Et oui, ça continue. Je ne compte pas vous révéler tout tout de suite concernant mes nouveaux personnages, vous n'aurez qu'à cogiter su ce qu'est Edoras dans votre coin, je tacherais de semer ça et là quelque indice.

En surface, Yuna scrutait le ciel d'orage comme s'il eut été un mauvais présage alors que dans les profondeurs infernales, dans l'une des salles du palais des morts, Pandore jouait une complainte funèbre, deux spectres à genoux devant elle. Stoppant son requiem, elle prit enfin attention à ses deux sujets.

-Je te félicite, Byaku du nécromancien de l'étoile céleste des âmes pour avoir mené à bien ta mission, commença la prêtresse en omettant volontairement la présence du kirin. Maintenant, si tu veux bien me remettre l'armure afin que je l'apporte à sa majesté. Vous pourrez ensuite disposer.

-Attendez majesté, interrompis le kirin, nous avons un message important à faire passer à Dame Perséphone. Nous désirons avoir une entrevue avec elle.

-Quelle audace, kirin. Je te conseil de te faire oublier surtout pour des affaires nécessitant l'audience de Perséphone. Tes implications passées auprès de sa majesté ne te place pas haut dans mon estime. Ta requête est des plus étranges surtout en sachant que c'est moi qui transmets les messages de ses majestés à son armée et inversement. La loi des enfers stipulent qu'aucune entrevue ne doit être acceptée si elle n'est pas nécessaire.

-Je vous rappelle, majesté, qu'elle stipule également que les messagers soient en droit de délivrer leurs messages directement à ses majestés. Vous savez comme le seigneur craint la perte d'informations par le biais du téléphone arabe.

Un silence de mort pesa dans la salle. Le regard noir de Pandore dardait le kirin et nul doute que le jeune spectre serait mort plus d'une fois si la prêtresse avait laissé ses désirs s'emparer d'elle. Néanmoins, elle savait que cette loi existait et que Neil était en raison. Ne trouvant rien à répliquer elle accepta la demande.

-Très bien. Byaku portera le message à sa majesté quant à toi kirin, tu retournes à ton poste. Est-ce bien clair ?

-Limpide majesté.

-Partez, maintenant, et que je ne vous revois plus. Pensez également à faire porter vos surplis à Meg, spectre de la sorcière, il saura les remettre en état.

Les deux spectres sortirent de la salle laissant Pandore avec sa Harpe.

-Tu ne manques pas de toupet, kirin. Reprocha le nécromancien. Quelle importance que ce soit elle ou nous qui prévenons sa majesté de la présence de ta cousine ? Au revoir kirin, j'espère que la prochaine fois que nous combattrons ensemble tu auras gagné en maturité.

Neil laissa le nécromancien dire son avis sans répliquer, il ne savait pas trop s'il était en droit de lui dire au sujet de Pandore. Perdu dans ses pensées, il alla porter son surplis à Meg qui lui conseilla de repasser d'ici une heure, le temps qu'il répare son armure. Profitant de ce contretemps, il s'en alla vers Cainea afin d'y retrouver le seigneur juge. Rhadamanthe était en train de profiter d'un bref moment de répit tandis que sa fidèle harpie lui faisait un compte rendu de quelques brefs inconvénients survenus et maitrisés au sein du vaste royaume infernal.

-Neil du kirin. J'espère que ta mission fut un succès.

-Elle le fut, seigneur Rhadamanthe.

-Bien. Quel est alors la raison de ta venue ?

-Un sujet délicat. J'aurais aimé m'entretenir avec vous en privé, si possible.

-Qu'est-ce qui t'ennuie à ce point pour que tu sois si sérieux, toi qui ne l'es jamais ? Valentine m'est fidèle, tu peux délier ta langue sans crainte.

-Pandore nous trahis. Affirma le Kirin de but en blanc.

-Voilà qui est directe. Je sais que tu es loin de porter Pandore dans ton cœur mais n'allons pas trop loin. Ces affirmations ont-elles seulement un soupçon de fondements ? D'où les tiens-tu ?

-D'un chevalier d'Athéna. Au cours de ma mission, j'en ai croisé un qui semblait bien connaitre Pandore. Lorsque je l'ai interrogé, il m'a tout simplement rétorqué qu'il ne trahissait pas les siens. Je sais que ces accusations sont graves et que je n'ai aucune preuve si ce n'est mes paroles mais ces informations me semblaient trop grave pour être ignorées. C'est pourquoi j'ai cru bon de vous en parlez, seigneur Rhadamanthe.

