Sur le Toit

Auteur : Dramaaa

Traduction de l'espagnol : Dimitrova

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« On a toujours le choix ! »

« C'est faux. », répliqua-t-il.

« Si, c'est vrai ! », cria-t-elle amèrement sans cesser de le regarder droit dans les yeux. « Il y a toujours un moment où tu peux choisir de passer à l'acte ou renoncer ! On a toujours le choix ! Toujours ! Il existe un moment, un millième de seconde, pendant lequel tu peux décider. Tu as décidé de rester ici comme j'ai décidé de t'inviter ! » Elle le montra du doigt avec une rage froide. « Alors ne mens pas en disant que tu dois t'en aller parce que tu n'es pas obligé de le faire ! »

Il ne supportait pas de la voir pleurer. Cela l'énervait et le troublait encore plus. Il n'avait jamais pu supporter les sanglots de Bulma. Tous les personnages de ses cauchemars pouvaient apparaître ensemble, jamais ils n'auraient pu lui faire ressentir le trouble que lui causaient de simples larmes d'elle. « Je dois y aller, je ne vais pas supporter ça une minute de plus. » Et il se dirigea vers la sortie. Elle recommençait. Elle recommençait à lui créer les mêmes doutes de toujours. Les années avaient passé et ils en étaient toujours au même point qu'au début.

« Ne mens pas ! » Qu'il recommence à prétendre qu'il était obligé de s'en aller lui redonnait envie de le frapper. Elle lui fit face pour lui hurler dessus : « Arrête ! Ne mens pas ! » Et elle se retourna pour résister à l'envie de le frapper. Les larmes coulaient sur ses joues sans contrôle, par les mêmes sillons par lesquels elles étaient tombées tant de fois auparavant. Elle s'était jurée de ne plus jamais pleurer à cause de lui. Elle tremblait tellement qu'elle croyait qu'elle allait d'un moment à l'autre s'évanouir. Elle s'arrêta pour s'appuyer sur une chaise. Elle essuya son visage humide de la paume de la main. Elle n'avait pas besoin de se tourner pour savoir qu'il était toujours là. Sa présence inondait toujours la pièce où il se trouvait. Elle l'avait remarqué dès la première fois qu'elle l'avait vu en train de manger dans la cuisine. Peu importait l'endroit où il était, il le transformait, il l'imprégnait de son esprit et emportait avec lui tous les êtres ou les choses qui s'y trouvaient. Comme il l'avait fait avec elle. Tout tournait autour de lui, continuellement, comme une force de la nature qui modifiait un paysage calme et qui, quand elle déchaînait son essence ne laissait que la destruction derrière elle.

Jamais elle n'avait été aussi convaincue en disant quelque chose et pourtant, elle était incapable de le regarder : « Si tu t'en vas, ne reviens pas. »

C'était clair pour lui : c'était fini.

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CHAPITRE 9

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"Tu ne voulais pas de l'intimité ?"

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« Tu aimes beaucoup le prince, hein, petit chat ? », murmura Monsieur Brief à son chat en le juchant sur son épaule et en se dirigeant vers le laboratoire.

« C'est incroyable qu'il ne l'ait pas laissé se faire écraser par la pression du vaisseau et qu'il ait préféré le jeter dans le jardin. », rétorqua sa fille en voulant caresser Tama. Le petit animal lui répondit en sortant les griffes et les crocs. « Saleté de chat ! », s'exclama-t-elle en reculant.

Le scientifique rit de cette scène. Tama n'avait jamais aimé Bulma mais elle s'évertuait à gagner son estime. « Et pourquoi aurait-il fait une chose pareille ? », demanda-t-il en se référant au prince.

« Parce que cela aurait été le plus naturel venant de cette brute. », répondit sa fille sans hésiter en suivant son père jusqu'à la porte du laboratoire. « Nous avons laissé la porte ouverte ! », se lamenta-t-elle en voyant l'entrée.

« Bon, nous étions juste à côté et avec un invité comme lui, je ne crois pas que nous risquons... » Mais il fut interrompu par un vacarme qui les fit se baisser tous deux instinctivement pour se relever de suite et regarder la chambre de gravité. « Cela faisait longtemps qu'on n'entendait plus ces bruits-là. », fit-il en souriant. « Ta mère sera enchantée. » Et il entra dans son lieu de travail.

Sa fille ne semblait pas amusée par cela : « Il vaudrait mieux pour lui qu'il ne me le détruise pas. », dit-elle en croisant les bras et en fixant son regard sur le vaisseau.

« Ma fille ! », l'appela son père de l'intérieur. Il n'obtint aucune réponse. « Bulma ! », répéta-t-il en sortant à nouveau avec quatre engins dans les mains. « Les robots. »

« Quoi ? » Bulma avait toujours le regard perdu en direction de la chambre de gravité et elle ne réagit que quand son père apparut devant elle avec les robots de combat. « Oh, là là... »

« Va déjeuner, je les lui apporte. », lui dit son père en sortant.

Bulma ne dit rien. Pensive, elle se sentait légèrement fâchée contre elle-même en voyant son père s'éloigner en direction de la chambre de gravité. "Il a déjà trop traité avec lui.", se dit-elle en observant son père porter les robots. "J'ai déjà trop tenté la chance, c'est moi qui aurais dû les lui apporter." Sa colère augmentait à mesure qu'elle récapitulait les choses. "Non ! C'est lui qui devrais venir les chercher !", pensa-t-elle, son visage se renfrognant à mesure que la silhouette de son père rapetissait. "Maudit Saïyen !" Et enfin, elle réagit :

« Papa ! », cria-t-elle en courant vers lui. « Papa, attends ! »

Son père se tourna, s'arrêtant à la moitié du jardin. « Que se passe-t-il, ma fille ? »

« Je les lui apporte, donne. » Et elle les lui prit des mains rapidement pour se diriger vers la chambre de gravité.

« Très bien, ma petite fille. », lança son père en se laissant dépouiller de toutes les machines de combat. Il regarda sa fille aller directement au vaisseau. Il sourit et retourna vers son lieu de travail.

La jeune femme monta la rampe et frappa d'un coup sonore avec le pied comme elle avait les mains occupées avec les robots. Elle n'attendit pas que la porte s'ouvre. Elle les laissa par terre sans beaucoup de soin. « La prochaine fois, c'est toi qui viendras les chercher ! » Et elle se dirigea d'un pas rapide vers la cuisine.

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« Bonjour. », la salua sa mère. « Tu t'es réveillée très tôt aujourd'hui. » Elle était en train de préparer le petit déjeuner pour elle et sa fille.

« Oui, je dois avancer dans mon travail. », lança Bulma en s'approchant de la blonde pour lui donner un baiser. « Bonjour. » Et elle s'assit à table.

« Tu as encore laissé traîner ta brosse à cheveux ici. » Et elle souleva l'objet pour le lui montrer. Sa fille ne lui répondit pas alors elle s'approcha pour poser la brosse près d'elle. Elle semblait à nouveau absente, comme souvent ces derniers temps.

« Quoi ? » Elle sortit de son étourdissement. « Ah, d'accord » Et elle reposa la brosse plus loin à sa droite.

