Chapitre 9 : Le début des ennuis, partie 2

Pdv Rose :

La première pensée que j'avais eu quand Neville, enfin, le professeur Londubat, était venu me dire à la fin du cours de Botanique que Madame Pomfresh voulait me voir avait été : Oh non pas déjà… Les années précédentes, je passais beaucoup de temps à l'Infirmerie. Entre les accidents d'Hugo, les bagarres de James et Mélissa et les blessures de Quidditch de Lily et Albus, je finissais souvent par me faire convoquer au chevet des uns et des autres. Moi-même, je ne m'étais que très rarement blessée en jouant. J'imagine qu'étant batteuse, j'avais moins de chance de me prendre un Cognard ! Enfin bref, juste après m'être dit « oh non pas déjà », je me demandais donc tout naturellement lequel des quatre casse-cous de ma famille je venais voir cette fois, et surtout pour quel motif. J'avais imaginé divers scénarii possibles, comprenant pour la plupart des duels illicites entre James et Albus, mais ce qui était sûr, c'est que jamais je ne me serai attendue à la scène qui se jouait à l'intérieur de l'Infirmerie.

Albus était assis sur l'un des nombreux lits, et il semblait en grande conversation avec oncle Harry et Lily. Sa robe était couverte d'un mélange de sang, de poussière et d'un liquide noir à l'apparence pâteuse que je ne parvenais pas à identifier. Madame Pomfresh se tenait debout derrière mon cousin et s'appliquait à lui étaler quelque chose à l'arrière de la tête, ce qui semblait prodigieusement agacer le Serpentard. Au milieu de l'allée, tante Ginny semblait quant à elle se disputer avec le professeur McGonagall. À présent légèrement inquiète, je m'avançais en direction d'Albus. Ce dernier sembla enfin s'apercevoir de ma présence et m'adressa un pauvre sourire.

-Salut Rosie.

-Albus, mais enfin, qu'est-ce qu'il t'est arrivé ?! M'exclamais-je. Ça va ta tête ? Tu es tout pâle !

J'aurais sans doute continué à bombarder mon cousin de question, mais Oncle Harry s'avança et posa une main rassurante sur mon épaule.

-C'est une longue histoire Rose. Si tu veux bien, nous allons attendre que James et Hugo nous rejoigne. Je suis sûr qu'ils ne voudraient pas rater un récit aussi passionnant. Dit-il d'un ton léger mais les sourcils froncés, ce qui trahissait son inquiétude.

-Bonjour Oncle Harry. Oui bien sûr, je veux bien attendre les autres, mais dis-moi au moins si ça va, Albus. Répondis-je d'une voix un peu plus calme.

-Mais oui Rose, je vais bien. Ce n'est qu'une égratignure de rien du tout. Soupira mon cousin. Il en faut plus que ça pour m'avoir.

-Plus que quoi Albus ? Et qu'est-ce que tu entends par « m'avoir » ?

-Je te dirais tout quand les autres seront là. Tient d'ailleurs, les voilà.

En effet, James et Hugo venaient à leur tour de franchir les portes de l'Infirmerie. Comme moi, ils se figèrent un instant sur le seuil avant de se diriger d'un même pas vers Albus, Lily, oncle Harry et moi. Je remarquai l'apparence débraillée de mon frère. Sa cravate était défaite, ses cheveux semblaient emmêlés, et il avait de la terre sur son pantalon. Mentalement, je me promis de l'interroger plus tard.

-Bien ! S'exclama oncle Harry en reprenant la parole. Je te laisse leur expliquer, Albus. Je vais aller... voir ce que fait ta mère.

Il s'éloigna rapidement en direction du centre de la pièce où tante Ginny et notre directrice semblaient sur le point de s'entre-tuer. Des éclats de voix de plus en plus forts émanaient de leur conversation, et la mère d'Albus était à présent de la légendaire couleur rouge brique que les Weasley arboraient lorsqu'ils étaient gênés ou, comme dans le cas présent, en colère. De là où nous nous trouvions, je pouvais distinguer des morceaux de phrases comme « un manque de sécurité inacceptable », « ce n'est certainement pas ce que vous croyez », « Dumbledore ne l'aurait pas permis », ou encore « je suis moins naïve que vous semblez le croire ». J'aurais été ravi qu'elles parlent encore plus fort afin d'en apprendre davantage, mais Oncle Harry les interrompis, et nous désigna d'un geste rapide de la main. Les deux femmes semblèrent alors se souvenir de notre présence, et elles s'éloignèrent avec l'Auror en baissant considérablement le volume sonore de leurs voix.

