Ohayo, minna-san ! Voici le chapitre 10 de Il ragazzo !

J'ai eu un peu de mal pour continuer le chapitre que je suis en train d'écrire en ce moment... mais l'envie recommence à venir donc je suis un peu rassurée, j'espère juste pouvoir le finir ce soir pour être à jour dans mes chapitres. Du coup, l'actualité des chapitres est terminée xD

Les personnages et l'univers de Katekyo Himan Reborn ne m'appartiennent pas mais à Akira Amano. Seul quelques points de l'histoire et le scénario sont issus de mon imagination débordante !

Merci à FukoshiAnonyme, MissXYZ, inukag9, Alycia Panther, lulue79, Akuuma Tsukeshine, Rebornx3, Tiffou, Guest, tahury, SinaKalissa, shinonema, Caliste, Minimiste, ninolola et melamariannie pour leur review au dernier chapitre !

Merci également à fanais, aranley, addaline, Reima-chan, Minimiste, Fiane-Fiamma, Dixia, Himutsu-chan, Hebihime, Zeyra K, Tomokachan76, anastasia172, Lecfan, Izanami97, Alycia Panther, Yuki-Jiji, fuonhicali, Anonimo XD, mary6987, lupine13, manga-fic-love-sissi, amelieprosper, Akayui, lulue79, Tiffou, amiedu13, , Luce Li, Walarisse, Kyara17, Ekana, neko-chan L, neko-chan200, sacheliane, Caliste, yukixvongola, charlesdoudou, Riddikuluss, Mia Ako-nee, Elrika, Loucat, Sacha Tsukiya, PetitCrapaudBaveux, Minami12, inukag9, Audragon, ao no oni, Blihioma, tahury, Hikari0005, , ninolola, , Naidja, Llamas del Cielo, Ms Akabane, Noxerea, Marou83, Akuma-no-Kitsune, Hebihime, SinaKalissa, Nahel, tisha2803, jilie084, jevierita, Kyona-sama, Rebornx3, TheLadySoul, hiey, HarukaN, misa2, belkeirmed, Naelye, MissSexyBaby, Nama2902, Bottled Memories et history pour avoir mis en favoris et suivre cette fiction !

Merci également à tous ceux qui lisent en anonyme cette fiction !

Réponses aux reviews anonymes :

FujoshiAnonyme:Merci pour la review et pour les compliments ^^ Je suis ravie que tu l'ais trouvé mignon c'est vrai que j'étais bien contente de ma fin trop choute entre Gokudera et Tsuna. Je ne pensais que ça ferait réagir comme ça mais je mentirai si je disais que je suis heureuse que mes lecteurs réagisse. Ça me prouve que j'ai bien réussi à retranscrire ce que je voulais alors merci ! La suite des événements est un peu plus bas ^^ Bonne lecture !

MissXYZ : Merci beaucoup pour la review ! Je suis contente que ça t'ait plu ! Et j'espère que la suite te plaira tout autant ! On se revoit en bas !

Guest:Ah ? Peut-être... j'avoue que je lis beaucoup de fictions anglaise et peut-être que certains fois des expressions anglaises me viennent traduites en français, je t'avoue que je ne me suis pas rendue compte. Pour preuve ça ne m'a pas choqué du tout ! Merci de me le dire. Penses-tu que je doive changer ? Parce que pour être honnête moi j'aime l'expression « un couple d'heure » et je ne vois pas trop ce que je pourrais mettre à la place... Tu as une suggestion ? En tout cas, merci de me l'avoir signalé ! Bonne lecture à toi aussi !

shinonema : Merci pour les compliments ! Je suis ravie que tu l'ai apprécié et ravie que tu n'aies pas été déçue ! Moi aussi j'adore la relation entre Gokudera et Tsuna mais pour être honnête, j'adore tout chez Gokudera ^^ Oui ! Je me suis fait un plaisir à imaginer la scène et la réaction des trois gardiens ! Mais en même temps il y a de quoi : en quelque heures il a subi une énorme transformation. Merci pour ton soutien, j'essaierai de me montrer à la hauteur ! Bonne lecture !

~ ~ ~ ~OoO~ ~ ~ ~

Chapter 10 : Un secret bien caché

Lambo n'arrivait pas y croire.

Comment ce gamin avait fait ?

En à peine quelques heures, il avait réussi à mettre de son côté celui qui avait été le plus contre lui. Peut-être pas l'un des violents mais certainement l'un des plus têtus de toute leur bande : Gokudera Hayato.

Lambo se souviendrait toujours de sa surprise de voir Gokudera débarquer à l'infirmerie alors qu'il y était lui-même en compagnie de Ganauche pour savoir comment allait Tsunayoshi après son agression. L'argenté avait été le dernier homme qu'il pensait à rendre visite à l'enfant. Mais il avait encore été plus surpris d'entendre Gokudera appeler l'enfant "Tsunayoshi-sama". Et il n'avait pas été le seul : Ganauche aussi n'en avait pas cru ses oreilles. Ainsi que Tsunayoshi.

L'enfant avait planté pendant quelques minutes avant de demander à Gokudera pourquoi il rajoutait le "sama", à la fin de son prénom.

-Parce que vous le méritez, tout simplement, Tsunayoshi-sama, avait répondu Gokudera en ignorant les deux autres présents dans la pièce.

Tsuna avait alors demandé, pour ne pas dire, supplier, Gokudera de juste l'appeler par son prénom. La veille, il n'avait juste pas réalisé la présence de ce suffixe honorifique et pour dire la vérité cela le gênait. Il était après tout plus jeune que Gokudera, aussi cela devait être le contraire. Et surtout Tsunayoshi ne comprenait pas en quoi il l'avait mérité. Bien sûr les trois mafieux ne voulant et ne pouvant pas dire qu'il était l'héritier possible à la place de boss dans la plus puissante famille mafieuse, avait gardé la silence. Mais Gokudera avait très bien réussi à détourner l'attention de Tsunayoshi, démontrant encore une fois que les deux avaient réussi à se rapprocher au delà des espérances. Mais pour Lambo, ça allait beaucoup trop vite ! Lui-même, il lui avait fallu des années avant que Gokudera ne lui donne un semblant de confiance : après tout, il détestait les enfants. Bon, il fallait dire aussi qu'avec toutes les bêtises que Lambo faisait étant jeune, c'était difficile de le supporter. Mais là il avait fallu à Tsunayoshi une semaine... non, soyons honnête... moins d'une journée pour faire changer radicalement d'avis à Gokudera... Il n'y a rien d'autre à dire : c'était un exploit. Et Lambo se demandait vraiment comment l'enfant avait fait.

Yamamoto et Ryohei avait tenté de savoir le fin mot de l'histoire, essayant de faire changer d'avis Gokudera. Les deux compagnons avaient compris que Gokudera ne cherchaient plus à empêcher le Nono de faire de Tsuna le Decimo Vongola. Au cours de la semaine qui passa après l'agression à Corleone, Yamamoto et Ryohei avaient pris plusieurs fois Gokudera à part essayant de le faire changer d'avis, mais le bomber les avaient brutalement écartés de leur chemin en leur disant que ce n'était pas leurs affaires. Il avait aussi ajouté que s'ils voulaient savoir pourquoi il acceptait dorénavant Tsunayoshi, il faudrait qu'ils essayent de voir ça avec Tsunayoshi. Ce n'était, après tout, pas à lui de les convaincre.

