Mystérieux sorciers
Chapitre 10, déjà… Je crois que cette fic sera plus longue que ce que je m'étais imaginé. Par contre, j'ai l'impression qu'elle vous plaît de moins en moins. Dites moi si je me trompe.
Les réponses à toutes vos reviews se trouvent sur le blog, comme d'habitude.
L'aube se levait lentement. Couché à plat dos sur son lit, les doigts joints sous sa tête, il contemplait les nuages prendre des teintes si vives qu'elles ne semblaient pas appartenir au règne de la nature. Cela avait commencé avec le ciel devenant d'un bleu de plus en plus clair, s'étageant comme un arc en ciel d'azur, piqué de nuages d'un gris duveteux. Et puis il y avait eu le saumoné que les jeunes filles essayaient de capturer sur leurs robes de soirée, rieur et resplendissant. A présent, les cieux s'étaient embrasés d'un feu rose et doré. L'air cristallin donnait l'illusion que tout était à porté de main.
Et pourtant… L'odeur du café grillé parvenait à ses narines comme pour le convaincre de se lever. Il avait entendu Ginny descendre les escaliers quelques minutes auparavant, probablement pour préparer le petit déjeuner. Elle était toujours debout la première, réveillée avant que le soleil lui-même ne pense à faire son apparition par son nouveau-né, Oriane. A contrecœur,il repoussa les couvertures et commença à s'habiller. Aujourd'hui était un jour différent, un jour de gloire peut-être, de douleur sûrement.
Il avait attendu longtemps avant d'en venir à cette décision. Il l'avait tournée et retournée dans sa tête jusqu'à s'être convaincu d'avoir imaginé tous les scénarios possibles. Et être prêt à toutes les possibilités. Il fit face au bout de miroir qu'il avait réussit à dégoter en dépit des moqueries de Potter et de Weasley. Oui, il était un homme qui aimait prendre soin de son apparence, et alors ? Ca n'aurait pas fait de mal à d'autres ! L'image qu'il lui renvoya était celle d'un visage sombre et crispé. Le visage d'un traître.
En quelques mots, i mettrait fin à tout ça, au monde de son enfance, à ses ambitions d'adolescent. Passé vingt ans, il était peut-être temps de devenir adulte. Il avait fait des choix, et maintenant était venue l'heure de les assumer. En descendant les escaliers, il avait l'impression de se charger d'un nouveau fardeau pour chaque marche. Derrière les portes fermées qui abritaient le sommeil des membres de l'Ordre du Phénix, il entendait les chuchotements insouciants de ce qui se préparait. Lorsqu'ils feraient leur apparition dans la salle à manger, ils seraient entraînés dans un mouvement infernal. Mais cela, seul Draco le savait.
La jolie rousse qui avait épousé Potter était assise seule en bout de table, à la place qu'occupait autrefois sa mère, Oriane enfin repue sur les genoux. Elle hésita visiblement à se lever, puis se rétracta.
« J'ai besoin de parler à Potter », annonça l'ancien Serpentard abruptement.
La jeune femme leva les yeux vers lui, légèrement interloquée. Il faut dire aussi qu'habituellement, l'ancien Mangemort n'était pas des plus matinaux. A force de se voir refuser une place dans quelque mission que ce soit,il avait fini par adopter un mode de vie au ralenti, émergeant de sa chambre vers midi dans le meilleur des cas, l'air maussade et la réplique agressive. « Il est en train de se préparer », répondit-elle enfin. « Je crois qu'il est encore dans notre chambre. Que se passe-t-il ? »
Draco dévisagea Ginny pendant quelques secondes en silence. Ce qu'il allait dire l'affecterait sans doute plus que tous. Elle était l'épouse du Garçon, devenu l'Homme qui avait Survécu. Elle avait porté sa fille. Elle avait le droit de savoir. « Je sais où est Voldemort… », laissa-t-il tomber en fin de compte en se cachant derrière son bol de café. « Je sais où Harry peut le trouver… »
Elle laissa tomber la cuillère qu'elle tenait à la main et qui alla échouer sur le sol dans un bruit de protestation métallique. Les yeux bleus étaient écarquillés et sa peau avait prit une transparence nacrée. « Merlin, Harry », murmura-t-elle, ayant visiblement oublié sa présence. Sa fille serrée contre son cœur, elle se hâta hors de la pièce, laissant le Serpentard seul dans la salle à manger. Celui-ci trempa distraitement sa tartine dans son bol, tentant d'imaginer ce que ce serait d'être aimé par une femme de la même façon que Ginny aimait son mari.
