Note : Ceci est une traduction dont j'ai obtenu l'autorisation de la traduire.

Auteur:Helena Dax

Titre : Atrapa ese snitch

Rating/ Paring :M ; Slash HD

Disclaimer : Malheureusement tous les personnages appartiennent à J.K Rowling et l'histoire à Helena Dax

Important : Pour tous ceux qui m'envoient des reviews anonymes laissé moi votre e-mail pour que je vous réponde car c'est interdit d'y répondre dans les chapitres. Votre adresse ne sera visible que par moi, sinon je vous remercie beaucoup pour vos messages !

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CHAPITRE 10 Les quarts de finale : France-Nigéria

Draco descendait dans le hall de l'hôtel quand un elfe de maison l'avertit que sa mère était à la réception. Le match contre le Nigéria commençait dans quelques heures, à onze heures, mais il n'irait pas sur le terrain avant dix heures. Ils avaient le temps de parler un peu jusqu'à lors, car dès que la rencontre débuterait, Narcissa retournerait en Angleterre.

Sa mère l'attendait dans le hall habillé d'une robe d'été ocre et bleu et sa longue chevelure blonde était attachée en un élégant chignon. Draco s'aperçut que beaucoup de clients qui passaient la regardaient du coin de l'œil, mais comme on était en Allemagne et pas en Angleterre, les regards qu'elle recevait étaient admiratifs.

Quand Narcissa le vit, elle esquissa un sourire minuscule et lui tendit la main.

-Draco, mon chéri…

Il lui serra affectueusement la main pendant qu'il s'approchait plus d'elle et il l'embrassa sur la joue.

-Bonjour, mère, tu n'as pas eu de problème pour venir ?

-Pas du tout. Ton père t'envoie ses salutations.

-Je regrette vraiment qu'il n'ait pas pu venir.

Draco guida sa mère vers sa chambre, où ils pourraient parler sans être dérangés, tandis qu'elle lui parlait de l'état de santé de toutes leurs connaissances, même de ceux dont ils n'en avaient tous les deux rien à faire. Ca faisait longtemps que Draco ne voyait plus aucun sens à cette coutume qui était d'agir en public avec une attitude froide, mais c'était l'habitude de toute une vie et c'était facile de retomber dedans. Ce fut seulement quand ils entrèrent dans la chambre et qu'ils furent hors de portée des yeux et des oreilles d'autrui, qu'ils abandonnèrent leur attitude formelle.

-Tu as bonne mine, mon dragon –dit-elle, avec un sourire beaucoup plus chaleureux que celui dans le hall.

-Merci. Toi tu es ravissante. C'est une nouvelle robe ?

-Je l'ai acheté hier. Je veux être bien sur les photos. –Comme le Prophète, de même que d'autres journaux, ils couvraient tous les matchs du Mondial, Draco pensa que sa mère avait raison de croire que des photos d'elle apparaitrait dans la chronique du match-. Dis-moi, tu t'amuses bien ?

Sa façon de lui dire plut à Draco, comme s'ils étaient un tas de petits enfants s'amusant dans le jardin.

-Oui. –Ca lui était impossible de ne pas penser à Harry. Après avoir passé trois nuits à baiser comme des fous ils avaient dû faire une pause parce qu'on était à la veille d'un match ; cette nuit ils se reverraient, vu qu'Harry ne jouait pas l'Angleterre-Espagne avant deux jours-. Ca se passe très bien.

Narcissa pencha la tête.

-Mmmm… -Narcissa fixa ses yeux sur lui et Draco essaya de ne pas se sentir mal à l'aise face à cette examination. Sa mère était très bonne en Légimencie, mais ce qui lui faisait réellement peur était son instinct maternel-. Je vois. Même si cette fois… ça n'a pas l'air d'être l'une de tes aventures habituelles.

-Maman… -protesta-t-il.

-Tu sais bien que rien ne me ferait plus plaisir que de te voir te ranger, mon fils.