-C'est bien la première fois que je te vois faire preuve d'un minimum de bon sens, Neil, murmura Valentine tandis que la wyverne réfléchissait visiblement ennuyé.

-Etant donné les antécédents de Pandore, il est fort probable que ces paroles soient vérifiées mais tous juges que je sois, je ne peux rien faire sans preuve tangible. Pandore est ma supérieur, je te le rappel. Si je vais de l'avant sans prendre en compte les lois infernales, je risque de mettre la stabilité politique des enfers en grand danger. As-tu parlé de ta découverte à quelqu'un d'autre ?

-Non seigneur Rhadamanthe.

-Et qu'il en reste ainsi. Valentine, essaye d'espionner Pandore afin de nous trouver une preuve. Soit discret, si elle le remarque cela m'attira de gros ennuis, à moi et tous ceux sous mes ordres.

-Ne serait-il pas moins dangereux de demander ce service à quelqu'un de plus…indépendant.

-A qui penses-tu, Neil ?

-A Kagaho.

-Kagaho est une tête brulée, pesta Valentine, il n'obéis à rien ni personne si ce n'est sa majesté Hadès.

-Cela dépend de la manière dont tu lui demandes.

-Bien, si tu penses pouvoir le convaincre, vas-y donc, Neil. Tu viendras ensuite me faire part de sa réponse. Tant qu'à faire, rapportes donc les documents que tu m'avais fournis la fois passée à la bibliothèque. Cette course couvrira la véritable raison de ta présence dans le palais.

-Bien, seigneur Radamanthe.

Le kirin quitta le bureau de son supérieur l'esprit enchanté, s'il pouvait dénicher une preuve de la trahison de Pandore, non seulement il aurait sauvé le devenir de l'armée de son seigneur mais en plus il aurait porté un coup fatal à cette femme condescendante. Ces perspectives alléchantes sont des plus flatteuses pour son égo.

Trouver Kagaho n'est pas un problème de grande ampleur lorsqu'on connaît un minimum le damoiseau. Après avoir cherché en vain aux alentours de la chambre de leur seigneur, Neil conclu Que le bénou était en ce moment dans la chambre au chevet d'Hadès, ce qui signifiait que leur reine avait quitté les lieux sans quoi cette dernière n'aurait jamais autorisé l'étoile céleste de la violence à entrer dans la pièce. Le kirin alla donc à la rencontre du jeune solitaire fit une révérence devant leur seigneur. Inconscient ou pas, les spectres devaient faire preuve de respect vis-à-vis de leur souverain.

-Tu n'as rien à faire ici, agressa le Benou.

-Navré de t'ennuyer. J'avais besoin de te parler de toute urgence.

-Et depuis quand les fidèle de Rhadamanthe se soucient-ils de mon existence ?

-Depuis que nous avons des problèmes.

-La politique des enfers ne m'intéresse pas. Va-t'en.

-Bon, très bien, je trouverais quelqu'un d'autre pour discuter de la trahison de Pandore, rétorqua Neil en faisant mine de s'en aller.

-Pandore nous trahis ?! réagis le Benou au quart de tour.

-Peut-être, mais bon, de toute manière cela ne doit pas t'intéressé alors je ne vais pas t'ennuyer plus longtemps.

Vif comme l'éclair, le bénou se rua sur Neil et le maintenir au mur par le col, à quelques centimètres au-dessus du sol. Le cosmos brulant de l'oiseau de feu transpirait la rage et l'agacement.

-Ne joue pas à ça avec moi, Kirin !

-Du calme ! Lâche-moi et je te dis tout.

Kagaho s'exécuta sans pour autant calmer ses ardeurs. Neil savait qu'il devait faire preuve de délicatesse pour exposer la situation car au moindre faux pas il risquait de devoir essuyer une corona blast et ce sans la protection de son surplis ce qui risquait d'apporter des conséquences désastreuse.

-Lors de ma mission de récupération de l'armure, j'ai pu croiser un chevalier d'Athéna qui connaissait bien Pandore, trop bien si tu veux mon avis. Sans qu'il ne s'en aperçoive, j'ai réussis à lui soutirer la preuve qu'elle leur fournit des informations. Malheureusement, ce n'est qu'une preuve orale et je suis le seul à avoir été le témoin. J'en ai parlé au seigneur Rhadamanthe mais il ne peut rien faire si je ne lui rapporte pas de preuve véritable et écrites, si possible. La politique des enfers est instables, surtout depuis que notre roi est dans cet état et le seigneur Rhadamanthe ne veux pas risquer des conflits internes en commençant à envoyer des espions autour de Pandore.

