Crows Zero : Michishirube
Merci pour ces nouveaux commentaires ! Je sais, je dis souvent la même chose, mais que dire d'autre^^ Cela fait toujours très plaisir d'en recevoir et encourage également de savoir que son écriture et sa fic sont appréciées :)
Alors voici le nouveau chapitre !
Pour la petite histoire, il n'était pas ainsi à la base, mais après mûre réflexion j'ai décidé de le remanier un peu... Voici donc le résultat, rédigé cette après-midi et donc un peu, comme toujours, fruit d'une écriture dictée par le feeling et sans véritable plan préalable XD Je le poste maintenant, ne souhaitant pas y retoucher (car j'ai parfois tendance pour certains passages à les relire plusieurs fois avant de me décider si je suis prête à partager lol) et pour éviter cela autant le publier^^
En tout cas j'espère qu'il vous plaira ! Et je suis toujours preneuse de reviews :p
Chapitre 9 : Sous les fleurs de cerisier
Amako se rendit en début d'après-midi au commissariat central afin d'y rencontrer le contact de Yoshi.
Bien évidemment, avant de pénétrer dans les locaux de la police, elle avait pris un instant pour s'en griller une. Avec le temps, elle se rendait compte qu'elle fumait à un rythme plus effréné. Elle en était à un paquet par jour alors qu'il y a quelques semaines, ce dit paquet faisait au moins deux/trois jours. Peut-être y avait-il un corrélat avec la tournure que prenait récemment son existence, sans doute même.
Alors qu'elle s'apprêtait enfin à entrer, elle tomba nez-à-nez sur Serizawa, ce dernier sortant du commissariat. Quelque peu surprise, elle s'arrêta net.
- Serizawa ?
- Hey salut.
- Salut. Ca va ? Qu'est-ce que t'as fait, dis-moi ?
- Quoi ? Oh rien de grave… une de ces flicailles a voulu jouer au plus malin et il a perdu.
- Ah ouais ?
- Ouais… enfin ça lui a valu une voiture et un bandage à la tête. Et pour ma part, j'ai dézingué la mobylette de Tokio, et puis j'ai récolté une nouvelle ligne sur mon dossier… Enfin c'était marrant !
- Je vois.
Elle ne put réprimer un sourire en imaginant la fameuse scène.
- Et toi alors ?
- Oh je…
Une fois de plus, Amako ne sut pas quoi répondre. La vérité ? C'était une option mais pas la plus simple à son goût. Tamao commençait à connaitre cette attitude et loin de s'en offusquer cela semblait le charmer.
- Tu es vraiment une fille très énigmatique, tu sais ça !
- Désolée… c'est juste que… ma vie est un peu compliquée en ce moment.
- Tu n'as pas à te justifier ! J'ai du temps à tuer aujourd'hui donc si tu veux on peut se voir après…
Quelque peu déroutée par cette proposition, elle tenta de ne rien laisser paraitre et d'y répondre le plus naturellement possible.
- Pourquoi pas. Eh bien… je n'en ai pas pour longtemps, donc tu peux m'attendre ici si tu veux…
- Devant le commissariat ? Tu rigoles !
- Oui, c'est vrai... Ou avais-je la tête !
- Je vais aller me poser à ton bar, rejoins moi quand tu auras terminé et on avisera.
- Très bien.
Amako prit une profonde inspiration, elle ne devait pas se laisser distraire par cet imprévu. Evidemment l'invitation du monstre de Suzuran l'avait surprise et avait fait naitre en elle une certaine fébrilité.
Elle pénétra donc dans l'hôtel de police et se renseigna à l'accueil. La secrétaire contacta l'intéressé, évoquant le nom de Yoshi et indiqua le chemin en direction du bureau de l'inspecteur.
Plus facile que ne le pensait Amako en définitive.
Elle trouva sans difficulté le bureau de l'homme en question, frappa et entra.
Elle faillit éclater de rire lorsqu'elle constata que son interlocuteur était affublé d'un énorme bandage au niveau de la tête. Elle peina à retenir son amusement, mais se fit violence pour y parvenir.
Il l'invita à s'asseoir, lui demandant même si elle souhaitait une tasse de thé, ce qu'elle refusa poliment.
