Le voyage à bord du Poudlard Express se passa bien, Harry et Hermione étaient dans leur compartiment. Ils furent vite rejoints par les jumeaux Weasley après que ces derniers aient dit bonjour à leurs amis.

Une fois sortit du train, ils se dirigèrent vers les calèches. Harry eut un moment d'arrêt. Un animal tout droit sortit des enfers les tiraient. C'était une bête mi-équidé mi-reptile. Personne ne semblait s'en soucier. Ils passaient à côté d'eux sans aucune peur. Il en allait de même pour Hermione, Fred et George qui s'installèrent directement dans le véhicule. Harry décida de ne pas en parler, il avait peur qu'on ne le croit pas ou pire, qu'on se moque de lui.

Il passa le trajet à regarder la bête ailée -il avait remarqué ce détail en passant à côté. On pouvait à peine les distinguer à cause de la nuit tombée.

-Weasley, Ginny ! Dit Minerva McGonagall.

La fillette s'avança timidement vers le choixpeau. Elle savait que parmi les élèves, Harry Potter la regardait. Elle rougit à cette pensée, reprit contenance, mit ses épaules en arrière et releva le menton. Hors de question qu'il la voit se comporter comme si elle voulait se cacher dans les jupes de sa mère. Elle était une Weasley, cadette de 6 grands frères. Elle avait vécu pire que ça. Le choixpeau frôla sa tête et cria :

-Gryffondor !

La table des lions rugit d'éclats de voix et d'applaudissements. Ginny alla s'installer près des autres 1ère année. Elle était un peu déçue de ne pas être avec Harry mais la joie d'être avec les plus courageux pris le dessus. Elle irait lui parler plus tard en faisant honneur à sa maison.

Les jumeaux avaient beaucoup parlé de Harry Potter pendant les vacances et elle avait pu le croiser lors de leur arrivée à King's Cross à la fin de l'année. Elle était tout bonnement tombée amoureuse de ce garçon si simple et aussi si mystérieux… Comme s'il gardait un terrible secret.

Quelques semaines plus tard…

« Ses yeux sont verts comme un crapaud frais du matin,

Ses cheveux sont noirs comme un corbeau, il est div-»

-Euh, est-ce que je peux m'asseoir ici ?

-Oui bien su- Oh ! fit Ginny en levant la tête vers l'inconnu pas si inconnu que ça.

-Cool ! Je m'appelle Harry, voici Hermione.

-Oui, je vous- te connais, dit Ginny en se tournant vers la brunette.

-Tu es la petite sœur des jumeaux ? demanda Harry.

-Oui, je m'appelle Ginny.

-Enchanté ! Tu faisais tes devoirs ? Tu as besoin d'aide ? Dit Harry en se penchant sur la table pour essayer de lire à l'envers ce qu'elle écrivait. Oh c'est… un poème ?

-Je… oui ! C'est… c'est pour toi avoua la rouquine en ayant envie de s'enfuir.

Harry ne su où se mettre. Il ne connaissait cette fille que de vue. Comment en était elle arrivée à lui écrire un poème ? Il n'avait pour le moment jamais été attiré par qui que ce soit. « Ne panique pas Harry, dis lui juste la vérité, ça va aller ».

-C'est gentil, dit Harry mais… je n'ai pas de … sentiment pour toi.

Ginny baissa les yeux au sol. On pouvait voir les larmes lui monter aux yeux. Elle ne dit rien mais repris son carnet, sa plume, son encre et s'en alla. Hermione la suivit du regard, pleine de compassion.

-Je n'aurais peut être pas dû… Commença le brun.

-Non tu as bien fait, au moins elle ne s'inventera pas d'histoire. Mais c'est quand même triste pour elle…

-Ouais…

Harry était dubitatif. Il se trouvait au premier rang, face à leur nouveau professeur de défense contre les forces du mal, un certain Gilderoy Lockhart. Un blond aux cheveux courts et un sourire qui faisait apparemment rêver la plupart des filles de la classe, ainsi que certains garçons s'il ne rêvait pas. Le professeur avait, comme dirait les moldus, un « sourire Colgate », ce qui lui avait valu le prix du sourire le plus charmeur décerné par Sorcière Hebdo. Fantastique, ils étaient encore tombés sur un fou.