Draco arqua les sourcils.

-Crois-moi, tu n'aimerais pas me voir me ranger avec celui-ci.

-Et ça veut dire quoi ça ? –Il ne dit rien, pensant que c'était plus prudent de garder le silence-. Si tu es vraiment amoureux de lui, peu m'importe qui c'est, même si ses parents sont moldus.

-Sérieusement ? –s'exclama-t-il, surpris.

-Plus personne ne s'inquiète de la pureté du sang. Je ne sacrifierais pas le bonheur de mon unique fils pour un idéal qui n'existe plus. Et bien-sûr, je ne laisserais pas ton père le faire. Evidemment, si à la fin tu optes pour un mariage arrangé, les choses seraient différentes. Si ça t'es égal, je ne vois pas pourquoi tu ne chercherais pas la bonne personne.

Après la guerre, Draco avait appris à beaucoup apprécier le sens pratique de sa mère que l'idéalisme entêté de son père. Si les Malfoy s'en tiraient, ça n'était pas en restant accrochés à des coutumes qui ne rapportait plus aucun avantage objectif.

-Je suis content de l'entendre. Mais ce n'est pas ça : je ne suis pas amoureux de ce garçon.

Vraiment, amoureux de Potter… Il devait y avoir des limites à la folie.

-Mais il y a quelque chose de plus.

Ce n'était pas une question, mais une affirmation. Mais Draco n'aurait pas su expliquer ce qu'il ressentait maintenant pour Harry ni ce qu'il voulait. Il ne le détestait pas ni ne l'aimait pas aussi, ça c'était clair. Ca ne réveillait pas non plus en lui l'indifférence de ses amants d'une nuit. Si ça ressemblait à quelque chose, c'était la tendresse imprécise qu'il ressentait pour Luc, mélangé à des tonnes de luxure et de la perplexité. En tout cas, c'était difficile de parler de ça et encore plus quand il restait peu de temps avant le match.

- C'est un bon amant et nous sommes en contact. Si j'étais toi, je n'enverrais pas encore les invitations de mariage –dit-il, avec ironie-. Et maintenant, s'il-te-plaît, parle-moi de papa. Il a découvert quelque chose qui pourrait l'aider avec le Magenmagot ?

Ils bavardèrent sur se sujet jusqu'à dix heures et Draco dû s'en aller sur le terrain de quidditch avec le reste de l'équipe pendant que sa mère prenait le même chemin accompagnée du délégué de presse. Il ne pensait ni à elle ni à Harry ; l'Attrapeuse nigérienne n'avait pas guéri à temps et son poste était occupé par Yakubu Abacha, l'Attrapeur suppléant. Draco ne savait pas si c'était un avantage ou un inconvénient. Abacha n'avait pas beaucoup d'expériences dans les Mondiaux, mais il pouvait avoir envie de gagner le litre de titulaire et de ne plus rester chauffer le banc. En fin de compte, il n'avait rien fait de mauvais en huitièmes, contre le Pérou.

Draco le regarda du coin de l'œil quand il le vit sortir sur le terrain et que les hymnes nationaux commencèrent à retentir. Abacha souriait avec confiance. Draco entrebâilla les yeux. ''Nous verrons si tu souriras toujours quand le match sera fini''.

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Comme c'était habituel, les premières minutes du match consistèrent à faire des tours et des tours du terrain pendant qu'il attendait le vif d'or et il lançait des coups d'œil occasionnels aux évolutions des cognards et des souaffles. Abacha volait près de lui, faisant plus ou moins la même chose. Il avait toujours cette lueur de sourire confiant sur les lèvres que Draco commençait à trouver irritant.

Le vif se montra alors à environ vingt mètres d'eux et les Attrapeurs commencèrent la poursuite. Draco avait les yeux fixés sur la balle, mais il vit derrière un Batteur nigérien lancer un cognard juste dans sa direction.