-Et alors ? Pourquoi venir me voir ?

-En tant que spectre personnel de sa majesté Hadès, tu n'es sous les ordres d'aucun juge et tu es bien plus libre de tes mouvements que nous. Je sais en plus que tu es loin de porter Pandore dans ton cœur. Je m'étais dit que tu pourrais peut être nous aider à trouver une preuve de sa trahison.

-…Bon, très bien. Mais c'est pas pour toi que j'accepte, c'est pour sa majesté Hadès, c'est clair ?

-Fait le au nom de qui tu veux, là, ça ne me regarde plus.

-Bon, répliqua Kagaho en s'en allant d'un pas rapide.

-Merci.

Le bénou s'éclipsa au détour d'un couloir tandis que Neil s'en alla déposer les dossiers confiés par la Wyverne à la bibliothèque après quoi il alla informer le juge de la décision du bénou. Son supérieur, rassuré, le congédia. Avant de faire route vers la troisième prison, Neil s'en alla récupérer sa protection remise à neuf par son collègue de la sorcière. Mais à peine fut-il sortis du palais du royaume des mort, il entendit au loin l'écho d'un nouveau problème.

-Cerbère…encore, soupira le kirin tandis que les pleurs du canidé résonnaient entre les roches noires du paysage infernal.

-Ses hurlements sont emplis de tristesse et de désespoirs, commenta Edoras à ses côtés, la douleur des morts ne ressemble à rien comparé à cela.

-Hélas, il en demeurera ainsi jusqu'au réveil de sa ma….Edoras !?

-Oui ?

-Mais…que…Comment tu es venu ?

-Par le puits des enfers, comme toi.

-Tu nous as suivis ? Et pourquoi t'es pas mort ?

-Cette loi de mort ne s'applique qu'aux simples êtres, pas aux créatures fantastiques tel que les yokais.

-…t'es un Yokai ?

-Tu n'avais pas remarqué ? C'est pourtant toi qui avais signalé mon apparence étrange.

-Je te pensais un peu excentrique mais tout de même humain. Comment se fait-il que je ne t'ai pas remarqué alors que tu me suis depuis tout ce temps ?

-Ma cousine t'a expliqué, non ? Le sixième sens ne te permet de voir les yokais que s'ils le veulent bien. Je n'avais pas envie de me faire remarquer, voilà tout.

-Tiens donc, ricana soudainement une voix derrière eux, mais que vois-je, un intrus. Et ce cher kirin ne semble pas des plus inquiété.

Edoras et Neil se retournèrent pour se retrouver face à ce crapaud de Zélos. L'expression de Neil se mua rapidement en une grimace coincée entre l'ennui profond et le dégout tandis que le Yokai était plutôt intrigué par l'apparition.

-Je me doutais bien que quelqu'un comme toi était louche, kirin. Je suis sure que sa majesté Rhadamanthe sera ravi d'apprendre que tu as laissé un intrus s'introduire ici.

-C'est quoi ça ?, murmura Edoras à l'oreille de Neil.

-Un con, lui répondit l'adolescent un air vaguement blasé sur le visage tandis que son collègue commençait à coasser à haute voix un appel destiné à la wyverne.

Contrairement à ce que le jeune cervidé avait supposé, Rhadamanthe ne se contenta pas d'ignorer les appels du batracien et s'en alla voir la raison de ces cris. Visiblement irrité, le juge interrogea la grenouille sans le moindre sans froid ce qui laissa supposer que l'amphibien avait déjà mis les nerfs de son supérieur à rude épreuve aujourd'hui.

-Quoi encore !

-Seigneur Rhadamanthe, je suis navré de vous interrompre dans vos affaires que je sais d'une grande importance mais j'ai cru bon de vous avertir que le kirin à laisser cet intru s'introduire dans les enfers.

La wyverne releva ses yeux fauves vers Neil qui resta de marbre avant de les reposer sur l'homme accroupi, à même le sol, une question brûlante sur les lèvres.

-Quel intrus ?

-He bien, celui qui est…qui est…qui…bégaya Le crapaud qui venait de perdre sa langue en s'apercevant de la disparition d'Edoras

Neil savait que son ami Yokai se trouvait toujours à ses côtés en ce moment même, simplement invisible, et savoir ça ne lui faisait apprécier la scène que d'avantage. La grenouille et sa bave n'était pas non plus dans les favoris de l'adolescent.

-Zélos ! Oses encore me déranger sans la moindre raison et je te jette dans le cocyte !