- Alors que puis-je faire pour vous, Melle… ?
- Amane Amako. Je souhaiterais avoir des renseignements sur une personne, un ancien élève du lycée de Suzuran, d'il y a vingt ans à peu près : Takashi Yamada. Yoshi Takimoto m'a certifié que vous seriez en mesure de m'aider. Comprenez que ce Takashi est… mon père. Je ne l'ai jamais connu et je ne sais quasiment rien de lui. Je souhaiterais simplement en savoir plus sur mes origines. Alors pouvez-vous m'aider, s'il vous plait ?
L'inspecteur digéra les paroles de cette jeune femme, étudiant la requête qu'il lui était ainsi exposée.
- Le lycée de Suzuran. Toujours le même. Figurez-vous que je faisais mes premières armes dans la police à cette époque et j'ai eu le privilège de rencontrer votre père.
« Privilège » était bien sûr à prendre sur un ton ironique, ce qui n'était guère encourageant.
- Je sais qu'il a eu des… altercations avec les forces de l'ordre. J'aurais donc souhaité pouvoir consulter son dossier.
- Et pourquoi donc ? Que pensez-vous pouvoir y lire qui vous aidera, Melle Amane ? Honnêtement, votre père était un voyou de la plus belle espèce, toujours à causer des ennuis et à chercher la bagarre, sans respecter les lois ni aucune autorité. Comme tout ces délinquants de Suzuran, d'ailleurs !
Il y a quelques temps j'ai encore eu à faire avec l'un d'eux, encore une fois. Mais là n'est pas le sujet.
Donc le dossier de Takashi… Accordez-moi une minute.
Sur ce, il l'abandonna quelques instants afin d'aller chercher l'objet de sa requête.
Il revint cinq minutes plus tard, les mains vides.
Amako attendit l'explication.
- J'ai bien réfléchi Melle Amane. Je pourrais effectivement accéder à votre requête et vous céder ce dossier, uniquement parce que je dois une faveur à Yoshi. Mais honnêtement cela ne vous apprendrait rien de plus, les frasques de la jeunesse de votre père ne vous permettront pas de comprendre qui il était. Alors voici.
L'inspecteur lui tendit un morceau de papier déchiré qu'elle déplia et sur lequel une adresse était inscrite.
- Qu'est-ce que c'est ?
- L'endroit où vous trouverez ce que vous cherchez.
Elle regarda la dite adresse puis à nouveau l'inspecteur.
- Je ne comprends pas…
- Allez-y et vous verrez par vous-même, c'est tout ce que je peux vous dire. Et c'est ce que j'ai de mieux à vous offrir.
Amako demeura interdite, le morceau de papier figé dans sa main.
Quelques minutes plus tard, elle quittait le commissariat pour se retrouver face au Dark Fury.
Elle entra à l'intérieur, la pénombre de la salle contrastant fortement avec la clarté du dehors. Tamao était assis sur un tabouret au comptoir, devant ce qui semblait être un verre de whisky. Elle se dirigea vers lui, s'installant sur le siège d'à côté.
Yoshi était derrière le bar, et lui servit un cocktail de son cru qu'Amako adorait, sans en connaitre tout les ingrédients bien qu'elle avait identifié un goût de fruits rouges enrobant l'alcool.
- J'ai offert un verre à ton ami, afin de rendre son attente moins longue.
- Et je vous en remercie encore, vous savez recevoir le client ! confirma Serizawa en levant son verre.
- Alors comment ça s'est passé ?
- Bien, je crois... En tout cas, encore merci Yoshi.
Elle insista sur ces deux derniers mots, avant de se délecter d'une gorgée de son breuvage.
Yoshi hocha de la tête avant de s'éclipser, s'afférant à une quelconque activité plus loin dans le club, laissant ainsi ces deux jeunes gens seuls.
Une certaine tension était palpable entre eux. Une musique en arrière fond résonnait, rendant le moment moins silencieux, aux notes de Kaminari Today.
Puis Serizawa brisa finalement ce bref intermède.
- Ton boss est plutôt sympa. Pour quelqu'un ayant débarqué il y a peu en ville, tu sembles bien t'acclimater.