-Pour moi ! –lui cria Rostand, un Batteur français.

Draco se désintéressa du cognard, conscient que son camarade avait une adresse excellente et que la balle avait une trajectoire dure, mais facile à intercepter. La seule balle qui devait l'intéresser était devant lui.

Le cognard cassa le balai et son tibia presque en même temps.

Draco poussa un cri et, la tête lui tournant à cause de l'explosion de douleur, il tomba de son balai. Même s'il fut capable de réussir à se retenir avec une main, le manche cassé l'empêcha de rester stable et les secousses du balai le firent lâcher. Draco cria de nouveau, cette fois de panique, se précipitant dans le vide, mais sa chute se vit freinée à mi-chemin par l'un des sorts des Rattrapeurs. Juste quand il atterrit doucement sur le sol il entendit une clameur sur le terrain provenant des gradins où étaient les supporters nigériens et il comprit qu'Abacha venait d'attraper le vif d'or.

Il avait perdu. Merde alors, il avait perdu.

Les médicomages se ruaient déjà vers lui, essayant de savoir ce qui était cassé, mais Draco poussa un hurlement de rage et lutta pour se mettre debout.

-ROSTAND ! ROSTAND, TU ES UN INUTILE DE MERDE ! ON DEVRAIT TE DEPECER VIVANT ET TE CHANGER EN FOURRAGE POUR KNEASLES. A QUOI BORDEL ETAIS-TU EN TRAIN DE PENSER ? COMMENT AS-TU PU LAISSER PASSER CE PUTAIN DE COGNARD ?

Rostand, qui pesait au moins trente kilos de moins que Draco, n'osa pas trop s'approcher et il lui dit quelque chose qu'il ne put pas entendre, trop assourdit par le sang qui bouillait dans ses veines et par ces propres cris. Les guérisseurs étaient en train d'essayer de le clamer. Luc et l'entraîneur s'approchèrent alors et à deux ils réussirent à lui faire examiner sa jambe et à ce qu'il arrête d'insulter en criant Rostand.

Les guérisseurs emmenèrent Draco à l'hôpital pendant que le reste de l'équipe s'en allait tête basse à la douche. Narcissa l'attendait là-bas, raide comme un piquet. Draco ne fut pas content de la voir ; il ne pouvait pas croire qu'il avait perdu un match aussi important juste devant sa mère. Il avait espéré voir la fierté dans ses yeux et maintenant il voyait seulement de l'inquiétude, peut-être même de la déception.

Après lui avoir immobilisé la jambe et lui avoir donné une bonne dose de sirop pour la fracture, les guérisseurs laissèrent Narcissa et le second entraîneur français aller le voir. Il leur dit ce qu'avaient dit les médicomages et après, à un geste de sa mère, il demanda au technicien de l'équipe qu'il les laisse seuls un moment.

-Comme ton père, tu as autant de mal à perdre –dit-elle.

Même dans cet état, Draco distingua la note d'affection de ses mots, mais il se sentait trop mal pour y prêter attention.

- Tu ne comprends pas. C'est le Mondial. Nous aurions pu arriver en finale. Nous aurions pu le gagner. J'aurais pu le gagner. –Il sourit avec amertume-. C'est un putain d'échec, c'est ce que c'est.

Narcissa fronça les sourcils et lui serra le bras avec force.

-Ne redis plus jamais cette phrase, tu m'as compris ? Tu n'es pas un échec.

-Je ne l'ai pas dit pour ça.

-Non ? –répliqua-t-elle, lui mettant le doute-. Tu n'es pas en train de penser qu'il avait raison ?

Maudit instinct maternel… Draco rougit et baissa les yeux.

-Non.

Narcissa respira profondément.

-Tu as perdu un match. Tous les Attrapeurs du monde perdent des matchs de temps en temps. C'est absurde que tu penses que ça n'a rien à voir avec ce que t'as fait cet insignifiant de Voldemort.