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Tenant fermement la main de Erin dans la sienne, Hermione se tenait devant la porte d'un immeuble bourgeois encadré de ses semblables dans une rue de Londres. Situé dans un quartier résidentiel et plutôt élégant, le bâtiment impeccablement peint de blanc respirait la respectabilité et la normalité. Mais, mieux que quiconque, la jeune femme savait qu'il ne fallait jamais se fier aux apparences. Tandis que Malefoy frappait le heurtoir dans un rythme syncopé, Ron se tenait derrière le petit groupe, sa main fermement refermée sur la baguette magique dissimulée sous sa cape, attentif au moindre mouvement suspect.
Difficile d'imaginer qu'elle allait revoir tous ses anciens amis, ces êtres qui avaient plus compté à ses yeux que sa propre famille. Elle s'était battue à leurs côtés avec l'énergie du désespoir, ils l'avaient connue mieux que quiconque. Cependant, elle ignorait si elle avait changé au point que tout ce qu'ils avaient partagé auparavant ne serait plus que poussière. Ils avaient quitté une adolescente studieuse et sans doute promise à un brillant avenir… Que diraient-ils de la mère célibataire qui avait tout abandonné derrière elle sans un regard en arrière ?
La porte s'ouvrit d'elle-même. Toujours sur ses gardes, Ron les pressa d'entrer tandis que Malefoy les précédait. L'entrée était imposante, et surtout déserte. On entendait d bourdonnements de voix qui provenaient d'une salle au bout du couloir. Si les habitudes étaient les mêmes qu'elles avaient été dans l'ancien quartier général de l'Ordre du Phénix, ce devait être la salle à manger. Avec un soupir s'apparentant à du soulagement, Ron referma la porte.
« C'est toujours la partie la plus difficile », expliqua l'homme aux cheveux roux. « Nos ennemis savent où nous nous trouvons malgré les protections qui ont été mises en place. Il arrive qu'ils nous attendent… Et coincés devant la porte, c'est toujours le moment dangereux. On ne peut pas Transplaner directement à l'intérieur… » Hermione hocha la tête, consciente de replonger la tête la première dans ces habitudes qui lui avaient été tellement naturelles et qu'elle croyait avoir laissées derrière elle pour toujours. Elle serra plus fort la main de sa fille dans la sienne.
Une porte s'ouvrit au fond du couloir, des pas résolus s'approchèrent, et une jeune femme rousse fit son apparition. L'ancienne Gryffondor sentit une main glacée se refermer sur son cœur et le serrer très fort. Ce ne pouvait être que Ginny… Si elle la reconnut, elle n'en montra rien, sa baguette pointée en avant diffusant une sorte de rayon lumineux qui scanna chacun des nouveaux arrivants avec un soin jaloux. « C'est bon, Ginny, c'est nous… Et d'autres ! », laissa tomber Malefoy avec lassitude en retirant sa cape qui vint s'échouer sur une chaise.
« Range-la ! », rétorqua immédiatement celle qui se comportait comme la maîtresse de maison. L'homme aux cheveux blonds haussa les épaules, mais finit par prendre le lourd vêtement pour le suspendre à la paterne ouvragée qui se trouvait à côté de lui en adressant un rictus à son opposante. « Qui est-ce ? », demanda cette dernière en scannant les deux inconnues du regard avec encore plus d'acuité que ne l'avait fait sa baguette, s'attardant sur les visages vaguement familiers sans qu'elle arrive à replacer exactement ce qu'il en était.
