LA DECLARATION DE GUERRE


Avertissement : J.K. Rowling est une déesse et tous les personnages lui appartiennent. L'auteur de cette fanfiction est Jeconais, que nous remercions de nous avoir accordé les droits de publication en français.

Equipe de traduction : Alana Chantelune, Alixe, Beru, Clopinette, Ellula, Fenice, Fidjii, Glurb, Herisson26, m4r13, Paelsee, Popoyo, Steamboat Willie, Ttazz, Vert, Whizzbee


Chapitre 10 (Partie 10 / 12)

Loups-garous, gobelins et dragons, Maman !



- J'apprécierais vraiment qu'Harry me dise le nom de mon futur patron, grogna Percy.

- Fais-lui confiance, conseilla Kingsley Shacklebolt.

Percy émit son petit reniflement élégant.

- Pour ce que j'en sais, il peut tout aussi bien être en train de ressusciter Merlin

- Ça serait une idée, commenta Amélia.

- Laisse tomber Percy, lui dit Tonks, tu n'es pas près de nous faire cracher le morceau.

- Je sais, je sais. Tout le monde est prêt ?

- Prêts, affirma Kingsley

- En fait, admit Amelia avec un sourire malicieux, je crois que je qu'on va bien s'amuser !

Kingsley étouffa un rire.

- N'oublie pas, rappela Amélia à Percy, sois aussi arrogant que possible et réduis au silence quiconque tente de te mettre des bâtons dans les roues. Rappelle-toi aussi que les Aurors te soutiennent et que, si quoi que ce soit tournait mal, Harry n'est jamais qu'à un Mmail d'ici.

Un bruit parvint du couloir et en y jetant un coup d'œil, Percy vit bondir Sirius Black, sous sa forme Animagus.

- Qu'est-ce que tu fais là ?

Sirius reprit forme humaine.

- J'ai entendu dire que tu allais nous débarrasser de Fudge, expliqua-t-il, pour rien au monde je n'aurais loupé ça ! J'ai donc gentiment demandé la permission à Harry et il m'a dit que je pouvais regarder...

- C'est tout ? demanda Percy, une pointe de soupçon dans la voix.

Sirius soupira.

- Seulement en tant que chien de garde de Kingsley, marmonna t-il.

Kingsley eut un sourire moqueur quand il vit Sirius lui tendre une laisse et un sachet qu'il venait de sortir de sa poche.

- Et c'est quoi ça ? demanda-t-il.

- Des biscuits pour chien, répondit Sirius en rougissant

Percy, incrédule, secoua la tête mais ne pipa mot. Une fois Sirius tenu en laisse par Kingsley, Percy fixa les portes de la Chambre du Magenmagot et adressa un petit signe de la tête aux deux Aurors qui l'encadraient solennellement. En réponse, ils ouvrirent les portes en grand. Percy entra, affichant son air le plus hautain.

- Mais qu'est ce que cela veut dire !? beugla Dolorès. Le Magenmagot est en réunion.

- Silence, ordonna Percy s'avançant au centre de l'amphithéâtre.

Comme d'habitude, le Magenmagot était vide au trois-quarts et la plupart des sorciers présents avaient mieux à faire que d'écouter Fudge et son acolyte.

- Cornélius Oswald Fudge, annonça-t-il d'une voix forte, vous êtes présentement accusé d'avoir aidé et soutenu un fugitif reconnu et d'avoir accepté une contrepartie financière, en totale violation des lois du Magenmagot.

- Mais enfin, de quoi parlez-vous ? rugit Fudge. Vous ne pouvez rien contre moi, je suis le Ministre de la Magie. Gardes, faites sortir cet homme d'ici. Je suis innocent.

Les gardes esquissèrent un mouvement en direction de Percy, mais Amelia s'interposa et toisa les gardes qui reprirent rapidement leur position initiale.

- Voulez-vous bien avoir l'obligeance de nous expliquer pourquoi vous avez reçu un versement considérable sur votre compte bancaire personnel, le jour même où Sirius Black a été innocenté ? demanda Percy en plaçant un document sur la table de visionnage.

Le mur du fond s'éclaira et les détails des opérations bancaires du compte de Fudge s'affichèrent.

- Un de mes investissements a rapporté, prétendit Fudge.

- Et dites-moi ce qu'il est advenu de Peter Pettigrew, continua Percy.

- Il a reçu le Baiser, conformément à la sentence de la Cour.

Percy fit un signe à Kingsley.

- Accio Pettigrew, invoqua ce dernier, faisant voler l'homme-rat à travers la pièce et l'envoya finir sa course contre un mur. Peter brailla et se mit à déverser furieusement un flot d'injures à l'encontre de l'Auror. Kingsley l'assomma en soupirant, et Peter s'écroula au sol, inconscient.

- Reçu le Baiser ? interrogea Percy. Eh bien, il semblerait que les Détraqueurs aient perdu de leur fougue. Amelia, voulez-vous bien avoir l'amabilité de faire introduire notre prochaine invitée ?

Amelia lança un ordre. L'instant d'après Claudia Striven, la gardienne-en-chef d'Azkaban, était poussée dans la pièce, enchaînée.

- Je pense, dit lentement Percy, que nous allons maintenant lever la séance une quinzaine de minutes, le temps que le Magenmagot se réunisse en session plénière. Le rapport Weasley-Shacklebolt est finalisé et je suis certain que vous le trouverez vraiment très intéressant.

- Pas vous, Fudge, aboya Amelia alors que le Ministre et son crapaud d'Ombrage tentaient de s'esquiver. Ne faites pas un pas de plus.

Percy était campé au centre de l'amphithéâtre, dans sa tenue la plus officielle. Les mains croisées dans le dos, il observait les juristes se rassembler, donnant de lui-même l'image d'un homme politique calme et accompli.

Lorsqu'il en eut assez d'attendre, Percy appela au silence. Le dernier sorcier à arriver fut Albus Dumbledore.