- Je suis d'un naturel débrouillard. Au fait j'ai croisé un ami à toi au commissariat, un certain inspecteur. Et j'ai repensé à ton histoire.
- Ah ! Ria Tamao, S'il savait que tu me connais, il ne t'aurait peut-être pas aidé.
- Aidé ?
- Allons, Amako. Je suis loin d'être aveugle. La manière dont tu as remercié Yoshi. Tout le monde connait sa réputation ici. Tu sais bien t'entouré en tout cas.
Amako ne sut pas quoi répondre.
- Bon, si on allait faire un tour. Ca te dit ?
- Volontiers. Je vois assez cet endroit le reste de la semaine.
Une fois dehors, Serizawa sortit deux cigarettes, en tendant une à Amako.
- Alors où allons-nous ?
- Fais-moi confiance. Je vais te faire découvrir la ville.
- Je n'accorde pas ma confiance à n'importe qui. Plaisanta-t-elle.
- Je sais. Mais tu ne le regretteras pas.
Son habituel sourire espiègle et ses yeux pétillants eurent sitôt de convaincre Amako. Et puis depuis qu'elle avait débarquée ici, il est vrai qu'elle n'avait pas eu l'opportunité de voir ses mystères cachés. Elle se rendait souvent dans les mêmes lieux, qui en outre se ressemblaient fortement. Elle n'était donc pas contre de nouveaux horizons.
Ils passèrent ainsi toute l'après-midi à errer dans les rues de Tokyo, en parlant d'un tas de choses, naviguant d'un sujet à un autre. Tamao tenu ses promesses et lui fit découvrir des recoins de la ville qu'elle ne connaissait pas et qu'elle n'aurait même jamais soupçonné.
Ils s'arrêtèrent finalement dans un parc, sur un banc situé sous les fleurs d'un cerisier. Les doux échos d'un petit cours d'eau non loin complétant le tableau. Cela offrait une atmosphère particulière, relaxante et même un tantinet romantique. Pour autant là n'était pas vraiment le but de la manœuvre, il s'agissait plutôt de se ressourcer un peu dans un décor changeant de ceux qu'ils avaient tout deux l'habitude de côtoyer, à savoir des paysages urbains sombres et anarchiques.
Amako s'était assise sur le banc, tandis que Serizawa se tenait sur le dossier de celui-ci les coudes posaient sur ses jambes.
La conversation avait pris un tour plus personnel, creusant un peu plus la découverte mutuelle de l'un et de l'autre. Amako avait voulu savoir comment lui et ses hommes s'étaient rencontrés et étaient devenus si proches. Le premier évoqué fut Tokaji évidemment, celui qui intriguait le plus Amako. Puis les frères Mikami, Shoji et enfin Tokio. Ce dernier suscita d'ailleurs en Serizawa une pointe de tristesse.
- Il est malade... Même s'il se refuse à me l'avouer. D'ailleurs ça m'énerve qu'il ne veuille pas m' en parler !
-Tu sais certaines choses sont difficiles à exprimer. Il ne veut peut-être pas t'inquiéter ou que tu le considères différemment. Vous êtes amis, donc il tient à toi. C'est pour te protéger.
- Je sais tout ça. Mais c'est idiot de sa part.
Elle avait étrangement envie de poser sa main sur lui, de lui apporter du réconfort. La mort de sa mère avait été brutale, elle ne connaissait donc pas les affres de l'inquiétude de la maladie d'un être proche. Néanmoins, elle savait ce que l'on pouvait ressentir à la perspective de le perdre. Mais elle retint cet élan inattendu.
Elle apprécia qu'ils passent cette journée à discuter ensemble, sans arrière pensée. Simplement le plaisir de découvrir l'autre.
En lui parlant ainsi de Tokio, il lui avait révélé une part importante de sa vie. Elle ressentait alors l'envie d'en faire de même. Bien qu'elle ne soit pas du genre à se confier, cela faisait trop longtemps qu'elle gardait cette histoire pour elle. Certes elle avait évoqué le sujet avec Yoshi, qui serait toujours prêt à l'aider. Mais bien qu'elle se complaisait dans cette quasi solitude qui l'enveloppait depuis la mort de sa mère, et dans laquelle elle s'était volontairement laissée sombrer, elle commençait à ressentir le besoin de renouer des liens.
