Je crois que je n'ai qu'un mot à dire. Merci. Merci pour toutes vos reviews, vraiment.
J'en profite pour ajouter une petite modification dans le scénario, pour que tout soit crédible. Contrairement au début, Al a bel et bien retrouvé son corps. Dans le cas contraire, la relation Roy/Ed en slash me semble, inenvisageable. Voila, tout est dit.
Dehors
Les deux alchimistes avaient pris le chemin du retour. Ils étaient harassés par le travail qu'ils avaient effectué. Tout était fini. Maintenant il leur faudrait rédiger leur rapport, et le placer dans les affaires classées. Les deux militaires marchaient en silence, regardant droit devant eux. Aucun son n'était audible. On entendait seulement le bruit du vent sur les sapins, et le bruit de leurs pas s'enfonçant lentement dans la neige. La neige recommença à tomber. Il était temps de rentrer. Ce fut un moment qui marquerait leur vie. Cet isolement, ce vide autour d'eux, l'impression d'être en osmose avec la nature. Puis après un certain temps, ils revinrent au chalet. L'air était toujours nauséabond et pestilentiel. La neige cessa enfin, Mustang claqua des doigts. Les charognes flambèrent, et le vent envoya leurs cendres à travers le paysage. Pendant ce temps, Edward fit une transmutation. Il joignit ses mains, et les posa sur le « sarcophage temporaire ». Ils avaient débarrassé l'endroit de ces hybrides. Ils se jetèrent un bref regard et pénétrèrent dans la maison de bois. Une fois qu'ils furent à l'intérieur, Havoc et Hugues leurs jetèrent des regards interrogateurs. Edward s'apprêta à parler, mais son supérieur lui fit signe de se taire à l'aide de sa main et de son bras tendu. Le blond fronça les sourcils mais ne dit rien. Mustang s'exprima alors.
« - C'est fini. Nous rentrerons quand vous serez guéris »
C'était tout, et il partit. Les autres le regardèrent partir avec surprise, seul Ed ne sembla pas trop étonné. Il leur donna quand même quelques détails supplémentaires, mais ne précisa pas la partie un peu plus « intime ». Ensuite, il leur souhaita une bonne nuit, et monta à son tour. Il enleva ses vêtements, prit rapidement une douche et alla enfin se coucher dans le chambre voisine de celle du Colonel. Pour s'endormir, profondément.
Quelques jours s'écoulèrent. Les deux militaires alités étaient maintenant guéris. C'était le jour du départ. Les quatre soldats avaient rassemblé toutes leurs affaires. Ils devaient partir dans la soirée. Dans une vingtaine de minutes, ils retourneraient au village de Sinabe, et prendraient leur train là-bas. Il faisait déjà nuit depuis longtemps, le ciel était parsemé d'étoiles, et l'Etoile du Nord semblait briller de mille feux. Ed avait déjà rangé tous ses bagages, et ils décida de prendre l'air une dernière fois, avant d'être enfermé un long moment dans le train. Les autres achevaient leurs derniers préparatifs. Tout se bousculait dans sa tête, pourtant il devait prendre une décision. Sa relation ambiguë avec Mustang devait cesser et immédiatement. Il devait lui dire immédiatement.
Facile à dire, difficile à faire. Alors qu'il réfléchissait à ce qu'il appelait lui-même des « sentiments inutiles », il se perdit dans le ciel étoilé quelques instants. Il avait entendu parler d'un phénomène appelé les lumières du Nord, ou encore l'aurore Boréale. Il s'agissait d'un phénomène lié aux particules solaires, qui faisaient apparaître des arcs lumineux dans le ciel. Encore de la science. Mais il n'avait pas pu les voir. Il ne verrait plus jamais l'aube dans cette région. Une lueur de tristesse brilla dans ses yeux. Il n'était pas près de revenir ici. Il se promit simplement qu'il reviendrait ici, rien que pour les voir. Seul. Alors qu'il réfléchissait à tout ceci, il sentit une main agripper son bras et l'entraîner à l'écart. Par pur réflexe d'autoprotection, il retira vivement son bras afin d'être débarrassé de cette présence gênante. Mustang l'avait entraîné dans un endroit un peu reculé, à côté des sapins.
« - Fullmetal, je dois te parler. dit-il simplement.
- Ecoutez, il recommença à le vouvoyer. Tout ceci me dépasse et … je veux arrêter. Edward tourna la tête à droite afin d'éviter d'avoir à se retrouver face à face avec son supérieur.