Madame Brief resta près d'elle à l'observer. Cela faisait quelques temps qu'elle se demandait ce qui arrivait à sa fille et même si la probabilité était mince, elle devait s'en assurer. « Ma chérie, tu es enceinte ? » Elle s'inclina vers sa fille pour lire au fond de ses yeux bleus.

L'expression de Bulma et le fait qu'elle faillit presque en tomber de sa chaise lui dirent tout : « Non, maman ! Non ! Comment peux-tu dire des choses pareilles ? »

« Eh bien, il t'est arrivé quelque chose ? », s'exclama-t-elle inquiète. « Eh ! Je ne comprends pas ce que vous attendez Yamcha et toi... » Et elle prit une viennoiserie du plat. « C'est lui qui ne veut pas d'enfant ? »

Le silence de sa fille répondit à sa question. Elle avait détourné la tête et il était déjà trop tard pour dissimuler la vérité. « Si, si, il en veut, pas maintenant, mais il en voudra plus tard, c'est sûr. » Et elle but une gorgée de son café avant de se forcer à sourire, ce qui parut à sa mère l'expression la plus triste dont était capable sa précieuse fille unique.

Madame Brief lui rendit son sourire et changea de thème radicalement. Une franche expression de plaisir s'ajouta à son éternelle expression de gaieté : « Tu as entendu le bruit de tout à l'heure ? », lui demanda-t-elle. « Bien sûr que tu l'as entendu. » Et elle joignit les mains en levant les yeux au plafond. « Quelle force possède cet homme ! Je n'ai jamais rien vu de pareil ! » Sa fille avait commencé à manger et ne faisait déjà plus attention aux éloges qu'émettait sa mère sans discontinuer, en extase devant Végéta. « C'est dommage que tu ne le poursuives plus comme avant. »

« Oui, maman, c'est très dommage. » Et elle reprit une gorgée de café distraitement.

« Je veux dire qu'avant, ma chérie, vous vous disputiez et après vous recommenciez à vous parler comme si rien ne s'était passé. Que vous arrive-t-il maintenant ? » Elle s'assit à côté de sa fille pour entendre ce qu'elle désirait depuis très longtemps.

« Que veux-tu qu'il nous arrive ? Rien. » Et elle prit un fruit au centre de la table. Visiblement, sa mère continuait à les imaginer ensemble, elle et le prince, sans comprendre qu'elle ne le faisait que pour l'éloigner de ses parents. Au moins, c'était la stratégie à suivre jusque là.

« Vous avez déjà fait l'amour ? »

« Maman ! » Elle se boucha les oreilles des mains.

« Où ça ? Dans le vaisseau arrondi ? »

« Comment peux-tu imaginer une chose pareille ? »

« Voyons, ma fille, c'est que j'ai pensé que vous résoudriez cette tension entre vous. « Et elle se leva pour se concentrer sur ses fourneaux. « Tu sais que j'aime beaucoup Yamcha mais cet homme si séduisant... » Elle sortit une poêle d'un des tiroirs. « Je t'ai déjà dit que je ne te le reprochais pas, il est extrêmement fascinant, presque sauvage, pas vrai ? » Et elle ajouta : « Parfait pour être un bon amant. »

« Maman ! » Pour sa mère, tout était si facile et elle ne voyait jamais aucune difficulté. Que Bulma ait déjà un petit ami n'allait pas arrêter sa mère dans ses élucubrations. Elle avait toujours été ainsi. C'était comme si elle ne se rendait pas compte à quel point elle pouvait être perturbante.

« Mais ne fais pas attention, ma petite chérie, tu as sûrement tes raisons de ne plus lui courir après. Ton père et moi avons toujours eu confiance dans ton goût pour les hommes, comme avec Yamcha, n'est-ce pas mon chou ? »

« Hein ? » Et soudain, elle le vit sur le seuil de la porte. « Yamcha ! » Elle se leva de la chaise et se pendit à son cou. Elle était sur le point de se déclarer vaincue et de fuir de la cuisine sans avoir terminé son déjeuner pour ne plus entendre sa mère. De plus, depuis quelques temps, surtout depuis l'incident du restaurant, elle était devenue plus affectueuse avec lui.

« Bonjour aux deux plus belles femmes de ce monde et de l'au-delà », s'exclama le guerrier en écartant les bras pour enlacer la jeune femme. Il déposa un baiser sur sa joue avant ajouter presque dans un murmure : « Et je sais de quoi je parle puisque j'ai été de l'autre côté. » Il fit un clin d'œil et s'assit à table. Il était ravi de voir Bulma aussi expansive, comme elle l'avait toujours été. On ne voyait jamais Végéta même s'il vivait ici avec les Brief et cela le mettait encore de meilleure humeur. Les choses, à son avis, avaient enfin progressé. Sa petite amie paraissait surprise par son commentaire. C'était la première fois qu'il parlait de la mort de façon aussi légère. « Je suis venu m'entraîner ici, si ça ne te dérange pas évidemment. », dit-il en se servant une tasse de café. Il sourit à la scientifique connaissant d'avance la réponse.

« Bien sûr que ça ne me dérange pas, ne sois pas bête. », lui dit-elle en lui rendant son sourire.

« Je m'entraînerai dans le jardin, je ne crois pas que Végéta apprécierait que je lui demande de s'entraîner avec moi, pas vrai ? »

Ces mots surprirent Bulma. Sa plaisanterie la fit rire de tout son cœur. Elle continua la blague avec lui : « Tu pourrais lui demander pour voir. », ajouta-t-elle en lui nettoyant une tâche avec sa serviette. Yamcha s'était réveillé vraiment de bonne humeur ce matin, peut-être trop. Son imagination s'envola dans une direction mauvaise mais elle avait décidé de ne plus penser de mal de lui.

« Oui, il s'entraîne dans la chambre de gravité, pas vrai ? Son ki est très puissant. »

« Il doit avoir d'autres choses puissantes. », ajouta Madame Brief en s'asseyant avec eux à table.

« Maman ! »

« Voyons, ma fille, je parlais de sa force, tu pensais à autre chose ? »

« Non, bien sûr, je sais déjà qu'il est fort. » Et elle s'approcha de son petit ami pour lui caresser le bras. « Même si Yamcha l'est plus que lui, n'est-ce pas ? » Et elle lui dédia un sourire pour que son petit ami cesse d'afficher cet air de stupéfaction.

Le guerrier paraissait troublé par le commentaire de la blonde qui lui avait paru immédiatement, comme à sa fiancée, un peu grivois. Ce genre de choses n'étaient pas étonnantes de la part de Madame Brief qui n'était mesurée en rien. Voyant sa petite amie troublée par le sous-entendu de sa mère, il préféra l'oublier. Il rit et posa sa main sur celle de sa petite amie. « On mange dehors aujourd'hui ? », lui demanda-t-il.

