Salut tout le monde, nouveau jeudi, nouveau chapitre, comme promis. Petit rappel l'univers et à JKR et la fict elle-même appartient à Amshul, seule la traduction est a porter à mon crédit. A part ça, tout va bien, rien de particulier à signaler sauf la sortie au ciné des Quatre Fantastiques et le Surfeur d'Argent, J'irai le voir ce week-end ! Allez je vous laisse lire.
Chapitre 10 : De joyeuses vacances de Noël.
Harry ferma les yeux. Des vertiges embrouillaient son cerveau par moment et les bords de sa vision étaient noirs, comme si un lierre croissait rapidement à travers le paysage -
Harry soupira de soulagement. Il n'avait pas été mutilé. C'était l'Allée des Embrumes. Bien, cela n'avait pas beaucoup changé.
King's Cross était pas très loin de l'Allée des Embrumes, il était donc facile d'Apparaître depuis l'Allée des Embrumes à King's Cross. Harry regarda autour, réfléchissant un minute à ce qu'il allait faire et décida seulement d'y aller et de s'en tenir à ses plans précédents. Faisant une grimace à l'idée de ce que Sirius Black et les autres allaient dire quand ils arriveraient, et le verraient les attendant, imperturbable, indemne et vivant, il marcha jusqu'à la station de train et essaya de se rappeler où était l'entrée secrète de la station sorcière.
Il suivit un homme qui était de toute évidence un sorcier, avec le port d'une robe, le renflement distinct en forme de baguette magique au dessous des manches serrées. L'homme marcha directement vers un mur -
Bien sur. Harry sourit de soulagement, vérifiant sa montre. Il restait une demi-heure. Plein de temps pour se rassembler et penser à son prochain mouvement. Il suivit le sorcier, se penchant en passant contre la barrière et glissant lentement à travers les briques.
Il s'assit sur un banc pour attendre, et réfléchit à ses problèmes.
1. Sa magie. C'était la première fois qu'il était vraiment consterné - avant, il avait toujours cru qu'elle se calmerait quand il grandirait. Maintenant, il n'était plus aussi sur. Les éclats de magie étaient censés cesser vers les quatorze ans - et ça faisait plus d'un an, et il avait toujours des accès. Que se passerait-il si un jour il ne pouvait plus la contrôler ?
2. Voldemort. Maintenant, il était réellement furieux contre Harry…Un ennemi de plus pour lui. Une menace de plus. Une personne de plus qui voulait le tuer. Ahh, une vie d'assassin…
3. Dumbledore. Avec Voldemort et lui de l'un et de l'autre côté, l'emprisonnant, avec des sorts anti-évasion, il n'avait presque plus la possibilité de rester neutre…Si il survivait à cette année, quoi qu'il ait déjà estimé avoir eut de la chance. Fini les marchés avec Black ou Dumbledore. Juste une vie tranquille à l'intérieur du Quartier Général, sortant seulement pour des missions, et alors sous déguisement.
Un quart d'heure passa pendant qu'il couvait ses problèmes. Pendant ce temps, il y eut peu de monde dans la station - lui, l'homme qu'il avait suivit pour entrer quelques autres adultes, et une personne mince avec une capuche qui venait juste d'entrer. Harry examina ses cheveux. Sous une capuche - suspect. Ses mains étaient dans ses poches, et son allure était régulière… ses épaules étaient détendues.
C'était une personne qui ne s'attendait pas à une attaque. Puissant ou très idiot.
Et il continuait à marcher vers lui…
Harry rassembla automatiquement une partie de sa magie pour un sort de renversement. L'homme se tint devant lui et Harry se tendit.
« Tu t'es réellement attiré des ennuis, tu sais ? » dit-il d'une voix claire et familière. Il retira sa capuche. Personne excepté Rogue, Black, Lupin (qui pensait sûrement qu'il était mort) ne connaissait Destan et ne pouvait être sous Polynectar à sa place. Et Destan était immunisé contre l'Imperium donc c'était le vrai Destan.
« Tu as bien récupéré. » fit Harry. « Félicitations. »
« Bonjour, Mr Potter. » fit-il grimaçant largement. « C'est une sacrée farce que tu nous as fait, là. »
« Une farce ? » fit Harry
« Tu ne nous l'avait pas dit. » fit Destan. « Et personne n'était au courant. Oh, oui, c'est juste un garçon ordinaire - talentueux mais ordinaire - il est né de moldu, et il n'y a rien de spécial à propos de ses ancêtres - et maintenant, c'est devenu que tu es Harry Potter. Je ne peux pas croire que je n'ai jamais remarqué ta cicatrice. »
« Je l'ai cachée. Et ce n'est pas si important que ça. » commença Harry.
« Et bien, moi, je pense que ça l'est, mais le Conseil - ne le pense pas. Ils ne sont pas facilement impressionnés, comme tu le sais. De toute façon, le Membre du Conseil Ranos m'a envoyé. Valéria était dans la pièce des Enregistrements quand elle a noté quelque chose sur le radar magique - imagine, une perturbation magique en Écosse - de part sa couleur verte une énergie non canalisée et non contrôlée. De part sa taille - celle d'un puissant sorcier. Et de part son emplacement- exactement l'endroit ou le Poudlard Express était passé un moment plus tôt. Et de nombreux autres sorts - tous censés assommés ou neutraliser de quelque manière que ce soit. »
« Et comment a-t-elle su que c'était moi ? »
« Ta signature magique, bien sur. » fit Destan. Nous codons toutes les signatures magiques des Stchorlei pour qu'ils apparaissent en argenté sur l'écran. Ils avaient gardés un œil sur toi, et Valéria, Tanaga, Reuel et tous les autres se sont réunis en une autre réunion pompeuse, et en ont tiré une conclusion de tout ce bordel - ne dit pas à Tanaga que j'ai dit ça - et ils m'ont envoyé vers toi. Ton Apparition a aussi été détectée par le radar, bien sur. »
Harry était ennuyé. Il avait oublié à propos du radar magique. « Donc, et qu'en est-il de la conclusion ? » fit-il. « Est-ce que - heu - j'aurai des ennuis ? »
« Non, bien sur que non. » fit Destan en gesticulant. « Tout ce qu'ils savent c'est que d'une façon ou d'une autre tu as été retardé, tu es descendu du train, a combattu quelques autres sorciers - ils veulent un rapport là-dessus, au fait, Harry - et que tu les a battus - Reuel était assez fier de toi. Mais en fait, ils étaient plus préoccupés par ta magie - »
Harry gémit.
« C'était de la magie accidentelle, tu sais - »
« En fait, je l'ai laissé allée volontairement. » fit Harry en fronçant les sourcils. « Tu connais les excès de magie ? »
« Oui, j'ai cessé d'en avoir quand j'ai eu treize ans… »
« J'en ai encore. Et cette fois-ci, je l'ai juste laissé allé. »
Destan fixa Harry et rigola, attirant l'attention de quelques nouveaux arrivants qui venaient attendre pour emmener leurs enfants chez eux. « Par Merlin. Tu es vraiment la seule personne que je connaisse qui penserait réellement a utiliser cette magie comme ça - c'est très inventif. Mais tu réalises que c'était vraiment dangereux ? »
« C'était ça ou être tué. » fit Harry.
« Oui. » fit Destan. « Et je suis ravi que tu sois vivant. Mais j'aimerai te préciser quelque chose. La magie accidentelle - ça fait plus d'un an que ces accès auraient du cesser et ils - les Membres du Conseil- ont commencé à penser que…qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas avec ta magie. Reuel m'a dit que tu avais eu une croissance négative avant qu'il te retire de chez ta proche famille, mais il reconnais que tu as eu deux croissances, et celle qui n'a pas été détruite s'est développée, s'est développée et… »
Harry resta assit, digérant l'information. Quelque chose n'allait pas avec lui. Peut-être que ça allait stopper le fonctionnement normal de sa magie - peut être que ça allait l'empêcher de continuer sa carrière de Stchorlei- peut être qu'il - »
« Rien de sérieux, mais Reuel pense que cela a avoir avec ta période chez ces Moldus. »
« Pourquoi ? » fit Harry, réprimant ses craintes.
« Parce qu'ils ont examinés tes enregistrements, et ils ont découvert que le problème venait d'avant que Reuel ne t'enlève de la maison de ta famille proche. Nous ne savons pas quoi, mais il semble qu'il y est une sorte de blocage de ta magie – une partie semble d'origine magique, et a été causée par quelque chose d'extérieur, mais beaucoup est de toi-même. Ils ne sont pas très sur, mais ils pensent que ces blocages refoulent ta magie alors qu'elle devrait s'écouler normalement. Comme un rocher barrant une rivière, comme John me l'a expliqué.
Une part de ce blocage d'origine magique. Dumbledore. Harry rumina très, très longtemps. « Je ne comprends pas. » fit-il.
