C est ma première fic alors dite moi ce que vous en pensez.
Merci
Maelstrom
Disclaimer : La plupart des personnages et des lieux appartiennent à J.K Rowling.
JE SUIS DE RETOUR AVEC UN NOUVEAU ET TRES LONG CHAPITRE. JE M'EXCUSE DE NE PAS PU L'AVOIR PUBLIE PLUTOT MAIS INTERNET NE MARCHAIT PLUS CHEZ MOI. (D'AILLEURS IL NE MARCHE TOUJOURS PAS)! JE M'EXCUSE SINCEREMENT.
MERCI POUR TOUT CEUX QUI M'ONT ENVOYE DES REVIEWS. J'AI ENFIN ATTEINT LE CAP DES 100 ! MERCI POUR TOUT.
JE VOUS SOUHAITE À TOUS UNE TRES BONNE ET TRES LONGUE LECTURE !
Résumé : Le premier jour de l'été, Voldemort, accompagné de Pettigrow et de Bellatrix Lestrange apparaissent à Privet Drive dans le but d'en finir une fois pour toute avec Harry Potter. Ce dernier assiste aux sacrifices des deux derniers Maraudeurs (Remus étant de garde ce jour là) dans l'espoir qu'il puisse s'échapper. Mais Harry ne parvint pas à s'enfuir. Alors que Voldemort s'apprêtait à le tuer, il atterrit, par le biais d'un rayon doré, dans un nouveau monde. (chapitre 1)
Cette nouvelle terre dont il foule de ces pieds est en fait une terre de refuge créer par Merlin pour diverses créatures et êtres persécutés par les sorciers il y´a deux milles ans tel que les fées, dragons, griffons, elfes... (chapitre 2) Ce sont ces derniers qui l´ont fait apparaître dans ce monde qu´ils nomment Anduin. Il fait la connaissance de Lÿn, d´Ëdolrë, Orofornë et de Dragën. (chapitre 3) Ce dernier lui enseigne à utiliser savoir la magie qu´il possède. (chapitre 4) Car il apprend qu´il est celui d´après les astres, le plus susceptible à aider les elfes dans le combat qui se prépare entre les forces de la Lumière et celles des Ténèbres. Harry ne comprend pas pourquoi c´est lui qui a été envoyé et non un autre comme Dumbledore beaucoup plus puissant que lui.
Rapidement il montre des dispositions surprenantes. Sa maîtrise du feu et son animagus en forme d´Ardargris, sorte de tigre de Sibérie avec des ailes dorées, créature symbolisant la puissance et l´espoir, lui permette de devenir jour après jour cet espoir que les elfes attendent. Déjà, un combat l´oppose aux détraqueurs qu´il réussit à gagner de justesse.
Le temps avance inlassablement, le combat se rapproche à grande vitesse. Il apprend à reconnaître ses amis de ses ennemis.
Un autre duel le met en scène contre une des plus puissantes créatures de l´ennemi : un des douze Shäzguls (créature immortelle, appelé aussi Serviteur des ténèbres, ayant une facette de serpent. (chapitre 8) Lors de ce duel, il est plongé dans un coma magique où il ne s´en sort que grâce au pouvoir de l´amour. A son réveil, il fait la connaissance d´une belle jeune elfe ayant à peu près le même âge et nommée Aquilä. Dragën, Lÿn, Orofornë et Ëdolrë partent sur le front car la guerre est plus qu´imminente. Harry reste ainsi qu´Aquilä à la cité doré. Ils sont rejoints par l´ami le plus proche d´Aquilä, Eregion qui initie Harry aux bases du combat à l´épée. Après trois semaines d´entraînement, ils s´envolent vers le lieu de la bataille qui a commencé sans eux, mais dès les premières minutes, Eregion est séparé d´Aquilä et de Harry.(chapitre 9)
Le sorcier vit ses derniers moments d´innocences car pour survivre dans une guerre, il faut tuer pour ne pas l´être….
Chapitre 10 : Révélation
Eregion chercha du regard Aquilä et Harry mais les deux avaient disparus après qu'un dragon leur ait coupé la route. L'elfe regarda en dessous de lui : aucune parcelle de terre, aucune feuille, aucune brindille d'herbe au sol n'étaient épargné par les pieds des guerriers. Dans le ciel, les combats entre les dragons des deux clans faisaient rage et la monture d'Eregion tentait tant bien que mal d'esquiver les jets de flamme maladroitement lancés par les créatures. Mais ce n'était pas cela qui l'effrayait le plus : le fait de savoir qu'Aquilä n'était plus au près de lui l'inquiétait bien plus. Bien sûre elle était avec Harry qui pouvait facilement la défendre, mais il aurait mieux value être les trois ensembles. Maintenant il était seul.
Quelque chose frôla sa jambe. L'instant d'après, sa monture poussa un cri de douleur et tomba à toute vitesse vers le sol. Un trou dans la chair était apparu juste devant Eregion. La créature avait été mortellement touchée par un sortilège. Le pégase tomba de plus en plus rapidement vers le sol. Eregion essaya de débloquer ses jambes de la monture pour s'échapper. Mais elles restèrent bloqué par les lourdes ailes du pégase qui les écrasaient contre le flanc de l'animal. Il recommença. Ses gestes étaient moins habiles, il voyait le sol se rapprocher de plus en plus.
- Allez ! Je t'en prie redresse tes ailes ! Je t'en supplie ! Lève en au moins une.
Mais la créature était morte. Lui parler ne servait plus à rien !
Eregion sortit son épée et coupa l'aile droite d'un geste rapide. Sa jambe droite se trouva soudainement libéré. Mais comme il avait un peu trop tiré cette jambe en arrière, il fut déséquilibré et tout son corps se déporta sur le flanc gauche. Sa jambe glissa de la monture et il tomba, le dos en premier, vers le sol en arrière. Mais il était trop près, bien trop près ! Plus le temps de battre des ailes ! Il ne restait plus qu'à s'écraser tout en se faisant le moins de mal possible.
« Hahhhhhh »
Une douleur aigue apparut au niveau du dos. Il se releva difficilement. Sa monture s'était écrasé juste à côté de lui. Un des sabots étaient positionné de tel sorte que si l'animal avait été légèrement dévié lors de sa chute, Eregion se serait fait écrasé par le sabot en pleine poitrine le tuant à coup sûre. Il se pouvait considérer comme chanceux.
Un hurlement de terreur le coupa de ses pensées. Un elfe noir, l'épée levé, se dirigeait en courant vers lui. Eregion leva son épée bloqua celle de son adversaire. D'un geste brusque son opposant fut désarmé. Instinctivement de la peur apparût dans les yeux de l'elfe noir, sachant ce qui allait se produire en suite. Eregion ne fut pas pris de pitié. D'un geste rapide, la lame coupa le corps en deux.
« Et de un ».
Il regarda les deux parties du corps tombés au sol, avec toujours cette même expression de terreur dans les yeux de l'elfe.
Un autre arriva à sa droite. L'elfe noir leva son arme d'une telle façon que toutes ses parties du corps furent découvertes. Il enfonça la lame au niveau de la poitrine. La tête de l'elfe noir tomba mollement sur la lame. Eregion retira la lame, toute ensanglanté, et le corps tomba en arrière.
« Deux ».
La douleur dans son dos avait disparu. Au moins une bonne chose. Un vieil elfe à sa droite était mal en point. Il tenait son épée d'une main. L'autre saignait abondamment. Deux elfes noirs le combattaient. Eregion avait l'impression qu'ils jouaient perversement avec l'elfe.
Eregion coura et s'interposa entre l'elfe et ses deux ennemis. Il bloqua les deux épées et poussa avec force. Un des deux elfes noirs tomba en arrière. Le vieil elfe planta son épée dans le corps. L'elfe noir fit tourner son épée et frappa avec force sur l'épée d'Eregion qui vibra sous le coup. Sa main était maintenant engourdie. Il se baissa sous le nouveau coup de l'elfe. La lame passa bien au dessus. Il déplia sa jambe et donna un coup dans les jambes de l'elfe noir. Ce dernier s'écroula sous la douleur. Eregion fit tourner son épée dans sa main et l'enfonça dans la poitrine de l'elfe noir, sous le regard horrifié de ce dernier.
« Trois »
Il détestait voir les derniers instants de vie d'une personne lorsqu'elle savait qu'elle allait mourir dans les secondes qui suivaient, mais il n'y pouvait rien n'y faire : c'était soit tuer, soit se faire tuer. Alors il avait appris de duel en duel, de détruire la pitié qui était en lui. Maintenant il ne ressentait plus rien. C'étaient ses ennemis, ceux qui devaient le tuer. C'était la guerre…
Le vieil elfe se fit trancher la gorge par deux elfes noirs. La tête roula jusqu'au bottes d'Eregion.
- AAAAAAAAAHAAAAAAA
Il se jeta avec force sur eux. Les elfes noirs surprit reculèrent sous les coups puissant et surtout adroit d'Eregion. Ce dernier fit de grands mouvements curvilignes avec son épée avant de trancher les jambes d'un des deux.
« Quatre »
L'autre elfe noir recula. Ses ailes commencèrent à battre : il allait s'envoler.
Eregion fit une roulade et leva son épée. Elle se planta entre le cou et la bouche de l'elfe.
Le corps de l'elfe tomba sur Eregion, l'étouffant presque. Il donna un coup sur le mort avec la garde de son épée. Le corps glissa mollement sur le sol, déversant du sang sur l'armure d'Eregion.
« Cinq »
Maintenant il devait retrouver Aquilä et Harry. Il partit vers le centre de la bataille : c'était le seul lieu possible de les retrouver. Le gros des armées s'y trouvait et on aurait sûrement besoin des compétences de Harry là bas.
Un elfe noir arriva derrière lui. Il donna un coup. Le duel prit fin.
« Et de six »
- Glamdring, positionnez vous avec votre bataillon sur le côté gauche. N'attaquez que quand je vous le dirai !
- Bien elfe Lÿn !
Lÿn regarda le nain donner des ordres à ses congénères. Elle les suivit des yeux. C'était vraiment des étranges créatures. Malgré leur petite taille, c'était des coureurs exceptionnels. Ils auraient pu passer inaperçus dans une foule mais la couleur rousse de leur barbe et de leur chevelure les rendait aussi visible qu'un troupeau de trolls dans une clairière. Ils avaient tous une hache qu'ils portaient au ceinturon et un disque d'un métal qu'eux seul connaissait et maîtrisait. Cette arme n'était pas à mettre dans les mains de n'importe qui, et surtout pas à quelqu'un autre q'un nain. Elle pouvait faire de gros dégâts : elle pouvait couper un os sans rencontrer de résistance. Elle s'utilisait comme un boomerang. On l'envoyait et elle revenait dans la main du lanceur à la fin de son parcours. Au fil des siècles de nombreux elfes avaient essayé d'utiliser cette arme mais nombre d'entre eux furent amputés à vie après leurs premiers essais. Seul les nains avec leur réflexe, meilleurs que ceux des elfes, pouvaient rattraper à l'instant fatidique l'arme. Voila pourquoi eux seuls avaient un pouvoir sur cette arme.
Lÿn rejoignit les autres elfes qui avaient été laissé avec elles pour combattre avec les nains !
Elle avait été désigné pour rejoindre cette petite armée pour combattre les Héliopathes.
Ces derniers se tenaient à des centaines de mètre devant eux. Ils n'avaient pas encore attaqué même si ils avaient l'avantage du nombre et restaient camper sur leur position. La plaine où ils se trouvaient, était un peu éloignée du combat et de la furie qui y régnait. Mais le même schéma ne saurait tarder ici. Ce n'était plus qu'une question de minutes avant qu'une des deux armées n'attaque.
- Tu as fais passé les ordres Lÿn ?
Un elfe s'était adressé à la jeune elfe. C'était Aerandïr, un vieil elfe sage et très puissant mais pas autant que Dragën, son père. Ce dernier aurait pu prendre les commandes de ce bataillon mais il avait été décidé qu'il combattrait les terribles elfes noir magicien. Le commandement était donc revenu à Aerandïr. Mais la tâche était loin d'être facile pour Aerandïr, il devait combattre à un contre quatre.
- Oui Aerandïr. Les nains sont prêts ! Ils n'attendent plus que nos ordres.
- Très bien. Il ne reste plus qu'à l'ennemi d'attaquer. Tu te sens suffisamment en forme pour repousser la première vague.
- Ne t'inquiète pas Aerandïr! Tout se passera bien.
- Le fait que ton père combatte autre part est une terrible perte pour nous. Mais nous sommes raisonnablement fort pour leur résister tous.
Une autre qualité de Aerandïr était son objectivité. Quand il savait que cela allait être dure, il ne le cachait pas. Il ne voulait surtout pas créer de faux espoir. Il avait la faculté de montrer aux gens leur vrai nature, ce qu'ils étaient vraiment.
Lÿn rejoignit la vingtaine d'elfe qui formait la première ligne. Tous sans exception contrôlaient le feu, ce qui était indispensable dans cette bataille sinon c'était la mort assuré.
Tous étaient des amis, des gens qu'elle connaissait de loin ou de près : il y avait par exemple la vielle Tarï ou encore le très jeune Sùrion qui faisait ses débuts aujourd'hui. Il était promis à un avenir étincelant mais Lÿn doutait qu'il résiste à la guerre. L'angoisse était bien trop présente dans son regard pour qu'il soit dans un état de parfaite concentration besoin pour ce qui allait se dérouler. Cette angoisse ne s'arrêtait pas qu'a lui, elle s'étendait sur tous les autres visages.
Au fond d'elle Lÿn avait aussi un peu peur, mais elle ne le montrait pas autre car tous comptaient sur elle. Elle n'était pas la fille du grand Dragën, aussi appelé le seigneur du feu au vu de sa maîtrise parfaite de son élément, pour rien.
Elle regarda là où avait lieu la grande bataille. Son père était là bas, ainsi qu'Ëdolrë et peut être Harry si il avait terminé son entraînement. Et puis tous les autres elfes… Des gens qu'elle n'allait plus revoir du tout. C'était triste mais c'était la guerre.
Un hurlement déchira l'air.
Des créatures à têtes d'oiseau et au haut du corps couvert d'écailles noires commencèrent à courir. Une corne de feu de quelque centimètre et un bec en diamant complétait ce visage de faucon. Une longue flamme parcourait l'échine du dos et finissait en formant une queue. Seul les mains et les jambes n'étaient pas constituées d'écailles. A la place ils avaient des poils : leur seul point faible, même si théoriquement ce l'en était pas un car chacun de ces membres se terminaient par de longues griffes aiguisés qui pouvaient couper la terre la plus dure.
Les Héliopathes coururent de plus en plus rapidement. Lorsqu'ils arrivèrent à moins de cent mètres de la première ligne elfique, ils tendirent tous un de leur bras. La seconde d'après un déluge de feu s'abattit sur Lÿn. Il fallait immédiatement se protéger et contrer immédiatement. Déjà l'air était devenu irrespirable et Lÿn commençait à étouffer. Il fallait réagir maintenant, le feu allait bientôt tous les toucher. A ses côtés le jeune Sùrion avait l'air paralysé.
La voix forte de Aerandïr se fit entendre.
- On leur renvoi tout !
Tous les elfes allongèrent leur bras et renvoyèrent par la pensée le feu, avant qu'il ne les atteigne, vers les Héliopathes, protégeant ainsi les nains derrière eux. Des hurlements de douleur se firent entendre du côté des Héliopathes. Le feu formait une muraille qui empêchait les Héliopathes de distinguer les elfes. C'était le moment idéal pour riposter.
- Maintenant ! Cria Lÿn.
Comme un seul être, les elfes se baissèrent au même instant. Plusieurs sifflements se firent entendre, suivi de nouveaux hurlements de la part des Héliopathes. Les sifflements réapparurent.
Lÿn regarda derrière elle. Tous les nains sans exception tenaient dans leur main leur disque de métal. Tous étaient recouverts de sang. La riposte avait marché. Lÿn détourna sa tête pour regarder en avant.
Le feu entre eux et les Héliopathes disparut d'un coup. Laissant place à une gigantesque horde, courant et piétinant les cadavres des premiers Héliopathes morts.
Lÿn se concentra. Une boule de feu apparût dans sa main.
Les Héliopathes étaient en marche et rien ne pouvait plus les arrêter à présent.
La bataille du feu venait de commencer.
-A droite Aldebaran !
Le griffon changea d'appui et pivota sur le côté. Un rayon se dirigea vers eux et frappa le sol un mètre devant Ëdolrë et Aldebaran. Il y eut une explosion et tout de suite après un nuage de poussière. Un autre impact devant et maintenant sur la droite. Les elfes noirs n'étaient pas vraiment encore au point question précision. Une chance pour lui. Ëdolrë pointa sa baguette sur un groupe d'elfe noir devant lui :
- Flaborae
Un vent violent sortit de la baguette et propulsa les elfes noirs contre d'autres elfes noirs. Tous furent déséquilibrés. Saisissant sa chance Ëdolrë fit un geste souple de la main :
- Eruptio
Lorsque le rayon fusa de la baguette, Ëdolrë sentit comme un fluide puissant le traverser. Le sort toucha le groupe. Il y'eut une lumière intense et puis :
Boum !
L'explosion retentit. Un souffle chaud frappa le visage d Ëdolrë. Des débris furent envoyés sur lui qu'il esquiva en formant un bouclier autour de lui et d'Aldebaran. Le feu régnait à l'endroit où deux secondes auparavant se tenaient les elfes noirs. Il ne restait plus que des corps calcinés. L'explosion les avait tous tués. Aucun n'avait survécu.
« C'est déjà ça en moins ».
D'autres elfes noirs se trouvaient à sa gauche. Il lança un autre sort puissant qui les toucha tous. Aucun ne se releva. Le combat était fini pour eux pour toujours.
C'était trop facile ! Il n' y avait aucune résistance. Les informations étaient tronquées. Les troupes magiques les plus puissantes de l'ennemi ne se trouvaient pas ici. On l'avait éloigné délibérément. On devait l'occuper ici : c'était la seule raison, la seule plausible. Celui qui lui avait dit que les plus résistant elfes noirs se trouvaient ici l'avait trahi. Mais pourquoi devait il être là ? Pourquoi ici?
Ëdolrë prit alors sa décision : il devait quitter cet endroit le plus rapidement possible et rejoindre Dragën ou Orofornë :
- Conduit moi vers le centre de la bataille Aldebaran. J'y serai d'une plus grande aide qu'ici.
Le griffon commença à courir. Tout d'un coup un choc retentit et Ëdolrë déséquilibré, fut projeté à terre. Un mur magique bleu translucide s'était érigé devant eux. Aldebaran qui s'était pris l'obstacle de plein fouet était encore un peu étourdi.
Ëdolrë se massa son poignet droit légèrement engourdi à cause de la chute. Il tâta ensuite avec sa baguette le mur magique. A chaque contact avec l'item magique le corps d' Ëdolrë était parcouru de décharge magique. Celui qui avait bâti ce mur était vraiment puissant.
- Alors Ëdolrë, qu'est ce qui se passe ?
- Je n'en sais rien Aldebaran. Celui qui a créé cela ne veut pas que l'on parte. Mais à savoir si c'est un ennemi ou un allié je ne saurais le dire.
Un silence s'installa. Ëdolrë allait utiliser sa magie pour briser la protection lorsque d'un coup Aldebaran reparla, mais cette fois ci d'une voix plus alarmée qu'à l'ordinaire :
- Retourne toi et tu auras ta réponse à ta dernière question. Et…et je crois que cela ne va pas te plaire.
Ëdolrë se tourna. A plus de vingt mètre, trois créatures à tête de serpent le regardaient. Trois êtres qu'il devait rencontrer lors de la bataille, mais pas aussi si tôt.
- Nous sommes tombés dans un piège, dit Aldebaran plus pour lui-même que pour Ëdolrë.
Oui c'était un piège et Ëdolrë savait qu'il avait très peu de chance de s'en tirer vivant.
Il ne pouvait pas faire le poids contre plusieurs Shäzgul.
Le premier sort atteignit le sol en face de lui. Il y'eu une explosion. Il fut projeté sur un
Aldebaran encore à terre. Le combat pour sa vie venait de commencer et il était déjà perdu d'avance.
Son seul but était maintenant de résister le plus longtemps possible…
- Deflagratio
Un jet de flamme immense sortit de la baguette de Dragën et frappa les trois elfes noirs devant lui. Deux seulement eurent la bonne idée de se protéger derrière un bouclier. Le dernier par contre tomba à terre, brûler.
- Tonare
Un éclair sortit de sa baguette et toucha les deux elfes noirs. Tous les muscles de leurs corps tremblèrent. Puis ils s'effondrèrent, rejoignant leur congénère dans le royaume des limbes.