Le premier cours se porta sur les acromantulas. Lockhart n'en avait pas ramené car il était interdit d'en posséder, mais que les choses soient claires s'il « avait voulu en avoir, les autorités lui en aurait offert une dans les plus brefs délais » car après tout « il avait réussi à faire fuir le spectre de la mort, une petite araignée n'était rien en comparaison ». Il ne voulait cependant pas « traumatiser la bête » et avait donc décidé de ne pas en ramener.

Il leur apprit cependant un sortilège : Arania Exumai. Il était très efficace pour faire fuir ces bestioles.

-Et maintenant, je vais vous apprendre à métamorphoser un serpent en corde. Je vous rappelle que le processus, même mal fait, ne fait aucun mal à l'animal, dit le professeur McGonagall devant le regard outré d'un Serdaigle devant elle. Le sort est serpencorda, je vous laisse essayer. Sachez juste que dans le cours précédent avec les Serpentard et Gryffondor, seule Miss Granger ai réussi.

Chaque élève avait sur sa table une branche d'arbre avec dessus un serpent. Harry regardait depuis le début du cours son animal avec étonnement. Il parlait. Le serpent parlait. « Oh Merlin, je deviens fou ».

-Saletés d'humains avec leurs foutues expériences, dit son serpent.

-J'ai faim, dit un autre.

-Touche moi et je te mords, cracha son voisin.

Harry ne se sentait pas bien. Entendre les serpents parler… ce n'était pas normal, il en était sûr. Il décida de ne rien dire et exécuta l'exercice. Il réussit au bout de la 7ème tentative et ne cessait de marmonner « pardonne-moi » à la bête à chaque loupé.

-Très bien Mr. Potter, 10 points pour Poufsouffle, dit le professeur McGonagall.

Harry regarda sa corde. Elle était… sinistre. De couleur noire, elle ressemblait à celles qu'on utilisait pour accrocher les rideaux. Mais bon, lui et Hermione avaient réussi et pas Malfoy, cette pensée le fit aller tout de suite mieux.

A la fin du cours, il alla tout de suite voir Hermione pour lui parler de son « don ».

-Salazar Serpentard parlait aux serpents, on appelle ça le fourchelang.

-Mais il ne me comprenait pas quand je lui parlais.

-Alors je ne sais pas. Mais personne ne doit le savoir. Ça peut avoir de mauvaises répercussions auprès des autres.

-Même pas à Dumbledore ?

-Si, peut être à Dumbledore… oui, ça pourrait être une bonne idée. Lui, on est sûr qu'il ne veut que ton bien.

-Mr. Potter. Le professeur Dumbledore voudrait vous dire quelques mots dans son bureau, lui dit le Pomona Chourave. Venez, je vous accompagne.

-Très bien professeur, j'arrive. Salut Mione, on se voit tout à l'heure.

Le jeune homme et sa directrice firent des détours, montèrent des escaliers, en descendirent et au final, Harry se retrouva devant un griffon fait d'or.

-Citron sorbet, dit la sorcière.

Un escalier en colimaçon émergea d'en dessous de la statue. Harry monta dessus. Il atterrit devant une porte en bois, Harry toqua et elle s'ouvrit toute seule. C'était une belle grande pièce circulaire, pleine de petits bruits bizarres. Posés sur des tables, d'étranges instruments en argent bourdonnaient en émettant de petits nuages de fumée. Il s'avança vers le bureau aux pieds en forme de serres. Le directeur était assis à sa place, il observait son élève derrière ses lunettes en demi-lune.

-Bonjour Harry, merci d'être venu.

-Bonjour Monsieur le Directeur.

-Approche mon garçon, approche.

C'est ce que Harry fit.

-Je vois que tu gardes toujours ton collier à ton cou, c'est très bien. C'est un pendentif qui se passe chez les Potter de génération en génération. Des choses horribles sont arrivées à ceux qui ne le portaient pas. C'est une sorte de porte bonheur si tu veux. Mais bon, passons, comment se passent les cours ? Nous n'avons pas eu le temps d'en parler l'année dernière, j'en suis navré, sache le.

-Ça se passe bien professeur, mais il y a quelques petites choses qui m'inquiètent pour tout vous avouer.

-Dis-moi tout Harry, tu sais que tu peux me faire confiance.

-Eh bien d'abord ma baguette a, selon Ollivander, une jumelle…

-Et donc ?

-Elle… elle appartiendrait à Vous-savez-qui.