Les gardiens de la neuvième génération sentant la tension dans la future génération décidèrent d'en envoyer certains en mission le temps qu'ils aient tous le temps de réfléchir séparément. Ils en étaient revenus depuis mais leur point de vue n'avaient évidemment pas changé. C'est à ce moment-là que Kyoko Sasagawa entra en jeu en demandant à la neuvième génération si Tsunayoshi et elle pouvaient aller faire des magasins pour trouver des vêtements pour Tsuna, comme elle le lui avait promis durant sa convalescence. En effet, si l'enfant avaient des vêtements depuis tout ce temps, ce n'était pas ses vêtements. C'étaient apparemment des vêtements d'un enfant, nommé Fûta, il y a des années auparavant et qui était en ce moment en mission. Et Kyoko jugeait qu'il était plus que temps que Tsuna ait ses propres vêtements. Les gardiens Vongola avaient hésité se souvenant que trop de la dernière excursion en dehors du manoir de Tsuna. Mais Kyoko les avaient rassurés :

-Tout ira bien, cette fois ! Si Tsuna-kun s'était fait agressé l'autre fois, c'était parce que Gokudera était déjà à terre et qu'il n'avait pas ses armes, non ? Or aujourd'hui, il les aura et il sera plus méfiant. Et si vous vous inquiétez tant pour la sécurité, vous n'avez qu'à mettre quelqu'un d'autre avec nous, comme... je ne sais pas... Lambo par exemple ! Cela fait des jours qu'il est enfermé au manoir, il faut bien qu'il bouge, lui aussi.

Et même si Kyoko Sasagawa n'avait pas le même tempérament vif que son frère aîné, elle avait néanmoins la même ténacité. Les gardiens de la neuvième génération finirent par accepter, accord appuyé en grande partie par Timoteo qui était intervenu en disant que rien de grave ne se passerait. Si le boss des Vongola avait confiance en la sécurité proposée par Kyoko, ce n'était plus la peine d'argumenter, non ?

Ils s'étaient donc retrouvés tous les quatre dans une grande voiture de luxe tandis que le chauffeur les amenait dans la ville la plus proche : Marineo. Lambo regardait d'un air ennuyé le paysage défiler, Kyoko sélectionnait les divers magasins dans lequel ils iront sur un calepin, afin d'avoir la chance de pouvoir tous les faire tandis que Gokudera, assis en face de Tsuna, discutait joyeusement avec l'enfant, principalement de petites anecdotes ridicules sur Coyote. Tsuna s'empêchait en grande partie de rire afin de ne pas donner l'air de se moquer de l'adulte mais ne pouvait pas arrêter le sourire qu'il avait, de grandir de minute en minute, au fur et à mesure que Gokudera parlait.

Lambo observa du coin de l'œil les deux. Ils avaient développé une certaine complicité. Gokudera avait raconté à l'enfant comment lui et Yamamoto s'étaient rencontrés. Tsuna avait été impressionné de savoir que l'argenté avait été dans plusieurs et n'arrêtait pas de demander des infos sur les pays qu'il avait visité. Gokudera était heureux de voir une telle curiosité chez l'enfant et s'était empressé d'assouvir cette soif de connaissance étonnante pour un enfant de dix ans.

Lambo était quelque peu jaloux de voir une telle entente. Certes, il avait été un gamin énervant, mais il aurait bien aimé s'entendre aussi bien avec Gokudera. Leur relation avait toujours été tendue et même si le comportement impulsif de Gokudera s'était peu calmé avec le temps, Gokudera était toujours renfrogné avec Lambo, le traitant de gamin fainéant ou ennuyant, selon les situations. Lambo soupira en regardant par la fenêtre, chassant ses pensées pessimistes. Son soupir attira l'attention de Tsuna qui lui jeta un regard interrogateur. Mais il ne fit aucun commentaire et continua sa conversation avec Gokudera.

Ils passèrent leur journée à faire les magasins. Tsuna fut heureux d'enfin avoir ses propres vêtements. Les vêtements du dénommé Fûta étaient certes pas mal, mais Tsuna s'en voulait de prendre les vêtements de quelqu'un d'autre. Il savait qu'il ne devait pas être égoïste et accepter ce qu'on lui donnait, d'autant plus que son grand-père et ses amis l'hébergeaient. Mais il devait convenir qu'il se sentait plus à l'aise avec des vêtements qui seraient désormais à lui et qu'il aurait choisi.

Ils apaisèrent leur faim dans un petit restaurant après que les jérémiades de Lambo comme quoi il n'avait rien mangé depuis le début de la journée, ainsi qu'il commençait à avoir mal aux pieds. Alors que Kyoko eut un petit rire, Gokudera grogna :

-Toujours à se plaindre...

-Je me plains si je veux ! s'écria lamentablement Lambo.

-Tu es pire qu'un gamin ! Prends donc exemple sur Tsunayoshi-sama ! Je ne l'ai pas entendu se plaindre lui !

-Gokudera-san ! Enlevez le « sama » s'il vous plaît ! s'exclama Tsuna, profondément gêné.

-Allons, allons. Lambo-chan a raison, Hayato-kun. Il nous reste après tout encore quelques magasins, alors autant faire une pause et en profiter pour manger un peu également. Ça vous va, Lambo-chan, Tsuna-kun ?

Tandis que ces deux derniers acquiescèrent, Gokudera passa sa main dans ses cheveux argentés.

-Il est déjà si tard ? J'avais assuré à Coyote que nous serions de retour pour manger. Il avait prévu une séance d'entraî... une réunion, se reprit très vite Gokudera en lançant un regard furtif et inquiet vers l'enfant avant de se retenant de soupirer de soulagement. Je vais devoir le prévenir...

-Gokudera-san, si cela peut vous arranger, nous pouvons rentrer maintenant. Ce serait dommage que vous ratiez quelque chose pour moi...

-Non ! Ce n'est pas à cause de vous ! s'exclama Gokudera, un peu paniqué à l'idée que Tsuna raccourcisse sa sortie pour lui. Et puis il faut que vous ayez des vêtements.

-J'ai assez de vêtements pour quelque jours, objecta Tsuna, et si vraiment je n'en ai pas assez, on pourra revenir un autre jour, ça ne me dérange pas !

-Mais puisque nous sommes là, hésita Kyoko, autant les finir aujourd'hui, non ? Je ne sais pas quand je pourrai être libre comme ça la prochaine fois...

-Cela ne dérange ni moi ni Coyote de repousser notre réunion de quelque heures, Tsunayoshi-sama déclara Gokudera avec un sourire tout en ébouriffant les cheveux de Tsuna. Mais merci de vous inquiéter pour moi.

-Je connais un bon restaurant de pâte un peu plus loin, déclara Kyoko en voyant que Gokudera s'éloignait son portable à la main. Rejoins-y nous.

Gokudera hocha la tête. Quelques minutes plus tard, alors qu'ils étaient déjà attablé, n'attendant que le métis pour commander leur repas, Kyoko reçut un appel d'un Gokudera excédé qui ne s'y retrouvait pas toutes ces rues qui se ressemblaient. Kyoko confia à Lambo, la surveillance de Tsuna avant d'aller retrouver l'argenté.

-Et on dit de moi que je suis énervant... soupira Lambo en laissant tomber sa tête sur la table s'y couchant presque.

