Let Her Go – The Passenger.
I Don't Wanna Love Somebody Else – The Great Big Word
River – Lea Michelle
Get It Right – Lea Michelle ( oui je suis fan fan fan de sa voix )
Je précise que le speech de fin, de John et Sherlock, vient de l'épisode 15 de la saison 8 de Scrubs. Ce moment m'a toujours mis les larmes aux yeux, alors soyons fous.
Cette sélection musique m'a VRAIMENT inspirée pour la suite, je vous conseille vivement de vous les passer en boucle pour ce chapitre ! Je viens enfin de décider d'un planning des futurs chapitres. Oui, je sais, c'est pas top tôt, après 9 chapitres XD ! Toujours est-il que je sais comment tout ça va finir ! Mon Dieu vous allez tellement me détester haha... !
Et sinon... 26 reviews ? Sérieusement ? J'vais rouler par terre de joie ou sortir toute nue dans la rue hurler, à ce rythme ! Merci mille fois !
Je vous laisse donc avec ce chapitre ! Enjoy ( ou presque ) !
-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-
.
IX.
.
Douzième jour.
Étonnamment, mon corps m'a entièrement laissé tranquille aujourd'hui. Le soleil est venu caresser mon visage, m'éveillant lentement. Le plaisir de se sentir bien est une sensation dont je ne me lasserai absolument jamais. Je m'étire, grogne un peu, baille, et mon bras retombe sur une autre forme molle, à mes côtés. Je hausse un sourcil. Décidément, chaque journée recèle de surprises. Et tant mieux, sinon, je n'aurais pas la force de supporter tout ça. Le sourire que m'offre cette journée est comme une glace en plein été. C'est une chose qui roule sur l'échine, et laisse sur la peau la délicieuse impression d'être heureux. C'est un frisson qui grimpe le long de la colonne vertébral, c'est le rire d'un enfant au matin.
La petite chose molle à mes côtés miaule et vient ronronner tout contre mon nez. Tiens donc, Lilac m'a donc tenu compagnie une partie de la nuit. Je me tourne, elle vient tout naturellement se lover au creux de mes bras, et je caresse cette boule de poil. Petite chose adorable, au doux minois. Soudain, j'écarquille les yeux si vite que je pense qu'ils sont sortis de leurs orbites et roulent quelque part dans l'appartement. Sherlock s'amuserait probablement à en faire toutes sortes d'expériences étranges. Je ricane légèrement en me remettant sur le dos, et Lilac vient se rouler contre mon torse.
Aujourd'hui, Sherlock va m'épouser.
Aujourd'hui, je vais épouser Sherlock Holmes.
Je n'ai jamais autant ressemblé à une adolescente dans la fleur de l'âge qu'à ce moment. Je saute presque du lit, et prends ma béquille pour me rendre aussi vite que possible dans le salon. À peine ai-je posé un pied dans la pièce que la vision qui s'impose à mes yeux me fait plaquer une main sur ma bouche, pour ne pas crier de surprise, ou gémir de plaisir. Sherlock Holmes se tient au milieu du salon, en train d'essayer son costume de mariage.
C'est un costume trois pièces. Le pantalon ne l'a jamais autant mis en valeur, et j'avoue bien vouloir croquer un bout de son derrière si bien mis en valeur. Mes yeux remontent et continuent de le détailler. Il porte une chemise blanche, bien moins serrée que d'habitude, ce qui lui va divinement bien. Au dessus, un petit veston couleur crème, ce qui met en valeur la couleur de sa peau. Je ne pensais pas cela possible, étant donné que la couleur de sa peau se rapproche plus du blanc que du beige, et pourtant, il est resplendissant. Il récupère la veste en queue de pie qui traîne derrière lui, et la met. Je retiens mon souffle. Il est parfait. C'est donc ça que ressentent les femmes, le jour de leur mariage ? Je grave cet instant dans ma mémoire. Je ne veux JAMAIS oublier la scène qui se joue sous mes yeux. Il remarque enfin ma présence, et se tourne vers moi. Nul besoin de mots entre nous, comme toujours, il me lit comme un livre, et sourit.
« - J'en conclus que ça te plaît. »
Je m'approche, clopinant sur ma béquille et ma jambe valide, et aplatis un vilain pli, puis fixe mon regard dans le sien.
« - Tu es parfait Sherlock. »
Rien n'est plus parfait en cet instant. Ma toilette matinale se déroule sans encombre, et je me suis déjà fait au fait que ma béquille me deviendrait maintenant indispensable. Mais où est le problème ? J'ai du marcher des mois avec une canne. Je ne remercierai d'ailleurs jamais Sherlock pour m'avoir de nouveau appris à marcher, moi qui était persuadé de ne plus jamais pouvoir courir. Et maintenant, me voilà, de retour sur trois jambes. Je remarque enfin le costume qui m'attend sur le porte-serviette, apparu là comme par magie. Bien, il temps de s'apprêter. Je ne sais pas comment sera la cérémonie. Je ne sais pas qui sera présent. Je ne sais pas où nous irons, ce que nous ferons. Je sais juste que je vais épouser Sherlock, et c'est tout ce qui compte.
J'aime mon costume, et j'aime ce que cela donne sur moi. Debout, devant le miroir, je m'ausculte sous toutes les coutures. Pour contraster avec le costume de Sherlock, le mien est entièrement blanc, sauf le veston qui est noir. C'est drôle, et ça me fait sourire. Nos costumes sont l'exact opposé l'un de l'autre, tout comme mon fiancé et moi sommes totalement opposés. Il est la Lune. Je suis le Soleil. Je suis le Sursis, il est la Vie. Et pourtant, pourtant, ces deux facettes ne feront bientôt plus qu'une.