Ils n'étaient pas sortis ensemble depuis deux semaines, depuis le scandale au restaurant. Elle ne voulait pas provoquer un autre incident similaire parce qu'elle était sûre que cette fois leur relation s'effondrerait et qu'en plus elle se ferait arrêter pour homicide. Et elle voulait éviter ces deux calamités. Même en sachant qu'il était très peu probable que cela se répète une deuxième fois, elle détestait tenter le sort. Et depuis cette fameuse soirée, elle n'avait pas envie de tenter sa chance. « Non, entraîne-toi dans le jardin et après, nous mangerons ici, d'accord ? » Elle lui fit un grand sourire pour ne pas avoir l'air préoccupée et pour adoucir l'espèce d'ordre qu'elle venait de lui donner. Alors elle le sentit de nouveau. Encore une fois, c'était là. Ce poids pesait sur elle comme une montagne. Elle était fatiguée, fatiguée des apparences, fatiguée de vouloir retenir la chute, fatiguée de son petit ami et d'elle-même qui essayait d'arrêter cela. La fatigue que cela lui provoquait et qui s'insinuait même quand elle faisait l'amour avec lui commençait à se transformer en profonde lassitude. Ce qu'elle craignait plus que tout c'était que cela soit irréversible. Cela faisait deux semaines qu'elle avait remarqué ce fardeau au dessus de leur tête qui s'appesantissait de plus en plus. Seul Kami savait à quel point tout cela la stressait. Et en plus, maintenant, s'y ajoutait un autre problème, mineur au début, avec une coiffure extravagante et un orgueil hypertrophié. Elle se leva nerveusement en faisant grincer la chaise. "Merde !", se dit-elle. "Tu es Bulma Brief !"

« Si tu n'as pas envie de sortir, on ne sort pas, chérie. », dit Yamcha en la voyant se lever. Il ne comprenait pas ce qui était arrivé. D'un coup, sa petite amie était devenue nerveuse et il ne voyait pas pourquoi, même s'il imaginait logiquement que l'incident de la dernière fois qu'ils étaient sortis devait lui trotter dans la tête. Il préféra ne pas le mentionner : « En plus, je suis sûr que ta mère... »

« Si, sortons... sortons. », l'interrompit la jeune femme en mettant sa tasse à café dans le lave-vaisselle. « Vers treize heures, ça te va ? » Et elle se tourna en lui faisant un grand sourire. « On va sortir et bien s'amuser. »

Sortir et bien s'amuser. Pour Yamcha, il était évident que sa fiancée pensait à l'incident avec Yuri.

« D'accord, alors rendez-vous à une heure. » Il prit un morceau de gâteau et sortit, satisfait, pour commencer son entraînement.

"Sortir et bien s'amuser." Madame Brief regarda Bulma s'affairer à ranger les assiettes inutilisées dans les placards, derrière elle. La courte scène avait été très édifiante pour sa mère, restée en marge, sa tasse bien chaude entre les mains. Elle observa sa fille quelques secondes. Quand Bulma était préoccupée par quelque chose, elle se mettait à tout ranger comme si cela pouvait l'aider à trouver une solution. Comme généralement, elle était joyeuse et optimiste, elle entretenait toujours autour d'elle un désordre évident. Elle ne semblait pas consciente de cette manie ni non plus de sa façon de tousser quand elle était nerveuse. Madame Brief se leva et se dirigea vers elle. « Ma puce... », l'appela-t-elle d'un ton affectueux, comme si elle comprenait tout ce qui passait par la tête et l'âme de sa fille unique.

« Maman, pas maintenant. » Elle continua à ranger les assiettes avec vivacité, sans s'arrêter un seul instant.

Sa mère sortit de la cuisine non sans jeter un ultime regard à sa fille en soupirant. Il n'y avait aucun doute : la rupture était proche.

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Il avait terminé son entraînement de la journée avec pour la première fois, une gravité à trois cents, le maximum que pouvait supporter le vaisseau d'après le vieux scientifique. Il avait commencé à cent, puis, voyant que son corps réagissait bien, il était monté à deux cents en peu de temps. Il n'était pas étonné d'avoir une faim de loup car l'effort auquel il se soumettait sous une telle pression n'était pas comparable à son entraînement dans les montagnes. Il sortit donc pour déjeuner à la même heure que les humains de cette maison. La femme aux cheveux turquoise n'y était pas. Elle était sûrement sortie avec son compagnon qu'il avait sentit près du vaisseau ce matin, l'épiant comme il l'avait fait aussi l'après-midi à son retour. Il sourit en se rappelant comment il avait intensifié ses exercices, provoquant l'effet attendu : qu'il en tombe à la renverse, impressionné par sa force. Si l'humain s'imaginait qu'il suffisait de ne pas voler et de grimper sur quelque chose, sûrement une branche d'arbre, pour qu'il ne sente pas son ki, il se trompait lourdement. Il était devenu un expert pour détecter les auras des humains aussi infimes qu'elles soient, ou veuillent être. En plus, il était évident que cet idiot ne savait pas contrôler la minuscule puissance qu'il possédait. "Pauvre inutile", pensa-t-il en éteignant les lumières de la chambre de gravité. Maintenant, il savait qu'ils les rencontreraient tous les deux dans la cuisine car les parents de la scientifique étaient dans leur chambre.

Il réalisa que cela faisait longtemps qu'il n'avait pas vu la jeune femme. Il remarquait son ki quand elle parcourait la maison à son retour de ses entraînements dans la montagne, il écoutait sa musique quand elle se douchait, il la sentait dormir dans la chambre contiguë à la sienne quasiment toutes les nuits et évidemment l'avait entendue crier en lui laissant les robots à la porte du vaisseau ce matin même. A ce souvenir, sa colère redoubla. Il n'entendait plus sa voix depuis des jours, et soudain, c'était des cris de réprimandes. Il s'arrêta en comprenant quelque chose : il ne la voyait plus depuis qu'il avait remarqué sa nervosité dans la cuisine et qu'elle s'était enfuie en montant les escaliers. S'il mettait les deux questions bout à bout, sa fuite et le fait que maintenant elle l'évitait, cela ne pouvait signifier que deux choses. Et la plus tirée par les cheveux était la plus probable car elle n'avait pas peur de lui. A son grand regret, il avait pu le vérifier par lui-même des centaines de fois depuis son arrivée ici, elle ne le craignait pas. Il était conscient qu'il aurait dû en être écœuré, en fin de compte, elle n'était qu'une simple humaine sans aucun rang remarquable sur sa planète, cependant, cette terrienne n'était pas non plus n'importe qui. Elle n'éveillait pas sa sympathie mais plutôt sa curiosité car il ne savait pas jusqu'où elle était capable d'aller. Et lui, aguerri à travers mille batailles, il aimait connaître les limites de tout. Son intelligence exagérée n'avait d'égal que son effronterie et quand celle-ci affleurait, tout se brouillait et il désirait la tuer de ses propres mains. Jusqu'à l'évènement qui s'était déroulé deux semaines auparavant. Il fronça les sourcils. Il n'allait pas y réfléchir plus que nécessaire, c'est-à-dire, qu'il avait déjà dépassé la limite. "Elle est folle, complètement givrée.", pensa-t-il en s'épongeant le visage avec la serviette tout en arrivant à la cuisine.

En entrant, il ne s'étonna pas du silence qui l'accueillit mais ce qui le surprit, c'est que le silence semblait s'être installé sur cette table depuis quelque temps, bien avant qu'il ne fasse son entrée.

