Bonjour ou bonsoir à tous,
Alors tout d'abord, je voulais m'excuser pour le gros gros moment de silence de ces derniers mois. Disons que j'ai arrêté d'écrire sur Beth et Daryl depuis un long moment (l'histoire n'est malheureusement pas encore finie) et que je pensais laisser le terrain en jachère le temps de trouver le courage de m'y remettre. Je publie ce chapitre aujourd'hui mais je dois vous avouer que je ne suis pas sûre d'avoir retrouver ce courage. J'ai écrit à peine 20 lignes et cela depuis août mais je ne perds pour autant pas espoir.
Merci à tous pour vos reviews mais aussi d'avoir simplement lu "Un Chemin dans le brouillard". Je vais répondre à toutes les reviews qu'on m'a laissé sur le précédent chapitre ici.
TheThruthIs : Tout d'abord merci d'avoir pris le temps de me laisser une review. Il est vrai que Maggie prend soin de Beth depuis le décès de leur mère et qu'il est normal qu'elle s'inquiète. De son point de vue de grand sœur, je comprends tout à fait son comportement même si je le trouve un peu excessif car après tout Beth et Daryl ont survécu par eux-même et cela pendant plusieurs mois.
Numéro-Quatre : Merci pour ta review. Malheureusement, j'avais raison concernant mon rythme de publication et je suis désolée de vous avoir fait attendre toi et tous les autres lecteurs.
Emy0708 : Merci pour ta review. Marvin n'est pas si chiant que ça en effet même si personnellement je pense que je ne pourrais pas le supporter au quotidien ou seulement à petite dose. Je pense que l'humour est son moyen de dédramatiser la situation.
BPanter : Merci pour la review. Concernant la famille de Connor, je pense que même s'ils n'ont pas vécu dans l'immeuble durant toute l'apocalypse leur abri les a un peu éloigner de la réalité et que leur humour et leurs réactions sont une manière d'"accepter" de vivre avec la situation (je n'ai pas de meilleur termes). J'étais pourtant persuadée à un moment d'avoir dit qu'Abby était rousse. Enfin il est vrai que c'est la seule dont je me rappelle avoir fait une description physique. C'est un peu mon point faible en fait et cela dans toutes les histoires que j'écris.
laptiteannelle : Merci d'avoir pris le temps de me laisser une review.
CarOwliine : Merci de m'avoir laisser une review. Ça me fait plaisir de savoir que l'histoire te plaît.
viclesan : Merci pour ta review. La suite arrive maintenant après.
SoSo : Tout d'abord, merci pour ta review, ça me fait plaisir de savoir que tu aimes ma fanfiction (pas la peine non plus de te priver de sommeil pour la lire, elle restera ici encore un bon moment). C'est vrai que la saison 4 était un appel à l'éclosion de ce couple et j'ai moi-même plongé tête la première (la preuve j'ai écrit cette fanfiction). Je ne lis des fanfictions Bethyl qu'en Anglais donc je ne pourrais te conseiller que des fanfictions dans cette langues. En espérant que ce chapitre te plaise.
Anne : Merci pour ta review. Il ne faut pas perdre espoir, les auteurs peuvent revenir et c'est le cas pour moi. Concernant le lemon, je ne suis pas à l'aise avec l'écriture de ce genre de scènes je préfère donc suggérer les choses donc pas de lemon en vue, désolée.
Sephora4 : C'est possible. Maggie a, après tout, un tempérament des plus explosifs. Et merci pour ta review.
La Boucle d'Or : Merci pour ta review. Je trouve aussi qu'ils vont très bien ensemble.
Guest : Oui, je suis vivante.
Lollie Lovegood : Tout d'abord merci pour ta review. Ça me fait plaisir que tu trouves que je respecte bien les caractères des personnages. Ma plus grande peur est d'en dériver, en fait. Je ne voulais pas que Daryl se jette sur elle dès sa première tentative après tout c'est Daryl F***ing Dixon, c'est pas son genre. Et de rien, ça me fait plaisir qu'elle soit appréciée.
Hiru76 : Merci pour ta review. Bizarre tu es la deuxième sur ce chapitre à me dire que c'est de Maggie que Daryl devra principalement se méfier et je dois avouer que je suis assez d'accord.
Zelda : Merci pour ta review.
Guest (2) : Merci pour ta review. Je suis ravie que ma fanfcition te plaise.
Emmy : Merci, je suis contente de savoir que ma fanfiction te plaise.
Bethyl : Merci pour ta review. La suite est là, juste en-dessous. ;)
Bethyl13 : Merci pour ta review. Je suis contente qu'elle te plaise et que l'évolution de Beth te satisfasse. Par contre, je ne lis aucune fanfiction Bethyl en Français donc je peux pas t'aider de ce côté là.