-Je vais vous chercher une autre potion, Monsieur Potter. Dit soudain Madame Pomfresh, dont j'avais presque oublié l'existence. Je reviens, ne touchez pas à votre blessure. Et vous, tâchez de ne pas me le fatiguer ! Ajouta-t-elle d'un air sévère.

Albus la regarda partir avec un soulagement évident.

-Alors Albus, raconte ! S'exclama Lily, dès que l'infirmière fut assez loin pour ne plus nous entendre.

-J'ai été attaqué par une créature magique.

Il avait lancé ça comme lui seul aurait pu le faire, d'un ton morne et presque agacé. Lily, qui jusqu'à présent semblait plus amusé qu'autre chose, paru soudain beaucoup plus sérieuse.

-Une créature ? Dit-elle d'un ton inquiet. Quelle créature ?

-Je n'en sais rien Lily, c'est bien là tout le problème ! Reprit vivement mon cousin.

-Calme-toi Albus. Dis-je sur un ton posé. Raconte-nous tout depuis le début.

Le Serpentard poussa un soupir résigné et entreprit de nous narrer toute l'histoire. Au fur et à mesure qu'il racontait, je sentais un sentiment d'horreur s'emparer progressivement de moi. Comment diable avait-il pu penser à piéger la créature dans le mur de sa Salle Commune alors qu'il était blessé, fatigué et poursuivi ? Moi à sa place, je serai probablement morte. Et si c'était un première année qui était tombé sur cette chose ? Mon dieu, je ne pouvais même pas l'imaginer. J'éprouvais soudain un respect tout nouveau pour mon cousin. Oh bien sûr je savais depuis des années qu'Albus était un des meilleurs élèves de l'école, et je n'avais aucun doute quant à sa brillante réussite future. Mais je ne le savais pas si intrépide, pourtant il avait visiblement hérité d'un peu du don incroyable de survie des Potter. À la fin de son récit, il y eut un silence puis James, qui n'avait toujours rien dit, poussa un petit rire moqueur.

-Et tu n'as même pas essayé de lui jeter un sort ? Un bon Stupéfix aurait sûrement fait l'affaire.

-Il y a plein de créatures sur lesquelles le stupéfix est inefficace, James ! Je ne savais pas ce que c'était que cette chose, je ne pouvais pas prendre le risque. Tu sais, certaines personnes utilisent leurs cerveaux pour réfléchir. Si, si, je te jure !

-Apparemment pas assez, vu que tu ne sais pas ce que c'était comme créature. Lui répondit James d'un ton goguenard.

-Je l'ai décrite aux parents et à McGonagall mais ils ne m'ont rien dit. Maman est juste devenue toute pâle et elle et la directrice sont parties discuter plus loin. Mais dis-nous toi, puisque tu sembles tout mieux savoir que tout le monde !

-D'après ta description, ça me semble évident qu'il s'agissait d'une furie. Oh, mais attend, c'est vrai que tu ne fais pas Soins aux Créatures Magiques !

Je crois qu'Albus s'apprêtait à répondre vertement mais il n'en eut pas le temps, car McGonagall venait vers nous, accompagnée de ma Tante et de mon Oncle.

-Bonjour jeunes gens. Dit-elle de son air le plus pincé. J'irai droit au but, la chose qui vous a attaqué était une furie Monsieur Potter.

À cet instant, si le regard d'Albus avait pu tuer, James serait mort dans la seconde.

-La question est, que faisait donc un monstre meurtrier dans une école remplit de jeunes sorciers ? S'exclama Tante Ginny, s'adressant à nous pour la première fois depuis que j'avais franchi le seuil de l'Infirmerie.

L'air de McGonagall se fit plus pincé encore, si toutefois c'était possible.

-Maman, tu ne crois pas que tu exagères un peu ? Commença James. Un monstre meurtrier ? Après tout, Albus n'a presque rien.