-Je pense que je me serais perdu aussi, rit nerveusement Tsuna.

-Ce n'est pas la même chose, bailla Lambo. Toi tu es un enfant et lui un adulte. Toi, tu n'es là que depuis deux semaines et encore c'est la première fois que tu viens dans cette ville. Lui ça fait sept ans qu'il habite en Sicile.

-Je suppose que tu as raison, rit Tsuna.

Un silence suivit les paroles de Tsuna. L'enfant regarda autour de lui, avant de revenir sur Lambo, complètement avachi sur sa chaise.

-Lambo-ni ?

-Hm... ?

-Je me trompe où tu n'avais pas envie de venir ?

-Hein ? demanda Lambo en se redressant légèrement pour voir en face le petit garçon qui baissa la tête d'un air coupable.

-Je suis désolé de vous avoir forcé à venir. Je...

-Eh là, du calme... temporisa Lambo. C'est vrai que je n'avais pas spécialement envie de venir, mais tu ne devrais pas t'en occuper... Je n'ai pas envie de faire grand chose après tout, à part manger et dormir, alors... ne prends pas ça pour toi, ok ?

Tsuna dévisagea Lambo pendant une minute avant de soupirer de soulager.

-Je suis soulagé, sourit Tsuna. Je pensais t'avoir obligé à venir...

-Techniquement, reprit Lambo en se laissant aller sur le dossier de sa chaise, ce n'est pas toi qui m'a forcé, mais Kyoko... Et puis, je n'avais rien d'autre à faire...

-Mais pourquoi tu n'as envie de rien faire ? s'étonna Tsuna.

Pour une fois, Lambo ne sut quoi dire. Personne n'avait jamais cherché à savoir pourquoi il ne faisait rien, ils se contentaient tous d'essayer de le faire bouger sans chercher à le comprendre. Aussi il n'eut pas de réponse toute faite à la question de l'enfant. Il essaya de réfléchir à la question avant de se rendre compte qu'il n'en savait rien ! Énervé par cette découverte, il grommela :

-Est-ce que je t'en pose des question, moi ?

-Ah pardon ! s'exclama l'enfant, en se rendant compte qu'il avait été trop curieux. Je me disais juste que c'était triste de ne rien faire tout le temps...

Lambo grogna et regarda alors le ciel, repensant à tout ce qu'il avait fait jusque là. Est-ce que sa vie était triste ? Peut-être bien... Vendu par sa famille mafieuse et biologique, cela faisait bien quelques années qu'il n'avait plus de nouvelles d'elle. Il avait revu son père, boss de la famille Bovino lors de quelque rencontres avec les Vongola, mais celui-ci l'avait juste salué avec une poignée de mains et un échange de banalités. Rien de plus. Lambo ne se sentait pas triste pour ça, il n'en avait plus rien à faire après tout. Sa vraie famille était avec les Vongola. Mais c'était le fait qu'il ne ressentait plus rien envers sa famille originelle, qui l'attristait. Il adorait ses frères et sœurs de cœur, celle que les Vongola appelle la future génération. Mais, pour être franc, il ne savait pas trop ce qu'il faisait là. Il n'était pas aussi intelligent que Gokudera, ni aussi doué que Yamamoto. Il ne savait pas guérir les blessures des autres comme Ryohei, et il n'était pas aussi doux de Chrome. Il n'était pas aussi fort que Hibari ni aussi sadique que Mukuro... Quoique ce n'était peut-être pas une mauvaise chose... Bref ! Même ce gamin qui n'était arrivé que depuis deux semaine dans leur vie avait une utilité : il était le possible boss ! Et il avait réussi à se faire accepter de Chrome, Kyoko et Gokudera... Tous ses frères et sœurs avaient une utilité dans la future génération, ils avaient leur place. Mais... et lui ? Avait-il vraiment sa place dans la future génération ? Voilà ce qui l'attristait le plus... Est-ce qu'il avait été abandonné par sa famille d'origine pour être relégué derrière ? Et si oui, comment faire pour changer ça ? Est-ce que ça pouvait être changé ?...

-Après tout, déclara alors la voix de Tsuna, le faisant sortir de ses pensées, ce n'est peut-être pas plus mal de ne rien faire !

Lambo regarda l'enfant avec un air ahuri. Tsuna lui adressa un grand sourire :

-Ben oui. Rester calme, ne rien faire pendant quelque heures, juste à être allongé quelque part... de préférence en extérieur, comme ça tu peux sentir le vent, le soleil... Et tu restes là... Tu n'entends rien...

Sur ces derniers mots, l'enfant ferma les yeux, essayant d'imaginer tout cela.

- ... comme si tu étais dans une bulle et...

Soudain Tsuna se tut, tétanisé par les images qui défilaient dans sa tête.


Des hommes masqués qui se penchaient sur lui, l'examinant.

Une lumière blanche et aveuglante.

Des cris au milieu d'un brouhaha assourdissant.

Du sang qui éclaboussait le sol de pierre.

Des machines de toutes sortes tapissant les murs sombres et lugubres.

Une cellule, aux barreaux grossiers, séparés entre eux par des espaces étroits.

Une femme aux cheveux mi-longs, noirs et aux yeux argentés, teintés de tristesse et de remords, qui lui adressait un grand sourire réconfortant, lui tendant les bras.

La même femme, le visage ravagé de larmes, tandis que deux hommes, toujours masqués la tenaient pour l'immobiliser.

Du sang qui éclaboussait le sol de pierre...


-... Tsuna... Ohé, Tsuna ! retentit la voix lointaine de Lambo.

L'enfant sentit alors quelque chose lui agripper le bras. Il retint de justesse un cri tandis qu'il sursautait au contact, revenant dans la réalité. Il jeta un regard effrayé au plus vieux qui lui qui leva les deux mains pour l'apaiser. Tsuna inspira lentement, essayant de sortir de ses souvenirs douloureux. Lambo tenta timidement de reposer sa main sur le bras de l'enfant qui n'eut qu'un léger frisson, sans avoir la même réaction violente.

-Tout va bien ?

-Désolé... souffla Tsuna.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Tu parlais et tu as subitement arrêté avant de commencer à trembler...

Tsuna passa ses mains sur ses bras, qui effectivement tremblaient. Il se calma légèrement avant de jeter des coups autour de lui, en espérant que personne n'ait vu sa crise. Heureusement pour lui, sa crise n'avait pas dû durer longtemps car personne à part Lambo, ne l'avait remarquée.

-Ça va aller... C'est juste que... c'est ce que je faisais pour échapper à la douleur...

-Que veux-tu dire ? demanda Lambo, encore inquiet.

-Quand ces hommes me ramenaient dans ma cellule, commença à expliquer Tsuna d'une petite voix, j'imaginais la chaleur du soleil pour me réconforter et pour me donner du courage... Alors à chaque que je m'imagine me prélasser comme ça, j'ai toujours l'impression que ces hommes vont revenir pour continuer...

-Attends, quand tu dis ces hommes... tu parles de...

-Ceux qui m'ont enlevé.

Tsuna regarda la table, essayant de fuir ces images. Lambo ne sut quoi dire, ne trouvant pas de sujet sur lequel rebondir après ça, afin de réconforter l'enfant. Puis ses yeux s'illuminèrent.

-Entre imaginer et le vivre vraiment, il y a, je crois, un monde...

