Attention : Harry Potter ne m'appartient pas. Seules Aria et Abygail sont à moi.
Joyeuses fêtes à tous ! Pour fêter ça et mon retard à cause de mes examens, je vous offre deux chapitres cette semaine ! Bonne lecture à tous !
Depuis peu la neige avait commencé à tomber sur Poudlard, couvrant le parc d'un doux manteau blanc. Les élèves n'avaient pas tardé à profiter de ce nouveau paysage, faisant bataille et bonhommes de neige, sous le regard attendit d'Aria, qui veillait à ce qu'il n'y ait pas d'accident. Elle repensait à ses propres hivers à Poudlard, elle avait été à leur place à une époque, une époque qui lui paraissait à présent si lointaine alors que c'était pourtant encore si près. Durant sa scolarité, elle en avait fait des batailles de boule de neiges avec ses camarades de maison, il y avait aussi eu des concours de bonhommes de neige, elle avait toujours fini dans le trop trois, son côté artistique et rêveur selon ses camarades. A l'inverse, Abby, qui avait un goût prononcé pour les choses étranges, faisaient toujours des bonhommes de neige un peu étrange, en général elle avait un prix bien à elle, celui du plus étrange bonhomme de neige. Ce qu'elles en avaient rit… Une fois elle en avait fait un en forme d'algue avec des bras et des jambes, c'était aussi étrange que bien réalisé, les élèves avaient beaucoup aimé son étrangeté, elle aussi d'ailleurs.
- Quelqu'un est perdu dans ses pensées au lieu de surveiller les élèves ? Intervint une voix derrière elle, la faisant sursauter.
Elle se tourna brutalement pour voir la personne derrière elle, cependant, son geste fut si soudain qu'elle manqua de glisser, le parvis de l'école étant très glissant en cette période. Elle fut retenue in-extrémis par deux bras forts, l'un lui enserra la taille pour la stabiliser et l'autre lui tenant l'épaule pour qu'elle ne chute pas d'avantage. Enfin stabilisée, elle soupira de soulagement, vociférant contre sa maladresse pour la énième fois, comme tous les jours. Elle se redressa, la prise de son sauveur toujours ferme sur elle pour éviter toute récidive.
Elle tourna alors à moitié vers son sauveur et vit, comme elle s'y était attendu, qu'il s'agissait du professeur Lupin, qui semblait retenir à grande peine le rire qui menaçait de passer ses lèvres. La jeune femme bouda pour la forme mais fondit rapidement devant le sourire qu'il lui offrit.
- Je ne voulais pas te faire peur, désolé. Sourit-il, une lueur d'amusement dans les yeux.
- Menteur, c'était exactement ce que tu voulais. Soupira-t-elle malgré un sourire.
- C'est vrai, je n'avais cependant pas prévu que tu glisserais, je serai plus prudent la prochaine fois que j'essayerai de te surprendre. S'amusa-t-il.
- Il vaudrai mieux, autrement tu me conduirais à ma perte. Assura-t-elle avec amusement.
- Ce serai bien dommage, je ferais plus attention la prochaine fois. Sourit le professeur de défense.
La jeune femme secoua la tête en signe de résignation, elle ne pourrait pas l'empêcher de recommencer si l'envie lui prenait, surtout si elle était perdue dans ses pensées, et, de fait, moins attentive à ce que lui disait ses sens.
Il y eut alors des sifflements dans la cour en face des deux professeurs, qui regardèrent les élèves, qui les regardaient avec amusement. Après un instant de flottement entre les deux adultes, ils comprirent ce qui amusait tant les élèves ; les bras du professeur de défense toujours autour de la jeune femme.
- Hé alors professeur Lupin, vous essayez de nous prendre notre jolie professeur d'astronomie ? S'amusèrent les jumeaux Weasley.
