Je vous annonce à toutes et à tous que je suis de retour avec un nouveau chapitre ! :D
Alors, content(e)s ?
Pour celles et ceux qui ont oublié de quoi parle cette histoire, je vous conseille de la reprendre depuis le début ^^'
Je me rends compte que je me suis carrément faite attendre, cette fois-ci, et vous m'en voyez désolée. J'ai eu l'impression de vivre à mille à l'heure, ces derniers mois. En attendant, je n'oublie pas de remercier mes fidèles lectrices qui postent des reviews, c'est à dire:
Léa1985 : Edward est bizarre parce qu'il se rend compte qu'il a fait une grosse connerie et qu'il ne pourra pas revenir en arrière. Il est entrain de tout perdre mais il ne supporte pas que Bella puisse s'éloigner à jamais de lui, malgré ce qu'il a fait.
Calimero59 : Effectivement, Bella est loin d'aller mieux tu t'en rendras compte dans ce chapitre.
Rosabella01 : Merci pour ton long commentaire. Et oui, James a osé faire ça. Concernant Edward, effectivement, il savait assez bien ce qu'il faisait mais il en faudra bien plus pour reconquérir Bella. Et concernant Alec, il faudra attendre la suite de l'histoire, pour le savoir…
Sand91 : Je suis vraiment désolée de t'avoir faite attendre !
Lola by lolitta : Vont-ils se remettre ensemble ou pas ? Telle est la question xD Concernant les autres personnages, oui, on en saura plus, mais pas tout de suite. Une partie ici, oui, mais dans les chapitres suivant, aussi, parce que cette fiction est loin d'être terminée.
Habswifes : un bellaxedward plutôt qu'un bellaxjames ? Peut-être, peut-être pas…
Izzie : ravie que le chapitre t'ait plu.
Lea228 : Que de questions auxquelles seule l'histoire te donnera la réponse. Personnellement, je ne dirai rien…
Larsand : Ton point de vue est très intéressant et je le partage en partie. Sinon, tu verras, j'ai repris une de tes idées, je crois…
Caropat07 : Ohhhh, ma super Caro ! Tu me manques et je vais essayer de me connecter, cette semaine, promis ! Et donc, tu es pour le super vilain Edward ? Ca ne m'étonne pas de toi ! xD A bientôt et je te fais plein de gros bisous !
Roselia001 : Je suis ravie que l'histoire te plaise :)
Cristalle : Voilà la suite !
Bla : La suite est là !
Mlanie : J'ai mis du temps mais la voilà, la suite !
Christal83 : Je n'abandonne jamais une fiction sans prévenir. (D'ailleurs je n'abandonne pas mes fictions tout court, à une exception près, mais ça date de quelques années) donc pas de soucis, la suite viendra forcément.
Voilà, je vous souhaite une bonne lecture à toutes et à tous !
–
Chapitre 10
Au-delà des apparences
Le lendemain, en soirée
POV ALICE
La veille, Bella m'avait invitée, ainsi que Jasper, à venir manger chez James, en leur compagnie. J'avais accepté, bien sûr, tout en lui affirmant que j'allais prochainement mettre Jasper au courant de ma grossesse. Aujourd'hui, le moment était venu.
Jasper devait être à son bureau, aujourd'hui. Il travaillait sur les plans d'un hôtel qui devrait bientôt remplacer un parking non loin du Madison Square Garden. Les plans commençaient à prendre forme, selon ce qu'il m'avait dit. Son équipe était entrain de travailler sur une maquette et Jasper pensait pouvoir présenter leur travail à son client d'ici peu. Si le client appréciait le projet, Jasper encaisserait une somme phénoménale que je pourrai dépenser outrageusement en vêtements de bébés et autres préparatifs.
Aujourd'hui, j'avais préparé un dîner de fête. Je n'aimais pas particulièrement cuisiner et ils nous arrivaient souvent de nous rendre au restaurant, avec Jasper, mais j'avais fait un effort, aujourd'hui, et il me semblait même que je n'avais rien brûlé.
Lorsque Jasper arriva, tout était prêt. J'avais fait une jolie table sur laquelle j'avais placé deux chandelles. L'ambiance était romantique et, lorsque Jasper m'appela, je lui dis où je me trouvais et lui demandai de me rejoindre.
