Très proches, Trop proches.
Pairing: Matoine
Disclaimer: Mathieu Sommet et Antoine Daniel ne m'appartienne pas.
Rating: M.
Je-suis-tellement-terriblement-extrêmement-hyper-désolée! Pour ces trois mois (en réalité, plusde trois mois) d'absence! J'avais écris une grande partie de ce chapitre puis j'ai tout d'un coup arrêté d'écrire pendant un période... Donc ça m'a manqué, je reviens " !
J'espère que vous n'avez pas oublié cette fanfic, que vous ne m'en voulait pas trop d'avoir trop attendu...
Enfin! Me revoilà avec un rating M ATTENTION!
Laissez des reviews, pour me dire si vous avez aimé, ou non, ce chapitre -plutôt vachement émouvant! Ce n'est pas le denier, peut être que le prochains le sera... ^^
Bref! GROS BISOUS DE RETROUVAILLES!
CHAPITRE 10
Les paupières du jeune homme se déployèrent lentement, pour laisser naître deux océans pétillants.
Il venait de se réveiller cependant il n'avait aucune envie de se lever. Non pas qu'il était encore fatigué, mais c'est qu'il était bien, là, pelotonner dans ses draps. Il laissa, comme à chaque réveil, vagabonder ses pupilles le long de la pièce. Quelques rayons du levé de soleil caressaient le parquet de la chambre, la fenêtre était ouverte et faisait apparaître l'aube. Un courant d'air frais parcouru le visage de Mathieu, lui donnant des frissons. Il tourna la tête pour vérifier l'heure mais ne vit pas son réveil. A la place, et dans un plan beaucoup plus près de lui, le visage d'un brun affreusement décoiffé cachait la table de chevet.
Fait chier ce con.
Il entreprit de s'élever pour percevoir son réveil dans la courbe du cou de ''ce con'', mais ne parvint pas à correctement lire les chiffres présents sur le boitier. Il devait sérieusement songer à prendre rendez-vous chez l'opticien, sa vue se dégradait progressivement depuis un moment. Trop d'écrans lui siffla la p'tite voix aigue de la raison. Il reposa son regard sur son amant. Il était finalement vraiment resté toute la nuit, et n'avait fait que dormir paisiblement à ses côtés. En plus, ils étaient restés habillé.
Les choses changeaient peu à peu, ça se ressentait.
L'ainé leva la tête et déposa un baiser furtif sur le menton d'Antoine, puis se blotti dans son torse. Il ne s'endormit pas une seconde fois, il ferma juste les yeux et repensa à sa relation avec l'autre psychopathe. De quand tout allé bien, à ce qu'il y ait des disputes et des mensonges régulièrement. Maintenant, les choses se clarifiaient petit à petit. Avec un peu de chance, et surtout beaucoup de courage, il arriverait à avouer ses sentiments. En y repensant, Agathe lui avait fait part qu'Antoine était au courant, mais qu'il n'était pas certain. Par conséquent, il devrait réagir si ça lui posait problème –autant qu'il devrait réagir si ça lui faisait plaisir. Or, il n'avait rien fait pour s'éloigner ou justement faire en sorte qu'il se déclare officiellement. Bon, ok, c'était faux. Il lui avait menti dans le but de le faire réagir, mais ses attentes semblaient encore floues.
Pourquoi Antoine réagissait tout le temps comme un débile maladroit ? Il n'y avait pas trente-cinq-milles raisons, et parmi celles qu'il y avait on se permettrait de penser que les sentiments de Mathieu étaient bels et bien réciproques. On pourrait également se dire, qu'en fait, Antoine était juste bête, qu'il n'avait rien derrière les deux yeux –le néant quoi. Ou alors que c'était un connard, très –trop- bon comédien, qui se foutait de la gueule du châtain. Mais voilà, comment savoir ? Il fallait procéder par élimination.
Soudain, Mathieu eut une idée. Et si… il échangeait simplement les rôles ? Oui, c'était sans doute la meilleure idée qu'il pouvait avoir dans cette situation. C'était à lui, maintenant, de provoquer son amant. C'était à lui de faire réagir Antoine. Il allait exactement faire ce que son pote avait essayé de faire : il allait le mettre au défi.
M'enfin. Il n'eut pas le temps d'élaborer un plan très concret. Son camarade l'enlaça en soupirant de bien être.
« T'es réveillé ? demanda Mathieu en relevant le nez.
-Toi aussi ?
-T'as bien dormi ?
Waou. Question inhabituelle.
-Et toi ?