Gêné, mais néanmoins souriant, le professeur s'écarta d'un pas, libérant la jeune femme, qui lui sourit en retour. Le professeur répondit alors avec amusement aux deux jumeaux. Alors qu'ils allaient le taquiner une fois de plus, deux boules de neige entrèrent en collision avec leurs visages, qui se firent choqués en regardant leur professeur d'astronomie, qui feignait l'innocence malgré sa baguette clairement visible dans sa main droite et un sourire loin d'être innocent sur les lèvres. Les deux jumeaux échangèrent un regard entendu et eurent en même temps un sourire carnassier.
- Ho, ho, dans quoi me suis-je aventurée ? S'inquiéta-t-elle faussement en se penchant vers Lupin, que la situation amusait beaucoup.
- Je pense que tu vas vite le savoir. Rit-il doucement.
- Bataille générale ! Hurlèrent les jumeaux aux élèves, qui crièrent de joie.
Aria, loin d'être outrée par la proposition des jumeaux, eut un large sourire et invita toutes les filles présentes à la rejoindre d'un côté de la cour. Les garçons se tournèrent alors vers Lupin, qui semblait hésiter. Finalement, après qu'Aria et tous les élèves aient insistés, il céda, ''mais pas longtemps'' dit-il tout de même pour faire bonne figure, ce qui fit beaucoup rire Aria.
La bataille fut acharnée et sans véritable vainqueur, mais finalement tout le monde avait gagné, l'amusement ayant été à son comble durant toute la bataille. Aria était heureuse, ça faisait une éternité qu'elle ne s'était pas autant amusé de cette façon. Elle était heureuse d'avoir accepté l'offre de Dumbledore. En entrant dans le château, les grondements de Rusard se firent entendre de loin et les professeurs demandèrent aux élèves de filer rapidement et d'aller se sécher pendant qu'ils faisaient ''diversion''.
- C'était génial, professeur Wolf, professeur Lupin, il faudrait faire ça plus souvent ! Sourit Fred, vivement approuvé par son jumeau.
- Ouais, avec encore plus de monde ! Ajouta George.
- Il ne faut pas abuser des bonnes choses, jeunes hommes. Sourit Aria en leur faisant un clin d'œil, qu'ils lui rendirent avec amusement en rejoignant la tour de Gryffondor pour se changer.
Suite à cela les deux professeurs durent faire face à un Rusard en pétard, mais ils eurent rapidement raison de lui et partirent en direction de leurs propres appartements.
- Au fait, s'enquit Lupin avant qu'ils ne se séparent, à quoi pensais-tu quand je suis arrivé ? Si ce n'est pas indiscret.
- Ho non, sourit-elle, je pensais aux concours de bonhomme de neige et aux batailles que je faisais avec mes camarades de maison quand j'étais élève. On s'amusait beaucoup. Parfois, je donnerais tout pour revenir à cette époque. Rit-elle doucement.
- Je te comprends. Assura Lupin, dont le regard était à la fois triste et nostalgique et qu'un fin sourire prenait place sur ses lèvres.
Aria sourit doucement et posa une main rassurante sur son bras. Bien qu'étonné, il lui sourit tendrement et ils se séparèrent pour rejoindre leurs appartements.
Quelques jours plus tard eu lieu la fameuse et tant attendue sortie à Pré-au-Lard pour les fêtes de fin d'année. Aria, toujours aussi impatiente que ses élèves, se tenait près de McGonagall et Flitwick en attendant que tous les élèves autorisés soient présent. Au vu du froid hivernal, elle était emmitouflée dans un épais pull en laine blanc cassé, un pantalon noir, des bottes hivernales brunes clair, un duffle coat brun-beige et une épaisse écharpe en laine, qu'elle avait elle-même tricoté, aux couleurs de Poufsouffle. Enfin, elle avait laissé ses cheveux libres, non sans tout de même une barrette avec une tête de renne sur le côté droit de ses cheveux, pour se mettre dans l'ambiance, avait-elle dit. Étrangement, ça avait beaucoup amusé ses élèves, qui étaient à présent habitués à ses excentricités, vestimentaires ou non d'ailleurs.