Remarquer des tensions mettait toujours Végéta sur ses gardes comme avant une bataille et cette tension lui parut ennuyeuse. Mangeant lentement, tous les deux le regardèrent entrer. Alors que le fiancé de la jeune femme continuait son repas dans une tranquillité apparente, la scientifique soutint son regard. Il trouva ses yeux étonnamment éteints, ce qui n'était pas normal car elle avait le regard le plus vif qu'il ait jamais vu. Après tout, la situation pourrait être amusante. Il se concentra sur le réfrigérateur dans un silence que seul brisait le tintement des couverts et des assiettes.

Quand il s'assit, il recommença à croiser son regard, et contrairement à d'habitude, elle l'évita. Elle était certainement en colère mais surtout triste. Le seul à ne pas sembler s'en rendre compte ou à vouloir l'ignorer était le guerrier humain :

« Comment s'est passé ton entraînement aujourd'hui, Végéta ? », demanda Yamcha après que le prince se soit assis.

Le Saïyen, qui continuait à observer la jeune femme, le regarda un instant avant de se mettre à dévorer ce qui était sur la table sans lui répondre. La tension dans l'air était si épaisse qu'on aurait pu la couper avec le couteau avec lequel il tranchait la viande et, curieusement, ce n'était pas à cause de sa présence. Ou pas complètement. Le petit ami de la jeune femme insista après quelques secondes d'incertitude : « Tu as progressé un peu depuis que tu as retrouvé la chambre de gravité ? »

« Yamcha, laisse-le. » C'était la première phrase que lui avait dite sa petite amie de tout le repas et c'était pour lui demander de ne pas parler.

« Bulma, tu as insisté pour que je sois aimable avec lui. », lui fit remarquer son petit ami en observant comment la jeune femme ne levait pas les yeux de l'assiette à laquelle elle n'avait pratiquement pas touchée. Que ce maudit Saïyen fasse comme s'il n'existait pas dans cette pièce le vexait encore plus que quand il l'insultait. Cette journée avait été très bizarre depuis le début et voir là, cet enquiquineur de Prince des Saïyen regarder sa petite amie, même juste un instant, n'améliorait pas les choses. Sans trop réfléchir, il lança : « Dommage que Goku ne soit pas là pour te montrer comment utiliser cette machine. » Un rire, qui parut ridicule aux autres personnes présentes, jaillit de sa bouche.

« Yamcha. » La jeune femme craignait le pire et elle n'avait pas envie de devoir jouer les arbitres entre eux. Pas maintenant. Quand elle vit Végéta s'arrêter de manger, se redresser jusqu'à appuyer son dos contre le dossier de la chaise, observer son fiancé longuement et sourire avec cette moue si personnelle, elle sut qu'elle devrait encore jouer le rôle qu'elle détestait tellement même si elle ne s'en sentait pas la force. Le plus curieux, c'est qu'en répliquant à son petit ami, le Saïyen la regarda elle avec le sourire le plus plus orgueilleux qu'elle ne lui ait jamais vu. Et pourtant, ce n'était pas la première fois qu'elle le voyait sourire :

« Tu devrais surveiller d'autres choses au lieu de m'espionner, vermine. » Cet idiot d'humain lui tendait le bâton pour se faire battre. Avec cette réponse, non seulement il lui signifiait clairement qu'il savait qu'il avait été épié cette journée mais en plus il le provoquait là où cela faisait le plus mal, à son stupide et minuscule ego d'homme terrien, puisque le pauvre imbécile était jaloux de lui.

Yamcha bondit sur ses pieds comme mû par un ressort. « Quoi ? » Il ne voulait même pas analyser ce conseil plein de sous-entendus et qui suintait la méchanceté. « Qu'as-tu dit, misérable ? »

Bulma, qui avait les yeux comme des soucoupes depuis la réponse de Végéta, n'y tint plus et se leva.

« Yamcha ! Tais-toi une bonne fois pour toutes ! Mais comment peux-tu être aussi bête ! »

Son petit ami la regardait maintenant, ébahi : « Mais en plus, tu te mets de son côté ? »

« Elle est du tien, elle te défend, crétin. », commenta, amusé, le prince en se resservant. C'était le seul qui semblait garder son calme ici et le seul qui continuait son repas assis à la table.

« Comment m'as-tu appelé ? » Yamcha s'appuya sur la table. Pour Végéta, le petit ami de la jeune femme semblait posséder l'irritante manie de toujours se faire répéter ce que l'on venait de lui dire.

Dans toutes leurs rencontres, il laissait constamment en évidence le fait qu'il n'avait pas la même rapidité d'esprit qu'elle pour répliquer.

« Et toi, pourquoi continues-tu la provocation, hein ? » Bulma s'adressait maintenant à lui. « Est-ce que tu ne peux pas te tenir tranquille comme un bon petit prince sans attaquer ceux ne sont pas à ta hauteur ? »

« Bulma ! », cria son fiancé en entendant cela.

Il ferma à demi les yeux pour lui répondre. « Ne recommence pas à tenter ma patience, humaine. »

« Ta patience ? Mais pour qui tu te prends, hein ? J'ai fait preuve de patience pour réparer ma chambre de gravité et tu ne m'as même pas remerciée, ingrat ! »

« Bulma... » Yamcha commençait à s'inquiéter pour l'intégrité de sa fiancée étant donné qu'il sentait le ki de Végéta commencer à s'altérer plus qu'à la normale. C'était lui qui précédemment l'avait provoqué mais maintenant il avait peur pour elle.

« Ne recommence pas à m'insulter, insolente ! »

« Je t'insulte comme je veux, voire plus ! Ceci est ma maison et là-dehors c'est ma chambre de gravité ! », dit-elle en montrant la fenêtre.

« Bulma... » Contrairement à ce que supposait Yamcha à l'aura du prince, celui-ci restait calme et à sa place.

« Cette chambre est à moi. », déclara le Saïyen qui continuait à manger paisible. « Je suis le seul à m'en servir et toi, tu y travailles seulement. »

« C'est la mienne ! Et ne crois pas que tu emmèneras mon vaisseau avec toi ! »

« Bulma... » Yamcha ne doutait pas que le Saïyen allait exploser d'un moment à l'autre et qu'il allait s'en prendre à elle. Végéta leva les yeux sur sa petite amie, qui semblait aussi effrayée que lui semblait vouloir lui prêter attention, c'était à dire, aucunement. L'ancien bandit de grands chemins réagit instinctivement en reculant, même si ce n'était pas à lui qu'on s'adressait :

« Ecoute-moi bien, effrontée, cette chambre de gravité sera la seule chose de cette maudite planète qui restera intacte une fois que j'en aurai fini avec lui, tu m'as entendu ? »

« Tu ne l'emmèneras pas. », lança-t-elle avec une tranquillité saisissante.

Yamcha l'avait vue s'interposer entre le prince et l'humanité, mais c'était la première fois qu'il la voyait traiter avec le Saïyen directement sans personne d'autre, à part lui, même si tous les deux ne semblaient plus conscients de sa présence. Il croyait que Végéta avait déjà dépassé ses limites ou sinon qu'il les frôlait. « Bulma... » C'était la énième fois que son petit ami l'appelait.