En espérant que ce chapitre vous plaise. Je m'excuse à nouveau pour le grand temps t'attente,
Colibrii
Chacun avait préparé son sac la veille. Beth alla s'installer dans la voiture que conduisait sa sœur. Abby s'assit à côté d'elle. Beth vit dans le rétroviseur, Daryl démarrer la moto de son frère et Carol monter derrière lui. Elle tenta de réprimer la pointe de jalousie qui la submergeait. Cela devrait être elle sur cette moto derrière lui et non pas Carol. Elle se sentit immédiatement stupide et puérile de penser ainsi. La jalousie n'avait jamais été un sentiment qu'elle avait expérimenté avant cela. Elle avait toujours pensé qu'une relation devait se construire sur la confiance et que la jalousie ne faisait que détruire cette confiance. Elle se rappelait parfaitement sa mère lui dire cela. Son père et sa mère avaient une parfaite confiance l'un envers l'autre et elle avait toujours espéré avoir le même genre de relation avec celui qui serait son mari. Elle suivit la moto du regard alors qu'elle les dépassait.
Le trajet se fit en silence. Ils croisèrent peu de rôdeurs et s'arrêtèrent à une centaine de mètres de la prison pour éviter de les y attirer. Beth descendit de la voiture et suivit Lori. Avec Abby et Carol leur devoir était de la protéger. Dans sa condition Lori avait, en effet, des difficultés à se défendre des rôdeurs. Ils s'approchèrent du grillage en courant. Il y avait une vingtaine de rôdeurs autour. Le groupe forma un cercle autour de Rick alors qu'il coupait le grillage. Lori pénétra la première à l'intérieur. Daryl et Rick furent les derniers à entrer. Beth ne put s'empêcher de jeter un coup d'œil derrière elle. Daryl et Glenn étaient en train de fermer l'ouverture avec du fil de fer.
— Beth, déclara Abby en la tirant par le bras.
La jeune femme commença à courir vers l'entrée de la prison. Les rôdeurs les suivirent le long de la clôture, avides de chair. Elle sentit une main se poser sur son dos quelques secondes. Elle releva son visage vers son possesseur et vit Daryl. Elle esquissa un léger sourire alors qu'il la dépassait et arrivait dans les premiers près de l'entrée de la prison.
— C'est parfait. Si on arrive à fermer ce portail-là. On empêchera les autres rôdeurs d'envahir la cour, déclara Rick. Quand on aura dégommé ceux-là le terrain sera à nous.
— Mais comment va-t-on fermer le portail ? questionna Hershel.
Beth suivait la discussion en silence. Elle trouvait que l'idée d'aller fermer cette porte était à la fois de la folie et du génie. Le terrain était immense et ces grilles pourraient les protéger des rôdeurs.
—J'y vais, intervint Glenn faisant un pas en avant. Vous, vous me couvrez.
Beth jeta un coup d'œil à sa sœur qui secoua la tête négativement et déclara qu'il s'agissait d'un suicide.
— Je peux le faire. Je suis le plus rapide, rétorqua-t-il.
— Non ! Toi, Maggie, Beth, Marvin et Abby vous en attirez le plus possible là et vous les abattez à travers le grillage. Daryl, tu grimpes en haut de l'autre tour. Carol tu vas avec lui. T'es devenue une bonne tireuse juste prends ton temps il ne nous reste pas beaucoup de munitions. Hershel toi, Carl et Connor vous prenez cette tour. Et moi je cours jusqu'au portail.
Beth se dirigea sans attendre là où elle devait être avec les autres. Elle commença à hurler à pleins poumons appelant les rôdeurs pour qu'ils s'éloignent de là où Rick allait aller. Elle transperça un rôdeur à l'aide de son couteau de chasse. Elle entendit les coups de feu provenant des deux tours, Rick avait dû commencer à courir. Elle le vit tirer sur l'un des zombies mais reporta bien vite son attention sur sa tâche. Ce n'était pas le moment d'être distraite.
— Je suis là, lança-t-elle à l'un des rôdeurs alors que ce dernier retournait son attention sur Rick.
Mais le rôdeur s'éloigna ne s'intéressant soudainement plus à elle.
— Il a réussi ! s'exclama Daryl du haut de sa tour. On peut les allumer maintenant.
Elle ne put s'empêcher d'esquisser un sourire alors qu'elle sortait son revolver de son étui et qu'elle commençait à tirer. Elle rata son premier tir. Elle avait rarement utilisé ce genre d'arme depuis le début de l'épidémie. La deuxième balle atteint le rôdeur en pleine tête. Il leur fallut à peine deux minutes pour réussir à tuer tous les zombies. Maggie et Beth échangèrent un sourire. Ils l'avaient fait. Ils avaient la cour pour eux. Beth retourna vers l'entrée avec les autres. Daryl et ceux qui avaient été assignés aux tours les retrouvèrent.
— C'est fantastique ! s'exclama Carol, la joie pouvant s'entendre dans sa voix.
— Joli carton, rétorqua Daryl.
Carol laissa échapper un rire tandis qu'Hershel tapota l'épaule de Daryl en souriant.
— Tu vas bien ? demanda Carol à Lori.