- Comme vous l'avez vu ou entendu, cette réunion extraordinaire du Magenmagot a pour objet l'actuel Ministre de la Magie et sa collaboration avec Voldemort ces dix dernières années.

Des cris de terreur dispersés montèrent du Magenmagot à l'évocation du pseudonyme du Seigneur des Ténèbres.

- Un tel courage de la part de nos dirigeants est remarquablement inspirant, ricana Percy. J'étais hier soir à Poudlard et je peux vous assurer que des gamins de onze ans ont montré plus de bravoure que vous à l'annonce d'un nom aussi stupide et surfait que Voldemort.

- Allez-vous enfin arrêter de le dire ?! cria un doyen.

- Non, je ne vais pas m'arrêter ! Voldemort est le nom ridicule d'un terroriste dont nous devrions nous occuper sérieusement plutôt que de le craindre lâchement. Cependant, j'invite tous ceux que cela dérange d'entendre le nom de Voldemort à sortir sur-le-champ.

- Vous n'ignorez pas, ajouta Amelia, qu'un tel comportement lors d'une réunion extraordinaire du Magenmagot vous démettrait de vos fonctions. Définitivement.

- Bien, quelqu'un va-t-il nous quitter parce que je me refuse à taire le nom de Voldemort ? demanda Percy plein d'espoir.

Il y eu une rumeur de protestations, mais personne ne bougea.

- Ç'eut été trop beau, grinça Percy avec sarcasme. Pour en revenir au sujet initial, parce que j'ai bien mieux à faire que de passer la journée devant une bande de trouillards apeurés par un nom, le rapport Weasley-Shacklebolt sera disponible pour chacun d'entre vous à l'issue de cette réunion. Mais d'abord, occupons-nous de notre Ministre.

- Je me permets de protester, interrompit Fudge, son chapeau melon dans les mains.

- Allez-vous vous taire, abominable traître !

- Grâce à de précieux renseignements, nous avons été en mesure d'obtenir l'état du compte en banque de Cornélius Fudge que vous voyez s'afficher à votre gauche. Surlignée pour vous par mes soins attentionnés, vous constaterez qu'une somme considérable a été versée le jour même de la relaxe de Sirius Black. Ce jour également, Peter Pettigrew devait être soumis au Baiser des Détraqueurs. Et comme vous pouvez le constater, Pettigrew est toujours vivant et, bien sûr, toujours au service de l'Impuissant des Ténèbres.

- J'insiste pour que vous cessiez ceci immédiatement ! intervint un doyen.

- Pour quel motif ? requit Percy. Allez, faites-nous part de vos objections une bonne fois pour toutes, que l'on n'en parle plus et que je sois en mesure de poursuivre la mise aux arrêts d'un traître triturant son chapeau comme un enfant le ferait avec son doudou.

- N'avez-vous donc aucune considération pour notre sécurité ?

- Au contraire, j'en ai, répliqua Percy, et plus que vous apparemment. Je suis en train d'y contribuer. Une organisation qui s'en remet à un mineur pour régler ses problèmes me semble avoir perdu tous ses droits moraux à la sécurité. Asseyez-vous, taisez-vous et faites ce que l'on vous dira.

Il s'interrompit un instant.

- Amelia, reprit-il, Tous les membres du Magenmagot devront prouver qu'ils ne portent pas la marque des Ténèbres, avant que je poursuive.

- Vous ne pouvez pas faire ça ! s'insurgèrent plusieurs membres, cette fois.

- Les Aurors sont à mes ordres, exposa Percy, et mieux encore, je travaille directement pour Harry Potter. Ce qui signifie que je peux faire exactement ce qu'il me plaît, parce que je suis soutenu par un réel pouvoir. Nous allons commencer avec le Professeur Dumbledore.

Dumbledore sourit avec enthousiasme du haut de l'amphithéâtre et rejoignit Amelia et Tonks en contrebas. Il découvrit son avant-bras avec fierté.

- Merci, Enchanteur-en-Chef, dit Percy respectueusement. Et maintenant que l'Enchanteur-en-Chef du Magenmagot s'est soumis à cet examen, je suis certain qu'aucun d'entre vous, personnalités de moindre envergure, n'aurez d'objections, n'est-ce pas ?

Il était cependant plus qu'évident que beaucoup avaient de solides objections.

- J'ajouterais, continua Percy froidement, que toute la procédure est enregistrée et sera rendue publique en temps voulu. Alors, à qui le tour ? Trévor Parkinson ?

- Mais... commença à protester le père de Pansy Parkinson.

- Nymphadora, intervint Percy dévoilant son jeux, vous assommerez la prochaine personne refusant d'obtempérer.

- D'acc, Percy, répondit Tonks, son ardeur soulignée par un large sourire.

Parkinson ne bougea pas, jusqu'à ce que Sirius tire sur sa laisse avec un grondement menaçant.

- Du calme, fit Kingsley en faisant semblant de le retenir, tu ne pourras l'avoir que s'il se met à courir.

Sirius gémit, puis émit un aboiement sonore pour exprimer son désaccord. D'un mouvement brusque, il sauta sur un Parkinson toujours immobile.

- Méchant toutou ! cria Kingsley en tirant de toutes ses forces sur la laisse.

Sirius aboya en réponse. Kingsley fouilla dans sa poche et après un coup d'œil à l'étiquette, tendit le sac de biscuits.

- C'est pour qui les croquettes Scoubidou ?!

Sirius se figea et lança à Kingsley un regard plein d'espoir. L'Auror en jeta quelques-unes en l'air, Sirius les avala avant même qu'elles aient touché le sol.

- Je vous suggère de vous mettre à bouger avant qu'il n'ait fini, conseilla Kingsley, il est capable d'engloutir un sandwich de la taille de votre tête en quelques secondes !