C'était déjà trois de moins.
Un rayon vert passa à côté de lui. Il se retourna et désarma son adversaire avant que celui ne puisse faire un geste.
- Confrigere
On entendit les os de l'elfe noir se briser sous les hurlements de ce dernier. Dragën avait appris à ne pas ressentir de la pitié. Un ennemi était un ennemi. C'était triste mais c'était ainsi.
De tous côtés des luttes féroces avaient lieu, souvent inégal. Mais ces luttes n'étaient rien par rapport à celle qu'il allait devoir faire. Il avait été décidé qu'il détruirait le roi des elfes noirs en personne. Après les Shäzgul, c'était sûrement la personne la plus puissante de l'armée ennemie. Le tuer démoraliserait sûrement une partie de l'armée noire. Tuer An-Lhak, c'était ainsi que cet elfe maléfique s'appelait, était possible : il n'était quand même pas le plus puissant des elfes pour rien.
Un elfe noir se jeta sur lui, l'épée levée. Il envoya un expello puissant qui envoya l'elfe loin de lui. Devant lui une troupe de ses semblables étaient dans de mauvaises conditions : une troupe d'elfes noires et de manticores, des lions à queue et langue fourchue de serpent et une paire d'aile immense, les emprisonnaient. Dragën leva sa baguette et fit un mouvement curviligne :
-Liana incarceris infragilis
Des lianes sortirent de la terre et enroulèrent tous les elfes noirs et les manticores. Ceux-ci essayèrent de résister mais ils n'eurent pas le temps de se sauver : Dragën projetât du feu avec sa main qui les brûlèrent toussans exception. Les elfes furent libérés et se rejetèrent dans le combat.
Il n'y avait encore aucune trace de An-Lhak mais c'était normal. La bataille venait juste de commencer.
Devant lui les elfes noirs s'écartaient de son chemin et partaient de l'autre côté. D'un sort, il en stupéfixia une dizaine.
Soudain une clameur plus importante que les bruits de la bataille se fit entendre. Ses semblables se répétaient une phrase, une même phrase. Au même moment que la rumeur circulait, dans chaque duel se déclencha un sursaut d'orgueil du côté des elfes. La situation n'était plus aussi désespérer: l'armée elfique regagnait des combats, des duels…
Un rugissement se fit entendre derrière lui : un sphinx courrait vers lui tout en reversant et écrasant chaque elfe noir qu'il rencontrait. D'un geste souple et gracieux qui n'appartenait qu'à cette race, le sphinx s'arrêtât juste devant Dragën.
- Quel est la situation Sakhmet ?
Ceux depuis l'aube, combattant les démons noirs,
De leur vie, voient leurs efforts voués au désespoir.
Car surgissant parmi eux dans la pénombre,
La sombre âme du terrible roi des Ombres
Etouffe d'un baiser froid le restant de vie.
Aucune victoire n'est réalisable, sauf si,
En renfort apparaisse l'âme bénéfique,
Car le roi ténébreux craint l'animal mythique.
- Le roi des démons noirs est avec eux? Mauvaise nouvelles. Très mauvaise. Où sont ils exactement ?
A l'extrémité de la vallée du Soupir,
Se trouve l'armée noire qu'il faut assaillir.
- Quoi d'autre ?
Les douze Serviteurs des Ténèbres sont là,
Provocant la désillusion dans les combats.
Et pourtant divisé, ils sont invincibles.
Qui s'y frotte, risque sa vie et devient cible,
Car personne n'est assez puissant pour les vaincre.
Le visage de Dragën se fit désespérer. Personne n'arrivait à battre les Shäzgul. Il fallait à tous prix gagner un duel important. Ëdolrë ? Non il était trop faible face aux Shäzgul. Orofornë ? Lÿn ? Olwë? Aucun de tous cela!
Le roi des elfes noirs se cachant dans les ombres
Est invisible de tous dans ces heures sombres.
- An-Lhak ne se montre pas encore ! Il attend le moment propice, je le connais. Il ne s'épuisera pas tant que tout ne marchera pas comme il voudra.
De nulle part arriva sur un cheval ailé,
Celui venu d'un autre monde contre son gré.
La nouvelle mit plusieurs secondes avant d'atteindre son cerveau.
- …Il …Le sorcier est là ?
A l'extrémité des combats il se trouve,
Et de sa puissance, aux yeux de tous, il prouve
Qu'il est l'espoir des peuples combattants le Mal.
Dragën était au dessus de la jubilation : le sorcier était ici. Le problème des Démons Noirs était réglé.
- Merci Sakhmet ! Rejoins les tient ainsi que les licornes et les gryffons et ralentit le plus possible les manticores. Faîtes le plus de dégâts possible et ensuite essayez de vous allier contre les Shäzguls.
Tes ordres seront respectés elfe puissant,
Que t'accompagnent la magie des éléments.
Alors que le sphinx partait au galop, Dragën pointa sa baguette en direction du ciel :
- Praesto
Il y eu une détonation et une traînée doré avec des nuances de violet sortit et se dirigea comme une fusée dans le ciel. Puis il y eu une explosion. Plusieurs traînées naquirent, formant un dôme, de la première et redescendirent vers le sol, comme un feu d'artifice.
- Ouch !
Une douleur apparut au niveau de son dos. Il se retourna : une vingtaine d'elfe noir avaient leur baguette pointée sur lui. Il fit un mouvement rageur avec sa baguette dans l'air :
-Everbare
Il y eu un éclair blanc, un nuage de poussière, et puis des cris de souffrances. Il ne restait plus que cinq combattants,…auquel se rajoutèrent trois manticores. Les cinq elfes noirs lancèrent un sort au même moment.
- Obmolior
Un mur violet translucide prit forme devant lui. Les cinq sorts ricochèrent mais ne réussirent pas à détruire la protection. Un rugissement de puissance sortit de la gueule de l'un des manticores. Ce dernier s'élança sur Dragën. Il bondit. Dragën n'avait plus le temps d'envoyer un sort. La bête était trop rapide.
Soudain un jet de flamme, venu de nulle part, percuta la créature dans sa course. Elle tomba
, noire, brûlé. Une odeur de griller se répandit dans l'atmosphère.
Un autre jet de flamme et les ennemis restants furent calcinés.
Dragën se tourna pour voir un assez grand dragon vert émeraude se poser à côté de lui. De la fumée sortait de ses naseaux permettant ainsi de découvrir le responsable du sauvetage de Dragën.
- Tu arrives à temps Beondïr. Merci pour m'avoir protéger.
Ce fut un murmure puissant, un souffle très rauque, qui lui répondit :
- Tu nous as tellement aidé Dragën. C'est une manière de te remercier.
- J aurai besoin de ton aide pour une mission de la plus haute importance : le sorcier est là. Je veux que tu l'amènes combattre les démons noirs. Ensuite tu obéiras à ces ordres. C'est compris ?
- Ce que tu désires sera réalisé.
- Pars maintenant. Et n'oublie pas : le sorcier se trouve à une extrémité de la bataille. De toute façon dès que tu sentiras une présence différente des autres, alors tu le trouveras.
- Bien.
Le sol trembla sous les pieds de Dragën du à l'impulsion puissante de la créature ailée.
Dragën repartit immédiatement au combat, enchaînent sort sur sort, détruisant tout ce qu'il pouvait.
Il se retrouva soudain à une dizaine de mètres d'une petite armée constituée essentiellement d'elfe noirs. Ils étaient un peu trop pour lui. La meilleure des solutions aurait été de rebrousser chemin mais ce n'étaient plus possible dorénavant car lorsqu'il avait voulu délaisser cette parcelle de combat une voix l'avait interpellé, une voix dure et glaciale. Une voix qui peuplait les cauchemars de chaque elfe. Une voix sans comparaison avec aucune autre. Terrifiante et si puissante à la fois qu'on ne pouvait que frémir quand on l'entendait.
- Alors on agit comme un lâche ? Mais où est donc passé le légendaire Dragën auquel rien ne faisait peur ?
Dragën se retourna pour fixer la petite armée. Les elfes noirs fixèrent quelque chose derrière eux. Ils étaient tous terrifiés. Lentement un mouvement eu lieu dans ce rassemblement et un chemin se créa, …laissant place à un elfe noire à la longue barbe grise en pointe, des tatouages en forme de runes sur le visage, des yeux rouge sang, un manteau noire avec des contours gris clair, un serpent rouge était autour de son cou et enfin une couronne faîte d'ombre sombre trônait sur sa tête : An-Lhak.
L'elfe déposa le serpent sur le sol qui partit vagabonder entre les pieds des elfes noirs. Il se redressa et s'approcha de Dragën.
- Si tu pouvais savoir depuis combien de temps je rêve de ce moment Dragën. C'est le plus beau moment de ma vie.
- Je ne savais pas qu'un être aussi ignoble que toi pouvait faire une chose aussi merveilleuse que le rêve.
L'elfe noir ria, ce qui fit dresser les cheveux des elfes noirs derrière lui.
- Mais tout le monde peut rêver Dragën…
- Seul ceux qui combattent le mal rêvent. C'est un fantasme que tu as eu, pas un rêve.
L'elfe noir ria une seconde fois. Les mêmes effets que la fois précédente se firent ressentir du côté des elfes noirs.
- Le Bien et le Mal ! Le combat entre les ombres et la lumière ! Tu en es encore à ce stade là Dragën ? Tu es toujours aveugle ! Ne vois-tu pas- l'elfe brandit son poing- que seul le pouvoir existe ?
- C'est toi qui es aveugle ! Tu es corrompu par le mal comme toute ton espèce. Le Bien existe, ainsi que le Mal. L'Amour existe. Ce que tu ignores te détruira An-Lhak. Et je vais te détruire.
- Me détruire ? Peut être mais avant je t'assure que tu vas déguster. Allez y vous autres !
Tous les elfes noirs se ruèrent vers Dragën. L'elfe s'attendait à ce coup en traite d'An-Lhak.
Il leva sa baguette et d'une voix puissante il cria :
-Deflagratio
Orofornë s'approcha de l'elfe et d'un coup rapide il lui enfonça la lame de son épée dans le ventre. Il se retourna pour faire face à un autre adversaire. Il lui fallut trois coups cette fois pour toucher l'ennemi. Et c'était comme cela depuis ce matin… Jamais de pause, toujours combattre sans s'arrêter jusqu'à ce que la mort vienne le chercher…
Il regarda autour de lui : tout le monde se battait. Par Merlin, pourquoi cette guerre avait elle eu lieu ? Toutes ses horreurs, cette atmosphère irrespirable, ce sang, ces morts ! Pourquoi ? La liberté ? Idée idiote, la liberté ne pourra jamais exister. Il y aura toujours des conflits. L'Utopie n'existe pas. Il fallait qu'il y ait un équilibre entre le Bien et le Mal, mais cette idée là personne ne l'admettait. Et pourquoi ? La peur de voir le Mal exister ? Mais qu'elle était le sens de la vie si seul le Bien régnait? Tout engendre des luttes. L'Amour est un combat. La vie entière est une immense bataille.
Puis comment se définir en tant que Bien ou Mal ? La race ? Le fait que je sois un elfe ne doit pas me mettre obligatoirement dans la case des gentils.
Tout le monde naît égaux. Ce sont les préjugés qui nous forment et nos choix sont déterminés par ces préjugés.
Et puis celui qui un jour s'était levé et avait définit l'idée du Bien et du Mal était un parfait crétin. Sur quoi s'était il basé pour faire cette déclaration qui changea le monde à tout jamais?
Faire le Bien et faire le Mal ? Comment savoir de quel côté on est ? L'amour est autant une force bénéfique que maléfique. Aimer et ne pas l'être au retour : est ce que le cœur peut résister à cela sans engendrer de la violence?
Dragën se trompait avec ses histoires de Bien et de Mal, An-Lhak se trompait avec sa croyance dans le pouvoir, tout le monde se trompait.
Mais lui, Orofornë, n'avait pas été plongé lors de son enfance dans la lutte entre le Bien et le Mal. On ne lui avait pas appris à faire la différence. Tout le monde se demandait pourquoi il pouvait à la fois contrôler la magie et le combat à l'épée magique, ce qui était impossible tant chez les elfes noirs que chez les elfes. Même Dragën ne savait pas pourquoi. La raison était toute simple : il n'était pas un elfe à part entière. Sa mère était une elfe, mais pas son père. Non, ce dernier était un elfe noir. Et de cette union il était né…ainsi que sa sœur jumelle Lorièn. Si semblables mentalement, mais si différent physiquement. Si lui était le parfait héritage de sa mère, alors elle, sa sœur, était bien la digne fille de son père. Mais ils avaient été écartés de la civilisation et les parents ne leur parlèrent jamais du Bien, du Mal ou de la puissance. Neuf ans. Pendant neuf ans il avait été baigné lui et sa sœur dans cette ambiance. Puis un jour les elfes noirs qui étaient à la recherche de son père, les trouvèrent : ils tuèrent ses parents, enlevèrent Lorièn. Il fut laissé pour mort. C'est là que Dragën le retrouva parmi les décombres et l'emmena avec lui. C'est à partir de ce moment qu'on lui enseigna ce qu'était le Bien et le Mal, mais il était trop tard car Orofornë était à l'âge où on trouvait les réponses seul sans l'aide des autres. Ce fut aussi la dernière fois qu'il vit sa sœur, qu'il aimait plus que tout au monde…
Un manticore fonça sur lui. Il s'écarta et enfonça la lame de son épée dans le corps de la bête. Mais quelque chose qu'il n'avait pas prévu, se passa. L'épée resta enfoncée dans le flanc de la bête, malgré tous les efforts d'Orofornë pour la retirer. Deux solutions s'offraient à lui : lâcher son épée et la perdre ou ne pas la lâcher jusqu'à ce que la lame se retire d'elle même du corps de la bête. Le manticore continua sa course, entraînant avec lui un Orofornë qui se faisait traîner sur le sol rocailleux, écorchant son armure. Cette dernière n'allait pas faire long feu à ce train là. Quelques instants après, ses doutes eurent raison et son armure céda. La peau de son bras fut écorchée. Il réprima un cri de douleur. Si cela ne s'arrêtait pas tout de suite il ne lui resterait plus de bras.
Finalement le manticore s'arrêtât. Sa tête tourna et il retira d'un geste puissant de sa mâchoire la lame hors de son corps et la jeta au loin emmenant Orofornë dans son mouvement. Orofornë se le va difficilement, son bras droit le faisant atrocement souffrir. Il n'y avait plus de peau.
De sa main gauche, il prit une potion qui se trouvait dans sa besace et en répandit le contenu sur la partie brûlé. Il se mordit les lèvres. Cela faisait mal mais c'était nécessaire pour que le bras guérisse rapidement.
Un grognement se fit entendre. Le manticore ! Il l'avait complètement oublié! Il se retourna tenant la poignée de son épée dans sa main gauche. La créature perdait beaucoup de sang. Elle ne lui resterait plus quelques instants à vivre.
- Tu as bien travaillé Némée. Je regrette que de ne pas pouvoir guérir ta blessure. Elle est mortelle. Adieu mon ami,…mon seul ami.
La tête de lion tourna vers le nouvel arrivant. Une silhouette fine, le tout drapé dans un manteau vert sombre, la tête caché dans un capuchon. Seul ses ailes noires, ouvertes pour freiner le vol et ainsi atterrir sur le sol dans une position confortable, permettaient d'identifier la créature devant lui C'était une elfe noire. Celle ci s'approcha du manticore et lui caressa la tête. Orofornë la regarda faire jusqu'à ce que la créature ferme les yeux pour toujours. Orofornë ne savait pas pourquoi il n'arrivait pas à réagir : il aurait pu prendre la fuite ou tuer l'elfe noire, mais son instinct lui disait le contraire, d'attendre.
Finalement l'elfe noir se releva et fixa Orofornë. Ce dernier n'arrivait pas à distinguer les traits de visage de l'elfe noir. L'inconnue tira une épée de son fourreau. Une épée qu'Orofornë connaissait bien car c'était…la sienne. Non, la jumelle de la sienne. Son épée était à ses côtés. Pourtant c'était impossible. Chaque épée était unique.
- La même. Exactement la même. Tu ne trouves pas cela bizarre Orofornë ?
L'elfe noir le connaissait! C'était impossible. Bien sûr il était connu de réputation dans le monde elfique mais de là à ce qu'un elfe noir le reconnaisse rien que par son physique c'était inimaginable.
- Comment me connais tu ? Tous ceux de ta race qui m'ont affrontés ont été tué par la lame de mon épée.
- Tu te trompes Orofornë. Je suis la seul elfe noire qui t'est affrontée et qui est toujours en vie.
- Tu as tort. Tous ceux qui m'ont rencontré sur leur chemin ne sont plus là pour le raconter.
L'elfe noir parti dans un grand rire. Pas un rire de brute sauvage. Non un rire cristallin, presque innocent, un son étranger et surtout inconnu pour une bouche d'elfe noire.
- Tu es si sûr de toi ? Recherche dans tes souvenirs les plus profonds. Je suis sûr que tu te souviens de moi. La seule elfe noire que tu n'es jamais tué.
Tout en disant cela, l'elfe noire baissa le capuchon de son manteau et dégagea ainsi une assez longue chevelure noire corbeau. Son visage était maintenant à découvert. Des yeux bleus marines étincelants, un visage assez pâle, un nez fin, et dans le tout, un tatouage runique sur la partie droite du cou et qui enlevait un peu de beauté à cette elfe noire. La représentation féminine parfaite du visage de son père. Non c'était impossible. Ce ne pouvait pas être elle, pas … :
-… Lorièn?
L'elfe noire sourria :
- Bonne réponse Orofornë. Tu ne m'as pas oublié à ce que je vois.
- C'est vraiment toi? Tu as tellement changé. Je suis si content de te voir. J'ai cru que tu étais morte.
Le visage de Lorièn devint plus triste. Ses yeux commençaient à s'humidifier.
- Moi aussi je suis contente, mais tout est finis entre nous petit frère. Tu es un elfe. Je suis une elfe noire. C'est la guerre et je dois te tuer.
Orofornë resta un moment sans voix. Tuer. Elle devait le tuer. Encore cette maudite loi de tuer ou d'être tuer. Non, il n'allait pas devoir perdre sa sœur alors qu'il venait de la retrouver.
- Tu n'es pas obligé de me tuer. Nous avons qu'à nous enfuir loin d'ici comme nos parents l'ont fait.
- Tu ne peux pas comprendre. Je suis sous leurs ordres et je ne peux rien faire. J ai passé un pacte. J'ai donné une partie de mon âme. J'ai…
- Quoi ? Tu as donné ton âme? Tu n'es pas folle? Te rends tu comptes de ce que tu as fais?
- Il fallait que l'on me respecte. J'étais seule. Personne ne m'aidait. Seule la puissance me permettait d'avoir un nom, d'être reconnu des autres.
- Et tu as passé un pacte pour du pouvoir, cria Orofornë. N'as-tu rien retenu de ce que père et mère nous ont dit ? Et puis nous sommes déjà suffisamment puissant. Tu es comme moi petite sœur. Nous possédons la même magie. Regarde ton épée et la mienne. Elles sont semblables. Il fallait résister aux autres. Les combattre…
- Je ne suis pas aussi forte que toi Orofornë. Je n'ai pas le même caractère. J'ai … du les subir. J'ai changée. Je ne suis plus la Lorièn que tu connaissais. Tu es un elfe…
- Je me fiche d'être un elfe! Tu l'es autant que moi. Je ne crois ni au Bien, ni au Mal, ni au pouvoir. Rien ne nous différencie Lorièn. On a le même sang. On a le même pouvoir. On est jumeaux.
- Alors si tu ne crois pas en tout ça, pourquoi te bats tu ?
Orofornë regarda sa sœur dans les yeux. Comment avait elle pu tomber aussi bas? Etait elle encore sa sœur? Quelle question ! Bien sûr que oui. Ce n'est pas une histoire de pacte qui changerait la donne. Elle sera toujours sa sœur quoique qu'elle fasse. Toujours….
- Pour te venger, toi et nos parents. Juste pour cela.
- Comment te vengeras tu de moi si tu me tue ?
- Je ne tuerai jamais car tu es ma sœur. Et même si on me l'ordonne, je préférai mourir que devoir t'enlever la vie.
- Je n'ai pas la même force de caractère. Je ne peux pas résister aux ordres de An-Lhak. Je m'excuse mais je dois te tuer même si tu es mon frère. Et puis- elle fit avec un sourire- je suis une des seules suffisamment puissante pour te tuer.