Cette dernière était restée près de l'entrée et avait ouvert la porte à Rick en temps voulu. Lori répondit qu'elle ne s'était pas sentie aussi bien depuis bien longtemps. Carol commença à trottiner vers le terrain s'exclamant joyeusement qu'ils n'avaient pas eu autant d'espace depuis la ferme. Beth eut un léger pincement au cœur en pensant à la ferme. Sa chambre, sa maison lui manquaient et elle préférait ne pas y penser.
Beth passa à côté d'un rôdeur avec une flèche plantée dans le crâne. Elle posa son pied sur la tête et retira la flèche.
— Maintenant, il faut qu'on aille chercher les voitures, remarqua Daryl.
— Daryl ! Je sais que t'es pas du genre à rester sans rien faire plus de cinq minutes mais juste laisse-nous profiter un peu, rétorqua Beth en souriant.
Daryl avait les pieds sur terre et pensait toujours au côté pratique des choses. Cela était la plupart du temps très utile mais parfois Beth aurait souhaité qu'il se contente de profiter des moments de joie. Elle se dirigea vers lui et lui donna sa flèche, son sourire s'agrandit légèrement. Elle aimait être près de lui même si elle ne pouvait pas le toucher ou faire certaines des choses qu'elle aurait souhaitées.
— Mmmh, marmonna-t-il. Pendant que vous profitez du paysage, je vais vérifier la clôture.
— Je viens avec toi, déclara Rick. Vous trouvez un endroit où il y a le moins de rôdeurs possible.
Beth suivit les autres tandis que Daryl et Rick allaient inspecter le grillage. Marvin se laissa tomber sur le sol à un endroit vide de rôdeurs.
— Merci Mon Dieu ! s'exclama-t-il. J'en pouvais plus de cet appartement de malheur.
— Cet appartement de malheur nous a pourtant bien été utile, remarqua Connor en s'asseyant à côté de son fils.
— Tu vois ce que je veux dire, Pa. J'avais la sale impression d'être serré comme une sardine.
— Le petit a raison, intervint Hershel. Au moins, nous aurons de l'espace.
Hershel se baissa et attrapa une poignée de terre.
— On pourra faire pousser des légumes, la terre est bonne. On ne fera pas que survivre mais on vivra tout simplement.
— J'aimerais que ce soit si simple, Hershel, répondit Lori en caressant son ventre.
— Cet endroit pourrait être merveilleux pour le bébé, Lori. Regarde ces grilles si nous faisons attention les rôdeurs ne pourront jamais les passer, répliqua Hershel.
Lori se contenta d'hocher légèrement la tête. Beth pouvait voir qu'elle était loin d'être convaincue par les paroles de son père. Ils étaient passés par tellement de choses depuis le début de l'épidémie qu'il était difficile de garder espoir. Pourtant, Beth ne pouvait jeter ses rêves et ses espérances aux orties. Ils étaient vivants et c'était déjà bien plus que ce qu'ils n'auraient pu espérer quelques mois plus tôt.
oOoOo
Beth regardait le ciel pensive. Les étoiles brillaient tels des joyaux en cette nuit de printemps. L'air était frais mais tout de même agréable.
— Je serais toi je me méfierais de la Carol. Elle l'aime bien ton Daryl, déclara Abby derrière elle.
Beth entendit une fermeture-éclair se fermer avant qu'Abby ne lui dise qu'elle pouvait se retourner. La jeune femme tourna son visage vers son amie qui finissait d'attacher sa ceinture.
— Carol et Daryl sont seulement amis. Il l'a aidée lorsque sa fille a disparu.
— Raison de plus ! Elle pourrait croire qu'il a fait ça parce qu'il l'appréciait de quelque manière que ce soit.
Beth secoua la tête. Elle appréciait beaucoup Abby mais parfois cette dernière lui disait des choses qu'elle aurait préféré ne pas entendre. Beth n'avait jamais eu beaucoup de confiance en elle et savoir qu'une autre femme était intéressée par son homme l'agaçait et l'inquiétait légèrement. Elle rougit légèrement à cette pensée. Elle avait commencé à penser à Daryl en tant que tel peu de temps après les retrouvailles du groupe. Elle n'était pas encore habituée à cela et ne pouvait s'empêcher de sourire bêtement à cette pensée.
— Ça serait cool si on pouvait avoir la prison toute entière, dit Abby après un moment de silence.
— C'est dans les plans de Rick. Il pense que la prison est tombée rapidement après le début de l'épidémie et que les réserves de nourriture et de médicaments sont intactes.
— Ça serait juste parfait. Avoir son propre lit et sa propre chambre même si c'est une cellule, je demande pas plus. Ton père a raison on pourrait recommencer une nouvelle vie ici.
Beth hocha la tête en souriant. Elle espérait que cela serait possible. Elle n'avait en aucun cas envie de perdre un nouvel abri. Ses souvenirs l'amenèrent vers la ferme puis la cabane dans les bois. Elles avait eu l'impression durant ces deux laps de temps que tout allait désormais aller pour le mieux.
— Tu t'es pas fait mordre le cul, Ababa ? questionna Marvin moqueur alors qu'elles étaient à portée de voix des autres.
