Voici donc le prochain chapitre

où se profile un changement de décor

La grande majorité des personnages, lieux, plot, etc que vous croiserez dans cette fanfic sont toujours empruntés à JKR ...

Encore merci à mes chères betas.

Bonne Lecture :)


Hermione et Mina échangèrent un regard entendu, à présent toute traces d'assoupissement avaient quitté leurs traits. L'appréhension les rendaient incapables d'échanger un mots, mais elles n'en avaient de toute façon pas besoin.

Les deux jeunes femmes sautèrent hors de leurs lits. Hermione voyant Mina fouiller ses d'affaires abandonnées au pied de son lit, s'empara de sa baguette et d'un tour de main fit émerger du tas la robe de sorcière de cette dernière ainsi que quelques vêtements de rechange qui se posèrent sur le lit parfaitement pliés. Mina lui sourit et s'empressa de se vêtir. Elle se saisit de la clef posée sur la table de nuit, échangea un dernier regard avec son amie, puis elle descendit les escaliers sur la pointe des pieds, ses ballerines dans une main et sa baguette dans l'autre. Elle poussa le plus discrètement possible la lourde porte d'entrée, s'assit sur le seuil et enfila ses chaussures.

Un instant plus tard elle dévalait la ruelle, ses pas claquant sur les pavés humides de rosée dans le silence du petit matin. Hermione, postée à la fenêtre, l'observa disparaître avec appréhension au coin de la rue.

Arrivée devant le mur de brique, Mina s'arrêta pour reprendre son souffle et améliorer un peu l'état de ses cheveux. Elle n'était plus habituée à les porter longs et mit quelques instants avant de se souvenir du sort de brossage express pour sorcières actives que Cérès lui avait appris.

Dans le Chaudron Baveur, Tom était en train de remettre en place les chaises, Mina se demanda si l'homme dormait parfois. Elle répondit à son hochement de tête avant de se diriger vers les casiers. Sa main tremblait tellement qu'elle dû s'y reprendre à plusieurs fois avant de parvenir à mettre la clef dans la serrure. Elle prit la petite lettre, l'enveloppe jaunie et épaisse lui semblait extrêmement lourde. L'adresse du Chaudron y était tracée d'une écriture élégante et légèrement arrondie. Mina glissa le pli dans sa poche sans oser regarder au dos, de peur d'y découvrir que le courrier n'était jamais arrivé jusqu'à son destinataire originel. Elle se retourna pour constater que le barman se tenait derrière elle. Il portait un plateau sur lequel était posé une cafetière pleine ainsi que deux tasses en porcelaine.

Tom posa le plateau sur la table la plus proche et entreprit de verser le liquide sombre et odorant. Il agrippa une des tasse qu'il vida d'un trait, avant de se resservir tout en faisant signe à la jeune femme de s'asseoir.

Elle s'exécuta et avala une gorgée du liquide brûlant avec délectation.

- Merci

- C'est mon travail de deviner ce dont les gens ont besoin, marmonna-t-il. Rassurez vous, je ne vous facturerais pas celui-ci, il vient de ma réserve personnelle … un peu fort pour la clientèle, mais vu que j'en ai fait trop.

L'aubergiste acheva de remettre en ordre la salle, tandis que la jeune femme finissait sa boisson. Il finit par revenir vers elle.

- C'était gentil de votre part de remonter le moral du jeune homme, hier. Affirma-t-il dans un murmure.

- Je … je n'ai pas vraiment, balbutia Mina, surprise. Vous voyez vraiment tout ce qui se passe dans votre bar, vous.

- Si vous saviez ce qu'on peut observer de derrière un comptoir ... on devient facilement invisible. Pas toujours que du joli, mais on apprend beaucoup sur la nature humaine.

- Vous semblez avoir vraiment trouvé votre vocation, je vous envie.

- Lorsque j'étais jeune je voulais devenir mannequin pour produits capillaires.

- Ah bon, répondit platement Mina, qui n'avait pas décelé l'ironie dans la voie de son interlocuteur.

Tom sourit, laissant entrevoir ses dents jaunes et irrégulières, puis passa sa main sur son crâne luisant avant de reprendre:

- Vous êtes réellement gentille, jeune fille. Faites attention à ne pas être trop naïve par contre. Etre capable de ressentir de l'empathie pour son prochain est une qualité parfois dangereuse.