- Alors partons dans un endroit où on entendra plus parler de nous. Comme père et mère ! Partons dans un endroit désert ! Ou rejoint notre camps ! J'expliquerai aux autres ! Ils m'écouteront ! On te protégera. Mes amis comprendront. Tout le…
- Je suis désolé pour tes amis Orofornë.
- Désolé mais pourquoi ?
Lorièn regarda le centre de la bataille. Il n'y avait aucune expression dans son regard, vide, désert. Elle lui répondit tout en faisant tout pour ne pas le regarder:
- Je connais tes amis. Je sais qui ils sont. Le sage Dragën, le puissant Ëdolrë, et dernièrement le jeune sorcier venu de l'ancien Monde. Et j'ai le regret de te dire qu'aucun ne sortira vivant de cette bataille. Ils vont tous tomber dans des pièges. A l'heure qu'il est ton ami Ëdolrë a du succomber, ce sera bientôt le tour du sage Dragën. Il ne fera pas le poids face à An-Lhak. Et puis viendra le tour du sorcier. Les Shäzguls en on fait une affaire personnelle.
- Une affaire personnelle ? Que veux tu dire par là ?
- Ce n'est pas un, deux ou trois Shäzguls qui s'occuperont de lui. Non tous les Shäzgul réuni pour combattre une seule et même personne. Les douze! Le sorcier n'a pas l'ombre d'une chance. Tes amis ont perdu ! Tu as perdu! Les elfes et leurs alliés ont été vaincu. Et maintenant je te laisse le choix : soit tu pars d'ici et tu te caches jusqu'à la fin de ta vie, soit tu restes et je te tuerai. Choisi bien car il n'y aura pas de second choix.
- Hahahahaha! Crois tu vraiment que je vais abandonner mes amis? Je reste ici, et quoique tu fasses, tu pourras toujours me rejoindre et faire le bon choix à n'importe quelle moment. C'est une promesse que je te fais, pas une dernière chance.
L'elfe noire sortit sa baguette et la pointa sur Orofornë :
- Tu as choisi Orofornë. Ever…
- Sphaera Patrona.
- …bare!
Un bouclier bleu translucide se mit en place autour de l'elfe juste avant qu'un éclair surgisse et frappe la protection de plein fouet.
- Sectura
- Scutum
Le sort maléfique se fracassa contre le bouclier. Avant que sa sœur ne puisse faire un geste, Orofornë secoua sa baguette et envoya la formule plus puissamment qu'il ne l'aurait voulu
- Expello
L'elfe noire fut projeté avec violence contre un rocher derrière elle.
- Lorièn!
Orofornë couru vers elle pour voir si elle allait bien. Arrivé à deux mètres d'elle, il ne vit pas le sort qu'elle venait juste d'envoyer :
- Necis Ablegatio
- AAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHH !
Orofornë était par terre, le visage torturé par la douleur. Sa jambe gauche lui faisait atrocement souffrir. Effectivement il y avait une large coupure sur tout le long du mollet et cela saignait abondamment.
- Voila ce qui arrive quand on abaisse sa garde quelques secondes.
- Un…une sœur ne fer…rait jamais cela à son… frère.
- Les règles du jeu ont changé. Et je ne suis plus ta sœur maintenant. Je suis celle qui te tuera.
- Eva…nes…co dolo…ris… Sa…nare
Le sang s'arrêtât immédiatement de couler et la plaie se cicatrisa. Il n'y avait plus de douleur maintenant, enfin jusqu' à la fin des effets du sort. Il se releva. Ca va il pouvait marcher.
- La douleur n'a pas été trop grande à ce que je voie.
- Arrêtons nous de te battre ! Cela ne sert à rien petite sœur.
Orofornë se sentit tout d'un coup emporté à toute vitesse contre la paroi derrière lui. Son dos la percuta violemment et douloureusement.
- JE NE SUIS PLUS TA SŒUR!
Cette phrase lui fit mal au cœur. Une douleur plus atroce que celle de sa jambe ou de son dos. Une douleur qu'on ne pouvait guérir. Plus sa sœur? Avait il bien entendu ?…Oui. Elle le reniait. Et c'était une douleur atroce. Aimé et ne pas l'être en retour. Et cela engendre de la violence.
- Alors si tu n'es plus ma sœur! Je ne vais pas regretter de te tuer comme tous ceux qui te ressemblent.
- Je vois que tu as compris sur un point. Mais c'est moi qui te détruira.
- Ah oui ?
Et les deux lancèrent en même temps le même sort :
- Expelliarmus !
- Waddiwasi
Un sifflement dans l'air. Un bruit de chute. Un hurlement de douleur. Le silence. Un trou. Un mort.
Harry regarda autour de lui. Que des cadavres. Des corps dont il avait ôté la vie. Non il y avait encore une présence encore vivante à côté de la sienne : Aquilä.
- Tu n'es pas pris de pitié quand tu les tues ? Très bonne question d'ailleurs est ce que les êtres humains connaissent la pitié ?
- On connaît la pitié et je la connais extrêmement bien. Sauf qu'ici je ne suis pas pris de pitié. Ils ont tenté de me tuer et bien je leur répond, sauf qu'avec moi la fin est toujours le même : ils meurent et je reste en vie.
- Quel arrogance!
- Ce n'est pas de l'arrogance, c'est un fait réel.
- Si tu …
Un son mélodieux coupa sa phrase. Un phénix vola en piqué vers eux suivi d'un grand dragon vert émeraude. Le phénix se posa sur l'épaule de Harry tandis que le dragon se posa juste devant eux, écrasant les elfes noirs mort.
- Je suis si content de te voir Archenar ! Je vois qu'heureusement tu n'es pas encore blessé. Tu t'es bien battu ?
Pour toute réponse, le phénix chanta une louange qui donna un surplus de courage à Harry.
- Les Feroxis ne t'oublieront pas avant un bon moment. Mais je préférais t'avoir à mes côtés jusqu'à mon ultime duel.
Le phénix nicha sa tête dans le creux du cou d'Harry.
- Sorcier ! Le sage Dragën m'a été envoyé pour te mener aux démons noirs car il est l'heure de les combattre.
- Les détraqueurs? Déjà ? Je ne les attendais pas de si tôt ! Où sont ils pour que je puisse enfin les détruire?
- Monte sur mon dos, ainsi que ta compagne, qui même si a des ailes, ne pourra jamais voler aussi rapidement que moi.
Harry mit ses deux mains sur le dos de l'animal et fit pression dessus pour se mettre son corps sur le dragon. Quand ce fut chose faîte, il plaça une jambe autour de chaque flan de l'animal comme sur un cheval. Il tendit le bras et aida Aquilä à monter. Cette dernière se plaça derrière et entoura Harry de ses bras. Elle posa ensuite sa tête contre le dos de Harry.
Cette présence, ce toucher, ne laissa pas le sorcier indifférent. Un sentiment, non plus tôt un bien être général, parcourut l'ensemble de son corps. L'amour? Peut être après tout, mais elle n'était pas pour lui, elle n'était plus pour lui. Elle était amoureuse d'Eregion et cela Harry l'avait deviné rien qu'en voyant ce qu'il se tramait entre les deux durant son entraînement. De toute façon il n'était pas fait pour être avec elle : il était sorcier et elle était une elfe. Elle vivait ici, et lui dans un autre monde. Peut être dans une autre vie…? Franchement, il faudrait bien qu'il tombe amoureux de la bonne personne un jour.
Soudain ce bien être se dissipa et se changea en quelque chose d'indigeste comme lorsqu'il était prêt des Détraqueurs. Cela voulait dire qu'il s'approchait.
Effectivement une centaine de démon noir se trouvait dans les airs devant lui. Les âmes noires attaquaient sans relâche les elfes qui tentaient tant bien que mal de repousser leurs assauts avec de modeste vapeur argenté qu'Harry reconnu comme étant de piètre patronus. C'était normal que tout aille mal de ce côté ci de la bataille si personne n'était capable de se défendre convenablement.
- Posez moi ici.
Le dragon ouvrit ses ailes, qui se gonflèrent sous la portée importante de l'air. Le choc avec le sol fut plus violent à ce qu'Harry avait imaginé. Poussé par la force centrifuge, il fut à deux doigts de se casser le nez sur les écailles du dragon si Archenar n'avait pas fait rempart de ses plumes.
Il sauta au sol et lança à l'aveuglette le patronus avant qu'un quelconque souvenir triste n'apparaisse mentalement :
- Spero Patronus
Un cerf émergea de la baguette et percuta les détraqueurs les plus proches. Un loup argenté d'assez grande taille rejoignit le cerf et l'aida à repousser les détraqueurs les plus proches permettant ainsi de libérer certains elfes prit aux pièges. Ces derniers se positionnèrent derrière Harry et Aquilä.
- Elfes! Laissez faire le sorcier ainsi que la jeune elfe. Partez au centre de la bataille et combattez jusqu'à votre mort. Pour le Bien !
Suivant les consignes du dragon, les elfes laissèrent Harry et Aquilä face aux démons noirs.
Déjà ces derniers s'étaient regroupés et attaquèrent. Harry lança un patronus, mais celui-ci fut contrer pas le nombre trop élevé des détraqueurs. Harry, surpris, baissa sa garde quelques secondes ce qui permit aux détraqueurs d'utiliser à pleines puissances leurs pouvoirs néfastes.
Immédiatement Harry s'écroula, la tête pleine d'horreur.
Aquilä se mit devant lui et tenta tant bien que mal de faire un patronus, mais ses sorts, sous la panique de voir Harry souffrir et surtout impuissant, se révélèrent très inefficace. A son tour elle commença à ressentir les effets des attaques des démons noirs et lentement perdit conscience des évènements.
Archenar piquait sur les détraqueurs mais ses coups n'eurent aucun effet car à chaque fois il traversait les créatures des ténèbres sans les toucher.
Beondir, le dragon, se plaça au dessus de Harry et d'Aquilä. Il envoya divers jets de flamme qui mirent le feu aux détraqueurs. Feu qui disparu assez rapidement car l'aura noire qui accompagnait chaque démon noir emprisonnait le feu et le coupait de l'air.
Peu à peu, les détraqueurs se rapprochèrent de Harry et d'Aquila, volant toujours plus bas et plus prêt.
Et d'un coup surgit de la gorge d'Aquilä un son d'horreur que l'on aurait jamais du trouver chez un être comme elle.
Sirius tombait à travers le voile, Rémus tombait à ses pieds. Et Harry assistait à ce spectacle sans pouvoir intervenir. Puis il entendit un cri. Un cri qui ne faisait pas partie du décor. Un cri de plus en plus fort, de plus en plus réelle. Une voix qui l'appelait à l'aide :…Aquilä! Elle était en danger! Elle avait besoin de lui. Il fallait qu'il la sauve !
Lentement les visions s'évanouirent peu à peu. Certaines sensations revenaient. Il faisait très chaud. Ses yeux s'ouvrirent sur un spectacle de destruction : le feu s'était propagé tout autour d'eux, les détraqueurs tournaient autour de lui à toute vitesse, et au dessus de lui, le dragon qui tentait de le protéger avait l'air d'être en très mauvais posture. Et à sa droite…un spectacle encore plus horrible : le si beau visage Aquilä était tordu par la douleur, elle tremblait violemment de la tête au pied. Elle hurlait !
Harry sentit la rage monter en lui. Sa force s'était comme décuplée. Comment des êtres aussi immonde pouvaient toucher un corps aussi pur? De sa main gauche il prit sa baguette tandis que sa main droite se renferma sur la poignée de son épée. Il l'a tira de son fourreau. Des irisations dorées parcoururent la lame et éclairèrent cette dernière.
Harry fit un geste souple du bras et enfonça la lame de son épée dans un démon noir. Un hurlement inhumain s'éleva dans l'air avant que le détraqueur n'explose en plusieurs particules qui s'évaporèrent à tout jamais.
Un autre détraqueur se tenait devant Harry. Il abattit son épée avant que la créature ne puisse comprendre ce qui était en train de se passer.
Ses gestes ne furent pas sans conséquence : les démons noirs virent qu'il pouvait les tuer et décidèrent donc de l'attaquer tous en même temps. Harry repoussa les divers vagues offensives tout en éliminant à chaque fois un grand nombre de détraqueur.
Les détraqueurs ne pouvaient lutter contre l'épée de l'Espoir. Une de ces créatures noires s'approcha trop près d'Aquilä et Harry lança, avec un cri de rage, son épée tel un javelot. L'arme atteignit sa cible.
Harry sentit une présence plus néfaste que les autres, voyant qu'il n'avait plus son arme, il tendit son bras et appela son épée qui vola directement dans sa main droite. Il se retourna et donna un puissant coup d'épée dans la direction de la puissance néfaste.
CLING
Un bruit assez grave, comme un choc entre deux métaux, retentit. L'épée avait été arrêtée dans son élan par un objet doté d'une force considérable. Harry se sentit projeté en arrière sous la force du coup.
Harry leva les yeux et vit un détraqueur, le plus grand qu'il n'avait jamais vu. Mais ce n'était pas sa taille le plus bizarre, non, c'était la couronne en or qui siégeait au dessus de sa tête et surtout une épée terrible qu'il tenait dans une de ses horribles mains. L'épée qui avait contré la sienne.
Même si Harry ne savait pas qu'elle importance avait la créature en face de lui, il avait une petit idée, idée qui se conforta être juste puisque :
- Le roi des démons noirs, fit dans un souffle une Aquilä blanche sortant d'un cauchemar et rentrant dans un nouveau.
- Aquilä, cria Harry.
Le sorcier se retourna et alla partir vers elle lorsqu'il vit la soudaine peur dans les yeux de l'elfe. Il se baissa promptement et évita de justesse la lame de son adversaire qui passa juste au dessus de lui. Harry se retourna et donna un coup d'épée stoppé une nouvelle fois par l'épée de son adversaire. Des étincelles dorés et noires naquirent de l'entrechoquement des deux lames.
- A Âmes opposées, épées opposées, fit une voix rauque et sifflante.
Le roi des démons noirs venait de lui parler. La phrase s'accompagna d'une haleine putréfiante, une haleine de mort, qui faillit faire vomir Harry.
Harry attaqua une nouvelle fois, cette fois au niveau du bas de robe du roi. Celui arrêtât l'élan de l'épée avec la sienne. Harry essaya de forcer mais la force du roi était trop importante.
- Voici le combat que les miens attendaient depuis longtemps, et tu n'es pas près pour m'affronter. C'est la fin de ta race.
- Vous savez je ne suis pas le dernier des sorciers, et puis les miens ont le savoir pour se défendre contre vous.
- Je ne parlais pas de toi, mais de celui qui est en toi. Les sorciers ne sont rien à nos yeux, ce qui n'est pas le cas de l'Ardargris. Le dernier de la race. Le dernier vivant. Aujourd'hui aura lieu le combat final que chacune des deux races attend depuis des millénaires.
Harry essaya encore de pousser l'épée du détraqueur mais celle-ci restait bloqué et ne bougeait pas d'un pouce. Il remarqua alors que si sa lame était parcourue d'irisation dorée, celle du roi était traversée de reflets sombres.
- Tu es impuissant Ardargris. Je vais te détruire dans d'affreuses souffrances. Que dirais tu de revivre la mort de ton parrain ou celle de tes parents ? Et oui je sais tout de toi ! Ca te dirait de les revoir une nouvelle fois ? Tous ces morts que tu as entraîné et que tu n'as pas pu empêcher. Tout cela à cause de toi…
- Taisez vous!Arrêter de parlez d'eux.
- Ahahah! Je pourrai te réduire à un état lamentable en une seconde, mais vois tu, pour les miens et pour l'Histoire, je vais faire durer ce combat pour t'humilier encore plus. Une seule attaque sur ton esprit et j'aurai gagné, une seule attaque!
- Vous ne savez pas vers quoi vous vous engagez ! Me laissez vivant pour me tuer à petit feu pourrait être la plus grande erreur de votre vie. Enfin je dis vie mais je ne sais même pas si vous en avez une.
- Tu crois vraiment pouvoir me battre Ardargris?
D'un geste brusque avec son arme il repoussa l'épée de Harry. Le sorcier perdit l'équilibre et tomba en arrière. Il eut juste le temps de voir la lame du roi se lever : il roula son corps en dehors de la trajectoire de l'arme…
AAAAAAAAAAAHHHHHHHHHH
… mais il n'avait pas été aussi rapide qu'il aurait fallu.
Il sentit un liquide chaud se répandre sur toute sa peau au niveau de son bras gauche. Une entaille sur son bras laissait couler un flot de sang.
- La bête est touchée à ce que je voie.
Archenar poussa un cri et fit un piqué en direction de son maître Il se positionna au dessus du bras endoloris et y versa des larmes. Mais il ne pu s'empêcher de se blesser : il fut éjecté par un puissant coup d'épée de la part du roi des démons noirs. L'oiseau tomba comme mort.
- Archenar !
Le phénix était encore vivant : il ne pouvait pas mourir de cette façon. Il avait quand même réussi à guérir une partie de la blessure de Harry mais cette dernière était encore pénible.
- Tout comme l'Ardargris, le phénix est hors de combat. Démons noirs, nous sommes les maîtres de l'univers !
- Pas encore !
Harry tourna sa tête pour voir une Aquilä éprouvé par la souffrance et la fatigue. Elle se tenait droite, la baguette pointée devant elle en direction du roi, mais Harry voyait bien que cette posture lui demandait beaucoup d'effort.
- Spero Patronus
Le loup argenté sortit de la baguette et alla affronter le roi des morts. Mais dès que le sort arriva à quelques centimètres du roi, il s'évapora.
-Spero Patronus…Spero Patronus…Spero Patronus… Oh non ! Merlin, non par pitié, il faut que ça marche, il le faut. Je vous en supplie!
Ses patronus étaient inefficaces contre le roi des démons noirs. Ils disparaissaient tous sans avoir pu toucher le détraqueur.
- Cela ne sert à rien elfe. L'espoir n'est plus aussi puissant que le désespoir. Les miens vont s'occuper de toi et l'Ardargris va pouvoir assister à une nouvelle mort sans rien pouvoir faire et une nouvelle fois à cause de lui.
Le roi partit dans ce qui ressemblait à un rire. Immédiatement les démons noirs qui volaient autour d'eux s'approchèrent près d'Aquilä. Cette dernière commençait à ressentir de nouveaux les effets néfastes et sa résistance se fit désespérer :
- Non lâchez moi, allez vous en, non, NON, pas ça, pas ça. S'il vous plait. De l'aide, s'il vous plait quelqu'un de l'aide. NOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNN.
La jeune elfe donna des coups de poing dans le vide tentant de frapper les détraqueurs.
- Laissez moi, je vous en prie. Partez ! PARTEZ !
Elle tomba tout d'un coup par terre, sur les genoux, les larmes aux yeux. Elle tapa le sol de ses mains comme une démente.
- Laissez là. Je vous en prie, tuez moi, mais laissez la vivante!
Mais les démons noirs n'écoutèrent pas Harry, et continuèrent à tourner de plus en plus prêt d'Aquilä. Certains de ces derniers avaient même commencé à retire leur capuche.
Harry sentit la rage monter en lui, une rage plus puissante que celle ressentit contre Bellatrix, Voldemort ou encore Rogue. Une rage qui avait attendu des millénaires, et qui venait de se réveiller. Une rage si puissante que le sol sous Harry commença à trembler. La rage de l'espoir, la rage des Ardargris allait bientôt éclater…
Il y eut tout d'un coup un silence complet dans la bataille comme si le monde était conscient de ce qui allait se passer. Puis un puissant rugissement retentit!
Harry s'était transformé en Ardargris, et s'était jeté sur les détraqueurs autour d'Aquilä. D'un coup de griffe il en tua deux puis sauta au niveau de la gorge de l'un d'entre eux et planta ses crocs dans le drap noir. Les démons noirs autour de lui s'enfuyaient. Le roi volait vers Harry en volant, l'épée levée. Harry couru et sauta sur le roi. Le roi donna un coup d'épée. Elle manqua Harry de peu. L'ardargris planta ses griffes dans le drap noir du roi. Sous la puissance du saut de Harry, ce dernier et le roi furent projetés en arrière. Ils roulèrent sur le sol. Les détraqueurs tentèrent de séparer l'Ardargris de leur roi, mais ce fut peine perdu : un coup de griffe et ils disparurent à jamais.
Le roi des démons noirs donnait des coups d'épée pour tenter d'éloigner l'Ardargris de lui. Un coup de patte puissant lui fit perdre son épée. D'autre détraqueurs vinrent aider leur roi. Ce dernier pu reculer et appela son épée. Celle-ci vola vers sa main mais Harry l'arrêtât en sautant dessus et en fermant sa gueule sur la poignée.