— T'as mangé un clown toi aujourd'hui dis-donc, rétorqua-t-elle en s'asseyant à côté de lui.
— Un clown, vraiment ? T'as pas trouvé mieux comme répartie ?
— Tu me gonfles, Marv. Mange ta soupe et tais-toi ! rétorqua Abby d'une voix sèche.
Beth vit Marvin faire la moue. Il avait compris que pour une fois sa sœur n'avait pas envie de plaisanter avec lui. Beth jeta un coup d'œil vers le bus. Daryl s'était éloigné un peu du groupe et avait décidé de garder un œil sur les alentours de la prison Carol était allée le rejoindre pendant que Beth et Abby allaient faire leurs besoins. De là où elle était ils n'étaient pour elle que de simples silhouettes.
— Tu nous chantes quelques choses, Bethy ? questionna Hershel. Je ne t'ai plus entendue depuis la ferme.
— Je pense que personne n'a envie de m'entendre, répliqua Beth timidement.
Avant tout cela, elle aimait chanter. Elle chantait tout le temps fredonnant des centaines de chansons du matin au soir. Sa mère avait voulu qu'elle s'inscrive à la chorale du lycée mais Beth était bien trop timide pour le faire. Bien entendu, elle s'était déjà rêvée chanteuse, célébrée dans tout l'état de Géorgie voire dans tout le pays mais n'avait jamais réussi à passer le pas. Il lui était déjà arrivé de chanter lors de fêtes de famille pour faire plaisir à ses parents mais le trac la suivait à chaque fois.
— Pourquoi tu dis ça ? questionna Glenn d'une voix douce. Moi j'ai envie de t'entendre.
— Moi aussi, ajouta Abby.7
Beth sentit la boule dans son ventre faire son apparition. Elle prit toutefois sur elle et répondit peu sûre :
— Très bien. Que voulez-vous que je chante ?
— Que dirais-tu de « Parting Glass » ? proposa son père en souriant.
Beth hocha légèrement la tête acquiesçant d'une voix douce avant de commencer à chanter. Elle sentait tous les regards sur elle et ne put s'empêcher d'être content d'elle en remarquant que sa voix ne tremblait pas. Elle sourit légèrement à son père et tourna son visage vers Carol et Daryl qui revenaient vers le feu de camp. Daryl mangeait la viande qu'il venait de cuire, Carol devait lui avoir apporté une assiette. Beth croisa le regard de Daryl quelques secondes mais préféra ne pas s'attarder sur lui. Elle savait qu'elle aurait pu elle-même lui amener une assiette mais Beth ne voulait pas que les autres se fassent des idées. Elle aurait souhaité ne plus cacher ses sentiments pour Daryl. Elle-même n'avait pas de problèmes à parler à son père ou sa sœur de leur relation. Elle savait qu'ils ne seraient sans doute pas totalement ravis de la situation mais elle s'en moquait quelque peu. Non, ce qui l'inquiétait vraiment c'était Daryl. Premièrement, elle ne savait pas s'il était prêt à assumer leur relation. Beth savait que Daryl n'avait pas une grande opinion de lui-même. Elle avait peur que ce que Maggie et peut-être son père risquaient d'arguer contre eux le fasse souffrir et l'éloigne d'elle. D'une certaine manière, elle avait donc tout de même peur de le perdre à cause de la révélation.
Beth tourna son visage vers Maggie et lui sourit. Sa sœur commença à chanter. Beth porta son regard au loin pensive. Elle connaissait tellement parfaitement les paroles que ces dernières sortaient de sa bouche sans qu'elle ait besoin d'y réfléchir.
— C'était magnifique, déclara Glenn lorsqu'elles eurent fini de chanter.
Beth se sentit rougir légèrement tandis qu'elle fixait le sol mal à l'aise. Rick s'éclaircit quelque peu la gorge attirant tous les regards vers lui.
— D'après ce que j'ai vu il n'y a que des prisonniers et quelques gardiens de l'autre côté. La prison a dû tomber dans les premières semaines de l'épidémie. Il y a une infirmerie, une cantine.
— Et une armurerie ? questionna Daryl.
— Pas dans la prison elle-même mais pas trop loin. Il pourrait y avoir de la nourriture, des armes, des médicaments. Cet endroit pourrait être une mine d'or, déclara Rick en pointant la prison.
Beth pouvait entendre à la détermination et l'exaltation dans sa voix.
— On aura jamais assez de balles, remarqua Marvin
— C'est pour ça qu'il va falloir qu'on aille à l'intérieur et que se battent contre eux au corps à corps, répliqua Rick.
Beth le suivit du regard alors qu'il se levait pensif. Personne ne disait mot, chacun semblait réfléchir à ce que leur leader venait de proposer. Beth savait que Rick en avait déjà parlé à Daryl, Connor et son père. Elle jeta un coup d'œil dans la direction de Daryl. Ce dernier croisa son regard. Elle lui sourit doucement avant qu'il ne détourne le regard. Le moins de contact possibles en public étaient leur mantra et il n'était pas toujours facile de s'y soumettre. Elle savait que la décision de Rick était prise, il était le leader et il prenait les décisions.