« Je m'en doute. » fit Destan. « Prends le comme ça - ça c'est les rochers, le blocage, qui bloque la rivière - c'est-à-dire le flot de ta magie - »
« Tu n'as pas besoin de me l'orthographier, tu sais, j'ai compris. » fit Harry, passablement gêné.
« Ouais, ouais, quoi que. Quoi qu'il en soit, les rochers bloquent la rivière, et puisque le chemin est devenu plus petit l'eau est obligée de passer pas de plus petits canaux avec de grands remous. Mais il reste de la magie coincée derrière incapable de traverser. Et qui continuera à s'accumuler jusqu'à ce qu'elle se manifeste. Comme de la magie sauvage et non contrôlée. »
Jusqu'ici, ça prenait du sens. Harry digéra ce bout d'information.
« Donc, je dois - euh - enlever le rocher ? »
Destan rétrécit ses yeux en le regardant.
« Tu n'as pas saisi, n'est-ce pas ? » fit Destan, secouant sa tête. « Non - nous avons mesuré ta magie quand il y en avait moins que ce qu'il devrait y avoir. »
Cela prit une seconde à Harry pour comprendre. « Tu veux dire - » dit-il. « Comment exactement - quelle est la taille de mes réserves magiques ? Je veux dire, quelle serait leur taille s'il n'y avait pas eu les rochers - je veux dire, le blocage? »
Destan sourit légèrement aux divagations d'Harry. « Ca va te faire un choc. » fit-il, se penchant en arrière sur son siège. « Ils ont calculé que tu devrais être légèrement en dessous de seize. »
Harry croisa son regard pour souligner ce point. « Tu plaisantes. » dit-il catégoriquement, tournant le coin de son manteau avec sa main droite.
« Quinze virgule huit cent vingt neuf, Harry. » répondit sobrement Destan. « Je ne plaisante absolument pas. »
Presque aussi puissant que Voldemort… par Merlin. Pas étonnant que Voldemort l'ai vu comme une menace potentielle Pas étonnant que Dumbledore veuille l'avoir de son côté - mais - non, c'était impossible. A moins qu'il aient volé ses enregistrements magiques aux Stchorlei, ce qui était Impossible avec un I majuscule, et à moins qu'ils n'aient examiné sa magie pendant qu'il était inconscient ou qu'il dormait - aucune chance non plus. Ils le voyaient seulement comme un sorcier talentueux, un prête-nom. Harry laissa échappé un petit soupir de soulagement.
« De toute manière. » fit Destan. « A moins que tu ne libères ta magie et n'enlèves le blocage sans endommager ta magie - ce qui serait assez risqué - tu es simplement un sorcier ordinaire, quoique puissant, d'un niveau quatorze qui aura par moment des éclats occasionnels de magie brute. »
« Merci. » fit Harry, regardant fixement le sol. « Je vais réfléchir ce que je vais faire… »
Destan se leva, et tapa l'épaule d'Harry, réconfortant. Harry pensait qu'il ravalait un « j'aimerai pas être à ta place. ». « N'oublie pas, tu dois écrire un rapport sur ton combat contre les Mangemorts. » fit-il en souriant. « Et ne t'inquiète pas trop, Harry. Nous te sortirons de la quand ta mission sera finie. Ca ne devrait pas être dangereux tant que tu n'essayes pas de l'enlever sans aide. Donc n'y touche pas et - »
Ses derniers mots furent presque noyés dans un fort sifflement. Le train était arrivé. Harry regarda, effrayé, et vit que la station était pleine de monde. Destan cria ses derniers mots.
« Soit prudent ! »
Le train s'arrêta doucement et poussa des cris perçant pendant qu'il stoppait entièrement. Les ports s'ouvrirent à l'unisson, et Harry marcha vers les étudiants qui descendaient. Personne ne le remarqua dans tout ce chahut - chacun parlait fort au sujet de l'incident pendant le voyage, et tous les parents étaient trop chamboulés pour le voir se glisser tranquillement entre eux pour attendre Black.
Black parlait avec un Aurore. Harry le repéra à l'extrémité du train et se dirigea vers lui, attendant qu'ils finissent leur conversation. En outre, l'écoute clandestine pourrait se révéler utile.
« - Non, rien. Je vous ai dit, ils ont criés qu'ils voulaient Harry, et Harry a marché vers eux, ils sont partis, et nous avons continués le trajet. C'est tout ce qui s'est passé. » Non, peut-être pas si utile. « Merci bien. » fit l'Aurore, écrivant quelques mots sur son carnet de note. « Merci pour votre coopération. Nous vous contacterons si nous trouvons d'autres informations. »
L'Aurure passa à côté d'Harry, sans même lui jeter un coup d'œil. Quel homme négligent. Harry se pencha de nouveau contre le chambranle de la porte quand Black fit de même, sa tête pliée, ses yeux vers le sol.
« Quoi, on dirait presque que vous avez été inquiet pour moi ! » fit Harry, assez sarcastique.
Black releva la tête et sorti sa baguette pour viser Harry. Bien. Il était prudent, mais Harry n'apprécia pas trop. Il frappa la baguette hors des mains de Black avant que Black ne puisse finir ne puisse finir son sort d'expulsion, pas vraiment gentil.
« Oops. » fit-il. « J'étais simplement prudent mais vous apprécierez mon avertissement, Black. Maintenant, on y va, oui ou non ? »
« Comment as-tu- » fit Black, devenant blanc.
« Je m'impatiente, Black. » fit Harry. « Et j'ai un rapport à écrire. Allons-y. »
« Pas avant que tu m'ais dit comment tu t'es échappé. »
« Je me suis battu en duel, j'ai perdu, mais j'ai réussi à partir. » fit Harry. « Pouvons-nous y aller maintenant, merci. »
Black le regard fixement, comme s'il voyait un fantôme.
« Prouve-moi que tu es bien Harry Potter. » fit-il d'une voix bizarre.
« Je suis un putain d'assassin. » fit Harry d'une voix ennuyée. « Votre ami, Rémus Lupin est un loup garou. Je vous ai rétréci et vous ai aidé à vous échappé, mais vous n'avez pas montré la moindre gratitude avant de savoir que j'étais légalement votre filleul. »
Black grimaça.
« Je sais, je sais. » fit-il en un long souffle, mais Harry l'entendit. « Allons-y. »
« Ou est Lupin ? » fit Harry pendant qu'ils marchaient hors de la partie moldue de la station.
« Les Aurores…l'ont emmenés pour enquête. » fit Black, fronçant les sourcils. « Ils le suspectent parce que…tu sais. »
« Dumbledore va le tirer de là. » fit Harry d'une voix ennuyée. « Comme il est si doué pour le faire. Il est si bien à n'abandonner personne et à ne pas les abandonner à leur destin - par exemple, quand ils font face à des hordes de Mangemorts qui veulent les capturer, vous vous rappelez ? »
Black grimaça. « Il avait des raisons… » fit-il. « Peux-tu Apparaître ? »
Harry roula des yeux. « S'il vous plait, Professeur. » fit-il. « J'ai appris à Apparaître quand j'avais onze ans. » Ce n'était pas la vérité, il avait réussi à quatorze ans mais c'était un mensonge sans conséquence. Et Black ne semblait pas le croire de toute façon.
Black lui tendit une photo de sa maison. Harry l'étudia, et la mémorisa.
« C'est bon. » dit –il en la lui redonnant.
Et sans rien ajouter, il Apparut devant la maison.
La maison de Black était un endroit agréable hors du pays. C'était presque un manoir - certainement plus grand qu'une maison ordinaire. Et tout l'endroit était recouvert de neige.
Il y eut un craquement derrière lui. Black Apparut, et Harry se tourna face à lui.
« Un bel endroit que vous avez là. » fit-il d'une voix ennuyée.
« Le Ministère me l'a donné. » fit Black maladroitement. « Bien…veux tu rentrer à l'intérieur ? »
« Non, je veux rester dehors et dormir sur la neige. » fit Harry. « Vraiment. » ajouta-t-il.
Black marcha jusqu'à la porte, tapa la poignée de porte et traça un signe rapide sur la porte qu'Harry mémorisa prudemment. Il pensait pouvoir le refaire lui-même s'il le revoyait une autre fois ou plus- c'était un signe compliqué - et s'il trouvait comment la porte réagissait. La porte cliqueta et s'ouvrit.
« Rentre. » fit Black, lui jetant un sourire nerveux avant de faire un pas à l'intérieur. Harry effectua un scan magique, détectant quelques objets magiques inoffensifs sans compter quelques sorts puissants qui ne lui nuiraient probablement pas, puis entra à la suite de Black.
Et dans une salle ronde en marbre avec des escaliers en colimaçon montant le long des murs comme des lierres. Le premier escalier menait à…Harry se tordit le cou pour voir. Oui il ne rêvait pas. L'architecture était amusante - le premier escalier menait aux troisième, cinquième et septième étages, tandis que le second s'arrêtait aux deuxième, quatrième et sixième étages. Il fit un pas hors de la maison brièvement, ce qui confirma le fait que l'intérieur était beaucoup plus grand qu'il n'y paraissait de l'extérieur.