« Tu ne la reconnais pas ? », demanda Ron avec douceur en posant ses mains sur les épaules de sa sœur. « C'est Hermione… Et sa fille. Erin Granger-Malefoy. »
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Assise sur le lit dans cette chambre inconnue, dans cette maison où elle n'avait aucun repère et où elle ne connaissait personne, Erin se repassait les évènements de la journée en boucle, comme un film sans début ni fin. Elle essayait d se rappeler un détail, une chose minuscule qui aurait pu la prévenir en se levant ce matin qu'elle passerait la journée la plus étrange de sa vie, la propulsant dans un monde tout neuf dans lequel elle n'avait pas la moindre idée du protocole à suivre. Sa mère l'avait laissée seule, tentant de la persuader de se coucher tôt. C'était probablement pour tenter de récupérer le temps perdu avec ses anciens amis… Et c'était aussi bien.
Sa mère avait beau lui répéter qu'elle avait tout les droits d'être assise à cette table, au milieu de ces gens qui agitaient un bout de bois à tous bouts de champs pour faire voler les plats chargés de nourriture vers eux, elle ne se sentait vraiment pas à sa place. Les yeux de ces étrangers ne cessaient de se poser sur elle avec suspicion, l'empêchant d'avaler le festin aussi délicieux qu'inattendu. Elle eut une pensée émue pour les carottes laissées à bouillir que personne ne viendrait jamais manger. Bon, et alors ? Ce n'était pas non plus comme si elles n'allaient jamais retourner dans le pavillon où elle avait vécu la plus grande part de on enfance. Une fois que cette guerre, ou ce que c'était, serrait gagné, tout retournerait probablement à la normale. Ou presque.
Elle se souvenait des cris, des exclamations, des larmes qui avaient entouré sa mère du moment où elle avait été reconnue. Ces hommes et ces femmes l'avaient serré dans leurs bras sans répit jusqu'à ce que chacun d'entre eux l'ait tenu au moins une fois. Hermione s'était laissé faire, pâle, un sourire figé sur les lèvres tandis qu'elle rendait les étreintes un peu au hasard. Erin était restée dans un coin de la pièce, observant la scène qu se déroulait sous ses yeux sans vraiment oser y prendre part pour autant. Toujours ce sentiment de ne pas appartenir au même monde qu »eux… Et pour dire la vérité, ils ne l'avaient pas vraiment intégrée à leurs rires, leurs plaisanteries qu'elle ne comprenait pas et autres retrouvailles.
Son seul réconfort dans cette affaire était peut-être de voir que son propre père, qui, pourtant vivait avec ses gens depuis un certain nombre d'années de toute évidence, et était incontestablement détenteur des mêmes pouvoirs magiques qu'eux jusqu'à un évènement récent, donnait l'impression d'être à peu près aussi à l'aise qu'eux. Il s'était assis sur la chaise qui avait accueillie sa cape jusqu'à ce que la sœur de Ron le rappelle à l'ordre, les bras croisés sur la poitrine. Erin s'était approchée de lui et accroupie sur ses talons. Il ne l'avait pas regardée, mais il ne l'avait pas rejetée non plus.
« Ils l'aiment vraiment beaucoup, n'est-ce pas ? », avait-elle fini par demandé à voix basse, un peu hésitante. Elle n'avait pas eu de véritable conversation avec son père depuis qu'elle l'avait retrouvé. S'ils avaient échangé quelques mots, c'était toujours au cours d'une conversation incluant plus de participants qu'eux deux.
Il avait hoché la tête calmement, sans quitter les effusions des autres des yeux, croisant ses longues jambes devant lui. « Certainement, oui. Quand nous étions à l'école, ils étaient toujours ensembles… Potter, Weasley et ta mère. Dès qu'on en croisait un dans les couloirs, on pouvait être sûrs que les deux autres n'étaient pas très loin. Potter était le héros, bien sûr, mais c'était elle la princesse. »
« Qui est Potter ? », avait-elle finalement demandé. « Et toi, que faisais-tu ? »
Il l'avait regardé en face pour la première fois de la soirée, semblant soudain prendre conscience de quelque chose. « Potter, Harry Potter, est un mystère en soi. Pour une histoire très longue et très compliqué que tu demanderas à ta mère de te raconter. C'est le brun à lunette qui donne l'impression qu'il va se mettre à pleurer à tout bout de champs, et le mari de Ginny par la même occasion… » En levant la tête brièvement, elle n'avait pas tardé à identifier le susnommé. « Quant à moi… J'étais le chef des méchants et je les détestais furieusement », avait-il déclaré en se levant, s'apprêtant visiblement à disparaître.