Lori se leva difficilement et le suivit à l'écart. Elle détourna le regard quand il lui sembla qu'ils commençaient à se disputer. Beth n'aimait pas se mêler des affaires des autres ou les épier. Elle ne put s'empêcher de bailler la journée avait été longue quelques heures de sommeil ne lui feraient pas de mal. Elle s'étendit à côté de son père dans son sac de couchage et regretta immédiatement la chaleur de Daryl à ses côtés. Dormir près de lui était une des choses qui lui manquait le plus. Epuisée, elle ne put réfléchir plus longtemps et retrouva rapidement le pays des songes.
oOoOo
Beth essayait de se garder occupée. Elle avait commencé à couper les pantalons de son père sous le regard étonné de Maggie qui lui avait demandé ce qu'elle faisait.
— Ce sera plus pratique pour lui lorsqu'il ira mieux, se contenta de répondre Beth.
— Beth, papa ne va sans doute pas s'en sortir.
— Il a Carol.
— Carol n'est pas médecin.
— Carol a réussi à arrêter le saignement. J'ai confiance en elle, rétorqua Beth.
Elle reporta son attention sur sa tâche, elle ne voulait pas que le défaitisme de sa sœur l'atteigne. Leur père avait été mordu, Rick lui avait coupé la jambe pour le sauver et Beth savait au fond d'elle qu'il survivrait. Ils étaient en train de nettoyer les couloirs de la prison lorsque l'incident était arrivé. Beth était restée à l'arrière avec Carol, Lori et Carl. Elle aurait souhaité y aller avec eux mais savait que son père aurait protesté et sa sœur sans doute aussi. Beth savait que ce n'était pas le temps des disputes et avait préféré se taire et se mettre en retrait. Même Abby était allée avec eux cette fois-ci.
— Il a arrêté de respirer, entendit-elle provenant de l'autre cellule.
Le cœur de Beth rata un battement. Se serait-elle trompée ? Elle se précipita vers la cellule adjacente laissant son travail à même le sol sans plus s'en soucier. Elle s'entendit à peine hurler après son père. Les larmes commençaient à couler le long de ses joues. Elle ne pouvait pas le perdre. Lori se baissa près de lui et avec un sang-froid impressionnant commença à lui faire du bouche à bouche.
— Papa s'il te plaît, s'entendait-elle à peine sangloter.
Elle avait attrapé la main de son père et la serrait tentant tant bien que mal de ne plus pleurer. Elle poussa un cri de soulagement en voyant son torse se soulever de nouveau. Il respirait. Il irait mieux. Il devait aller mieux.
oOoOo
Beth s'assit à côté d'Abby dans la cellule que son amie avait investie à leur arrivée. Cette dernière releva son visage vers elle et se força à lui offrir un pauvre sourire. Abby avait les yeux rouges et semblait épuisée.
— Marvin va bien ? demanda-t-elle d'une petite voix. Je l'ai un peu envoyée paître comme une grosse connasse tout à l'heure.
— Il est parti creuser avec Daryl, dit-elle doucement.
Abby ne put réprimer un nouveau sanglot avant de prendre une grande inspiration.
— Il faut que j'aille l'aider.
— Tu n'es pas obligée, tu sais.
— Je dois le faire, répondit-elle en plantant ses yeux dans ceux de Beth. Je peux pas rester là à me lamenter pendant qu'il fait le sale boulot.
Cette dernière se contenta d'hocher la tête tandis qu'elle aidait Abby à se relever. Elles arrivèrent près de l'endroit où Daryl et Marvin creusaient les tombes de Carol et Connor. Il ne restait rien du corps de la première et peu de chose de celui du dernier mais il était important pour eux d'enterrer leurs morts. Daryl releva son visage vers eux tout comme Marvin. Le pauvre garçon semblait avoir perdu sa jovialité habituelle.
— Vous avez une autre pelle ? demanda-t-elle.
— Y a que ces deux-là, rétorqua Marvin.
Beth planta son regard dans celui de Daryl et lui fit signe de la suivre. L'homme jeta un coup d'œil dans la direction de Marvin et Abby avant de planter sa pelle dans la terre.
— Faut que j'aille voir un truc avec Hershel. Tu peux utiliser ma pelle, déclara-t-il en sortant du trou.
Ce dernier lui arrivait aux environs du genou. Abby marmonna un vague merci tandis que Beth lui souriait.
— Tu vas bien ? demanda-t-elle d'une voix douce lorsqu'ils ne furent que tous les deux.
— Juste fatigué de perdre des gens, répliqua-t-il.
Beth tourna son regard vers lui. Son visage était poussiéreux tout comme ses cheveux qui avait pris une teinte plus foncée. Beth glissa sa main dans la sienne entrelaçant leurs doigts. Contrairement à ce qu'elle s'attendait Daryl ne la repoussa pas mais serra un peu plus sa main la caressant de son pouce rugueux.