–Surprise, m'exclamai-je, lorsqu'il franchit le seuil de la salle à manger !
Il sembla surpris, effectivement, mais il n'eut pas le temps de me demander en quelle honneur j'avais mis sur pied le festin qui se trouvait sur la table je me hâtai d'aller l'embrasser.
–Comme tu le vois, repris-je, je me suis décarcassée, aujourd'hui !
–Effectivement. Que me vaut ce plaisir ?
–Patience, mon cher ! Et si nous passions à table ?
J'attrapai la veste de Jasper et allai la pendre, pendant qu'il enlevait ses chaussures. Nous allâmes ensuite nous asseoir et Jasper me tendit son assiette, que je remplis à outrance, de purée, de viande, de sauce, et de légumes. Je me servis à mon tour et, lorsque nous fûmes près à manger, je me lançai :
–Voilà, Jasper, j'ai deux très bonnes nouvelles à t'annoncer, ce soir.
Je vis son regard amoureux me détailler, attendant patiemment de découvrir ce que j'avais à lui dire.
–La première : Bella a repris contact avec moi !
–C'est vrai, s'écria-t-il ? Elle t'a appelée ? Tu l'as vue ? Comment va-t-elle ?
–Elle m'a envoyé un message afin que je la rejoigne au MET. Je l'ai vue et, selon mon avis, elle se porte bien, aux vues des récents événements. Physiquement, elle va bien. Elle fait face aux événements avec beaucoup d'aplomb, je trouve. Elle a toujours été forte…
Jasper secoua la tête de haut en bas, soutenant mon point de vue.
–Elle vit actuellement avec James, comme nous nous en doutions. Par ailleurs, elle nous a invités à venir manger chez eux, la semaine prochaine. Il faut encore qu'elle me rappelle, afin de me donner une date exacte, mais je lui ai déjà dit que c'était bon pour nous.
Jasper était soulagé, je le voyais. Il était rassuré par mes paroles, par le fait que Bella ait repris contact avec nous. Il l'appréciait beaucoup, sans doute autant que moi, depuis que nous vivions dans le même immeuble. Il leur arrivait souvent de passer du temps ensemble ils étaient amis.
–Je serai ravi de la voir, déclara-t-il. Elle nous a terriblement manqués.
–Je ne te le fais pas dire. Et sinon, en ce qui concerne la seconde nouvelle, il faut que je t'annonce que… je suis enceinte.
Jasper, dans un premier temps, ne dit rien. Il me regarda, tenta de percevoir mon ventre, par dessus la table, comme peinant à y croire.
–C'est… C'est vrai ?
–Evidemment, Jasper ! Me penserais-tu cruelle au point de te faire de pareilles blagues, lui demandai-je, le taquinant ?
J'observai ses réactions et il sembla enfin y croire. Un fin sourire apparut au coin de ses lèvres qui, petit à petit, s'étira des deux côtés de son visage rayonnant. Il se leva, fit le tour de la table et je me levai à mon tour. Il posa une main sur mon ventre et sentit la bosse qui le déformait légèrement.
–Ca fait combien de temps ?
–Je suis allée voir le gynécologue et, selon lui, cela fera neuf semaines sous peu.
–Et tu le sais depuis quand ?
Je redoutais qu'il me pose cette question à laquelle je n'avais pas franchement envie de répondre. J'avais rapidement compris que j'étais enceinte, tout comme je m'étais rapidement rendue chez le gynécologue. Néanmoins, je le lui avais caché jusqu'à aujourd'hui pour des raisons qu'il comprendrait forcément, même si je me sentais coupable, maintenant, de l'avoir fait.
–Je l'ai découvert il y a un petit moment, déjà.
Jasper parut perplexe face à ma réponse.
–C'est à dire ?
–Je suis allée voir le gynécologue il y a sept semaines, maintenant.
–Autant ? Pourquoi ne m'en as-tu pas parlé avant ?
Il comprit avant que j'aie eu le temps de répondre et je ne pus que lui faire un sourire contrit.
–Je voulais en parler après le vernissage de Carmen, quand nous étions tous réunis mais…
Jasper secoua la tête, avant de me serrer dans ses bras.
–Tu n'imagines pas à quel point je suis heureux, murmura-t-il à mon oreille.