Déglutissant de terreur, Parkinson tendit son bras. Il y eut un flash de lumière et, avant que Parkinson n'ait eu le temps de réagir, Kingsley l'avait saisi par le bras et violemment jeté au sol. Ce faisant, Kingsley avait lâché la laisse de Sirius, lequel avait immédiatement bondi sur le Mangemort. Il le plaquait maintenant à terre, les mâchoires fendues d'un sourire féroce, les yeux rivés sur l'homme paralysé par la peur.

- Trevor Parkinson, vous êtes arrêté pour avoir accordé votre aide et soutien volontaire à un terroriste reconnu ainsi que pour votre appartenance à une organisation illégale. Vous allez être soumis au Veritasérum et serez puni pour vos crimes.

- Veritasérum ? s'étrangla Richard Parakletos, un autre membre du Magenmagot.

- Effectivement, ricana Percy, le Ministre de la Magie a signé un décret autorisant son utilisation, la semaine dernière.

- Absolument pas, protesta Fudge d'un air outragé.

- J'ai ajouté une annexe aux Lois sur l'Assujettissement des Elfes de Maison, expliqua gracieusement Percy. Vous avez certainement dû le lire avant de le signer, non ?

La figure de Fudge s'empourpra progressivement.

- Oh, vous ne l'avez pas lu ? demanda Percy d'un ton faussement choqué. Eh bien, c'était assez négligent de votre part. De plus, comme vous en avez déjà pris conscience, j'en suis certain, des sortilèges anti-Portoloin, anti-Mmail et anti-transplanage ont été mis en place tout autour de cette pièce. Personne ne sortira d'ici avant que nous en ayons terminé.

Percy se tint en retrait et surveilla l'inspection des cent onze membres du Magenmagot convoqués pour la réunion extraordinaire. Trente-cinq d'entre eux furent immédiatement escortés hors de la Chambre et placés en cellules de détention.

- A présent que les indésirables ont été évacués, revint-il à la charge, il est grand temps d'examiner les faits. J'appelle à la barre mon premier témoin, Claudia Striven, ex-gardienne en chef du centre pénitentiaire d'Azkaban.

De fort mauvais gré, elle monta à la barre des témoins.

- Je ne vais prendre la peine de vous faire prêter serment, lui dit Percy. Nous savons déjà, preuves à l'appui, que votre parole vaut exactement deux cent cinquante gallions. S'il vous plaît, Amelia, le Veritaserum.

Amelia passa une camisole de force à la prisonnière et lui administra trois gouttes du sérum de vérité.

- Ça a été une rude journée pour vous, n'est-ce pas Claudia ? s'enquit-elle en faisant disparaître la camisole.

- Très longue, acquiesça le témoin l'air endormi.

- Bon, depuis quand travaillez-vous pour Voldemort?

- Oh mais je ne travaille pas pour lui, répondit tranquillement Claudia. Je travaille pour Cornélius Fudge. Il me paie deux cent cinquante gallions pour chaque prisonnier auquel j'épargne le Baiser des Détraqueurs.

- Ça représente beaucoup d'argent.

- En effet, accorda-t-elle, bien plus que ce que je reçois du Ministère pour mes services. Evidemment, seul les Mangemorts en ont profité. Personne d'autre.

- Et vous vous assuriez que les documents étaient en règle pour ne pas éveiller les soupçons, n'est ce pas ?

- Exactement, approuva-t-elle le visage étrangement pâle. J'ai respecté toutes ces règles ridicules et tout le monde n'y a vu que du feu, jusqu'à votre dernière inspection. Je m'en serais tirée cette fois encore, si vous ne vous en étiez pas mêlés, stupides gamins fouineurs.

Sirius émit un aboiement qui bizarrement sonna comme un éclat de rire, et Kingsley lui donna machinalement une autre croquette Scoubidou.

- Je pense que nous en avons assez entendu, à moins que vous ne vouliez nous dire autre chose ?

- Tout le monde ignore que Fudge possède une résidence à Lake District (ndt : parc national situé dans le nord de l'Angleterre), dit-elle encore. J'avais prévu de le faire chanter à ce propos, si jamais il arrêtait de me payer.

- Merci bien, je crois que vous nous avez été p très utile, lui dit Percy.

Claudia se mit à se balancer doucement, d'avant en arrière, avant de se secouer brusquement, en retrouvant ses esprits.

- Je vous hais, murmura-t-elle, en Percy fixant droit dans les yeux.

- Surtout, rappelez-vous en bien quand vous serez devant le peloton d'exécution, railla Percy en lui rendant son regard.

Claudia devint pâle comme un linge.

- Emmenez-la.

Il s'arrêta un instant, pendant que la sorcière terrifiée était empoignée comme un paquet et sortie de la salle. A rudoyer de la sorte les prisonniers, il était en train de violer quasiment toutes les règles et même plusieurs lois, mais qu'est-ce qu'il s'amusait !

- Pour récapituler, nous savons de source sûre que Fudge est directement impliqué dans le monnayage de liberté en faveur de Mangemorts et dans un même temps nous constatons que des sommes correspondantes sont versées sur son compte en banque. Je pense qu'il est temps d'entendre un autre témoin. Amenez Pettigrew à la barre.

D'un coup de pied, Kingsley fit avancer le prisonnier. L'avorton à face de rat se recroquevilla à mesure qu'il scrutait le Magenmagot.

- Peter Pettigrew, vous avez été condamné à la peine de mort par une cour de magistrats accrédités du Ministère de la Magie, dont le fonctionnement relève de la charte originale de l'an 406. Toute tentative de faux témoignage ou refus de répondre à l'interrogatoire suivant, entraînera l'exécution immédiate de votre condamnation.

Kingsley se posta devant Pettigrew et pointa sa baguette sur l'homme tremblotant.

- Si vous répondez honnêtement et de la façon la plus complète que le permet votre connaissance des faits, alors nous consentirons à vous laisser vivre jusqu'à votre mort naturelle en résidence surveillée.

Percy ne mentionna pas que la résidence en question consisterait en la cellule de prison la plus noire et la plus humide qu'il trouverait.