- C'est tout vu. C'est terminé. Toute relation autre que celle que nous avions avant cette mission doit cesser. Je suis assez clair ?
Ed acquiesça. C'est exactement ce qu'il avait voulu, malgré ce pincement au ventre, il avait obtenu ce qu'il avait désiré.
- Je suis de votre avis, pour une fois. ajouta le plus jeune, le regard ailleurs.
- J'ai joué avec le feu, j'ai été trop loin je le reconnais, et ça n'arrivera plus.
Mustang se garda bien de le dire, mais il savait que si cette histoire venait à sortir de ce cadre, il pourrait dire adieu à ce qu'il avait si chèrement construit. Son ambition, sa réputation, sa vie. Et puis il était un homme à femmes et non un inverti. Il y avait seulement cette attirance physique et mentale envers l'alchimiste d'acier. Il apprendrait à s'en défaire, à se maîtriser comme il le faisait si bien habituellement. Il fallait qu'il se ressaisisse.
Je compte simplement sur ta discrétion, Fullmetal. Il réfléchit.
- Non mais vous me prenez pour qui Colonel ? Je sais très bien ce que nous risquons, je ne suis pas un imbécile. Il soupira. Contrairement à ce que vous semblez croire.
Ed s'apprêta à partir, plus décidé que jamais. Pourtant Mustang savait que ça ne suffirait pas. Tout ceci serait provisoire. Malgré les apparences, Ed le savait aussi bien que lui. L'alchimiste de Flammes devait le dégoûter. L'écoeurer à un point de non retour, pour l'oublier, le sortir de ses pensées et ne pas lui donner de fausses espérances. Lui montrer sa vraie nature, son vrai visage. Il fallait le blesser si profondément que la plaie ne cicatriserait pas de sitôt. Comme après un marquage au fer rouge. Mustang savait que ce serait dur. Pourrait-il encore seulement se regarder dans une glace, après ce qu'il était encore capable de faire ? Oui il le ferait. Il le fallait. Résigné, il prépara ce qu'il allait dire. Edward commença à lui tourner le dos et fit quelques pas pour partir, mais la voix du haut gradé le rappela.
- Je peux le croire, en effet. Ed stoppa sa marche aussitôt. Interpellé. Qui donc serait aussi stupide que toi ? Assez idiot pour avoir tenté une transmutation humaine alors que même les plus grands n'ont jamais réussi. Toi Edward, Toi.
Le ton commençait à monter sérieusement. Mustang possédait une lueur de démence dans les yeux, précisément à cet instant. Il fallait frapper fort. Le non retour. Edward se retourna, interdit. Les yeux écarquillés comme jamais. L'iris condensée et les pupilles dilatées de stupeur. Il avait osé. Il commença à trembler.
- Vous n'êtes qu'un, … qu'un … Il ne trouvait pas ses mots. Pas de mots assez puissants. Il serra les poings, et sa main de chair lui fit mal. Il s'infligeait ce qu'il aurait souhaité faire subir à l'alchimiste.
- Mais ne t'inquiète pas Ed, tu n'étais qu'une erreur. Tu n'es pas le premier à avoir cédé à mes avances, tu ne seras pas non plus le dernier. Il regarda le plus jeune dans les yeux en disant cela.
Les femmes, ce n'est pas ce qui manque à Central. Surtout lorsqu'il s'agit d'aventures. Elles se jettent dans mes bras. Il reprit son souffle. Au fond, tu as résisté, Ed assez longtemps même, et puis tu as craqué. Finalement, tu es comme elles, Edward.
Encore une fois, Mustang regretta ce venin qui sortirent de sa bouche. Ce n'était plus du dégoût qu'il allait lui inspirer, mais des envies de meurtre. Bon dieu qu'il était tordu, il arrivait encore à se surprendre lui-même, malgré tout ce qu'il avait déjà pu faire. Le sang d'Edward ne fit qu'un tour. Résigné, il fit face au brun ténébreux, lui-même dans l'ombre. Lui faire payer.
- Ignoble salaud ! Il n'avait pas pu trouver plus fort pour exprimer son dégoût.
Il se rua sur le FlameAlchemist, prêt à frapper. Mais l'autre s'y était attendu. Il lui attrapa les bras, l'immobilisant littéralement. Ed fronça les sourcils, méprisant, la haine lisible dans ses yeux. Des gouttes de sueur perlant sur son front. Il était magnifique dans cet état, pensa Mustang. Mais il devait finir ce qu'il avait commencé. Une faiblesse. C'était tellement rare chez Edward Elric. En profiter.