« Impressionnant. » dit-il. « Où est ma chambre ? »
« Je vais te faire faire le tour avant. » fit Black en grimaçant et en montant vers le plafond. Harry avait noté que le plafond était enchanté comme celui de la Grande Salle de Poudlard. Il fit un signe sur une des portes à gauche, à droite par rapport au premier escalier. « Ça mène aux cuisines. » il désigna une porte à droite sous le second escalier. « Ça mène aux sous-sol. » il passa par-dessus le second escalier et sauta en haut comme un enfant en bas âge surexcité. Harry le suivit, avec beaucoup moins d'enthousiasme. Black dévisagea le vestibule en bas, qui était à cinq portes sur l'un ou l'autre mur. « Les chambres d'invités. »
« Je vais loger ici, alors ? » demanda Harry.
« Non ! » répondit Black. « Tu as le septième étage pour toi tout seul. »
« Oh, quelle joie. » fit Harry sans enthousiasme quand Black se déplaça autour des escaliers. « Je dois monter en haut de toute manière… »
« Oh, j'allai presque oublier. » fit Black brillamment. Il toucha la rampe. « Monte. »
L'escalier commença à s'enrouler, comme un escalator. Black se tenait toujours debout tandis qu'il était propulsé autour de la colonne centrale jusqu'à ce qu'il atteigne le quatrième étage
« Et que ce passe-t-il s'il quelqu'un a le vertige ? » voulu savoir Harry. Il ne l'avait pas, bien sur, mais restait curieux.
« Heu c'est leur problème. » fit Black en gesticulant. « C'est le terrain du Quidditch. » ajouta-t-il, en ouvrant la porte pour laisser Harry voir une vaste pièce de la taille du terrain de Quidditch de Poudlard avec un plafond extrêmement haut. Par prudence, les murs étaient capitonnés. Harry pris note de l'utiliser comme salle s'entraînement. « Et au sixième étage, c'est la salle de réunion de l'Ordre. » dit-il. « Tu n'as pas besoin de voir ça. »
Il toucha la rampe. « Descend. » fit-il.
Les escaliers bougèrent en descendant. Ils atterrirent de nouveau au premier étage et Black alla vers le premier escalier.
« Le troisième étage est pour Rémus. » fit-il. « Pour ses - nuits de pleine lune, tu comprends… »
« Oh, d'accord. » fit Harry. « Wow. C'est très sur pour moi de vivre ici. »
« Il y a de bons sorts sur les ports. » fit Black âprement. « Dumbledore les y a placé lui-même. »
« Et tout le monde sait qu'on peut avoir confiance en Dumbledore. » fit Harry d'une manière cinglante.
« Le cinquième étage, c'est ma chambre. » fit Black, ignorant sa remarque. « Et le septième étage, c'est la tienne. Suis-moi et viens voir ! »
Sa chambre était grande. Très grande. La première pensée d'Harry fut qu'il n'aurait pas besoin du terrain de Quidditch pour s'entraîner. Sa chambre avait le même enchantement au plafond - la lumière du soleil brillait à travers le plafond transparent qui ne semblait pas être là. Son lit était tout en rouge et or. Harry fit un visage dégoûté aux couleurs voyantes, mais l'ensemble était bien. Il y avait une porte à côté du cabinet qui menait vraisemblablement à une salle de bain.
« Pas mal. » fit-il absolument sans enthousiasme, bien qu'à un certain degré, il ait été impressionné. « Habitable. »
Black parut un peu désappointé.
« Bien… » fit-il inconfortable. « Profite de ton séjour ici- nous allons faire les achats de Noël demain… »
« Oh, j'attends ça avec impatience. » fit Harry impassible. « Donc…Que suis-je censé faire pendant que je suis ici ? »
« Tu pourrais jouer au Quidditch- » commença Black.
« Je ne n'y joue pas. » fit Harry, en gesticulant. Une pensée le frappa. « En fait, je pourrais faire un essai… » ajouta-t-il.
Black sourit largement. « Parfait ! » fit-il. « Tu veux faire une partie ? »
« J'aimerai m'entraîner seul, merci. » fit Harry.
Le visage de Black se démonta. « Je vais…bon, je vais aller au Ministère pour aider Rémus - oh et je dois envoyer une lettre à Dumbledore ! Je peux pas croire que j'allais oublier ça - » et il sortit en courant.
Harry secoua la tête aux singeries de Black et s'assit sur son lit, se demandant comment diable il allait survivre.
Il y eut une réunion de l'Ordre cette nuit-là - Harry trouva que c'était une organisation incroyablement secrète ayant pour but de combattre Voldemort et il sortait s'occuper de ses propres affaires quand Dumbledore le salua, lui disant qu'ils auraient des questions à lui poser plus tard, il dit les propos habituels comme quoi il était content de voir qu'il allait bien et de faire attention à lui, il le laissa alors seul pendant que lui et le reste de l'Ordre montaient les escaliers jusqu'au sixième étage pour avoir une réunion ultrasecrète.
Harry s'amusa à tester sa magie - ce qui signifiait voir s'il pouvait se faire léviter en l'air, six étages au dessus du sol, décorant les murs de rubans de couleurs argentés et gris, et essayant de ne pas être étourdis en regardant le sol. Il s'ennuya vite et commença exercer son équilibre sur les rampes, se demandant vaguement si Black serait fâché s'il sortait de la maison pour faire une promenade dans le demander. Il se demanda si Black avait une bibliothèque.
Il avait dans l'esprit d'aller sur le terrain de Quidditch quand la porte du sixième étage s'ouvrit et une femme aux cheveux oses en sortit, hoquetant en voyant la nouvelle décoration très serpentarde, et hoquetant de nouveau quand elle vit Harry pirouettant calmement sur la rampe du quatrième étage. Rogue sortit le suivant, souriant largement d'un air affecté quand il vit les rubans, et haussant un sourcil quand il vit Harry.
« Impressionnant, Potter, impressionnant. » fit-il, plaçant une main sur la rampe. « Descend. »
Les escaliers tournèrent jusqu'à ce que Rogue soit juste à côté d'Harry. « Une farce, Potter ? » fit-il, les yeux brillants. « Pas très imaginative, mais j'imagine que Black sera choqué, de toute manière. »
« Harry ? » grinça quelqu'un depuis le sixième étage.
« Ouais. » fit Harry, jetant un coup d'œil à Black, qui regardait fixement le mur avec une expression stupéfaite sur le visage. « Je suis choqué. »
« Bien, continuez comme cela et vous serez en haut sur ma liste d'étudiants préférés. » fit Rogue en se glissant en bas des escaliers. « Continuez à faire du bon travail, Potter. »
Harry ne pouvait s'empêcher de sourire d'un air satisfait en regardant le dos du Directeur de sa Maison qui poussa distraitement la porte et sortit avant d'apparaître au loin.
« Assez amusant, Mr Potter. » fit Dumbledore de quelque part au dessus de lui. « Mais pourrais-tu les faire descendre ? Ton parrain ne semble pas très heureux… »
« Ils sont à mon goût. » fit Harry, baillant. « J'aime le vert et l'argent. Et maintenant je vais me coucher… » A la consternation de Dumbledore, il prit sa baguette - il reconnu la baguette d'entraînement de Mac Gonagall, et se fit léviter lui-même jusqu'à sa chambre.
« Bonne nuit ! » put être entendu dans le hall longtemps après que la porte ait bruyamment été claquée.
Lupin arriva le lendemain matin - Harry entendit Black le saluer dehors, car il était à la cuisine à ce moment-là, écoutant allègrement les lamentation de l'elfe de maison sur ''les mauvaises habitudes de son maître''. Il caressa l'idée de dire à Black qu'il l'écoutait pendant qu'il demandait à voix forte où était passé son filleul. Il s'installa pour manger une autre assiette de crêpes que l'elfe de maison- Kreacher, c'était son nom - avait été ravi de lui servir quand il avait pompeusement annoncé qu'il était absolument contre les détestables nés de moldus et les traîtres à leur sang.
Après tout, il n'était pas difficile de savoir exactement comment s'attirer la sympathie de Kreacher alors qu'il murmurait fort, dans un souffle sur un certain portrait détruit et ce maître trois fois maudit. De plus, il avait faim.
« Ces horribles traîtres à leur sang et… »
C'était répétitif
« Sals sang mêlés… »
Très répétitif.
« Ma pauvre maîtresse…Trahie pas ce traître à son sang »
Harry mâcha sa crèpe faiblement additionnée de confiture de myrtille puis se leva.
« C'était un excellent repas, Kreacher. » fit Harry faisant un sourire affecté à l'elfe de maison. « Je m'attends à la même qualité chaque fois que je viendrai. »
« Bien sur, Maître Harry. » minauda Kreacher. Harry roula les yeux et se colla la langue avant d'ouvrir la porte.