Notre directrice lança un regard offusqué au plus vieux d'entre nous, mais Tante Ginny sembla au contraire se radoucir.

-Que sais-tu exactement à propos des furies, James ? Demanda-t-elle.

-C'est un croisement entre un sombral et un hippogriffe, non ? Répondit ce dernier en haussant les épaules.

-Oui, c'est ça. Quoi d'autre ?

-En fait, c'est tout. On a abordé le sujet très brièvement avec Hagrid, mais …

Ce fut au tour d'Albus de lancer un regard goguenard à son frère.

-Les furies sont extrêmement dangereuses, reprit Ginny. D'une part parce qu'il s'agit d'une des créatures les plus rapides de notre monde et d'autre part parce qu'elles sont venimeuses. Le poison contenu dans les crocs et les griffes d'une furie est presque indétectable et peut tuer en moins de 24 heures. Non ne t'inquiète pas Albus, Pompom t'a déjà administré un contrepoison, tu ne risques rien. Ajouta-t-elle en se tournant vers son plus jeune fils qui avait amorcé un bref mouvement de panique.

-Mais j'aurais pu c'est ça ?! S'exclama mon cousin, l'air à présent à mi-chemin entre la colère et l'incompréhension. Pourquoi ce truc était dans l'Ecole ? Et puis comment il est entré, je croyais qu'il y avait des protections inviolables autour de l'Ecole !

-Nous n'en savons rien Monsieur Potter. Pour l'instant ce que cette furie faisait là n'est en rien vos affaires. Dit McGonagall d'un ton sec.

-Elle a quand même bien failli m'arracher la tête ! Se récria Albus. Alors je pense qu'au contraire, c'est tout à fait mon affaire, madame. Et puis…

-Vous savez ce que toute cette histoire me rappelle ? Le coupa soudain Oncle Harry d'une voix légèrement absente. Ma première année. Quelqu'un avait fait entrer un troll dans les cachots pour faire une diversion… Je me demande si… Mais non personne ne pourrait… Une furie... !

Derrière ses lunettes ses yeux se troublèrent. Il arborait le visage le plus grave que je lui ai jamais vu et tout d'un coup il articula quelque chose qui ressemblait à un sifflement rauque.

-Harry ! Ma Tante venait de poser sa main sur le bras de son mari, brisant ainsi l'étrange atmosphère qui s'était installée dans l'infirmerie.

-Oui mon cœur ?

-Tu étais encore en train de…

-Oh excuse-moi. Il semblait embarrassé et je ne pus m'empêcher de me demander si ce genre d'absence lui arrivait souvent.

-Donc, articula lentement Lily. Si j'ai bien compris tu penses que quelqu'un aurait pu faire entrer cette furie… exprès ?

Harry Potter jeta un étrange regard à sa fille. On aurait presque dit qu'il se demandait s'il devait lui mentir ou non, mais avant qu'il ait pu prononcer le moindre mot, deux personnes déboulèrent dans l'Infirmerie en courant. Scorpius Malefoy et Kendra Mills.

-Albus ! s'exclama Kendra en se précipitant vers le lit. Mais elle ne se jeta pas dans les bras de mon cousin comme je m'y attendais, se contentant de lui prendre la main. On a croisé le professeur Zabini, elle nous a raconté ! Je suis tellement, tellement désolée Al ! C'est de ma faute, si tu n'étais pas retourné chercher mon manuel de Défense…

-Voyons ne dis pas de bêtises Kendra, tu ne pouvais pas savoir, la gronda gentiment Albus.

-Bien, jeunes gens, tout cela est très touchant mais je dois aller discuter dans mon bureau avec Monsieur et Madame Potter. Miss Mills, Monsieur Malefoy, c'est moi qui ai demandé à Daphné de vous prévenir. J'ai également fait appeler Messieurs Potter et Weasley ainsi que Miss Potter et Miss Weasley. Je devais vous parler.

La directrice s'interrompit et nous regarda tour à tour d'un air si sérieux, que la température de la pièce sembla chuter instantanément de plusieurs degrés. C'était comme ça avec McGonagall, un simple regard avait le pouvoir de vous glacer jusqu'à la moelle.

-Tout d'abord vous ne devrez parler à personne de ce qui s'est passé vous m'entendez ? Inutile d'alerter tout le château !