Harry vit le vieil homme se figer sur sa chaise. Ou peut-être avait-il mal vu ? Le conseil de Hermione passa dans son esprit. Autant lâcher la bombe tout de suite.

-Et… euh… j'ai entendu les serpents parler pendant le cours de métamorphose.

Là, très clairement, le directeur s'était assombrit.

-Professeur ? Demanda timidement Harry.

-Ce n'est rien mon garçon, ce n'est rien. Tu peux t'en aller, à moins que tu ais… d'autres choses à me dire ?

Harry décida de ne pas aborder le fait qu'il avait vu de parfaits inconnus dans le « miroir bizarre » l'année précédente.

-Non Monsieur, il n'y a rien.

Harry se leva, déçu, et se dirigea vers la porte. Une fois qu'il fut partit, Dumbledore s'effondra sur sa chaise. Une baguette jumelle à celle de Voldemort et un fourchelang. « Dieux du ciel, cet enfant baigne dans la magie noire. Il faut s'en débarrasser, le plus vite possible ». Il pensa aux bêtes que Hagrid avait laissées échapper dans la forêt interdite. Un accident était si vite arrivé…

Hedwige toqua à la fenêtre du dortoir de Harry. Elle avait une lettre accrochée à sa patte. Harry se leva de son lit où il était allongé sur le ventre en train de lire son manuel de potion. Pas qu'il aimait cette matière, loin de là, mais le professeur Snape leur avait donné des tonnes de devoirs à faire.

-Merci Hedwige, lui dit-il, une fois la lettre en main.

Il l'ouvrit :

Si tu as des questions, suis les araignées.

Il n'y avait pas de nom, pas de signature, rien. Juste cette phrase étrange. Harry ne reconnaissait pas l'écriture. Harry se remémora sa découverte de l'an dernier, dans la salle avec le miroir. Il ne savait toujours pas qui étaient les deux personnes qu'il avait vu. Harry décida de jeter le mot dans l'âtre afin que personne d'autre ne le lise.

Les jours passèrent, Harry et Hermione avaient un cours commun de botanique. Ils étaient en serre n°2 quand soudain Harry vit une ligne bouger de l'autre côté de la table où le professeur Chourave leur présentait les mandragores. Il tapota l'épaule de son amie qui plissa les yeux pour mieux voir. Elle étouffa un cri. Des dizaines de petites araignées qui se suivaient les unes derrière les autres.

-Ce sont des araignées, Harry.

-Le message, chuchota le jeune homme pour lui-même.

-Qu'est-ce que tu as dis ?

-Je-

-Potter ! Granger ! Si je vous surprends encore une fois à bavarder je vous retire des points.

-Pardon professeur ! Dirent les fautifs en cœur.

A la fin du cours, Harry tira Hermione par la manche et l'attira dans un couloir vide. Il regarda à droite et à gauche pour être sûr d'être seul et lui avoua pour le message secret qu'il avait reçu quelques jours plus tôt.

-Harry, ne me dis pas que tu veux faire ça ?

-Mais Hermione, et si elles pouvaient m'expliquer…

Harry eut un temps d'arrêt. Il ne lui avait pas parlé de l'homme et la femme du miroir. Il fallait trouver autre chose.

-… Comment mes parents sont morts ?

-Tu le sais déjà ! Un adepte de Tu-sais-qui les a tués et Dumbledore est arrivé pour te sauver !

-Oui mais-

-Il n'y a pas de « mais », tu pourrais être tué, ou pire ! Être expulsé de Poudlard.

Harry vit Hermione frissonner à cette pensée. Il haussa des épaules.

-Si tu ne veux pas venir avec moi, j'irai tout seul.

-Tout seul ? Résonna une voix derrière eux.

Les deux amis firent un bond en arrière. Ils étaient prêts à sortir la meilleure excuse qu'ils avaient en réserve, quand ils reconnurent les jumeaux. Fred et George Weasley.

-Vous nous avez fait peur ! s'indigna Harry.

-On a vu ça, dit Fred avec un grand sourire.

-Comment nous avez-vous trouvé ? demanda Hermione.

-Ca, c'est notre secret, dit George avec un clin d'œil. Alors, racontez nous.

-Harry a reçu un mot lui disant de suivre les araignées, or une dizaine d'entre elles se baladaient en file indienne lors du cours de botanique.