- Tout ce que tu fais est parfaitement prévisible Edward. Tu le sais pourtant. »
Lorsqu'il entendit cela, Ed repensa à son maître, à son père. Oui, il avait l'impression que maintenant il le traitait comme un enfant. Comme son père aurait pu le faire. Il ne voulait pas de ça. Personne ne l'avait jamais contrôlé. Il s'était toujours pris en main, seul. Bon dieu qu'il haïssait encore plus Mustang maintenant. Finalement, après une immobilisation de quelques minutes, la colère d'Edward retomba. Il regarda l'alchimiste de Flammes avec dégoût. Celui-ci le relâcha, et simplement, avant de partir, le blond lui lança un dernier regard, lourd de mépris.
Ils retournèrent au chalet, Hugues annonçant le départ. Ils prirent tous les quatre la direction de Sinabe, Ed aux côtés de Maes Hugues . Arrivés dans la village, et traînant leurs bagages dans le froid, ils se dirigèrent vers l'arrêt. Le train arrivant enfin, ils se répartirent sur les sièges. Mustang et Ed tous les deux s'étant rués sur les places à côté des vitres. Il s'empressèrent tous les deux de s'éviter du regard. Ainsi l'ambiance entre les deux était encore « au rendez vous ». Havoc installa les bagages et se plaça aux côtés de Mustang. Il ferma ensuite les yeux, profitant bien de ce repos mérité. Hugues n'eut d'autre choix que de se placer près du blond. Ed regarda le paysage défiler. Le train venait de démarrer et ces bons moments en général étaient déjà derrière lui. Personne ne décrocha un mot. Mustang affichait seulement un visage profondément contrarié et exaspéré. Le genre de tête qui indiquait qu'il ne valait mieux pas le déranger. Pourtant Hugues, pour qui ce silence commençait à peser, tenta une approche.
« - Il y a un problème, Roy ?
Mustang tourna la tête, sourcils froncés. Des tics nerveux aux coins de la bouche et des yeux. Il regarda longuement son ami, mais répondit quand même.
- Non. Et il se rappuya contre le carreau.
- Roy. Recommença Maes Hugues Je sais bien quand tu es …
- Je te dis qu'il n'y a rien ! » cria l'alchimiste, profondément irrité.
Il ne s'était même pas rendu compte qu'il s'était levé d'énervement. Alors que son interlocuteur n'avait rien à voir là-dedans. Il se rassit. Sa fierté l'empêchant d'ajouter quoi que se soit. Hugues se contenta de froncer les sourcils. Ce n'était pas la première fois que ça lui arrivait. Ce fut les seules paroles échangées pendant la première journée de voyage.. Ils arrivèrent quelques jours plus tard, en soirée. Les quatre soldats descendirent du train et chacun reprit le chemin de là où ils allaient dormir.
Ed prit le chemin de son appartement, seul. La pluie tomba sur Central, comme souvent. Il était tellement fatigué, qu'il n'avait même pas dit au revoir aux autres. Il était énervé aussi, il devait l'admettre. Il ouvrit donc la porte de son appartement alluma la lumière de l'endroit. Ça lui faisait tout drôle de revenir, après une absence de quelques semaines. Il était aux alentours de 23 heures. Il se dit qu'Al devait probablement dormir. Mais avant même d'aller vérifier, il tomba sur une lettre, posée sur la table de la cuisine.
Cher Ed,
Ne sachant pas quand j'allais te revoir, je te laisse ce mot pour te dire que je suis à Rizembool. J'espère que tu as fait bon voyage, et que tes rapports avec le Colonel ne sont pas pires qu'en partant. Appelle-moi bientôt. Je suis pressé de te revoir.
Avec toute mon affection.
Al.
« Tu ne saurais pas si bien dire, Al », pensa Ed,lorsqu'il eut fini sa lecture. Enfin..., son jeune frère commençait à lui manquer. Il l'appellerait demain. Maintenant, il était l'heure qu'il aille se coucher, après une douche bien chaude. Il avait un jour de congé demain. Il aurait tout le temps de faire son rapport. Chacun devant faire sa part sur le travail effectué. Il le transmettrait ensuite à la hiérarchie, enfin, à … Roy Mustang. Il passerait probablement au QG le soir. Il savait que Mustang recommençait à travailler demain après-midi. Il pourrait bien lui balancer, son foutu rapport. Contrarié, ce fut une heure plus tard qu'il fut plongé dans les bras de Morphée.