Le Saïyen ne regardait qu'elle : « Bien sûr que je le ferai. »

Depuis que Végéta était arrivé sur la Terre, même lui, un des guerriers humains qu'il détestait car il les considérait très faibles, n'avait pas réussi à le provoquer autant que le faisait sa fiancée. Soudain, il comprit tout et ses doutes du début se transformèrent en quelque chose qu'il avait soupçonné depuis le début. Il en avait déjà entendu assez.

« Tu ne le feras pas. »

La posture de cette femme vaniteuse aux cheveux turquoise, avec ses bras croisés, les yeux fermés et la tête inclinée, comme si elle croyait vraiment en ce qu'elle disait, le mettait encore plus hors de lui. Il se retint, comme il l'avait fait depuis le début de la discussion. « Je le ferai. » Il retourna son regard vers son plateau débordant de nourriture et reprit son ingestion. « Et tu ne pourras rien faire pour m'en empêcher. »

« Comment ça, je ne pourrai rien faire pour t'en empêcher ? » Bulma mit ses mains sur ses hanches. Il s'y attendait déjà. « Tu veux savoir ce que je serais capable de faire, prétentieux ? » S'il y avait une chose qui la dérangeait souverainement chez lui, entre autres, c'était qu'il la sous-estime. Et aussi qu'il lui sourie comme il était en train de le faire maintenant. Avec tant d'arrogance, tant de mépris.

« Tu vas me redire de ne pas sous-estimer une femme ? » Il se renfonça dans sa chaise. « Tu es à court de réplique ? »

« J'aurais plein d'autres vérités à te dire, arrogant singe de l'espace ! »

Il dût serrer les poings devant pareille offense. Pour un Saïyen, et surtout pour lui, le Prince de cette race, se faire traiter de singe était la pire des insultes. C'était le moment parfait pour arrêter cela vu qu'il avait déjà atteint son objectif. Pourtant, à l'encontre toute logique, par une habile tactique, il préféra poursuivre : « Et tu crois vraiment que cela m'importe ? Ne me fais pas rire. »

Elle croisa les bras et releva le menton pour l'observer : « Je sais que cela t'importe. »

S'il avait pu contenir sa colère, cette fois, le rire que cela lui provoqua fut incontrôlable. « Arrête de délirer, humaine, que je traite davantage avec toi que les autres ne te donne pas le droit de croire qu'il y ait une certaine intimité entre nous. » Dans l'air, on pouvait respirer plus d'intimité que jamais, tous les deux en étaient conscients mais malgré cela, il sentit qu'il devait lancer ces mots. La terrienne avait retourné la situation en le harcelant avec ses insinuations et il avait voulu trancher dans le vif. Même si les faits, en apparence éclatants pour tous deux, pouvaient prêter à confusion, il ne se laissait pas influencer par des détails. Il pensait que le moment était parfait pour mettre en évidence que rien ne faisait plus partie de lui que la cruauté et la rudesse. En plus, dans ce contexte, il allait gagner. Malgré cette dernière riposte, elle devrait se soumettre pour s'être laissée emporter et s'être montrée, comme toujours, aussi passionnée et enthousiaste.

Bulma s'approcha de lui avec assurance. « Je sais que cela t'importe tout comme je sais que tu ne fais que me provoquer ! Si tu n'aimais pas ça, tu ne le ferais pas ! »

Bien qu'elle ait entièrement raison sur ce point, c'était grisant pour lui de la laisser s'emporter car plus dure serait la chute. Il prit son temps et l'observa. Il posa ses mains sur la viande afin de déguster les deux choses en même temps : « Et pourquoi ne vas-tu pas rejoindre cet idiot et ne me laisses-tu pas tranquille par la même occasion ? »

L'expression de la jeune femme passa de l'irritation à la stupéfaction. Elle regarda autour d'elle, incrédule. Végéta mangeait tranquillement et arborait maintenant ce demi-sourire si semblable au précédent. Après toute cette discussion et malgré le fait qu'elle l'avait harcelé au sujet de la chambre de gravité puis emmené sur des terrains mouvants pour tous deux, il sortait vainqueur. Il n'y avait rien à répliquer à cela. Yamcha, effectivement, n'était plus là. Et elle ne s'en était même pas rendue compte.

Elle comprit tout. Il ne l'avait pas fait seulement pour la provoquer mais pour humilier Yamcha là où cela le ferait le plus souffrir, et elle aussi en passant, car elle était restée là. A se disputer avec lui. Pendant le repas, elle avait remarqué ses pupilles noires sur ses cheveux turquoise et elle devina qu'il avait compris que quelque chose allait mal entre Yamcha et elle, et malgré tout, il avait fait ça. C'était l'acte le plus cruel qu'il avait perpétré directement contre elle depuis qu'elle le connaissait. Toutes les menaces et les injures n'étaient que du vent par rapport à ça. Il l'avait prémédité et apparemment pour un seul motif : il n'en avait aucun.

« Pourquoi as-tu fait ça ? »

« Tu ne cherchais pas de l'intimité ? » Végéta n'avait même pas levé le visage pour lui répondre.

« Qu'est-ce que tu racontes ? Je ne veux rien qui puisse venir de toi ! »

Cette fois, oui, il leva les yeux pour la regarder. Ses yeux bleus s'étaient remis à briller avec la même intensité qu'avant. « Alors que fais-tu encore ici ? », lui demanda-t-il, en se délectant de sa victoire. Il baissa les yeux à nouveau sur son assiette. « Va-t-en d'ici, humaine, va-t-en. » Et il leva une main qu'il agita d'un geste méprisant.

La scientifique resta figée. Deux semaines. Cela faisait deux semaines qu'elle l'évitait et elle avait même envoyé son père traiter avec lui car elle croyait que Végéta s'était déjà habitué à eux et ne les voyait plus comme une menace et elle non plus. Et c'était certainement vrai. Pour Bulma, ils avaient déjà passé ce cap. Sans doute, ne pouvait-il pas leur infliger de douleur physique parce qu'il était pieds et poings liés sur cette planète où il était toujours en exil volontaire. Il aurait pu s'en aller et les laisser en paix mais son orgueil lui avait fait prendre la décision de rester ici, avec les détestables humains. Pendant les mois qu'il avait passés ici et son court séjour depuis son retour de l'espace, jamais il ne s'était montré devant elle comme à présent. Il l'avait menacée de mort, lui avait hurlé dessus et l'avait malmenée mais Bulma lui avait toujours répondu, elle le provoquait et l'avait même insulté, le traitant comme un égal. A force de lutter contre lui plus que quiconque, elle croyait avoir, d'une certaine façon, apprivoisé le prince. Elle s'imaginait qu'elle savait s'y prendre avec lui et comment parer ses attaques de colère. Comme elle se trompait. Si elle s'était approchée de lui, c'était toujours parce qu'il le lui avait permis, non pas parce qu'elle était plus intelligente ou parce qu'ils avaient créé entre eux un lien spécial. Bien que d'une certaine façon, elle ne savait pas encore pourquoi, elle avait réussi à le dompter à certains moments.