Sur cette remarque, l'homme se saisit du plateau et se dirigea vers l'arrière boutique. Il réapparut quelques minutes plus tard, déposant une corbeille de toasts fumants et des oeufs au plat sur le comptoir, parfaitement coordonné avec l'arrivée du premier client qui descendait de sa chambre en baillant.

Mina salua l'aubergiste et retourna sur le chemin de traverse. Hermione devait l'attendre en trépignant et elle n'avait que trop tardé. En effet, son amie faisant les cents pas dans le hall de la maison. La jeune femme lui tendit la lettre et elle identifia avec soulagement l'écriture comme étant sans aucun doute possible celle du Professeur Dumbledore.

Elles s'installèrent ensuite dans la cuisine, Mina s'occupa de servir un thé tandis qu'Hermione décachetait prudemment l'enveloppe. Cette dernière contenait deux lettres pliées. La première était une réponse brève à l'intention de Perséphone Delarue, la priant de l'excuser car il n'allait pas pouvoir lui rendre visite pour l'instant, débordé par les préparatifs de l'année scolaire, proposant malgré tout de la joindre dès son retour en France via le réseau de cheminette. Le seconde feuille, plus fine et pliée de multiples fois s'avera vierge. Hermione tenta un « revelio » infructueux, puis posa la lettre par dessus la première contre la vitre dans l'espoir que des mots se détachent en transparence, sans plus de succès. Elle relut la lettre une seconde fois, les yeux légèrements plissés par la concentration, puis sembla avoir une idée. Elle se mit à renifler le papier et son visage s'illumina. Elle fouilla ensuite dans les placards de la cuisine, en sortit un pot de confiture vide, lança un sort et une petite flamme bleue s'y retrouva prise au piège. La jeune femme passa méthodiquement le papier au dessus du bocal, et quelques mots apparurent au centre de la feuille.

- De l'encre sympathique, remarqua Mina. Des bonbons au citron et maintenant ça! C'est un sorcier bien étrange ton Directeur.

- Hermione lui sourit, puis se concentra sur la lecture de la phrase qui était apparue.

« Dans le feu et la tourmente, à jamais, je me lève pour veiller sur la liberté. Qui suis-je? »

- Le phénix, répondit Hermione à voix haute, sans hésiter.

Lorsqu'elle eut prononcé ces mots, le papier s'envola à quelques centimètres de ses mains, et de nouvelles phrases apparurent:

Hermione lut à voix haute le message

« Bonjour Mademoiselle, rendez-vous ce soir au 6 Ballast Quay à 22 heures.

Une fois dans le Pub, demandez la salle réservée par Brian Jones. Vous devriez ensuite comprendre quoi faire.

J'attends impatiemment de savoir ce qui vous a poussé à requérir mon aide.

Sincèrement Intrigué,

Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore »

Mina s'empara précipitamment d'une plume et nota l'adresse au dos de la fausse lettre.

Quelques instants plus tard la feuille devant Hermione se pliait pour former un origami à l'effigie d'un phénix. Un instant ce dernier scintilla de milles couleurs, puis il s'enflamma. Des cendres qui voltigeaient dans la pièce tomba un petit jeton argenté qui rebondit dans un tintement sourd sur le sol carrelé.

Une demi-heure plus tard, Tiberia trouvait Hermione en train de préparer du porridge, tandis que Mina gisait à moitié affalée sur la table, les bras en guise d'oreiller.

Le soir venu les deux jeunes femmes s'éclipsèrent, prétendant se rendre à la première d'une pièce. Elles achetèrent un plan de Londres, puis prirent le métro pour se rendre dans la banlieue proche de Londres. Elles flânèrent le long de la tamise, s'arrêtant quelques instants pour déguster des sandwichs sur les quais, puis entrèrent dans l'antique pub quelques minutes avant l'heure du rendez-vous. Les lieux étaient bondés, surtout pour un mercredi soir. Les deux jeunes femmes furent contraintes à jouer des coudes pour atteindre le comptoir. La barman à qui elles s'adressèrent les conduisit dans une arrière salle. La pièce n'était pas grande, sans fenêtre mais néanmoins confortable. De larges banquettes couvertes de velours rouge entouraient une large table basse en bois clair, des affiches colorées tapissaient les mur, et un petit bar bien fourni était installé dans l'angle. Un antique juke-box achevait de décorer la pièce. Le lieu était désert, mais lorsque les jeune femmes demandèrent si leur hôte était arrivé la femme se contenta de hausser les épaules et repartit sans ajouter un mot.