- Pourquoi ne commenceriez-vous pas par éclairer le Magenmagot sur ce qu'il s'est passé exactement le jour de votre capture ?

Pettigrew riva ses yeux au sol et resta muet. Sirius bondit en avant, planta ses pattes de devant sur la balustrade se mit à gronder envers Pettigrew qui devint subitement livide.

- Tenez-le loin de moi ! Je jure de tout vous dire !

- Kingsley, demanda Percy.

- Au pied, mon garçon, appela Kingsley.

Sirius se laissa retomber au sol et vint s'asseoir près de lui docilement. Kingsley lui grattouilla la tête et lui donna une autre croquette Scoubidou.

- Be-bibi-bien, bégaya Peter, j'ai reçu un Mmail de Lord Voldemort - cette fois le nom provoqua moins de pagaille - envoyé en fait par Harry Potter. J'ai cru que Potter allait rappliquer, mais ce que je ne savais pas, c'était que la pièce jointe était un portoloin qui m'enverrait directement au tribunal. Après, j'ai été jugé et condamné au Baiser du Détraqueur

ce qui ne m'a pas inquiété. Je savais que mon Maître me protégerait et qu'il chargerait Lucius Malefoy d'aller graisser la patte de Fudge, comme il l'avait fait par le passé chaque fois qu'il avait besoin d'un important Mangemort. Ça aurait été bien pire pour moi si j'avais seulement écopé de la prison parce que ça prend bien plus de temps de faire échapper un prisonnier. Quelqu'un qui doit recevoir le Baiser peut être libéré sans délai. J'ai passé environ un quart d'heure dans le bureau de Claudia avant d'être évacué par Portoloin et on a utilisé un Moldu à ma place pour l'exécution de la sentence.

Percy eut un frisson qui lui glaça les entrailles.

- Vous avez fait subir le Baiser du Détraqueur à un Moldu ?

Queudver hocha la tête si vite qu'on aurait dit qu'elle allait se décrocher.

- C'était l'idée de Fudge. Le seul problème c'est que les Moldus, contrairement aux sorciers, ne peuvent pas survivre au Baiser, du coup on doit se débarrasser du corps rapidement. Tout ce que savent les gardes, c'est qu'un prisonnier s'est fait aspirer l'âme.

Percy dévisagea le Ministre.

- Je pense que cela fait de vous un meurtrier doublé d'un traître, siffla-t-il.

- Objection ! hurla Dolorès.

- Ne soyez pas stupide, il n'y a personne ici pour recevoir votre objection. Fudge étant accusé de pratiquement tous les crimes jamais connus, la seule personne qui pourrait la recevoir est l'Enchanteur en Chef.

- Objection rejetée, dit Albus, car au vu des faits exposés, je suis intimement convaincu de la culpabilité de Cornelius.

Percy en revint à Pettigrew.

- Qu'avez-vous fait très exactement après que vous ayez été libéré ?- Le Seigneur des Ténèbres m'a ordonné de cacher le fait que je sois en vie et d'infiltrer Poudlard pour espionner les plans de Harry Potter. Tout se déroulait bien jusqu'à ce que vous découvriez le pot aux roses et en avertissiez Harry.

- Effectivement, dit Percy tranquillement. Pour la deuxième fois, Monsieur Potter a rattrapé les erreurs faites par le Ministère en capturant un criminel que nous croyions mort sans l'avoir vérifié. A l'avenir il va falloir nous habituer à nous impliquer un peu plus. Depuis bien trop longtemps ce pays est dirigé de façon automatique, ce qui nous a amenés là où nous en sommes aujourd'hui : une organisation terroriste campe dans nos bureaux et notre corps législatif est infesté de traîtres et de meurtriers. (Il marqua une pause et s'adressa à Cornélius). Avez-vous quelque chose à dire pour votre défense ?

- Vous ne pouvez pas me faire ça, je suis le Ministre de la Magie enfin !

Albus se leva, la puissance qui émanait de lui suffisant à attirer l'attention de tous dans la salle.

- A ceci, Cornélius, nous allons remédier sur-le-champ. Je dépose devant la présente assemblée, une motion de destitution de l'actuel Ministre de la Magie, à effet immédiat.

- Accordé, dit Amelia instantanément.

- Messieurs, nous allons maintenant procéder au vote, annonça formellement Percy, heureux d'en revenir à une procédure légale un peu moins tendancieuse. Comme d'habitude, désignez de votre baguette magique l'une des mentions apparaissant devant vous. Le "Oui" signifie que vous soutenez la motion, le "Non" que vous la rejetez. Vous pouvez commencer.

Il ne fallut pas longtemps avant que le "Oui" ne soit voté à l'unanimité.

- Kingsley, veuillez s'il vous plaît placer Monsieur Pettigrew en résidence surveillée. Nymphadora vous escorterez l'ex-Ministre à la barre.

Tonks prit un air renfrogné alors qu'elle dirigeait Fudge en place à la pointe de sa baguette. Dolorès se tenait maintenant précautioneusement à l'écart de Fudge.

- Amelia, demanda Percy, le Veritaserum s'il vous plaît.

- Non ! cria Fudge dans une vaine protestation avant de se voir promptement administrer trois gouttes de la potion.

- Dites-moi, Cornélius, depuis quand travaillez-vous pour Voldemort ?

- Depuis le début, répondit-il le regard morne. Lucius Malefoy m'a aidé à devenir Ministre, il m'a révélé que le Seigneur des Ténèbres n'était pas mort et m'a clairement fait comprendre que je ferais bien de l'aider activement si je voulais garder ma position lorsqu'il reviendrait au pouvoir.

- Et qu'avez-vous fait ?

- Je n'ai vraiment pas eu à faire grand chose. J'ai essayé d'enrôler autant d'alliés que possible au Ministère et je me suis arrangé pour faire sortir les Mangemorts enfermés à Azkaban. C'est même moi qui ai monté l'évasion de Lucius Malefoy l'année dernière.