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Le lendemain matin, Edward eut l'impression de se réveiller avec une enclume sur la tête. Une migraine pour commencer la journée en beauté. Il regarda sa montre. Il était déjà 11 heures. Il avait plus qu'assez dormi. Il se leva, alla prendre une douche et revint une heure plus tard dans la cuisine, pour se faire à manger. Il se fit des œufs au plat. Après avoir mangé, il appela son jeune frère, qui fut heureux d'avoir de ses nouvelles. Enfin après un certain temps au téléphone, il se pencha sur son rapport. Lorsqu'il eut fini, il était déjà 17h. Il descendit donc au QG, et alla frapper directement au bureau du Colonel sans un sourire. Mustang lui fit signe d'entrer. Il était assis sur son bureau, et ne daigna pas lever la tête, avant que Ed ne lui jette son rapport sur le bureau. Mustang releva la tête, le regard noir. Ed continua.
« - Colonel, je souhaite repartir en mission le plus vite possible. J'ai entendu dire que la zone de Drachma posait quelques problèmes. Envoyez-moi là-bas. dit Edward avec volonté. Fronçant les sourcils.
- Nous verrons. Maintenant dehors Fullmetal, j'ai du travail. répliqua l'aîné.
En tant normal, Ed aurait rit de cette remarque. Mais ici, il tourna les talons, croisa Hawkeye, lui expliqua au passage que le Colonel dormait sur ses dossiers et rentra chez lui. Mustang resta seul dans son bureau. Seul. Il l'avait perdu. Il n'avait pas dormi de la nuit trop honteux de son acte. Il mit sa tête dans ses mains. Ce fut ensuite la visite de son lieutenant qui vint le rappeler à l'ordre. La journée se passa donc ainsi, calmement. Le Colonel ne reçu pas d'autres visites importantes exceptée celle de Hugues, lui proposant d'aller boire un verre après le boulot. Ce qu'il finit par accepter après la profonde insistance de son ami.
Vers 19 heures, Roy Mustang enfila son manteau noir et sortit du Quartier Général. Il fut rejoint aussitôt par Maes Hugues, et il se dirigèrent vers un bar voisin du QG. Il s'installèrent et l'ami de Mustang commanda deux Whisky. L'alchimiste de Flammes, bu son premier verre d'une seule traite, et en commanda un second. Il possédait une lueur de mélancolie et de profonde nostalgie dans le regard. Celle que le lieutenant Colonel connaissait si bien. Le FlameAlchemist décrispa ses traits, et se relâcha enfin. Il ferma les yeux de désespoir. La vie avait vraiment peu de sens. Il se perdit quelques instants entre l'alcool coulant dans sa gorge, le réchauffant, entre la douce chaleur du bar, et la présence rassurante de son ami. Au bout d'un moment, il sentit la main de Hugues sur son épaule.
« - Qu'est-ce que tu veux oublier aujourd'hui, Roy ? demanda calmement son si fidèle ami.
- Ma vie Maes. Gravir les échelons semble plus difficile que prévu. La vie est tellement… Mustang tourna la tête, emplie de tristesse vers celui à qui il répondait.
- Arrête Roy, tu vas peut-être récompensé pour avoir mené cette mission à bien si rapidement. C'est ce que tu voulais …
Hugues lui-même ne semblait pas convaincu par ses propos. Il regarda son verre, désormais vide.
- Ça n'a rien à voir tu sais. Tout ça n'a plus d'importance. Tout ça n'a aucun sens.
Mustang acheva son second verre. Enfila son manteau et partit. Laissant son ami seul. Il savait maintenant où il allait. Il ne pourrait jamais vivre comme ça.
Il devait l'envoyer à Drachma. C'était le seul moyen de s'en débarrasser. De le sortir de ses pensées.
- Roy ! » cria Hugues, sorti du bar en trombe.
Mais il était déjà trop tard. Mustang était parti. Il prit la direction de l'appartement du Fullmetal. Il savait à peu près où habitait le plus jeune. Encore une fois il pleuvait. Encore une fois il allait apparaître impuissant. Il ne fallait surtout pas, il devait faire face à l'alchimiste d'acier. Se contrôler. Ne pas lui sauter dessus tellement il en était dingue. Dingue de son caractère, de son mental, de cette force qu'il dégageait autour de lui...
