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Mon boss

Chapitre 10

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Le jour se leva dans la chambre, Clint sourit. Quelle bonne nuit avait-il passé... Il était bien reposé et souriait béatement, puis sursauta. Il avait loupé la sortie de Stark? L'avait-il réveillé ? L'avait-il envoyé bouler? Le chauffeur s'habilla en quatrième vitesse, se maudissant. C'était sûre, il allait se faire virer. Il descendit à la cuisine, prêt à prendre une soufflante et découvrit Tony pantalon à pince noir, chemise et cravate de la même couleur. Les cheveux encore mouillés, parfaitement coiffés. Sa barbichette parfaitement taillée. Quelle classe avait ce mec...

Le PDG se retourna et aperçut son chauffeur, il lui glissa un café. "La soirée a été annulé, j'espère que vous vous êtes reposé. Je ne tolérerai pas une seconde journée comme hier. On a un planning chargé aujourd'hui, prennez votre cafe et en route." Ordonna le patron.

Clint soupira de soulagement, il n'avait rien raté. Il bu son café et se promit de ne pas faire d'impair cette ci.

Dans la voiture, Clint souriait encore, il était en plaine forme et appréciait son patron à présent. Il n'était pas si désagréable que ça. Clint suivit son patron jusqu'à son bureau, mademoiselle Potts l'envoya chez le pressing récupérer les vêtements de Monsieur Stark. Chez le pressing, l'homme lui confia les housses.

- Dites à Monsieur Stark que je lui fais don des deux boutons manquants.

- Des boutons manquants ? Dit Clint qui ne comprenait pas grand chose.

- Il manquait deux boutons sur sa chemise Armani, ils ont dû être sans doute arrachés, la chemise n'en a pas souffert, qu'il se rassure. Ajouta t'il.

Clint bloqua sur cette information et se rappela de la toute première fois qu'il avait rencontré Tony. Ces boutons, avaient sans doute été arraché par lui-même. "Bien, je lui dirais."

Les housses sous le bras, Clint se mit en route. En remontant, Clint se demanda que comme, le pressing offrait les boutons, il n'était pas nécessaire de passer l'information et il se sentait moins con aussi. Mais Madame Potts remarqua cet oublie, lorsqu'elle vérifia le travail du pressing.

- Cette chemise à été reprise on dirait. Lâcha t'elle.

- Euh... Non, seulement deux boutons. Murmura Clint pour ne pas que son patron ne fasse attention à ça.

- Deux boutons?! S'exclama la femme si fort qu'il sentit à présent le regard de Tony sur lui.

- Il semblerait qu'il manquait deux boutons, il m'a dis de dire à monsieur Stark, qu'il lui en faisait cadeau. Ajouta t'il à Potts.

- Je suis là monsieur Barton, vous pouvez vous adressez à moi... Glissa Tony.

- Oui. Dit-il en le regardant. "Il vous fait cadeau de ces deux boutons monsieur."

- Qu'avez-vous fait pour arracher deux boutons? S'indigna Potts.

- Mes soirées sont parfois mouvementées Pepper, Vous le savez. Lança t'il en roulant des yeux tout en souriant. "bon.. nous avons rendez-vous chez Bernard dans 45 minutes, mettons nous en route avant d'être en retard." Lâcha Tony en se levant.

Ils s'en allèrent vers le garage, puis en sortant de l'ascenseur, la femme reprit. "Une chemise Armani monsieur, vous auriez pu faire attention..."

Tony leur ouvrit la porte qui menait au garage, laissa passer son assistante, puis répondit lorsque Clint la suivit. "Je ne regrette nullement cet arrachage..." Dit-il, puis fit un clin d'oeil à son chauffeur qui rougit directement à ça en leur ouvrant la portière.

Clint n'osait plus croiser le regard de son patron. Il avait beau se dire qu'il n'était pas gay, le simple fait que Tony fait allusion à leur nuit, lui faisait une drôle de sensation. Une bien douce sensation qu'il aurait voulu vivre à nouveau.