- Et ensuite ?

- Le Magenmagot soutient Voldemort et sa politique, du coup la vie était peinarde pour moi.

Les membres du Magenmagot répondirent avec véhémence, horreur et déni mais il était évident que l'allégation était fondée. Qu'ils l'aient réalisé ou non, le Magenmagot avait bel et bien soutenu le Seigneur des Ténèbres.

Kingsley luttait pour retenir un Sirius démené.

- Jusqu'à ce que Harry Potter s'en mêle. Ce fichu morveux avait l'intention de tout gâcher mais j'ai réussi à le faire discréditer par la presse. Sans cela, le Seigneur des Ténèbres n'aurait jamais pu revenir.

Un frisson d'horreur parcourut le Magenmagot.

- Cornélius Oswald Fudge, dit Percy solennellement, vous serez jugé officiellement lundi prochain pour vos crimes, trop nombreux à énumérer présentement. Vous serez détenu sous surveillance jusque là, vous comprenez ?

- Je n'ai que ce que je mérite, répondit Fudge avant d'être secoué par les tremblements symptomatiques de la fin de l'emprise du Veritaserum.

- Kingsley, veuillez escorter l'ex-Ministre à sa nouvelle demeure.

- Non ! pleurnicha Cornélius, ce qui lui valut d'être frappé d'un sortilège de silence par Tonks.

- Cette journée a été particulièrement amusante, commenta Percy.

- En effet, approuva Dolorès Ombrage. Et en tant que Ministre par intérim...

- Ministre par intérim ? répéta Percy en la regardant, hilare.

- En tant que Sous-Secrétaire du Ministre..., commença t-elle.

- Tonks, amène cette garce à la barre, dit Percy d'un ton cassant.

- Enfin, il m'appelle par mon nom, marmonna t-elle en s'approchant d'Ombrage.

Cette dernière sortit sa baguette magique et la pointa sur l'Auror. Tonks se métamorphosa pour prendre la forme d'Ombrage et, profitant de la confusion momentanée de la Sous-Secrétaire à la vue de son double, la désarma.

- Dolorès Jane Ombrage, énonça formellement Percy, vous êtes présentement accusée de tentative de meurtre sur la personne d'Harry Potter. Plaidez-vous coupable ?

- Ceci n'est pas un tribunal officiel ! explosa t-elle.

- Amelia, voulez-vous bien avoir la gentillesse de prendre place ?

Amelia pris le siège vacant de Fudge et se coiffa de la vieille perruque grise de rigueur.

- En tant que chef du Département de l'Application des Lois Magiques, je déclare cette Cour en session, annonça t-elle. Albus Dumbledore, voulez-vous bien représenter la défense ?

Albus acquiesça et prit place.

- Puis-je requérir une pause de dix minutes afin de m'entretenir avec la Sous-Secrétaire des chefs d'accusation retenus à son encontre ?

- Bien sûr, accorda Amélia, ponctuant sa réponse d'un coup de maillet.

Albus et Dolorès s'isolèrent dans un coin et Albus érigea autour d'eux un sortilège de silence. Percy se tourna vers le Magenmagot.

- Comme vous devez tous le savoir, le Magenmagot a le pouvoir de se constituer en Haute cour de justice depuis 1342. Le jugement de l'ex-Ministre Fudge est sensiblement différent dans la mesure où les citoyens de ce pays ont le droit de constater que dans les plus hautes sphères dirigeantes, la corruption est punie de manière prompte mais juste. En l'espèce, nous avons maintenant à régler une affaire mineure dont nous allons nous occuper aussi vite que possible afin que vous puissiez reprendre les affaires courantes.

Il se tint debout en face de l'assemblée, très calme, attendant que les sept minutes restantes s'écoulent. Dès qu'elle fut revenue à sa place, Dolorès annonça qu'elle plaidait coupable pour les charges invoquées. Percy cilla à cette déclaration.

- Mon conseiller juridique m'a fait remarquer que vous aviez recours au Veritaserum, expliqua t-elle amèrement, et comme je ne peux rien faire contre, je n'ai pas vraiment le choix.

- La Cour accepte votre requête, dit Amélia. Votre déposition sera mise à la disposition des membres du Magenmagot. Pour formuler mon verdict, j'ai pris en compte votre plainte et je vous condamne donc à la même résidence surveillée que Peter Pettigrew.

- Merci, répondit Dolorès, l'air surpris.

Amélia adressa un signe de la tête à Kingsley qui escorta la dernière prisonnière de la journée.

- Sur ce, j'ai pris assez de votre temps aujourd'hui, conclut Percy.

- Je crains qu'il ne reste encore une chose, interrompit Albus. Nous devons nommer un Ministre de la Magie par intérim, rappela-t-il au jeune homme qui le dévisageait.

Ce sur quoi le Directeur de Poudlard se dirigea au centre de l'assemblée et s'adressa au Magenmagot.

- Nous sommes maintenant bien conscients d'avoir failli, dit-il solennellement. Nous avons failli à notre devoir de protéger le peuple et nous avons placé tous nos espoirs sur les épaules d'un jeune homme de seize ans. Nous avons de la chance qu'il se soit révélé à la hauteur de sa tâche , mais nous devons, comme l'honneur nous le dicte, cesser de lui mettre des bâtons dans les roues et commencer à l'aider. Pour cette raison, je voudrais proposer une nomination pour la fonction de ministre intérimaire. Le candidat est issu d'une famille de Sang-Pur réputée et s'est battu pour le Bien depuis de nombreuses années. Il a prouvé qu'il était digne de confiance non seulement à moi mais aussi à Harry lui-même. Il a joué un rôle essentiel dans l'enquête pour percer à jour la corruption ministérielle et la promptitude de son intervention a sauvé la vie à de nombreuses personnes qui autrement auraient péri des actions de Voldemort.

