21 Juin 2011

Il était dix-sept heures. Derek venait de finir une énième séance d'entrainement lorsqu'il entendit le son plus que reconnaissable du moteur de la Jeep de Stiles. Il eut un sourire sur les lèvres. Le jeune homme venait lui rendre visite et ne regrettait donc pas la nuit précédente passée dans ses bras. Il tendit l'oreille et le spectacle auditif auquel il assista le laissa pantois. Stiles se dirigea vers sa porte, glissa quelque chose dans sa boite aux lettres et reparti aussi vite. Derek sorti presque aussi tôt et viola sa boite au lettre pour l'ouvrir. Elle contenait une enveloppe, sur laquelle Stiles avait griffonné : Derek. Il entra rapidement et l'ouvrit avec de lire la lettre qu'elle contenait.

« Derek, mon cher Derek. Je peux t'appeler ainsi, non ? Rapport au truc des compagnons… Je t'écris pour m'excuser de mon comportement. Je me suis conduit comme un gamin immature parce que tu m'as fait souffrir le martyr pendant presque un mois. J'ai cru qu'on m'arrachait le cœur, que je ne serais pas capable de m'en remettre. Truc de compagnons, non ? Quand tu m'as appris que tu « m'aimais », la seule chose que j'ai pu penser, c'est que tu étais le roi des enfoirés. Tu m'avais embrassé, envoyé chier, et maintenant tu me disais que tu m'aimais.. Le truc impossible. J'avais juste l'impression que tu voulais jouer avec moi. Et merde, j'avais déjà été assez manipulé par cette merde de renard pour que je laisse un loup mal léché faire pareil…

Je n'ai jamais été comme ça, vengeur, je pense que c'est la faute au Nogistune.. Je ne sais pas. Bref, j'ai réalisé que j'avais merdé jusqu'au bout. Je ne voulais pas que tu souffres autant. Pardonne-moi mon amour. Je ne recommencerais jamais ce genre d'idioties. Je resterais avec toi, tout le temps. Je t'en prie. Je ne survivrais pas à un nouvel abandon. Tu es la seule personne que je veux près de moi. Truc de compagnons, non ?

Si tous ses trucs de compagnons sont vrais, tu sais que je suis sincère dans mes paroles. Demain mon père n'est pas là, tu pourras passer à la maison. Si tu ne le fais pas, j'aurais compris et je disparaîtrais définitivement de ta vie.

Ton connard d'humain, l'hyperactif qui te pourris la vie. »

A la lecture de cette lettre, les larmes lui avaient monté aux yeux. Il ne pouvait pas attendre le lendemain pour voir l'humain. Il devait le voir maintenant, l'embrasser, lui dire qu'il était tout pardonné. Il quitta alors le loft, partant à pieds. En mode « Loup-garou », il ne lui fallut que très peu de temps pour rejoindre la maison de l'être aimé. Une vérification auditive lui indiqua que le brun dinait avec son père dans la cuisine. Il jeta un coup d'œil vers la fenêtre de sa chambre. Elle était ouverte, parfait. Le loup, comme il le faisait presque toujours pour aller chez Stiles, monta sur la façade de la maison et s'introduit dans la chambre de l'adolescent, attendant assis sur son siège de bureau qu'il monte.

Une heure plus tard, il entendit l'escalier craquer et reconnu aisément la respiration irrégulière de l'hyperactif. Le jeune loup se redressa et attendit impatiemment qu'il ouvre la porte. Lorsque Stiles entra dans la pièce, par habitude, il ne fit pas vraiment attention. Ce n'est qu'après avoir refermé la porte qu'il remarqua la présence de Derek. Il étouffa difficilement un cris de surprise.

« Der'.. ek. Qu'est ce que tu fais là.. ? Tu sais, si c'était pour me dégager, tu pouvais attendre… »

Sa phrase fut coupée par les deux bras puissants du loup qui l'attiraient contre lui. D'unevoix caverneuse, il murmura :

« T'es vraiment le roi des cons Stilinski, je ne peux pas te dégager. Truc de compagnon. »

Il déposa un doux baiser dans la nuque du jeune homme, en profitant pour lui laisser un énorme suçon qui ne manquerait pas de faire se questionner tout le monde. Il voulait marquer son compagnon, montrer à tout le monde que la petite âme qui étaient faite pour compléter la sienne était déjà comblée.

Le plus jeune embrassa tendrement son ainé avant de l'attirer vers son lit. Il le poussa doucement avant de se placer sur lui, ne cessant de l'embrasser. Lorsqu'un petit gémissement d'excitation quitta les lèvres de son ainé, le plus jeune murmura :

« Pas de tripotage ce soir.. Juste des baisers. »

Derek hocha la tête avant de se remettre à cajoler les lèvres de son amant. Lentement, les jeune hommes se déshabillèrent mutuellement, Stiles étant fatigué et souhaitant dormir. Après quelques nouveaux baisers échangés, l'humain utilisa le torse du loup comme oreiller, se laissant bercer par les battements de son cœur. Il ferma les yeux et tomba dans un profond sommeil. Le loup ne tarda pas à l'imiter, gardant son précieux humain enfermé dans ses bras.

22 Juin 2011.

Bien trop bien dans le lit de Stiles –et dans ses bras- le loup garou ne s'était pas réveillé et il fut tiré du lit par un hurlement.

« BORDEL DE MERDE ! C'est quoi ce délire ?! Stiles ! »

Le dit Stiles s'éveilla en grognant avec de murmurer d'une voix ensommeillée.

« Papa, laisse-moi dormir. Der' est confortable. »

Suite à ses mots, Stiles se leva d'un coup, réalisant la gravité de la situation.

« Au putain de merde ! Je… »

Il ne savait pas quoi dire. Son père lui avait pourtant interdit de revoir Derek, alors le trouvé dans son lit, c'était totalement impensable. Ils étaient clairement dans la merde. Le Shérif reprit alors la parole, d'un ton plus que dur.

« Stiles. Toi et moi on va devoir parler. Derek, je sais que tu es plus fort que moi, alors je vais simplement te demander de dégager ton cul de chez moi avant de te faire inculper pour détournement de mineur.

-Papa, on a pas couché ensemble, arrête ton cinéma.

-Toi, tu la fermes. Tu as trahis ma confiance. »

Derek se racla la gorge. Il exerça une légère pression sur la main de Stiles avant de se lever, un air désolé sur le visage. Il se rhabilla rapidement et quitta la maison, préférant passer par la porte. Il avait le cœur brisé en ressentant la peur de son hyperactif préféré, la peur de devoir à nouveau être séparé de son compagnon.

Dans la chambre de Stiles, son père le regard avec un air sombre. Il reprit la parole, conservant le même ton dénudé de sentiments.

« Va t'habiller et file en cours. Tu as intérêt à rentrer dès que tu auras fini, sans détour. Je me suis bien fait comprendre ? »

Stiles hocha la tête, n'osant plus ouvrir la bouche. Il partit rapidement sous la douche et, après s'être habillé, se rendit en cours telle une tornade.

Durant sa journée de cours, le jeune humain avait étudié tous les moyens d'annoncer sa relation avec Derek à son père et de tout faire pour qu'ils puissent continuer à le voir. Lorsqu'il entra finalement chez lui, son père l'attendait assis à la table de la cuisine, un regard toujours aussi noir planté sur son fils.


A SUIVRE


Note de l'auteur :o