Bonjour ! Voilà le chapitre 10. J'espère que vous vous amuserez au moins au temps que je me suis amusée à l'écrire.
Je vous remercie, mon palpitant continue de danser la tecktonik à chaque review, je suis très touchée. Merci à Sorerya pour ton commentaire, j'espère que celui-ci te plaira.
Merci à Leslie pour ta jolie review du chapitre 8, merci à tous les autres, pardon pour ceux que j'oublie...
les bêtas sont toujours : Shukrat (élue bêta la plus rapide ^^), Lizzyie et Darkkline, mille mercis à elles.
Bonne lecture !
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Chapitre 10
« Severus, vous voudrez bien me mettre de la crème solaire dans le dos une fois que je serai sèche s'il vous plaît ? »
Le Serpentard déglutit.
« Vous n'avez pas besoin d'aide pour vous tartiner de cette chose collante. Débrouillez-vous donc toute seule, je ne suis pas votre toutou Hermione ! »
Il était excédé. Pour qui se prenait-elle cette péronnelle ? Avait-il vraiment une tête à perdre du temps en nappage de crème solaire ? Avait-elle conscience du trouble qui l'avait pris lors de son effeuillage ? Se jouait-elle de lui ?
Hermione observait son collègue, voyant qu'elle n'obtiendrait rien de plus de lui, elle décida de se faire un peu plus mesquine :
« Severus, si vous refusez, je vais très certainement attraper de sérieux coup de soleil. Avez-vous remarqué que ma peau est aussi claire que la vôtre ? Dois-je vous rappeler que nous sommes anglais et que le soleil ne nous veut pas forcément du bien ? Je me permets de vous prévenir que si je me retrouve avec de sérieuses brûlures je vais devoir en référer à Dumbledore, qui, lorsqu'il apprendra que vous m'avez laissé brûler au soleil sans lever le petit doigt, risque de vous punir plus sévèrement. Ne soyez pas si effrayé par de la crème solaire Severus. En plus, elle est parfumée au Monoï, ça sent très bon.
-Je ne peux pas me permettre de rester à proximité d'une odeur olfactivement agressive ! » se renfrogna l'homme à la tenue fleurie.
« Ah non, Severus, vous n'allez pas me jouer le potionniste effarouché. Vous vous levez, vous prenez ce tube de crème, et vous m'en passez dans le dos. Je ne mords pas, je vous le promets. Allez ! » Hermione avait lancé sa protection solaire à Severus qui l'avait saisie plus par réflexe que par envie. Il se retrouva avec le flacon entre les mains ne sachant qu'en faire. Puis, il se souvint qu'Hermione avait sorti la carte « Albus », et là… Il ne pouvait pas lutter contre ça. Pas ici en tout cas. C'est donc en soufflant qu'il se rapprocha de la serviette d'Hermione.
La jeune femme, en voyant Severus se diriger vers elle, lui fit un sourire engageant. « Bonté divine, ce n'est pas gagné » pensa-t-elle. Le professeur de DCFM s'agenouilla à ses côtés et leva un sourcil presque moqueur.
« Si vous voulez que je vous malaxe avec cette chose, il faut que vous vous retourniez pour que je puisse avoir accès à votre dos Hermione. »
La lionne ne se fit pas prier, elle plongea son regard dans celui de Severus et d'une main habile, retira le haut de son maillot se cachant la poitrine de son bras. Elle lui sourit franchement avant de s'allonger sur le ventre et d'attendre, plutôt impatiente.
Severus faillit s'étouffer lorsqu'il vit la jeune effrontée libérer sa poitrine du tissu qui la couvrait. Il ne vit rien, mais ce que ce bras féminin avait masqué, lui avait suggéré de bien belles choses, et à présent les pensées du Serpentard étaient emplies de la poitrine délicieusement pleine de la Gryffondor. Il toussota, puis fit couler de la crème dans le creux de sa main et, doucement commença à l'appliquer sur le dos d'Hermione. Ses mouvements d'abord timides devinrent plus francs. Severus ne calculait pas ses gestes, il s'affairait à sa peine, un point c'est tout. Hermione, elle, se délectait des mains de son collègue. Nom d'une Gorgone, Minerva avait tellement, tellement raison, les mains de cet homme sont extraordinaires. Elle fondit quand elle pensa qu'il faisait le minimum, et que s'il y mettait du cœur… Par Merlin, ce serait divin ! Elle se retenait de soupirer d'aise, Hermione se doutait qu'au moindre mouvement, au moindre son, Severus fuirait, effrayé.