Percy fronça les sourcils, essayant de deviner de qui Albus parlait, quand soudain il réalisa que la seule personne correspondant à la description était son père, Arthur Weasley.

- Et c'est ainsi, avec toute ma confiance, que je souhaite porter le nom de Percy Ignatius Weasley à la considération du Magenmagot pour endosser le poste de Ministre de la Magie par intérim.

Percy cligna des yeux et l'air absent, et essaya avec son doigt de retirer le bouchon qui devait nécessairement obstruer son oreille puisqu'il semblait que Dumbledore ait prononcé le mauvais nom.

- Accordé, lança Amélia de derrière lui. Il est peut-être temps de laisser un homme plus jeune accéder à cette position, du moins provisoirement, le temps que Voldemort soit vaincu, après quoi nous organiserons des élections normales au plus vite.

Percy lutta pour cesser de faire pendre sa mâchoire. En regardant autour de lui, il vit beaucoup de gens approuver de la tête, et comprit que le caractère provisoire de cette nomination jouait en sa faveur. Amelia ordonna le vote et il eut de la peine à réaliser qu'il venait d'être élu à la plus haute fonction du pays.

- Percy, si vous voulez bien prendre votre place, dit Amelia avec une forte pointe d'amusement dans la voix.

Stupéfait, il monta s'installer à la place ministérielle et considéra la foule de visages qui, depuis l'endroit où il se trouvait, s'étendait presque à ses pieds.

- Merci de votre confiance, dit-il solennellement.

Il marqua une pause, essayant de déterminer ce qu'il allait faire en premier.

- Mesdames, Messieurs, commença-t-il, je vais constituer dès à présent deux groupes de travail. Le premier examinera toutes les lois qui ont été émises ces trente dernières années et nous signalera toute législation injuste ou discriminatoire envers quelque groupe, race ou espèce que ce soit. Le second sera formé d'Aurors, de conseillers juridiques et de membres du Magenmagot en nombre égal. Leur tâche sera d'examiner nos actuelles procédures légales et de moderniser les lois de notre belle nation afin que ne se reproduise plus à l'avenir le genre de justice expéditive démontrée aujourd'hui. Nous devons avoir un système judiciaire qui repose sur la Loi et la Justice. Bien que notre actuel système ait été utilisé aujourd'hui à bon escient, rien n'empêche qu'il soit utilisé à de mauvaises fins dans le futur. Nous devons nous protéger, le peuple et nous-mêmes et assurer que justice soit rendue, sans considération des préjugés, de la compétence, de la position ou de l'espèce.


De : Le Ministre de la Magie

A : Le petit Couillon

Objet : Nouveau job

Je ne sais pas si je dois te sauter au cou ou te tuer ! Sacré Harry !

Percy.

--

Percy Ignatus Weasley

Ministre de la Magie par intérim


Harry jeta un coup d'oeil au Mmail et en dansa de plaisir en plein milieu de la Grande Salle.

- Harry ? demanda Minerva, interrogative.

- Ça a marché ! s'exclama t-il.

- Qu'est-ce qui a marché ?

Harry regarda à sa gauche et vit tous les Weasleys et compagnie, eux aussi destinataires du Mmail, exploser de joie. Ginny s'était enflammée au même moment.

- Je vais le laisser vous l'annoncer lui-même.


De : Le Ministre de la Magie

A : Ma famille au sens large
Objet : Ce sacré gamin

Non, vous ne faites pas une erreur de lecture.

Ce fichu Potter m'a, d'une manière ou d'une autre, fait élire Ministre de la Magie.

Je ne suis toujours pas complètement certain de savoir comment il s'y est pris mais, pour le moment et jusqu'à ce qu'on puisse organiser de vraies élections, j'ai le pouvoir de conduire de réels changements.

Je reste bien conscient d'où je viens, ce n'est pas le retour de Percy le Crétin. Je vais faire en sorte de tendre vers les idéaux qu'Harry a rendu évidents pour chacun de nous et je suis maintenant en position de m'assurer qu'il ait le soutien qu'il mérite.

Je ne sais pas comment il a fait, mais il l'a fait. Moi, Percy, "le fond de chaudron" de la famille, j'ai été placé à la plus haute position dont j'osais à peine rêver, et ce parce que Harry me fait confiance. Je vais dorénavant vivre pour servir cette confiance !

Je sais que je ne le dis jamais, mais je vous aime tous. Vous m'avez réintégré dans la famille malgré mon comportement passé, et c'est grâce à vous, ma famille que je trouve la force et le courage d'accepter cette position.

Avec tendresse,Percy.

--

Percy I. Weasley

Ministre de la Magie par intérim


De : Lucius Malefoy

A : Lord Voldemort
Objet : Parkinson

Mon Seigneur,

J'ai le regret de vous informer que Parkinson a échoué. Il est actuellement aux arrêts. Le Magenmagot a fait arrêter chacun de nos partisans, après quoi il a élu ce traître à son sang de Percy Weasley comme Ministre par intérim.

Votre humble serviteur,

Lucius.


De : L.V.

A : Lucius

Objet : Re : Parkinson

Fais éliminer Parkinson pour son échec.

Ça peut sembler une mauvaise nouvelle mais le Traître à Son Sang n'aura pas le temps de préparer quoi que ce soit avant notre attaque de jeudi.

Quand nous en aurons fini avec Potter, leur incompétence sera punie.

L.V.

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La Victoire ou la Mort.


Il y eut un moment de silence pendant lequel les Weasley se regardèrent, interloqués, puis ils s'étreignirent les uns les autres, en s'embrassant et s'interpellant sans vraiment s'écouter.

- Harry, cria Blaise au dessus de la cacophonie que produisaient les réjouissances des Weasley. Qu'est-ce qu'il se passe ?

- Fudge est en prison, dit Harry avec un petit sourire. Et Percy Weasley est le nouveau Ministre de la Magie.

- Comment as-tu bien pu faire ça ? demanda Blaise incrédule.