L'enfant leva un visage douloureux vers Lambo. Celui-ci lui adressa un sourire réconfortant.

-Si tu veux, on pourrait aller s'allonger sur l'herbe près du manoir soit demain ou même aujourd'hui, comme je n'ai rien à faire... Tu verras que ce n'est pas la même chose.

L'expression douloureuse de Tsuna se changea en une expression stupéfaite. Puis les lèvres s'étirèrent sur un grand sourire et l'enfant s'exclama, les yeux pétillant à nouveau :

-C'est une bonne idée, Lambo-ni ! Je serais vraiment heureux de le faire !

Lambo se réjouit de voir la bonne humeur de retour sur les traits de l'enfant Il ne savait pas trop si c'était authentique ou si l'enfant cachait pour ne pas l'inquiéter, mais il se plaisait à croire que l'enfant était vraiment excité à l'idée qu'il avait eu. Peut-être que finalement, il avait une utilité après tout.

-Ah ! soupira-t-il, en masquant sa bonne humeur. Quand arrivent-ils, ces deux-là ? Je commence à avoir faim !

Tsuna rit aux nouvelles lamentations de son aîné, avant d'entendre un autre grognement très reconnaissable.

-C'était tes indications qui n'étaient pas claires !

-Ça arrive à tout le monde de se perdre, Hayato-kun.

-Je. Ne. Me. Suis. Pas. Perdu !

-Oui, oui, rit doucement Kyoko.


Gokudera grogna en regardant sa montre. Ils étaient dans un des derniers magasins que la jeune rousse avait décidé de visiter. Et ça prenait plus de temps que prévu. Il savait que si cela n'avait tenu qu'à l'enfant, cela fait longtemps qu'ils seraient rentrés. Non c'était Kyoko qui, à chaque fois, insistait pour que Tsuna essaye tel ou tel T-shirt ou pantalon afin de finir de remplir sa garde-robe. Et l'héritier potentiel des Vongola n'arrivait à lui dire non, craignant que ça la blesse. Gokudera soupira. Il se tourna vers Kyoko

-Dis, c'est pas bientôt terminé ? demanda-t-il à la jeune femme. J'ai peut-être repoussé mon entraînement avec Coyote mais c'était pour le faire ! Et non pas le louper pour la seconde fois !

-Très bien, accepta la jeune fille. Tsuna-kun essaye un dernier truc et nous irons payer.

-Enfin ! soupira Gokudera.

-Je suis désolé, Gokudera-san ! s'empressa de dire Tsuna en comprenant ce que l'adulte avait dit. Je vais me dépêcher !

-Non ! Ça n'a rien avoir avec vous, Tsunayoshi-sama !

Tsuna grommela tout en vérifiant si des personnes ne l'avaient pas entendu l'appeler comme ça. Après tout, c'était déjà assez gênant de voir comme il l'appelait mais si en plus des personnes l'entendaient... Quoique, ils étaient en Italie, il ne doit pas avoir beaucoup d'italien qui parle japonais. Et comme Gokudera lui parlait en japonais quand il s'adressait à lui, il y avait peu de chances que des personnes puissent le comprendre. Il retourna à sa cabine d'essayage et entreprit d'enlever le T-shirt et le pantalon que Kyoko et lui avait choisi, avant de remettre son propre pantalon et de passer un sweat bleu clair avec le chiffre 27 imprimé en blanc. En se regardant dans le miroir de la cabine, il remarqua qu'il y avait quelque chose de différent par rapport aux autres essayages comme si quelque chose manquait... Il ne comprit pas quoi. Soudain la voix de Kyoko, l'appela derrière la toile de la cabine.

-Tsuna-kun ?

-Oui, j'ai fini.

Il sortit de la petite pièce et laissa Kyoko regarder.

-Ah tu avais raison, Tsuna-kun ! s'extasia la jeune femme. Le bleu clair te va vraiment bien ! Je me demande s'il n'y a pas d'autre numéro...

-Ah le 27, ça me va ! s'exclama Tsuna avant de se gratter l'arrière du crâne d'un air gêné. C'est mon numéro fétiche...

-Je vois, sourit Kyoko, dans ce cas, pas question de changer ! Lambo-chan, Hayato-kun : qu'est-ce que vous en pensez ?

-Bah ce n'est qu'un sweat, bailla Lambo. Mais ça lui va bien.

Gokudera acquiesça avant de grogner :

-C'est bon, maintenant ?

-Ah... soupira la jeune fille. Je me demande quand Haru-chan reviendra... C'est la seule qui comprenne l'utilité de faire du shopping !

-Tu rigoles ? s'exclama Gokudera. Haru n'achète pas ses vêtements, elle les fait elle-même !

-Oui mais elle comprend le fait qu'il faille des vêtements pour vivre confortablement. Si je n'avais pas insisté auprès de Timeteo-sama et des autres, jamais Tsuna n'aurait fait les magasins pour s'acheter des vêtements !

-D'ailleurs, elle revient quand Haru-nee ?

-D'ici une à deux semaines, d'après ce qu'a dit Coyote, répondit l'argenté d'une voix lasse.

-Ah ? Tu lui as demandé ?

-Comme c'est mignon... bailla Lambo.

Gokudera mit quelque secondes avant de comprendre ce que sous-entendait le plus jeune.

-Ça va pas la tête ?! s'écria Gokudera le visage rouge de colère tout en administrant un coup de poing sur le crâne du Bovino. Je ne m'intéresse pas Haru !

-Aïe, Aïe, Aïe ! se plaignit Lambo tout en massant le crâne. Alors explique-moi pourquoi tu as demandé à Coyote !

-Idiot de bovin ! C'est Chrome qui est venu lui demander alors qu'on était en réunion !

-Je vois, sourit Kyoko. Merci Gokudera.

-Tch !

-Nee... demanda Tsuna qui avait suivit toute la conversation. Qui est cette Haru ?

-Ah, c'est une amie, répondit la rousse.

-Elle se nomme Miura Haru, compléta Gokudera. C'est une amie du lycée. Enfin... elle n'était pas dans le même lycée que nous, mais elle squattait la plupart du temps la maison de Kyoko.

-Haru-chan et Hayato-kun se disputaient souvent quand nous nous retrouvions, mais ce n'était jamais bien méchant... rassura Kyoko.

-Le lycée... C'est une grande école c'est ça ? réfléchit Tsuna. Vous étiez dans la même école ?

-Oui, répondit Gokudera. A part Haru et Lambo. Lui était encore trop jeune.

Tsuna nota alors que s'il n'avait pas été enlevé par la mafia alors il y aurait eu de grandes chances qu'il ait passé sa scolarité et ses années de collège et de lycée avec Gokudera et les autres. Et d'après ce qu'il en disait et malgré les grognements de Gokudera, ils avaient l'air de s'être plutôt bien amusés. Il chassa aussitôt ses pensées déprimantes avant de se tourner vers Lambo.

-Tu es au lycée, non ? Comment c'est ?

-Ennuyant, grimaça Lambo.

-Je t'en prie, ne dis pas ça ! Tu vas démotiver Tsuna-kun !

-J'y peux rien si je m'y ennuie !

-Si t'essayais de bosser par toi-même, au lieu de me demander à chaque fois de t'aider pour les devoirs, je suis sûr que tu trouverais ça plus impressionnant, gronda Gokudera. Et puis tu n'es pas seul, non ? I-pin et Fûta sont avec toi, non ?