« Bonjour. Je vais de manger mon petit déjeuner, donc, je n'ai pas besoin de supporter vos horribles habitudes de manger, Black. » fit Harry avec désinvolture, Black le regarda fixement, légèrement effrayé. « J'ai parlé avec Kreacher. » expliqua Harry. « Nous avons eu une plaisante conversation à propos de la pureté du sang. »
Il fit une grimace à Black pendant qu'il ouvrait la porte.
« Je vais faire une ballade ! » cria-t-il avant que la porte ne soit refermée.
Black fixa la porte vibrante.
« Mais pourquoi est-ce que j'ai accepté ça ? » fit-il.
« Prendre soin d'un assassin comploteur de Serpentard visé par Voldemort. » fit Rémus avec un sourire triste. « Quelque chose me dit que notre travail ne sera pas de tout repos… »
Les courses de Noël, de l'avis d'Harry étaient la chose la plus inutile- ou du moins, l'une des choses les plus inutiles- qu'il ait jamais expérimenté.
On lui avait donné un sac d'argent et dit d'être prudent. Black lui avait fait promettre de le rejoindre à la bibliothèque publique deux heures plus tard, et il était là maintenant, dérivant à l'intérieur du Chemin de Travers avec trois morceaux de savon blanc à donner à Black et Lupin pour Noël, ainsi ils ne pourraient pas dire qu'il n'avait pas essayé. Il lui restait la moitié de l'argent et encore quatre vingt dix minutes.
Trois mots : L'Allée des Embrumes.
Il connaissait bien l'endroit. A un moment de sa formation, Reuel et lui était revenus en Angleterre quand Harry avait environ treize ans. Ils avaient séjournés dans une auberge dans l'Allée des Embrumes pendant deux semaines avant de retourner en Sibérie, où Reuel avait appris à Harry à méditer dans le froid. Harry, personnellement, avait préféré le désert, même si les deux endroits étaient insupportables. Harry avait eu des temps libres pour explorer, mais avait été averti de ne blesser personne ou de limiter les dégâts.
Harry avait allègrement exploré chaque ruelle, chaque magasin sombre et chaque bar. Son entraînement n'avait pas été gaspillé pour lui, car il avait, trois ans plus tôt, automatiquement mémorisé tout ce qu'il avait vu. La mémoire photographique était quelque chose qu'il avait du apprendre, et maintenant, il oubliait rarement quelque chose. Il se rappelait encore les chemins.
S'il devait distribuer des cadeaux de Noël il pourrait aussi bien les faire ici. Rien ne convenait suffisamment pour un Stchorlei moyen, sauf exceptionnellement des objets puissants qui faciliteraient un assassinat. Ou des outils d'entraînement peut-être. Mais Félix n'était pas un Stchorlei moyen - c'était aussi un guérisseur et un inventeur.
Et Harry connaissait justement quelque chose qu'il apprécierait.
Le Métal Vivant avait été classifié comme de la ''Magie Noire'' quelques siècles plus tôt quand Karant, encore un autre Seigneur des Ténèbres, l'avait utilisé pour créer quelques soldats indestructibles qui ressemblaient à des Trolls. Des centaines de personnes étaient mortes avant qu'ils acquièrent assez d'expérience pour les fondre dans les feux les plus chauds. Harry savait que c'était dangereux, mais seulement un morceau ne ferait pas de mal. Félix créerait probablement quelque chose comme un mignon petit chat en métal. Riant sous cape à cette idée, il marcha jusque chez Barjow et Burkes, se demandant s'ils en avaient en ce moment.
Mr Barjow le regarda quand Harry entra dans sa boutique, la cloche pendue à l'entrée tintant.
Ah, Mr… » fit Barjow, fronçant les sourcils alors qu'il ne reconnaissait pas Harry. « Qu'est-ce qui vous amène dans ma boutique ? »
« Avez-vous du Métal Vivant sous la main ? » demanda Harry crispé.
« Du Métal Vivant ? » fit Barjow, un subtil changement dans sa voix qu'Harry remarqua seulement grâce à ses années d'entraînement à identifier les émotions des personnes dans leurs voix. Barjow était excité. « Bien sur que non, monsieur. Ma boutique est parfaitement respectable et je n'ai rien à faire avec des objets de magie noire - »
Harry jeta son sac d'argent de manière négligente.
« Mais je pourrai en avoir en stock. » finit Barjow. « Pour un bon prix, évidemment. »
« Bien sur. » fit Harry. « Quelle quantité avez-vous ? »
« Cela dépend. » fit Barjow de façon rusée.
« J'ai de l'argent. » fit froidement Harry. « Et mes moyens de persuasion… »
Barjow blanchit soudainement à la menace implicite dans les paroles d'Harry.
« Du Métal Vivant. Quelle quantité voulez-vous ? » fit Barjow.
« Quelle quantité avez-vous ? » retourna Harry.
« Très peu. » fit Barjow.
« Environ la taille de deux de mes poings serait suffisant, Mr Barjow. » fit Harry. . « Si vous en avez suffisamment. »
« J'ai…. fit Barjow, en fronçant les sourcils. « Oui, je pense que j'en ai assez. »
« Parfait. » fit Harry, les yeux brillants. « Environ cinquante Gallions feront l'affaire - »
« Cinquante ! » fit Barjow indigné. « C'est un vol pure et simple, je vous dis ! Je peux en espérer au moins deux cent Gallions pour cette quantité - »
« Redite cela. » fit Harry calmement.
« Cent, et c'est un prix avantageux. » fit Barjow d'une voix étranglée.
« Très bien. » fit Harry, sortant tout son argent, oubliant de mentionner qu'une bonne moitié de cet argent était de l'or de farfadet. Ou peut être plus. Il n'était pas sur. « Maintenant. »
« D'accord. » fit Barjow, marchant vers un cabinet. Il fit quelque chose d'étrange à la porte- sans doute un autre sort - puis prit ensuite une boîte en bois avec un couvercle en cristal. Harry pouvait sentir une pulsation de quelque chose à l'intérieur. Du Métal Vivant, vraiment. Félix n'allait pas arrêter de le remercier pour ça…
« Bien, bien. » dit-il, en prenant la boîte. « Mon nom est H .C'st tout ce que vous avez besoin de savoir. Je reviendrais peut être, ou pas… »
Il marcha silencieusement vers la porte, mettant la boîte en sécurité dans sa poche, sachant parfaitement que Barjow le regardait fixement avec une expression détestable sur le visage.
Du Métal Vivant. Il allait regarder pour savoir ce que Félix pourrait faire avec.
Il acheta un livre pour lui-même - un livre sur la Magie Noire dans le but d'irriter Black et Lupin. Seulement de la théorie, bien sur. Il le mit dans son sac, et décida que ce serait un cadeau de Noël pour lui-même.
Après deux jours, Harry devait admettre que la maison de Black était bien. Mieux que bien, en fait. Il avait envoyé le Métal Vivant à Félix quelques jours plus tôt et Félix avait répondu juste à temps pour Noël, enthousiaste à l'idée des possibilités et babillant ses remerciements. Quand il descendit, tous les rubans qu'il avait ensorcelé sur les murs étaient rouges et ors, un changement qu'il n'approuvait pas vraiment. Il y avait un arbre de Noël à deux étages au centre du hall et il était supporté par magie. Harry le considéra en grimaçant et pensa que les grands cadeaux lui semblaient sinistres.
Il avait du froncer les sourcils quand il su qu'e Black lui avait offert un balai. Lupin lui avait offert un album photo de ses parents - pratiquement la seule chose intéressante parmi les cadeaux - et Harry ressentit une coupable satisfaction quand il vit leur visage quand ils virent les savons.
« C'est antibactérien. » dit-il. Black cligna des yeux et sourit, inclinant la tête comme s'il comprenait. Il pensait probablement que ''antibactérien'' était une variété très rare de savon. Lupin sembla simplement amusé pendant une seconde puis sembla confus.
Le reste de la journée se passa à se reposer. Harry se retira rapidement à la salle de gym et examinait son nouveau balai quand Dumbledore vint l'appeler.
Son balai était rapide, mais Harry ne l'appréciait pas. Quel est l'intérêt de jouer au Quidditch ? Une sensation dans son estomac pouvait être appelée agréable, mais Harry pensa que c'était injustifié. Il le démonta et jeta le balai dans le cabinet, se faisant une note de l'emmener à l'école à la fin des vacances. Il y avait un certain Stchorlei qui aimerait voler.
« Bravo. » fit une voix.
Harry claqua la porte d'un coup de pied et se retourna en grimaçant. Celui qui avait parlé était un homme qu'Harry connaissait de part les journaux- Rufus Scrimgeour, Ministre de la Magie.