Hermione et Mina patientèrent en silence, mais au bout d'une dizaine de minutes, leur rendez-vous n'était toujours pas là. Hermione se remémorant le message dans son intégralité, sortit le jeton et se dirigea vers le Juke-box qui semblait hors service. Elle l'introduisit en soupirant dans la fente et le dispositif se mit en marche. Quelques titres de chansons, pour la plupart d'anciens chants de marins s'illuminèrent, elle avisa parmi ces derniers quelques chansons plus récentes. La jeune femme leva les yeux au ciel et pressa le bouton déclenchant un des titres des Beatles. Les premières mesures « All you need is love » retentirent dans la pièce. Mina pouffa en entendant les premiers accords de la marseillaise qui débutaient la chanson. Un instant plus tard, alors que le chant avait à peine commencé le juke-box pivota, laissant apparaître une ouverture dans le plancher. Les jeunes femmes descendirent à l'échelle, et lancèrent un lumos une fois en bas.

Elles passèrent la porte entrouverte au fond de la réserve, d'où provenait une lueur vacillante et débouchèrent dans une petite pièce voûtée en pierre donnant sur la Tamise. Une petite table de bistrot en fer forgé était installée près de l'eau, entourée de quelques sièges, éclairée sobrement par une lampe à huile. Une silhouette aux longs cheveux argentés se tenait un peu plus loin. L'homme leur tournait le dos, absorbé par la contemplation de l'eau du fleuve qui était parsemée d'éclats mouvants sous la lueur des réverbères.

Albus Dumbledore se retourna, un sourire aux lèvres, son regard vif et clair pétillait derrière ses lunettes en demi-lune.

- Bonjour, vous devez être la jeune française que Tom a mentionné, dit-il à Mina avant de se tourner vers Hermione. Quand à vous, affirma-t-il en dévisageant Hermione, je suppose que vous êtes l'auteure de la lettre. Je m'excuse pour toute cette mise en scène. Mais il faut me comprendre, je suis un vieil homme et l'occasion de se distraire ainsi ne se présente pas souvent.

Les deux jeunes femmes saluèrent le Directeur. Mina était définitivement séduite par l'attitude joueuse de celui que certain considéraient comme le plus grand sorcier du siècle. Hermione quant à elle évitait de croiser le regard perçant de ce dernier, craignant de ne pouvoir retenir les larmes qui lui montaient aux yeux devant l'incarnation si vivante et énergique de l'homme qu'elle n'avait pas eu l'occasion de côtoyer autant qu'elle l'aurait souhaité.

Ce dernier ne manqua pas de remarquer l'émotion de la jeune femme, mais il reprit du même ton enjoué en leur faisant signe de s'asseoir :.

- Et si vous m'expliquiez ce qui vous est arrivé ?

Mina, qui se doutait que son amie était profondément troublée par la présence d'un fantôme de son passé, prit l'initiative de résumer la situation à Dumbledore. Tout en racontant leur mésaventure, en se gardant bien de donner des dates, elle sortit de son sac la boîte à musique qu'elle lui confia ainsi que le pendentif. Le vieil homme écouta son récit tout en conservant son air bienveillant. Malgrés tout une lueur d'intérêt mêlée à quelque chose qui ressemblait à de l'avidité passant furtivement dans ses yeux clairs lorsque la jeune femme lui expliqua qu'elles avaient été projetées plusieurs décennies en arrière, bientôt remplacé par un éclat de profonde mélancolie qui rendit à son visage tout le poids des années. Il se reprit bien vite et tacha de concentrer son attention sur le problème présent. Il observa la boîte au cadran brisé, puis lança quelques enchantements sur le pendentif qui réagit à l'un d'eux en scintillant faiblement du même éclat bleuté qu'il avait prit bien des années plus tard.

Lorsque Mina eut finit son récit, il sortit de sous sa cape une bouteille de whisky pur feu et fit apparaître trois verres, qu'il remplit avec générosité.