-Ce qu'elle ne vous dit pas, c'est que le mot disait que j'aurai des réponses à mes questions !

-Mais ça a l'air super ça ! S'exclama Fred.

-Super dangereux et idiot oui ! Dit Hermione, outrée mais pas si surprise que ça qu'ils ne prennent pas sa défense.

-C'est pas important ça ! On y va quand ?

-Je comptais y aller ce soir, mais elles se dirigeaient vers la forêt interdite…

-Il te faut donc des guides pour t'aider !

-Merci vous deux, leur sourit Harry.

-Tous des idiots, marmonna Hermione.

-Hein ? demanda le brun.

-Non rien, dit la jeune fille précipitamment.

Les garçons rigolèrent.

Le soir même, Harry attendit les deux frères à l'orée de la forêt interdite.

-On est là Harry, chuchota Fred.

-OK, on peut y aller alors.

Ils entrèrent tous les trois en silence. Le hululement d'un hibou les fit sursauter, malgré l'excitation de l'aventure, les garçons savaient qu'il y avait toute sorte de créatures dans cette forêt. Après tout, ce n'était pas pour rien quelle était interdite. Avec sa lampe, Harry essayait d'éclairer le sol à la recherche des bestioles. Puis, enfin, il les vit. Elles étaient une bonne centaine, venant de toute part mais se dirigeant vers la même direction, plus profondément dans la forêt. Ils les suivirent, chaque jumeau aux côtés de Harry pour le protéger au cas où. Ils s'arrêtèrent face à une grotte. Un craquement sourd s'y éleva. « Peut-être que Hermione avait raison au final », se dit Harry. Mais là, ils ne pouvaient pas reculer.

Soudain, une araignée géante sortit de la caverne, malgré la pénombre, les trois jeunes purent voir les yeux luisants de la bête.

-Qui est là ? Fit-elle.

-Nous… Nous sommes des élèves de Poudlard, dit George en prenant son courage à deux mains. Harry a reçu un mot disant que vous pourriez répondre à des questions et-

-Je n'ai aucune réponse à vous donner, gronda la bête en s'avançant un peu plus, faisant reculer les garçons.

-Très bien, bredouilla Harry, qui entendait des claquements de pinces tout autour de lui. Nous allons vous laisser dans ce cas.

-Je ne crois pas, mes fils et mes filles ne font pas de mal à Hagrid car je leur interdit, mais je ne peux leur refuser un peu de viande fraîche quand celle-ci vient jusqu'à nous.

Les sorciers se regardèrent une demi-seconde et partirent en courant. Les araignées galopèrent derrière eux. Soudain, Harry entendit des sifflements, comme si il y avait quelque chose de volant près de leurs oreilles. Harry tourna la tête et retint un hurlement. Des centaines de grosses araignées les coursaient et au dessus d'elles, dans les airs, deux chevaux ailés foncèrent sur eux. Enfin, si on pouvait appeler ça des chevaux. C'était les mêmes qu'il avait vu tirer les calèches à son arrivée cette année. C'était un mélange entre un cheval et un reptile.

Fred et George ne semblaient pas les avoir entendu, ni même vu. Pourtant, les chevaux accélérèrent et finirent par les dépasser. Ils se posèrent quelques mètres devant eux.

-Il faut monter sur eux ! Cria Harry aux jumeaux.

-Hein ?! Dit George essoufflé.

-Les chevaux !

Harry devait faire vite, les araignées n'étaient pas très loin derrière eux. Il prit les jumeaux par la main et les guida vers les deux bêtes. Il fit d'abord grimper Fred qui resta au départ dubitatif, mais finit par monter. Ils entendirent un hurlement de douleur. Harry se précipita vers George qui venait de se faire attaquer à la tête par une araignée.

-George ! Crièrent les deux autres.

-Arania Exumai ! Dit Harry, trop heureux d'avoir appris ce sort en Défense contre les forces du mal, pour une fois, un cours de Lockhart lui avait servi à quelque chose.

Le sort expulsa la bête de l'oreille gauche du Weasley. Tandis que Harry conduisit George vers le deuxième cheval, le premier s'envola avec Fred sur son dos. Tous deux montèrent tant bien que mal sur le dos de l'animal qui partit dans la même direction que son partenaire. Ils descendirent en piqué vers l'orée de la forêt et laissèrent les garçons descendre.