Il toque lentement à la porte, puis entre. Tout est parfait. Il me tend la main, il est temps d'y aller. Une limousine noir, aux vitres teintées nous attend au bas de la porte, et Madame Hudson embarque avec nous. Elle ne cesse de parler, elle jacasse, mais ça ne dérange aucun de nous deux. À vrai dire, nous ne l'écoutons même pas, nos mains perdues l'une dans l'autre. Je me perds dans un instant de nostalgie, me disant qu'il fallait que je meurs pour enfin me marier. Sherlock semble le voir, car il resserre ma main, et me sourit lentement. Ses yeux me parlent.
Oh, oui, je comprends, mon amour, tout se passera bien.
Une fois sur place, nous saluons tous nos amis, et collègues. Ma sœur n'est pas là, et je remercie Sherlock d'avoir fait le nécessaire. Non pas que je la déteste, mais elle aurait de suite remarqué la béquille, et aurait posé des questions. Ce qui bien-sûr, n'était pas le but de la journée. Aujourd'hui était une journée qui devait me faire oublier. Aujourd'hui était placé sous le signe de l'amour, et de l'union, et non de la disparition et de la peine. Et puis vient le moment. Je respire, tente de me détendre, et me dirige vers l'autel.
La musique résonne dans l'église, et je tourne mon visage vers l'entrée, attendant près de l'autel. Je suis si nerveux que je remercie secrètement ma béquille d'être là pour me soutenir. Soudainement, il apparaît. Rayonnant comme jamais. Mon cœur rate un battement, ma bouche s'ouvre sans que je m'en rende compte. Au bras de son père, il avance lentement sur le chemin qui se profile sous ses pieds, jonché de pétales de rose blanche. Tout est tellement parfait. Je sens pointer les larmes, mais qu'importe la fierté, qu'importe la virilité, j'en laisse une perler, et courir jusqu'à mon cou. Sherlock est si beau, défilant, un bouquet de roses blanches à la main, parcourant les derniers mètres jusqu'à moi, ne me quittant pas du regard. J'aperçois à peine l'air suffisant et fier qu'affiche Mycroft. Il semble si protecteur en cet instant. Sur son visage, est écrit 'bravo petit frère'. Molly quant à elle, à sortit les mouchoirs, et pleure en silence, sûrement touchée par la beauté de la scène. Madame Hudson nous regarde, comme si nous étions ses enfants, avec la fierté d'une mère dans les prunelles. Mike sourit également, les bras croisés sur la poitrine, et me fait même un clin d'œil.
Et puis Sherlock est enfin en face de moi. Je ne peux plus rien dire, je crois que j'ai oublié comment on faisait de respirer. Tout se passe sans que je ne comprenne grand chose, me reste juste en mémoire le speech de Sherlock, et le passage des alliances. Il l'a faite glisser à mon annulaire gauche, et je m'entends soupirer de bonheur. Je fais la même chose pour lui, et je le voix fixer le petit anneau argenté, visiblement surpris lui-même qu'un simple morceau de métal lui mette le cœur à l'envers. Et puis il inspire, d'un coup, se perd une seconde à peine dans son Palais Mental, et puis me fixe.
Je suis prêt. Prêt à écouter. Terriblement prêt. Prêt depuis le premier jour. Je l'aime, bon sang, que je l'aime ! Mon visage se fend d'un sourire béat, et dans ma tête, explosent mes sentiments. Mon cœur se repend, lui aussi. Bon sang ! Je suis heureux, tellement heureux. Heureux et comblé. Merci Sherlock. Merci Sherlock Holmes, du fond du cœur.
« Écoute John. Je ne sais pas si je suis capable réellement de mettre des mots sur ce que je ressens pour toi. Mais je crois que je vais essayer. Je n'ai jamais vraiment cru que je trouverais enfin une personne que je pourrais aimer autant que toi. Je t'ai trouvé, et je t'aime plus que quoi que ce soit au monde. »
Je vacille, et le fixe.
Mon Dieu.
Est-ce possible d'aimer quelqu'un à ce point ? Jamais, ô grand jamais, je ne l'avais entendu formuler tels mots. Jamais Sherlock n'avait parlé d'amour comme il venait de le faire. Et pourtant, je me tenais là, en face de mon désormais mari, nos mains enlacées dans une promesse d'éternité, et les larmes aux yeux. Il était beau. Notre union était belle. Nous étions à présent mariés, et tellement, tellement heureux, que nos deux êtres fusionnaient, ne laissant personne entrer dans notre bulle. C'était juste lui et moi, contre le monde entier. Je le vois baisser la tête, et sa garde, il est bien trop vulnérable, à présent.
« Regarde-moi, Sherlock. »
Il relève la tête, plante ses yeux d'acier dans les miens, et le monde s'arrête. La lumière, le vent, Londres, les invités, le petit oiseau qui piaille non loin d'ici, plus rien n'a d'importance, je me noie dans ces yeux, je me noie dans ses billes bleus, et plus rien n'a d'importance en ce monde. Nous nous fixons là un moment, tout le monde dans la salle retient son souffle. Je me penche, colle mon front contre le sien, prends son visage en coupe entre mes deux mains, et sans quitter son regard, je souffle tendrement :
« Tu es l'homme de ma vie. »
Je le voie vaciller à son tour, une larme perler au coin de ses yeux, alors je l'embrasse, de tout l'amour dont je suis capable. Je me perd dans ce baiser, entre ses bras, je me jette à corps perdu dans cette union.
Il nous reste si peu de temps.