- Hé bien, c'est une affaire bien mouvementée qui vous amène. Je ne peux que vous féliciter de la présence d'esprit dont vous avez fait preuve face à ce que vous avez dû vivre ces dernières heures. Vous avez fait preuve d'une grande réflexion et d'un certaine maturité que je n'aurais probablement pas eu à votre âge.

Albus Dumbledore se tourna vers Hermione, levant son verre à son attention, puis avala une gorgée du liquide ambré. Cette dernière qui avait repris consistance et lui offrit un petit sourire modeste avant de l'imiter.

- Je ne peux certes pas vous demander trop de précisions, car il vaut mieux pour tous que j'ignore un maximum de détails concernant votre présent, mais il semble que vous me connaissez de façon assez intime, si je prend en considération le contenu de votre missive ainsi que votre réaction, Mademoiselle.

- Je… je vous connais en effet, mais surtout par l'intermédiaire d'un de mes meilleurs amis, je suis désolée d'avoir utilisé certains détails ... personnels, mais je voulais m'assurer d'avoir toute votre attention. Répondit Hermione timidement.

- Je ne vous en tient aucunement rigueur, vous avez agi selon la situation, admirablement même. Je voudrais juste que vous m'éclairiez sur une chose. Vous n'ignorez rien des agissements de mon ancien élève Tom Jedusor, en ce moment plus connu sous le nom de Lord Voldemort, je présume. Je voudrais juste savoir si le monde des sorciers que vous connaissez n'est plus assombri par lui et ses fidèles.

- Je suis une élève de famille Moldue qui a effectué sa scolarité à Poudlard, si cela suffit à répondre à votre question.

- En effet, cela répond parfaitement à ma question. Juste une dernière demande : le futur est-il plus paisible que maintenant ?

- Il y a eu une autre guerre, douloureuse, mais oui, dans notre présent le calme est revenu, pour de bon cette fois, je l'espère.

Le visage de Dumbledore s'était assombri. Il fronça les sourcils puis secoua la tête: la nature humaine ne changerait elle donc jamais? Pourquoi n'était elle pas capable d'apprendre de son passé. Son visage affichait une tristesse profonde lorsqu'il reprit:

- Bien que je déplore grandement que la paix ait de nouveau été troublée, je suis heureux de savoir que le monde que je vous aiderai à retrouver n'est plus dans la tourmente . Mais revenons à votre problème : les artefact concernant le voyage temporel sont extrêmement rares et contrôlés par le Ministère, même si j'ai eu l'occasion d'en observer certains. Aucun d'entre eux, du moins en état de fonctionnement, n'ont de sortilèges suffisamment puissants pour effectuer plus que des sauts relativement restreints. La magie temporelle antique est très instable et dangereuse, de nombreuses légendes existent à son propos, et elles sont souvent assez sombres. La boîte à musique, plus précisément le cadran et le mécanisme semble de facture Gobeline. Peut-être sera-t-elle réparable, mais il faudra vous armer de beaucoup de diplomatie pour négocier avec les Gobelins. Je vous recommande de faire de nombreuses recherches afin de maîtriser votre sujet face à eux. La moindre faille ou hésitation sera exploitée à votre désavantage, et il serait certes désastreux que vous vous retrouviez dépossédées de l'objet. Quant au médaillon, je dirais qu'il a été serti il y a probablement un peu moins de deux siècles. Les pierres, par contre, semblent avoir été ensorcelées par une magie celtique druidique, avec une touche un peu plus moderne probablement. Il sera difficile d'en tracer la provenance mais je peux vous ouvrir l'accès à certains ouvrages de la réserve de Poudlard.

Le vieil homme nota l'expression enthousiaste de Mina et précisa.

- Je me vois par contre au regret de vous informer que le nombre de recueils pouvant être pertinents est des plus conséquent. Cette recherche n'est pas de celles que vous pourriez boucler grâce à un simple accio, cela pourrait malheureusement vous prendre des mois voir même des années avant de trouver une piste concluante.

Mina se tourna vers Hermione, la mine défaite, cette dernière approuva le professeur, arborant une expression contrite.

- Professeur, reprit-elle, nous n'avons guère de moyen de contribuer à la société sorcière sans être repérables, pourriez-vous nous conseiller à une personne de confiance, afin que nous puissions subvenir à nos besoins tout en cherchant à retourner chez nous?