Harry se retransforma en lui-même.
- Alors Roi, on a perdu son épée?
Le roi fit alors un geste qui surprit Harry : il prit d'une main Aquilä, qui se trouvait à ses côtés, et la porta comme si c'était un vulgaire chiffon.
- Et toi Ardargris, tu as perdu un être cher ?
- Laissez Aquilä.
- Un échange alors : mon épée contre l'elfe. Un objet contre une vie. Donne moi l'épée et je libérerai l'elfe.
Harry envoya l'épée en l'air. Le démon noir l'a rattrapa d'une main et la mit directement sous le cou d'Aquilä.
- Crois tu vraiment que j'aurais libéré l'elfe ? Pauvre naïf. Quels goût ont ces lèvres a-t-on avis?
Le roi des démons noirs enleva sa capuche et approcha ce qu'il lui servait de bouche vers celle d'Aquilä.
- Aquilä !
Quelque chose éclata en Harry. En même temps un éclair frappa le roi des démons noirs. Le détraqueur lâcha Aquilä et fut éjecté loin derrière. Sa robe noire commença à prendre feu.
Harry se précipita vers Aquilä. Heureusement elle respirait encore mais son visage était plus blanc que d'habitude. Quelque chose bougeait dans ses bras. Harry distingua Archenar. Celui-ci aussi était vivant mais tout comme Aquilä, il était inanimé. Harry souffla un coup : ils étaient sauf et c'était le principal. Mais ils avaient été touchés et ça il ne pouvait se le pardonner.
Il sentait la colère monter en lui. Une colère comme jamais il n'avait ressentit. Une colère qu'il pouvait utiliser pour se venger. Une colère immense qu'il pouvait transformer dorénavant en foudre!
Il se retourna et fixa le roi des démons noirs du regard. Ce dernier était à une dizaine de mètres de lui, l'épée dans la main tentant de se remettre en bonne posture. Harry marcha d'un pas conquérant vers lui. Il tendit sa main : son épée vola jusqu'à lui. Tout en continuant de marcher vers le roi il lui cria :
- Je n'admets pas que l'on porte sur ma conscience la mort des gens qui me sont proche !
Un éclair frappa et fut contrer par l'épée du roi des démons noirs.
- Je n'admets pas que l'on touche à ceux que j'aime !
Un autre éclair frappa et fut contrer de nouveau.
- Je n'admets pas que l'on fasse du mal à ceux que j'aime !
Un troisième éclair frappa et pour la troisième fois il fut contré.
- Crois tu vraiment que tu me fais peur avec tes éclairs minables Ardargris ? Je me suis fait avoir une fois, je ne me le ferai pas une seconde fois.
- Et finalement je n'admets pas qu'on violente ceux que j'aime pour me nuire !
Cette fois ci l'éclair frappa aux pieds du roi des démons noirs, dégageant un nuage de poussière qui enseveli le roi. Harry couru vers la poussière, brandissant l'épée, et disparaissant lui aussi.
Une série de chocs commença à se faire entendre. Suivi de cris étouffés.
Le nuage de poussière se dissipa laissant place à un combat acharné entre Harry et le roi des démons noirs. Chacun se répondait coups pour coups. Parade, contre attaque au niveau des pieds, les coups s'enchaînaient à une vitesse folle sans donner de vainqueur. Une nuée d'étincelle dorée entourait maintenant les deux combattants. Harry n'était jamais au même endroit. Il sautait, bougeait, roulait. Son épée décrivait de grands arcs à chaque fois arrêter par la lame adverse. A gauche, à droite, à chaque fois qu'il y avait une ouverture ; ne jamais laissez passez l'occasion, toujours donner des coups, et tentez l'improbable pour une hypothétique victoire : Harry se sentait défaillir de plus en plus. Les coups du roi devenaient de plus en plus adroits.
Harry se baissa de justesse : la lame passa au dessus de lui sans le toucher. Il donna un coup au poignet du roi avec son avant bras. Le roi baissa son épée sous la surprise. Harry en profita et leva son épée. Il l'abaissa mais le roi la contra juste à temps. Les deux épées étaient figées, le rapport des forces s'annulant. La deuxième main de Harry rejoignit la première sur la poignée. Il poussa alors de toutes ses forces. Les deux épées commencèrent à bouger en direction du roi. Ce dernier mit alors lui aussi sa deuxième main. Le mouvement se modifia. Harry vit son épée se rapprocher de plus en plus de lui. La lame n'était plus qu'à quelque centimètre de son visage. Il glissa, tomba sous la pression et lâcha son épée dans l'action. Harry et le roi des démons noirs se regardèrent pendant une seconde sans bouger comme si le temps s'était arrêté. Pas un bruit, pas un mouvement, comme si le monde n'existait plus pour eux.
Enfin le détraqueur bougea :
- Tu es mort Ardargris !
Il leva son épée de ses deux mains…
Harry regarda à sa droite, sa lame était trop éloignée pour qu'il puisse l'appeler assez rapidement pour contrer à temps la lame du roi.
… et commença à l'abaisser…
Sa baguette apparu dans sa main. Il l'a pointa sur le détraqueur.
… l'épée tombait à toute vitesse vers lui,…
Il fallait penser à un souvenir. Le plus heureux possible.
… de plus en plus prêt,…
Oui, celui là, allait parfaitement. Le meilleur, le plus grand, le plus beau qui soit.
… plus q'une seconde avant l'impact…
Spero
… peut être la dernière seconde sa vie…
Patronum
A peine sa tête sortit, le cerf empala de ses bois le corps du détraqueur et le projeta en l'air loin de Harry. Le roi lâcha son épée et se retrouva par terre.
Harry se leva et courut vers le roi. Son épée vola en direction de sa main. Le roi était encore par terre. Harry, de ses deux mains leva son épée et avant que le roi ne puisse faire un quelconque mouvement, il enfonça la lame dans la capuche.
Un hurlement inhumain sortit de la bouche. Harry du lâcher ses mains de la poignée de son épée pour se protéger les oreilles. Une lumière blanche, brillante, éblouissante apparût autour de l'épée. Cette lumière se propagea en dehors de la capuche et s'étendit jusqu'à l'horizon. Le détraqueur quitta le sol pour s'immobiliser à deux mètres au dessus de Harry, formant une croix et avec la capuche en direction du ciel, l'épée toujours enfoncée formait une perpendiculaire à l'axe du sol.
Les hurlements étaient toujours là. Un vent prit naissance au niveau du sol et tourbillonna autour du roi, projetant de la poussière partout. Puis tout explosa tout d'un coup, propulsant Harry dans les airs et le faisant tomber en arrière.
Puis comme cela était arrivé, tout disparu. Le monde avait retrouvé ses couleurs comme si rien ne s'était passé.
Son épée et un éclat doré tombèrent à ses pieds. Il ramassa son arme et l'essuya sur son manteau rouge et or avant de la remettre dans son fourreau.
Juste pour rire et pour se détendre un peu, il se mit l'objet en or sur la tête et alla rejoindre Aquilä et Archenar pour les remettre sur pied et surtout pour respirer et se soigner.
Le combat millénaire entre l'espoir et le désespoir avait enfin trouvé une issue : la couronne de la lignée des rois des détraqueurs siégeant sur la tête de leur pire ennemis, l'ardargris en la personne d'Harry Potter.
- Trente six !
Eregion se retourna et frappa de son poing le visage de l'elfe noir, qui se tenait devant lui, avant d'enfoncer la lame dans le thorax.
- Et de trente-sept.
De sa manche il essuya le flot de sueur qui parcourait son visage. C'était vraiment dur, plus qu'il ne l'avait imaginé. Toujours combattre, toujours tuer mais le plus important c'était de retrouver Aquilä et de rester à ses côtés pour la protéger. Le seul problème c'était que cette dernière semblait être introuvable : à chaque elfe il avait demandé si on l'avait vue elle et le sorcier. La réponse était toujours la même : « non, désolé », « je te ferai signe dés que je les verrai », etc… Il le savait qu'il fallait qu'il compte sur un miracle pour les retrouver dans l'immensité de la bataille. Autant continuer à se battre…
Un elfe l'attaqua en lui sautant dessus. Il l'évita en roulant sur le côté, et sans regarder en arrière il donna un coup d'épée qui transperça son opposant. Un de plus au compteur. Un de moins chez les elfes noirs.
Un sort le frôla. Il se retourna pour faire face à deux elfes noirs baguettes à la main. Il détestait combattre contre une baguette : ces armes ne montrait jamais la véritable force de chacun.
Un autre sort passa plus prêt. Un troisième faillit le surprendre mais il le dévia grâce à sa lame.
Les deux elfes noirs restaient côte à côte et ne bougeaient pas d'un pouce, signe d'une déficience au niveau de la stratégie : ils auraient pu le coincer et le tuer de multiples façons mais ils avaient choisis la seule position qu'il lui permettait de se défendre sans être véritablement inquiété, et rajouté à cela la mauvaise précision de leurs lancées de sort, il pouvait sortir sauf de ce trou à coup sûre.
Il sauta et fit tourner son épée autour de lui : elle arracha les bras de l'un et brisa la baguette de l'autre. Dans le même mouvement il enfonça la lame dans le corps dont les mains avaient été coupées. Malheureusement au moment où il voulu retirer l'épée du corps, elle resta coincé entre les os des côtes. Il n'eût pas le temps d'utiliser toute sa force pour la retirer qu'il sentit un poids, au niveau de son dos, le renverser par terre : l'autre elfe noir s'était jeté sur lui et l'avait surpris. L'elfe noir commença à le frapper avec ses poings. Précédé d'un coup de poing, il sentit une vive douleur au niveau de la lèvre inférieur, puis ensuite un liquide chaud se répandant sur l'ensemble du bas du visage. Ce crétin d'elfe noir l'avait blessé. De rage il lui donna un magistral coup dans le sternum. L'elfe noir, la respiration coupée, se releva ce qui permit à Eregion de se libérer. N'ayant aucune seconde de répit il décocha un autre coup qui cassa le nez de son adversaire avant de frapper sous le menton. Ce dernier coup propulsa la tête de l'elfe noir à l'arrière et brisa la nuque.
- Trente huit et trente neuf !
Il passa sa main sur son visage : elle dégoulinait de sang. Sa lèvre avait reçu un bon coup : c'était fou comment une si petite blessure pouvait causer autant de dégât. Il regarda dans sa sacoche pour trouver sa fiole de larmes de phénix. Soudain son doigt s'écorcha sur quelque chose de coupant. Il prit l'objet en question et vit avec horreur à la lumière du soleil que c'était la fiole en question qui était brisé.
- Et merde! Comment je fais pour me soigner ? L'ensemble de ma tenue est tâché et c'est inconfortable pour combattre.
Un sourire ornait le visage de l'elfe noir qu'il venait de tuer.
- Ca te fait rire ?
Eregion donna un coup de pied dans le corps, et lui cria :
- Va en enfer !
Eregion ramassa son épée et nettoya la lame sur une partie de la tenue qui n'avait pas été imbibé par son sang.
- Soixante douze !
Sa lèvre avait enfin fini de se vider de sang et elle commençait à se cicatriser. C'était déjà un souci de moins. Mais le sang sur ses habits restait un problème : comme du miel pour les ours, le sang attirait toute l'armée ennemi car cette dernière, croyant d'après la quantité énorme de sang sur ses habits qu'il était grièvement blessé et donc facile à battre, se jeta encore plus que d'habitude sur Eregion que depuis le début du combat. Au final Eregion en avait tué encore une fois un nombre incalculable et surtout il était de plus en plus fatigué.
Flllooooouuuuuu
Un elfe noir immense faisant plus de la moitié de sa taille tentait de le toucher à l'épée. Il se baissa puis roula et tendit son bras. L'épée fut parée facilement par son adversaire. Il tenta une autre attaque difficile. Celle-ci fut aussi parée. L'elfe noir n'était pas n'importe qui au maniement de l'épée. Une chose était sûre il savait s'en servir. Il fit une troisième tentative. L'elfe noir ne perdit pas une seconde à parer et à contre attaquer. Eregion contra de justesse.
- Cela ne suffira pas à sauver ta vie impure, elfe!
- Oh plus que tu ne le crois abruti!
L'elfe noir commença à attaquer de plus en plus rapidement et Eregion avait de plus en plus de mal à essayer de contre attaquer car du fait de son immense taille, l'épée de l'elfe noir était plus longue que la moyenne ce qu'il lui permettait des coups sans risquer de recevoir une contre attaque immédiate.
Un coup à droite : Eregion fit glisser sa lame sur celle de l'elfe noir. La lame se heurta à la garde de l'épée. Avec une vitesse fulgurante l'elfe noir fit tourner son poignée : la lame d'Eregion fut prisonnier de la garde et de la lame de l'elfe noir et sous la vitesse du tournement de poignée de l'elfe noir, son épée glissa de ses mains et tomba à terre. Eregion se jeta au pied de l'elfe noir esquivant de quelques centimètres l'épée de ce dernier. Il prit des deux mains son épée et donna un coup à une des jambes. Le coup ne fut pas assez puissant et la lame ne fit qu'écorcher un peu la peau.
Il roula sur le côté pour éviter la riposte de l'elfe noir et se releva. Ce dernier commença à agiter ses ailes et décolla dans les airs, sûrement à cause de sa blessure aux pieds. Eregion le suivit. Ils étaient à quelques mètres de hauteur. L'elfe noir commença à l'attaquer mais ses ces dernières étaient moins gracieuse, moins fluide, que tout à l'heure. Eregion profita de la situation, sa taille et sa stature lui permettait d'avoir un vol très rapide et très précis : il attaquait de tous côtés. D'un coup il trancha la main porteuse de l'elfe noir. Ce dernier vit avec effroi son épée ainsi que son membre tomber au sol. Il regarda ensuite la mort dans les yeux.
- Tu es fini elfe noir !
Eregion enfonça son épée dans le corps de l'elfe noir au niveau de la poitrine. Il la retira vivement. L'elfe noir commença à tomber en arrière lentement vers le sol. Son corps heurta soudainement le sol dégageant un léger nuage de poussière.
Le ciel prit tout d'un coup une couleur doré. Il tourna sa tête vers un point très éloigné de lui : le ciel devenait de plus en plus blanc à l'approche de ce point. Il entendit un cri indistinct puis tout disparu et le ciel reprit sa couleur d'origine. Quoique ce soit, ce devait être quelque chose de puissant.
Un trait rouge fusa à côté de lui. Il se retourna. Trop tard. Il sentit une brûlure au niveau de ses ailes : elles étaient comme gelé. Maudit soit ces elfes noir magicien ! Ils en avaient profité pour le mitrailler de sort.
Il commença à tomber, de plus en plus rapidement. Le sol s'approchait de plus en plus. Il allait se fracasser contre le sol.
Il frappa durement le sol. Une vive douleur apparût au dos. Sa tête tapa violemment contre un rocher. Du sang commença à couler une nouvelle fois sur son visage. Ce fut la dernière sensation qu'il eût avant de s'évanouir.
Une boule de feu arriva sur elle. Elle se concentra. La boule de feu s'arrêtât devant elle. Elle l'a prit dans sa main et l'a renvoya sur l'Héliopathe. Celui-ci bascula en arrière sous le choc, mais au désespoir de Lÿn il se releva aussitôt. La boule de feu ne l'avait pas vraiment mis hors d'état de nuire. Elle sortit promptement sa baguette magique et lança un sort puissant :
-Tonare
Cette fois ci l'héliopathe, électrocuté, tomba raide mort.
Un sifflement retentit à ses oreilles : un héliopathe juste à côté d'elle et qu'elle n'avait pas vu, eu la tête coupé. Elle se retourna ; un nain la rejoignit. Il tenait dans sa main l'arme circulaire qui lui avait permis de décapiter l'héliopathe.
- Quelles sont les nouvelles Glamdring?
- Très mauvaise elfe Lÿn ! Une partie des miens ont été décimés et pour ce qui est des elfes ce n'est guère mieux. Les héliopathes prennent peu à peu le contrôle de la bataille. Et comble de tout, ils ont réussi à brûler une partie de ma barbe!
Lÿn jeta un coup d'œil : effectivement une partie avaient viré au noir brûlé. Glamdring jeta son arme et tua d'un coup trois héliopathes. Malheureusement tous les nains n'étaient pas comme lui. Et tous les elfes n'avaient pas la même disposition qu'elle avec le feu. Elle se regarda : ses vêtements étaient brûlé de toute part, et sa tête devait être horrible à voir : les cheveux dans un sale état sûrement et de la suie sur tous le visage.
Lÿn regarda autour d'elle : il n'y avait que du feu. Le ciel, du fait de la fumée, était devenu noir: on se croyait au milieu d'un volcan. Et Glamdring avait raison, le combat devenait de plus en plus inégal. Il fallait absolument faire quelque chose avant que tout le monde ne meure.
- A-t-on avis Glamdring crois tu que l'on devrait abandonner le combat et regagner la bataille dans la vallée?
Le nain se baissa pour éviter un jet de flamme. Lÿn le stoppa et le renvoya sur l'héliopathe tout en y mettant plus de puissance dans l'élément. La créature du mal brûla du fait de la trop grande puissance du feu.
- Je crois que si la situation ne change pas on devrait envisager cette possibilité. Pour le moment il faudrait rassembler en un même endroit l'armée. Le fait de nous éparpiller a été la plus grande erreur que l'on pouvait faire. Sinon il faudrait l'aide des élémentaristes aquatiques mais je sais qu'ils sont très peu chez les elfes, ce qui serait donc inutile.
Après un moment de silence il rajouta :
- Je crois en fin de compte que c'est à toi ou à Aerandïr de décider. Envoi des étincelles doré pour nous prévenir qu'il nous faut replier. Je vais essayer de passer le message à tout le monde.
Le nain partit à toute vitesse et laissa Lÿn seule. Enfin seulement quelque instants car quelques secondes d'après deux héliopathes apparurent derrière elle. Ils envoyèrent en même temps une boule de feu.
- Patronus elementum
Un dôme rouge translucide l'entoura. Les deux sphères frappèrent avec violence le bouclier. Ce dernier ne bougeât pas d'un cil. Lÿn le désactiva pour lancer un sort :
- Boreas frigus
La baguette projeta un vent glacial avec des grêlons. Le vent frappa avec puissance les deux héliopathes les tuant les deux d'un coup.
Lÿn souffla un bon coup. Le fait de garder le sort aussi efficace malgré la chaleur infernal autour d'elle lui avait demandé beaucoup d'énergie.
Elle sortit une potion de sa sacoche et en but le continu entier. Elle sentit l'énergie revenir en elle. Sous l'effet de la chaleur, le verre se dilata et éclata dans sa main. Une légère douleur apparût au niveau de sa main mais disparut aussitôt et la plaie se cicatrisa immédiatement : son animagus n'était pas un phénix pour rien ; les capacités de la créature, hormis celle de la résurrection, était les siennes dorénavant.
Elle sortit une nouvelle fois sa baguette et l'a posa au centre de sa paume :
- Directio Aërandir
La baguette tourna à toute vitesse pendant une seconde avant de s'arrêter. Lÿn regarda la direction de la pointe : la baguette pointai à sa droite.
- Par là ? Ok
Elle partit donc à droite.
A mesure qu'elle progressait dans sa marche, le nombre d'héliopathe augmentait. Par deux fois elle faillit y perdre sa chevelure. Le nombre d'héliopathe concordait aussi avec le nombre de nains et d'elfes calcinés par terre : il y'en avait partout. Les silhouettes étaient inidentifiables. Elle faillit vomir de dégoût. Elle se maîtrisa à temps ce qu'il lui permit de voir la langue de feu qui se dirigeait vers elle. Elle se baissa tout en préparant une contre attaque: une flamme naquit dans sa main.
Elle se releva et projetât sa main en avant : une gigantesque flamme frappa un groupe d'Héliopathe de plein fouet. Certains tombèrent brûler, les autres furent sonnés. Lÿn en profita pour envoyer un sort explosif qui les tua tous.
Aahhhh !
Elle se retourna pour voir un elfe les vêtements en feu, tandis qu'un autre combattait un Héliopathe avec la corne au front la plus grande qu'elle n'avait jamais vu. D'un geste elle fit disparaître le feu sur les vêtements de l'elfe à terre et alla le rejoindre quand une chose qu'elle n'aurait jamais pu pensable se réalisa : l'elfe qui combattait l'héliopathe s'agrippa à ce dernier et l'enserra dans ses bras. Dans la même seconde une flamme le recouvra. La flamme commença à virer à unbleu intense. L'elfe constitué par la flamme cria de douleur. L'héliopathe ne tarda pas à l'imiter. La créature du mal trembla pendant quelques secondes et s'arrêtât de vivre. La flamme se dissipa. L'elfe tomba lui aussi à terre, ses réserves vides d'énergie, et ferma les yeux pour toujours.