Draco pensa qu'il ne pouvait pas s'empêcher d'être honteux de sa défaite, mais pas de sa débilité.

-Je te répète que je ne l'ai pas dit pour ça –dit-il froidement, de son meilleur ton d'héritier Malfoy-. J'ai perdu plus qu'un match, j'ai perdu le Mondial. Je suis de très, très mauvaise humeur et c'est tout, c'est clair ?

Comme il s'y attendait, sa mère l'interpréta à sa juste valeur : c'était un signe disant qu'il avait repris le contrôle de ses émotions et qu'il ne céderait pas du terrain sans lutter.

Narcissa l'accepta d'un mouvement gracieux de la tête et elle changea de sujet.

-Quand revenez-vous en France ?

Pour la première fois, Draco pensa à Harry. Et il ne savait pas s'il avait vraiment envie de le revoir.

-Demain dans la matinée.

-Nous t'attendons à la maison ?

-Je ne sais pas. Nous en reparlerons, d'accord ?

-D'accord.

Draco lui serra affectueusement la main.

-Allez, retourne en Angleterre. Papa à plus besoin de toi que moi.

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Seulement trois heures après, Draco était à l'hôtel avec la jambe complètement guérie. L'ambiance entre les français ne pouvait pas être plus lugubre et elle contrastait avec la fête que les nigériens étaient en train de faire dans le bar de l'hôtel. C'était difficile de les entendre sans avoir envie d'entrer là-bas et de commencer à leur lancer des sorts, ainsi il monta dans sa chambre. Luc était là, allongé sur son lit avec un air déprimé et un magazine de sport moldu sur son ventre.

-Eh, ils t'ont déjà laissé sortir ?

-Oui.

Draco décida que l'idée de Luc était bonne et il s'allongea aussi sur son lit pour déprimer comme lui.

-Nous devons cacher Rostand dans un lieu sûr ?

-Non, il suffit juste qu'il ne croise pas mon chemin pendant quelques années.

-C'est incroyable qu'il l'ait manqué. Tu aurais dû voir avec quelle expression il a fixé sa batte pendant un moment, le pauvre garçon.

-C'est la merde.

Ils restèrent tous les deux silencieux un moment. Draco repassait encore et encore la scène dans sa tête, se demandant s'il aurait pu éviter le choc.

-Ta mère est partit ?

-Oui. Tu sais, elle n'aime pas laisser mon père seul trop longtemps.

-Je t'ai déjà raconté que ma mère s'est évanouie la seule fois où elle m'a vu jouer au quidditch ?

-Oui.

-La pauvre détestait que je sois un joueur de quidditch.

-Je sais…

-C'est la merde –dit Luc.

Une chouette entra par la fenêtre ouverte et présenta sa patte à Draco. Il détacha le message et il ne fut pas très surprit en voyant que c'était d'Harry.

''Salut, Draco.

J'imagine que tu es de très mauvaise humeur et que tu n'as envie de parler à personne. J'ai écouté le match à la radio et je suis vraiment désolé que la France soit éliminée. Je me faisais l'illusion de pouvoir de nouveau t'affronter à la finale et maintenant, même si nous y arrivons, ça ne sera pas la même chose.

Je ne sais pas ce que tu as prévu de faire maintenant. J'aimerais que tu restes en Allemagne pour que nous puissions continuer à nous voir. Il ne s'agit pas seulement de baiser ; je suis bien avec toi et tu me manqueras beaucoup si tu t'en vas. Mais dans tout les cas, j'aimerais que nous nous voyions cette nuit, comme c'était prévu. Nous n'avons pas besoin de coucher ensemble si tu n'as pas envie, ni de rester longtemps ; je veux seulement avoir l'opportunité de te dire au revoir.

Si tu ne me réponds pas, je considérerais que ça tient toujours pour cette nuit.

Bisous,

Harry.''

-Une lettre du petit-ami ?

Draco fronça les sourcils.