Avec ce geste et tout ce qu'il avait fait pendant ce repas, sa façon de la manipuler et de l'humilier en profitant des tensions entre elle et Yamcha, tout cela faisait qu'elle le voyait pour la première fois comme le voyait le reste des êtres de l'univers. Il ne pouvait pas la blesser physiquement mais émotionnellement, si. Et il l'avait fait lors de ce même repas sans aucune raison spéciale en soi. C'était la première fois qu'elle se voyait payer le prix de son hospitalité. Toutes ces heures passées à réparer la chambre de gravité pour qu'il puisse s'entraîner, qu'elle avait pris sur son propre travail au laboratoire n'était qu'une peccadille par rapport à cela, sans parler de la fatigue mentale d'avoir à faire face à ses éclats de rage.

Ce geste de la main, propre à un despote, lui prouvait qu'il n'oubliait pas qui il était, que c'était profondément ancré en lui, gravé dans son âme car c'était sa propre essence et sa nature, et que tout ce qui s'était passé antérieurement n'était que le fruit de sa curiosité, de son imagination et de sa fâcheuse manie de voir les choses différemment de ce qu'elles étaient. Cet homme devant elle en train de finir tranquillement son assiette, dans sa maison et sur sa planète, était le Prince des Saïyens, l'ancien mercenaire de l'espace qui avait décidé de s'exiler chez eux pour tuer son cher ami Goku, le même mercenaire qui avait ordonné l'assassinat de son fiancé et celui qui avait juré d'anéantir la Terre et tous ses habitants. Toute l'attirance et la curiosité qu'elle ressentait pour lui partirent en fumée après cet infime geste pendant lequel il ne l'avait même pas regardée et après la façon perverse qu'il avait eu de les manipuler elle et son fiancé par simple caprice pendant ces quelques minutes dans la cuisine de sa maison. Jamais elle ne s'était sentie si rabaissée, si utilisée. Si quelques semaines auparavant, elle lui avait dit qu'elle ne le détestait pas, maintenant elle changeait d'opinion.

Elle ressentait une telle rage qu'elle voulut détruire la première chose à sa portée. Elle saisit une assiette, la plus proche, et la lança sur lui. Sans même regarder, il l'arrêta au vol et la reposa sur la table. Immédiatement, se sentant incapable de l'atteindre, elle voulut défouler toute cette colère qui lui donnait envie de le tuer en faisant basculer un plateau avec des fruits qui se trouvait sur la table, le faisant tomber par terre dans un bruyant vacarme. Elle réussit à ce qu'il la regarde, inexpressif. Elle se tourna pour rejoindre Yamcha, sa priorité, consciente de l'obscur regard qui était fixé sur son corps à mesure qu'elle s'éloignait de lui et gravissait les escaliers. Il la regardait. Et cela lui était complètement égal.

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Quand elle arriva dans sa chambre, elle trouva son petit ami assis sur le lit. Il l'attendait.

« Yamcha... », murmura-t-elle en s'approchant de lui. « On peut savoir pourquoi tu es parti comme ça, hein ? » Elle était tombée dans le piège du prince, oui, mais pour Bulma, la retraite de son petit ami n'avait pas arrangé les choses.

« Je ne suis pas aussi fort que lui. », dit-il enfin après quelques secondes sans relever la tête.

Bulma préféra ne pas mentir cette fois sans vraiment savoir trop quoi dire devant cette évidence. « Tu t'entraînes beaucoup, tu verras comment... »

« Je ne le serai jamais. » Cette fois, il releva les yeux pour la regarder. « Et je ne m'entraîne pas tant que cela. » Sa petite amie comprit que cette phrase cachait d'autres choses et un instant, elle crut qu'il en parlerait mais pourtant ce ne fut pas le cas. Elle vit du courage dans ses yeux mais immédiatement, il les baissa pour contempler le sol à nouveau. « C'est tellement frustrant... »

« Quoi ? », lui demanda-t-elle, assise près de lui.

« Qu'il fasse cela. » Il avait toujours la tête baissée.

« Lui, ce n'est qu'un idiot ! » Après ce cri, elle modula sa voix : « C'est un plouc de l'espace avec trop d'ego et de ressentiment, un salaud, ne fais pas attention à lui. » Ce n'était pas le moment de lui rappeler que c'était lui qui avait commencé la dispute.

« Non, je ne faisais pas allusion à ce que ce soit lui, précisément qui... » Mais il ne put terminer sa phrase. Il soupira en regardant le plafond.

« Lui qui ? »

Il baissa les yeux vers sa petite amie. « Je ne serai jamais aussi fort ni intelligent que lui mais je ne suis pas bête à ce point, Bulma. »

« De quoi tu parles ? » Après tout ce qui s'était passé en bas, elle n'allait pas laisser quiconque insinuer plus de bêtises. « Tu ne seras jamais aussi fort que lui mais tu as plein d'autres qualités, en plus, pour un humain, tu es vraiment puissant, n'est-ce pas ? »

« Depuis son arrivée, tout a changé. » Cette fois, il centrait son regard sur la porte de la chambre. Il remarqua comment sa fiancée se leva et il la vit se camper juste devant lui. A sa grande surprise, une moue de colère déformait son visage pâle.

« Comment peux-tu dire une chose pareille ? »

« Quoi ? »

« Tu sais parfaitement que notre couple allait déjà mal bien avant que Végéta arrive à Capsule Corporation. » Son visage exprimait la colère et l'indignation, bien que son ton de voix, ce qui échappait toujours en premier à son contrôle, restât calme pour une fois. En fait, elle le regardait comme si elle ne croyait pas ce qu'il venait de dire.

« Nous allions nous marier. », ajouta-t-il pour justifier sa gêne. « Et plus maintenant. »

« Nous allions nous marier pour sauver cela, Yamcha, avant, tu n'avais jamais voulu qu'on se marie. » Sa colère augmentait.

« Bien sûr que je voulais me marier avec toi mais je ne pouvais pas parce que je n'étais pas à ta hauteur. »

Bulma paraissait sur le point d'exploser. Et elle avait eu assez de chocs pour aujourd'hui pour laisser son petit ami la prendre pour une idiote. Elle craignait que les assiettes qu'elle avait fait voler en bas n'aient pas suffi et qu'elle allait devoir passer sa fureur sur lui. « Comment peux-tu imaginer que je vais avaler un truc pareil ? Es-tu devenu encore plus idiot que tu ne l'es ? » Il baissa les yeux et Bulma sentit son cœur se briser. Elle se rassit à côté de lui. Elle soupira. Elle n'allait pas laisser ce maudit Saïyen qui mangeait tranquillement en bas dans sa cuisine arriver à ses fins. Sa relation avec son petit ami ne tenait qu'à un fil ténu et elle voulait continuer à essayer de sauver cette barque qui coulait. Maintenant plus jamais.

« Tu deviens même plus cruelle. » Un sourire amer se dessina sur le visage de son petit ami.

« Je ne serai jamais cruelle. » Et elle en était sûre. Elle pourrait passer toute sa vie avec le Prince mais jamais il ne la changerait. Par chance, ils n'avaient à cohabiter que trois ans. Un temps à la fois si long et si court.

