Chapitre 10 :
POV Neutre :
Temari n'osait plus bouger, ni même respirer de peur que cela ne les fasse revoir leur jugement. La dernière chose qu'elle voulait c'était que les filles change d'avis et l'oblige à de nouveau jouer les mannequins. Elle avait eu sa dose d'essayage pour un long moment, en tout cas avec ces trois-là.
Ses amies se félicitaient mutuellement entre deux gloussements à peine étouffés. La fille No Sabaku roula des yeux, les pires, ses amies étaient les pires qu'elle puisse avoir en ce moment. Elles ressemblaient à des dindes et elle eut pendant quelques minutes envie de faire comme si elles n'étaient pas avec elle.
Comme elles n'avaient pas l'air de vouloir s'arrêter, la jeune femme en profita pour se regarder dans le miroir géant collé au mur à sa droite. Elle cligna plusieurs fois des yeux tout en les écarquillant en grand.
Cette fille vêtue de cette tenue, c'était bien elle ? Elle avait du mal à y croire, et pourtant elle ne pouvait détacher son regard de son reflet.
Cela faisait longtemps qu'elle ne s'était pas trouvé belle, l'année dernière elle n'avait plus voulu ressembler à rien, elle avait même voulu cesser d'être elle...Mais là, avec ses cheveux blonds, et ses yeux pleins de vie, elle était tout le contraire.
Lorsque Deidara était revenu dans sa vie, complètement revenu dans sa vie, en tant que petit-ami, ils avaient dû s'apprivoiser à nouveau, apprendre à vivre chacun chez soi pour commencer, même s'il avait dormi chez elle la première nuit de leur seconde chance.
Elle avait eu besoin de le sentir près d'elle la première nuit, d'avoir son corps contre le sien, de sentir son bras lui encerclé la taille. Tout, tout ce qui pouvait la rassurer, lui assurer qu'il était bien là, avec elle, qu'il n'était plus une illusion, que le fantôme qu'elle avait vu si souvent en rêves était à nouveau un homme. Elle avait passé une bonne partie de la nuit à le regarder dormir, effleurant sa peau du bout des doigts.
Les jours suivants elle l'avait renvoyé dormir chez lui, enfin plutôt chez Kurotsuchi puisqu'il n'avait plus d'appartement et que l'hôtel commençait à le déprimer. Il avait donc eu l'idée d'aller vivre quelques temps chez sa petite sœur pour rattraper le temps perdu. La brune avait sarcastiquement fait remarquer à quel point partager son chez elle avec un artiste blond et particulièrement bordélique serait un vrai plaisir. Temari avait souligné que le sourire qu'elle avait sur le visage la trahissait.
Ce n'était pas que la fille No Sabaku avait voulu le mettre dehors, mais elle savait que si elle avait accepté de dormir avec lui les choses se seraient emballées et elle ne voulait pas aller trop vite.
Son oncle leur avait dit un jour, à ses frères et elle, ''apprenez de marcher avant de courir'', ce conseil avait marqué sa mémoire et elle l'avait souvent appliqué dans sa vie quotidienne. Surtout avec les garçons, il n'était pas question qu'elle devienne la fille qu'on mettait dans son lit quand on en avait envie.
Deidara pouvait en témoigner, Temari savait quel genre de relation elle désirait entretenir avec un garçon. Elle cherchait du sérieux, du solide et du concret, et jusqu' à leur rupture, avec lui elle avait eu les trois.
- La Terre appelle Temari, la Terre appelle Temari, vous me recevez, l'interpella la petite brune.
- Hum...Tu disais,
Son avocate favorite grommela que la blonde ne l'écoutait pas et que ce n'était pas sympa, avant de croiser les bras devant sa poitrine et de bouder.
Temari roula des yeux, qu'est ce que Kurotsuchi pouvait être immature parfois.
- Elle te demandait si cela te plaisait ?, répéta Hinata.
- Je ne sais pas trop, c'est magnifique, mais cela me fait bizarre de me voir ainsi,dit-elle indécise.
- Comment ça bizarre, tu es une fille sublime, et cette tenue te va à la perfection, commenta Shiho perplexe.
- Je ne peux pas l'expliquer moi même, je ne sais pas comment le dire c'est..., commença-t-elle.
Elle sentie bientôt deux mains se poser sur les siennes, et leur chaleur se diffuser sur ses membres.
- Temari, c'est fini, laisse le passé là où il est, ne te pose plus ces questions, chasse tes doutes. Il est là, avec toi, c'est tout ce qui compte. Comme Shiho l'a si bien dit, tu es sublime, ne donne pas à ta souffrance de l'année dernière le droit de te gâcher ton bonheur, affirma Hinata.
Les yeux jade et vulnérables de la blonde se confrontèrent à ceux lavande et sans peur de son amie. C'était le monde à l'envers, en général c'était la fille Hyuga qui avait le regard timide et c'était celui de la fille No Sabaku qui était confiant.
- A présent je comprends pourquoi Gaara t'aime autant,
Le compliment, parce que c'en était un, tout du moins c'était ainsi qu'elle les faisait en public, eut pour effet de faire rosir les joues de la jeune femme aux cheveux sombres. Elle retira ses mains, et s'éloigna d'elle.
- Hinata, merci, tu es une vraie amie, termina-t-elle
- Tu me revaudras ça un jour belle-sœur, plaisanta-t-elle
Temari fronça les sourcils et allait répondre quelque chose mais elle n'en eut pas l'occasion puisque Kurotsuchi l'interrompit.