Dans le rétroviseur, il ne pouvait parfois pas éviter le regard du brun ténébreux et Clint sentait ses joues rougir mais tenta de garder son calme.

Tony et Pepper avaient rendez-vous avec un investisseur, Clint se fut octroyé une table par son patron, il avait été placé non loin de la porte d'entrée. De là où il avait été placé, il avait une vue imprenable sur son patron, Pepper était à sa gauche tandis que son client était à sa droite. Clint prit une simple assiette et un verre d'eau. En fin de repas, avec un café, il décida tout de même d'appeler Laura afin d'avoir des nouvelles et de lui en donner également.

- Laura?

- Clint enfin... Où étais-tu?

- Chez Nath. Mentit Clint. Pourquoi lui avoir menti?

- D'accord.. Lâcha la brune en soupirant. "J'ai compris."

- Non, t'as pas compris... Je ne voulais pas qu'on se dispute, alors j'ai préféré me calmer...

- Et là où es-tu?

- Au resto.

- Avec Nath je suppose.

- Avec mon patron. Je le surveille. Enfin je joue les garde du corps quoi! Il est en rendez-vous... Laura... T'as raison... Ça ne marche plus... Et on va finir par s'entretuer si je reste à la ferme. Avoua Clint.

- Tu veux habiter chez Nath?

- Non... Je vais prendre un appart... Laisse-moi juste le temps de trouver quelque chose d'accord... Et si tu veux que je reste à l'hôtel, y'a pas de souci...

- Je suis désolée qu'on en soit arrivé là Clint. Murmura Laura.

- Moi aussi... Mais ce n'est pas la fin du monde...

- Hummmm... Acquessa seulement la brune

- Bon, je vais te laisser, le serveur vient de débarrasser la table de mon patron, ils vont bientôt s'en aller.

- D'accord...

- Embrasse les enfants pour moi. Demanda Clint.

- Tu rentre ce soir?

- Je sais pas à quel heure, j'ai une journée chargée. Déclara Clint.

- D'accord, à plus tard.

- À plus tard.

Clint raccrocha puis termina son café. Il remarqua soudainement que Tony le regardait de sa table. Le brun lui sourit puis reporta son intention vers son client.

Clint se sentit une nouvelle fois gêné. Il n'était qu'un simple chauffeur, garde du corps à ses heures perdues et son patron ne cessait de prendre soin de lui. De regarder où il était. De vérifier que tout allait bien. Clint se leva lorsqu'ils arriverent près de lui. "Veuillez nous raccompagner Clint." Ordonna Tony. Clint? Ce n'était plus monsieur Barton. Il sortit le premier du restaurant puis ouvrit la portière.

À l'arrière de la limousine, Pepper et Tony parlaient ensemble de la soirée prévu ce soir. Clint se dit qu'il allait encore devoir rester auprès de lui. En arrivant chez Stark industrie, seule, Pepper descendit, Tony lui ordonna d'aller chez un tailleur afin d'acheter de quoi porter ce soir.

Le milliardaire avait déjà commandé sa tenue, il devait cependant aller l'essayer et faire quelques retouches sur place si c'était nécessaire.

Clint suivit son patron, celui ci embrassa le dos de la main de la patronne de l'établissement. Quel gentleman il pouvait être. Il passa ensuite son bras autour du sien et lui fit des tas de compliment, pendant qu'elle l'emmenait à l'étage. "Restez ici, Clint, j'en ai pas pour longtemps."

Une seconde fois, il l'avait appelé Clint. Peut être que Tony se sentait assez proche pour ça. D'ailleurs il appelait pas Happy monsieur Hogan.

Clint s'assit un instant sur un fauteuil et feuilleta quelques magasines, avant que son patron ne redescende un sublime trois pièce à la main.

- Je suis heureuse que ça vous plaise monsieur Stark.

- Toute vos créations sont sublimes, vous le savez.

Tony régla la note puis elle donna la housse à Clint. Biensure, en plus d'être son chauffeur et garde du corps, maintenant, il devait porter ses achats.