Et il m'embrassa.
POV EDWARD
Deux jours étaient passés mais je n'avais pas récupéré tous mes souvenirs. Il était fort probable, d'ailleurs, que certains soient définitivement perdus. Ce dont j'étais certain, actuellement, c'était qu'Alice était venue m'apporter les papiers du divorce que Bella lui avait demandé de me remettre. Lors de ma dernière entrevue avec elle, je lui avais certifié que j'acceptais la décision qu'elle avait prise de nous séparer mais ce n'était de loin pas le cas.
Je n'étais pas prêt à la perdre, pas encore.
La suite des événements était plus floue. Je me souvenais vaguement m'être rendu dans un bar, avoir bu Jack Dan' sur Jack Dan', mais je ne parvenais pas à savoir ce qu'il s'était passé ensuite. Je ne me rappelai pas de la raison de mon détour par la case « prison ».
Heureusement, Bella était venue me chercher. Elle s'était levée au milieu de la nuit et m'avait sorti de ma geôle. A partir de là, je me souvenais de certains détails mais il en manquait tant que je ne pouvais que spéculer sur mon retour à l'appartement.
Depuis, j'avais dessoulé mais je n'étais pas retourné travailler, malgré les appels incessants de Mike, Eric et Angela. Actuellement, ce qu'il nous fallait, c'était de l'argent, beaucoup d'argent, afin de refaire surface. Pour cela, il y avait une solution, mais je ne pouvais rien faire sans une signature de Bella et je refusais de lui téléphoner afin de lui demander une telle chose. Je me rendais bien compte que j'avais déjà dépassé ses limites, lorsque j'avais fini au poste et que j'avais donné son numéro, afin qu'elle vienne me chercher, et je ne pouvais décemment pas en rajouter une couche.
Puis, un fait que j'avais oublié me revint comme une gifle dans le figure : je l'avais embrassée. J'avais posé mes lèvres sur les siennes, dans la voiture qui m'avait reconduit à l'appartement. Que s'était-il passé avant ? Après ce baiser ? J'avais beau essayer de me souvenir, à l'exception de ce baiser, le reste des événements était noyé dans une brume épaisse.
Une chose était certaine, Bella n'était plus là et, en plus, elle avait pris les papiers du divorce que j'avais au préalable signés. Cette constatation me plongea dans une profonde désolation, rompue par un message qu'Alice déposa sur la messagerie du téléphone fixe. Il était deux heures de l'après-midi mais je n'étais pas parti travailler. J'appuyai sur « play » et son message me frappa de plein fouet.
« Bonjour, Edward. Si je t'appelle, aujourd'hui, c'est pour te dire que je suis enceinte. Jasper et moi allons avoir un enfant. Je voulais t'annoncer la nouvelle par moi-même alors… voilà. Je te souhaite une bonne journée. »
Alice. Un enfant. Elle allait avoir un bébé, comme elle le désirait depuis si longtemps, et me l'annonçait via mon répondeur… Je ne pouvais lui en vouloir j'avais remarqué que nos relations avaient changé, depuis mon dérapage. Elle était du côté de Bella, m'en voulait d'avoir brisé son quotidien, sa vie parfaite. Elle m'en voulait d'avoir éloigné Bella d'elle et, par conséquent, s'était elle-même éloignée de moi. Je comprenais, même si cela me faisait mal.
J'effaçai le message et me promenai dans l'appartement, une nouvelle fois. Je ne le supportais plus. Je n'arrivais plus à m'y sentir chez moi, après ce que j'avais commis en ces lieux. Bella ne reviendrait pas, c'était une évidence il ne me servait donc plus à rien. Par conséquent, je devais m'en débarrasser.
Cet appartement, ce n'était pas une location je l'avais acheté. Si je le mettais en vente, aujourd'hui, j'en obtiendrais une belle somme et j'avais justement besoin de liquidités, afin d'injecter des fonds dans la société. Pour ce faire, j'avais besoin de la signature de Bella car même si j'étais l'acheteur du bien, son nom figurait aussi sur le contrat. Etant encore ma femme, la moitié de l'appartement lui appartenait et je ne pouvais pas le vendre sans son accord.
Je soupirai.
J'étais dans une impasse.