Ça allait être plus difficile qu'il ne le croyait, mais il le fallait. Il arriva devant l'appartement. Aucune lumière n'était allumée. Il appela le Fullmetal. Une fenêtre était ouverte pas de réponse. Soudain un éclair de lucidité lui traversa l'esprit. Parti. Il devait déjà être parti. Il était peut-être déjà dans le train. Cet imbécile pensa Mustang. Pour la première fois depuis longtemps, le Colonel courut jusqu'à la gare. Il regarda les affichages. Il questionna le vendeur de ticket. Il lui demanda si il avait vu un jeune blond (en donnant davantage de détails), sans donner son nom, prendre la direction de Drachma, récemment.
« - Vous voulez parler de monsieur Elric ? Le brun acquiesça. Tenez, il est juste derrière vous .
Mustang ne prit même pas la peine de répondre et se retourna. L'aîné des Elric se tenait en effet derrière lui. La fenêtre était entrouverte, et ses cheveux flottaient dans le vent. Lorsqu'il aperçut le Colonel, il se mit à sourire. Mustang quand à lui avait les yeux grands ouverts, effaré. Alors c'était fini. Il ne lui avait pas laissé le temps de le faire encore lambiner. Il avait décidément un caractère puissant. Il n'écoutait jamais personne, et n'en faisait toujours qu'à sa tête. Le train commença à démarrer…
- Edward, mais qu'est-ce que tu … ? Le Fullmetal lui coupa la parole.
- A bientôt Colonel. » Dans un sourire de vainqueur, il referma la fenêtre et tourna le dos à son supérieur, qui resta sur le quai, désappointé et furieux que le Fullmetal n'ait pas respecté ses ordres. Il était venu pour dominer la situation. L'extrader à Drachma. Mais le plus jeune avait eu une longueur d'avance. Et c'est dans cet esprit que Mustang repartit chez lui. Le Fullmetal tenait sa revanche désormais…
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Le lendemain matin, le général de brigade , hiérarchie au dessus de Mustang avait laissé un mot à l'attention du major. Lui expliquant que face à la demande pour le moins express du Fullmetal Alchemist et grâce à l'autorisation de l'alchimiste de Flammes. Autorisation tu parles, pensa Mustang. Il avait laissé partir le major Elric en mission à Drachma. Mission dont il n'avait aucune idée de la durée prévue. Cette fois-ci Mustang semblait vaincu. Il ne pouvait absolument pas contrer cet ordre. Il venait de son supérieur. Il devait se plier et ne pas revenir sur sa décision.
…
Le premier mois fût le plus difficile pour Mustang. Il s'était habitué à la présence du garçon pendant leur mission. Il y était plus qu'attaché malgré tout le mal qu'il avait pu lui faire. Oh, il était certain qu'il était en vie. Ce n'était pas dans ses habitudes de mourir. Il n'avait « pas le temps pour ça ». Quoique il en aurait été capable pensa le major. Il sourit sur son bureau. Rien que pour me faire de la paperasse supplémentaire. La vie reprenait son cours, mais l'oubli ne trouvait toujours pas sa place. Pour le bonheur d'Havoc, Mustang n'avait pas accepté de rendez-vous galant depuis un mois et la mission, et par conséquent il n'avait donc plus touché à une demoiselle depuis tout ce temps. Mais ça bien sûr, le sous lieutenant ne le savait pas. Il n'allait pas perdre ses « bonnes habitudes ». En effet, devant son collègue, il acceptait les invitations, mais il annulait au dernier moment, de chez lui. Ayant vraiment autre chose dans la tête.
C'est comme ça que les cinq mois passèrent. Soirées normales, sans nouvelles du jeune Elric. Bon dieu qu'il lui manquait. C'est seulement maintenant qu'il commençait à regretter son geste. Mais il était trop tard. Il mit sa tête dans ses mains, puis Fuery entra. Mustang releva la tête. Etonné. Il jeta un coup d'œil suspect au sergent-chef. Attendant ce qu'il allait dire.
« - Colonel. Le Fullmetal Alchemist vous fait savoir qu'il vous remettra son rapport dans un mois, à son retour. »
Kain Fuery ne semblait pas vraiment à l'aise avec le FlameAlchemist. Aussi, pour toute réponse le brun lui fit merci de la tête. Et le sergent sut qu'il devait prendre congé. Des nouvelles. Il était temps. Après cinq mois d'absence. Il fallait qu'il le voit. Encore un long mois à attendre….