-Mais ...Mais…mais…Seigneur Rhadamanthe je vous assure que c'est la vérité.

-Silence ! Je suis las de cette Manie, Zélos ! Laisse donc mes sbires en paix, loin de tes mensonges et de ta jalousie. Neil, qu'en est-il de la mission que je t'ai confié ?

-Elle s'est déroulée sans accro, seigneur Rhadamanthe.

-Parfait. Que personne ne me dérange, j'ai du travail à accomplir.

La discussion close, la wyverne s'en retourna dans la tanière, ses ailes d'ébène flottant légèrement dans son dos. Une fois les yeux et les oreilles du juge suffisamment loin, Edoras reparu sous les yeux du crapaud.

-J'en étais sûr ! S'exclama Zélos. Je n'ai pas mentis ! Seigneur Rhadamanthe revenez vite !

-Cesse donc de coasser, grenouille, interrompis Edoras. Je ne suis pas un ennemi.

-Mais tu n'es pas un allié non plus, rappela Neil, tout du moins pas officiellement. Edoras, tu devrais rejoindre Yuna en surface, tu risques de t'attirer d'autre ennui.

-Tu as raison, ce fus imprudent de ma part de descendre ici. La curiosité m'a attiré bien des malheurs par le passé et pourtant je n'ai toujours pas compris la leçon, dirait-on. Puisse ma mère avoir obtenu la bénédiction de Perséphone entre temps, que je puisse revenir te voir, mon homonyme.

-Tu peux me rendre un service ?

-Quel est-il ?

-Cesse d'appeler ma cousine « mère » en ma présence, s'il te plait, cela me trouble énormément. Elle a 23 ans, bien trop jeune pour avoir un fils de 17 ans, adopté ou pas.

-17 ans ? Si ça peut te rassurer, ceci n'est qu'une apparence, je ne suis pas aussi âgé. Sous ma forme originelle, je n'ai même pas ma taille adulte.

-Quel âge as-tu alors ? Et qu'es-tu réellement. J'ignore tellement de chose à ton sujet et je t'avouerais que ne pas savoir m'agace.

-Mon âge ? Crois le ou pas, je n'ai que quatre ans, quant à ce que je suis, tu le découvriras en temps voulu. Nous ne nous connaissons que depuis peu, Neil. si je te révélais tout sur moi, ce ne serais pas amusant, découvre les par toi-même. Sur ce je te laisse, je m'en vais rejoindre ma mère...heu, pardon, Yuna.

Edoras se volatilisa laissant le spectre du Kirin pantois.

-…Quatre ans ?!

Cette simple révélation tarauda l'esprit de Neil jusque dans son lit. Quatre ans. Comment diable pouvais-t-on marcher, parler si parfaitement à quatre ans ? Si Edoras était si mature à cet âge, que serait-il lorsqu'il aurait réellement 17 ans. Cette question semblait bien pâle néanmoins face à celle qui torturait les pensées de Neil. Qu'est-il, tout simplement ? Noyé par ce flot de question, tourmenté par ses inquiétudes vis-à-vis de la trahison de Pandore et encore brulé par les paroles acerbe du nécromancien, Neil passa une « nuit » des plus désagréable et ne réussit à trouver le sommeil que tardivement. Alors que 15:30 luisait à son réveil, heure à laquelle il était supposé avoir pris son service, Neil dormait toujours à poing fermé. Il n'avait entendu, ni la sonnerie du réveil, ni le grincement de sa porte et les cliquetis qu'une étrange ombre rampante produisait en s'infiltrant dans ses appartements.

L'intrus alla frotter sa fourrure rêche contre la main que le Kirin laissait pendre hors de son lit sans réussir à soutirer au jeune homme d'avantage qu'un gémissement ennuyé. Voyant qu'il ne risquait pas de se réveillé de la sorte, l'ombre escalada le mur pour ensuite se placer au plafond, juste au-dessus de l'adolescent et s'en laisser tom ber pour atterrir violement sur le corps, réveillant en sursaut le fidèle d'Hadès.

Dans un réflexe, Neil bouscula l'ombre hors de son lit et l'envoya contre le mur avec sa couverture avant d'aller allumer la lumière. L'épais tissus remua, puis il en sorti une patte velue, puis deux, trois… Huit yeux luisant regardaient Neil avec une lueur de rancune dans les yeux. Reconnaissant l'arachnide fasse à lui, Neil baissa sa garde.

-Topi ? Par Hadès, tu m'as fichu la frousse et…Ho putain ! Je suis à la bourre ! Hurla Le Kirin en apercevant son réveil.

