t'ai aimé pour de bon Dray.
- Je sais et d'une certaine manière tu m'aimes toujours mais pas comme tu l'aimes lui.
Harry le lâcha et le jeune homme repris sa place contre son cœur.
- En tous cas avec cette histoire d'excuse publique tu as pris une belle revanche.
- Moi ?
Cette fois, Dray s'était assis dans le lit.
- Moi, j'ai pris une belle revanche ? C'était ton idée Harry.
- C'est vrai ? hésita le survivant.
- Punaise tu m'as poursuivi avec ça pendant au moins trois mois avant que j'accepte !
Oui, ça c'était peut être passé comme ça finalement. C'est vrai qu'il avait pris un plaisir non négligeable a la vue du ministre complètement furibond.
- En tous cas ça en valait la peine ! plaisanta Harry.
Devant la mine peu convaincu de Malfoy, il décida de changer de sujet.
- Ton père ça va mieux ?
Draco fronça les sourcils. Le sujet était en quelque sorte taboue entre eux, puis il se décida.
- C'est bizarre. Parfois il me regarde sans rien dire et j'ai l'impression qu'il est redevenu lui-même. Complétement.
- Et puis ?
- Et puis il ouvre la bouche et je me souviens que j'ai perdu mon père.
- Je suis désolé Dray.
- Non tu ne l'est pas. Toi tu ne vois que le Mangemort que l'on a empêché de nuire.
- Dray tu sais aussi bien que moi que Lucius n'aurait jamais changé. Il était trop dangereux pour être sauvé.
- Parlons d'autre chose s'il te plait.
- Tu te rends compte qu'il t'a livré a Voldemort pour faire son sale boulot ?
Le ton d'Harry était monté un peu trop haut.
- Harry soit on parle d'autre chose soit tu prends la porte. Tu choisi.
Harry tendit la main pour essuyer les joues du jeune homme.
- Mon mari me déteste, proposât-il.
- Ça passe si mal que ça ?
- Les seuls moments où il me tolère c'est quand on joue à ses petit jeu maso.
- Je ne suis pas sûr que ce soir un jeu pour lui Harry.
Dray l'entoura de ses bras. Il aimait ces moments.
- Tu vas rester ce soir ? demandât-il le plus légèrement possible.
Il n'avait pas dû être assez badin parce qu'Harry s'était levé et se rhabillait déjà.
- Je suis désolé Dray je n'aurais pas dû venir.
- Ça va Harry je suis un grand garçon.
- Oui mais moi je suis le plus grand mage noire de tous les temps. Selon le prophète je mange des gosses au petit déjeuner alors t'imagine ton petit cœur d'artichaut je n'en ferais qu'une bouchée !
Il éclata de rire et vola un baiser au blond avant de transplaner.
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La lune était haute dans le ciel. Pleine, ronde. Une lune ocre si proche et pourtant inaccessible. Pendant une seconde Severus pensa à se lever pour essayer de la toucher. Maintenant qu'il avait récupérer sa baguette, peut-être pourrait-il y arriver ? La magie qui animait ce plafond était similaire à celui de la grande salle de Poudlard. Avant d'entrer dans ce manoir Snape aurait tout simplement dit que recréer cette magie était impossible. Maintenant… Maintenant il vivait avec une gosse impertinent borné stupide et incroyablement puissant. Un gosse. Il avait finalement passé sa journée ici, dans cette chambre à étudier la course du soleil. A un moment il s'était levé et était parti jusqu'à la salle de douche ou il avait fait coulé de l'eau trop chaude sur sa peau. Vaguement il avait hésité à se frotter son corps jusqu'au sang. Inutile. Il avait ca avant, souvent, mais il était toujours aussi sale. Toujours aussi répugnant. Au bout d'un moment il était sorti sans savoir pourquoi il devait s'arrêter et il s'était allongé sur le lit pour contempler la course de la lune. Il y était toujours quand Potter était revenu. Débraillé. Les joues rougies et les lèvres humides. Il avait baisé et n'avait aucune intention de le cacher. Le jeune Potter s'était déshabiller et était rentré dans leur lit sans prendre la peine de se doucher.