Elle tourna la tête pour l'apercevoir, il était concentré sur sa tâche. De légères rougeurs se dessinaient sur les joues du Serpentard. Serait-ce le soleil ou un certain trouble ? Elle remarqua que la respiration de son collègue était plus rapide, serait-ce l'effort qu'il fournissait pour la protéger du soleil ou autre chose ?
Severus sentit le regard d'Hermione sur lui, il tourna la tête pour l'interroger de la manière la plus 'Snapienne' qui soit mais se ravisa lorsqu'il vit le sourire de la jeune femme. Il détourna les yeux et revint à la crème solaire sur le dos de cette Gryffondor qui commençait vraiment à lui faire ressentir des choses auxquelles il n'était plus habitué. Ce sourire… Bon sang, ce sourire ! Comme si… Noooon, ça ne se peut pas ! Si ? Nooooooon. A moins que, peut-être ? Hein ? Noooooon… Se joue-t-elle de moi ? Lui plairais-je ? Serait-elle, elle aussi, troublée par ma proximité ? Aaaaaaaarrrrrrrrrgh !
Severus stoppa son monologue intérieur et décida de vérifier par lui-même. Ce qu'il ne pouvait pas deviner chez Hermione, son corps lui, avouerait tout.
Il se versa une seconde ration de crème dans la main et, délicatement la posa sur les épaules d'Hermione. Alors qu'il la massait plutôt froidement, il changea de tactique et se fit plus doux entamant de lentes caresses cajoleuses.
Hermione retint sa respiration. Severus le remarqua.
Il continua son petit jeu, amenant ses mains lentement vers les flancs de la demoiselle, il passa de manière appuyée sur ses côtes puis, arrivé à ce délicieux creux qui marquait la taille, remonta lentement, effleurant du bout des doigts la peau de la jeune femme.
La respiration d'Hermione se fit difficile. Par Merlin, à quoi jouait-il ? Ne pas gémir, surtout ne pas gémir. Non, non, non…. Mmmmmmh ! Oh bon sang…
La lionne n'en menait pas large, elle fondait littéralement sous les doigts magiques du serpent. Quand il osa se pencher vers elle et chasser de son souflle une petite mèche de cheveux qui s'était invitée sur sa nuque, elle ne put que faire en sorte d'affaiblir au maximum le satané gémissement qu'elle retenait. Ce fut un tout petit, un minuscule son qui sortit de ses lèvres. Comme un souffle étranglé. Mais ce fut suffisant pour Severus qui stoppa son massage et regagna sa serviette.
Hermione resta quelques secondes sans bouger, son corps déplorait le départ de Severus. Toute sa peau réclamait les caresses du professeur. Elle reprit contenance en s'asseyant, tournant le dos à son collègue pour remettre son maillot puis, elle fouilla dans son sac pour trouver une bouteille d'eau et boire directement au goulot pour reprendre ses esprits.
Severus de son côté étudiait ce qu'il venait de découvrir et réfléchissait à la manière dont il devait agir. Il devait avouer qu'il n'était pas très habitué à produire ce genre de réaction chez le sexe opposé. Il ne pouvait nier qu'Hermione le troublait. Qu'il ressentait certaines envies depuis qu'ils étaient arrivés dans cet endroit de malheur où ce satané directeur l'avait traîné de force. Serait-ce sa gentillesse ? Sa douceur ? le fait qu'elle n'ait jamais eu l'air de me juger ? Sa force de caractère ? Son répondant ? Son corps, ses jolies formes ? Oui, ça, c'est sûr, que ça joue ce serait une planche à pain, mes yeux ne se serait pas attardés… Mais là. Nom d'un patronus en mousse ! Hermione en pince pour moi, et je dois bien avouer que je ne suis pas indifférent aux nombreux atouts de cette donzelle ! du coup je fais quoi maintenant ?
Severus était complètement perdu dans ses réflexions, Hermione elle, était mal à l'aise de la distance et du silence qui s'était installés entre eux. Elle décida de rompre tout ça et de revenir à quelque chose de plus convivial.
« Pourquoi vous n'êtes pas allé vous baigner ? » demanda-t-elle.