POV BELLA
Alice venait de m'envoyer un message afin de me dire de la rejoindre au MET à dix heures. Elle voulait m'emmener quelque part mais avait ajouté, en bas du sms, que je n'avais pas besoin de me mettre sur mon trente-et-un – ce qui était étonnant, venant d'Alice.
Je prévins James que j'avais l'intention de m'absenter une partie de la journée. Il sourit, content que je ne reste plus enfermée à longueur de journée et que je reprenne ma vie en mains. De plus, aujourd'hui, il allait voir son frère, encore. Nous nous étions rendus la veille à son chevet. Il allait un petit peu mieux que les jours précédents mais cela ne voulait rien dire, selon les médecins. Il n'y avait aucune rémission en vue.
Je quittai l'appartement et me rendis en taxi jusqu'au MET. J'allai m'asseoir sur les marches et attendis l'arrivée d'Alice, qui ne devrait plus tarder. Elle était rarement à l'heure mais j'étais persuadée qu'elle mourrait d'envie de me voir, à nouveau, et ne me ferait très certainement pas attendre.
Effectivement, elle arriva avec quelques minutes d'avance. Elle vint me serrer dans ses bras et m'annonça de but en blanc notre destination.
–Aujourd'hui, nous allons voir Rosalie, Emmett et Ethan. Ils vivent depuis quelques temps dans une des résidences secondaires de Carmen, à Dumont. C'est à une heure de New-York.
Alice dut remarquer mon angoisse soudaine car elle me demanda si tout allait bien.
–Je… Oui. Enfin… Non. Je… Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée d'aller les voir.
–Pourquoi ?
–Parce que… Alice, tu es…
J'inspirai profondément, tachant de refouler mon malaise.
–Je n'ai revu que trois personnes, depuis ce qu'il s'est passé. Edward, afin de lui faire part de mon intention de divorcer, ainsi qu'Esmée et toi. Avec Esmée, ça s'est mal passé et…
–Comment ça, ça s'est mal passé ? Tu l'as revue ? Quand ?
–Tu n'es pas au courant ?
–Au courant de quoi ?
Je lui racontai ce qu'il s'était passé, à Central Park. Comment Esmée nous avait interrompus, Edward et moi, comment elle avait pris sa défense, les mots qu'elle avait utilisés.
–Voyons, Bella, c'est insensé ! Ma mère n'agirait jamais ainsi !
–Elle l'a fait, pourtant, quand bien même elle ne doit pas s'en être ventée…
–Je n'en avais pas entendu parler, effectivement. Ecoute, Bella, je… je suis désolée. Sache que si j'aimerai que nous allions voir Rosalie, c'est parce qu'elle m'a l'a demandé. Elle est de ton côté, elle, crois-moi, ça ne fait aucun doute. Elle a envie de t'aider c'est pour ça qu'elle est restée dans la région. Maintenant, si tu ne veux pas…
J'inspirai un grand coup fort, encore, avant de finalement lui répondre que j'étais partante.
–Tu es sûre, demanda Alice ?
–Je ne sais pas. Enfin… Si elle pense pouvoir m'aider – ce dont je doute – pourquoi pas ? Mais je ne veux pas être jugée comme je l'ai été avec Esmée. Et je ne veux pas que chacun de ses faits et gestes soit dicté par la compassion. Je ne veux pas qu'on me plaigne, Alice.
Mon amie secoua la tête de haut en bas, signe qu'elle comprenait. Et je me doutais que Rosalie comprendrait, elle aussi. Alors, effectivement, pourquoi pas ?
oOo
J'étais déjà venue dans la résidence de Carmen où vivaient actuellement Rosalie et sa famille. C'était une magnifique propriété, entretenue à l'année, éloignée de la civilisation, de l'effervescence de New York.
Rosalie nous attendait sur le perron. A l'époque, je blêmissais, face à sa beauté, mais ce n'était plus le cas, aujourd'hui. Aujourd'hui, j'avais pris confiance en moi, quand bien même Edward avait émietté cette confiance que j'avais mis tant de temps à acquérir. Néanmoins, je refusais de retomber dans cette relation malsaine que j'avais avec Rosalie, à l'époque. Elle ne m'aimait pas, refusait de se trouver en ma présence, me prenait de haut. En retour, je passais mon temps à l'épier, jalousant la perfection qui caractérisait sa personne, craignant de la voir s'éloigner au bras d'Edward…
Et oui ! A l'époque, j'avais un très sérieux manque de confiance en moi…
–Bella ! Je suis contente de te voir.