-Mouais...

-Ce sont d'autre amis ? demanda Tsuna.

-Ah, oui, répondit Lambo. Ils sont dans le même lycée que moi en ce moment. Ce sont un peu comme un frère et une sœur pour moi. Fûta est italien et il est super doué pour classer tout ce à quoi il pense. Il est un peu plus âgé que moi. I-pin, elle, vient de Chine. Elle a été envoyé au Japon il y a un peu plus de dix ans en tant que tueu...

Gokudera s'empressa aussitôt de faire taire son ami en lui écrasant le pied.

-C'était son maître qui l'avait envoyé, continua calmement Gokudera avec un grand sourire tandis que Tsuna regardait surpris, Lambo essayer de soulager la douleur à ses pieds. Il voulait qu'elle voit autre chose que la Chine.

-Un maître ? Un maître de quoi ? demanda, curieux, Tsuna tout en plissant les yeux.

Il avait bien sentit le demi-mensonge de l'argenté. Enfin demi-mensonge était gros. Car apparemment c'était la vérité, mais Tsuna sentait qu'il y a quelque chose de plus important qu'un simple intérêt pour d'autre pays.

-Un maître d'art martiaux.

Tsuna acquiesça. Il décida de ne pas essayer d'en savoir vu que Gokudera ne voulait pas lui dire. Et puis ce n'était pas vraiment ses affaires : s'il voulait avoir une réponse plus honnête il demanderait à la concernée si jamais il la rencontrait.

-Bon allez, Tsuna-kun, s'exclama Kyoko en poussant Tsuna vers la cabine, retire-moi tout ça et allons payer ! Sinon, il y en a encore un qui va grogner.

Cependant à la légère poussée, le garçon sentit alors un objet froid glisser sur son torse avant qu'un léger tintement sur le sol ne se fit attendre. Et alors Tsuna comprit pourquoi il avait eut cette impression que quelque chose manquait quand il s'était regardé dans le reflet. Il regarda au sol derrière lui et il le vit.

Une sorte de médaillon, glissé dans une chaîne d'argent, incrusté d'une pierre d'une couleur noire profonde, taillé dans une forme irrégulière qui rappelait vaguement un losange, se trouvait sur le sol carrelé. Au-dessus de la pierre, dans un autre type de pierre, d'une couleur blanchâtre, contrastant avec la couleur sombre de la pierre pyramidale, un petit caméléon était gravé.

Gokudera voulut se pencher pour ramasser l'objet et l'examiner de plus près quand, avant même qu'il ne puisse récupérer le médaillon, Tsuna s'était précipité dessus et empêchait les autres de le voir.

-Ne le touchez pas ! s'écria l'enfant.

Un grand silence s'installa alors, entrecoupé parfois par quelques claquements que firent les autres clients dans la boutique en rangeant les cintres des vêtements dans les rayons et des rires qui leur semblèrent lointains. Tsuna se releva lentement, le poing serré sur le médaillon dont les trois plus vieux ne pouvait qu'entrapercevoir, les deux bouts de la chaîne d'argent pendant entre les doigts de l'enfant.

-Je... hésita l'enfant d'une petit voix tandis que sa frange leur cachaient l'expression de son visage. Je vais me changer...

Il retourna très vite alors dans la cabine refermant la toile derrière lui. Les trois autres ne surent quoi dire. Jamais ils n'auraient cru que l'enfant puisse un jour s'énerver. Et encore moins pour un objet. Gokudera jeta un regard à Lambo, qui semblait encore tétanisé puis à Kyoko, qui lui renvoyait son regard perdu. Aucun d'eux ne surent ce qu'il s'était passé, ni pourquoi.

Dans la cabine, Tsuna se mordit durement les lèvres. Il avait laissé ses sentiments prendre le dessus. Il n'était pas vraiment en colère contre ceux qui l'accompagnait, c'était plus contre lui qu'il l'était. Il avait pourtant promis de garder cet objet en sécurité et que personne ne le verrait. Il le gardait normalement autour du cou, sous ses vêtements, ou dans une de ses poches comme le jour où son grand-père et ses amis l'avaient trouvé. Tsuna l'avait retrouvé dans la poche de son pantalon alors qu'il avait arrêté de pleurer la mort de sa mère. Et il s'était promis de le garder hors de la vue de tout le monde. Personne ne devait savoir qu'il avait ce médaillon ! Et là, par une simple inattention, il l'avait montré et avait tout fait pour réparer cette erreur. Il sait qu'il devra s'excuser : il ne voulait pas leur crier dessus ! Mais ça avait été instinctif...

Il ouvrit son poing, révélant de nouveau le pendentif, un éclair de lumière se reflétant sur la surface lisse, quand il sortit le médaillon de l'ombre de son poing. Une larme perla au coin de son œil et coula sur sa joue tandis qu'il regardait la médaillon avant de refermer son poing et de le serrer contre son cœur, les paupières fermées douloureusement.

-Luna-chan...


-Tsunayoshi-sama !

Tsuna sursauta au ton pressé et inquiet et leva la tête vers Gokudera, assis en face de lui. Cela faisait un moment qu'ils avaient quitté la ville de Marlineo, en emportant tous les achats de la journée. Ils étaient maintenant dans la limousine, les ramenant au manoir Vongola. Gokudera était assis en face de lui, les coudes posés sur ses genoux, légèrement penché vers lui tandis que Kyoko se trouvait à la droite de Tsuna et Lambo en face d'elle. Tous jetait un regard inquiet à l'enfant. Tsuna ressentit de nouveau cette pointe de culpabilité refaire son apparition et il baissa légèrement les yeux.

-Que se passe-t-il ? demanda-t-il tout de même.

-Tsunayoshi-sama, regardez-moi.

L'enfant se mordit les lèvres avant de lever les yeux. Le regard de Gokudera était ferme. Avant même que l'argenté ne puisse dire un mot, Tsuna déclara, d'une voix piteuse.

-Pardon...

Les yeux de Gokudera s'écarquillèrent de surprise :

-Mais enfin pourquoi ça ?

-Je ne voulais pas vous crier dessus... Mais... Mais...

-Ce médaillon est important pour toi, n'est-ce pas ? déclara Kyoko en posant une main sur l'épaule de l'enfant.

Tsuna acquiesça, sans la regarder.

-Quel est ce pendentif, Tsunayoshi-sama ? Et pourquoi vous ne voulez pas qu'on le voit ?

-On me l'a confié... Personne ne doit le voir ! C'est quelqu'un... de très très important pour moi qui m'a dit que personne jamais ne devait le voir !

-Ça appartenait à ta mère ? demanda Kyoko en se souvenant que le médaillon faisait plus féminin que masculin.

-... Non... répondit Tsuna, pensif. Mais je ne veux pas que grand-père sache que j'ai ce médaillon !

-Pourquoi ? s'étonna Gokudera, complètement perdu.

-Parce que sinon il voudra le voir ! Et personne ne doit le voir ! Gokudera-san, Kyoko-nee, Lambo-ni ! S'il vous plaît, ne le dîtes à personne ! C'est très important pour moi ! Pouvez-vous le garder pour vous ?

Gokudera prit une inspiration avant de prendre une expression mortellement sérieuse. Tsuna déglutit en sentant ce regard le transpercer. Gokudera se pencha plus en avant vers lui et regarda Tsuna dans les yeux, sans que ce dernier ne détourne le regard.