-Mais Professeur, intervint Scorpius. Vous avez chargé le professeur Zabini de nettoyer la Salle Commune et pour ça elle a dû en condamner l'accès une bonne demi-heure ! Les Serpentards ne sont pas idiots, ils vont se poser des questions forcément. D'ailleurs je ne serais pas étonné que le bruit circule déjà. Albus n'était pas en cours et ses meilleurs amis et sa famille sont convoqué à l'infirmerie !

-Sans parler de votre présence Monsieur Potter, renchérit Kendra. Des élèves vous auront sûrement aperçu dans les couloirs. Tout ça va faire naître beaucoup trop de question si vous voulez mon avis.

Du coin de l'œil je vis James lever les yeux au ciel mais une fois n'est pas coutume, Kendra Mills venait de soulever un point non négligeable.

-Ils ont raison Professeur, soupirai-je m'attirant les regards surpris de toute la pièce. Il faut qu'on se mette d'accord sur une version des faits à peu près cohérente sinon… Et bien vous savez ce qu'on dit au sujet de la rumeur. Elle est comme une armée de gnomes de jardin, une fois lâchée il est impossible de s'en débarrasser.

-C'est bien là-dessus que je compte Miss Weasley. Nous allons, ou plutôt vous allez lancez une rumeur. Nous dirons qu'une des acromentules de la Forêt Interdite a réussi à se glisser dans les Cachots. Monsieur Potter s'en est débarrassé très rapidement mais s'est fait mordre ce qui explique la présence de ses parents. Les araignées restantes dans la Forêt ont été éliminées fin de l'histoire ! Vous ne devez en aucun cas prononcer le mot furie, me suis-je bien faite comprendre ?

Nous nous consultâmes du regard. Hugo jouait négligemment avec un trou dans sa chemise et Albus semblait résigné. Lily elle, affichait une mine soucieuse, sans doute parfait reflet de la mienne. Quant à James, il fusillait Kendra du regard, laquelle ne s'en préoccupait pas, prise dans un débat de regards avec Malefoy.

Mais notre échange silencieux fut rompu par un reniflement impatient de notre directrice. Lily sursauta puis elle se redressa et, plantant son regard dans celui de Minerva McGonagall, elle dit lentement :

-Bien professeur, vous avez notre parole, nous serons silencieux.

-Je n'en attendais pas moins de vous Miss Potter.

Elle se tourna alors vers les trois Serpentard et leva un sourcil interrogateur. Albus haussa les épaules.

-Il n'y a pas plus discret qu'un Serpentard. Quand il y aura une fuite, et je dis bien quand et pas si, elle ne viendra certainement pas de nous. Marmonna-t-il. Mais si vous insistez, alors d'accord on promet de n'en parler à personne.

La tension sembla retomber d'un coup aux mots de mon cousin. Notre directrice eu un bref rire sec puis elle reprit.

-C'est tout ce que je voulais savoir. Maintenant hop hop hop, tous dans vos maisons ! Sauf vous Miss Mills, vous resterez veiller monsieur Potter.

Kendra paru ravi de sa mission, mais ce ne fut pas le cas de James qui n'osa pourtant pas contredire la directrice devant ses parents. Albus lui, ne se gêna pas.

-Mais je peux retourner au dortoir !

-Il n'en est pas question Monsieur Potter ! Je vous garde en observation pour la nuit. S'exclama Madame Pomfresh qui était de retour avec un nouveau flacon de potion. C'est une bonne idée de me laisser Miss Mills pour m'aider Minerva. Ajouta-t-elle. Je ne suis plus aussi jeune que je l'ai été… Maintenant dehors ! Oui même vous Monsieur Malefoy !

Scorpius nous suivis en maugréant. Nous avions presque atteint la porte de l'Infirmerie lorsqu'un cri nous retint.

-Hey les jeunes ! Soyez prudents d'accord ? Vous tous.

Le regard vert émeraude du sauveur nous transperça un instant, puis comme si rien n'était arrivé il se retourna vers sa femme. Nous nous empressâmes de quitter l'Infirmerie.

Une fois dans le couloir James, Lily, Hugo et moi nous prîmes en silence le chemin de la Tour de Gryffondor. Curieusement Scorpius nous suivi et s'approcha de moi.