« Mais si vous vous détestiez tant que ça », avait poursuivit Erin, sa curiosité prenant l'aval sur sa timidité, « alors comment suis-je là ? »
Un fin sourire était apparu sur les lèvres de son père, debout dans les ténèbres. « Ca, c'est la question qu'ils se posent tous… », avait-il rétorqué, sans apporter de réponse, laissant l'adolescente frustrée, les poings crispés.
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Draco se tenait à sa place habituelle dans la grande salle à manger du Quartier Général, adossé au manteau de cheminée, les bras croisés sur la poitrine, observant ses partenaires qui débattaient bruyamment en n'intervenant que lorsqu'il n'avait vraiment pas d'autre possibilité. Mais ce soir, il n'était pas sûr que quoi que ce soit puisse le convaincre de parler. Il sentait les regards des uns et des autres venir se poser sur lui, interrogateurs et pensifs, venant lui poser silencieusement la même question que sa fille lui avait posé tout haut un peu plus tôt. C'était extrêmement irritant. Aucun doute qu'il avait joué sa part dans la conception d'Erin, mais de toute évidence, il n'était pas le seul. Pourtant, pas une seule âme n'avait osé interroger leur toute sainte Granger sur cet étrange évènement.
Un sourire effleura très brièvement ses lèvres, relevant imperceptiblement les coins de sa bouche à ces souvenirs. Certaines choses arrivent, des choses que personne ne peut prévoir. Pas même, surtout pas, les protagonistes. L'ancien Serpentard avait beaucoup de secrets, la plupart sans la moindre importance. La face du monde n'en aurait certainement pas été changée s'il les avait annoncés tous haut sur les ondes de la RITM. D'autres étaient si sombres que tous ceux qui les avaient découverts avaient fini par disparaître. Parfois, il se demandait avec un pincement de cœur s'il était le dernier à avoir connaissance de ces choses. Mais, cette fois-ci, il partageait un secret avec quelqu'un d'autre, et cette personne n'avait pas plus que lui-même envie de le dévoiler. C'était étrange, et confortable aussi. Il posa les yeux vers Granger, assise entre ses deux gardes du corps qui la couvaient du regard comme si elle était extrêmement précieuse et si elle allait disparaître à tout moment.
Il avait l'impression d'être de retour à Poudlard, sauf qu'il était dans la mauvaise maison. La petite Miss Parfaite posait des questions sans donner l'impression de reprendre son souffle. Il pouvait presque voir sa main trembler, prête à se propulser dans les airs dès qu'une idée effleurait son cerveau hyperactif. Merlin merci, leur fille était certes brillante (étant donné son patrimoine génétique, il était impossible qu'il en soit autrement), mais elle était aussi calme et posée.
« Quel est le plan ? », demanda Granger une fois mise au courant de la situation actuelle du monde sorcier, ses joues creuses rosies par l'excitation.
Potter haussa les épaules, un peu embarrassé. « Il n'y en a pas vraiment, pour tout te dire. Nous fonctionnons sur la base de patrouille, nous essayons d'assurer la sécurité de tous. Les anciens Mangemorts sont assez prévisibles dans leurs actions, ils n'en font pas grand mystère, mais ils sont très bons. Jusqu'à récemment, Zabini les dirigeait, mais il a été tué la nuit où… Malefoy a perdu ses pouvoirs… Nous ignorons qui est aux commandes actuellement. Il y a plusieurs candidats, ils se battent pour le pouvoir et s'éliminent entre eux. » Il reprit sa respiration avant de continuer. « En gros, nous ne savons pas qui est vivant et qui est mort… Ce qui est assez ennuyeux. Le plus important est tout de même de vous mettre en sécurité, toi et Erin. S'ils apprennent ton retour, ils risquent d'essayer de vous éliminer. Il vaut mieux que tu sortes le moins possible, et toujours accompagnée ! »
Elle se redressa, ses yeux bruns soudain rendus noirs par la colère. « Tu ne me crois pas capable de me défendre ? Tu ne crois pas que je suis capable de défendre ma fille ? Que crois-tu que j'ai fais pendant toutes ces années ? Que j'ai attendu que tu viennes me sauver ? », lui cracha-t-elle à la figure.