-Occupe-toi de tes affaires.

-Mes affaires en ce moment même c'est une dépression de cheval parce on nous a éliminé du Mondial. Je préférerais parler de l'aventure bizarre que tu as avec Harry Potter.

Draco eut un coup au cœur.

-Quoi ?

Luc le regarda avec une condescendance moqueuse.

-Tu n'as pas été aussi prudent que tu le crois, Draco, pas pour mes qualités supérieures d'observation. Tu as laissé des petits indices, des pistes subtiles, presque depuis le début. Comme quand tu es arrivé bourré cette nuit, tu t'es jeté sur le lit et tu as dit ''Merlin, je ne peux pas croire que j'ai baisé avec Potter''.

Draco se rendit compte qu'il se payait drôlement bien sa tête et il rougit un peu.

-Haha.

-C'est là que j'ai commencé à avoir des doutes –continua Luc, avant de commencer à rire joliment.

Draco le regarda avec les yeux entrouverts, calculant un moment les probabilités que Luc le raconte dans l'hôtel, le filtre à la presse, garde fidèlement le secret ou l'utilise pour le faire chanter. Mais il le connaissait depuis plusieurs années et il ne l'avait jamais trahit.

-Tu l'as dit à quelqu'un ?

-Non, bien-sûr que non –dit-il, en essayant de parler un peu plus sérieusement.

-Tu ne dois le dire à personne.

-Oui, j'imagine que ça serait une bombe. Mais Draco, comment bordel as-tu fini par coucher avec Harry Potter ?

Draco leva les yeux au ciel.

-Tu peux arrêter de l'appeler tout le temps ''Harry Potter'' ? Tu ressembles à un elfe de maison.

-D'accord, comme tu veux. Mais que s'est-il passé ? Je croyais que vous vous détestiez, toi-même tu me l'as dit.

Draco comprit que ça n'avait plus aucun sens de continuer à lui cacher ce qu'il s'était passé et il lui résuma brièvement, sans savoir s'il était content ou non que Luc l'ait découvert. Au moins il pouvait partager son étonnement avec quelqu'un.

-Bien-sûr, il y a un million de sujets que nous n'abordons pas. Mais en dehors de ça… c'est comme si nous n'avions jamais été ennemis.

-Allez… Tu vois. J'ai toujours su que tu étais un bon garçon.

Draco fut choqué par ce commentaire. Des personnes allaient-ils aussi penser à lui comme ça ? Comme si Harry était une garantie de bonté ? Aussi avantageux que ça serait pour lui, l'idée lui semblait absolument erronée dans son approche. Comment pouvait-il savoir qu'Harry n'était pas en train de penser avec sa bite et c'est tout ? Et c'étaient ses actions de ses neuf dernières années qui démontraient s'il avait changé ou non, pas son aventure avec ce foutu et parfait Garçon-qui-a-survécu.

-Peut-être que je ne suis pas aussi bon et que c'est juste parce que je baise trop bien pour s'arrêter sur ça.

Luc nia de la tête, un peu surpris.

-Personne ne baise aussi bien, Draco. En plus, putain… pourquoi dis-tu ça ? Comme si tu n'avais rien de plus à offrir. Si mon frère était gay… bon, gay et sorcier, j'essaierais de te mettre avec lui.

Ses mots adoucirent un peu Draco, qui se forçait à atténuer la rancœur envers Harry qui avait jailli en son for intérieur. Ca n'était pas de sa faute si les gens réagissaient comme ça devant son nom ; maintenant il savait le peu de chose qu'il avait fait volontairement pour le provoquer.

-La seule chose que je dis c'est que ce que je suis ou ce que je ne suis pas, n'a rien à voir avec Harry.

-Bien-sûr que non, je ne voulais pas dire ça. Même si je ne sais pas, peut-être que oui, il a une influence sur les gens qui ne te connaissent pas personnellement. Ca n'est pas non plus quelque chose de mauvais, non ?