Le fait est que dès les premiers instants, Serizawa avait éveillé son intérêt et son instinct ne la trompait que rarement.
- Tu sais… la raison pour laquelle je suis venue ici. Celle qui m'a poussée à franchir sans gène les portes de votre bahut et qui m'a conduite au commissariat. Cette raison c'est que, ma mère est morte il y a peu et je n'ai jamais connu mon père.
Je sais pas, peut-être que je cherche à donner un sens à certaines choses…
- Ton père ? Quel rapport avec Suzuran ?
- Il était élève à Suzuran. Un Corbeau, prétendant au titre de roi.
- Ah ouais. Et ces recherches, elles t'ont apporté des réponses ?
- Peut-être…
J'ai rencontré d'autres élèves de Suzuran, en dehors de ta bande. Et vous êtes tous si épris de liberté, vivant pleinement chaque instant, vous battant à corps perdu. Je commence à comprendre pourquoi ma mère n'a jamais pu en vouloir à mon père. Il était un Corbeau, autant dans sa vie, dans son être que dans son âme. Et un Corbeau en cage, même une belle cage, c'est la mort pour lui. Ma mère le savait et elle ne voulait pas l'emprisonner, alors elle l'a laissé s'envoler, presque sans regrets…
- Et tu as hérité de cet esprit libre et sauvage qui définissait ton père…
- Il semblerait.
- Alors pourquoi être allée au commissariat ? A quoi te servirait, maintenant que tu sais ça, de connaitre le passé « délinquant » de ton paternel ?
- C'est là, ici, maintenant, sous ce cerisier, ce moment précis qui m'a permis de m'en rendre compte enfin. Mais cela ne peut que compléter le schéma, tu comprends ?
Il ne répondit rien, se contentant de la regarder avec douceur. Elle lui sourit.
- Merci.
- De quoi ?
- Pour cette journée.
Serizawa lui rendit son sourire.
Puis elle se releva, lui faisant face.
- Je ferais bien de rentrer. J'ai encore des choses à faire avant d'aller bosser tout à l'heure. Donc, à plus tard.
- J'y compte bien.
Quoi de mieux après avoir ouvert un peu la porte de sa vie, que de s'esquiver habilement afin d'éviter toute suite embarrassante. Le fait de parler de ses parents la rendait toujours un peu mélancolique et donc vulnérable. Elle avait trop souvent été déçue, et avait encore trop de morceaux à recoller pour se permettre de laisser quiconque être trop proche d'elle. C'est une leçon qu'elle avait apprise et qu'elle avait aussi sans s'en rendre compte développé au fil des années. Même avec Yoshi, elle conservait une certaine distance.
Elle s'éloigna donc, laissant Tamao seul sur le banc.
Pour autant, aucun des deux ne put voir le petit sourire qui s'était dessiné sur le visage de l'autre.
Alors qu'elle était sur le chemin menant à son appartement, elle fut interpellée par un groupe d'hommes plus vieux qu'elle, arborant clairement une dégaine de Yakusas, ce qui ne fut pas pour la rassurer.
C'était la fin de la journée, et ils étaient assez à l'écart pour ne pas se faire remarquer. C'était d'ailleurs pour cela qu'ils avaient attendu avant de l'aborder, l'endroit propice qui minimiser les risques d'être dérangés.
- Hey toi !
- Qu'est-ce qu'il y a ?
Quoi qu'il en soit, elle ne se laissait (quasiment) jamais intimidée.
- Tu serais pas la nana qui traine avec Serizawa, par hasard ?
- Pourquoi ?
- Réponds à la question.
- Qu'est-ce que ça peut vous foutre ?
- Comment tu nous parles ! Tu sais pas à qui tu as à faire, gamine.
- Si, à une bande de cinq mecs qui viennent me faire chier sans raison.
Elle n'eut pas le temps d'esquiver, ni même de voir arriver le coup qu'un des gars lui asséna.
Sa tête pencha sur le côté, et un peu de sang humecta ses lèvres qu'elle retira avec son pouce avant de faire de nouveau face à ses interlocuteurs.