-Est-ce que ce médaillon est dangereux, Tsunayoshi-sama ?

Tsuna cligna des yeux, surpris par la question.

-Hein ?

-Est-ce que ce médaillon est dangereux ?

L'esprit de Tsuna marcha à plein vitesse. Un danger ? Comment un médaillon pouvait-il être dangereux. Sur cette pensée, il répondit à Gokudera :

-Non.

La réponse était ferme et assurée.

-En êtes-vous sûr ? voulut s'assurer Gokudera.

-Oui. Ce médaillon n'a rien de dangereux, répéta Tsuna.

Gokudera ne prononça plus une seule parole pendant quelque minutes. Puis, il se redressa.

-Très bien, je vous fais confiance, Tsunayoshi-sama. Mais la prochaine fois que vous agissez aussi étrangement, je mettrais cela sur le compte de ce médaillon et je le dirais à votre grand-père.

Tsuna hocha vigoureusement la tête, prenant en note de mieux cacher le médaillon la prochaine fois. Lambo et Kyoko, adressèrent un regard inquiet à Gokudera.

-Ça va aller, déclara-t-il simplement.

-Très bien, Tsuna-kun, nous ne dirons rien.

-Merci Kyoko-nee ! sourit Tsuna, un air soulagé sur le visage.

L'enfant se tourna alors vers Lambo, qui lui jura à son tour, une lueur inquiète mais aussi curieuse toujours présente dan son regard. Tsuna hocha la tête, acceptant les serments avant, instinctivement, de prendre le pendentif, caché sous son T-shirt et de caresser de son pouce, la surface polie malgré la barrière de tissu.

Un peu plus d'une demi-heure plus tard, la limousine s'arrêta juste devant le manoir. Les occupants en sortirent avant de se diriger vers la porte d'entrée, tandis que la voiture s'éloignaient derrière l'habitation, rejoignant le garage. Une fois passé les porte de la maison, tandis que Kyoko s'éloignaient en disant qu'elle allait ranger tous les vêtements dans la chambre de Tsuna, Gokudera se pencha vers Tsuna.

-Je dois aller prévenir votre grand-père que nous sommes rentrés. Ne vous inquiétez pas, rassura-t-il en voyant l'enfant ouvrit la bouche, un air légèrement inquiet, je ne vais rien lui dire sur ce qui s'est passé, mais il faut que vous sachiez, Tsunayoshi-sama, que je compte bien tout savoir sur ce collier un jour... Si jamais vous avez besoin de parler, n'oubliez pas que je serais là.

Tsuna eut un léger sourire :

-Je... merci, Gokudera-san... Je m'en souviendrai.

Gokudera acquiesça sans rien ajouter d'autre et laissa Tsuna dans le hall. L'enfant s'apprêta à rejoindre sa chambre, légèrement fatigué de la journée, quand un toussotement se fit entendre. Le jeune brun se retourna pour voir Lambo.

-Est-ce c'est toujours bon pour... ? hésita l'adolescent aux cheveux noirs. Il fait plutôt beau aujourd'hui, alors je comptais en profiter.

L'enfant mit du temps avant de comprendre. Un grand sourire étira alors ses lèvres.

-Oui !

-Je connais un endroit près du manoir où il y a toujours du soleil et si jamais quelqu'un nous cherche, nous serons à portée de voix, sourit Lambo.

Il se mit en route, traversant des couloirs, l'enfant sur ses talons. Ils arrivèrent à peine à l'extérieur que Lambo se frappa la tête d'une main.

-Que se passe-t-il ?

-J'ai oublié quelque chose dans ma chambre ! Attends-moi ici je reviens !

Tsuna hocha la tête regardant Lambo courir pour retourner dans ses appartements. L'enfant regarda autour de lui.

Est-ce que Lambo avait fait exprès de passer par ici ? L'endroit ressemblait à un dojo japonais, l'habitation faîte en bois et ouverte sur l'extérieur, laissant la brise calme et légère s'infiltrer dans le bâtiment. Le jardin, composé d'arbres minuscules, et de fleurs de toutes couleurs était lui aussi dans un style nippon. Le sol était parsemé de pierres lisses noires ou blanche. Un petit étang où nageaient des carpes et autres poissons, se trouvaient au milieu du jardin. Mais ce qui attira plus le regard de l'enfant était l'immense cerisier. Bien que la période de floraison était passé de plusieurs mois, Tsuna ne put s'empêcher d'admirer la largeur du tronc, signe qu'il était planté là depuis longtemps, la beauté des ramures, surmonté de feuilles couleur prune, et la hauteur que les dernières branches atteignaient. Il se promit d'être là au moment de la prochaine floraison. Cela devait être magnifique...

Ses pensées s'interrompirent brusquement quand il se rendit compte de ce qu'il avait pensé. La prochaine fois ? Est-ce qu'il sera là la prochaine fois ? Il se rappelait que les cerisiers ne fleurissaient que pendant la période de fin janvier, début février, et ils étaient déjà en juillet ! Ce qui voudra que la prochaine floraison serait dans sept, voir huit mois ! D'ici là, son père serait déjà venu le chercher... non ? L'enfant s'assit sur le bord du jardin, plongé dans ses pensées. Il n'avait pas eu de nouvelle ni par Ganauche ni par son grand-père concernant son père. Il savait que son père travaillait pour son grand-père, alors ils devaient être en contact et son grand-père l'avait sûrement prévenu. Il ne croyait pas que son grand-père puisse lui cacher quelque chose comme ça et ne lui donne de faux espoirs. Le plus simple serait de penser que son grand-père ne sache pas lui-même quand son père arriverait le chercher, même si Tsuna n'y croyait qu'à moitié. Peut-être que son père l'avait abandonné... ?

Tsunayoshi secoua furieusement la tête. Mais qu'est-ce qu'il racontait ?! Peut-être que c'était le fait que Tsuna ne l'ai pas vu énormément durant les dix premières années de sa vie et que par ce fait il ne connaissait pas vraiment son père. Mais c'était son père ! Il n'était pas insensible au point de ne pas essayer de le revoir après qu'il ait disparu pendant seize ans ! Mais il devait être franc : il avait peur de retrouver son père. Il ne savait pas trop comment il pourrait réagir... Il s'était passé trop de choses et trop de temps s'étaient écoulés depuis la dernières fois qu'ils s'étaient vus. Et même lui ne se sentait plus comme un enfant de dix ans après ce qu'il avait vécu. Et puis quelle serait la réaction de son père en voyait son fils unique être resté à l'état d'un enfant, après seize années ? Tsuna appréhendaient tout ça... et puis il y avait ça... Tsuna secoua de nouveau la tête. Il ne devait pas y penser ! C'était réglé ! Il n'y avait plus de problèmes ! C'était réglé...

-Tsunayoshi ! Tsunayoshi ! piailla alors une petite voix, faisant sortir brutalement l'enfant de ses interrogations mentales.

Tsuna leva les yeux et eut un sourire en voyant le petit oiseau jaune qui voletait autour de sa tête. L'enfant leva la main, la paume dirigée vers le haut. L'oiseau s'y posa et picora affectueusement la peau de l'humain. L'enfant rigola en sentant le bec de l'animal le chatouiller.

-Salut, toi ! Tu arrives à me trouver où que je sois, n'est-ce pas ?