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Le sixième mois, retour du Fullmetal. Ce jour-là Mustang rentra chez lui comme tous jours après le boulot, mais ce soir en particulier, ce serait différent. Il avait mieux à faire que d'aller s'enfermer à nouveau chez lui. Dans la léthargie qui caractérisait à merveille ses soirées. Ce soir, il irait le voir…Il était 20h, le Fullmetal était sûrement déjà chez lui. L'excitation enflammait Roy Mustang. Tellement de temps. Il était tellement pressé de le voir, qu'il en était brûlant, presque fiévreux. Mustang quitta enfin le QG, priant pour que personne ne le voit dans cet état de stress avancé. En effet, l'endroit était désert, le Colonel parcourut les rues de Central, où il semblait y avoir une absence de vie. A croire qu'il avait choisi sa soirée.
Il se rapprocha peu à peu de la demeure du garçon. Garçon seulement par l'apparence. Il s'arrêta devant l'appartement, personne aux alentours. On aurait cru un cambrioleur prêt à entrer par effraction. De la lumière était visible par les carreaux. Mustang ne vit personne à l'intérieur. Et puis il se lança. Il retint son souffle après tout ce qui s'était déjà passé. Le Nord lui manquait affreusement. Cette mission, qui resterait dans sa mémoire toute sa vie. Son estomac se noua lorsqu'il approcha la porte. Puis il frappa et attendit. La porte s'ouvrit, et le Fullmetal apparût. Il semblait fatigué, éreinté même. De grands cernes étaient apparus sous ses yeux. Il portait également une cicatrice sur le front. Bref, ce n'était pas le bon moment, mais ça Mustang n'en avait que faire. De toutes façons, il ne s'attendait pas à de chaleureuses retrouvailles. Lorsque son regard croisa celui de Ed, le blond durcit ses traits. Mécontent d'être dérangé à cet heure-ci.
« - Fullmetal.
- Qu'est-ce que vous voulez ? Je suis en congé, et j'aimerais qu'on me foute la paix. dit-il simplement. Regardant ailleurs.
- Alors. J'espère que tu n'as pas mis Drachma sans dessus dessous, tel que je te connais. Ajouta le haut gradé, neutre. Sans énervement dans la voix.
A cette réponse, Edward le regarda droit dans les yeux et lui fit le plus cynique des sourires. A cette réaction, Mustang se crispa et des tics agitèrent sa commissure des lèvres.
- Vous êtes revenu faire de l'humour Colonel. Malheureusement, pour vous, vous n'arriverez plus à me provoquer. Surtout après les saloperies que vous m'avez sorti.
- Nous y voila. Donc tu es toujours énervé. Tu comptes le rester encore les six mois suivants Fullmetal ? C'est puéril.
Là-dessus le plus jeune éclata de rire, face à la remarque de son supérieur. Comment pouvait-il débarquer à cette heure-ci chez lui, s'assurer qu'il ait bien tout oublié. Pourquoi n'iraient t-ils pas boire un verre quelque part aussi. Pathétique, pensa Ed. Mustang n'apprécia pas ce fou rire. Loin de là. Soudain sans crier gare, il attrapa le Fullmetal par le col, ferma la porte et l'entraîna dans son propre appartement. Là, il plaqua le blond contre un mur et le regarda droit dans les yeux. Le plus jeune essaya au début de se dégager.
- Allez-y Colonel. Vous croyez peut-être que me soumettre à vos désirs sera la bonne façon d'agir. Vous comptez me faire hurler peut-être également ? Vous devez aimer ça aussi.
Mustang le regarda droit dans les yeux interdit. Ne répondant pas sur le moment, se contentant de maintenir les bras du garçon.
- Moi je vous d'aller vous faire foutre. Je ne suis pas un objet. Vous avez peut-être cru que j'allais me soumettre. Me laisser empaler comme une putain sans rien dire.
Mustang le regarda effaré. Il desserra sa prise. C'était loin d'être la bonne méthode, puisqu'il s'agissait d'une pulsion. Il entendit un claquement de mains. Le Fullmetal transmutait, il fallait reculer, rapidement. En effet, son automail était devenu cette même lame, tueuse de chimères.
- Fullmetal. Il regarda ailleurs, en disant cela. Il sortit son agenda de rendez-vous galants, et le montra. Pas un seul rendez-vous depuis 1 semaine avant la mission. Donc plus d'un mois. Le Fullmetal le regarda, fort peu convaincu.
- Deuxièmement, je souhaitais te sortir de ma tête, imbécile. Il fallait frapper fort. J'ai agis comme tel pour que tu réagisses exactement comme actuellement. Mais ça n'a pas suffit. Tu es content nabot ? Tu as eu tes explications.