Lÿn n'en revenait pas ; l'elfe venait de ce sacrifier. Il avait fait l'attaque la plus puissante chez un élémentariste du feu : utilisez toute son énergie pour réaliser la plus forte combustion possible ; la température atteignait des valeurs démentielles, et on ne pouvait échapper à la mort face à cette attaque. Mais cette attaque demandait beaucoup : c'était un sacrifice. Utiliser toute son énergie équivalait à une mort directe.
Un rire l'a fit sortir de cette torpeur. Un rire joyeux. C'était l'elfe qui était à terre qui riait. Lÿn s'approcha et reconnu, malgré la suie qui recouvrait une partie du visage et une longue plaie qui allait de la joue jusqu'au menton, le vieux Aerandïr, celui qui avait été officialisé général des troupes alliées pour cette partie de la bataille. Malgré la douleur; car plus Lÿn s'approchait, plus elle voyait que le corps de l'ami de son père était brûlé de partout et qu'il ne restait plus une couche de peau intacte; le vieil elfe riait avec joie et répétait sans cesse :
- Il l'a fait ! Il l'a fait !
Lÿn s'agenouilla. Le vieil elfe s'arrêtât de parler mais dès qu'il reconnu le visage de Lÿn il repartit dans son état jovial.
- Tu as vu cela Lÿn ? Je ne pensais vraiment pas que Sùrion allait le faire. Et en plus avec cet Héliopathe ! Hahahaha! Que la gloire accompagne ce gamin jusqu'à la fin des temps !
Ainsi c'était donc Sùrion qui s'était sacrifié. Sùrion, le jeune elfe prometteur, celui qui était mort de peur au début du combat. Il venait de démontrer aux yeux de tous en sacrifiant sa vie qu'il était sûrement celui qui avait eu le plus de courage dans cette bataille. Pauvre elfe, encore si jeune et n'ayant presque pas goûté aux joie de la vie.
Lÿn sortit le flacon de larmes de phénix et alla le verser sur le corps du vieil elfe quand ce dernier retint sa main et l'a regarda avec sérieux dans les yeux :
- Ne fais pas cela Lÿn ! Mon heure est venue! Ne gâche pas cela inutilement! Il vaut mieux que je meurs.
Lÿn à contre cœur reboucha le flacon et le remit dans sa sacoche. Le vieil elfe retrouva immédiatement sa bonne humeur.
- Raconte moi Aerandïr ce qui s'est passé pour que tu te retrouves à moitié mort.
Le vieil elfe souffla un bon coup :
- Les nains m'avaient dits que les conflits entres les chefs chez les Héliopathes étaient fréquent et foutaient une pagaille pas possible dans les rangs de leur armée quand il y'en avait un. Je suis donc parti avec l'aide de Sùrion, à la recherche de l'Héliopathe qui commandait et lorsque nous l'avons enfin trouvé, la bataille s'est engagée. Même à deux contres un c'était du pur suicide. Ton père aurait eu beaucoup de mal à se défaire de ce guerrier. J'ai bien vu et Sùrion aussi d'ailleurs que la situation tournait de plus en plus au désavantage. Et la suite tu l'as connais: je me suis retrouvé à terre et Sùrion s'est sacrifié. Mais maintenant il y'a des conflits internes chez les Héliopathes. A toi d'en profiter Lÿn : tu es maintenant celle qui commande l'armée elfique et des nains dans cette bataille. A toi de prendre les bonnes décisions. Mais Kopf…Kopf!- le vieil elfe commença à cracher du sang- mais dit au monde le courage du jeune Sùrion! Fais ce que je dis ! Vas t-en maintenant.
Le vieil elfe continua à tousser jusqu'à l'étouffement.
Lÿn recula et regarda celui qui avait été un grand elfe. Elle mit sa baguette dans la paume de sa main et lança le sort pour retrouver Glamdring qui devait avoir regroupé l'ensemble de l'armée.
Mais ce qu'avait prédit Aerandïr ne se réalisa pas : les Héliopathes avaient rapidement trouvé un autre chef et s'étaient remis en attaque. Le seul point bénéfique, c'était que l'armée elfique s'était regroupée en un même endroit. Comme elle volait, elle pouvait voir tout en même temps : l'armée des héliopathes s'était beaucoup plus amoindris que celle des elfes mais leur nombre était encore conséquent face à l'armée elfique. Cette dernière, malgré son courage, courait à sa perte. La situation était perdue de ce côté ci de la bataille.
A contre cœur elle leva sa baguette. Des étincelles dorées fusèrent de sa baguette et se propagèrent dans le ciel.
Plusieurs elfes quittèrent la bataille par la voie des airs, mais les nains avaient beaucoup de mal à partir : ils devaient rester concentré sur les héliopathes sinon c'étaient la mort assuré pour eux. Certains brûlèrent vif car ils s'étaient enfuis sans avoir fait attention aux attaques des Héliopathes.
Lÿn se posa devant les nains. Immédiatement les Héliopathes l'attaquèrent. Elle arrêtât dans leurs courses les flammes envoyées. Les nains la regardaient faire, incrédule. Elle se força à tourner la tête malgré l'effort que lui demandait toutes les actions qu'elles faisaient.
- Partez d'ici ! Mais partez d'ici ! Vous courrez à votre perte !
Les nains la regardèrent encore une seconde, puis tous s'inclinèrent et coururent à toute vitesse. Il n'en restait plus qu'un : Glamdring.
- Pars avec eux Glamdring. Je m'épuise…je ne vais plus tenir longtemps !
- Vous sauvez les miens en vous sacrifiant. Il n'est pas dit que je ne ferai rien.
Il sortit son arme et l'a lança. Lÿn sentit une baisse de puissance dans les attaques des Héliopathes : l'arme n'avaient pas raté ces cibles. Il fallait qu'elle saisisse cette occasion pour s'éclipser. Déjà le feu recommença à reprendre de la puissance.
- Les miens sont assez loin.
La défense de Lÿn céda. Elle sauta sur le nain. Ils disparurent dans un « plop » juste avant qu'une flamme immense ne passe à l'endroit où ils étaient l'instant d'avant.
Ils réapparurent dans un endroit où ils faisaient beaucoup moins chaud. Le nain semblait éberlué :
- Comment avez-vous fais cela ?
- Mon Animaë est un phénix. Je peux apparaître où je veux.
Un cri se fit soudainement entendre. Ce qu'elle vit lui fit quitter les pieds de la terre. Non ce n'est pas vrai ! Pas lui ! Pas maintenant !
Tout d'un coup, le « lui » croisa son regard et pour la première fois de sa vie elle y vit de la peur et une immense tristesse se refléter dans ses yeux. « Il » lui adressa un dernier signe de la tête.
Lÿn commença à courir, le plus rapidement possible, malgré toutes les douleurs et blessures qu'elles avaient. Il fallait qu'elle arrive à temps à tout pris. Bon dieu pourquoi était elle aussi lente ? De désespoir elle cria :
-Papa ! Papaaaaaaaaa !
Mais il était déjà trop tard...
- Spher…
Il avait à peine commencé son incantation de défense qu'un sort le toucha de plein fouet et le projeta avec force en arrière. Il tomba dans la poussière, s'écorchant le bas de son dos et dégageant un nuage de poussière qui lui piqua les yeux. Il s'envoya un jet d'eau sur ses yeux et pu voir in extremis un sort se diriger vers lui. Il roula sur le côté et parvins à éviter le sort.
Ëldorë se releva et pointa sa baguette sur les trois Shäzgul devant lui. Quel contraste étonnant : lui faible comme jamais, les vêtements en lambeaux luttant pour sa vie; eux, invincibles et jouant avec lui. Il regarda sur le côté : Aldebaran, le griffon, était à terre, assommé dès le début du combat par les attaques des puissantes créatures des Ténèbres. Il était seul face à ses damnés créatures et il n'avait presque aucune chance de survivre
Il fit un long mouvement fluide avec sa baguette :
- Transfigo
Un éclair rouge sortit de sa baguette et se dirigea vers les Shäzgul. Un des trois planta son bâton dans le sol. Immédiatement après un dôme translucide apparût et bloqua le sort.
Ëdolrë baissa sa baguette et contempla le désastre : même des sorts puissants n'arrivaient pas à ébranler les protections des Shäzgul.
- On ssssse sssssent ssssseul elfe? Tu ne peux rien contre notre puisssssanccccce. Tes pouvoirs médiocres ne peuvent rien contre les forccccces des Ténèbres. Ccccce sssssoir nous vengerons nos frères, morts par la faute de tes ancccccêtres. Puis nous masssssacrerons chacun de tes amis à commencccccer par le sssssorcier. Tu vas décccccevoir les esssspoirs portés sur toi car tu es incapable de nous toucher.
Eldorë, à ce moment là, se sentait seul, comme jamais il ne l'avait été dans sa vie. Il était inutile dans cette bataille. Incapable de se battre. Que penserait Lÿn si elle le voyait ? Que penserait les elfes si on le voyait, lui un des elfes les plus respecté et descendant d'une des familles les plus prestigieuses?
Une rage immense l'envahit : il n'allait pas se laisser faire, il n'allait pas mourir sans avoir tué au moins une de ces créatures des Ténèbres. Il sentit sa magie circuler plus librement dans ses veines. L'air devenait de plus en plus électrique : les Shäzgul commencèrent à comprendre ce qui se passait.
Ëdolrë, tendit son bras et envoya valser magiquement et sans baguette un premier Shäzgul contre une paroi rocheuse. Les deux autres Shäzguls se retrouvèrent soudain en l'air sous l'emprise de l'elfe. Ce dernier les projetât l'un sur l'autre. Il les avait enfin touché.
Il invoqua ensuite son élément en faisant apparaître une tornade sur les trois Shäzgul. Dès qu'il sentit que la tornade était assez puissante, il l'a fit disparaître, faisant propulser les trois Shäzgul à terre. Pendant un moment il crût qu'il les avait tué mais les trois se relevèrent en prenant appui sur leur bâton.
Il leva une nouvelle fois sa main. Le vent se leva une nouvelle fois et frappa de toute sa puissance. Les trois Shäzgul plantèrent leur bâton dans la terre et s'y cramponnèrent. Ëdolrë essaya de mettre plus de puissance dans son élément mais rien à faire, les Shäzgul restaient bien en place. Il brisa son effort car ce dernier n'avait aucun effet autre que celui de l'épuiser.
Les Shäzgul avaient été touchés physiquement par ses deux attaques et ils n'avaient pas apprécié cela du tout :
- Nous voulions une mort lente et douloureussssse pour toi mais finalement tu ne nous laissssses pas vraiment le choix! Mes frères il est temps de montrer la véritable force des Shäzgul !
Les trois Serviteurs des Ténèbres brandirent à l'unisson leur bâton en direction d'Ëdolrë. L'elfe sentit tout d'un coup qu'il n'arrivait plus à respirer. Il mit ses mains au niveau de sa gorge, voulant retirer la prise magique invisible qui lui enserrait le cou. Il commença à tousser. Soudain ses pieds quittèrent le sol et il se retrouva à deux mètres en l'air. Il avait absolument besoin d'air.
Les Shäzgul baissèrent leur bâton : Ëdolrë fut projeté au sol. Tout son corps le torturait. Il se mit à genoux et cracha du sang. Il vit les Shäzgul l'entourer : le combat était fini et il allait mourir. Toutes ses pensées allaient vers Lÿn. Que deviendrait elle ? Survivra t-elle à la guerre ? Que pensera t'elle de lui ?
Aahhhhhhh !
Un des Shäzgul avaient enfoncé ses griffes dans sa peau et l'avait retourné sur le dos. Des larmes de douleurs lui brûlèrent les yeux. Il réussit néanmoins à voir les visages démoniaques des trois Shäzgul. Une sorte de joie perverse se lisait dans leur regard. Il n'avait pas réussi à en tuer au moins un. Quel déshonneur ! Il était plus faible que ses ancêtres.
Un Shäzgul tapa le sol avec son bâton. Un bloc de glace se forma autour de chaque bras et de chaque jambes, l'emprisonnant : il ne pouvait plus rien faire. Il essaya de toutes ses forces de briser la glace mais cette dernière était trop forte. Les Shäzgul rirent de sa déconvenue. Il était prisonnier, seul et surtout étendu en croix à la merci de ses pires ennemis.
- Avec ta mort, ta lignée va disssssparaître et nos frères ssssseront vengés.
Le Shäzgul à sa droite leva son bâton à la verticale. Le bout devint tout d'un coup pointu.
- Que ce coup sssssoit la vengeanccccce pour la mort de notre premier frère !
Et il l'enfonça dans le ventre d'Ëdolrë.
AAAAAAAAAAAOOOOAAOOOOOOOOHHHHHHHH !
La douleur était atroce. Il sentait le sang couler à flot et se répandre dans tous son corps.
Il ne voyait que le visage de Lÿn dans sa tête ; il la suppliait :
- Lÿn s'il te plait ! Viens m'aider. J'ai besoin de toi.
Le Shäzgul à sa gauche brandit son bâton.
- Que la mort de notre second frère soit vengée par mon arme !
Le bâton transperça le ventre d'Ëdolrë au niveau du foie.
AAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHH !
Un nouvel hurlement de douleur s'échappa de la gorge d'Ëdolrë. Il cracha du sang. Il avait atrocement mal.
- Lÿn aide moi ! Lÿn !
Le dernier Shäzgul enjamba le corps d'Ëdolrë et se plaça devant lui. Comme les deux autres il éleva son bâton :
- Et que par ce dernier coup, soit venger notre troisième frère.
Et pour la troisième fois, son ventre se fit transpercer. Mais il avait tellement mal qu'il ne sentit pas le bâton s'enfoncer et détruire ses organes vitaux.
- Par ta mort, nos frères seront vengés et plus personne ne fera face aux Shäzgul. Adieu dernier descendant. Bienvenue en enfer. Enfer où tu retrouveras dans quelques instants le sorcier et ton peuple...
Mais Ëldorë ne les écoutait pas. D'ailleurs il ne les revit pas partir sur leur monture. Il se fichait pas mal de ce qui se passait maintenant. Il allait mourir. Il allait disparaître de ce corps pour toujours. Il sentait le voile noir de la mort se recouvrir peu à peu sur ses yeux. La seule chose qui le préoccupait encore était de ne pouvoir voir une dernière fois la jeune elfe qu'il aimait par-dessus tout. De désespoir il cria :
- LLLLLLYYYYYYYYNNNNNNNN !
Il avait utilisé l'ensemble des forces qu'il lui restait. Il allait bientôt quitter cet enfer. Ses yeux se fermèrent petit à petit. Il eut juste le temps de voir la couleur du ciel viré au doré, mais c'était tout simplement impossible, il commençait à dérailler. Finalement il mourrait blessé et fou…
- Expello
L'elfe noir s'envola et frappa durement un groupe de trois elfes noirs les faisant tous tomber à terre. Dragën agita sa main. Un feu apparût au niveau des elfes noirs et les brûla tous. Il se retourna et lança un sort sur le manticore qui se jetait sur lui :
- Frigero
Le sort toucha la créature en plein saut. Cette dernière sous l'effet du sortilège, se transforma en glace. La créature, ressemblant maintenant à une statue de cristal, tomba et se brisa en mille morceaux.
Cet effort lui avait demandé de l'énergie, il sortit une fiole de sa besace et la porta à ses lèvres. Immédiatement après il sentit comme une seconde jeunesse en lui. Il pouvait maintenant affronter son ennemi et remplir ainsi son rôle dans cette bataille.
Dragën se retourna et fixa An-Lhak : il avait détruit toutes les créatures que le roi des elfes noirs lui avaient envoyé. L'endroit en témoignait. Des elfes noirs, des manticores et même un Héliopathe jonchaient le sol.
An-Lhak poussa l'ensemble des morts d'un simple coup de baguette, comme si c'était une simple poussière, dégageant ainsi un espace vide assez grand :
- Je pense que cela serait plus pratique pour nous si on a plus de place? Ne penses tu pas Dragën ?
- L'espace n'a rien à voir avec l'issue du combat. Je te tuerai quoi qu'il arrive et cela sera la fin de ton espèce !
L'elfe noir rigola.
- Penses tu vraiment me tuer Dragën? Penses tu vraiment que la race des elfes noirs disparaîtra après cette bataille ? Regarde toi-même ! Les tiens perdent ! Tes alliés se font écraser de minutes en minutes… Ce ne sont pas les elfes noirs qui sont finis mais les elfes!
Le serpent rouge du roi se baladait au pied de son maître. Ce dernier lui parla en fourchelangue et le serpent s'éloigna. Dragën se retourna juste à temps pour voir An-Lhak baisser sa baguette et envoyant un sort.
- Defenso
Le bouclier arrêta le sort. Dragën contre attaqua tout de suite :
- Deflagratio
Une immense flamme sortit de sa baguette et fut arrêter dans sa course par un mur d'eau. Dragën mit fin au sort et en renvoya un autre tout en faisant un simple geste de la baguette :
- Calidum
L'eau du mur, sous l'effet du sort, s'évapora. An-Lhak créa un bouclier autour de lui pour se protéger de la vapeur qui aurait pu lui engendrer de graves brûlure et ainsi le blesser gravement.
An-Lhak fit apparaître une sphère noire, parcourue d'arc électrique, dans sa main et l'envoya de toutes ses forces sur Dragën. Elle passa largement au dessus de l'elfe. Dragën était surpris : An-Lhak était connu pour ne jamais rater ses coups... Pourquoi son attaque avait elle été aussi ratée ?
Malgré cela le roi des elfes noirs souriait à pleine dent comme s'il était content de son coup. Un bruit étrange se fit entendre derrière lui et il comprit enfin pourquoi la sphère était passée largement au dessus de lui. Il se retourna à toute vitesse et vit la sphère noire revenir à pleine puissance vers lui. Il pointa sa baguette dessus :
- Eruptio
Le sort percuta la sphère. Une immense explosion eût lieu et créa une onde de choc qui propulsa Dragën en arrière.
-Endoloris
Le vieil elfe n'eut pas le temps de se relever qu'il fut touché par le sort de souffrance. Il sentit comme si ces os allaient brûler, et sa tête voulait éclater. Jamais il n'avait ressentit une aussi horrible douleur,… mais il n'allait pas crier, il n'allait pas le montrer: jamais il ne donnerait ce plaisir à An-Lhak.
Malgré le supplice il pointa sa baguette sur l'elfe noir :
- Expello
L'elfe noir fut projeté à pleine puissance en arrière. Dragën se releva difficilement. Tous ses membres le torturaient mais il savait que cela aurait pu être pire car il avait arrêté une partie du sort grâce à une des facultés de son Animagus.
An-Lhak se releva. Tous deux se regardèrent puis sans s'en rendre compte ils lancèrent le même sort :
-Expelliarmus
Ils furent touchés tous les deux par le sort et leurs baguettes s'échappèrent de leur main. Sans perdre une seconde, Dragën envoya valser An-Lhak contre une paroi rocheuse grâce à la magie ancienne. L'elfe noir frappa avec violence, et glissa sur le sol. Dragën fit venir sa baguette dans sa main. Il sentit sa paume refermer sur le bout de bois. Tout d'un coup une force puissante le fit voltiger en l'air. Il percuta à toute vitesse quelque chose qu'il ne vit pas mais qui lui déchira un cri de douleur. Puis il sentit de nouveau la prise invisible le prendre et le faire quitter la terre.
Il se trouvait à trois mètres au-dessus du sol. En bas, An-Lhak pointait sa baguette sur lui. Dragën se transforma en dragon, son Animagus. Il envoya un jet de flamme sur An-Lhak, prenant ainsi l'ascendant sur lui, qui fut obligé de se protéger en contrant par un jet de vent glacial. Dragën, sous la forme du dragon, sentait de plus en plus qu'il était en train de perdre l'avantage tactique qu'il avait gagné : le sort du roi des elfes noirs devenait de plus en plus puissant et arrivait à contrer la flamme. Il se retransforma en elfe et tomba lentement vers le sol.
- Flagro Iactus
Une immense flamme sortit de sa baguette et entoura l'elfe noir. Celui-ci fit un geste avec sa baguette et la flamme se déroula de lui. Il contre-attaqua immédiatement. Dragën vit le sortilège de couleur blanc-bleu électrique lui toucher ses jambes. Ces dernières se retrouvèrent congelé dans un bloc de glace. Il utilisa son élément pour faire fondre la glace tout en se protégeant derrière un bouclier pour éviter l'attaque d'An-Lhak.