A côté de lui était le mince et grand Albus Dumbledore, et Sirius Black était de l'autre côté, semblant anxieux.
« Merci. » fit-il froidement. « Et qu'est-ce qui vous amène dans la maison de mon parrain, monsieur le Ministre ?
« Il voulait te rencontrer, Harry. » intervint Dumbledore. Harry pouvait voir sur son visage qu'il n'était pas heureux de ce fait.
« Bonsoir, monsieur le Ministre. » fit Harry d'une voix monotone, se demandant s'il allait ajouter ''ravi de vous rencontrer, monsieur le Ministre. Au revoir, monsieur le Ministre.'' puis marcha vers la porte. Il avait choisit de jouer la courtoisie et marcha vers lui, plaçant un faux sourire sur son visage. « Heureux de vous rencontrer ? »
Dumbledore n'était définitivement pas heureux.
« Hé bien, Harry. » fit Scrimgeour. « Ravi de te rencontrer enfin. Je reste ici pour le dîner, donc je suppose que nous aurons l'occasion de discuter. »
« Je suppose. » fit Harry sans à-coup.
Oh, chouette. La politique maintenant. Il commença à se demander s'il pourrait jamais s'échapper une fois la mission terminée - c'était assez possible que Scrimgeour ou Dumbledore trouve un moyen de l'amener de leur côté - il pariait sur le chantage. Il devrait faire attention à ne pas leur donner un moyen de l'attraper et de le tirer vers eux.
« Je te verrai plus tard. » fit Scrimgeour, lui faisant un sourire chaud , brillant et tout à fait faux.
Après qu'Harry soit rentré dans sa chambre, son cœur s'emballa.
Six mois encore avant qu'il s'en aille. Pendant lesquels Dumbledore aurait beaucoup de temps pour trouver quelque chose contre lui et de trouver un moyen de le persuader d'être de leur côté.
Comment a-t-il pu être aussi stupide ? il pensait qu'il devait faire face à son passé. Il pensait que ça serait facile. Il avait été présomptueux. Au lieu de cela, on essayait de l'attacher avec des cordes invisible et de le tirer de son côté.
Il lui restait une chance, pensa Harry. Mais une faible chance. Dumbledore ne perdrait pas facilement.
Et il y avait sa magie…Sa magie endommagée. Plus la politique. Plus son parrain compromis et les manipulations du Directeur, plus le Ministère de la Magie.
Du stress. Beaucoup, beaucoup de stress.
Harry n'aimait pas le stress. Ca lui donnait toujours un mal de tête, et il préférait toujours régler les choses rapidement. Suppression. Cependant, il ne pouvait pas assassiner le Ministre de la Magie ou Dumbledore, quel dommage. Il avait oublié que la majeure partie de sa formation avait été concentrée sur l'assassinat. Les Stchorlei prenaient de temps en temps d'autres missions, comme garder ou rechercher - (ils préféraient ces mots à ''voler'' ou ''cambrioler''), mais c'était - c'était… plus compliqué.
Qu'est ce qui était si important à son sujet, de toute façon ? Oui, il était un puissant sorcier, mais sa magie était endommagée. Il se sentit amer - il aurait pu être beaucoup plus, beaucoup plus - mais il repoussa l'idée. Il avait eu des scores extraordinaires à ses examens, mais Dumbledore n'avait pas accès aux registres des Stchorlei. Il était Harry Potter, bien sur, un prête nom, mais c'était bien tout. S'il était Dumbledore, il se concentrerait pour gagner la guerre, pas à essayer de faire appel au sens moral d'un sorcier stupide, non entraîné et compromis.
Sûrement que Dumbledore ne pouvait pas être aussi stupide…
Ou, le pouvait-il ?
Il était surpris qu'il n'ait pas essayé des moyens plus puissants - comme l'Imperium. Mais il pouvait briser l'Imperium, comme il pouvait briser n'importe quelle compulsion - ou du moins la plupart - que Dumbledore pouvait essayer. Il ne savait même pas pourquoi il était si effrayé, mais il savait qu'il lui restait six mois - plein de temps pour que Dumbledore trouve quelque chose.
Harry soupira et se leva, lissant ses robes et passant la main dans ses cheveux afin d'essayer de les coiffer, pour une fois. Il renonça et regarda sa chambre. Il l'avait enchanté aux couleurs de Serpentard la veille, mais l'illusion se dissipait, colorant la chambre d'un étrange jaune grisâtre et rouille. Il soupira de nouveau et agita sa main. Le vert et l'argent se ravivèrent tout autour de la chambre. Il allait devoir renouveler l'enchantement tous les jours, juste pour ennuyer Black.
Il tira sur ses robes une nouvelle fois et sortit.
Le dîner était une autre affaire. Harry ignora les regards que Dumbledore et Scrimgeour lui jetaient - l'un bleu, l'autre jaune ambre-marron, les deux légèrement effrayants.
Bien qu'il mangea sa nourriture avec méticulosité et ignorât leurs regards fixes de façon experte, son appétit avait entièrement disparut. Il aurait presque préféré être de retour dans la cellule dans la planque de Voldemort - au loin là-bas, il avait pu insulter Black et Lupin sans restriction.
En parlant de Lupin, où était-il ? ignorant toujours Dumbledore, il scanna la table. Black, Scrimgeour, Dumbledore et lui-même. Pas de Lupin - Harry se figura que le Ministre pourrait se trouver offenser de manger avec un loup garou. Stupides préjugés idiots. Il pris un nouveau morceau de son steak. Il espérait que Kreacher avait empoisonné les morceaux d'agneaux de Dumbledore, mais il y avait une nouvelle elfe de maison, nommée Sunny qui avait reçu des instructions sévères de ne pas laisser Kreacher faire n'importe quoi avec la nourriture après que Black se soit temporairement étouffé après avoir mangé un toast que Kreacher avait fait.
Mais ce silence maladroit ne dura qu'environ cinq minutes avant que Dumbledore n'essaye de le briser.
« Alors, qu'est-ce que c'est que cette nouvelles, vous avez engagé une nouvelle secrétaire, Rufus ? dit-il.
« Ombrage état trop inefficace. » fit Scrimgeour, en agitant sa main. « Je me demande pourquoi Fudge l'avait engagée - c'est un crapaud minaudant. »
Harry cacha une grimace, Black sourit ouvertement.
« Est-ce que Theresa travaille mieux, alors ? » s'enquit Dumbledore.
« Oui, bien mieux. » fit Scrimgeour. « Et comment ça va…à l'école ? »
« Oh, vous feriez mieux d'interroger Harry. » fit Dumbledore. Harry avait l'impression que c'était un dialogue préparé. « Il connaît beaucoup mieux l'école de l'intérieur que moi. »
« Tout va bien ?. » demanda poliment Scrimgeour, mais brusquement. L'homme ressemblait trop à un Aurore - sur bien des points.
Harry approuva.
A moins que vous ne vouliez être au courant de la liaison secrète entre Ronald Weasley et Pansy Parkinson ont entamés, alors non, je n'ai rien à vous dire.. » fit Harry. Ça avait plusieurs signification - il pouvait l'avoir dit pour une blague, ou une remarque impolie. Scrimgeour regarda fixement Harry d'un air évaluateur, et Harry vit une légère lueur de désapprobation dans ses yeux.
Black rit carrément, et Harry vit ses yeux se diriger vers le siège que Lupin occupait habituellement. Il n'appréciait pas du tout cela. Harry était tenté de lui envoyer un regard de sympathie, mais nettoya simplement son assiette, reconnaissant d'aimer la tarte à la mélasse.
« Ronald Weasley, et Pansy Parkinson ? » fit Dumbledore, souriant, ses yeux scintillant. Il l'avait prit comme une blague. Et bien, qu'il le fasse. « Pas un couple auquel j'aurai pensé… »
« Le contraste est pas mal. » fit Harry. « Les cheveux roux et les tâches de rousseur des Weasley et la beauté de Parkinson. »
Black sourit de nouveau.
« Est-ce que vous aimez les potions, maintenant, Harry ? » fit Dumbledore. « Rogue peut être assez partial envers les Serpentards. »
« Oh, il est parfaitement bien. » fit Harry. « Je me demande ce qu'il fait de son temps libre… »
« Il est avec une coiffeuse blonde avec un accent écossais. » murmura Black, mais seul Harry l'entendit.
« Il fait de la recherche. » fit gravement Dumbledore. « Il a une Maîtrise en Potion, tu sais. »
« C'est justifié, je n'ai aucun doute ! » fit Black dans un souffle.
« Je suis sur qu'il a été suffisamment talentueux pour réussir. » fit Harry. « Je suis aussi certain qu'il cache une nature aimable et attentionnée sous cet aspect grincheux. »
Dumbledore toussa dans sa glace recouverte de fraises. Scrimgeour, qui ne connaissait pas Rogue, sembla simplement confus. Black faillit recracher son café. Harry se reprit simplement du thé.