Elle s'approcha et vint me serrer dans ses bras, ce qui m'était très… inhabituel, venant de sa part. Je ne cherchai néanmoins pas à me dégager de son étreinte, la laissai faire. Elle finit par me relâcher et salua Alice, qu'elle n'avait finalement par revue depuis le vernissage de Carmen, malgré qu'elle soit toujours restée dans les environs.
–Venez, entrez ! J'ai préparé un cake salé, pour le repas de midi. Nous allons nous régaler !
Alors c'était comme ça qu'elle se comportait, avec les autres ? J'avais la vague impression d'être entrée dans les bonnes grâces de Rosalie et cela était très étonnant car je ne me serais jamais doutée qu'elle puisse paraître si agréable.
Nous entrâmes et nous trouvâmes rapidement dans le salon, où jouait Ethan. Captivé par ses jeux d'enfant, il nous dit à peine bonjour, avant de retourner à ses robots. Emmett apparut à son tour et vint me serrer dans ses bras. Venant de lui, cela ne me choquait pas. Ce n'était pas la première fois qu'il le faisait. Il était toujours très dynamique et joyeux, ce dont je fus contente. Comme je l'avais dit à Alice, je ne voulais ni pitié, ni regard apitoyé.
–Comment va ma Bella ?
–Bien, Emmett !
–Bien ? Tant mieux !
La journée passa rapidement et sans incident, à ma plus grande joie. Le cake de Rosalie était aussi énorme que délicieux et avait suffi, à lui seul, à nourrir cinq bouches affamées (quand bien même celle d'Ethan ne comptait qu'à moitié). Finalement, nous ne parlâmes pas d'Edward, ni de ce qu'il avait fait, ni de ce qu'il s'était passé, au vernissage de Carmen. Je compris, par la suite, que Rosalie ne voulait pas aborder le sujet parce que son but était tout simplement de me faire passer à autre chose. Elle ne voulait pas évoquer un quelconque fait qui aurait pu m'être douloureux, préférant parler sur un ton jovial de choses tout à fait banales et sans importance. Elle semblait avoir compris ce dont j'avais besoin et me l'avait offert sur un plateau d'argent.
De la normalité. Un souffle d'air.
Ethan était un garçon adorable, quoique peut-être un peu trop introverti. Il ne parlait pas beaucoup, mais Rosalie m'avait assuré que c'était uniquement parce qu'il n'aimait pas être entouré d'un public. A la maison, avait-elle ajouté, avec elle, il ne cessait de parler, parler et parler. Il ne pouvait pas s'arrêter !
Alice annonça la nouvelle de sa grossesse et Emmett et Rosalie la félicitèrent longuement. Rosalie lui dit que nous devrions aller faire du shopping, à New York, afin de préparer l'arrivée du futur bébé, ce que nous convînmes de faire ces prochaines semaines.
Enfin, il fut temps pour nous de nous séparer, et Alice et moi quittâmes la résidence aux alentours de cinq heures, afin que nous ayons le temps de regagner New York avant la nuit. Alice n'aimait pas conduire lorsqu'il faisait sombre et elle ne voulait pas passer la nuit auprès de son frère, de sa femme et de sa fille.
–Tu ne trouves pas qu'il se passe quelque chose d'étrange, entre Rosalie et Emmett, me demanda-t-elle, à mi-chemin ?
–Comment ça ?
–Je ne sais pas vraiment. C'est étrange, comme une sensation indéfinissable. Cela faisait longtemps que je n'avais pas passé autant de temps avec mon frère et Rosalie et j'ai eu l'impression… l'impression que Rosalie jouait un double jeu, avec Emmett.
–Un double jeu, rigolai-je ? Tu penses que Rosalie est une James Bond girl ?
–Bella ! Non ! C'est… je ne sais pas. Je n'arrive pas à le définir. Mais je suis persuadée qu'ils nous cachent quelque chose, ces deux là ! J'en mettrai ma main à couper.