Pour simple réponse, l'oiseau picora de nouveau les doigts de l'enfant. Celui-ci chercha dans sa poche avec son autre main et en sortit un petit sachet de graine. Il en posa un petit tas sur la paume de sa main ou se trouvait l'oiseau, qui piailla joyeusement en commençant à manger les graines. Tsuna profita que l'oiseau soit occupé à manger pour lui caresser les plumes. L'oiseau ne réagit absolument trop occupé à dévorer les graines. Alors Tsuna continua. Il y eut juste un moment où l'oiseau se redressa pour réarranger les plumes. L'enfant rigola doucement. Soudain un frisson lui traversa l'échine, intrigant l'oiseau qui sentit son mouvement. Aussitôt après une fumée surgit de nulle part tandis qu'un rire résonnait dans le couloir à l'extérieur.

-Kufufu... Oya, oya, mais que vois-je là ? Bien le bonjour, Sawada Tsunayoshi...

L'enfant ne mit que quelques secondes avant de se rappeler du nom de l'homme au yeux vairons.

-Mukuro-san...

-Kufufu... Ravi de voir que tu te souviens de moi...

-Ce serait difficile de ne pas se souvenir de vous, déclara Tsuna en le jugeant de la tête aux pieds.

C'était la vérité. Rien qu'à le voir, tous les sens de Tsuna lui hurlait de déguerpir en vitesse. Les yeux vairons, qui brûlaient toujours d'amusement et moqueurs étaient une fois de plus dirigés sur lui. De plus, l'homme avait toujours un trident dans ses mains, mais Tsuna se rappelait surtout de sa première rencontre avec lui. Il ne savait pas trop ce qu'avait voulu faire Mukuro à ce moment-là, mais de voir son œil brûler dans une flamme violette et s'en sortir sans aucun dommage lui avait fait peur. Mais ne voulant pas offenser l'ami de son grand-père, il décida de rester où il était, faisait de son mieux pour éloigner l'oiseau le plus possible de l'homme afin que celui-ci puisse prendre son envol si jamais l'homme décidait de faire quelque chose... quoiqu'il fasse.

Mukuro quant à lui, sentit la raideur du corps de l'enfante et vit dans les yeux de Tsuna une lueur qui le fit ricaner.

-Aurais-tu peur de moi, Sawada Tsunayoshi ?

-Non.

-Tu es un menteur, bambino.

-Non. Je n'ai pas peur de vous. Mais je me méfies de vous.

-Mm~ Tu as pas mal d'instinct pour un enfant si jeune... J'aime beaucoup ça...

Tsuna frissonna en entendant la voix doucereuse et amusée de l'adulte. Il pria pour que Lambo revienne le plus vite possible afin de le sortir de là. Ses prières furent exaucés... enfin à moitié.

-Herbivores, que faîtes-vous ici ?

Le frisson qui parcourut le dos de Tsunayoshi au son de cette voix n'eut alors rien à avoir avec le frisson de dégoût qu'il avait eut envers Mukuro. Il se retourna assez brusquement et se retrouva presque devant Hibari, habillé dans un yukata japonais gris foncé, avec quelques rayures disparates blanche. Il se fit la réflexion que la tenue traditionnelle japonaise lui allait très bien avant de se rappeler de la situation et laissa échapper un léger gémissement craintif. Pourquoi fallait-il qu'il se retrouve face aux deux qui était certainement les plus violents à son encontre parmi les amis de son grand-père, en même temps ?! En entendant la voix, le sourire de Mukuro s'agrandit alors.

-Tiens ma chère alouette... C'est assez rare de te voir à ces heures de la journée... Ne dors-tu pas d'habitude ?

-Je dormais... révéla Hibari en lançant un regard noir aux deux personnes devant lui.

-Oya, oya, nous t'avons réveillé ? Excuse-nous, kufufufu...

L'homme aux yeux vairons n'avaient pas l'air aussi désolé que ça, au vu de son regard qui pétillaient d'amusement. Hibari sortit alors alors les tonfas avant de baisser son regard vers l'enfant qui n'avait pas bougé d'un poil.

-Et toi, qu'est-ce que tu fais...

Hibari s'interrompit en voyant l'oiseau jaune picorer dans la main de l'enfant. Ses yeux s'écarquillèrent légèrement. L'oiseau piailla de contentement une fois qu'il eut mangé tout ce qu'il voulait. Il prit alors son envol et se posa sur la tête de Tsuna, tandis que celui-ci eut une exclamation de surprise aux actions de l'oiseau. Le volatile tourna la tête vers Kyoya comme pour protéger l'enfant de la colère de celui-ci. Il sentit alors une aura dangereuse émaner d'Hibari :

-Qu'est-ce que cela signifie, herbivore ?

Tsuna tiqua. Il ne voyait pas vraiment ce qu'il avait fait de mal... A moins que... Tsuna remarqua l'attention de Hibari envers l'oiseau jaune. Il déglutit :

-Ah pardon ! Je ne savais pas que les animaux étaient interdit ! Je vais le poser dans un arbre !

Le rire de Mukuro, retentit alors, arrêtant Tsuna.

-Kufufu... Ne t'en fais pas, Tsunayoshi... notre préfet ici présent est juste surpris que son oiseau t'ait pris comme perchoir...

-Hein ? Son oiseau ? C'est votre oiseau, Hibari-san ? demanda Tsuna, surpris que Hibari Kyoya, le démon de Namimori, se soit pris d'affectation pour un oiseau.

Seul un "Humph", accompagné d'un regard noir vers Mukuro qui ne fit qu'en rire, lui répondit. Tsuna leva les yeux, espérant y voir le plumage de l'oiseau. Il ne le savait pas. Tsuna avait remarqué que l'oiseau le suivait alors qu'il explorait les quelques pièces du manoir qu'il n'avait pas eut le temps de voir, avec Ganauche. Depuis, il avait essayé d'attirer l'oiseau, le trouvant adorable. Si l'oiseau avait été méfiant au début, il avait fini par apprivoiser l'enfant, ne le jugeant pas dangereux ni semeur de discorde, et avait commencé à prendre l'habitude de picorer dans la main de Tsuna. Ce dernier n'avait jamais réussi à trouver où l'oiseau avait fait son nid, étant donné que c'était l'oiseau qui venait toujours vers lui et repartait comme il était venu. Il trouvait cela assez étrange que le grand Hibari se préoccupe d'un oiseau, mais après tout, tout le monde avait ses secrets. Bien qu'apparemment le lien entre le carnivore et l'oiseau semblait être connue du personnel du manoir.

-Si vous pouviez... juste attendre quelques minutes, demanda Tsuna.