Son bouclier explosa sous le sort et fit tomber Dragën en arrière. Il se releva rapidement pour voir l'elfe noir lancer un sort puissant : la terre commença à se fissurer sous l'action du sortilège et le sol tremblait.
- Försvare
Le bouclier arrêta le sort et le sol ne se fractura plus. Il abaissa sa baguette vers An-Lhak :
- Tonare
Des éclairs sortirent de sa baguette et se dirigèrent vers l'elfe noir. Ce dernier mit sa baguette devant lui, la tenant des deux mains et murmura quelque chose. Pour une raison inconnue les arcs électriques se regroupèrent devant la baguette d'An-Lhak et commencèrent à former une sphère. Dragën ne comprenait pas ce qui se passait avec son sort, ce qui éveilla le sourire de l'elfe noir. A mesure qu'il mettait plus de puissance, la sphère grandissait à vue d'œil. Finalement il arrêta son sort. An-Lhak était toujours là, tenant de ses deux mains sa baguette, avec la sphère parcourue d'arc électrique juste devant. Il prononça une formule que Dragën ne parvint à entendre. Les arcs électriques formant la sphère partirent d'un coup dans sa direction. Il leva sa baguette :
- Scutum
Le bouclier se forma à temps mais ne pu résister aux attaques dévastatrices des éclairs et se brisa. Plusieurs éclairs touchèrent Dragën et le projetèrent en arrière. Il se releva un peu sonné, sa vue légèrement floue, ses membres douloureux. Comment avait il pu être aussi négligent? Comment avait il pu ne pas comprendre pourquoi son attaque avait échoué et surtout retourné contre lui? Il s'était fait avoir une fois et avait failli en mourir.
An-Lhak se rapprocha de lui et envoya un sort. Dragën le contra et lui renvoya grâce à un bouclier de retour à l'envoyeur. An-Lhak se le prit en pleine poitrine et tomba au sol. Dragën saisit l'occasion qui se présentait à lui. Il lança avec toute sa puissance :
-Deflagratio
An-Lhak cria de douleur. Puis les hurlements disparurent. Dragën arrêta alors l'attaque. Le temps s'était comme arrêté. Son adversaire était au sol et ne bougeait plus du tout et pour la première fois il parvint à entendre le bruit de la bataille qui régnait malgré la distance qui le séparait des autres combattant. Il marcha vers l'elfe noir où une fumée opaque se dégageait du corps. Le vieil elfe se sentait soulagé. Avait il enfin détruit le roi des elfes noirs, son ennemi juré? Avait il gagné son duel? Il ne l'osait espérer.
Soudainement quelque chose s'enroula autour de sa jambe. Il n'eut pas le temps de regarder qu'il fut projeté au loin, contre une paroi rocheuse. Son dos heurta douloureusement la pierre. Il glissa, les ailes contre la paroi. Une fois de plus il était un peu sonné. Il essaya de se lever mais ses reins lui firent mal. Il regarda devant lui.
Avec une certaine peur, il vit le corps inanimé de l'elfe noir bouger, puis se lever et se diriger avec lui. Ses poils se dressèrent. Non c'était impossible : personne ne pouvait pas résister à une telle chaleur!
Dragën leva ses yeux vers le visage de An-Lhak. Une immense peur apparut alors en lui. Le visage de l'elfe noir avait été brûlé au trois-quarts, la peau avait disparus à plusieurs endroits laissant place à de la chair brûlée; il ne restait presque plus de cheveux et les poils de sa barbe avait été calciné ; les lèvres étaient éclatées; mais ce qui effraya le plus Dragën c'était la haine pure à son égard qu'il voyait dans l'unique œil rouge de l'elfe noir, l'autre œil, maintenant noire, avait grillé. Dragën se sentit décourager : An-Lhak avait réussi à résister à son attaque, il avait réussi à vaincre les flammes et surtout la mort. Et c'est avec désespoir qu'il s'avoua qu'An-Lhak était bien plus fort que lui. Jamais il n'aurait pu résister à son attaque. Pour la seconde fois de sa vie, il pensa à sa mort : elle était toute proche, il l'a sentait venir.
- Je te hais Dragën! Je te déteste toi et ta fichue race! Regarde ce que je suis devenue!Tu n'as pas réussi à me battre Dragën! Tu n'as pas réussi à me tuer ! C'est à mon tour de prendre ma revanche. Et cela sera encore plus douloureux que mes brûlures je te le promets !
L'elfe noir brandit sa baguette et la pointa sur la roche au-dessus de Dragën et dit d'une voix haineuse et puissante :
- Perficio
Dragën se baissa et évita le sort de peu. Le rayon percuta la roche derrière lui en émettant un gong assourdissant. Des bruits de fissure se firent entendre : Dragën se retourna et vit avec effroi le mur de roche se fracturer de toutes parts. La paroi allait s'écraser sur lui.
L'avalanche commença rapidement. Un premier bloc de roche assez énorme se détacha de la paroi et tomba en direction de Dragën. L'elfe sortit sa baguette et freina, jusqu'à l'arrêt total, la pierre. Un autre bloc se sépara de la falaise entraînant dans sa course une partie de cette dernière. Ils furent tous bloqués par le sort de Dragën. Son effort lui demandait de plus en plus d'énergie. Il sentait la pression de plus en plus importante : c'était comme si c'était lui qui portait la falaise sur ses épaules.
An-Lhak sortit sa baguette et la pointa sur le vieil elfe. Dragën ne savait plus quoi faire car dans les deux cas il était perdant : soit il se faisait toucher par le prochain sort de l'elfe noir, soit il annulait le sort qui permettait aux blocs de pierre de rester fixe dans l'air pour se permettre de se protéger de l'attaque d'An-Lhak mais il se faisait écraser en contrepartie pas la falaise. Ou encore…
- Tu es à ma merci Dragën! Necis Abl…
Dragën ne perdit pas une seconde et avec toute la puissance qu'il possédait, il propulsa l'ensemble des blocs sur An-Lhak. L'elfe noir se ravisa au dernier moment et mitrailla les blocs de sorts qui firent exploser ses derniers en milliers de morceaux.
Dragën prit son envol et se stationna à quatre mètres de hauteur. Il se concentra. Immédiatement il sentit le flot magique parcourir l'intégralité de son corps. Il lui restait encore assez de puissance pour ce qu'il voulait faire. Il fit de longs mouvements compliqués avec sa baguette tout en murmurant une formule :
- Ô, Maître des airs, terreur de la terre, sage parmi les puissants ;…
A mesure qu'il avançait dans sa formule il sentait sa baguette brûler sous l'afflux de puissance.
-… ; Entend l´appel de celui avec qui tu vis depuis le début des temps ;…
Elle commença à briller. Entre temps il se sentait se vider de plus en plus.
-… ; Libère-toi, Libère ton pouvoir, Montre-toi, Montre ta puissance…
Sa baguette n'était plus qu'un amas de lumière. Il ne restait plus la dernière partie de la formule à dire. Et c'est avec une puissance hors norme qu'il cria les derniers mots magiques :
- Jag nägra kallar att den dragon vem är in mej!
Un immense dragon de lumière sortit de sa baguette et piqua vers un An-Lhak effrayé. L'elfe noir dessina un cercle avec sa baguette : un solide dôme noir translucide apparut. Dôme qui n'effraya pas le dragon, qui parut le traverser sans difficulté. Dragën vit au ralentit la créature de lumière traverser de part en part le corps d'An-Lhak. L'elfe noir tomba lentement en arrière, emporté par le dragon.
Le dragon repartit dans les cieux ou il explosa en milliers d'étincelles dorées qui retombèrent au sol.
Dragën souffla un peu. Ce dernier sort l'avait vraiment épuisé. Il n'y avait presque plus de magie en lui.
Il regarda devant lui : quelque chose avait attiré son regard… Il n'en croyait pas ses yeux! An-Lhak était encore vivant. Mais il n'allait pas se faire avoir une seconde fois. Il se dépêcha de se poser et pointa sa baguette sur le torse de l'elfe noir. Ce dernier regardait avec effroi, de son unique œil, le bout de bois tout en reculant en s'aidant de ses bras.
- Tu as perdu An-Lhak, roi des elfes noirs! Ta fin est arrivée.
- Le crois tu vraiment Dragën ? Crois tu vraiment qu'après avoir réussi à vaincre la mort par deux fois, je ne le puisse le réussir une troisième fois? Penses tu pouvoir m'assassiner alors que je suis sans défense? Deviendrais tu lâche? Tu pourrais y perdre ton honneur!
Dragën en avait assez. Il était temps qu'il le tue. Cette fois c'était sûr, le duel était fini, plus rien de mauvais ne pouvait arriver maintenant. Et c'est avec un plaisir infini qu'il leva sa baguette et commença à prononcer les mots de la mort :
-DeflagraaAAAAAAAAHH!
Quelque chose de crochu s'était plantée dans sa jambe droite. Le serpent rouge de l'elfe noir lâcha prise et alla rejoindre son maître. Dragën regarda le sang coulé abondamment sur le sol.
- Perficio
Il n'eut le temps de se protéger. Il sentit le sort fatal traverser son corps au niveau de son poumon gauche. Lentement alors, il tomba sur les genoux, toussant du sang qui lui obstruait le poumon et l'empêchant de respirer convenablement.
Le visage au trois quarts calciné d'An-Lhak apparue, un sourire pervers aux lèvres :
- Ainsi donc meurs Dragën le plus puissant elfe depuis la création d'Anduin! Mourir par la faute d'un serpent! Pathétique et méprisable!
Il s'était fait avoir une nouvelle fois encore. Et par une créature dénouée de toute puissance magique! Lui le plus puissant des elfes ! Se faire avoir par un simple serpent.
De plus sa tête lui faisait horriblement souffrir.
- Le venin de ce serpent est très douloureux et surtout mortel comme tu dois le savoir. Même le sang de dragon que tu portes ne pourra te sauver. Lentement il va détruire un par un tes neurones. Tu sens déjà le Mal qui s´infiltre dans chaque recoin de ton cerveau, détruisant peu à peu chaque connexion. Et ton souhait le plus cher c´est que ta tête éclate pour ne plus ressentir aucune douleur. Mais tu te seras vidé de ton sang avant que cela n'arrive, c'est dommage,… Hahahahhahaha!
Dragën n'allait pas mourir en baissant les yeux comme un lâche. Il avait fait tout ce qu'il pouvait et il n'avait pas réussi. Un éclair apparut à plusieurs centaines de mètres d'eux ainsi que deux silhouettes, une petite et une autre un peu plus grande et surtout plus familière.
- Lÿn, murmura t'il dans un souffle.
Pourquoi le destin devait t'il jouer de tels tours? Pourquoi devait il mourir sous les yeux de sa propre fille?
C'est à ce moment là qu'il croisa son regard, et malgré la distance qui les séparait il y vit la peur dans son regard si bleu, le regard de sa mère, partie trop tôt. Il l'a vit commencer à courir mais il était trop tard. Toutes les larmes de phénix du monde ne pourraient le sauver. Il sentait de plus en plus le poison le détruire à petit feu.
An-Lhak continuait de lui parler mais il s'en fichait pas mal. La mort ne l'effrayait plus.
Il poussa un cri de douleur. An-Lhak lui avait tranché une de ses jambes et lancé un doloris dans la seconde suivante.
- Je vais te laisser Dragën! Il faut que je m'occupe de ce qui reste de ton peuple!
L'elfe noir siffla et un grand manticore apparut galopant à toute vitesse vers eux. Il ne vit pas le roi des elfes noirs partir vers le centre de la bataille en poussant des hurlements bestiaux. Il était obnubilé par sa fille qui s'approchait de plus en plus vers lui.
Il pu mieux distinguer son visage : elle était couverte de suie et ses cheveux étaient brûlé à certains endroits. Elle se jeta sur lui :
- Papa ! Cria t'elle avec désespoir.
- Lÿn…-il cracha sans faire exprès du sang sur sa fille- …je ne vais…plus te…nir longtemps.
- Ne t'inquiète pas je vais t'aider, dit elle paniquée, j'ai des fioles de larmes de phénix. Tu vas voir, je vais te guérir.
Elle sortit une fiole pleine de sa besace. Elle dévissa le capuchon. Elle alla en verser le contenue sur Dragën quand elle lâcha tout et porta sa main à son cœur et cria de douleur. Elle revint à elle la seconde d'après et murmura dans un souffle « Ëdolrë ». Dragën toussa une fois de plus.
- Que s'est il pass…ssé Lÿn?
- J'ai…j'ai cru qu'Edolrë était en danger ou…blessé! C'était comme si je ressentais sa douleur et qu'il m'appelait à l'aide. Sûrement un moment d'égarement…Non je t'assure que ce n'est pas grave! Ce devait être un rêve un peu trop réaliste…
- Lÿn, ma fille, il faut que tu comprennes quel l'a… kopf…kopf -il cracha une nouvelle fois du sang-… que l'amour est un immense pouvoir! Ne l'ignore pas! Quand je serai…mort, il faudra que…
- Ne t'inquiète pas papa je vais te sauver…
- Ta fiole s'est bri…sée.
- J'ai encore quelques fioles- elle fouilla dans sa sacoche et soudain son teint vira au blanc- Mais…Par Merlin faîtes que cela ne soit pas vrai…
Elle commença à agiter sa besace frénétiquement. Elle était comme désespérer. Elle se mit à taper le sol.
- Oh papa je suis tellement désolé! Toutes mes fioles sont vides! …Mais ne t'inquiètes pas je vais te sauver! Je ne vais pas te laisser comme cela.
Elle retroussa ses manches et alla poser ses mains sur les blessures de son père comme son cœur lui fit déchirer un hurlement douleur. Cette fois ci la douleur avait été violente.
- Ëdolrë est griè…vement blessé, je sens qu…il m'app…elle. Je ne sais pas com…ment mais …il a bes…oin de m…oi !
Dragën regarda sa fille et su que sa dernière chance de survivre avait disparue : Lÿn malgré son grand pouvoir de guérison, dû au phénix, ne pouvait guérir qu'une seule personne car ce pouvoir demandait tellement de puissance que c'était comme si elle se sacrifiait elle-même. Même si elle s'administrait la plus puissante potion de régénérescence, elle ne pouvait sauver deux vies en même temps. Il la regarda dans les yeux et il ne pu supporter ce qu'il y vit. Il voyait dans son regard le désespoir: elle ne pouvait choisir entre son père et son amour, mais elle devait en trahir un. Cruel dilemme qu'était le sien. Elle était complètement perdue et il sut ce qu'il lui restait à faire.
Alors malgré le peu de force qu'il lui restait, Dragën repoussa lentement les mains de sa fille :
- Garde tes lar…mes pour l'Amour, Lÿn. Ëdolrë…en aura plus besoin que…moi! Mon temps est venu de quitter…cette terre et de rejoindre ta mère.
- Je n'ai pas envie que tu m'abandonnes, papa! Je n'en ai pas envie! Je n'ai pas envie que tu partes si tôt comme Maman!
Lÿn était au bord des larmes. Elle allait craquer. Mais il fallait qu'elle s'en aille si elle voulait sauver Ëdolrë.
- Tu ne peux pas savoir à quel point tu ressembles à ta mère! Tu es si belle, comme elle!
- Papa ! Je ne veux pas…Aaaahhhh!
Elle se tint une nouvelle fois le cœur. Cette fois l'attaque avait été dévastatrice.
- Lÿn écoute-moi bien… Pars avant… qu'il ne soit trop… tard! Exécute la mi…la mission qui m'a été décerné. Venge-moi. Et puis…marrie toi avec Ëdolrë…et…fait un bel enfant et raconte…lui comment était…son…grand-père! Apprend…lui les…plaisirs de la vie…Mais pars ma fille! Je ne t'abandonne…rai pas, je vivrai éternellement …dans ton cœur!
Lÿn l'enserra dans ses bras une dernière fois. Dragën sentit ce corps chaud le brûler alors que lui était si froid. Elle lui murmura à l'oreille:
- Papa, je…je suis enceinte!
Il s´aperçut qu´elle le lâchait. Pour la dernière fois de sa vie ils s´étaient touchés. Il l´a vit s´éloigner en reculant, les yeux embués de larmes.
Il sentit tout drôle tout d'un coup. Il allait être grand-père. Mais ses blessures se réveillèrent et lui rappelèrent qu'il allait bientôt mourir et qu'il ne verrait jamais son petit-fils ou sa petite fille. Malgré la douleur qui le tiraillait, il sourit et lui adressa une dernière parole :
- Je t'aime Lÿn.
- Je t'aime aussi Papa.
Une larme coula de son visage si beau, si parfait, et elle disparut dans un éclat de flamme.
Le ciel changea soudainement de couleur. Il prit l'instant de quelques secondes une teinte allant du doré à un blanc éclatant : la couleur de l'espoir, celle de l'Ardargris. Avec un pincement au cœur il pensa au sorcier qu'il avait amené ici pour combattre et peut être mourir... Mais il savait au fond de son cœur que le sorcier survivrait à cette épreuve pour devenir encore plus fort : sa légende ne faisait que de commencer…
Il se sentit de plus en plus léger. Il ne ressentait plus de douleur. Un halo de lumière apparut devant lui. Il en sortit une femme si magnifique, si brillante que le soleil n´était rien comparé. Elle était vêtue tout de blanc. Ses yeux d'un bleu céleste et ses longs cheveux noirs glissant le long de ses épaules de la même manière que Lÿn lui fuirent rappeler de nombreux souvenirs. Elle lui adressa un sourire si beau qu'il ne pensa plus à autre chose.
- Je t'attendais Lÿra…
Et son âme partit rejoindre la personne qu'il avait aimé le plus au monde après sa fille:la mère de cette dernière.
Orofornë lui frappa la main d´un coup de pied. La douleur lui fit lâcher son épée mais elle réussit à la prendre de son autre main et envoya sans perdre une seconde une attaque au niveau du flanc droit de l´elfe. Ce dernier repoussa avec force l´épée de l´elfe noir qui tomba en arrière. Elle évita le coup d´Orofornë en faisant une roulade arrière. En se relevant, elle sortit discrètement sa baguette et la pointa sur Orofornë :
- Sectum
- Scutum
Le sort fut contré par un bouclier.
- Alors petite sœur, on n´arrive pas à me toucher? Les tiens t´ont vraiment ramolli…
Elle envoya son frère voltiger dans les airs. Ce dernier retomba au sol sur ses deux jambes, comme si il ne s'était rien passé.
- Je ne suis plus ta petite sœur! Vas-tu enfin comprendre? Tu n'es plus rien pour moi !
Mais tout cela était faux et elle avait horreur de mentir. Cela lui faisait souffrir de dire ça. C'était son frère, celui qui avait été son camarde de jeu, son ami, son protecteur, son confident, et surtout son jumeau. Et malgré cela elle était obligé de le toucher, de le combattre pour ne pas qu'il meure. C'était paradoxale et complètement idiot : le combattre pour sauver sa vie ? Comment Orofornë pouvait il savoir qu'un des Serviteur des Ténèbres était précisément en train de les regarder perversement pour voir si elle remplissait bien sa mission?
Quelqu'un devait tuer Orofornë et elle s'était sacrifiée car elle savait qu'elle seule pouvait le sauver. Mais les Serviteurs des Ténèbres connaissaient son lien avec sa victime. Et en l'apprenant, An-Lhak avait décidé que l'une de ses créatures des Ténèbres à la physionomie de serpent devait rester auprès d'elle pour voir si elle remplissait bien sa mission. Et maintenant elle devait jouer un jeu. Elle devait amener la haine entre elle et son frère pour que le Serviteur des Ténèbres soit berné. Elle se savait incapable de tuer son frère et surtout impuissante face à la créature des Ténèbres qui devaient se trouver tout juste à côté d'elle. Mais à deux et connaissant Orofornë comme personne, il y avait une chance pour qu'ils puisse réussir renvoyer le Serviteur des Ténèbres en enfer.
Elle sentit un souffle puissant la frôler : un sort puissant venait juste de passer à côté d'elle.
- Alors on rêve maintenant Lorièn?
Elle agita sa baguette : une vague d'étincelle rouge se dirigea vers Orofornë. Celui-ci contra facilement d'un geste de la baguette:
- Ne me dis pas que c'est tout ce que tu sais faire? Laisse moi rire !
Bien sûre qu'elle connaissait d'autres sorts, beaucoup plus puissant. Mais ils épuiseraient rapidement son frère et elle avait besoin de toute son énergie contre la créature des Ténèbres. Mais comment lui faire comprendre qu'elle ne voulait pas le tuer, mais juste le sauver? Si elle disait un simple mot, c'en était fini d'Orofornë.