POV EMMETT
Rosalie nettoyait la table. Alice et Bella venaient à peine de nous quitter qu'elle me rayait déjà de ses pensées. Elle ne remarquait plus ma présence et ne me répondait pas quand je lui parlai. Lorsque les filles étaient là, elle avait parfaitement joué la comédie de la petite épouse bien sous tout rapport, aimant son mari autant que son enfant mais, maintenant, c'était terminé.
Elle appela Ethan et lui demanda de ranger ses jouets. Elle allait leur préparer quelque chose à manger, pour ce soir.
–Et moi, demandai-je ?
Elle ne me répondit pas, ne me fit même pas comprendre qu'elle m'avait entendue. Néanmoins, cette fois-ci, je ne me laissai pas faire. Ce petit jeu avait assez duré j'étais à bout. Je n'en pouvais tout simplement plus !
–Ca suffit, m'écriai-je, tout en tapant fortement du plat de la main sur le plan de travail de la cuisine !
Rosalie se retourna, les yeux écarquillé, se souvenant enfin de ma présence dans la pièce.
–Voyons, Emmett, qu'est-ce qu'il t'arrive ?
–J'en ai assez, Rosalie, assez de ton comportement ! Je pense l'avoir enduré assez longtemps ! Alors écoute-moi bien, Rosalie, écoute-moi attentivement parce que je ne te le dirai pas deux fois tu n'auras qu'une seule chance. Si tu ne fais pas des efforts à partir de maintenant, si tu continues à m'ignorer comme tu le fais, lorsque nous sommes seuls, je demande le divorce.
Rosalie était perplexe. Comprenait-elle ?
–Et il est bien évident que si je viens à demander le divorce, je demanderai aussi la garde exclusive d'Ethan !
–Tu n'as pas le droit, s'écria-t-elle soudain ! Je ne te laisserai jamais me retirer Ethan !
–Penses-tu que je te laisserai le choix, Rosalie ? Ton dossier psychiatrique est à lui seul suffisant pour qu'un juge refuse de te confier notre fils ne serait-ce qu'une heure par semaine !
Elle se mit soudainement à trembler et je craignis d'avoir fait une erreur. Rosalie n'était pas stable, ne l'avait jamais été, je le savais très bien. Elle avait besoin d'un environnement aussi stable que possible et je venais de lui créer une source de stress qui pourrait lui être nuisible. Néanmoins, elle se reprit rapidement et s'approcha de moi. Allait-elle essayer de me gifler ? Elle pouvait se montrer très violente, parfois, mais non. Elle n'essaya pas de me frapper, au contraire. Elle posa ses mains sur mon torse, me caressa. Elle releva la tête et m'embrassa, ce qu'elle n'avait plus fait depuis des mois. Ses lèvres étaient douces et ses mains éveillèrent tout le désir que je ressentais pour elle. Malgré tout, je la repoussai.
–Non, soufflai-je.
–Pourquoi ? C'est ce que tu veux pourtant !
–Non, Rosalie, tu ne comprends pas. Ce n'est pas du tout ce que je veux.
Et je me rendis compte, à ce moment-là, qu'il était sans doute trop tard, que Rosalie ne serait peut-être jamais plus la femme que j'avais aimée un jour.
POV BELLA
Cinq jours plus tard
Ce soir, Alice et Jasper venaient manger à la maison. James était derrière la cuisinière et mitonnai un bon petit plat aux effluves plus qu'alléchantes.
–Qu'est-ce que tu nous prépares, demandai-je ?
–Bouchées de Saint-Jacques à l'huile de truffe en entrée et saumon vapeur avec une chantilly au citron vert et son riz basmati. Un véritable régal, digne du grand chef que je suis, plaisanta-t-il.
Je m'approcha de lui et passai mes mains dans son dos.
–Et le dessert, murmurai-je à son oreille ? Tu sais pourtant que j'aime les desserts !
James avait compris le sous-entendu, évidemment, et son corps s'était raidi. Sa respiration s'était faite hachée mais je ne regrettai pas mes paroles.
–Tu es sûre que c'est ce que tu veux, demanda-t-il ?
–Absolument !
Il se retourna, retira les Saint-Jacques du feu et m'embrassa fougueusement. Je passai mes bras autour de son cou, l'attirant contre moi, contre mon corps. Il posa une main sur mes hanches, pendant que l'autre me caressait le visage. Ma propre respiration se fit haletante, lorsque James me souleva du sol et nous conduisit dans la chambre, avant de nous allonger sur le lit.