— C'est bien ce que tu fais pour Carol, souffla-t-elle.
— J'aurais voulu faire plus si… si j'avais été là…
— Daryl, ne t'accable pas, dit-elle, ce n'est pas ta faute.
Daryl regarda le sol sans rien dire tandis que le silence s'installait entre eux. Quelques mois plus tôt, celui-là l'aurait rendue folle mais Beth était désormais habituée aux blancs et ils ne la gênaient plus.
— Tu me manques, lâcha-t-il finalement.
Beth jeta un coup d'œil dans sa direction surprise. Avait-elle bien entendu ? Etait-il vraiment en train de dire qu'elle lui manquait ? Elle sentit la course de son cœur s'accélérer. Daryl tourna son visage vers elle plongeant ses yeux bleus dans les siens. Les joues de Beth se colorèrent d'une jolie teinte rouge. C'était la première fois qu'il amenait la conversation vers leur relation de lui-même.
— Tu me manques aussi, souffla-t-elle.
Elle s'arrêta et leva sa main vers le visage de Daryl chassant une saleté.
— On pourrait nous voir, déclara-t-il.
Beth se contenta de lui sourire doucement tandis qu'elle se mettait sur la pointe des pieds et déposait un baiser sur sa joue.
— Beth, appela une voix masculine.
Elle s'éloigna de Daryl et tourna son visage vers la personne qui l'appelait. Glenn se trouvait près de la porte du bloc et lui faisait signe de venir.
— On se revoit bientôt, murmura-t-elle en souriant.
— Mmmh, marmonna Daryl tandis qu'elle s'éloignait à grands pas vers son beau-frère.
— Qu'est-ce qu'il se passe ? questionna-t-elle en arrivant près de ce dernier.
— Tu peux garder un œil sur ton père et la petite dure à cuir ? demanda Glenn.
Lori avait donné naissance à une petite fille durant l'attaque de la prison par des rôdeurs. Elle n'y avait malheureusement pas survécu. Maggie avait dû lui faire une césarienne et Carl avait été celui qui avait été obligé de l'empêcher de revenir en tant que zombie. Lorsqu'elle pensait au prisonnier qui avait lâché les rôdeurs sur eux Beth ne pouvait empêcher un sentiment de haine l'envahir. Elle le haïssait du plus profond de son cœur, lui qui était la cause de la mort de Connor et de Carol.
— Vous allez faire quelque chose Maggie et… Ah ok ! s'exclama-t-elle en comprenant.
— Vous êtes devenus proches Daryl et toi, déclara Glenn d'un air qu'il voulut visiblement détaché.
— Assez, répliqua Beth en haussant les épaules.
Elle passa devant lui et sentit son regard sur elle alors qu'elle pénétrait à l'intérieur du bâtiment. Elle sourit en voyant la petite dure à cuire comme l'appelait Daryl dans les bras d'Hershel. Depuis la mort de sa femme, Rick avait disparu dans les bois aux alentours de la forêt et n'était pas revenu depuis près d'une journée. Carl cherchait un nom pour la petite mais souhaitait en parler à son père avant de prendre la décision finale.
— Petite dure à cuire, chuchota Beth en la prenant des bras de son père. Tu devrais aller t'étendre papa. Tu sembles épuisé.
— Tu as raison ma chérie, déclara-t-il en se levant à l'aide de ses béquilles.
Il embrasse Beth sur le dessus de la avant de se diriger vers sa cellule.
— Vous pouvez y aller. Je m'occupe de la petite dure à cuire avec Carl, ajouta-t-elle à l'adresse de sa sœur et de Glenn.
Maggie la remercia en souriant avant de quitter le bloc suivie de près par Glenn. Beth alla dans sa cellule pour préparer le biberon de la petite. Carl la suivit et l'aida à tenir le nourrisson alors qu'elle s'activait. Elle vérifia la température du lait avant de commencer à la nourrir.
— Tu es doué avec les enfants, remarqua Axel, l'un des prisonniers accoudés à la porte de la cellule.
— Je me suis occupée plusieurs fois de mes petits cousins, expliqua-t-elle sans le regarder.
Elle trouvait Axel étrange. Depuis qu'ils avaient été autorisés à rester autour de leur groupe avec Oscar, Axel ne cessait de venir lui parler dès qu'il le pouvait. Elle avait toutefois remarqué qu'il évitait de le faire lorsque son père se trouvait autour. Il la mettait assez mal à l'aise parfois mais elle n'avait pas envie de créer de scandale. Ils avaient assez de problèmes avec ce qui leur était arrivé la veille.
— Je vais prendre l'air, déclara-t-elle dès que la petite eut fini de manger. Tu veux venir ? demanda-t-elle en se tournant vers Carl.
Le garçon se contenta d'hocher la tête avant de la suivre. Du coin de l'œil, elle le vit lancer un regard mauvais dans la direction d'Axel.
— Tu devrais le dire à quelqu'un s'il te met mal à l'aise, déclara Carl lorsqu'ils se furent éloignée.