Une fois les élèves tous réunis, le petit groupe partit pour Pré-au-Lard. Sur le chemin Aria s'était plongée dans une longue discussion avec ses collègues sur les cadeaux de Noël à offrir, elle hésitait beaucoup à ce sujet et souhaitait leur avis, d'ailleurs, au final, elle aussi les avait conseillés. Bizarrement, être avec ses collègues dans le cadre d'une sortie lui donnait l'impression d'être avec des camarades de maison, à l'époque où elle était élève, c'était un sentiment agréable.
Après quelques minutes de marche sous la neige, ils arrivèrent enfin à Pré-au-Lard. Les professeurs rappelèrent les consignes aux élèves, dont l'heure de rendez-vous pour le retour, et tous se dispersèrent avec entrain. Aria quitta quelques temps ses collègues pour se rendre à la poste de Pré-au-Lard, pour envoyer une lettre à Abby et Bill Weasley pour les fêtes. Elle avait des scrupules à envoyer Gwynneth, sa chouette effraie, sous la neige.
Une fois cela fait, la jeune femme flâna un peu dans le village, magnifiquement décoré en cette période de l'année, et dans les boutiques, pour les cadeaux. Elle trouva tout ce dont elle avait besoin mais hésitait encore sur les cadeaux à offrir au professeur Lupin et à son amie Abygail. Pour cette dernière elle avait bien pensé à des friandises étranges, comme à Halloween, qu'elle avait apparemment adorés, mais ça faisait redondant, elle voulait trouver autre chose, mais quoi, là était la question. Quant au professeur Lupin, elle avait appris qu'il adorait le chocolat, mais elle trouvait ça un peu juste comme cadeau.
Elle entra finalement dans une petite librairie dans une rue parallèle à la Grande Rue, peut-être y trouverait-elle quelque chose d'intéressant. Elle savait qu'Abby aimait lire, tout comme elle aimait les oiseaux et les plantes… Peut-être trouverait-elle un livre sur les plantes médicinales ? Ou sur les propriétés magiques des plumes d'oiseau ? Oui, ça paressait être un bon début. D'ailleurs, si elle avait bonne mémoire, Lupin aussi aimait lire, peut-être trouverait-elle quelque chose pour lui ici également.
Après deux bonnes heures de recherche à travers Pré-au-Lard, Aria rejoignit la Grande Rue, où elle retrouva par hasard Hagrid, McGonagall, Flitwick ainsi que le ministre de la magie, Cornélius Fudge. Aria n'aimait pas les gens du ministère, disons plutôt qu'elle les évitait. Certes la plupart des Lycans faisaient en sorte d'être reconnus comme des animagi, pour pouvoir se transformer à leur bon vouloir sans avoir d'ennui, mais elle, bien qu'elle l'ait fait, pour sa sécurité, préférait éviter le ministère, qui sait si un jour sa vraie nature ne serait pas révélée et qu'il s'en suive des ''énervements'' auxquels elle préférait ne pas penser. Peut-être se faisait-elle trop de souci, mais elle préférait la prudence, ne disait-on pas, après tout, ''prudence est mère de sureté'' ?
- Ho ! Aria ! Sourit Hagrid.
- Bonjour Hagrid. Sourit-elle. Monsieur le ministre. Salua-t-elle poliment l'homme.
- Bonjour professeur Wolf, on m'a dit que vous faisiez des miracles à Poudlard. Fit-il gaiment.
- Je fais simplement mon travail et je me plais beaucoup à Poudlard. Répondit-elle.
- Bien, bien, nous avons besoin d'enseignants aussi enthousiastes que vous. Assura-t-il. Joignez vous donc à nous, nous allions nous réchauffer aux trois balais.
- Hé bien… heu… Hésita-t-elle.
- Allons Aria, avec ce froid une boisson chaude vous fera le plus grand bien. Sourit gentiment Flitwick.
La jeune femme hésita encore un instant avant d'hocher la tête sous l'insistance générale, ce n'était qu'un verre après tout.