Le Fullmetal fronça les sourcils. N'ayant pas vraiment eu le temps d'être satisfait ou pas de ces réponses. Mais au moins, elles semblaient honnêtes. Sans prévenir, Mustang entraîna l'alchimiste d'acier dans sa chambre, plus exactement sur le lit. Ed se débattit, mais l'alchimiste de Flammes continua à le maintenir car il savait qu'il trouverait les mots qui le ferait changer d'avis.
- Finalement, Fullmetal, après mûre réflexion je crois que je t'aime … bien.
- Bordel, lâchez-moi ! cria Edward.
Mustang desserra alors lentement sa prise et un des bras du Fullmetal fut libre. Il frappa. Mustang reçut le coup au niveau de la joue et le sentit passer. Il hurla sur le coup et regarda le Fullmetal, furieux. Celui-ci sourit.
- Vous voulez de la violence ? Alors allons y. »
Mustang se jeta alors littéralement sur le blond, et l'embrassa partout sauf au niveau de la bouche. Il lui laissa de profonds suçons encrés dans la chair. Ce qui fit hurler de plaisir le plus jeune. Pendant ce temps, Edward glissa ses mains dans les cheveux de Mustang. En effet, son supérieur fut violent. Il arracha presque ses affaires au blond, et dévoila son torse imberbe et finement musclé. Sans aucune douceur dans le geste, il s'allongea complètement sur le corps de notre alchimiste, et l'entoura de ses jambes afin de l'immobiliser. Pendant ce temps, Ed, recevant la douce torture, se tordit de plaisir quand Mustang lui mordit la clavicule. Il releva la tête du brun et plaça son visage face à lui. Il le regarda, il tremblait de désir, était fiévreux et en sueur. De fines gouttelettes glissaient le long de ses tempes.
Soudain, Ed aussi violemment qu'il en avait la force, l'embrassa. Il fermèrent les yeux. Appréciant le contact de leurs lèvres scellées. Aussi violents dans leur toucher buccal. Ils avaient décidé que la douceur ne serait pas au rendez-vous ce soir. Le baiser se brisa. Après de longs échanges, fougueux et une respiration coupée. Mustang se jeta encore plus voracement sur le corps du garçon. Caressant sa peau de ses doigts fins. Enflammant chaque parcelle, chaque toucher apportait toujours un peu plus de plaisir à l'alchimiste national. De son côté Edward appuya la tête de Mustang contre son torse, pour qu'il remplace ses doigts par sa langue. Mais le Colonel n'aimait pas être dominé, même dans ses conditions. Aussi il releva la tête, et descendit le pantalon noir du blond. Une fois cela fait, Ed se plaça à califourchon sur le brun. Déboutonnant sa chemise sous la montée du plaisir. Il arracha presque les boutons tellement il était pressé de passer à la suite. Il fit glisser le pantalon militaire bleu également. Et se rua sur la peau blême désormais accessible de son supérieur.
Aucune cicatrice, comme il avait déjà pu le remarquer. La perfection charnelle sous ses yeux. Il ne leur restait à tout les deux que des caleçons en guise de sous vêtements. Ed se rua donc sur la peau blanche et titilla les tétons à l'aide de sa langue. Mustang poussa un gémissement bestial et incontrôlé. Dieu qu'il en voulait encore. Il glissa ses mains dans la chevelure dorée du plus jeune. Ses mains gantées. Il décida d'enlever un de ces gants pour l'occasion. Il maintint la tête du Fullmetal pour lui imposer un rythme de succion. Guidé pour une fois par ses plaisirs. Il se laissa aller complètement. Puis se remit au bout d'un certain temps sur le Fullmetal. Ses jambes toujours entourées autour de celles du jeune homme. Il s'apprêta encore à faire preuve de violence pour faire voir les étoiles à son subordonné. Mais il s'arrêta en mouvement. Il se laissa tomber sur le plus jeune. Ils étaient torse contre torse. Mustang enfouit son visage à côté de celui du blond. Et se reposa quelques instant. Il en avait besoin.