Harry sourit et attendit. Ginny fut la première à se détacher du groupe, pour courir vers lui et lui sauter dans les bras, s'enveloppant autour de lui.

- Merci, merci, merci, psalmodia-t-elle en l'embrassant.

- Je n'ai rien fait, répondit-il.

Ginny leva les yeux au ciel et lui donna un baiser plein de promesse et de désir.

- C'est ça, et moi je n'ai pas l'intention de te sauter dessus quand nous serons enfin seuls, murmura-t-elle d'une voix rauque.

Harry sourit et la poussa vers sa mère, qui embrassait toute personne passant à sa portée. Il recula, et son sourire disparut. Il voulait les laisser profiter de ce moment, avant de les ramener à la réalité. C'était la dernière pierre à son édifice, et même si c'était son atout, cela signifiait le début de la fin.

Grâce à de la chance, des décisions à l'instinct et un peu de planification, il avait acculé Voldemort dans un coin. Il lui avait coupé ses revenus, avait fait arrêter ses complices, avait pris sa place dans le domaine public - avec la nouvelle Bièraubeurre - et maintenant le Ministre qu'il avait manipulé était tombé. Voldemort allait devoir attaquer jeudi, tout comme Harry allait devoir s'assurer que tout le monde allait survivre à ce combat. C'était un coup de poker, mais c'était surtout un risque qu'il pensait pouvoir prendre.

Il observa Albus entrer et prendre sa place de directeur à la table des professeurs. Les yeux du grand homme pétillèrent en balayant des yeux la Grande Salle. Harry croisa son regard pendant un long moment.

Il prit une grande inspiration. Ici et maintenant, était arrivé le moment vers lequel il tendait inconsciemment, le moment où il ne pouvait plus simplement pousser les autres à agir dans son sens, le moment où il se devait de prendre officiellement les rênes.

Il se dirigea vers les grandes portes et s'y adossa de façon à embrasser toute l'assemblée du regard. Peu à peu, tous se tournèrent vers lui et le silence s'installa.

- Je prends le commandement de Poudlard jusqu'à Halloween, annonça-il posément. Nous avons vécu depuis trop longtemps sous l'oppression de l'Impuissant des Ténèbres et de ses cohortes. Et je vais mettre fin à tout ça. Que tous ceux qui veulent se battre avec moi se mettent à gauche, et ceux qui ne pensent pas pouvoir se battre, à ma droite. Il n'y a aucune honte à reconnaître ses limites, aucun déshonneur à avoir peur. Vous êtes des enfants. On ne devrait même pas vous poser la question, donc prenez votre décision la conscience tranquille, et ne vous laissez pas influencer par le regard des autres. Regardez au fond de votre cœur et demandez-vous si vous êtes capable de vous battre et si vous avez la volonté de survivre. Tous ceux qui me suivront n'auront pas forcément à faire leur preuves en combattant - sachez qu'il y a d'autres façon de participer qu'en brillant sur les champs de bataille.

De tous, Ginny fut la première à réagir. Ron et Hermione la suivaient de près, ainsi que les autres Weasley. Cela déclencha les flux migratoires et les élèves choisirent le camp qui leur convenait le mieux.

D'un seul bloc, tous les Poufsouffle se levèrent et prirent position, l'air décidé. Les Gryffondor les rejoignirent, le regard fier. La plupart des Serdaigle les suivirent, mais certains d'entre eux ne se jugèrent pas à la hauteur et préférèrent se ranger à droite. Une partie des Serpentard en fit autant, l'expression visiblement troublée, et Harry supposa que c'était pour ne pas avoir à se battre contre leurs parents. Dean embrassa ses parents, tapa Dudley dans le dos avant de laisser sa famille à droite et de se diriger lui-même vers la gauche.

- Professeurs, demanda respectueusement Harry, pouvez-vous choisir votre camp ?

Les plus âgés du corps professoral se dirigèrent vers la gauche sans hésitation, suivi par Hagrid et Pompom. Le professeur de Défense - Harry n'arrivait toujours pas à se souvenir de son nom - alla vers la droite, ainsi que Sinistra et Vector et le reste des professeurs.

Harry regarda à sa gauche et releva avec surprise :

- Drago ?

Drago soupira et fit un geste vers Terry.

- Je ne peux pas le laisser se battre tout seul, dit-il simplement.

- Parkinson, reprit Harry, et tout ceux qui croient en ce que déblatère l'Impuissant des Ténèbres, vous pouvez quitter l'école. Mais sachez que si vous le faites, vous ne pourrez plus revenir et, que si je vous croise sur le champ de bataille à Halloween, vous serez traités comme des Mangemorts.

- Le sort, grogna Pansy en se renfrognant.

Harry eut un petit sourire en coin.

- Il n'a jamais existé. Tu as gobé tout ce que mes amis t'ont raconté. Tu as été appâtée, touchée et ferrée.

Pansy eut l'air à deux doigts d'exploser.

- Sortez, dit-il en ouvrant les portes derrière elle.

- Venez, dit hargneusement Pansy à certains Serpentards.

- Tu es seule maintenant, espèce de folle, statua Théodore Nott en prenant place à droite. Je n'aime ni les Moldus ni les sorciers issus de moldus, mais si tu crois que je vais me battre contre Potter, c'est que tu es encore plus stupide que moche.

- Bande de couards, cracha Pansy avant de sortir en trombe. On t'aura, grogna-t-elle à l'attention d'Harry.

Il lui sourit angéliquement.

- Professeur Sinistra, je vous confie les plus jeunes. Maintenez autant de cours que possible, et faites vos rapports à Albus si il y a un problème.

Il se tourna vers la droite et ajouta :

- Les elfes de maisons sont en train de déplacer vos affaires, pour vous regrouper dans les cachots de Serpentard. C'est l'endroit le plus sûr. Je suis désolé de vous apprendre que le deuxième étage et tout ce qu'il y a au-dessus vous sont maintenant interdits. La sécurité est maintenant notre maître mot, les limites vont être protégées, et vous ne voulez vraiment pas voir ce qui se passera quand quelqu'un les transgressera. On vous verra à Halloween.