- Je pense avoir une solution toute trouvée à ce problème. Je me chargerai également de vous fournir de nouvelles identités. Quel âge avez-vous si ce n'est pas indiscret?

Hermione répondit la première, suivit par Mina.

- J'aurai dix-neuf ans en septembre, dans mon époque.

- Je suis déjà dans ma vingtième année.

- Vous avez donc toutes deux déjà achevé votre scolarité?

- Heu, non, répondit Hermione, j'ai été forcée de … l'écourter, même si je comptais préparer mes ASPIC en candidat libre. Quant à Mina, elle a choisi d'intégrer un apprentissage chez un apothicaire après avoir passé ses BUSES à Beauxbatons.

Dumbledore les observa quelques instants en Silence, réfléchissant, puis il eut un léger sourire et proposa.

- Si vous le désirez, je pense qu'il me sera possible de vous intégrer aux élèves de septième année de l'école. Nous accueillons également à la rentrée quelques élèves en préparation aux ASPIC venant de Durmstrang, cinq sang mêlés qui sortent d'une année éprouvante. L'influence de l'extrémisme s'est malheureusement bien répandue en europe de l'est, et certains parents choisissent l'opportunité de les envoyer achever leur formation dans de meilleures conditions. Vous pourriez intégrer l'école en tant qu'élèves de Beauxbatons dont la famille aurait été mutée en angleterre, ou quelque chose de ce genre. L'école française accueille beaucoup plus d'étudiants que la nôtre, et je pense que votre ajout sur les listes de cette dernière devrait passer inaperçu. Je contacterai le directeur pour parfaire votre couverture, c'est une connaissance de longue date.

Les jeunes femmes approuvèrent avec soulagement la proposition du Directeur, puis il eurent une longue discussion concernant les détails de leur couverture.

Il fut convenu que Mina, ayant déjà été en contact avec le monde sorcier de mille-neuf-cent-soixante-dix-sept conserverait son apparence ainsi que son prénom. Quant à Hermione, elle prendrait l'identité de la fille d'une amie canadienne du Professeur. La jeune femme en question était une Cracmol qui élevait des moutons en Nouvelle Zélande, elle avait le même type de carrure qu'Hermione ainsi qu'une forme de visage similaire selon le vieil homme. Le Directeur pensait qu'il serait assez aisé pour la voyageuse du futur d'adopter son apparence, en se contentant simplement d'artifices et d'un sort de métamorphose qui transformerait la forme de son nez, il se chargerait de lui fournir un stock de cheveux et de polynectar au besoin.

Dumbledore fit apparaître une liste qu'il leur tendit, leur suggérant de profiter du lendemain pour acheter les fournitures et mettre leurs affaires en ordre. Puis il leur proposa de rejoindre le village de Pré-au-Lard dès vendredi soir, où il enverrait quelqu'un pour les accueillir et les conduire aux château afin qu'elles puissent mettre à profit les dernières semaines avant la rentrée pour avancer dans leurs recherches. Il leur tendit ensuite une bourse pleine de galions, et avant que les jeune femmes n'aient eu l'occasion de protester davantage, il leur suggéra en riant de considérer cela comme un prêt d'étude à rembourser lorsqu'elles seraient retournées dans leur ligne temporelle, et auraient trouvé un emploi stable.

Le vieil homme entreprit ensuite de rédiger une missive à l'intention de Tiberia, qu'il avait eu comme élève. Il leur confia la lettre, et tendit à chacune un bras pour transplaner. Il les raccompagna à quelques blocs de l'entrée du Chemin de Traverse, dans une petite impasse déserte, avant de s'éclipser dans un tourbillon argenté.

Hermione remit sa cape et releva la capuche pour masquer son visage puis les deux jeunes femmes se glissèrent dans le pub. Elles arrivèrent sur le perron de la maison de Tiberia juste avant l'heure du couvre-feu décrété par le Ministère, la femme les attendait en chemise de nuit, un livre à la main et de lourdes lunettes rondes sur le nez. Elle les salua en baillant, puis monta se coucher sans se faire prier, tandis que les filles rangeaient la petite cuisine.