« Bon, mais là, tu l'as été un peu. » Et alors il lui lança un regard qu'il gardait caché et qu'elle ne voyait plus depuis longtemps, trop longtemps même. Le regard du garçon timide dont elle était tombée amoureuse. De ce voleur de grands chemins qui avait attaqué Oolong et Goku pendant qu'elle dormait. Elle revivait la scène, lui, avec ses cheveux en bataille et son chat et elle, tout juste réveillée de sa sieste l'apercevant entre des arbustes.

Il y avait encore de l'espoir. « Oui, c'est vrai, un peu, mais comprends-moi, sans ça, cette brute gagnerait toujours contre moi. » Et elle rit accompagnée par Yamcha.

Il passa un bras autour de ses épaules et l'approcha de son corps. Il embrassa ses cheveux bleu clair et la serra contre lui. « J'ai entendu un bruit d'assiettes brisées en bas. », murmura-t-il.

« En bas, il ne s'est rien passé de nouveau. », mentit-elle.

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Cette nuit-là, il vérifia que Bulma dormait à poings fermés à côté de lui avant de réaliser un projet qui l'empêchait de fermer l'œil. Cela faisait plusieurs heures qu'il y pensait et l'aube était proche alors il n'y réfléchit pas une seconde de plus. Il descendit silencieusement dans le noir jusqu'à la chambre de gravité.

Il était planté devant les commandes principales. Il inspira fortement par la bouche avant d'appuyer sur le bouton, comme si l'instinct de survie était la seule arme que son bon sens maintenait dans sa tête avant cet acte. L'unique son qu'il entendit avant que tout ne devienne rouge fut le bruit profond de l'activation du mécanisme. Il éleva la pression jusqu'à trois cents et à mesure que son poids s'éleva, plus durement chuta son auto-estime. Ses jambes se plièrent et la pesanteur de son corps le fit tomber à genoux. Il ne pouvait plus respirer et son cœur se mit à battre très fort pour lutter contre la pression de son sang. Un sifflement lui hurla dans les oreilles. C'était interne. Cela signifiait que ses tympans allaient exploser. Avant même de s'en rendre compte, il était déjà par terre, essayant de tendre la main vers le bouton de désactivation. La douleur était si insupportable que seul un fou aurait pu rester là à l'intérieur à attendre une mort lente.

Son index parvint à appuyer le bouton off et enfin la lueur rouge disparut. Il put respirer à nouveau. Les Saïyens étaient plus résistants que les humains mais même pour lui, un terrien extraordinaire en terme de force, cela avait été trop. Il savait qu'il n'était pas aussi fort que Végéta et que jamais il ne le serait mais il avait voulu sentir au moins une fois dans son corps ce que ce maudit Saïyen subissait chaque fois qu'il entrait dans ce vaisseau.

Là, étendu sur le sol, épuisé et suffoquant, après seulement quelques secondes sous une pression de trois cents, il se sentit insignifiant pour la seconde fois de cette nuit.

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« Aujourd'hui aussi, ils ne se sont pas adressés la parole. » Elle tourna une page du livre qu'elle était en train de lire.

« Non ? » Il enleva ses lunettes et les posa sur la table de chevet.

« Et ils se sont croisés dans le couloir au moins une fois. »

« Eh bien. »

« Tu as vu comment ils ne se sont même pas regardés de tout le dîner ? »

« Ah oui. » Il se redressa pour repositionner son oreiller.

« Il s'est passé quelque chose entre eux deux. »

« Mais je ne vois pas quand. » Il remonta la couverture jusqu'à sa poitrine. « Il ne fait que s'entraîner et elle que travailler dans le laboratoire toute la journée. »

« Bien sûr ! », s'exclama sa femme, les yeux fixés sur le mur. « Cela a dû se passer la nuit. » Et elle lança un sourire à son mari. « Chéri, tu es vraiment un génie ! »

« Vraiment ? », il lui rendit la même expression joviale sans comprendre la raison d'un tel compliment.

« Il faut faire en sorte qu'ils aient à se parler à nouveau. » Elle reprit sa lecture.

« Bonne nuit, ma chérie. » Il l'embrassa sur la joue et s'allongea sur le dos, les mains jointes sur la poitrine.

« Je sais ! »

Son mari ne broncha pas. « Ah oui ? »

« Vous ne deviez pas lui faire une analyse ? »

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« Yamcha n'est pas resté aujourd'hui ? », demanda son père en vérifiant les ordinateurs.

« Non, il passera quelques jours à Kame House avec Krilin et Tortue Géniale. » Sa fille semblait fâchée devant l'écran. « Papa, sais-tu si les valves d'assemblage fonctionnent correctement ? On dirait que j'ai des problèmes avec le simulateur principal. »

« Tu devrais arrêter ça, ma fille, cela fait un mois que tu es enfermée ici. »

« Hein ? » Bulma se tourna vers lui. Son regard était flou, comme à chaque fois qu'elle s'asseyait devant un ordinateur. Sa passion pour son travail la faisait s'enthousiasmer dans cette pièce. « Ah, mais nous devons rendre les plans au gouvernement avant la fin du mois, papa. » Elle se replongea dans son travail.

« Oui, mais ils sont prêts depuis hier, ma petite chérie, en plus depuis que as terminé la réparation de la chambre de gravité, tu n'es pas sortie d'ici. » Et il se retourna pour hisser Tama sur son épaule.

« Oui, papa. Dis à maman que je mangerai tard. » Et c'était vrai. Cela faisait un mois qu'elle essayait de ne pas croiser Végéta, quitte à repousser l'heure de ses repas. Rien que de le voir apparaître dans un couloir ou quand elle montait les escaliers et que lui en descendait lui retournait l'estomac. Le pire était qu'elle ne pouvait pas beaucoup sortir car elle avait du travail à rattraper depuis qu'elle avait réparé son vaisseau. En plus, Yamcha n'était plus très souvent en ville.

Il laissa sa fille pour aller déjeuner. Sur son chemin, il vit Végéta sortir de mauvaise humeur du vaisseau un robot de combat à la main.

« Eh ! Attendez ! », l'appela le prince en se dirigeant vers lui à pas rapides.

« Oui, dis-moi, Végéta, qu'est-ce que tu portes là ? »

« Les machins fabriqués par votre fille recommencent à tomber en panne, réparez-les. » Et il le jeta par terre, avec la ferme intention de s'en retourner.

Le docteur Brief regarda fixement le robot, avant de lever ses yeux bleus sur son invité qui se retournait déjà, remonta ses lunettes et dit : « Ma fille est au laboratoire. C'est elle qui s'y connaît. » Et finalement, ce fut lui qui se détourna pour poursuivre son chemin.

« Vous les réparerez vous-même. », dit-il d'un ton tranchant en voyant le vieux s'en aller.

Le scientifique lui répondit sans s'arrêter. « J'aimerais bien, Végéta, j'adore les inventions de ma fille mais je mettrais des siècles à le réparer, tu le sais bien. » Et il entra dans la cuisine.

« Bonjour, chérie, ça sent bon ! »

« Bonjour chéri, et Bulma ? Elle va encore rester dans le laboratoire jusqu'à ce qu'il ait fini de manger ? » Elle leva la cuillère de la marmite pour faire goûter sa sauce à son mari.