- Expello
Elle ne vit le sort qu'à la dernière seconde et n'eut le temps de se protéger. Elle se sentit projeter en arrière. Ses fesses touchèrent un sol assez dur. Elle leva ses mains et les vit pleines de poussières. Elle regarda au sol et vit distinctement l'empreinte de ses mains. Une idée apparut dans son esprit et elle était excellente. Elle allait se permettre un sourire quand elle se rappela que la créature des Ténèbres était toujours là, parmi eux.
Elle fit glisser une de ses jambes le long du sol et commença à tracer plusieurs symboles avec un pied tout en levant sa baguette en l'air :
- Solaris
Une immense lumière blanche aveugla Orofornë ainsi que sûrement la créature des Ténèbres. Elle réussit à terminer ce qu'elle voulait avant la fin du sort. Elle se releva et admira ce qu'elle avait fait. Un message était tracé dans la poussière. Un appel à l'aide : SAUVE MOI. Il fallait maintenant qu' Orofornë puisse le trouver avant le Serviteur des Ténèbres. Elle lui lança un sort. L'elfe contre attaqua immédiatement tout en marchant vers elle. Encore quelque mètres et il allait se trouver devant le tracé. Tout d'un coup il s'arrêtât de marcher et observa le sol. Il resta un moment interdit. Elle savait qu'elle devait réagir au plus vite avant que le Serviteur des Ténèbres ne se doute de quelque chose. Elle pointa sa baguette sur son frère :
- Endoloris
Le sortilège toucha son frère qui s'écroula sous la douleur. Elle ressentit elle aussi cette douleur. Comment pouvait t-elle faire aussi mal à celui qu'elle aimait le plus au monde ?
Il l'a regarda d'un air totale d'incompréhension. L'espace d'une seconde, elle quitta le masque de non émotion qu'elle s'était forgée et imita la moue qu'elle faisait à son frère, quand elle était petite et qu'elle avait réalisé une bêtise, pour l'inciter à ne pas le dire aux parents. Pour son plus grand bonheur, il lui adressa un clin d'œil et un sourire de pur bonheur, malgré la douleur qu'il avait ressentit quelques secondes auparavant, signe qu'il avait compris et qu'il lui pardonnait. Elle ne put s'empêcher de rire tellement elle était contente de retrouver son frère, comme il était, bien des années auparavant.
Elle n'avait jamais aimé les elfes noirs. Elle n'avait jamais approuvé leur culte du pouvoir mais elle savait qu'elle devait se sacrifier et elle avait enfin retrouvé sa vrai et seule famille : Orofornë.
N'oubliant pas que la créature des Ténèbres devait toujours les observer, elle continua son rire pour faire croire qu'elle avait aimé le faire souffrir :
- Une nouvelle dose de douleur Orofornë ou tu en assez?
- Tu t'abaisses à ça, petite sœur ? Tu crois que c'est la souffrance physique qui va me détruire. Je te croyais plus intelligente!
- Deflagratio
Une immense flamme sortit de sa baguette et se dirigea droit vers Orofornë. Ce dernier fit apparaître un mur d'eau qui repoussa le feu.
Elle fit disparaître la flamme. Son frère fit comme elle l'avait espéré : l'eau qui avait constitué le mur se répandit sur le sol et effaça le message. C'était déjà une chose de faîte. Elle devait maintenant trouver un moyen pour lui parler du danger qui les menaçait tous les deux.
Elle envoya un autre sort, bien puissant que tous ceux qu'elle avait fait auparavant, mais fit exprès deviser légèrement à côté. Orofornë se rapprochait de plus en plus. Il était maintenant trop près et elle savait que le Serviteur des Ténèbres trouverait cela bizarre si elle ratait encore sa cible.
Orofornë dégaina son épée. Elle fit de même. Il se jeta sur elle. Elle para. Les deux épées se bloquèrent.
- Qu'est ce qui ce passe, Lorièn ? Murmura t-il rapidement presque sans bouger les lèvres.
Elle repoussa son épée avec force et le déséquilibra. Il tomba en arrière sur le sol.
- Alors on ne tient plus sur ses jambes Orofornë? La petite douleur de tout à l'heure t'a autant paralysé?
Elle brandit son épée et comme elle se l'était prédite, son frère lui fit un croche-patte et elle tomba au sol. Aux yeux de la créature des Ténèbres il se battait vraiment mais en fait il ne faisait que répéter un schéma de jeu lorsqu'ils étaient enfants. Orofornë se redressa à genoux avant elle et abaissa son épée. Elle parvint à le contrer. Sa tête n'était qu'à quelques centimètres de la sienne.
- Shä…Shäzgul, lui murmura t-elle malgré la peur que lui inspirait ce nom lorsqu'elle le prononçait.
Le teint d'Orofornë vira légèrement au blanc. Elle sentit la pression sur son épée moins grande. Elle en profita pour lui donner un coup de genoux dans les côtes de son frère et se libéra de son emprise.
Ils se relevèrent tous les deux et commencèrent à faire une série de coups forts et puissants mais ans toutefois blessé l'autre. Il ne fallait surtout pas que la créature des Ténèbres sache ce qui se tramait. Leurs épées se bloquèrent une nouvelle fois.
- Tu sais où…il…est ? Murmura t-il. Elle remarqua qu'il n'avait plus le même ton rassuré que tout à l'heure.
Elle lui fit non de la tête.
- Et tu mentais à propos de mes amis tout à l'heure? Sont ils vraiment en danger?
Elle baissa la tête. Et ils étaient même très en danger. Mais elle ne pouvait sauver tout le monde à la fois. Seul son frère pouvait recevoir son aide. Chaque vie avait un commencement et une fin. Pour certains c'est le début, pour les autres c'était la fin. C'était écrit quelque part que tout devait se passer ainsi…
C'est à ce moment qu'elle fit ce qu'il ne fallait pas faire. Elle lui donna un coup aux jambes un peu trop fort qui lui fit lâcher un grognement de douleur : c'est là qu'elle pris un air apeuré. C'est là où le Shäzgul qui était caché parmi d'eux comprit qu'il avait été berné.
Le quart de seconde d'après, elle le vit apparaître dans une fumée noire, quelques mètres derrière son frère. Ses yeux jaune en fentes avec un air de pure perversité. Il esquissa un sourire et pointa son bâton en direction d'Orofornë.
- Adava Kedavra
Un sortilège vert fusa du bâton. Elle se jeta sur son frère surpris et le fit tomber à terre. Elle sentit un souffle puissant la frôler. Un rocher se trouvant sur la trajectoire du sortilège explosa, projetant des petits cailloux sur elle.
Elle se leva immédiatement et lança un sort puissant :
- Potentialitera
Le sort s'écrasa sur le bouclier du Serviteur des Ténèbres qui crépita d'étincelles. Elle aida Orofornë à se relever. Ils étaient tous d'eux face à une des douze plus puissantes créatures au monde. Cette dernière fit un pas. Immédiatement, ils pointèrent leur baguette sur la créature du Mal tout en prenant exactement la même posture d'attaque. Maintenant qu'ils étaient tous les deux réunis, leurs peurs respectives avaient disparus.
- Traîtresse! Ainsi tu as rejoint ton frère. Tu pouvais faire partie des vainqueurs mais finalement tu as rejoint le camp des perdants! fit la voix sournoise du Shäzgul.
- Je ne suis pas une traîtresse car je n'ai jamais trahi mon camp! Je n'ai jamais fais partie des Forces du Mal et je n'en ferai jamais parti tout comme mon père avant moi. Orofornë est le seul être que j'aime au monde et rien ne pourra plus me détacher de lui maintenant que nous sommes de nouveau réunis!
- Pitoyable elfe noire! Tu comptes sssssur l'amour pour me vaincre mes frères et moi ? Hahahhaha ! Tu es encore plus bête que ccccceux de ton peuple ! Comment peux tu essssspérer que je puissssse mourir alors que j'ai vécu plusssssieurs millénaires? J'ai été présssssent bien avant que les elfes ne découvrent la magie, j'ai connu l'apogée du royaume elfique sssssur l'Ancccccien Monde. J'ai connu sssssa chute, et la création d'Anduin par Merlin! J'ai combattu des gens aux pouvoirs ssssssi immenses que tu ne peux imaginer! Mais je n'ai jamais rien vu qui puissssse me battre!
- Tous comme ses ascendants, Ëdolrë vous tuera ! Il suffise juste que je fasse un signe de la baguette et il sera présent, fit Orofornë d'une voix intimidante.
Le Shäzgul ria de nouveau. Un rire si mauvais qu'elle failli en vomir sur le sol.
- Ëdolrë ? Hahahhaha il gît au sssssol et malgré la puisssssance de ton appel au ssssssecours il ne pourra t'entendre! Nous nous sssssommes vengés : le dernier descscscendant de ccccceux qui nous avaient vaincus est mort ! Mort comme un lâche criant à l'aide comme le plus misssssérable des elfes. Mes frères m'ont raconté par télépathie comment cela s'était passé. -il imita la voix d'Ëdolrë- « Lÿn, je t'en prie, sauve moi ». Il n'a même pas esssssayé de ssssse défendre…
Elle regarda son frère : il avait pali en entendant la nouvelle. Sa baguette tremblait au bout de ses doigts libérant plusieurs nuées d'étincelles de couleur rouge. Un rictus agitait le coin droit de sa lèvre. Ses yeux exprimaient une fureur qu'elle n'avait jamais vue chez quelqu'un d'autre.
- … tout comme le vieux Dragën ! Ëdolrë est mort ! Dragën est mort ! Le sssssorcier va mourir en quelques sssssecondes aussi. Et puis je vais vous tuer et la puissssssance des Ssssshäzgul ne sssssera plus critiquée. L'amour sssssera écrasssssé par les forccccces des Ténèbres qui régneront désssssormais sssssur le monde. Ccccce sssssera une nouvelle ère : Hahhahahaha !
- Endoloris
Orofornë avait lancé le sort de douleur. Le Shäzgul fit apparaître un bouclier. Le sort rebondit sur le bouclier et percuta un mur de roche, à l'apparence très solide, qui se détruisit en plusieurs morceaux. Orofornë agita une nouvelle fois sa baguette magique :
- Endoloris
Le sort fut contré de nouveau et ricocha dans sa direction. Elle dû se baisser pour éviter le sort.
- Hahaha ! Tu oses utiliser un sortilège aussi noir! Tu oses m'attaquer avec une arme que tu es censé détruire? Un elfe ne se comporte pas comme cela !
- Un sort n'est ni bon, ni mauvais. C'est la façon dont on l'utilise qui détermine ce que l'on est! Endoloris!
Le sort toucha le Shäzgul. Mais ce dernier ne parut pas trop ébranlé.
- Tu n'arriveras à rien avec moi elfe! Il faut de la puissance ! Il faut de la haine pour me toucher! Endoloris !
Son frère commença à se tordre de douleur au sol. Il hurlait à la mort. Elle voyait son si beau visage se tordre en une grimace immonde. Il hurlait encore et encore. Le Shäzgul lui avait l'air de s'amuser. Comment cette créature osait elle faire souffrir son frère? Comment osait elle jouer avec lui ?
De rage elle pointa sa baguette et cria :
- Everbare!
Un éclair blanc aveugla les trois personnes, suivi d'un cri de souffrance. Elle n'avait pas bougé d'un cil même si la puissance du sort l'avait secoué. Orofornë était toujours à terre, les yeux rivés vers elle pleins d'étonnement et surtout d'admiration. Le Shäzgul était au sol plusieurs mètres plus loin qu'il était quelque seconde auparavant. Sa tenue était en lambeaux à certains endroits.
Il se releva facilement, prenant appui sui son bâton magique. La perversité dans son regard avait laissé place à la haine.
- Tu avais bien caché ta puissance! Mais tu ne m'as pas battu pour autant!
Il prononça une formule dans une langue qu'elle reconnu comme celle des serpents. Elle sentit se faire propulser avec force en arrière. Soudain quelque chose l'immobilisa : Orofornë l'avait arrêté dans son envol.
L'elfe pivota rapidement sur lui-même et lança un sort :
- Scutica
Le Shäzgul bascula en arrière. Elle rejoignit son frère et se mirent tous les deux en position d'attaque. La créature du mal se releva de mauvaise humeur : un trait rouge foncé à la limite du noire coupait diagonalement son visage.
- Si il y'a une chose que tu dois savoir, c'est de ne jamais sous estimer ton adversaire et surtout quand ce sont des jumeaux.
- Est ce seulement ce que vous savez faire ? Vous me décevez !
- Necis Ablegatio, tonna t-elle d'une voix forte.
Cette fois ci le sort percuta sur le bouclier que la créature s'était érigée. Le Shäzgul ne perdit pas de temps et tapa le sol de son bâton : des lianes lui agrippèrent ses pieds et la firent tombés. Orofornë était tombé dans le même piège. Elle tendit sa main : une boule de feu apparut et lui permettant de s'échapper. Elle fit la même chose avec celle d'Orofornë avant que le Shäzgul ne puisse réagir. Ce dernier tapa une nouvelle fois avec son bâton.
Une onde de choc puissante naquit et alla la désarçonner quand Orofornë parut devant elle et leva sa baguette :
- Sphera Patrona
Un dôme les protégea de l'onde puissante. Sans perdre une seconde elle tendit sa baguette :
- Expello
Le Shäzgul contra une partie du sort mais ne pu s'empêcher de reculer sous la puissance. Orofornë leva sa baguette et vit de rapide mouvements avec :
- Levia
Le Shäzgul s'envola dans les airs sous l'effet du sortilège. Son arme était resté au sol. Il prononça des mots dans sa langue. Le bâton devint un serpent. Elle passa devant son frère :
- Stupéfix
Le serpent s'immobilisa. Le Shäzgul prononça une nouvelle formule. Il y'eut un éclair rouge. Orofornë cria de douleur en tombant en arrière comme foudroyé. La créature du mal retomba au sol, les longues griffes prenant appui sur une roche. Elle tendit sa baguette sur des petits cailloux au sol:
- Morfea Lancea
Les cailloux se métamorphosèrent en flèche en feu et partirent à toute vitesse vers le Shäzgul. Il y'eut un « bang»et les flèches revinrent sur elle. Orofornë se remit encore une fois devant elle et tendit ses mains : un mur de glace apparut et les protégea. Son frère se retourna vers elle et lui sourit :
- A toi l'élément feu, à moi l'élément eau!
Ils retournèrent au même moment et virent à travers la glace, une immense flamme aller vers eux. La glace explosa et fondit. Elle brandit sa baguette et la pointa sur la vapeur qui les cachait du Shäzgul :
- Ventus
Le vent froid fit liquéfier la vapeur. Le Shäzgul s'était rapproché d'eux. Il était au niveau où le mur de glace se tenait quelques secondes auparavant. Orofornë fit un geste avec la main : l'eau au pied du Shäzgul se transforma en une lance de glace et transperça le bras gauche de la créature. La lance glacée fut recouverte par un liquide très sombre. Ils avaient réussi à toucher physiquement la créature.
Le Shäzgul retira, avec un grognement plaintif, son bras tandis qu'Orofornë se jetait sur lui, l'épée levée. Son immense queue s'enroula autour du serpent qui se retransforma en bâton. Il prit l'arme dans sa main droite et contra le coup de l'elfe. Elle se jeta aussi sur la créature et tapa de toutes ses forces. Une suite de coup coordonnée de la part des jumeaux s'en suivis mais tous furent parés par le bâton qui formait une défense infranchissable.
Tout d'un coup elle sentit les longues griffes de la créature rentré dans sa chair au niveau de son ventre et la projeter en arrière. Le sang commença à couler à flot. Elle se releva difficilement mais pas à temps pour sauver Orofornë.
La queue du Shäzgul frappa avec violence le bras de son frère qui lâcha son arme. On entendit un crac distinctif parmi tous les autres sons existant: l'os du bras de son frère s'était cassé. La seconde suivante, Orofornë était suspendu dans les airs, la queue du Shäzgul l'étranglant. La créature du mal la regardait avec des yeux avides:
- Tu peux dire adieu à ton fr…
Mais la fin de la phrase ne vint jamais: la tête du Shäzgul fut capté par un point à gauche d'elle ; une peur immense se lut dans les yeux de la créature du mal.
Elle sentit tout d'un coup, un vent puissant la projeter à terre. Elle tomba au sol déséquilibré. Elle eut le temps de voir un sort traverser de part en part le Shäzgul. Ce dernier regarda sa poitrine où un trou de la taille d'un poing était apparu. Alors qu'il allait mettre sa main sur sa blessure, il tomba au sol au ralenti.
Les yeux de la créature étaient toujours ouverts mais plus aucun sentiment ne se lisait. L'âme du Shäzgul avait disparu pour toujours.
Elle tourna la tête pour voir celui qui avait eu la puissance nécessaire pour tuer le Serviteur des Ténèbres.
Elle entendit distinctement la voix d'Orofornë dire:
- Impossible !
Mais pourquoi impossible ? Tout ce qu'elle voyait c'était un bel elfe assez musclé, les cheveux bruns et des yeux d'un bleu infini où s'y lisait la puissance, des ailes blanches repliées, du sang séché sur sa tenue de combat…et surtout une baguette pointée sur sa poitrine…
Harry jeta quatre sphères en acier dans les airs. Il pointa sa baguette sur le dragon qui tentait de les désarçonner depuis déjà une assez bonne minute :
- Waddiwasi
Les billes ricochèrent sur les écailles du dragon au lieu de les transpercer. Le dragon fut quand même légèrement assommé. Aquilä pointa sa baguette sur une des ailes et y fit un rapide et ample mouvement de sa main :
- Frigero
Le sortilège frappa une des deux ailes qui se recouvrit instantanément de glace. Le dragon tourna sa tête et envoya un jet de flamme qui fit annuler les effets du sort. Avant qu'il ne puisse retourner une nouvelle fois la tête, Aquilä et Harry s'écrièrent en même temps :
- Conjonctivius
Le dragon poussa un hurlement de douleur et abandonna la course poursuite.
- Merci beaucoup, fit le dragon sur lequel ils étaient tous les deux montés, ce dragon n'a pas arrêté de me déséquilibrer.
- C'est tout à fait normal ! Comment aurait-on pu se diriger dans la bataille sans vous Bëondir?
- Qu'aurait on fait sans votre aide sorcier?
- Plus que ce que je n'ai fais ! Je suis simplement un pion…
- Un pion… cachant une carte maîtresse. Un pion qui chamboule toutes les stratégies prévues. Un pion qui fait de la défaite une victoire. Un pion faisant peur au roi adverse. Un pion que ce roi veut à tout prix éliminer de ces mains… La modestie est une qualité que vous possédez au plus haut point sorcier. Faîtes en bon usage dans la vie mais il y'a des fois où vous ne deviez pas nier ce que vous êtes car les êtres ont besoin de savoir qu'ils sont avec quelqu'un qui peut les aider.
- Que voulez vous dire par éliminer de ces propres mains ? Qui veut me tuer ? Qui est ce roi ?
- Les Serviteurs des Ténèbres, qui d'autres ? Ils savent que vous avez réussi à échapper au sort de celui que vous avez combattu. Ils veulent leur revanche pour laver la honte de cette défaite. Je sens leur magie vous chercher. La chute du roi des Démons Noirs a accru leur désir de vous défaire.
Harry prit peur tout d'un coup. Mais par pour lui, pour les autres… Il était devenue une cible mais ça c'était devenue une habitude. Il fallait qu'il protège les autres. Il fallait que cela soit lui qui devait affronter les Shäzguls et non ces derniers qui viennent le chercher. Mais si tous les Shäzgul se combattaient en même temps contre lui, il n'avait pas l'ombre d'une chance. Il savait qu'il était moins puissant qu'un Shäzgul, alors tous en même temps c'était du suicide pur et simple. Sa seule arme était sa baguette et son épée. Pour le moment il devait protéger Aquilä, et aussi préparer le futur combat qu'il commençait à sentir arriver de plus en plus près.
- Impedimenta
Les elfes noirs furent ralentis dans leur mouvement par le sortilège de Harry.
- C'a y'est je l'ai trouvé! Cria la voix triomphante d'Aquilä. Il est à l'ouest.
Le dragon pivota sur sa gauche pour suivre la direction qu'Aquilä avait prononcé.
Ils étaient à la recherche d'Eregion. Aquilä avait passé son temps à le repérer tandis qu'Harry les protégeait. Les elfes noirs devenaient de plus en plus nombreux mais les elfes tenaient encore leur position même si cela avait l'air de plus en plus difficile. Harry avait trouvé une solution, qui pouvait le sauver mais il devait maintenant s'éloigner d'Aquilä pour protéger cette dernière et tous les autres. Cela le dégoûtait de faire ce qu'il devait faire, mais c'était la seule et unique solution. C'était le fait qu'il allait sûrement tuer beaucoup d'innocents dans l'action, mais comment faire autrement ? La victoire demandait hélas énormément de sacrifice. Si on prévenait ces innocents à temps, c'est lui qui n'aurait plus de temps pour se protéger.