- Excusez-moi, cette démonstration d'amitié était vraiment touchante, et je m'en voudrais de détruire un aussi beau moment, mais est-ce que vous avez terminé ?,
- Oui, mais pourquoi, tu es pressée, tu as un rendez-vous secret, fais attention je pourrais le dire à mon frère,
- Ha ha, très drôle, je m'en souviendrai de celle-là,
- Sérieusement Kuro, pourquoi tu es si énergique, tu as quelque chose à faire ?, insista-t-elle.
- Comment ça si j'ai quelque chose à faire, mais il nous reste à te trouver des chaussures et peut-être des bijoux, nous y réfléchissons encore avec les filles, indiqua-t-elle en pointant ses complices d'un signe de tête.
- Pardon!
- Tu m'as parfaitement entendue, alors tu vas faire un joli petit 90° sur toi-même, rentrer dans cet espace clos que l'on nomme une cabine d'essayage, tu vas ensuite retirer la tenue que tu as sur toi, l'échanger contre tes vêtements, sortir de la cabine, aller vers la caisse, tu vas payer et ensuite nous pourrons poursuivre notre journée shopping, détailla l'avocate.
- C'est indispensable, geignit Temari
Elle commençait à être fatiguée et elle serait bien rentrée chez elle.
-Non seulement c'est indispensable mais en plus ce n'est pas négociable, alors mademoiselle no Sabaku je vous prierais d'accélérer le pas,
Elle la poussa en direction de l'espace d'habillage avec vigueur et fermeté.
- C'est bon, c'est bon j'y vais, dictateur !,râla la concernée
Elle s'exécuta sans traîner, et se rendit bientôt devant la caissière qui était une jeune fille, à peine plus âgée qu'elle aux cheveux longs et orangés. Elle lui sourit avec un air compatissant.
- Vos amies ont de la vitalité, dit-elle.
- A qui le dîtes-vous, et encore, j'ai de la chance, j'ai des amies qui sont beaucoup plus actives que ces trois-là, relativisa-t-elle.
- En tout cas elles tiennent beaucoup à vous, poursuivit la vendeuse.
- Comment le savez-vous?
- Je vous ai observé, et elles avaient l'air déterminé à vous trouver la tenue parfaite, et ce peu importe le temps que cela prendrait. En général les filles qui viennent ici finissent par perdre patience, et à être de moins en moins enjouées au fil des essais, mais pas elles. Elles sont restées les mêmes du début à la fin, presque comme si leur vie en dépendait.
Temari ne su quoi répondre, Shiho, Hinata et Kurotsuchi s'étaient données corps et âmes pour réussir la mission qu'elles s'étaient fixées. C'était touchant, et elle éprouva un immense sentiment de gratitude envers elles. Elles le faisaient gratuitement, sans rien attendre d'elle en retour.
- Ce sont les meilleures amies dont on puisse rêver, admit-elle.
La caissière approuva ce commentaire par un sourire, lui indiqua le prix qu'elle lui devait, rangea l'achat dans un sac et la salua avant de la laisser partir.
- Enfin, un peu de plus et notre excitée allait venir te chercher, s'exclama Shiho.
- Ne l'écoute pas elle ne dit que des bêtises !, la contredit cette dernière.
- Il me semble que nous avons encore des boutiques à visiter non ?
Ni une, ni deux, Kurotsuchi lui attrapa le bras et se mit à courir, suivit péniblement par les deux autres, alors que Temari n'avait d'autre choix que de calquer son rythme sur celui de son amie.
C'était terminé, heureusement acheter une paire de chaussures c'était révélé moins long que pour les vêtements, elles avaient renoncés aux bijoux car Temari avait prévenu qu'elle mettrait quelque chose que Deidara lui avait offert.
Elles s'étaient arrêtées boire un verre à la terrasse d'un café pour conclure la journée et profiter qu'il fasse encore jour.
- Kurotsuchi, je vais finir par dire à Kankuro que tu le trompes si tu ne cesses pas immédiatement de regarder, non de fixer ce barman, prévint-elle.
- Non tu ne le feras pas, tu es trop contente que je devienne un jour ta belle-sœur, rétorqua l'autre.
- Toi aussi, après Hinata c'est toi qui me dit ça, qu'est-ce que vous avez aujourd'hui, c'est l'été qui vous donne des idées. En plus, il n'est pas question que vous vous mariez avant moi. J'aurais l'air de quoi moi si mes petits frères vous épousaient avant que je ne devienne la femme de Deidara,
- Donc tu te verrais bien épouser mon frère,comprit l'avocate enthousiaste.
- Je n'ai pas dit ça, alors redescends sur Terre,
- Tu le vois comme l'homme de ta vie, insista-t-elle
- Ce que tu es pénible quand tu t'y mets, ce n'est pas possible.
- Ça ne répond pas à ma question,
- Oui tu es contente, mais retires ce sourire de ta bouche tout de suite ou tu auras à faire à moi ! »
Elles se quittèrent peu avant la tombée de la nuit, pour ne pas que Deidara découvre ce qu'elle avait acheté avant le grand jour, c'était Hinata qui allait garder les sacs. Elle savait déjà où elle allait les cacher.
« - Bonsoir Temari, bonne journée avec les filles ?, lui demanda son blond qui cuisinait.
- Excellente, mais épuisante, ta sœur est un monstre qui m'a fait courir pendant des heures, je n'en peux plus, se plaignit-elle.
- Je peux faire une croix sur mon câlin ce soir moi,
- Pervers !, murmura-t-elle en l'enlaçant par derrière.
- Mais c'est pour ça que tu m'aimes.
-Hum...Il faut voir, il faut que j'y réfléchisse. »
Elle s'éclipsa de la cuisine, non sans avoir chuchoté un petit '' c'est une des raisons oui''.
Je n'ai pas de commentaire à faire, au mois prochain, pour le prochain chapitre. Pauvre Deidara, on ne t'a pas beaucoup vu dans celui-ci.