Les deux filles discutèrent ensuite autour d'une tisane, Hermione décrivit le fonctionnement de Poudlard tandis que Mina lui parlait de l'école sorcière française. Le système de cette dernière différait en de nombreux aspects de celui anglais. Plus internationale, l'école était organisée en dortoirs selon les années d'étude et les options choisies. Les étudiants suivaient également des cursus de langue, et les activités extra scolaires étaient plus nombreuses qu'à Poudlard. Les cours de bonne manière était vraiment vieillot selon la petite brune, mais l'école proposait d'autres activitées aussi variées que le jardinage et la danse contemporaine. Les élèves recevaient également une formation de base en cuisine magique, dispensée aussi bien aux jeunes hommes qu'aux jeunes femmes lors de leur quatrième année d'étude. Les elfes de maison de Poudlard étaient d'ailleurs remplacés par la brigade chargée de cet enseignement. Les filles papotèrent jusqu'à une heure tardive.

Le lendemain matin elles reçurent un Hibou de Dumbledore contenant un portrait de la jeune femme qui servirait de couverture à Hermione. Mina observa longuement la petite photo mouvante, il y avait en effet quelque chose de proche dans les traits de la jeune cracmol. Malgré ses longs cheveux blonds et son nez grec qui donnait une certaine majesté au visage, Mina la trouvait un peu moins jolie que son amie.

Hermione entreprit de métamorphoser ses traits et ses cheveux pour ressembler au portrait, il lui fallut de nombreuses tentatives afin de parvenir à un résultat décent, qu'elle effectua sous le regard rieur de Mina. La transformation obtenue ne durait malheureusement pas très longtemps, les cheveux d'Hermione étant les premiers à se rebeller contre la contrainte de la métamorphose. Mina se chargea donc d'acheter leurs fournitures scolaires ainsi qu'un fer à lisser, tandis que son amie pestait devant le Miroir enchanté de la salle de bain qui semblait outré d'entendre les jurons que proférait parfois la jeune femme à bout de patience.

Vendredi arriva bien vite et les jeunes femmes, en fin de matinée, firent leurs adieux à Tiberia et à Edgard, qui était passé prendre le thé et prendre des nouvelles de ses patientes. Quand l'heure du départ sonna, la femme les serra dans ses bras. Émue au bord des larmes, elle leur fit promettre de lui donner souvent des nouvelles. Les filles soupçonnaient que la lettre de Dumbledore avait dévoilé bien des choses à leur hôtesse, bien que cette dernière n'ait fait aucune allusion quant à son contenu.

Les filles montèrent dans un train à destination d'Inverness en Écosse. Le voyage dura une partie de la journée et Hermione en profita pour se plonger dans les manuels de l'année. Mina tenta de faire de même mais ses capacités de concentration n'étaient pas aussi développées que celle de son amie, de plus le fait de déchiffrer les manuels volumineux et pointus dans la langue de Shakespeare la fatiguait rapidement et elle devait faire des pauses pour calmer le mal de tête que lui causait l'effort. Elle préférait de loin contempler le paysage qui défilait derrière la vitre du train, au son du CD gravé par son plus jeune frère, celui qui était dans le petit walkman qu'elle avait retrouvé au fond de sa besace. Une fois à la gare, les jeunes femmes se faufilèrent dans les toilettes d'où elles transplanèrent à destination de Pré-au-Lard.

Elles atterrirent en plein milieu d'un champs d'orge à l'orée du village, alors que la nuit tombait. Hermione changea son apparence, puis se chargea d'ôter la boue de leur vêtements tandis que Mina tâchait de régénérer un peu les plantes abîmées lors de leur arrivée.

L'antique village était paisible et d'une grande beauté sous les rayons du soleil couchant, mais Hermione sentait son coeur se serrer ainsi que son estomac se contracter douloureusement alors qu'elles prenaient la direction de l'auberge des Trois Balais.


Voila c'est tout pour cette fois ...

alors, que pensez vous du sens de la mise en scène de Dumby?

êtes vous déçu de la tournure que prend cette fic ou bien avez vous hâte d'arpenter les couloirs du château en compagnie des deux filles?

A bientôt pour la suite (la publication vas surement ralentir un petit peu avec la rentrée et tout, mais pas de beaucoup je vous rassure)

Bisous