James me caressait comme j'aimais être caressée. Tout en me déshabillant, il déposait de tendres baisers sur ma peau dénudée, me faisant frissonner de plaisir.
–Combien de temps avons-nous, demanda-t-il ?
Je regardai le réveil, sur la table de nuit, perçut qu'il était dix-huit heures quinze.
–Quarante-cinq minutes, soufflai-je.
J'avais envie de James, ô oui. Je voulais qu'il m'excite, qu'il vienne en moi et me fasse jouir, avant l'arrivée d'Alice et Jasper. Je voulais pouvoir profiter de son corps le temps d'une petite heure, mais rien n'allait se passer comme prévu.
J'étais nue et James se déshabillait, lui aussi. Il avait retiré son pull-over et se penchait sur moi, afin d'unir nos lèvres. Alors que nous étions empressés, l'instant d'avant, nous étions maintenant plus calmes, plus patients. Je devinai que James ne voulait pas me brusquer et je l'en remerciai intérieurement, en même temps qu'une image d'Edward me traversa l'esprit. Il me regardait, blessé. Il avait honte de moi, de mon comportement, de ce que j'étais entrain de faire à l'instant.
James, qui avait déposé de tendres baisers sur ma poitrine, descendit le long de mon ventre, avant de placer son visage entre mes cuisses. Lorsque ses lèvres entrèrent en contact avec ma fine toison, que sa langue s'immisça entre mes plis, je me mis soudainement à pleurer, laissant échapper de gros sanglots. James cessa toute activité et me prit dans ses bras, me faisant comprendre qu'il était désolé, qu'il n'aurait pas dû, que je n'étais pas prête.
Et, toujours, l'image d'Edward dansait sous mes yeux.
oOo
Alice et Jasper arrivèrent à l'heure, avec une bouteille de vin. J'avais eu le temps de me reprendre, avant leur arrivée, et ce qu'il s'était passé, au lit, avec James, n'avait laissé aucune trace visible sur ma personne. Evidemment, c'était sans compter sur le sixième sens d'Alice. Elle venait à peine d'arriver, James et Jasper venaient à peine de faire connaissance qu'elle prétexta avoir oublier son inhalateur dans la voiture et qu'il était impératif qu'elle l'ait toujours sur elle. Si James fut dupe, je n'étais de loin pas stupide. Alice n'était pas asthmatique et je savais qu'elle était venue en taxi, du fait qu'il était presque impossible de se parquer, dans cette partie de la ville. Je lui proposai donc de l'accompagner, puisqu'elle n'attendait que ça.
Lorsque nous atteignîmes la rue, Alice se tourna en ma direction et me demanda ce qu'il m'arrivait. Je détournai le regard, tout en essayant vaguement de lui mentir mais elle non plus, n'était pas stupide.
–Voyons, Bella, tu sais que tu peux tout me dire ! Il s'est passé quelque chose, avec James, avant que nous arrivions ? Il te traite mal ?
–S'il me traitait mal, Alice, répondis-je, cela ferait longtemps que j'aurai emménagé chez toi.
–Alors qu'est-ce qu'il se passe ?
Je m'appuyai contre le mur, derrière moi, et me laissa glisser au sol. Assise, tassée sur moi-même, je me sentais un tant soit peu mieux.
–Avant que vous arriviez, Jasper et toi, j'ai soudainement eu envie de… de faire l'amour avec James.
A ces mots, Alice s'assit à côté de moi, malgré ce que cela devait lui couter de salir ses vêtements neufs.
–Et ça s'est mal passé ?
J'hochai positivement la tête, avant de fermer les yeux.
–J'avais vraiment envie, Alice. Je me sentais bien et ce que James me faisait ne me laissait pas indifférente, au contraire. Il me faisait de l'effet, à nouveau, lorsque…
–Lorsque ?
–Une image très nette d'Edward m'a traversé l'esprit. J'ai essayé de la refouler mais je n'y suis pas parvenue et j'ai craqué. Je me suis mise à pleurer comme un bébé.
Alice me serra dans ses bras et je lui fis part de mes craintes.