« Pardon ? » répondit Severus surpris d'entendre une autre voix que la sienne.
Il toussota pour reprendre contenance, il avait parfaitement entendu la question et il n'aimait pas le fait de s'être fait prendre la tête dans les nuages.
« Je n'aime pas l'eau. En quoi ça vous regarde ?
-En rien, mais il fait chaud, vous transpirez, l'eau est bonne… Pourquoi ? »
Snape ne savait pas trop pourquoi mais, pour le moment il en voulait à la jeune femme d'être là et de lui faire éprouver ce genre de sentiments. Il allait donc lui lancer une réplique bien cinglante quand il fut interrompu dans son élan par la main de la demoiselle qui vint se plaquer sur sa bouche en collant son corps au sien.
« Taisez-vous, il se passe quelque chose. »
A peine ses mots sortis, un phénix brumeux apparut devant eux et se mit à parler avec le voix d'Albus d'une manière très théâtrale :
« Nous avons décidé de faire une chasse à l'homme. Vous êtes nos proies. Si nous vous trouvons vous vous plierez tous deux aux demandes de tous les professeurs pour le reste de la semaine. Si d'ici ce soir, dix-neuf heures vous êtes toujours en fuite vous aurez gagné. Je vous annoncerai votre gain à ce moment-là. Attention, nous arrivons hihihihihi ! » et le phénix partit en fumée.
Hermione et Severus restèrent immobiles le temps d'analyser ce qu'ils venaient d'entendre. Ils finirent par se regarder l'un et l'autre avant de remarquer la position dans laquelle ils se trouvaient. Severus était toujours sur sa serviette tandis qu'Hermione reposait encore sur lui, ses cuisses entourant sa taille, sa main gauche collée contre sa bouche, leur front se touchant presque.
Avec une douceur rare, Severus enleva la main d'Hermione qui commençait à l'empêcher de respirer convenablement. Automatiquement, les yeux de la jeune femme se portèrent sur la bouche libérée. Juste quelques centimètres… Elle s'humecta les lèvres, perdue dans son envie de mordre dans celles de son collègue.
Severus remarqua son trouble, et prit conscience que si elle continuait à le regarder comme ça, une certaine partie de son anatomie n'allait pas tarder à réagir et, Hermione serait alors aux premières loges pour s'en rendre compte. Il se leva donc brusquement, faisant basculer Hermione sans aucune douceur. La jeune femme se retrouva les quatre fers en l'air fortement décontenancée par ce revirement de situation.
« Dépêchons-nous Hermione. Ce vieux fou ne nous laissera pas tranquille avant ce soir dix-neuf heures. Prenez vos affaires, nous partons. »
Hermione enfila sa robe sur son maillot encore humide, fourra sa serviette dans son sac et mit ses tongs. Ce petit intermède lui avait permis de se remettre les idées en place et Merlin savait à quel point elle en avait besoin. Elle avait été si proche de… STOP Hermione, arrête, c'est pas le moment.
Severus nota que sa collègue restait immobile. Il souffla, s'avança prestement vers elle, lui prit la main et la força à le suivre alors qu'il marchait d'un pas rapide. Hermione stoppa sa rêverie, garda sa main dans celle de Snape et le suivit docilement.
« C'est quoi cette nouvelle idée ? Qu'est ce qui lui prend à Albus pour se mettre en tête de nous chasser ? » demanda-t-elle.
« C'est un de ses jeux favoris, il adorait me faire le coup quand j'étais espion. « C'est pour votre entraînement » me disait-il… Il prenait un malin plaisir à me torturer. Parfois, son foutu patronus me réveillait en pleine nuit pour me dire que j'avais cinq minutes pour fuir sinon je me retrouverais à devoir effectuer des tâches horriblement humiliantes. D'ailleurs, la seule fois où j'ai 'perdu', Albus m'a confié des cours particuliers avec Potter ! Tssss, ce vieux moule à gaufres est plus vicieux qu'il en a l'air Hermione. Maintenant si vous permettez, nous devons accélérer le pas et il me faut économiser mon souffle. »
Ils marchèrent longtemps, toujours main dans la main. Hermione se demandait si Severus avait noté ce détail. L'homme stoppa la marche brutalement et Hermione, perdue encore une fois dans ses pensées, lui rentra dedans.
« Bon Sang, mais vous ne pouvez pas regarder où vous marchez ?!