-Nous verrons bien –répondit-il, sans vouloir s'engager. Après il relut la lettre. L'intérêt d'Harry pour lui se voyait dans chaque phrase et Draco se rendit compte qu'il trouvait ça vaguement consolateur. Au moins il ne lui jetait pas sa défaite en pleine face. Il comprit alors que, d'une certaine façon, la possibilité qu'Harry se moque de lui était l'une des raisons pour laquelle il n'avait pas été très sûr de vouloir aller à l'appartement cette nuit et il se sentit un peu honteux : Harry n'était pas comme ça.

-Tu es un salaud qui a de la chance –lui dit Luc-. Au moins quelqu'un va te consoler cette nuit. Je devrais faire monter une fan dans la chambre pendant que tu ne seras pas là.

''Vu de cette façon…'', pensa Draco. En plus, l'anniversaire d'Harry était dans trois jours et il lui avait acheté quelque chose. Il lui donnerait, ils se diront au revoir et il serait prêt.

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-Je suis vraiment désolé, Draco –dit Harry, quand il arriva.

-Oui, bien… Je préférerais ne pas parler de ça.

Harry s'assit sur le canapé.

-Il y a quelque chose que je peux faire pour te remonter le moral ?

Draco s'assit à ses côtés.

-Qu'est-ce que tu as à l'esprit ?

Dix secondes après, Draco était appuyé sur le canapé avec le pantalon déboutonné, gémissant en suffoquant et Harry était agenouillé entre ses jambes, lui faisant une fellation énergique. Draco essaya de le prévenir qu'il était à bout, mais Harry ne modifia pas son rythme, et quand Draco jouit, il avala sa semence pendant qu'il continuait à lécher avec avidité la pointe de son sexe.

Draco resta comme il était, un peu haletant et les yeux fermés. Harry lui remonta son caleçon et il se cala à ses côtés, en serrant son corps détendu. Maintenant c'était lui qui avait une érection, mais il pouvait attendre.

-Mieux ? –Draco esquissa un demi-sourire en guise de réponse-. Draco, que vas-tu faire maintenant ? Comme je te l'ai écrit dans la lettre, j'aimerais que tu restes jusqu'à la finale du Mondial.

Draco doutait toujours. L'enfant de cinq ans qui lui parlait encore occasionnellement depuis le fond de son esprit, lui disait que ce n'était pas juste qu'Harry ait le Mondial et en plus un amant à disposition. Mais il savait aussi que c'était stupide ; Harry n'était pas le seul à profiter du sexe.

-Je ne sais pas encore. Laisse-moi y réfléchir et je te le dirai demain. En ce moment, je suis déprimé.

Harry acquiesça et lui caressa les cheveux.

-C'est bon.

Mais au fond, il était ennuyé depuis qu'il avait entendu à la radio l'élimination de la France. C'était presque sûr que Draco allait s'en aller d'Allemagne. N'est-ce pas ce qu'il aurait fait lui, si l'Angleterre avait été éliminée ? Il savait depuis le début que ça durerait juste le temps du Mondial, comme ces aventures que les gens avaient quand ils allaient à l'étranger pour les vacances. Quelque chose qu'on gardait comme un bon souvenir.

Seulement, maintenant que l'heure de se dire au revoir était arrivé, Harry n'était plus aussi sûr que c'était ce qu'il voulait.

''S'il ne s'appelait pas Draco Malfoy, je voudrais continuer de sortir avec lui et voir où tout ceci mènerait'', comprit-il, en observant son visage encore attristé par la défaite. Il y avait quelque chose en lui qu'il trouvait extrêmement attirant, au-delà du sexe et de son sens de l'humour acide : l'absence totale d'admiration dans ses yeux. Draco le regardait avec désir, avec irritation, avec amusement ou avec curiosité mais jamais comme un héro. C'était une qualité qu'Harry avait fini par vraiment apprécier.