Hibari allait répliquer qu'il n'allait pas écouter un simple enfant quand il vit que le dit enfant essayait de faire le moins de mouvement brusque possible afin de ne pas déranger l'oiseau. Intrigué, il lui accorda ce dernier souhait avant de le mordre à mort. Puis l'oiseau, après avoir remarqué que son perchoir était de nouveau stable, commença à gratter quelques mèches de cheveux, les piqua et les arrangea avant de s'installer confortable sur le nid improvisé. Une fois que l'oiseau se fut assoupi, Tsuna, lentement, prit l'oiseau du bout des doigts afin de ne pas le réveiller et se releva afin de le donner à Hibari. Voyant que celui-ci ne faisait aucun geste pour prendre l'oiseau, étant bien trop abasourdi par ce que comptait faire l'enfant, Tsuna eut alors une poussée d'adrénaline. Il se mit sur la pointe des pieds et posa l'oiseau, toujours endormi, sur l'épaule de son maître. L'action n'avait duré que quelque minutes. Hibari n'arrivait pas à y croire et Mukuro qui s'attendait à une explosion de l'ancien préfet de Namimori, fut étonné de voir qu'il n'en était rien. Il finit par en comprendre les raisons. Hibari répugnait par-dessus tout de faire mal à un animal innocent. Hibird étant son animal, bien que le japonais faisait tout pour contredire cette affirmation, ce sentiment était accru. Hibari n'avait pas osé frapper Tsuna quand celui-ci était devenu le perchoir de son oiseau, ne voulant certainement pas déranger le volatile. Il lui aurait suffi d'attendre que l'oiseau s'en aille pour punir l'enfant selon la méthode de Hibari. Mais Tsuna avait retourné la situation en sa faveur en se débarrassant de l'oiseau pour le donner à son propriétaire. Celui-ci afin de ne pas déranger l'oiseau ne pouvait pas se battre. Après réflexion, Hibari pouvait se battre. Ce n'était pas lui, comme tout carnivore qui se respectait, qui allait être à la solde d'un oiseau ! Mais le fait que l'enfant ait délibérément abandonné son bouclier pour le redonner à son propriétaire, avait de quoi déstabiliser. Et c'était certainement ça, qui avait fait oublier la punition que comptait donner Hibari.

Le plus vieux japonais fit mine d'hésiter avant de se détourner, l'oiseau toujours endormi sur son épaule, et déclara :

-La prochaine fois que tu me réveilleras, herbivore, je ne serais pas aussi clément. Peu importe que tu sois un herbivore, un carnivore ou juste un enfant, je te mordrai à mort, c'est clair ?

Tsuna hocha vivement la tête, ne comprenait pas comme il avait fait pour échapper à la fureur de Hibari. D'ailleurs, il se demandait bien à quoi était dû cette fureur...

-Kufufufu... Tu es plutôt fort dans un certain sens, Sawada Tsunayoshi, rit Mukuro. Pour faire perdre à l'alouette toute son envie de combattre... Tu es vraiment intéressant.

-Comment ça, intéressant ? demanda l'enfant, avant qu'une voix ne coupe leur conversation.

-C'est bon, on peut y aller Tsun... déclara Lambo en apparaissant au bout du couloir et en s'arrêtant de parler en voyant avec qui était l'enfant. Mu... Mukuro ?!

Tsuna nota dans un coin de sa tête le tremblement de la voix de Lambo. Apparemment, Mukuro n'était pas non plus très apprécié parmi les amis de son grand-père. Il avait bien remarqué que Lambo pouvait être trouillard, rien qu'en voyant comment il évitait toujours de se mettre en discorde avec Ganauche ou l'un des plus vieux amis de son grand-père, mais quand même ! Mukuro ne faisait-il pas partie de sa génération ? Bon, avec dix ans d'écarts, à peu près, mais Gokudera avait dit qu'ils s'étaient tous rencontrés au lycée, donc cela impliquait Mukuro aussi. Et malgré tout ce temps, Mukuro lui faisait peur ? Une autre pensée se forma dans l'esprit de Tsuna. Pendant tout ce temps, est-ce que Mukuro avait-il essayé de se faire redouter d'eux, minus Hibari ? Et pourquoi ? Et que ressentait-il dans cette forme de crainte ? A force de se faire craindre, n'avait-il pas peur de rester seul ? Tsuna jeta un coup d'œil à l'homme et put voir que l'homme jetait à Lambo un regard amusé et provocateur.

-Alors c'est toi le chaperon de Tsunayoshi, aujourd'hui ? Où est le chien-chien ?

-Le... Le chien ? demanda perdu Lambo.

-Oui, le chien... Ou si tu préfère Gokudera Hayato. Depuis une semaine, il se fait un devoir de suivre partout cet enfant ici présent.

-N'insultez pas Gokudera-san ! rugit Tsuna, en oubliant son train de pensée. Il est un ami très important pour moi !

-Oya, oya... Mais le petit possède des crocs, à ce que je vois... ricana Mukuro bien qu'une étincelle d'intérêt s'était allumée dans ses yeux vairons avant d'être remplacé par de la moquerie.

-Je ne sais pas ce que vous chercher à toujours provoquer les autres autour de vous, déclara d'une voix calme l'enfant. Mais vous devez être bien seul, à force de toujours faire éloigner tout le monde... Et vous devez l'être depuis très longtemps.

Mukuro écarquilla les yeux. Tsuna profita de ce blanc de parole pour se tourner vers Lambo.

-On peut y aller, Lambo-ni ?

-Hein ? fit le Bovino en sortant de sa perplexité devant la scène qui s'était jouée devant lui. Ah ! Euh... Oui, oui, allons-y.

Sur ces mots, les deux plus jeunes s'éloignèrent dans le couloir. Lambo lança un rapide regard derrière lui, avant de soupirer de soulagement en suivant que Mukuro n'avait pas bougé d'un pouce depuis les paroles de l'enfant. Lambo regarda avec un respect renouvelé Tsuna : ce n'était pas après tout donné à tout le monde de tenir tête à Mukuro. Néanmoins, il s'inquiéta légèrement des changements de comportement que le fils de Iemitsu avait eu durant la journée : la première avec le médaillon et la seconde avec Mukuro. Cela ne ressemblait en rien à un comportement d'un enfant de dix ans... Non, c'était un comportement beaucoup trop mûr pour un enfant de dix ans.

Derrière eux, Mukuro ne lâcha pas du regard les deux personnes qui s'éloignaient même quand les dites personnes disparurent au détour du couloir. Soudain, dans une légère brume, Chrome apparut à ses côtés, ayant ressentit toute la surprise de son sauveur.

-Mukuro-sama ? Que s'est-il passé ?

L'homme à la coiffure d'ananas ne lui répondit pas. A la place, un sourire étira ses lèvres.

-Kufufu... Il est beaucoup plus intéressant que je ne le pensais...

-Mukuro-sama ? interrogea la jeune femme, comprenant pas de qui il parlait.

-Ce n'est rien, ma chère Chrome. Je pensais juste que les choses commencent doucement mais sûrement à changer... Et que cela va être un beau spectacle à voir.

Chrome haussa élégamment un sourcil, tandis que Mukuro commençait à s'éloigner, ne comprenant pas cette fois à quoi pensait son mentor.

Aucun des deux, à ce point plongés dans leurs interrogation et leur excitation, ne ressentirent le départ d'un homme, qui, caché dans le détour d'un couloir, avait tout entendu de la conversation et ce depuis le début.

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Bon voilà ! Alors qu'est-ce vous en pensez ? Le chapitre 10 a-t-il tenu ses promesses ou votre attente est-elle décevante ? En ce moment les chapitres sont longs comme vous l' avez constaté, j'espère juste que cela ne joue pas sur la qualité ^^ Mais bon ce n'est certainement pas vous qui allez vous plaindre de la longueur ^^

Si vous plaît des reviews ! J'ai un peu de mal pour trouver la motivation pour finir les chapitres en ce moment. Une review ça remonte le moral vous n'imaginez pas ! Alors s'il vous plaît ! Aidez-moi à atteindre les profondeurs de mon imagination !