Ils avaient été tellement énergiques quelques minutes auparavant. Il souffla. Ils étaient bien. Corps contre corps. L'un contre l'autre. Comme des aimants, comme des amants. Comme ce qu'ils avaient tous les deux refusé à l'époque. Finalement c'était l'attitude détestable de Mustang qui avait permis un rapprochement aussi spontané. Enfin, ils passèrent aux choses sérieuses. Le FlameAlchemist déjà bien enflammé, abaissa le caleçon de son jeune subordonné. Ed se plaça sur le ventre, contre le lit. La tête dans ses mains. La froideur de l'automail l'excitant davantage. Mustang abaissa également son sous-vêtement. Il était peu sûr de lui ce soir. Et pour cause, il n'avait jamais fait l'amour à un homme, et encore moins à un garçon. Mais bien sûr qu'il allait le faire. Il était bien trop fier pour échouer. Ed ferma alors les yeux, attendant la souffrance. Pourtant il s'y connaissait en douleur. Mustang lui caressa le dos, et prépara un doigt de sa main gantée. Il sait y faire cet enfoiré, pensa Ed. Il le mit dans sa propre bouche pour l'humidifier. Et doucement, de façon très hésitante. Heureusement que le Fullmetal ne voyait pas ça, pensa-t-il. La tête enfermée sous ses bras. Il l'approcha de l'orifice, doucement. Et inséra son index à l'intérieur.
Ah.. fut la seule réponse d'Ed. Pour une première approche de l'intimité, le contact était glacial. C'est ce froid et cette intrusion qui firent frémir le plus jeune. Mustang bougea un peu à l'intérieur pour l'habituer un peu. Ed fut très réactif. Il se retourna et regarda la tête de l'alchimiste de Flammes. La situation était presque comique. Mustang ne semblait absolument pas à l'aise, surtout avec le regard du blond, qui lui fit un sourire sadique.
« - Colonel, vous avez l'air d'avoir un peu de mal. Vous voulez peut-être de l'aide. s'exclama le plus jeune, heureux de voir son supérieur en mauvaise posture. Celui-ci le fusilla du regard.
- Je n'ai pas l'habitude de faire ça. Et puis, même là, tu es … si petit. » Cette fois, ce fut le jeune homme qui lui lança un regard noir, et remit sa tête dans ses mains. Mustang continua donc sa tâche, inséra un second doigt, puis un troisième. Là Ed hurla. Mais de douleur pas de plaisir. Le FlameAlchemist approcha doucement son membre de l'orifice déjà bien endolori du plus jeune. Doucement, contrairement à tout à l'heure, il entra lentement, pour réduire la souffrance du Fullmetal. Edward agrippa les draps, et mordit l'oreiller pour ne pas se mettre à hurler. S'en apercevant, Mustang stoppa net le mouvement, le temps qu'Ed reprenne ses esprits. Puis deux minutes plus tard, il recommença à s'enfoncer, et commença à bouger en lui. Ed souffrait toujours, puis de moins en moins. Le brun commença un mouvement de va et viens en lui, et « sa victime » commença à ressentir du plaisir, et il alla même jusqu'à provoquer les mouvements. De plus en plus fort, de plus en plus vite. Ils s'agrippèrent l'un à l'autre dans un union parfait, le torse de Mustang contre le dos de Ed. Ils gémirent puis crièrent. Ils ressentaient un plaisir dont ils se souviendraient.
La scène dura un certain temps. Tous les deux, fiévreux ivres de plaisir. La fusion était parfaite. Et c'est dans cette position, à l'apogée des sensations, au moment où Ed se laissait complètement aller et que Mustang commençait à mordiller le lobe de l'oreille du plus jeune, jusqu'à sa nuque. Qu'un orgasme violent et spontané les secoua violemment. Ils se lâchèrent et se libérèrent dans un râle puissant. Et ce fut là que Mustang s'écroula sur Ed, quelques instants. Pour enfin se retirer, avec regret du jeune corps. Il s'allongèrent tous deux sur le dos, regardant le plafond, satisfaits de leur performance. Commençant à sombrer. La vision d'Ed devint floue. Des mots s'échappèrent de sa bouche sous l'épuisement. Mustang ne put en comprendre que certains. « Emmène moi, … … Lumières Nord ». Mustang savait de quoi il s'agissait. Il se blottit contre le plus jeune. Pour la première fois. Mais jamais pour la dernière…
FIN
Dernière petite précision. Pour la dernière phrase de Ed, il faut se rappeler du début. Lorsqu'il se rappelle qu'il veut absolument retourner voir les Lumières du Nord (Aurores boréales). Il a passé de merveilleux moments dans le Nord avec Mustang. Voila pourquoi il veut retourner les voir, mais avec le Colonel. Pour qu'ils se souviennent tout deux de ces moments d'exception...
J'espère que mon histoire vous a plu. J'essayerai d'en écrire d'autres un peu plus tard je pense. En tout cas je vous remercie pour toutes les reviews et tous ceux qui ont pris le temps lire ces 10 chapitres. Merci pour votre soutien et vos encouragement. Ca fait plus que plaisir à très bientôt.
Ps : pour illustrer le chapitre, je poste une image sur mon profil. Bye