Ce qui ne devait n'être qu'un verre se transforma rapidement en véritable confession du ministre sur la véritable histoire de Sirius Black, raison pour laquelle il était présent, et sur ce qui lui avait valu Azkaban. Aria connaissait cette histoire, par les journaux et Dumbledore notamment. Il se trouvait que le directeur était également son parrain et qu'il n'avait pas pu se résoudre à ne pas répondre à ses questions il y a douze ans. Aria avait toujours été d'une grande curiosité, surtout enfant, de même qu'elle savait très bien lire en les gens, même en le si secret Dumbledore, qui avait agit de façon étrange quand tout ceci avait eu lieu.
Il avait été son tuteur légal, à l'instar des parents d'Abygail chez qui elle vivait quand ses parents sont décédés, l'année même de la disparition de Voldemort. Dumbledore avait décidé qu'il n'était pas possible pour lui de la garder avec lui, pour plusieurs raisons, qu'elles n'avaient pas comprises à l'époque, mais beaucoup mieux en grandissant. Dumbledore était un sorcier puissant et influent, vivre avec lui signifiait se mettre en danger, surtout à l'époque. Il avait donc agit pour son plus grand bien. Elle ne lui en avait pas tenu rigueur en grandissant, les parents d'Abby étaient devenus sa famille.
Pour en revenir à Sirius Black, elle ne savait pas quoi en penser, dans les journaux il avait été décrit comme quelqu'un d'aussi mauvais que le reste de sa famille, cependant le point de vue de Dumbledore était différent, il ne se prononçait pas mais Aria avait toujours clairement sentit qu'il était mitigé sur ce qu'on racontait, lui apportant le doute à elle aussi.
En revanche, de toute cette histoire, elle avait ignoré plusieurs choses, dans un premier temps que Black avait tenté de prendre soin d'Harry, ce qui avait indigné Hagrid après coup, pensant qu'il l'aurait surement tué si il lui avait cédé l'enfant quand il l'avait trouvé, et dans un second temps, qui allait de paire avec le premier, que Black était le parrain d'Harry. Hagrid, comme la plupart des personnes présentes, pensait que la détresse, la tristesse, de Black au moment où il était arrivé chez ses amis et avait appris leur mort, était due au fait que son maitre, Voldemort, avait lui-même disparu, Aria, elle, était sceptique. Elle ne saurait décrire pourquoi, mais entre ce que Dumbledore lui avait raconté, et elle ne doutait pas une seconde de son jugement, et entre ce que l'on pensait avoir vu ou cru, il y avait généralement un monde. De plus, il y avait des incohérences, non visibles au premier coup d'œil, mais quelque chose la titillait avec cette histoire, peut-être se trompait-elle, après tout elle n'était pas là à l'époque, mais tout de même… Son instinct, qui ne l'avait jamais trompé, lui disait de donner le bénéfice du doute au fugitif, du moins jusqu'à ce qu'elle en sache d'avantage pour se faire sa propre idée.
La jeune femme décida cependant de garder son opinion pour elle, d'un personne ne la croirait, elle n'avait aucune preuve après tout, et deux ce n'était ni le lieu ni le moment, pour peu qu'on la prenne en plus pour sa complice. Non, ce n'était définitivement pas dans son intérêt.
Après une bonne heure de discussion, le groupe se dispersa, Fudge devant diner avec Dumbledore et les autres professeurs devant rejoindre le point de rendez-vous fixé pour le retour des élèves.
Le chemin du retour fut silencieux, du moins du côté des professeurs, tous ne cessant de se ressasser ce qui avait été dit par le ministre.
Au château le banquet fut somptueux et digne d'un festin de départ en vacance, départ qui aurait lieu le lendemain matin pour la plupart des élèves. Leur départ signifiait également que le château allait devenir très calme, ce qui n'était pas pour déplaire à la plupart des professeurs, même à Aria, qui pourtant adorait ses élèves. Cela dit, leur départ marquait également l'arrivée de la première pleine lune qu'Aria passerait en compagnie du professeur Lupin. Étrangement, cette perspective l'enchantait autant que la stressait, allez savoir pourquoi.
Notez tout de même que ces chapitres ayant été écrits il y a près d'un an, c'est une totale coïncidence que ce moment de l'histoire tombe en même temps que les fêtes de fin d'année ! Sacrée coïncidence pas vrai ? Comme quoi le hasard fait bien les choses !