Visiblement, il avait oublié l'atroce caractère de son amie. Levant les mains dans un geste mi apaisant, mi protecteur, il tenta maladroitement de la calmer, s'enfonçant un peu plus à chaque mot : « Ce n'est pas ça, 'Mione, tu le sais bien ! Mais tu as té absente u long moment, tes réflexes ne sont peut-être pas… »
« Chéri, tais-toi ! », intervint Ginny d'une voix calme avant que les choses ne dérapent définitivement. La femme aux cheveux flamboyants posa sa main sur l'épaule de son aînée. « Hermione, il ne voulait pas t'offenser, je suis sûre que tu es tout à fait capable de te défendre aussi bien que lui. Mais Erin est complètement démunie jusqu'à ce qu'elle ait récupérer ses pouvoirs », dit-elle avec hésitation, ses yeux bleus pesant sur son mari qui ne disait mot. « Ce que Harry voulait dire, c'est qu'il vaudrait peut-être mieux pour elle de rester en compagnie de Malefoy et de Ron en attendant. Et cela lui permettra de faire davantage connaissance avec son père par la même occasion… »
Granger leva les yeux vers le père de sa fille et rougit brièvement, visiblement inquiète. « C'est bon, ne t'inquiète pas », finit par articuler l'ancien Serpentard avec un haussement d'épaule, « Je ne lui ferai pas de mal. Et je trouve que c'est une bonne chance, je pourrai l'accompagner voir les Médicomages, comme ça ! Et puis, je croyais que tu voulais aller te battre contre les méchants, toi aussi. »
« C'est vrai… », répondit-elle en hésitant, « Mais… »
« Pas de mais qui tienne », la pressa Ron. « Avec Malefoy hors de service et moi qui joue les baby-sitters, nous avons besoin de quelqu'un qui me remplace. Tu es brillante, tu es intelligents, et même avec une bonne dizaine d'années hors du parcours, je suis sûr que nous gagnons au change. Et nous avons besoin de toi… s'il te plaît, 'Mione… »
Vaincue tout en savourant les compliments, elle finit par hocher la tête. L'horloge imposante sonna douze coups, faisant se lever la tête de l'assemblée. « Déjà ? », s'exclama Ginny en pressant sa main devant sa bouche, « Par le nom des Fondateurs ! Allez tous vous coucher… Une autre journée nous attend demain ! »
Comme des enfants, ils obtempérèrent. Draco suivait de près Weasley qui accompagnait Granger jusqu'à sa porte. Au moment de se séparer, le rouquin effleura de ses lèvres la joue de sa compagne. Celle-ci ne put réprimer un petit mouvement de recul qui n'échappa à l'homme dont les oreilles se mirent à rougir. « Même si les années ont passé », déclara-t-il d'un ton ridicule qui se voulait romantique, « je t'aime encore. Je t'ai toujours aimée… Je sais que tu as besoin de temps, mais je te jure que je protègerai Erin comme si elle était ma propre fille ! »
Draco ne put s'empêcher de serrer les poings. Erin était sa fille. La sienne, à lui ! L'ancienne rouge et or se dandina d'un pied sur l'autre visiblement mal à l'aise, sans pour autant vouloir être méchante. « Je sais », répondit-elle. Et en disant ces mots, c'était Draco lui-même qu'elle regardait.
Bon, je sais, ça ne va pas très vite… Mais c'est pas ma faute, les personnages ne font pas ce que je veux. Et contrairement à une croyance populaire, les auteurs ne font pas l'histoire, ce sont les personnages qui n'en font qu'à leur tête ; je ne fais que raconter… Reviews please !