-Mmmmmh, marmonna-t-il en resserrant son étreinte –plus pour s'étirer que pour être plus proche. Quoi que.
-Je vais faire du café. »
Mathieu se dégagea des bras de la grande endive allongée dans son lit Debout, il étira péniblement ses bras sans se douter que derrière lui, l'autre relookait son cul. Il sortit de la chambre et se dirigea dans la cuisine. Il démarra la cafetière et fit chauffer de l'eau dans une bouilloire à côté. En attendant, il alla faire l'inventaire de son frigo tout en dansant sur une musique qu'il avait dans la tête. Cinq minutes plus tard, lorsqu'il avait finit de préparer son café et le thé d'Antoine, il prit les tasses en main et se retourna dans le but de revenir dans sa chambre aux côtés de… celui qui se tenait en fait appuyé à l'encadrement de la porte de la cuisine.
« Qu'est ce que tu fous ?
-Rien du tout, mon minet.
-T'es là depuis combien de temps ?
-Assez longtemps pour t'avoir vu dandiner ton p'tit cul sur une musique imaginaire.
-Oh, émit-il se sentant s'empourprer. Retourne dans le lit.
-Tu me proposes d'y faire quoi ? Dit alors le brun, relevant un sourcil dans un regard coquin.
-Mais boire ton thé, mon bichon. C'est évident. » S'amusa Mathieu, faisant semblant de ne pas comprendre le sous-entendu. Il eut en retour un lourd soupire de lamentation qui ne fit qu'augmenter sa rigolade. Ils se posèrent tout compte fait dans le canapé pour déjeuner. A leur ancienne habitude, ils blablatèrent sur plein de choses. Antoine l'ami était revenu pour de bon.
Assez parler. Il était temps de passer à l'action. Mathieu se rapprocha alors progressivement du grand brun, celui ci instinctivement fit de même, arrêtant subitement de parler, laissant place à un long silence. Au fur et à mesure, Mathieu descendait sa main jusqu'au bord de la jambe de son amant. Il pouvait presque sentir sa respiration chaude, en tout cas il l'entendait : saccadé, rapide, haletante. L'adrénaline montait dans ses propres veines. Il se stoppa.
Trois centimètres. Il ne restait plus qu'à franchir trente minuscules millimètres. Cependant, il préféra se priver en torturant un tout petit peu son ami. Sa main taquine poursuivie son chemin, ses doigts s'allongèrent le long de la cuisse. Le bout de chacune de ses phalanges visita doucement le bas ventre contacté, sous le t-shirt du brun, qui perdait sans doute patience. Il voulait le faire craquer. Il voulait ensuite pouvoir le laisser en plan, frustré. Ça le ferait réagir.
Mais l'odeur d'Antoine s'empara de son être entier avant même qu'il ne puisse réfléchir.
Sa bouche s'ouvrit plus, ses lèvres effleuraient leurs jumelles, bouillonnantes d'envies. Sa queue durcit. Mathieu se souleva, son amant attrapa sans ménage ses hanches pour les rapprocher de son bassin, les serrant très fort. Leurs langues se chatouillèrent quelque peu, dans l'hésitation, puis ils plongèrent dans un baiser langoureux, profond.
Les mains du plus petit montaient le long du torse du touffu, soulevant son t-shirt et révélant sa douce poitrine. Tandis que la paire de l'autre continuait à le rapprocher –si cela était encore possible- du corps de son amant. Leurs érections se frottèrent fougueusement, précipitamment. Leurs langues ne se quittaient plus, comme dans un combat interminable. Leurs yeux, mi-clos, étaient plein de désirs, leurs pupilles étaient dilatées si bien que chacun de leur œil semblait noircir à l'infini. Ils se dévoraient avec avidité, ne portant plus leur attention sur quelque chose d'autre. C'était impossible. C'était trop bon.
Le temps de quelques secondes de précipitation, le châtain enleva le haut du brun sous lui, puis enleva le sien, impatient. Ils reprirent alors aussitôt leur étreinte, maintenant peau contre peau. Ils frissonnèrent à ce contact, tant attendu. La chaleur du corps de l'un s'emparant de l'autre. Ils stoppèrent le baiser, haletants, plongèrent leur regard dans celui de leur amant, rempli de désir. Antoine prit une grande inspiration et le son de sa voix fit frémir son amant.
« Mathieu, je… »
Pourquoi ses mains tremblaient-elles ? Les iris du brun passaient rapidement d'un œil à l'autre du châtain, ne sachant plus où regarder. Que s'apprêtait-il à dire ? On ne put le savoir, il referma sa bouche, avala sa salive puis ferma les yeux tandis que les battements du cœur de Mathieu ne cessaient d'accélérer. Ce dernier se mordit les lèvres. Il voulait à tout prix provoquer son collègue mais…. Pour tout dire, son érection le déconcentrait.