Mais oui il s'appelait Draco Malfoy. Et il ne savait pas encore si ça changeait quelque chose.

-Quoi ? –s'enquerra Draco, en se sentant observé.

-Rien –dit-il, en occultant ce sujet.

Draco sourit alors un peu.

-Je t'ai acheté quelque chose pour ton anniversaire –dit-il, en se levant du canapé et en allant chercher une boite qui était sur une chaise.

-Vraiment ?

Draco baissa un moment les yeux et haussa les épaules, comme s'il n'était pas très sûr de savoir si c'était socialement acceptable ou pas et il lui donna le paquet, qui avait la taille du livre ''Poudlard. Une histoire''.

-On offre quelque chose normalement pour les anniversaires.

-Merci –dit-il, en posant le cadeau sur ses genoux et en lui donnant un léger baiser sur les lèvres.

-Je sais que ce n'est pas avant trois jours, mais… bien, comme je ne suis peut-être pas sûr…

Une partie de l'illusion d'Harry se dissipa en l'entendant dire ça. Merde alors, pourquoi ne pouvait-il pas rester ici jusqu'à ce que l'Angleterre soit éliminée ou que le Mondial se termine ? Mais il déballa le cadeau sans rien dire et il se mit à rire en découvrant que c'était la boîte pleine des délicieux petits gâteaux qu'ils avaient partagé à l'hôpital il y a quelques semaines en arrière.

-Oh, tu ne sais pas le nombre de fois où j'ai pensé à eux…

-Ils ont un sort pour qu'ils ne durcissent pas ou qu'ils soient perdus.

-Ne t'inquiètes pas pour ça, je ne leur donnerais pas le temps. –Il l'embrassa alors de nouveau, cette fois un peu plus longuement-. Merci encore une fois.

-De rien. C'est seulement une attention.

Les gâteaux étaient trop tentants pour ne pas commencer la boîte maintenant et Harry alla dans la cuisine chercher une bouteille de jus de fruit et deux verres. Quand il revint, il vit que Draco avait relevé son pantalon du côté gauche et qu'il était en train d'examiner sa jambe, qui était violacée.

-Tu as mal ?

-Non, pas beaucoup.

-De ce qu'on a dit à la radio, ça a été une erreur de la défense incroyablement stupide. Le speaker ne pouvait pas croire que Rostand ait laissé échapper le cognard.

-Il est inutile… -Il secoua la tête-. Au moins le fait de m'être blessé m'a épargné la conférence de presse.

-''Nous avons tout donné sur le terrain, mais nous n'avons pas eu de chance. Maintenant le plus important c'est de penser au prochain match'' –récita Harry.

-''C'est ça le quidditch : des fois on gagne, d'autres fois on perd.''

-''Il n'y a pas de petit ennemi''.

Après quelques minutes à bavarder et à manger des gâteaux, Draco commença à vraiment être de meilleure humeur et, en attrapant Harry par le col de sa chemise, il l'attira vers lui et l'embrassa.

-Aujourd'hui tu devras faire tout le travail, les médicomages m'ont dit que je ne devais pas forcer sur ma jambe.

Harry sourit, légèrement moqueur.

-Si tu veux que je te baise tu peux le dire tranquillement, Draco, tu n'as pas besoin d'inventer des excuses.

-Tu peux toujours rêver, Potter.

Harry se mit à rire et il le coinça contre le canapé pour l'embrasser jusqu'à en perdre le souffle. Ils ne mirent pas longtemps à se retrouver sur le lit –Draco avec seulement une chemise et Harry, sans rien-, s'embrassant et se battant amicalement. La jambe de Draco était presque complètement couverte de bleus, du tibia jusqu'à la moitié de la cuisse, mais ça ne le gêna pas trop jusqu'à ce qu'il le prépare pour la pénétration, avec les genoux un peu fléchis. Même s'il essaya de résister parce qu'il se sentait trop bien et aucune personne saine d'esprit n'aurait voulu l'arrêter, il dû finalement demander à Harry d'arrêter, inquiet d'aggraver sérieusement sa blessure.