- Je répète ma question une dernière fois. Tu connais Serizawa ?
Elle lui lança un regard des plus noirs, sans pour autant répondre à sa requête.
Elle se demandait bien comment ils avaient eu vent qu'elle et Serizawa s'étaient côtoyés, mais peu importait au final. Elle n'appréciait pas leur manière de s'adresser à elle et de se croire tout permis. Et s'ils cherchaient Tamao c'est que forcément celui-ci avait encore dû faire le con. Ceci dit même si elle n'était pas là pour le protéger, elle estimait ne pas avoir à être mêler ainsi à leurs histoires.
Devant le manque de réaction de sa part, le gars qui s'adressait à elle lança une nouvelle frappe à son intention. Mais elle retint son bras et en profita pour lui envoyer un méchant coup de genou dans l'entrejambe. Cette attaque n'était certes pas fairplay mais à la mesure de leur attitude.
Il n'en fallut pas davantage pour qu'elle se trouve embarquée dans un nouvel affrontement.
Tandis que le premier gars était plié à terre, les autres surpris pas ce retournement de situation n'eurent pas l'occasion de la prendre en traitre.
L'un d'eux s'avança vers elle mais elle fut la première à s'élancer et à lui offrir son poing. Pendant ce temps, un autre tenta de l'agripper mais elle le repoussa, lui balançant un coup de pied par la même occasion. Les deux autres finirent par la saisir au niveau des bras, la maintenant fermement, laissant à un troisième l'occasion de la frapper au visage une première fois. La seconde attaque, elle l'interrompit par un coup de pied bien placé qui le fit reculer. Elle asséna un nouveau de pied au gars à sa droite puis un coup de tête à celui à sa gauche, qu'elle enchaina avec un coup de poing. Mais elle n'eut pas le temps d'esquiver une nouvelle attaque de son acolyte qui s'était redressé. Elle reçut donc un coup de pied percutant qui la fit tomber à terre. L'un des gars se posa alors à califourchon sur elle, et sortit un canif de sa poche le plaçant sous sa gorge.
- Sale garce ! Je vais t'apprendre moi à t'en prendre à des Yakusas !
Malheureusement pour lui, elle lui asséna sans vergogne un nouveau coup de genou à l'entrejambe et le repoussa rapidement sur le côté afin de pouvoir se relever.
Le canif glissa à terre et fut ramassé par l'un des ses assaillants, manifestement bien décidé à en faire usage.
Elle savait se battre et gérait plutôt bien la situation, mais forcé de reconnaitre que les choses prenaient une tournure qui s'annonçait assez mal pour elle.
Les cinq hommes se tenaient face à elle, dont un armé d'un couteau. Ils se scrutaient, tout en reprenant leur souffle, prêts à engager un nouveau round. Elle devait s'attaquer à celui qui était armé si elle voulait pouvoir s'en sortir.
Alors qu'elle s'apprêtait à lui asséner un coup de pied, elle fut interrompu par son voisin qui fut le plus rapide et lui adressa en premier cette frappe. Elle recula, et ne put éviter le coup de couteau qui lui entailla le bras. D'autant que les autres gars l'avaient encerclée, et deux d'entre eux avaient réussi à la choper afin d'éviter toutes représailles.
Elle était prise au piège.
Le Yakuza fit glisser la lame sur sa joue, laissant couler un léger filet de sang le long de son visage.
- Alors tu fais moins la maline là ! Lui cracha-t-il, sûr de leur victoire.
Elle avait rarement eu l'occasion de se retrouver dans ce genre d'impasse. Elle tentait de réfléchir à toute allure pour trouver une solution. Et elle regrettait presque, tardivement, de les avoir cherchés. Presque, car au final elle était ainsi qu'importe qui se tenait en face d'elle.
Cet enfoiré lui entailla à nouveau les chairs, au même endroit que précédemment afin d'intensifier la plaie et la douleur. Ils semblaient vouloir prendre leur temps pour lui faire regretter son insolence.
Tellement accaparé par la prise de cette nouvelle proie, le gars au couteau et ses comparses n'aperçurent pas l'ombre qui s'était rapprochée d'eux et qui menaçait leur petit jeu.