Il s'approcha de sa femme et avant de goûter la sauce, il lui sourit. « Je l'ai envoyé là-bas. » Et il leva les sourcils d'un air amusé.

Sa femme lui répondit par un petit rire complice.

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Tout en se dirigeant vers le laboratoire, il se demandait comment le robot avait pu tomber sans même qu'il l'ait attaqué, il aurait de loin préféré cela. Mais non, le robot s'était simplement éteint et était tombé sur le sol. Il sourit en se rappelant qu'il y a peu, il avait du mal à bouger à l'intérieur de son vaisseau sous une gravité de trois cents. Si cela continuait ainsi, dans peu de temps, il devrait demander à l'humaine d'augmenter la pression.

Un choc métallique contre la table à côté arracha Bulma à sa concentration. Elle vit un fight robot se balancer doucement jusqu'à immobilisation complète. Elle souffla et continua son travail, demandant sans même le regarder : « Comment es-tu entré ici ? »

« Ils commencent à tomber en panne, humaine. » Il observa la jeune femme. Elle était assise sur sa chaise de toujours, avec les cheveux attachés, à taper sur les touches de l'ordinateur qu'elle ne quittait pas des yeux. Elle ne le poursuivait plus. Elle semblait s'être convaincue qu'il n'avait aucun intérêt à les tuer, elle et ses parents, avant trois ans. Il l'observa, croisant les bras. Contrairement à précédemment, elle était indifférente à sa présence derrière elle. Il ajouta : « Je le veux pour ce soir. »

« J'ai beaucoup de travail, Végéta, utilise les autres. »

« Je le veux pour ce soir, humaine, je dois poursuivre l'entraînement. »

Il vit la jeune femme tourner légèrement la tête mais elle ne le regardait toujours pas. « Tu peux continuer à t'entraîner avec les autres, je réparerai celui-ci quand j'aurai le temps. »

Il s'avança dans la pièce d'un pas lent. « Je veux que tu lui inclues le même système de régénération que ma chambre de gravité. »

Bulma se redressa à ces mots. "Reste calme.", se dit-elle. « Ce serait impossible. La membrane a besoin d'un système d'alimentation directe. »

« Tant pis pour ce système, je ne veux juste plus qu'un autre tombe en panne. »

« Tu n'as pas toujours faim ? » Elle se tourna pour le regarder un instant. « Eh bien, va déjeuner. » Et elle se retourna à nouveau face à l'écran.

Un demi-sourire se dessina sur le visage du prince. Chaque fois qu'il avait croisé son regard les semaines précédentes, il y avait vu de la colère reflétée par sa peau blanche. « Tu n'es plus aussi gentille ? »

La scientifique s'arrêta d'écrire. Elle ignorait ce qu'il faisait encore là mais il ne semblait nullement pressé de s'en aller. Elle se leva de sa chaise, prête à sortir elle-même de là. Elle était sur le point de le dépasser quand il se mit juste en face d'elle, lui barrant la route. Elle leva les yeux, intriguée. "Que veut-il ?" Elle fit un pas de côté et il se mit à nouveau sur son chemin. « Que veux-tu, Végéta ? De l'intimité ? »

"Tu ne voulais pas de l'intimité ?" Il ne se souvenait plus très bien de combien de temps s'était écoulé depuis. Peut-être un mois. "Alors c'était ça la raison." Il leva un sourcil. Elle lui avait donné la réponse à la question qu'il se posait depuis son arrivée. Il se retourna pour sortir en premier. Il crut que la jeune femme le suivrait mais ce ne fut pas le cas.

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« Qu'est-ce que tu fais ? »

« Je vais boire un verre d'eau. » Elle enfila son peignoir et embrassa son petit ami sur la bouche.

« Je reviens tout de suite et on remet ça, d'accord ? » Elle laissa Yamcha reprendre son souffle, déjà impatient de son retour. Il semblait qu'ils étaient enfin en train de sortir de leur mauvaise passe. Même s'ils se voyaient moins car il s'entraînait beaucoup et que sa petite amie dédiait presque tout son temps à l'entreprise, ils profitaient mieux du temps qu'ils passaient ensemble. Bulma se fâchait moins pour des détails et lui, enfin, se voyait libéré de la pression. "Quand je verrai ces cyborgs, il faudra que je leur dise merci.", pensa-t-il, profitant de l'occasion pour aller à la salle de bains.

La jeune femme longea le couloir sans se presser, le regard au sol. Elle avait beau faire des efforts avec Yamcha, les choses ne s'amélioraient pas beaucoup. Elle avait été cette semaine chez le gynécologue et celui-ci lui avait dit que si elle le souhaitait, il pouvait lui enlever l'implant sur le champ mais au dernier moment, elle avait reculé. En observant la lumière ténue provenant du bas des murs du couloir qui illuminait ses pieds à chaque pas, elle se demandait pourquoi elle avait fait ça.

Elle prit les escaliers pour descendre et se dépêcha un peu. Elle ressentait à nouveau le poids d'une montagne sur elle, celui-là même qui s'abattaient sur elle dès que les doutes commençaient à s'immiscer dans son esprit. Quand elle arriva dans la cuisine, la lumière était allumée.

Il était assis à sa place de toujours avec un bol de mandarines. En la voyant entrer, il fixa son regard sur elle. Ses cheveux frisés étaient encore plus décoiffés et elle le regardait également. Après quelques instants d'hésitation, Bulma s'approcha du réfrigérateur et Végéta se concentra sur ses mandarines.

Elle sortit la bouteille et le regarda à nouveau, qui mangeait les fruits avec la peau. Elle prit un verre du meuble et ses yeux se tournèrent vers lui. Elle se servit de l'eau, la but et recommença à l'observer.

Il la vit sortir la bouteille du réfrigérateur et baissa les yeux sur son bol. Il les éleva juste pour vérifier que ce qu'elle se versait était bien de l'eau avant de baisser à nouveau la tête. Sur le moment, il l'observa boire avant de plonger ses pupilles sur les fruits et d'en choisir un autre.

La jeune femme rangea la bouteille et sortit de la cuisine.

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Note de l'auteur, Dramaaa, à ses lecteurs espagnols (mais ça marche aussi pour nous !)

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Note de l'auteur :

Faites attention aux détails, c'est crucial. Comme dans notre propre vie.

Vous n'imaginez pas à quel point écrire ce chapitre m'a été difficile ! Exprimer l'essence du quotidien et que tout paraisse naturel est périlleux. Il faut chercher constamment l'équilibre et c'est épuisant. A mon point de vue, ce chapitre est celui que j'ai le mieux construit. Il est très structuré et laisse planer juste assez de doutes dans l'air. Cela a été compliqué car c'est un chapitre de transition - enfin peut-être pas tant que cela - et en plus nous voyons Végéta comme je me le suis toujours imaginé : un s*laud.

Cette histoire devrait s'appeler "Dans la cuisine" plutôt que "Sur le Toit", non ? ;-P Mais le premier sonne de façon trop prosaïque, trop casanier. "Sur le Toit" sonne mieux, c'est plus poétique. Les hauteurs le sont toujours.

Merci de me lire. Drama.

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Merci à tous ceux qui laissent des messages, ça m'encourage beaucoup ! ^_^

Dimitrova (la traductrice)