- T'aurais pu te laver, tu pus le sexe.
Severus se maudit pour avoir parlé. Cela sonnait désespérément… désespéré. Le jeune Potter ne répondit rien. Il se contenta de le fixer avec le même regard que celui de leur première nuit. Ce regard brulant dont il aurait tellement voulu pouvoir s'échapper. Il fixa le plafond sans cesser de le sentir sur lui. Ses yeux le brulèrent et il bâtit les paupières pour ravaler ces stupides larmes. Il n'était même pas triste. En fait il n'avait absolument aucune raison de se comporter comme une stupide Pouffsouffle rejeté.
- C'est qui ?
Merlin, qui avait pris possession de sa langue ? Et pourquoi cette personne posait cette question imbécile. Potter pouvait coucher avec qui il voulait, tout un régiment d'Auror même. Cela ne le concernerait en rien. Il n'était rien pour lui. Il n'était rien tout court d'ailleurs. Brusquement son cœur se glaça. Il avait osé le toucher. Il attrapa le poignet de Potter et enfonça ses ongles à l'endroit où la peau était la plus fine.
- Ne. Me. Touche. Pas.
Il relâcha sa prise et le jeune homme lécha les marques sanglantes qu'il venait de lui faire. Le liquide carmin s'étalât sur ses lèvres avant qu'il n'y passe sa langue. Le geste était presque obscène et Severus s'en voulut de le remarquer.
- Qu'est-ce que tu attends de moi Harry ?
Désespérément désespéré et Severus se mordit la langue en représailles.
- Je voudrais que tu me laisse t'aimer.
- Je ne sais pas faire ça.
Harry pris une profonde inspiration et serra ses mains contre ses jambes pour les empêcher d'aller rejoindre son mari.
- Ce n'est pas vrai. On l'a fait avant et c'était …
- Beaucoup de choses ont changé depuis cette nuit.
Potter se pencha un peu vers lui comme pour mieux le voir.
- Tu t'en veux encore ?
- Pourquoi ? C'est si difficile à croire ?
- Non …Mais c'était la guerre…Ce sont des crimes de guerres.
- Si cette piètre excuse marche pour toi tant mieux. Personnellement je préfère assumez mes actes.
Cette fois ci Harry lui fit un sourire sans joie.
- Parfois il me manque, repris le survivant.
Severus se détendit.
- Il était comme un père pour toi, statua Severus.
- Je ne sais pas, je n'ai jamais eu de père.
Ce n'était pas une plainte, un fait tout au plus. Severus se tut. Qu'est-ce qu'il pouvait répondre ? Que lui en avait eu un et ne le souhaitait à personne ?
- Il avait prévu que je meurs lors de la bataille finale et je ne sais pas si ca fait de lui un mauvais père ou de moi un fils très décevant.
Le ton d'Harry était léger mais la plaisanterie restait amère.
- C'est pour ça que tu es tellement en colère contre lui ? demanda Snape
Le survivant secoua la tête.
- Quand il était-là, la vie était tellement plus facile. Il me disait quoi faire et j'obéissais tout simplement.
- Tu as gagné la guerre sans personne pour te guider Harry.
- Oui… La guerre je sais faire. Mais il ne m'a pas préparé à ça…
- A quoi ?
- A toi qui refuse obstinément de me laisser t'approcher, a Molly qui sanglote à chaque fois qu'elle me voit, à Kingsley que je n'arrive même pas à comprendre ! … A mes amis qui vivent heureux sans moi…
- Il avait confiance en toi Harry.
- Pas du tout ! le coupa l'Elu. Il savait que foirerais et c'est pour ça que je devais mourir !
- Ce n'est pas vrai il…
Harry eu un rire froid.
- Comment tu peux savoir…
Il s'interrompit et repris avant que Severus ne puisse répondre.
- J'oubliais il te faisait vraiment confiance, hein ?
Snape baissa les yeux.
- C'est toi que ce vieux fou considérait comme son fils, Sev. Alors au moins on sait qu'il pouvait se tromper.