-Euh Rose, je peux te parler une minute ?

Sa demande me surprit tellement que je m'arrêtais net. Calmement il s'arrêtât à son tour et leva un sourcil interrogateur dans ma direction, semblant attendre une réponse. Dis non, dis non…

-Oui bien sûr, m'entendis-je répondre

Oh bravo Rose ! Alors là vraiment tu fais fort ! Toi qui t'étais promis de garder tes distances ! Mais je fus coupée dans ma litanie de reproches intérieurs, par le sourire qui vint éclairer le visage du Serpentard. Et je ne pus m'empêcher de remarquer, qu'il était beau, ce sourire, vraiment très beau en fait. Il lui donnait un air différent de d'habitude, un air moins glacial, plus humain aussi.

-On marche ?

J'acquiesçais de la tête et nous nous remîmes en route en direction de mon dortoir. Mes cousins et mon frère étaient à présent loin devant nous. En temps normal, me retrouver ainsi seule avec Scorpius m'aurais terrifiée, mais pas ce soir. Ce soir il régnait une atmosphère particulière sur le Château. Après tout, dans un monde où Albus se faisait attaquer par une furie, et où le professeur McGonagall lançait des rumeurs, un Malefoy et une Weasley pouvaient bien se promener ensembles non ?

-Ça ne te gêne pas que je te raccompagne à la Tour ? Reprit le jeune homme.

-De toute façon c'est trop tard, tu es déjà en train de me raccompagner.

Il rougit brusquement à mes paroles, et je ne pus m'empêcher d'éclater de rire.

-Mademoiselle Weasley ! Ne seriez-vous pas en train de vous moquer de moi, part le plus grand des hasards ?

-Moi ? Me moquer d'un Malefoy ? Jamais je n'oserais. Rétorquais-je en entrant dans son jeu.

Il leva le nez au plafond d'un air faussement vexé, mais ne tint pas longtemps avant de me rejoindre dans mon hilarité. Allons bon, voilà que nous riions ensembles maintenant !

Curieuse, j'observais son visage. Si le Scorpius qui souriait était beau, le Scorpius en train de rire, avait l'air d'un ange. Mon estomac faisait de drôles de sauts périlleux, mais ça n'avait rien de désagréable, bien au contraire.

-En fait Rose, je me demandais si tu accepterais de me rendre un service ? Tu pourrais me donner des cours d'Arithmancie ? J'ai du retard, et tu es la meilleure élève de la classe.

Le compliment me fit rosir. C'est vrai que je m'en sortais plutôt bien dans cette matière mais Albus était meilleur que moi. De plus, je n'avais pas souvenir que Scorpius ai eu des difficultés à suivre en classe d'Arithmancie l'année dernière. Non pas que je le surveillais, pas du tout !

-Alors qu'est-ce que tu en penses ?

Je ne m'étais même pas rendue compte que mous étions arrivés devant le Portrait de la Grosse Dame. Aucun des membres de ma famille ne m'avait attendu, et j'en éprouvais un profond soulagement. Il valait mieux qu'on ne nous voit pas ensembles, tous les deux. Cette pensée ramena immédiatement dans mon esprit, toutes les bonnes raisons que j'avais de dire non au Serpentard. Je plongeais alors mon regard dans le sien. Ses yeux avaient la couleur de l'acier… Mentalement je me préparais à y lire de la déception mais…

-Oui d'accord.

Mortifiée par ma propre réponse, je fis volte-face et passais par le trou du portrait, en le plantant là. Ce n'est qu'une fois bien au chaud dans mon lit que je réalisais deux choses. La première c'était que non seulement je n'avais pas parlé à Hugo de son apparence débraillée, mais qu'en plus ce dernier n'avait pas prononcé un mot depuis que je l'avais vu arriver à l'Infirmerie. Et la deuxième, c'était que la perspective de donner des cours particuliers à Scorpius Malefoy me remplissait d'une joie telle que je n'en avais plus connue depuis longtemps.

07/03/19 : Je re-poste mes chapitres de début parce que je me suis rendue compte récemment qu'aucun ne me satisfaisait réellement^^ Voilà petit caprice d'auteur mais je vous jure de rapidement poster la suite malgré tout ! Zoubis, zoubis 3