« Tes plaisanteries vont trop loin, Harry. » fit Dumbledore, une fois qu'il eut cessé de tousser.
Harry ne répondit pas et finit juste son thé, se versant du café cette fois.
« Avons-nous tous fini ? » fit Scrimgeour, révélant une fois encore son caractère brusque.
« Oui, je pense. » fit Black, en se levant. « Je vous verrais… plus tard, Monsieur le Ministre. » ajouta-t-il lamentablement, en s'échappant rapidement de la pièce.
« Eh bien, Rufus, je comprends que vous voulez parler avec Monsieur Potter. » fit Dumbledore, jetant à Harry un regard qui voulait clairement dire - ''Soit sur ts gardes, Harry. Il ne te veut rien de bien. Tu peux toujours venir me demander conseil.''
Vous ne croyez pas si bien dire, de toute manière ; pensa Harry en offrant eu Ministre un sourire poli.
« Bien, allons profiter des jardins extérieurs. » fit le Ministre, en l'entraînant presque de force.
Harry ne pris pas la peine de mettre un manteau, et trembla à peine quand le froid le frappa. Scrimgeour le regarda, intéressé - lui-même portait une écharpe plutôt mal tricotée et un épais manteau. « Tu a été entraîné. » dit-il brusquement.
« Evidemment. » fit Harry calmement. « Je suis un Stchorlei. »
Le soupir de Scrimgeour s'éleva en l'air comme du brouillard. « Eh bien, Harry, je ne suis pas un bon diplomate. » fit-il. « Donc, je vais être direct. La guerre tourne mal, tu es un excellent sorcier, de plus, tu es célèbre pour avoir défait Voldemort une première fois… »
Il marquait un point. Harry apprécia cela, mais il se demandait comment refuser.
« Vous voulez que je sois, euh- en quelque sorte- un prête-nom. » fit Harry.
« Oui. » fit Scrimgeour. « J'ai déjà passé des accords avec les Stchorlei auparavant - » il ignora le regard d'Harry - « et je sais qu'ils aiment les personnes directs. Une centaine de Gallions, Potter, si vous rejoignez les Aurores - l'équipe de soutient, bien sur, il y aurait moins de risque que vous mourriez là - et quelques interviews - »
« Non merci, Monsieur. » fit Harry. « J'ai ma propre vie à vivre. »
« Quelle est-elle ? » fit Scrimgeour. Son faux sourire était parti. « Le meurtre ? Les assassinats ? Je sais que les Stchorlei sont une exception à la loi sur les groupes illégaux, mais moi, en tant que Ministre, je pourrais changer d'avis à ce sujet. »
Ah. Le chantage avait commencé. Harry sourit méchamment.
« Et comment ? » fit-il. « Le Quartier Général des Stchorlei est extrêmement bien caché. Tous sont entraînés et pourraient battre n'importe lequel de vos Aurores. Moi et mon ami pouvons disparaître - mon ami est bien plus doué que moi pour disparaître sans laisser de traces.
« Le Ministère a plus de pouvoir que vous ne pourriez jamais l'imaginer. » fit Scrimgeour.
« Et c'est pour ça que vous voulez un pathétique gamin comme homme de paille ? » rétorqua Harry. « C'est tout ce que vous pouvez imaginer ? Quelque chose pour remonter le moral du peuple et donner votre démission ?
« Vous n'oserez pas - » commença Scrimgeour, mais Harry hocha simplement la tête.
« Non, VOUS n'oserez pas. » fit Harry. « Monsieur le Ministre, un de nos assassins les plus endurcis - et j'ajouterai qu'ils sont plus de cinquante - peut vous tuer dans votre sommeil même s'il y a des sorts placés autour de votre chambre et tout le monde croira que c'était un accident. Ou nous pouvons l'annoncer publiquement que c'est nous qui avons fait cela. Une inscription sur le mur, écrite avec votre sang pourrait faire un message acceptable, je devrais y penser. »
« Vous me menacez. »
« Je pensais que cela était évident. » fit Harry. « C'est mon point de vue, monsieur le Ministre - et par ce fait, ne vous inquiétez pas, car je ne vais pas demander à mes supérieurs d'envoyer quelqu'un pour vous - ce serait une perte de temps inutile - bref, ma vie est à moi et je ne vous laisserai jamais la contrôler. »
Le visage de Scrimgeour s'obscurcit sous l'insulte. « Les Stchorlei ne font pas de telles promesses inévitables. » fit-il doucement. « Comment savez-vous que vous ne mangerez pas vos mots bientôt ? »
« Parce que je préfèrerai mourir plutôt que de faire cela. » fit Harry, souriant sinistrement. « Ou peut-être pas. Je peux aller dans un autre pays - le Japon peut-être. J'aime bien cet endroit. »
« Nous vous pourchasserons. »
« Vous gaspillerez des Aurores, alors. » fit Harry. « Je suis juste un sorcier. Un seul sorcier ne peut pas défaire Voldemort. Les sorciers doivent s'unir pour ça - pas se terrer dans leurs maisons comme des vers de terre pathétiques à attendre qu'un héro vienne et fasse disparaître Voldemort- Voila ce qu'ils veulent. Ils courent au loin. C'est ça. »
« Tu pourrais changer cela. » fit Scrimgeour, revenant en mode persuasion. « Tu pourrais te battre - tu pourrais les remuer, tu pourrais les convaincre de nous rejoindre ! L'union - comme tu l'as dit, contre Voldemort ! »
« Vous parlez de vous rejoindre ''vous''. » fit Harry d'un air fatigué. « Je ne vais pas rester pour être un prête-nom, monsieur Scrimgeour. Franchement, non. »
« Je t'ai offert une place parmi mes Aurores- » commença Scrimgeour.
« Je ne suis pas un Aurore. » fit Harry. « Je suis un Stchorlei. Peu importe que Dumbledore, vous, ou le reste du monde aime cela ou non, je ne suis pas une marionnette, attachée avec des fils et attendant que vous me sortiez pour me faire danser. Croyez-moi, monsieur le Ministre, je ne vais rien avoir à faire avec cette guerre. »
« Tes parents - »
« Je n'ai pas connu mes parents. Ils désapprouveraient, mais je m'en moque.. Je ne m'en soucis pas. Harry sentit une légère douleur de culpabilité qu'il avait toujours senti quand il mentait, mais son visage ne trahit rien.
« Des personnes innocentes - »
« Mourront, indépendamment que je vous rejoigne vous ou Dumbledore. Je suis une personne assez égoïste, monsieur le Ministre. Il serait temps que vous le sachiez. »
Scrimgeour regarda fixement Harry. Harry le regarda froidement en retour.
« Ma réponse est non. » dit finalement Harry. « Je ne suis pas désolé, monsieur le Ministre. Je vous souhaite bonne chance dans cette guerre. »
Après cela, il se retourna pour revenir vers la maison de Black. Il n'avait pas réalisé à quelle distance leur petite marche les avaient conduite - la maison était à une bonne distance au loin.
« Imperium ! »
Harry essaya d'Apparaître plus loin, comme il y avait été entraîné au premier signe de danger qu'il n'était pas prêt à affronter, mais les sorts qu'il y avaient autour de la maison de Black s'étendaient sur toute la surface. Le sort le frappa.
Je ne dois pas m'inquiéter. Je peux briser un Imperium depuis que j'ai treize ans.
« Retourne toi. » fit une voix- la voix de Scrimgeour, son écho raisonnant dans sa tête. « Fait-moi face. Tu vas m'obéir. »
Les derniers mots s'infiltraient dans l'esprit d'Harry, et Harry se sentait tomber dans…dans…il s'arracha vers le haut fermement mais ne brisa pas la malédiction
« Pour un garçon entraîné, tu n'es pas vraiment très habile. » fit Scrimgeour d'une manière cinglante. « Voici mes instructions. Premièrement, tu rejoindras mon équipe de soutient des Aurore. Deuxièmement, si quelqu'un t'interroge à propose de notre alliance, tu lui répondras que nous sommes de grands alliés. Troisièmement, tu dois rester loin de Dumbledore et ne pas laisser savoir que tu es sous son sort - »
« Rien ne va arriver. » fit Harry, et il brisa le sort violemment. C'était difficile au début, mais il avait réussi. Scrimgeour était puissant, mais il n'était pas vraiment familier avec le sortilège de l'Imperium même si sa façon de faire montrait qu'il l'avait déjà utilisé auparavant. Harry se demanda vaguement pourquoi, mais décida que ce n'était pas ses affaires.
Scrimgeour trébucha par terre, soufflé par la force de la désintégration du sort.