— Il ne met pas mal à l'aise. Ok, juste un peu, avoua-t-elle finalement.
— Vous allez faire un tour ? demanda Daryl en venant vers eux. Hey ma petite dure à cuire, ajouta-t-il en se penchant vers le bébé.
Beth sourit légèrement en le voyant faire. Daryl avait été le premier à se proposer à aller chercher du lait en poudre pour le nouveau-né. Il avait été aussi le premier à la nourrir. Voir Daryl, si rude, tenir cette petite chose si fragile avait accéléré la course du cœur de Beth. Si elle n'était pas déjà tombée pour lui, Beth était persuadée qu'elle l'aurait été à cet instant.
— Elle a bien mangé ? questionna-t-il en effleurant du bout des doigts le crâne déjà chevelu.
— Oh oui ! C'est une petite gloutonne, répliqua Beth son sourire s'élargissant. Tu veux la porter ? proposa-t-elle.
— Mmmh, marmonna-t-il en hochant la tête.
Beth mit doucement la petite dans les bras de Daryl faisant attention à sa tête. Elle le regarda la bercer avec délicatesse.
— On dirait que tu as fait ça toute ta vie, remarqua-t-elle.
— J'ai déjà eu à m'occuper de bébés, répondit-il avant d'embrasser du bout des lèvres le front du nourrisson. Mais jamais de cet âge-là. Pas les miens, ajouta-t-il en voyant le regard que lui lançait Beth.
— Elle est si petite, déclara Beth après quelques secondes de silence. Regarde-moi ces petite menottes.
Délicatement elle effleura du bout des doigts l'une des mains de la petite. Daryl esquissa un léger sourire. Beth releva son visage vers lui et croisa son regard. Elle sentit immédiatement la course de son cœur s'accélérer. Elle n'était pas encore habituée à l'effet que la présence de Daryl avait sur elle et elle espérait ne jamais l'être.
— Il faut que j'aille pisser ! s'exclama-t-il en posant délicatement le nourrisson dans les bras de Beth.
Beth le suivit du regard alors qu'il s'éloignait en se grattant la nuque visiblement gênée. Elle reporta son attention sur Carl et croisa son regard suspicieux.
— Il se passe quelque chose entre Daryl et toi ? demanda-t-il sans détour.
— Hein ?
Beth ne s'attendait pas ce qu'il pose la question avec si peu de délicatesse. Elle le fixa quelques secondes les yeux exorbités avant de se sentir rougir violemment.
— Daryl et toi. Il se passe quelque chose entre vous, je me trompe ? affirma-t-il. Si tu te crois discrète quand tu le regardes… ajouta-t-il en shootant dans un caillou.
— Tu comptes garder ça pour toi ? questionna-t-elle d'une voix timide.
— Vous n'arriverez pas à le cacher éternellement, se contenta de répondre Carl en s'asseyant sur les marches menant à un autre bloc.
— Tu as sans doute raison, rétorqua Beth en s'installant à côté de lui.
Elle baissa son regard vers le nourrisson. Ses grands yeux bleus la fixaient avec curiosité.
— Elle est tellement minuscule. J'ai peur de la casser parfois, déclara-t-elle après plusieurs secondes de silence. Tu as réfléchi à un prénom ?
Carl gratta le sol avec son couteau évitant son regard. Depuis qu'il avait perdu sa mère la veille, il s'était renfermé sur lui-même. Beth savait que Carl ne l'avait pas seulement perdu mais qu'il avait dû l'empêcher de tourner après sa mort en lui tirant une balle dans la tête. Daryl lui avait conseillé de rester près de lui et de le soutenir ce qu'elle essayait de faire du mieux qu'elle pouvait. Elle ne pouvait imaginer ce que Carl traversait en ce moment.
— Je pense avoir trouver mais je dois d'abord en parler à mon père.
Beth hocha légèrement la tête. La petite était la fille de Rick et même si ce dernier avait laissé le choix à Carl, il avait tout de même son mot à dire.
— Abby va bien ? demanda Carl d'un seul coup.
— Marvin et elle passent du temps ensemble. Je pense que cela va les aider, répondit-t-elle d'une voix douce.
Tout aussi soudainement, Carl demanda s'il pouvait tenir sa sœur. Beth déposa la petite dans les bras de son frère aîné avec précaution. Doucement, elle vit naître un sourire sur le visage de Carl si froid depuis la veille. Tout finirait par s'arranger il le fallait.
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Daryl lui caressait doucement l'épaule alors qu'ils se trouvaient allongés dans l'une des tours de guet. La nuit était tombée depuis longtemps et Beth s'était glissée en dehors du bloc C alors que Daryl était de garde. Sa sœur et Glenn avaient disparu la veille et une étrange femme armée d'un katana était venue les prévenir qu'ils avaient été enlevés. Rick avait décidé qu'ils devaient aller les chercher et Beth s'était immédiatement porter volontaire. Maggie était sa sœur, Glenn son beau-frère, elle ne se voyait pas rester à attendre leur retour sans rien tenter.