Tous tremblants, les 3 jeunes se dirigèrent vers l'infirmerie afin de soigner George dont l'hémorragie ne s'était pas arrêtée. Madame Pomfresh étouffa un cri en les voyant débarquer.

-Mais… Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Dit-elle en accourant vers eux en peignoir.

-Nous… Nous sommes allés dans la forêt interdite et-

-La forêt interdite ?! Mais qu'est ce que vous n'avez pas compris dans son nom ?!

-Mais j'avais reçu un message disant que je devais m'y rendre… Dit Harry avec une petite voix.

Harry décida de ne pas parler des chevaux volants qu'il avait été, encore une fois, le seul à voir. Fred choisit ce moment pour couper court à la discussion à la grande joie du jeune homme qui n'aurait pas su quoi inventer.

-Soignez mon frère s'il vous plaît, coupa Fred.

-Oh bien sûr ! Par quoi a-t-il été attaqué ?

-Une acromantula.

-Oh… Le venin d'une acromantula est très vénéneux, on ne peut guérir totalement une de leur morsure.

-Quoi ? Mais… Mais vous allez pouvoir faire repousser son oreille n'est ce pas ? Demanda Fred en installant son frère sur un lit proche. George s'évanouit aussitôt.

-Je peux arrêter l'hémorragie et refermer la plaie, mais je ne peux faire repousser son oreille, dit la femme, une once de pitié dans la voix.

Elle examina le trou, alla chercher de la pommade, en appliqua sur la blessure qui commença alors à se refermer. Enfin, elle se tourna vers les deux autres.

-Il faut que je prévienne vos directrices de maison. Désolé mais je n'ai pas le choix, ajouta-t-elle quand ils ouvrirent la bouche pour protester.

Le professeur McGonagall et le professeur Chourave arrivèrent 10 minutes plus tard dans leurs vêtements de nuit.

-Comment avez-vous osé ? Comment avez-vous pu ? La forêt interdite ! Quelle mouche vous a piqué tous les trois ? Enragea McGonagall.

-J'avoue que vous me décevez Monsieur Potter, dit son homologue avec un ton de reproche.

-Mais j'ai reçu un mot professeur ! Il me disait de suivre les araignées.

-Et vous n'avez pas jugé bon de nous prévenir avant de faire une telle bêtise ? Dit la Gryffondor

-Je… Je n'y ai pas pensé, avoua Harry en baissant la tête.

-Je vous propose d'enlever cinquante points à chacun de ces messieurs Pomona.

-Je suis tout à fait d'accord Minerva. Je rajouterai même un récurage des trophées pour mon élève.

-Et moi des chaudrons, enchaîna la directrice-adjointe.

Le lendemain, les Gryffondor et les Poufsouffle furent choqués de voir qu'ils avaient perdu respectivement 100 et 50 points. Ils surent rapidement qui étaient les coupables à partir du moment où ils apprirent que George Weasley était à l'infirmerie et il n'y avait qu'un Poufsouffle qui traînait avec eux.

Les jours passèrent, les Poufsouffle recommençaient peu à peu à reparler à Harry. Ce dernier cherchait à savoir qui avait bien voulu le tuer de la sorte. Car oui, l'envoyer là bas était une tentative de meurtre. Une seule personne lui vint à l'esprit. L'araignée avait dit connaître une certaine personne…

-Professeur Chourave ? Demanda timidement Harry en passant la tête par la porte d'une des serres de l'école.

-Oui Monsieur Potter ? Dit la dame avec un sourire avenant.

-Je… Je voudrais d'abord m'excuser pour l'autre jour, ce que j'ai fais était inconscient.

-Ce n'est rien, il faut juste que vous sachiez qu'il faut d'abord en parler aux professeurs avant de prendre des risques inconsidérés comme vous l'avez fait. Surtout en ce qui concerne la forêt interdite.

-Oui professeur. C'est à propos du mot que je suis venue vous parler. Je pense savoir qui me l'a envoyé.

-Oh ! Et qui cela pourrait-il être ?

-Hagrid.

-C'est une grave accusation Monsieur Potter.

Cette fois, Pomona se tourna totalement vers Harry et enleva ses gants en peau de dragon.

-Je sais mais… L'araignée nous a dit qu'elle le connaissait et qu'elle avait ordonné à ses enfants de ne pas le toucher.