Ils commencèrent à sortir, accompagnés des professeurs.

- Les autres, suivez-moi.

Harry sortit de la Grande Salle. Il les fit grimper plusieurs escaliers en direction de la Salle sur Demande. Ils constatèrent, une fois à l'intérieur que la pièce avait reproduit la Grande Salle, mais en plus grand. Harry monta sur la réplique de l'estrade des professeurs, alors que les autres élèves entraient à sa suite. L'association de Défense prit place sur les premiers rangs.

- Que tout ceux qui n'ont pas encore juré de garder le secret sortent leurs baguettes et le fassent maintenant. Et ne faites pas semblant, on le saura.

Les promesses fusèrent provoquant une vague de magie, ce qui permit à Harry de se détendre. Il sourit doucement et s'assit sur la table qui était derrière lui en laissant pendre ses jambes. Il fit un mouvement de la main et la porte se ferma.

- Certains se demandent pourquoi j'ai laissé Parkinson s'en aller. Durant la semaine dernière, Voldemort et moi avons joué un jeu. Malheureusement pour lui, j'ai triché. Voldemort pense avoir un espion à Poudlard alors qu'il n'en a pas. L'espion travaille pour moi, et je lui ai fait passer de fausses informations, tout en en récupérant sur lui et ses troupes. Voldemort a voulu me faire croire par son espion qu'il attaquerait pendant le Bal d'Halloween. Mais ce n'est pas vrai, c'est prévu pour jeudi.

Il y eut un sursaut de surprise parmi les étudiants et parmi certains professeurs. Harry leva la main et le silence régna.

- Je le sais parce que je me suis arrangé pour qu'il attaque à ce moment-là. Durant les derniers jours, j'ai rassemblé les esprits les plus machiavéliques du Royaume-Uni pour rechercher des pièges et des sorts et j'ai regroupé nos alliés. Voldemort va venir à Poudlard, convaincu qu'il lance une attaque surprise.

- Alors qu'en fait, murmura Drago, à peine assez fort pour être entendu, il va tomber dans le plus grand traquenard jamais organisé, où ses adversaires sont omniscients et lui, un simple naïf.

Harry acquiesça.

- Merde alors, admira Drago. Et Pansy qui se demandait pourquoi je ne voulais plus te combattre !

Il y eu quelques rires dans la salle.

- Le plan, dit Harry, réside dans la coordination de nos compétences au combat. Remarquez bien que je n'ai pas dit duel. Il n'y aura aucune formalité. Ce sera un combat, et c'est ce pourquoi nous vous avons entraînés toute cette année. Vous savez comment travailler ensemble, vous savez comment bloquer le Doloris et, croyez-moi, les Mache-Morts vont être perdus quand ils vont se rendre compte que leur jouet favori a autant d'effet qu'un sort de chatouillis sur un dragon. Durant les prochains jours, vous allez être poussés au maximum comme jamais auparavant - vous allez apprendre de nouvelles choses et des nouvelles techniques qui sauveront vos vies.

Harry regarda le Professeur Dumbledore.

- Avada Kedavra ! cria-t-il soudainement.

Un jet de lumière verte sortit de sa main et fonça sur le Directeur. Albus sourit légèrement et leva sa baguette. Un mur de pierre apparut devant lui. Il se désintégra quand le sort le toucha, tandis que le directeur abaissait sa baguette.

Harry regarda les élèves et les professeurs assemblés devant lui.

- Vous savez tous que l'Imperium peut être combattu. Je vous ai montré comment bloquer le Doloris, et le professeur Dumbledore vient de vous prouver que même le sort de la mort peut être bloqué. Jeudi, nous connaîtrons tous nos rôles respectifs, nous connaîtrons tous nos points forts et nos faiblesses, et quand nous serons ensemble, nous prouverons que Poudlard est le meilleur, et nous montrerons à l'Impuissant des Ténèbres ce qui arrive à ceux qui se mettent face à nous !

- Ouais ! s'exclama Ron, ce cri fut vite repris par les autres, et acclamations et applaudissements retentirent dans la salle.

Harry leur sourit.

- A partir de maintenant, il n'y a plus de professeur, ni d'élève. Nous sommes tous ensemble, et nous allons tous apprendre les uns des autres. Nous avons Minerva, Filius, Albus, Severus, Pomona, Pompom, Molly, Bill, Fleur, Charlie, Pénélope, Alicia, Katie, Angelina, et nous allons être rejoints par quelques autres. Remus, Sirius, Arthur, Fred, George et Abelforth viendront dès qu'ils le pourront. Il y en a qui seront là pour la bataille, mais ils ont tous des choses à faire pour être sûrs que l'Impuissant des Ténèbres n'attaque pas en avance. Lors des quatre prochains jours, nous allons manger, dormir, et agir comme une équipe.

Harry expira lentement et sourit quand sa première armée s'entre-regarda et se sourit nerveusement.

- Hermione ?

Hermione s'avança à côté de lui, et sorti un parchemin.

- Et bien, c'est parti, dit-elle joyeusement. Voici ce qui sera vos premières assignations.


Bonsoir,

Pour une fois que c'est moi qui poste (Alixe), j'en profite pour vous laisser un petit mot.

Vous avez sans doute remarqué que nous répondons rarement aux reviews. Je voulais préciser que nous les lisons, cependant, et qu'elles nous encouragent pour aller au bout de cette (trop) longue traduction. Ce n'est cependant pas une raison pour nous écrire sans adresse de réponse, parfois, il nous arrive de vouloir répondre à un argument !

Il ne nous reste plus que deux chapitres à mettre en ligne, ce qui devrait nous permettre de terminer aux alentours de la sortie du tome 7.

A dans deux semaines

Alixe