Peu après qu'elle se soit proposée, Rick avait décliné son offre. Il fallait qu'elle reste. Carol n'était pas entièrement remise de sa mésaventure et Rick préférait que Beth reste à la prison avec Carl et Axel pour la défendre en cas de nécessité. Daryl, Rick, Oscar (un autre prisonnier), Marvin, Abby et Michonne (la femme qui leur avait rapporté les faits) devaient aller à Woodbury le lendemain à l'aube. Ils espéraient prendre le Gouverneur et ses hommes de court. Beth ne put s'empêcher de frissonner légèrement en pensant à cet homme. D'après ce qu'elle avait compris il s'agissait d'un mégalomane charmant au premier abord mais pourtant loin de l'être. Rien que le nom qu'il s'était donné semblait sorti tout droit d'un mauvais téléfilm.
— Je veux venir avec vous, déclara-t-elle finalement.
— Beth, on en a déjà parlé, répliqua Daryl.
— Vous en avez parlé. Je n'ai pu rien dire ! réfuta Beth.
Contrairement à ce qu'elle avait pensé, Daryl ne l'avait pas soutenue lorsqu'elle avait insisté pour aller avec eux. Elle l'avait même vu hocher la tête lorsque Rick lui avait appris qu'elle devait rester derrière. La position de Daryl à ce sujet l'avait profondément agacée mais elle avait tenu sa langue jusque-là.
— Abby y va elle. Pourquoi pas moi ? Je sais me défendre, tu m'as appris à le faire, continua-t-elle.
— La petite dure à cuir a besoin de toi, répondit-il simplement.
— Carol peut très bien s'occuper de Judith, rétorqua-t-elle.
Carl avait proposé le nom à son père la veille et ce dernier l'avait accepté. Beth était soulagé qu'ils aient évité de donner le prénom d'une personne décédée à la petite. Elle avait eu peur pendant quelques temps qu'ils désirent l'appeler Andrea ou pire encore Lori.
— Carol se remet à peine de son séjour dans les tombes et ton père n'est pas en parfaite forme physique non plus.
— Carl reste en arrière tout comme Axel. Ils peuvent se débrouiller sans moi.
— Axel ne s'est jamais servi d'une arme. Il nous serait plutôt inutile et Carl est encore un enfant.
Beth ne put s'empêcher de se demander si Daryl voudrait toujours qu'elle reste en arrière avec Axel s'il savait qu'il tentait de flirter avec elle parfois assez lourdement.
— Je veux juste aider Daryl. Maggie est ma sœur ! Je ne peux quand même pas rester ici à me tourner les pouces.
Daryl se pinça légèrement les lèvres. Beth devina qu'il réfléchissait à la réponse qu'il allait lui donner.
— Ecoute Beth ! Rick, les autres et moi allons ramener ta sœur et Glenn. On peut le faire et on le fera. Mais tu dois rester ici. Si… Je dis bien si, il nous arrive quelque chose, je serais soulagé de te savoir à l'abri. Je dois parfaitement être concentré pendant la mission et je ne le serai pas si je te sais en danger. Je veux pas te perdre, je peux pas, ajouta-t-il.
Il détourna le regard mal à l'aise. Il n'avait pas pour habitude de parler autant de ses sentiments. Beth savait qu'il ressentait quelque chose pour elle. Elle pouvait le deviner à la manière dont il la regardait parfois, comment il l'effleurait et la touchait mais Daryl n'avait jamais exprimé verbalement combien il tenait à elle.
Les doigts de Beth parcoururent le torse de Daryl laissant sur leur passage des frissons. Beth l'embrassa doucement au coin des lèvres.
— Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose non plus Daryl, souffla-t-elle.
— Il ne m'arrivera rien, répondit-il d'une voix calme.
— Il faut mieux pour toi sinon je m'occuperai personnellement de ton cas, essaya-t-elle de plaisanter avant de l'embrasser.
Elle se glissa au-dessus de lui. Leur peau nue se rencontrant de nouveau cette nuit dans le silence de la nuit. La porte fermée de la tour de guet les empêchait d'entendre les grognements des rôdeurs qui essayaient de forcer le grillage. Daryl gémit sous elle alors qu'elle posait sa main sur son désir montant. Beth prenait peu à peu confiance en elle et entendre Daryl se laisser aller sous ses doigts lui faisait comprendre qu'elle ne se débrouillait pas si mal que ça. Elle posa de nouveau ses lèvres sur les siennes partageant un baiser endiablé.
Daryl reviendrait tout comme Maggie et Glenn. Ils le devaient.
Alors qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? J'espère qu'il est à la hauteur et ne vous a pas déçu. Comme je vous l'ai dit, j'espère me remettre prochainement sur cette histoire et la finir mais je ne peux rien vous promettre. Concernant, la série, je sais de quoi il retourne mais cela ne m'empêchera de continuer à écrire après tout c'est pour cela qu'on appelle ce que j'écris une fanfiction.
A bientôt j'espère,
Colibrii