- Bonne journée madame Kitty. Clint, allons chez le coiffeur.

Clint suivit Tony, la housse à la main juste en face, chez un coiffeur qui semblait bien le connaître.

- Monsieur Stark! Comment allez-vous?

- Bien, et vous?. Je n'ai pas pris rendez-vous mais...

- Oh... Mais vous êtes toujours le bienvenu... Asseyez-vous. Katie, occupe toi de Monsieur Kyle, je m'occupe de Monsieur Stark. Monsieur hogan est-il souffrant?

- Oh non... Il est en pré-retraite. Monsieur Barton est mon nouveau chauffeur. Ajouta Tony en croisant les regard de Clint dans le miroir.

- Et bien... Vous avez gagné au change. Déclara l'homme qui fit rougir Clint de plus belle devant un Stark qui rit de sa réaction. "Bon, on fait comme d'habitude?"

- Oui, je vous prie.

La coupe fut rapide, il n'y avait pas grand chose à couper. Le coiffeur faisait des grand sourires à Clint et Tony se moquait gentiment de la réaction de son chauffeur quand il parut troublé et confus de ses intentions. En réglant la note, le coiffeur souligna que Clint avait exactement la même coupe de cheveux et qu'ils avaient l'air bien entretenu et que ce serait un régal de lui rafraîchir un peu les cheveux. Clint refusa gentiment mais le jeune homme, lui donna tout de même une carte.

En sortant Tony riait encore alors qu'ils se dirigeaient vers une parasolerie. "Pourquoi riez-vous monsieur?" Finit il par demander.

- J'ai adoré votre tête face à Stephan.

- Je... Quelle tête? Demanda Clint.

- Celle là, celle quand vous êtes confus. Allez... Détendez-vous. Ajouta Tony en rentrant dans la boutique. "bonjour mesdames."

- Bonjour monsieur Stark ! Que puissions-nous faire pour vous?

- Et bien, je suis à la recherche d'un parapluie. Un anglais. Précisa t'il.

- Suivez-moi monsieur, je suppose que vous en voulez un à baleine caché.

- Exactement, noir. Ajouta t'il.

- Bien... Vous n'aviez pas déjà un Éros en cuir? Demanda la vendeuse.

- Si, en avez-vous?

- Il doit m'en rester un ou deux.

- Si vous en avez deux, je les prends.

- Deux Éros?

- Si possible.

- Je vais voir ça, ne bougez pas. J'arrive de suite monsieur Stark.

Tony fit le tour de la boutique et regarda quelques parapluie puis la dame revint. "Vous avez de la chance, j'en ai plus plus que deux exemplaires."

- Génial.

- Avez-vous besoin de quelque chose d'autre?

- Non ça ira.

- Ça nous fera 2900 $

- Très bien. Répondit Tony alors que Clint baissait la tête, Stark ne lui avait pas menti, ce parapluie valait vraiment très cher.

En sortant, Tony remarqua que son employé s'en voulait sûrement encore. "Ne faite pas cette tête Barton, je ne vous en veux pas. Et pour prouver mes dires. Je vous en offre un."

- Un quoi?

- Un parapluie, pour quelles raisons pensez-vous que j'en ai pris deux.

Clint regarda Tony les yeux grand ouvert, bouche bée, regarda le parapluie que Tony lui tendait puis regarda à nouveau son patron. "Allez Clint, prenez le et allons, nous prendre un petit café voulez-vous."

Clint finit par attrapper le parapluie alors que son patron l'emmenait vers un salon de thé.

Clint refusa tout d'abord d'entrer mais fut forcer de s'installer à une table. Il était 17h, il fallait qu'ils mangent quelque chose. Tony prit un croissant sans gluten, Clint l'accompagna ainsi qu'un grand café. Clint était gêné des petites à attentions de son patron. Il ne méritait pas autant de faveur. Pourquoi le faisait-il? Faisait-il la même chose avec Happy ou était-ce un privilégié?