-Et vous, vous ne pouvez pas prévenir quand vous vous arrêtez ? »
Severus prit une inspiration, ils n'avaient pas le temps de se disputer, hors de question qu'il perde et qu'il se retrouve sous le joug de Dumbledore.
« Par-là. » dit-il en montrant un petit bois à Hermione.
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Cela faisait maintenant plusieurs heures qu'ils étaient « cachés » dans ce petit bois. Ils avaient sauté le repas de midi, parce que, comme l'avait dit Severus :
« Sortir vos sandwichs ferait trop de bruit espèce de Sapajou* »
Le ventre d'Hermione gargouillait à n'en plus finir, ses pieds la faisaient souffrir, elle était fatiguée. La journée avait pourtant si bien commencé…
« Stop ! » cria Hermione.
« Je n'en peux plus, j'ai besoin d'une pause. Accordez-moi dix minutes.
-Ils ne sont pas loin Hermione, je peux sentir leur présence.
-Si on ne s'arrête, pas vous ne me sentirez plus du tout, je vais vous mourir dans les bras »
Severus lâcha la main d'Hermione qu'il ne se souvenait pas avoir gardé et croisa ses bras.
« Je vous accorde cinq minutes, mais je vous préviens Hermione, je refuse de perdre par votre manque d'endurance.
-Nous ne perdrons pas, je vous l'assure. Nous rentrerons vainqueur ce soir. »
La professeure de sortilèges se désaltéra, essaya de reprendre un souffle correct et de se détendre. Elle réfléchit. Albus leur proposait un jeu, alors pourquoi prendre ça au sérieux ? Encore une fois, Severus prenait tout ça au premier degré. Elle secoua la tête, il allait falloir qu'elle lui apprenne à prendre du plaisir dans cette partie de cache-cache géant. Elle fit signe à son collègue qu'elle était prête à repartir.
Il n'était pas loin de dix-sept heures lorsque Severus se retrouva attiré en arrière, balancé dans ce qui semblait être une grotte, oppressé par un corps aux formes plutôt engageantes. Ça s'était passé tellement vite qu'il n'avait pas eu le temps de réagir. Il allait invectiver sa jeune collègue quand celle-ci lui fit signe de se taire en posant son petit index sur les lèvres fines du Serpentard. Nom d'un scrout à pétard, il allait falloir qu'elle cesse de poser ses mains sur sa personne.
Au dehors, des chuchotements se faisaient entendre, parfois quelqu'un parlait un peu plus fort et Severus put reconnaitre aisément Londubat, Rolanda ou encore Miverva. Bordel, ils étaient cuits. Il regarda Hermione férocement, c'était sa faute s'ils avaient été rattrapés. A cause de sa fainéantise il allait se retrouver à devoir porter du rose, ou pire, participer à ce concours de Mister camping qu'Albus voulait à tout prix gagner.
Il dégagea le doigt de la lionne sans ménagement. Hermione leva les yeux au ciel et lui fit signe de la suivre. Le pauvre homme était trop stressé à s'imaginer les horreurs que Dumbledore avait prévu pour lui, qu'il se laissa attraper la main par la demoiselle qui l'entraîna un peu plus au fond de la grotte. Ils se cachèrent dans une alcôve alors qu'ils entendaient leurs collègues pénétrer le lieu. Hermione se concentra et Severus sentit un flux de magie, très discret, qui s'estompa aussitôt. Il leva un sourcil interrogateur mais elle ne lui laissa pas le temps de lui lancer un regard 'snapien'. Elle l'attrapa par le col de sa chemise, colla son dos contre la paroi et l'entraîna contre elle. Elle prit ensuite appui sur ses épaules et d'un agile petit bond, entoura ses cuisses autour des hanches de Severus pour ensuite caler son nez dans son cou. Severus, complètement hébété par le comportement pour le moins brutal de sa compagne avait, par réflexe, glissé ses mains pour attraper les cuisses d'Hermione et la maintenir. Voilà qu'il la portait en plus !