–La dernière fois que nous avons parlé de sexe, toi et moi, je t'ai dit que j'avais peur qu'Edward ait cassé quelque chose, en moi. Aujourd'hui… Aujourd'hui, je suis effrayée à l'idée qu'il est réussi à me conditionner… qu'il ait réussi à faire de telle sorte que je ne puisse jamais plus prendre plaisir à faire l'amour avec un autre homme que lui.
Des larmes coulèrent sur mes joues, encore, et je m'en voulus de paraître si faible devant Alice. Elle essaya de me rassurer, me disant que les évènements survenus étaient encore trop proches pour que je puisse dire cela. Il me fallait du temps, plus de temps, avant de parvenir à franchir le cap avec un homme, quel qu'il soit.
–Laisse-toi le temps de guérir, de cicatriser tes blessures, Bella. Tu veux aller trop vite et je le comprends tu veux passer à autre chose. Mais le temps est ton meilleur allié, Bella, ne l'oublie jamais. C'est grâce à lui que tu pourras enfin tourner la page.
Alice avait raison, évidemment. Je la laissai me réconforter encore quelques minutes, avant qu'elle me fasse remarquer qu'il serait temps pour nous de remonter auprès des hommes qui devaient nous attendre avec impatience.
Le repas fut excellent et James fut maintes fois félicité de ses talents. Durant le dessert – parce qu'il avait aussi préparé un dessert, oui – Alice fit une nouvelle pour le moins déconcertante. Elle m'annonça que la fille de Carmen, Kate, et Garrett allaient bientôt se marier et que j'étais cordialement invitée aux festivités. Preuve à l'appui, elle me tendit une enveloppe à mon nom et me dit qu'elle et Jasper avaient reçu la même.
–A ce qu'il paraît, tout s'est fait très rapidement. Ils viennent à peine de se fiancer qu'ils veulent passer à l'étape suivante. Ce n'est pas prudent, me diras-tu, mais que veux-tu ? Le mariage a lieu dans deux semaines. Deux semaines, oui. C'est rapide, tellement tôt. Je suis persuadée que plus d'un aura des engagements ce week-end et devra leur faire faux bond, ce qui serait vraiment dommage.
Ce serait dommage, en effet. Pourtant, je devrai faire partie des absents, ce jour-là. Je venais à peine de retrouver Alice et Jasper je n'étais de loin pas encore prête à me retrouver plongée dans la famille Cullen et Denali au grand complet.
Je tachai de faire comme si de rien n'était jusqu'au départ d'Alice et Jasper. Lorsqu'ils furent loin, James vint à ma rencontre et me demanda si j'avais l'intention de m'y rendre, question à laquelle je répondis par la négative.
–Tu devrais, me coupa-t-il, ce qui m'étonna.
–Tu penses ?
–Oui. Je pense que tu ne devrais pas laisser les agissements d'Edward guider ton quotidien. Tu as été invitée à ce mariage pourquoi ?
–Comment ça ?
–Est-ce que tu as été invitée parce que les fiancés te considèrent comme la femme d'Edward ou t'ont-ils invité parce qu'ils t'apprécient ?
Je réfléchis quelques instants.
–Sans doute un peu des deux, répondis-je. Kate est vraiment quelqu'un de sympathique. Je l'aime vraiment bien, même si nous ne nous sommes pas vues depuis longtemps.
–Et en oubliant Edward, tu aimerais participer à ce mariage ?
–Je… Je crois, oui.
–Alors, voilà, tu sais ce qu'il te reste à faire. Demande à Alice de t'emmener faire du shopping, afin de te trouver une jolie robe de soirée, car tu vas en avoir besoin. Dans deux semaines, tu vas à un mariage, Bella !
–
Alors, comment avez-vous trouvé ce chapitre ? Perso, même s'il a été long, j'en suis pas peu fière, au contraire. L'histoire bouge et, dans les deux chapitre suivants, vous aurez droit au mariage de Kate et Garrett et tous les rebondissements qui iront avec. N'oubliez pas que seuls la famille Cullen sait ce qu'Edward a fait. C'est à dire : Alice, Jasper, Emmett, Rosalie, Carlisle et Esmée… Les autres, eux, ne le sont pas )
Voilà pour les bonnes infos. A bientôt et please ! Review !