-Ma jambe me fait encore mal.

Harry sortit de lui, essayant de retrouver l'usage de son cerveau.

-Allonge-toi sur le ventre –lui suggéra-t-il, en l'embrassant dans le cou.

-Non –dit-il rapidement-. Non, attends.

''Ses cicatrices'' se rappela Harry. Mais avant qu'il ne puisse faire une autre suggestion ou lui dire que peu lui importait ce qu'il avait dans le dos, Draco trouva une posture plus commode pour lui en mettant un oreiller sous ses hanches. Harry lui donna un baiser long et intense destiné à lui faire oublier tout ce qui le préoccupait et le pénétra de nouveau, attentif à n'importe quel signe sur son visage qui lui dirait que sa jambe le dérangeait encore.

-Mieux ? –dit-il, avec douceur.

Les seuls sons et expressions de Draco exprimaient le plaisir.

-Mmmmmm… Harry je suis content… quand tu fais ça.

-Tu es le garçon… le plus sexy du monde, Draco –lui dit-il à l'oreille, en bougeant lentement dedans et hors de lui-. Le plus sexy… je te le jure.

Quand ils eurent fini, ils restèrent dans les bras l'un de l'autre un moment. Harry se sentait satisfait, mais, à la fois, il ne pouvait s'empêcher de penser que c'était probablement la dernière nuit qu'ils passaient ensembles. Et cette idée le dérangeait encore plus qu'avant. En regardant Draco, qui avait les yeux fermés et qui lui caressait doucement le duvet de la poitrine, il pouvait seulement se dire que c'était trop tôt, beaucoup trop tôt.

Mais il capta alors un éclat étrange à la fenêtre et il tourna la tête vers là, intrigué. A sa surprise c'était un patronus, un taureau impressionnant qui s'introduisit dans la chambre en traversant la fenêtre comme un fantôme. Un rapide coup d'œil à Draco lui indiqua qu'il ne reconnaissait pas non plus le propriétaire de ce patronus.

Une voix qui parlait un français rapide et joyeux sortit du taureau. Draco ouvrit en grand les yeux et se mit à rire.

-C'est pas possible. C'est pas possible !

-Qu'est-ce qu'il se passe ?

Draco recommença à rire, se jeta sur lui et lui donna un fort baiser sur les lèvres.

-C'était Luc, mon camarade de chambre. L'Attrapeur nigérien a prit de la potion Felix Felicis et la FIQ va annuler le match. Nous continuons le Mondial !

Harry rit aussi, autant content que lui.

-Génial.

-Et Lacroix est en train de me chercher comme un fou dans l'hôtel –dit-il, en commençant à s'habiller à une vitesse surprenante-. Je dois y aller.

-Bien-sûr. –Il ramassa alors le pantalon de Draco sur le sol, qui était à l'envers, et il le retourna pour l'aider à gagner du temps-. Tiens.

-Je ne sais pas si je vais pouvoir revenir cette nuit, mais je t'écrirais demain pour tout te raconter, hein ? –Draco termina de s'habiller et lui donna un dernier baiser-. Au revoir, à plus tard.

-Au revoir. Et félicitations.

Draco lui adressa un sourire éblouissant avant de Transplaner. Harry sourit aussi et s'allongea sur le lit, satisfait, les bras derrière la tête.

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Et voilà alors j'attends vos impressions comme d'habitude, et je m'excuse pour les fautes je sais pas pourquoi mais j'ai l'impression qu'il y en a beaucoup mais je les trouve pas lol!!! Je vous remercie toujours de vos reviews que j'apprécie vraiment beaucoup ainsi qu'à tous ceux qui lisent, vous êtes génial !!! Bref je vous dis à la semaine prochaine et bonne vacances à tous ceux qui le sont depuis hier !!! Bisous !!!