« Comme je l'ai dit, j'ai été entraîné. » fit Harry. « Votre volonté est impressionnante, mais j'ai toujours été particulièrement bon à résister à l'Imperium. J'ai presque été dessous. Félicitations, monsieur le Ministre. Vous êtes presque parvenu à contrôler le mieux noté des Stchorlei depuis un demi-siècle. Par ailleurs, le prix de tenter de soumettre quelqu'un à l'Imperium est la détention à vie à Azkaban. La Gazette, j'imagine, sera heureuse de m'accorder une interview quand je révélerait que je suis Harry Potter. »
Rufus Scrimgeour devint blanc.
« Laissez-moi tranquille, et je vous laisserai tranquille. » fit Harry. « Je crois que c'est un marché honnête. »
« Je m'excuse, Mr Potter. » fit Scrimgeour, prenant la ligne de conduite la plus sage. « Pardonnez-moi, j'étais désespéré. Nous avons un accord. »
Harry en douta sérieusement mais gesticula, et commença à revenir vers la maison de Black.
Merlin, que la vie pouvait être difficile…
Le reste des vacances passa lentement. Black et Lupin, en dépit du message clair qu'Harry ne les aimait pas, essayait de lui parler chaque jour. Black entra dans sa chambre en dépit du fait qu'Harry l'ai menacé de le jeter par la porte sur les rampes comme ça il se cognerait la tête s'il continuait à entrait sans frapper. La troisième fois, il essaya de présenter à Harry un exposé.
Inutile de dire qu'Harry n'avait pas aimé l'expérience.
Harry soupira et s'assit sur son lit. Maintenant que Destan l'avait informé sur le problème avec sa magie, il pouvait le sentir - sa magie, s'écoulant irrégulièrement. En fait, maintenant il était surpris qu'il ait pu garder le contrôle si longtemps.
Sa magie, il pouvait le sentir, maintenant, il savait. Destan ne lui avait pas dit, s'il ne parvenait pas à garder le contrôle ou à régler le problème, sa magie pouvait - mourir -
Il ne savait vraiment plus quoi penser à ce sujet. Destan ne lui en avait pas parlé parce que Destan n'aimait pas apporter de mauvaises nouvelles.
Bien qu'il n'y ait aucun danger de soudaines convulsions ou d'autres excès dans l'immédiat, puisque cela n'arrivait environ que deux fois par an - peut être moins - et il pouvait prendre le risque, le problème était qu'il n'avait rien qui puisse l'aider - sa situation était inhabituelle. Personne n'en connaissait la cause. Reuel lui avait envoyé une lettre ce jour, lui disant que l'examen des enregistrements indiquait que la source de ce problème était - à l'origine plusieurs sorts de blocage de sa magie et des craintes psychologiques de sa propre puissance.
Maintenant, toute fois, le problème avait évolué.
Et était devenu plus conséquent
Il alternait entre vouloir savoir qui avait mit les sorts de blocage sur lui et s'inquiéter de quand il allait mourir en s'assurant d'avoir fermement résolut le problème de sa haine des Dursley. Et il détestait Black pour interférer sans cesse, même si sa conscience lui murmurait qu'il n'avait rien à voir avec ça -
Ah oui ? lui chuchota une autre voix. Qui a décidé de poursuivre Pettigrew et de se faire enfermer à Azkaban , le laissant être envoyé chez les Dursley ?
Harry était trop fatigué pour combattre sa conscience et s'effondra simplement sur son lit, grimaçant tandis que sa tête heurtait violemment l'oreiller.
« Pourquoi donc sa vie était-elle comme ça ?
Il aurait pu s'arracher les cheveux de frustration si Lupin ne s'était pas avancé sur la pointe des pieds, le voyant saisir ses cheveux et grimaçant.
« Euh - Harry ? »
« Que voulez-vous Lupin ? » fit Harry.
« Qu'est-ce que tu fait ? »
« A votre avis, Lupin, à quoi ça ressemble ? »
« Pourquoi ? »
« Pourquoi quoi ? »
Lupin attendit patiemment.
« Je désespérais juste sur la futilité de ma vie et sur le fait que je mourais lentement d'un cancer magique. Einstein se tirait les cheveux tout le temps, vous pouvez le voir sur des photos, donc, je ne vois par pourquoi je ne peux pas le faire. »
« Bien. » fit Lupin « Harry, un cancer magique, ça n'existe pas. »
« Je m'ennuyais » fit Harry.
Et c'est pourquoi t'arrachais-tu les cheveux ? »
« Wow, vous comprenez vite, vous ? » fit Harry froidement.
« Tu peux toujours jouer au Quidditch ave Sirius ou aller dehors pour faire un tour avec nous - »
« Non merci, Lupin. » fit Harry, ricanant. « Le Quidditch est un sport tellement Griffondor. »
Harry se sentit à la fois heureux et coupable quand le visage de Lupin se démonta pendant un moment.
« Qu'est ce qui ne va pas avec les Griffondors ? » fit-il.
Comme s'il ne le savait pas. Harry roula sur son estomac pour pouvoir le fixer plus efficacement. « Ils sont irresponsables, ont des préjugés, sont irréfléchis, insouciants, stupides, sentimentaux - vous voulez que je continue ? »
« Je pense que ce sont les Serpentards qui ont le plus de préjugés. » fit aimablement Lupin, et à la consternation d'Harry, il s'assit sur une chaise près d'Harry, comme s'il était prêt pour une conversation. « Je veux dire, avec la pureté du sang et tout le reste. »
« Oui, mais je pense que penser que tous les Serpentards sont mauvais est pire. » pointa Harry. Lupin ne perdit pas son sang froid comme l'aurait fait Black et Harry pensa qu'il serait possible qu'il l'apprécie s'il était pas dans sa stupide idée ''essayons d'avoir une conversation avec Harry'' Pitié, il était un autre pion de Dumbledore - Harry était prêt à parier que Dumbledore avait prévu d'envoyé Lupin comme émissaire auprès des clans de loup garou - il était intelligent, pour un Griffondor. Et il avait du tact.
Plus que Black en tout cas…
« C'était toujours les Serpentards qui nous bafouaient, je pense. » fit Lupin pensivement.
« Oh, oui. » fit Harry, ricanant. « Oui, mon père était si innocent ! Il était tout le temps bafoué par Rogue - bien sur, Rogue vous bafouait tout le temps même s'il était en infériorité numérique à quatre contre un ! » Il savait que c'était un fait avéré - l'information combinée des actions de Black et Lupin envers Rogue, et les action de Rogue envers Black et Lupin, les dossier que les Stchorlei lui avaient donné sur eux et les histoires que Black lui avait raconté en dépit de la ferme insistance d'Harry qu'il ne voulait pas écouter, c'était suffisant pour dire cela.
« Tu devrais comprendre Harry, c'était particulier - Sirius et James l'ont détesté au premier regard - »
« Oh, oui, j'ai oublié de mentionner cela. Les Griffondors jugent au premier regard. »
« Pareil pour les Serpentards, non ? » fit Lupin. « Ils jugent les gens selon leur nom et leur sang. »
« Nous avons tous les deux des préjugés. » fit Harry, le regardant fixement. « Qui n'en a pas ? »
« Et toi non ? » fit Lupin.
« J'ai des préjugés contre ceux qui ont des préjugés. » fit Harry, lui faisant un grand sourire.
« Donc…ce sont tes seuls préjugés ? » demanda Lupin, curieux, en croisant ses mains et en posant son menton dessus.
« A peu près. » fit Harry, en baillant et en se retournant de nouveau sur le dos.
« Donc, tu n'as rien contre les loup garou ? »
« Oh, Je n'aurai aucun scrupule à vous tuer sous votre forme de loup. » fit Harry, roulant sur son estomac et s'étirant. Il se rappela le rapport et se maudit mentalement. Il était en retard de presque deux jours. Mais, l'inverse est vrai aussi. »
« Et sous ma forme humaine ? »
« Oh, alors nous sommes des ennemis civilisés. » fit Harry, souriant avec une ironie désabusée à Lupin. « Nous sommes plus subtils dans nos manœuvres qu'en grinçant simplement des crocs. »
« Nous n'avons pas de crocs. » fit Lupin. » Et je ne pense pas que nous soyons ennemis. »
« Êtes-vous assez bête pour penser que je suis votre ami, Lupin ? » fit Harry. « Je peux montrer les crocs si je veux, de toute manière. »
« Et bien, j'aimerai l'être. » fit Lupin, fixant Harry d'un regard perçant avec ses yeux d'ambre striés de brun. Harry le fixa de ses yeux verts.
« Vous êtes un partisans de la Lumière. » fit Harry, d'une voix délibérément lente, comme s'il parlait à un enfant en bas âge particulièrement faible. « Ne soyez pas idiot, Lupin. Je suis ici pour une putain de mission, pas pour m'amuser avec vous. »
« Tu aurais pu refuser la mission. Pourquoi es-tu venu ? Et je ne suis pas un partisans de la Lumière, je ne me suis d'ailleurs pas officiellement déclaré. »
Le regard fixe d'Harry se transforma en une lueur, et Lupin sourit.