-Et je suppose que vous n'avez plus le mot en question ? Il aurait été bien utile pour deviner de qui il était.

-Non, je l'ai tout de suite jeté au feu, dit Harry en baissant les yeux.

Le professeur soupira, elle se frotta le menton.

-Je vais en parler avec d'autres professeurs. Vous aviez quelques choses d'autres à me dire ?

-Non professeur, c'était tout.

Dans son bureau, Dumbledore enrageait. Ça n'avait pas fonctionné. Pire, d'après ce que lui avait dit le professeur Chourave qui venait de quitter la pièce, Hagrid, son garde chasse, était pointé du doigt comme coupable présumé. Jamais il n'aurait cru qu'Aragog parlerait du demi-géant. Il fallait qu'il trouve quelque chose, n'importe quoi.

A cause de la malédiction que Tom avait lancée sur le poste de professeur de défense contre les forces du mal, il savait que Lockhart ne tiendrait pas l'année. Il ferait la victime idéale. Dumbledore lançait le sort d'amnésie à la perfection, ainsi que le sortilège interdit impero qui obligeait la victime à obéir aux ordres données par la pensée. Peu de personnes pouvaient aller contre ce sort, il était sûr que Lockhart n'en faisait pas partie. Il devait cependant attendre quelques temps avant de mettre son plan en action, cela serait suspect qu'un professeur se désigne lui-même coupable juste après l'emprisonnement d'un autre.

Les jours passèrent, George était sortit de l'infirmerie après une visite de ses parents. Molly Weasley avait crié comme jamais contre ses deux fils, leur disant qu'au prochain pas de travers, ils rentreraient tout de suite à la maison. Elle voyait à présent Harry d'un mauvais œil. Il était celui qui les avait conduit à faire ça. À cause de lui son fils avait perdu une oreille de manière définitive. Pourtant les jumeaux lui avaient beaucoup parlé de ce petit brun à lunettes, comme quoi il était « trop sage et très timide ». Qu'est-ce qui l'avait poussé à faire cela ? Elle n'en avait aucune idée.

Les jumeaux de leur côté, se faisaient un plaisir de raconter leur aventure à quiconque voulait l'entendre. Harry s'était excusé auprès d'eux une bonne dizaine de fois pour les avoir entraîné là dedans. Fred et George ne cessaient de lui répéter qu'il n'y avait aucun problème, qu'ils étaient assez grands pour savoir ce qu'ils faisaient.

Les aveux de Harry à sa directrice de maison n'étaient pas tombés dans les oreilles d'un sourd. Le lendemain, le brun ne vit pas le demi-géant à la table des professeurs comme à l'accoutumée. Harry questionna le professeur Chourave après un cours :

-Professeur, où est Hagrid ?

-Le ministère a décidé de l'emmener en prison pour tentative de meurtre.

-Oh... à la prison d'Azkaban ?

-Oui mon petit, il va y rester quelques mois et en fonction de son comportement, le directeur de la prison décidera s'il pourra être relâché ou non.

Harry se sentit mal, il n'avait pas souhaité que ça aille jusque là.

Hagrid n'avait toujours pas réapparu au grand damne du jeune homme. Un matin, il eut un « éclair de génie ». Ca ne pouvait pas être Hagrid. Il avait déjà vu son écriture par le passé lorsqu'il était venu le chercher pour lui annoncer qu'il était un sorcier. Il avait une écriture tremblante et n'était pas fort en orthographe. Mais qui alors ?

Harry se dirigea vers le bureau du directeur. Il se doutait qu'il avait de l'importance dans le monde magique et qu'il pouvait faire pencher la balance à lui tout seul. Il arriva devant la statue quand la réalité le frappa de plein fouet, il ne connaissait pas le mot de passe du directeur. Il allait faire demi-tour quand une présence imposante se plaça derrière lui. Pensant à Crabbe ou Goyle, il sortit sa baguette et se retourna d'un coup, prêt à se défendre.

-Eh bien, Monsieur Potter, je vois que vous avez quelques aisances en duel, je ferais bien de créer un club.

-Oh, professeur Dumbledore, dit précipitamment Harry, rangeant l'arme du crime. Justement, je vous cherchais !

-Pour quelle raison mon garçon ?

Harry eut un temps d'arrêt. « Mon garçon », Vernon Dursley l'appelait comme ça « chez lui ». Il reprit cependant contenance.