Il pouvait tout de même se permettre un petit peu de plaisir, non ?
Il descendit avec hâte sa braguette, sous les yeux bruns grand ouvert, portant toute leur attention à l'objet de leurs désirs. Il retira son caleçon, se retrouvant entièrement nu en face d'Antoine. Il baissa son regard plus bas, à l'entre jambe de son ami. Le tissu ne pouvait être plus tendu. Ses mains impatientes longèrent le torse du plus grand, s'approchant de plus en plus de son sexe. Il descendit la braguette prête à craquer, puis découvrit le membre rigide. Ses yeux azures remontèrent jusqu'aux autres. Il sentait son pouls dans ses tympans, sa respiration toujours haletante, et sous ses pupilles dilatées, son amant devait certainement être dans le même état. Chaud, impatient, fou de désir. Peut-être même fou d'amour.
Mathieu ne pouvait savoir. Mais, il n'attendit pas plus longtemps et ne se posa plus la question, s'emparant des douces lèvres entrouvertes qui n'attendaient que lui, tout en s'emboitant sur le corps de l'autre pour de long va et vient toujours plus rapides, de longs gémissements toujours plus rauques.
Mais où se trouvait Wifi, pendant ce temps ? Eh bien, la petite bête innocente fut l'unique témoin de la scène torride. Quand les cris devinrent trop fort, elle s'enfuis dans la salle de bain. Plus précisément dans la douche, pour y faire ce que vous penser certainement.
De l'autre côté, lorsque tout s'était calmé, un doux silence se fit entendre, brisé uniquement par des respirations épuisées. Le visage plein de sueur du châtain s'était déposé au creux du cou de son amant, ses bras, ses jambes, tout était lourd. Il était entièrement exténué. Le brun transpirait également de tout le corps, sa poitrine se lever et redescendait avec difficulté tant il avait du mal à reprendre sa respiration. Leurs pensées semblaient brumeuses. La seule chose dont ils étaient tous les deux certains de leur côté, était leurs sentiments envers l'autre.
Pour Mathieu, il était évident que si tout ce qu'il s'était passé jusque là était réel, il aurait terriblement de mal à s'en passer de nouveau. Autant pour le sexe avec son amant que pour leur amitié ressuscitée. Il ne souhaiterait pour rien au monde qu'il se sépare de nouveau de son collègue. Il en était trop amoureux, il serait encore plus perdu. Il aurait voulu tout faire pour conserver leur relation actuelle mais… où en était elle, au juste ? Est-ce que tout ce qu'il venait de se passer signifiait concrètement quelque chose ? Il fallait mettre les choses au clair. Le plus tôt possible. Et pour cela, ce fut Antoine qui éleva la voix du mieux qu'il put, malgré lui dans un chuchotement :
« Mathieu, je crois que… » Il reprit une fois de plus son souffle puis retenu sa respiration quelques longues secondes. Il réfléchi. Il réfléchi trop. «Je crois qu'on devrait arrêter là. »
Le téléphone de Mathieu sonna. Une fois, deux fois, trois fois... Messagerie. Rien. Silence. Long, lourd silence. Au loin, on percevait alors la sonnerie de portable d'Antoine. L'émetteur appela 5 fois d'affilée. Personne n'y prêta attention.
Les yeux couleur saphir étaient troublés, cherchant dans leur voisin, les yeux chocolat, une explication. C'était n'importe quoi. Après tout ça, tout ce qui était arrivé, il n'y avait aucune foutue raison de tout stopper là, comme ça ! Il n'y avait aucune logique ! Pourtant, il trouva réponse à son regard persistant.
« Mathieu, tu comprends, je veux pas… continuer. Pas après tout ça. Je t'ai fait mal, j'ai brisé notre amitié, toute notre relation. Et je me suis brisé, moi-même. Tu vois… C'est trop compliqué… » Entre chaque parole, la voix du grand imbécile hésitait, cherchait comment pouvoir expliquer et apporter la prochaine portion de mots. Comment se justifier, simplement. Subitement, elle de coupa, face aux deux premières tristes larmes du châtain dont le cœur s'était arrêté. Dans un sanglot, ce dernier chuchota.
«Non… Non… Non, Antoine. Je t'en pris…
- Mathieu…
- Pas cette fois là, pas encore… s'il te plait…
-Mathieu, je suis amoureux de toi. »
*Big-goo*