S'apprêtant en vitesse, Neil ne pris pas la peine de déjeuner et fila vers la troisième prison, la jeune acromentule sur les talons. Ce fut Son collègue Gigant qui l'intercepta une fois à sa prison.

-Tiens, le retour du héros.

-Désolé, j'ai pas entendu mon réveil.

-Bas, tu sais, le fait que tu sois là c'est déjà bien. J'aurais parié que tu prennes ton jour de congé.

-Jour de congé ?

-Ben oui, tu sais bien que le seigneur Rhadamanthe nous laisse un jour de congé si l'on revient d'une mission de plus de deux jours. La tienne à durer quatre jours, tu pouvais bien prendre un peu de repos.

-Euh…Oui mais non, ça va. Pas besoin de congé pour si peu.

-Etrange, tu me donnes plus l'impression d'avoir oublié que tu avais droit a un jours de congé.

-Tu me connais, je suis bien la dernière personne à oublier ce genre de détail.

-C'est ce qu'il me semblait aussi mais apparemment tu as quand même réussis à oub…

-Je n'ai pas oublié ! Je n'avais pas envie ! s'énerva Neil avant d'aller s'éclipser dans la grotte qui lui sert de cachette. Putain si j'avais su que j'avais congé je me serais pas fait chier à me dépêcher le matin. Maugréa l'adolescent, comme d'habitude de mauvais poil au pied du lit.

Du haut de sa falaise, le kirin observait l'horizon des enfers. Au loin tonnaient les énormes nuages de pluie glacée qui arrosait sans relâche les prisonniers enfermé dans la vallée des ouragans noirs. On racontait que cette pluie était si froide qu'elle vous gelait l'intérieur même de vos os. Les spectres en personne ne s'éternisaient pas en dessous de ses flots.

La main perdue dans la fourrure rêche de Topi qui se relaxait sous les caresses, les pensée du jeune spectre dérivaient vers sa cousine. Il n'avait plus de nouvelle d'elle depuis la veille et il se demandait qu'elle avait été la décision de Perséphone à son sujet. Peut-être que, enfermé dans les brume du sommeil, il avait manqué une annonce général l'informant de la présence de Yuna au enfer.

Abandonnant l'araignée qui grogna d'ennui lorsqu'elle ne senti plus cette douce main la caresser, il s'en alla retrouver le Troll qui était toujours au courant de tout ce qu'il se tramait.

-Tiens, te revoilà. Tu t'es calmé j'espère ? Demanda Le Russe avec une pointe de reproche dans la voix.

-Oui, désolé. Je n'avais pas à être si agressif.

-Ça arrive à tout le monde d'oublier et personne ne t'en voudra si tu retournes dormir.

-Bas, je suis là, autant rester. Maintenant si on pouvait changer de sujet. Lors de ma mission j'ai ramené quelqu'un qui prétendait pouvoir guérir sa majesté. Je ne sais pas si Perséphone l'a autorisé à pénétrer le territoire infernal. Il y a du neuf là-dessus ?

-Tu veux parler de la femme brulée au visage ? Oui, apparemment Perséphone lui a donné sa bénédiction mais entre nous, je ne lui prête pas la moindre confiance. Enfin, je suppose que tu me comprends sur ce dernier point, te connaissant, tu dois aussi t'en méfier.

-Tout faux. Je lui fais totalement confiance.

-Vraiment ? s'étonna le Troll. Que lui vaut cette soudaine confiance ?

-Je la connais bien, c'est ma cousine.

-…Elle n'était pas censée être morte.

-Je n'ai jamais vérifié.

-…tu es au courant qu'il te suffisait d'aller voir Rune ?

-Oui mais je ne porte pas ce psychorigide dans mon cœur et puis…j'avais peur de la réponse.

-Mais c'est qu'il est sensible notre petit Neil, rigola Yvan en administrant une tape amicale et brutal dans le dos du Kirin, comme à son habitude.

-Cette manie m'avait presque manqué, murmura Neil en comptant ses vertèbres histoire d'être sure qu'aucune n'aie volé au loin.

-Hahahaha ! Tiens, puisque tu comptes rester, veux-tu bien venir m'aider. J'ai repérer quelque âmes qui tiraient au flan par là-bas. Que dirait tu d'aller leur faire comprendre que c'est pas un camp de vacance ici ?

-Je viens, répondis Neil en suivant son homologue un sourire mauvais aux lèvres.

Je sais ça se finis en queue de poisson mais la suite risque d'être encore longue et je m'en voulais de vous faire trop attendre.