-Eum… Je… Je ne pense pas que Hagrid soit la personne qui m'ai envoyé le message il y a quelques semaines… Ce n'était pas son écriture et encore moins son orthographe.

-Je vois, je vais envoyer un hibou à Azkaban dans ce cas. Il me semble que notre garde chasse s'est bien conduit là bas, je ne vois pas pourquoi il ne serait pas libéré dans ces conditions.

-D'accord professeur ! Merci beaucoup ! Lui sourit Harry.

Le lendemain, Hagrid était revenu à la table des professeurs, mais Gilderoy Lockhart manquait. Lors de l'arrivée du courrier, des chuchotements se firent. Harry regarda sur le journal de son voisin, c'était la Gazette du Sorcier, une interview d'une certaine Rita Skeeter au professeur manquant.

-Tiens Harry, regarde ce paragraphe, lui dit ledit voisin.

-Merci Ernie, murmura Harry en prenant le papier pour le mettre devant lui.

L'interview qui va suivre s'est faite au quartier des aurors. Un Gilderoy Lockhart euphorique a en effet débarqué dans le bureau du chef tard dans la nuit et a annoncé avoir un aveu à nous faire. Heureusement, votre reporter préférée est directement arrivée afin de collecter les informations et les partager à grande échelle.

Rita : Vous nous avez donc dit que vous aviez quelque chose de très important à nous annoncer, Monsieur le Professeur. Qu'est-ce donc ?

Gilderoy : Eh bien, ma chère Rita, sachez d'abord que cette décision n'a pas été prise sur un coup de tête ! Il y a quelques semaines de cela, mon collègue et ami Rubeus Hagrid, a été emprisonné, comme tout le monde le sait, à la prison d'Azkaban car il aurait soit disant envoyé un mot à un des élèves de Poudlard qui l'aurait amené à une mort certaine s'ils n'avaient pas eu la bonne idée de fuir. Mais aujourd'hui, je vous dois la vérité. C'est moi qui ait envoyé le mot.

Rita : Mais pourquoi ?

Gilderoy : Quelqu'un (je ne me rappelle plus de qui) m'a parlé de cette araignée cachée dans la forêt interdite. Je me suis dis que ce serait une bonne idée qu'un de mes élèves parte à l'aventure, vous savez, comme moi je l'ai fait maintes et maintes fois pour mes écrits.

Si nous croyons ces révélations, cela voudrait dire que Rubeus Hagrid est en fait innocent. Juste après ce dialogue, Lockhart est parti en plein délire, affirmant avec conviction qu'il avait utilisé le sortilège obliviate sur pleins de gens et que Dumbledore avait un beau sourire qui « mettait tout de suite à l'aise » etc… Ces deux dernières informations ne seront bien sûr pas prises en compte, un examen psychomagique va être effectué sur le désormais ancien professeur de Poudlard, il y a de fortes chances pour qu'il passe le reste de ses jours à St Mangouste au lieu d'Azkaban comme il serait initialement prévu.

-C'est dégoûtant ! Dit Harry à Hermione juste avant le cours de potion. Hagrid n'a eut aucun examen psychomagique lui ! Il a directement été envoyé à Azkaban !

-C'est difficile à comprendre, je sais, mais Hagrid est un demi-géant, tout le monde le sait, et les sorciers sont assez… disons… racistes… Oui, voilà, c'est ça le mot. Racistes. Je suis sûre qu'il y ont vu une belle opportunité de mettre un demi-géant aka un danger public en prison.

-Il faut que j'aille m'excuser, c'est à cause de moi s'il a été emmené là bas… Dit Harry en serrant son livre de potion contre lui.

-Oh tu sais, je ne pense pas qu'il revienne avant l'année prochaine, il ne reste que deux semaines de cours et il a dû être traumatisé par Azkaban, lui répondit Hermione en mettant son épaule droite sur le mur.

-C'est si horrible que ça là bas ?

-Eh bien, les gardiens de la prison sont des détraqueurs…

-Des détraqueurs ?

-Oui, on en sait pas beaucoup dans les livres sur eux, mais mieux vaut ne pas les approcher.

-Je vois, ça fait froid dans le dos cette histoire.

En effet, Hagrid ne réapparu pas cette année là. Les examens de défense contre les forces du mal furent annulés pour toutes les classes.