''Je suis venu pour vous donner un coup de pied au cul'' était être une réponse possible, mais Harry l'écarta. ''Parce que je veux assassiner Dumbledore'' était une autre possibilité, bien qu'il ait été possible que Lupin la prenne au mot.
« J'ai mes raisons. » finit-il par répondre. Cela ne sonna pas si mystérieux qu'il l'aurait voulu. « Je ne m'attends pas à ce que quelqu'un avec un petit cerveau comme vous comprenne, Lupin. »
« Quelles sont tes motivations ? »
« Oui, très Griffondor. Franc, direct et bouché. Vous attendiez-vous vraiment à ce que je vous réponde, Lupin ? » fit Harry. Lupin détourna juste son regard.
« Quelles sont tes ambitions dans la vie » fit Lupin. Il semblait perdu dans ses pensées. « Je suis vraiment curieux de le savoir. Celles de Sirius sont de profiter de la vie et d'aider à défaire Voldemort. Les miennes … et bien, les miennes sont de vivre une vie normale.
« L'argent. » fit Harry d'une voix détachée.
« C'est tout ? » fit Lupin en regardant Harry intensément. « Tu mens. »
Satané loup garou. Il pouvait sentir les mensonges - il l'avait oublié. Dans ce cas, il ne répondrait tout simplement pas. Il bailla. C'était la première fois que Lupin essayait de le questionner sur ce genre de chose - avant il l'avait juste interrogé sur ses préférence et parlé de Quidditch. Il fit craquer son majeur comme toujours quand il était énervé.
« Ce n'est pas vos affaires, Lupin. » fit Harry, mais le nom de famille du loup garou ne sonna plus comme une insulte. « Allez-vous en. »
« Harry - »
« Ce n'est pas si difficile, Lupin. » fit Harry en ricanant. Le sarcasme restaura sa froideur. « Marchez simplement vers la porte, tournez la poignée, et poussez-la, marchez et appuyez sur la rampe en disant ''descend''. Ou êtes-vous si incompétent que vous êtes incapable de parler ? Ou peut-être êtes-vous maintenant estropié de la taille jusqu'en bas ? »
Lupin sourit facilement à Harry, toute la tension s'en était allée.
« Tu peux venir me voir quand tu veux pour parler, Harry. » fit-il en se levant.
« Alors maintenant vous êtes un putain de conseiller ? » fit Harry « Oh, oui, je suis vraiment sympathique. Je peux entendre tous tes problèmes et je ne soufflerai pas un mot au Directeur qui planifie de te manipuler et de t'utiliser comme un pion - non, bien sur que je ne le ferais pas. »
« Dumbledore n'a rien à voir à faire la dedans - » commença Lupin, en fronçant les sourcils. Il mentait.
« Lupin, je crois que je vous ai demandé de sortir de cette chambre et jetez vous de préférence par-dessus les rampes pour une mort douloureuse incluant un crâne fracturé et beaucoup de sang. » fit Harry.
Lupin, comme d'habitude, ne prit pas les commentaires d'Harry au sérieux.
« Je te verrai plus tard au dîner. » fit-il.
Harry fixa la porte close.
« Vous ne savez pas ? » fit-il. » Vous ne savez rien de ma vie, Lupin, vous, ou Black ou Dumbledore. Vous ne savez rien… »
Pourquoi ne savaient-ils rien ? Pour commencer, ils ne savaient pas comment il se sentait, déchiré entre les détester et l'envie de les connaître un peu mieux en même temps. Exception faîte de Dumbledore.
Ensuite venait le fait qu'ils avaient été les amis de ses parents , et le faite que les ordres- les règles qui accompagnaient chaque mission- disaient clairement qu'il n'était pas censé devenir ami avec quiconque. Et enfin, il devrait s'en aller une fois l'année écoulée, et il ne savait pas comment il se sentait à ce propos. La meilleure solution était de les haïr aussi fortement qu'il le pouvait et il avait déjà commencé cela.
Il détestait sa vie.
Mais aurait-il voulu être quelqu'un d'autre ? Quel était le but de sa vie ? il ne savait pas. Il aurait répondu que c'était de gagner, d'être imbattable, mais il n'en était plus sur.
Est-ce que c'était important ? Il bailla de nouveau et plongea sa tête dans l'oreiller. Il souhaitait que cette année se termine…et voulait être de retour au Quartier Général des Stchorlei, probablement à s'entraîner avec Destan et Félix ou peut être qu'il serait dehors sur une mission ordinaire - à courir dans la nuit, rapide, silencieux et puissant.
Mais, d'une manière ou d'une autre, il n'avait pas pensé à cela quand il avait réfléchi quelques semaines auparavant dans la Salle Commune de Serpentard, souhaitant que tout cela soit fini. Le fait que Lupin ait dit - ''ce sont juste des personnes, des personnes innocentes avec des vies -''
Et depuis quand faisait-il attention à ce que disait Lupin ? Harry se tourna et regarda autour à la recherche de quelque chose qu'il pourrait détruire sans s'attirer d'ennuis. La chaise retient son attention. Il la regarda fixement, il utilisa sa magie. Ce serait trop facile sinon.
La chaise s'effondra sur elle-même et se transforma en cendre. Harry grimaça, sentant la sensation familière du pouvoir courir dans ses veines, et aussi la petite voix chuchotant au fond de son esprit que même ce qui avait été endommagé l'exaltation en lui. Cachant ses mains derrière son dos, il ne ferait pas inconsciemment des signes, des marques à moitié écrites dans l'air qui venait avec l'utilisation de la magie sans baguette, il fixa d nouveau les cendres.
Le petit tas prit bientôt la forme d'une chaise. Harry cligna des yeux, et il miroita, devint de la couleur brune normale. Il le toucha, et il s'effondra.
Faible. Il avait besoin d'entraînement et de concentration, même s'il n'aurait eu aucun mal à lui faire retrouvé son aspect normal s'il avait utilisé ses mains. Il avait parfaitement réduit la chaise en cendres et la destruction était un art dans lequel tout le monde pouvait exceller. Le remaniement était quelque chose qu'il ne maîtrisait pas encore bien.
La détermination comme d'habitude, avait chassé toutes ses émotions désordonnées. La chaise passa par au moins vingt transformations avant qu'Harry, satisfait, ne pose sa tête sur son oreiller.
Il était en sueur. Il tirait sur ses mains. Il sentait sa magie pulsée, mais seulement à cause de la quantité qu'il avait déployé. Il se sentit trop fatigué pour penser à dîner, à endurer une conversation pendant laquelle Black et Lupin essaieraient d'être gentils.
Il marcha jusqu'à son coffre et en retira une boîte en polystyrène dont il ouvrit facilement le couvercle. Il y avait exactement seize fioles de potions, et chacune était précisément labellisée.
Un assassin avait le droit de prendre seize potions quand il partait en mission prolongée. Harry les considéra. Il préférait ne pas utiliser de potions lors d'un assassinat - contrairement à Félix, qui n'aimait pas ''
Se salir les mains'' comme il disait. Félix aimait fabriquer des outils, se rappela Harry avec un chaud sourire. Il ferait probablement un outil ingénieux avec le Métal Vivant.
Revenons aux potions. Deux étaient des cicatrisants, trois étaient des poisons qui tuaient sans laisser de traces. Puis il y avait le Véritasérum, une potion qui pourrait faire fondre n'importe quel métal, peau, bois et mêmes des écailles de dragon. Mais pas le diamant- ça polissait simplement le diamant. Deux tuaient douloureusement. Quatre étaient des potions de soins, une pour la régénération sanguine, une était pour guérir les infections, du moins temporairement, une était pour les contusions et une pour mettre les blessures en stase le temps que le blessé arrive à l'hôpital. Une contenait trois bezoars. Et deux autres était des potions somnifères.
Harry regardait les potions somnifères et se conjura une tasse, il versa la moitié d'une potion dedans. Il replaça soigneusement la fiole dans le trou, il referma le couvercle et replaça le tout dans le coffre, lui jetant un nouveau sort de désillusion.
Faisant la grimace en la buvant - il n'avait jamais aimé les potions -, bien qu'elle eut le même goût que de l'eau. Il se plaça devant un miroir en pied et se sentit devenir somnolent…
Sa dernière pensée, satisfaisante, était que a) il n'aurait pas de rêves déplaisants de Black le poursuivant avec des papiers d'adoption, b)il avait une excuse pour manquer le dîner.
Voilà, c'est fini. Je suis super contente, j'ai eu bien plus de reviews que d'habitude, ça fait super plaisir. Alors, je vous remercie tous, même ceux qui lisent sans reviewer.
Je remercie donc mes fidèles reviewers et aussi les nouveaux : Touraz, Shaynna, Alia, Missgege93, Lunicorne, Rockeuse dans l'ame, Zaika, Manew, Adenoide, Demenciae, winrii, erwann, Patmol, voldemort xxx et DouDou, merci beaucoup à tous et à jeudi prochain.