Il allait la jeter au sol sans ménagement quand elle lui murmura à l'oreille :
« Ne bougez pas, je vous expliquerais tout après promis, mais pour le moment il faut que nous restions comme nous sommes. »
Ok, son souffle sur mon cou, sur ma cicatrice, sur mon oreille ne me fait aucun effet, tenta de se persuader Severus. Il resta donc immobile, savourant la respiration de la lionne contre lui. Hermione s'agrippait à lui avec force, elle en profita pour respirer l'homme à plein poumons et s'enivrer de son odeur, mélange de transpiration, d'eau salé, de soleil et… de quelque chose d'autre propre à lui. Hermione se shootait complètement à cet homme. Severus, lui, commençait à fatiguer. Après une aussi longue marche ce n'est pas étonnant que mes muscles flanches. Et puis Granger n'est pas grosse, mais elle n'est pas mince non plus. Elle doit dépasser les cinquante kilos.
Hermione se sentait glisser du corps de Severus, elle appuya sur ses épaules et se rehaussa.
Par tous les diables, qu'est-ce qu'elle fait à gigoter comme ça ? Bordel, pense à du flan Severus, pense à quelque chose de mou, tu peux le faire… Severus luttait contre son corps. En vain. Il sentit une érection poindre lorsque Hermione glissa et remonta effectuant de ce fait un mouvement de va et vient des plus perturbant. Il ferma les yeux priant pour que cet 'incident' passe inaperçue.
Prière bien évidemment vaine puisque les fesses de la jeune femme était juste au niveau du short de son aîné. Pour éviter toute réaction fâcheuse de son collègue Hermione se contenta de sourire dans le cou de Severus.
Malheureusement pour elle, leurs collègues quittèrent la grotte étant persuadés avoir fait chou-blanc.
Severus lâcha Hermione et lui tourna le dos trop mal à l'aise. Hermione, prit alors la peine de lui expliquer ce qu'elle avait fait.
« Je vous demande pardon Severus, je n'ai pas eu le temps de vous expliquer mon idée, il fallait agir vite et vous sembliez complètement perdu dans vos pensées. J'ai jeté un petit sort minuscule de diversion sur l'alcôve où nous étions, de façon à ce que les personnes qui jettent un œil voient un couple en train de… euh… faire l'amour. Il fallait tout de même un minimum de mise en scène d'où notre position. Vous boudez ? »
Severus souffla :
« Non, Hermione je ne boude pas. Juste… » il se pinça l'arête du nez avant de se retourner pour faire face à sa collègue, « Je n'aime pas être surpris » Il n'osait plus la regarder dans les yeux et Hermione en fut contrariée.
« Allez Severus, remettez-vous. Si ça peut vous faire sentir plus léger, j'ai trouvé ce petit moment plutôt… agréable et vous n'allez pas me dire que vous avez détesté, si ? On y va ? » elle lui lança son plus beau sourire et prit la direction de la sortie.
Ils se retrouvèrent à l'air libre après avoir vérifié minutieusement que les professeurs étaient partis les chercher dans une autre direction.
Une fois sûr de leur tranquillité, ils s'effondrèrent sur l'herbe et prirent un repos mérité avant de regagner le campement.
Il était presque vingt heures lorsque Severus et Hermione rejoignirent leurs collègues. Minerva jeta un regard noir à Hermione, alors qu'Albus les attendaient tout souriant !
« Eh bien mes enfants, je vous félicite. Vous nous avez bien perdu. J'ai hâte d'entendre votre compte-rendu. Mais pour le moment, je vous en prie, allez prendre une douche et nous irons tous dans un charmant restaurant déguster des coquillages ! »
Minerva, qui avait pourtant sa forme humaine, souffla tel un chat en colère et tourna le dos pour suivre Albus.
Severus prit une inspiration et se dirigea dans sa tente prendre des rechanges pour aller se détendre sous une douche plus que méritée. Quand il sortit, Hermione l'attendait elle lui tendit un ruban noir.
« Cadeau, pour me faire pardonner. Ce sera mieux que votre élastique qui vous abîme atrocement les cheveux. » et elle lui tourna le dos et pour entrer dans sa tente.
Severus s'engouffra dans la cabine de douche, posa ses affaires sur une étagère haute et laissa couler l'eau chaude sur son corps. Il faisait le vide dans son esprit, il ne voulait pas repenser à toutes ces choses qu'Hermione lui avait fait ressentir. Il était détendu, enfin. Quel bonheur cette douche.
« OH MON DIIIIIIEUUUU ! »
Severus sursauta, ouvrit les yeux. Hermione se trouvait en face de lui, le regard écarquillé de gêne et de surprise.