- Il devrait être là, fit la voix d'Aquilä plus soucieuse que d'habitude.
Harry regarda sous lui. Il y'avait d'innombrable corps morts. Certains se battaient encore comme cette licorne qui transperçait de sa lance le corps d'un elfe noir. Harry eut un dégoût : même la plus pure des créatures était obligé de se battre et surtout de tuer dans l'espérance de voir le Mal disparaître!
- Faîtes qu'il ne soit pas mort, commença à pleurer Aquilä, faîtes qu'il soit vivant.
La baguette continuait à tourner en décrivant un cercle dur la paume de la jeune elfe, signe qu'Eregion se trouvait bien ici.
Ce fut Harry qui l'aperçut en premier : le jeune elfe était écroulé sur un rocher. Il était devenu méconnaissable par la quantité de sang séché qui recouvrait son visage
Ils se posèrent. Harry sauta et se dirigea vers le corps inanimé de l'elfe. Il y'avait une ouverture au niveau du front, et la lèvre était salement amoché. Il tata le pouls : l'elfe vivait encore mais pour combien de temps?
- Oh Eregion- Aquilä s'était jeté sur l'elfe- je t'en prie répond moi ! Réveille toi ! Je veux que tu vives.
- Archenar, cria Harry.
Le phénix vola à toute vitesse sur le corps de l'elfe et posa sa tête contre la blessure. Des larmes apparurent et guérirent la blessure.
- Il a besoin de sang, fit Harry en relevant sa manche prêt à se couper avec un sort pour en donner.
Aquilä l'arrêtât dans son mouvement. Elle le remercia du regard :
- Ce n'est pas à toi de donner ton sang, tu dois te reposer après ce que tu as fais. Je m'occupe d'Eregion, ne t'en fais pas.
Il se releva et s'éloigna des deux elfes. C'est vrai il avait un peu besoin de respirer. Il regarda autour de lui : des morts et des morts que déblayait Bëondir le dragon pour voir si il y'avait encore des vivants. Au loin, la licorne marchait parmi les cadavres sans but précis. Harry s'assit contre une pierre à côté du dragon. Il regarda Aquilä. Elle avait fini la transfusion, et était un peu pâle. Elle avait fait apparaître un tissu imbibé d'eau qu'elle apposa tendrement avec toute la douceur qu'elle possédait sur le visage d'Eregion pour nettoyer tout le sang séché. C'était une vision de bonheur dans cette bataille féroce. Il existait encore un peu d'amour dans ce monde de ténèbre. Revigoré par ce qu'il avait vu, il décida qu'il était temps maintenant pour lui de continuer la bataille seul. Il se retourna vers le dragon :
- Bëondir, je vais partir les combattre.
- Il est trop tard. Ils sont déjà en route.
Harry se leva et fixa le dragon inquiet :
- Déjà ?
- Je sens le Mal qui s'approche à toute vitesse.
C'était vrai. Lui aussi commençait à ressentir au niveau de son cœur, une oppression ténébreuse. Une oppression de plus en plus puissante chaque seconde qui s'écoulait.
- Ecoutez moi bien et transmettez ce message à Aquilä : il faut que tous les elfes et leurs alliés retournent au campement. Il faut qu'il soit tous, le plus loin possible de la bataille. Et il ne faut surtout pas qu'Aquilä me suive. Je vais essayer de tenir les Shäzguls plusieurs minutes, sinon après il sera trop tard pour tout le monde. Adieu Bëondir!
Il appela Archenar tout en regardant la paume de sa main. Le tatouage argenté était toujours là. Il allait enfin savoir si ce qu'il pensait à propos de sa fonction était juste. Il caressa le dessin runique tout en pensant « j'ai besoin de ton aide». Un hennissement retentit et il vit la licorne galoper vers lui. Elle s'arrêta juste devant lui et il monta sur elle. C'était une sensation agréable : le poil était si doux qu'il se mit à rêver. Mais la situation le sortit de sa torpeur. Il fallait partir rapidement, il sentait les Ténèbres s'abattrent de plus en plus sur lui.
- Thunder!
Il se retourna. Aquilä s'était levé et le regardait incrédule. Bëondir le dragon s'interposa entre elle et lui. Il y'eut soudain un hurlement terrifiant. Un Shäzgul sur sa monture, apparu dans le ciel et lança un sort qui transperça les ailes de Bëondir. Le dragon tomba à terre. Aquilä poussa un cri d'effroi. Le Shäzgul pointa son arme sur la jeune elfe. Harry animé par la colère dirigea sa baguette sur la créature ténébreuse :
- Expello
Il projeta le Shäzgul au loin dans la bataille. La tête de Bëondir se tourna vers lui. Les yeux plissés du dragon exprimaient une immense souffrance.
- Pars les combattre Sorcier! Je vais leur expliquer ce qui doit se passer mais ils auront besoin de plus de temps, je le crains. Adieu.
Sans verser une larme, Harry détourna le regard. Il cria « Pars ! ».
Il se sentit soudainement emporté. La licorne l'avait entendu et il était partit comme une flèche vers le centre de la bataille, dans la direction où il avait propulsé le Shäzgul.
Plus il avançait et plus il avait peur. La mort était là quelque part, près à lui sauter dessus. Mais pourquoi lui toujours lui? Pourquoi avait il été désigné pour combattre et tuer ? Tout le monde voulait lui ressembler et il voulait ressembler à tout le monde! Les gens voulaient son pouvoir, Ron voulait sa renommé. Lui, il voulait passer incognito dans la rue, avoir des parents. Mais il avait été choisi et ce choix avait tout modifier : des morts auraient pu être en vie et des vivants auraient pu être mort. Finalement l'homme n'était jamais content de ce qu'il était. Il faut juste qu'il apprenne à aimer sa condition pour être satisfait de sa vie, pour qu'il y voie qu'elle est sa responsabilité…
Il donna un coup de pied à l'elfe noir qui avait tenté de le désarçonner. Ce dernier tomba en arrière et se fracassa le crâne contre une pierre. Devant Archenar montrait la voie à suivre. Soudain un sort, qu'il n'avait pas vu arriver, toucha les jambes de la licorne. La créature trébucha. Harry sentit basculer en avant. Il atterrit sur son flanc gauche et fit une roulade tout en sortant sa baguette. Il eut un mauvais pressentissent.
- Sphaera Patrona
Un sort percuta sa défense. Il abaissa cette dernière et lança un sort à l'aveuglette. Il leva les yeux. Il tourna sur lui-même la baguette relevée, dégageant une aura brillante. Un sort se dirigea vers lui. Il sauta sur le côté juste avant l'impact. Des petits débris lu explosèrent à la tête. Il leva sa baguette :
- Incendio
Tout autour de lui et de la licorne, la plaine prit feu : des flammes allant jusqu'à trois mètres de haut. Le feu allait occuper pendant un bon moment ses assaillants. Il se dépêcha de rejoindre la licorne. Celle-ci hennissait de douleur. Ces yeux dévoilaient son immense peur du feu. Harry tâta la patte avant droite sur laquelle elle était tombée : elle était fracturée. Malheureusement ce n'était pas le genre de blessure que pouvait guérir Archenar. Sa connaissance en sort de soin était limitée. Tout ce qu'il pouvait faire c'était de calmer la douleur pendant un certain temps.
- Evanesco Doloris
La patte devint légèrement dorée. Il fit apparaître une attelle autour de la jambe blessée. Un sort passa juste à côté de lui. Il se dépêcha d'aider la créature à se remettre sur ces pattes.
De nouveau un sort se dirigea vers lui. Il leva sa baguette :
- Protego
Le sort repartit dans la direction où il était arrivé. Il entendit un cri. Le sort avait touché quelqu'un. Par la pensée il créa un passage dans le feu pour que la licorne puisse passée. Une voix puissante cria un sort : un souffle puissant le déséquilibra et fit apparaître un large chemin dans le feu. A dix mètres de lui se tenait un Shäzgul à l'air menaçant. Il commença à marcher dans le feu. Harry enseveli la créature des Ténèbres sous une montagne de feu. Il regarda derrière lui. La licorne avait presque atteint la sortit malgré sa peur pour le feu.
Une nouvelle fois le feu fut balayé par un sort qui fut cette fois ci extrêmement puissant. Il fut projeté contre la licorne. Un Shäzgul apparut juste devant lui. Une sphère naquit dans sa main droite. Une sphère noire parsemée de rayon jaune. Il l'envoya sur Harry. La licorne se leva et sauta au dessus d'Harry et reçut en pleine gorge l'attaque du Shäzgul. Il y'eut un éclair noire et elle tomba au sol entre Harry et le Shäzgul. Elle venait de le sauver en se sacrifiant.
- Nnnaaann !
De rage il pointa sa baguette sur le Shäzgul :
- Deflagratio
Une immense flamme brûla le Shäzgul. Le feu frappa de plein fouet le Serviteur des Ténèbres. La flamme se glaça. Les écailles habituellement vertes du Shäzgul étaient maintenant noires à plusieurs endroits. Harry donna un coup de pied fort au bras du Shäzgul pour lui faire lâcher son arme.
Il lâcha un cri de douleur. Les écailles de la créature des Ténèbres semblaient indestructible : son pied avait comme rencontré un mur de béton. Le Shäzgul leva son bâton. Harry pointa sa baguette sur la figure de serpent de la créature et lança un sort à bout portant:
- Sectum
Il y'eut un éclair rouge. Harry fut éclaboussé d'un liquide qui brûla ses vêtements. Le sort avait atteint le Shäzgul au visage. Trois coupures en diagonales défiguraient la partie droite du visage du Shäzgul et un de ses yeux étaient crevé. La créature des Ténèbres cria de douleur. Harry sentit se faire projeter en l'air. Il retomba par terre. Il eut juste le temps de voir la queue du Shäzgul se dresser pour le fouetter. Il cria rapidement :
- Patronus Elementum
La queue frappa le dôme rouge translucide. Une décharge électrique puissante frappa le Shäzgul. Celui-ci s'effondra au sol terrassé par la foudre. Harry leva sa baguette pour en finir.
Mais il sentit sa baguette s'échapper de sa main. L'instant d'après il sentit un vent puissant l'emporter dans les airs. Il retomba douloureusement sur son dos. Il tendit sa main : sa baguette vola vers lui. Il sentit sa paume se refermer sous le bout de bois. Il se leva, un peu sonné. Archenar se posa sur son épaule et l'aida à affronter ce qu'il voyait.
Devant lui se tenait l'ensemble des Shäzguls. Neuf étaient debout et le regardait avec une perversité inouïe. Un dixième était agenouillé et aidait à se mettre debout celui qu'il avait combattu auparavant. Les neuf Shäzgul commencèrent à se déplacer. Ils formèrent un cercle autour de lui. Certains avaient l'air d'avoir souffert dans la bataille. Mais ils avaient tous en commun ce même regard de plaisir qui effrayait Harry. C'était donc cela qu'il devait combattre. Maintenant qu'il y était, il pouvait sentir la mort le palper. Il regarda autour de lui, la baguette levée, dégageant une aura dorée. Mais aucun des Shäzgul ne semblait vouloir l'attaquer immédiatement. Peut être voulait il faire endurer sa mort ? Sûrement c'était bien dans leur style.
Le Shäzgul qui avait aidé l'autre à se remettre sur pied marcha vers lui, un sourire perfide sur son visage :
- Je vois que tu t'es amélioré depuis notre dernière rencontre. Ta présssssenccccce prouve que malgré ta puissssssanccccce médiocre et ton aveuglement dans le Bien et l'Amour, tu es plus fort que nous le pensssssions. Très peu sssssavent réssssssister au sssssort que je t'ai lancccccé. Seule la volonté permet de ssssse libérer de cccccette prison mental. Nous ssssssavons tous les deux que tu n'as pas encore atteint ta maturité magique. Tu es trop faible pour nous faire faccccce à tous, même sssssi tu as ssssssérieusement atteint notre frère. Je te donne la promessssse que tu auras une puissssssanccccce au-delà de tes espéranccccces sssssi tu viens avec nous. Les Ténèbres t'offrirons des pouvoirs tellement puissssssants que ton médiocre Amour ne permet pas.
Ainsi c'était le Shäzgul qui l'avait affronté et qui l'avait plongé dans un douloureux combat mental. Et maintenant il voulait lui offrir de rejoindre leurs rangs. Il savait qu'il allait répondre non à cette proposition! Il n'abandonnerait jamais ses convictions. Mais il allait profiter de ce temps pour mettre en œuvre un plan d'action. Il se rapprocha du Shäzgul tout en marmonnant des formules et en faisant de rapides et imperceptibles mouvements de sa baguette. Il s'arrêtât à cinq mètres du Shäzgul :
- M'allier à vous? Après ce que vous m'avez fais ? Vous connaissez ma réponse, c'et la même que la dernière fois, elle n'a pas changé. Quoiqu'il arrive je vous tuerai tous un par un, où il y 'aura d'autre personne tel Ëdolrë ou Orofornë qui me remplaceront. Je ne suis et je ne serai jamais seul.
Le Shäzgul partit dans un grand rire qui glaça l'échine de Harry :
- Tu es ssssseul désssssormais. Ëdolrë est mort et ccccc'est au tour d'Orofornë. Tous les gens sssssur lesquels tu comptes ont disssssparus. Le vieux Dragën est mort lui aussi. Partout les elfes périsssssent sssssous la forccccce ténébreussssse des elfes noirs. Ta victoire contre les démons noirs ; cccccertes impresssssionnante, n'a fait que ralentir la défaite de ccccceux que tu aides…
Ainsi Dragën et Ëdolrë était mort. Harry s'en sentit effondré. C'était comme si il avait perdu quelqu'un de très proche et de très puissant qui pouvait le protéger : mais maintenant il n'avait plus aucune défense. Il était seul face à ces créatures des Ténèbres. Une autre évidence lui sauta aux yeux : encore plus effrayante que la mort de ces mentors et amis. La porte de retour était fermée, puisque seul Dragën et Ëdolrë devait savoir comment le renvoyer sur Terre. Il était coincé dans ce monde pour toujours. Finalement il n'avait plus rien à gagner ni à perdre. Il n'avait plus qu'à mourir…- son regard tomba sur la licorne qui l'avait sauvé- … non il n'allait pas mourir! Cette licorne l'avait sauvé. Bëondir l'avait sauvé. Aquilä l'avait sauvé. Tous pensaient qu'ils pouvaient réussir dans son action. Ce n'était pas le moment de les abandonner. Il était peut être seul mais c'était à lui maintenant d'être celui qui protégerait le monde. Même si cela devait l'amener à la mort, il vengerait le plus de monde possible. Il n'était plus cette personne qui comptait sur les autres. Non, il était devenu celui sur lesquels les autres pouvaient dorénavant compté.
- Alors veux tu nous rejoindre ou préfères tu mourir ?
Il sentit les Shäzgul se resserrer autour de lui. Il cracha sur le Shäzgul.
- Je vois que vous me connaissez très mal. Actio revelare praeteritae
Les sorts qu'ils avaient préparés en secret se manifestèrent à pleine puissance.De nombreux éclairs retentirentet touchèrent les Shäzgul. Il se jeta au sol pour éviter les différents sorts. Malgré le bruit des explosions il entendit distinctement le bruit grave et répété d'un instrument au loin : il n'avait plus que vingt minutes à tenir avant de frapper le dernier grand coup qui mettra fin à cette bataille, … si il était encore vivant à ce moment là.
Elle réapparut dans un endroit vide. Il n'y avait plus aucune trace de vie, plus aucun son. Il fallait qu'elle trouve Ëdolrë avant qu'il ne meure comme son père. Elle trébucha sur une masse puissante : c'était Aldebaran le griffon. Elle écouta le souffle de la bête. Il était vivant et s'il était vivant alors Ëdolrë l'était aussi. Elle reprit espoir. Mais à en croire le souffle très faible de la bête, il ne lui restait plus beaucoup de temps. Parcourant la plaine des yeux, elle vit enfin le corps de celui qu'elle aimait.
Elle courut vers lui et découvrit avec horreur l'ensemble des blessures qu'Ëdolrë avait reçu. Elle posa ses mains sur le corps d'Ëdolrë. Il fallait à tout prix qu'elle le sauve et pour cela elle avait besoin de se concentrer. Elle sentit sa magie traverser son corps pour aller dans celui d'Ëdolrë. Elle sentit le phénix qui était en elle, se libérer et transperçant son corps pour rejoindre celui qu'elle aimait. Sa magie commençait à s'épuiser, elle allait bientôt tomber dans les pommes. Mais il fallait à tout prix qu'elle arrive à sauver cette vie, pour elle… et pour l'enfant qu'elle portait. Elle tomba d'épuisement sur le torse d'Ëdolrë. Elle sentit les poumons de l'elfe se gonfler. Puis une voix s'éleva dans le silence :
- Lÿn.
Elle tourna sa tête et ne pu en croire ses yeux : Ëdolrë l'a regardait de son regard bleu si envoûtant. Un sourire ornait son beau visage. Malgré la fatigue elle se jeta sur lui et le serra dans ses bras. Qu'il était bon de pouvoir le toucher de nouveau, de sentir cette présence autour d'elle. Elle le desserra et posa son front contre le sien. Les yeux fermés, elle l'embrassa. Elle y mit tout l'amour qu'elle pouvait. Ils étaient réunis dorénavant et plus rien ne pourrait les séparer. Ses lèvres quittèrent enfin les siennes, sans toutefois que leurs front soient séparés.
- Je t'aime Ëdolrë.
- Je t'aime Lÿn. Je t'ai toujours aimé… merci de m'avoir sauvé.
Elle pensa à son père et une larme coula sur son visage. Elle sentit qu'elle l'avait trahi au détriment d'Ëdolrë. Même si il lui avait dit que son temps était passé, que la vie d'Ëdolrë soit plus importante qu'était la sienne, et qu'il lui avait ordonné de ne pas le soigner, elle se sentirait toujours un peu coupable de ne pas avoir pu le sauver.
- Qu'est ce qui ne va pas Lÿn ?
Les mots eurent du mal à sortir de sa bouche.
- Pa… Papa est mort. Il a été… tué par An-Lhak.
- Dragën est… mort ?
Elle sentit qu'il était très peiné. Il avait été comme son père pour lui aussi.
- J'ai assisté à ses der…niers moments et j'ai… sentit que tu étais en danger. Jai… J'ai du faire un choix entre vous deux. J'ai du en sacrifier l'un pour l'autre.
Elle senti les bras fort d'Ëdolrë la serré dans ses bras.
- Pourquoi m'as-tu sauvés moi?
- Parce que je t'aime et pour une autre raison que je te dirai quand cet enfer aura prit fin.
Elle sentit ses lèvres embrassées les siennes. Puis il l'aida à se relever. Il sortit une fiole de potion revigorante qu'il lui administra :
- Tiens, tu es épuisé. Cela t'apporteras des forces.
Elle se sentit tout de suite mieux. Maintenant elle devait venger son père. Elle regarda Ëdolrë et ce dernier lu dans son regard ce qu'elle voulait. Il siffla. Aldebaran marcha vers eux. Ëdolrë monta sur lui et aida Lÿn à se mettre derrière lui.
- Emmène nous à An-Lhak!
- Cela tombe bien. J'ai un compte à rendre à Syrstrus son ignoble serpent rouge.
Le griffon bâtit des ailes et s'envola dans les airs.
Ils se posèrent à plusieurs dizaines de mètres du roi des elfes noirs. Ce dernier torturait un elfe qui avait eu l'audace de le prendre en duel. Elle était prête ainsi qu'Ëdolrë pour le combat. D'un sort elle aurait pu tuer l'assassin de son père mais elle voulait voir le regard de peur de celui-ci quand il verrait la mort en face. Elle voulait le faire souffrir.
Le serpent perçut leur présence et dés qu'il vit Aldebaran, il se mit à ramper vers eux. Aldebaran se mit à courir et se jeta sur le serpent rouge. Un combat féroce entre les deux créatures s'engagea.
An-Lhak attiré par le bruit, se retourna et les fixa de son œil restant. Elle poussa un cri d'horreur : le visage de l'elfe noir était brûlé de partout et il n'avait plus de lèvres. Quand il la vit une sorte de sourire apparut sur son visage :
- Voici donc la très chère fille du très regretté Dragën. L'avez-vous vu avant de mourir?
Il se moquait d'elle. De colère, elle leva sa baguette :
- Endoloris
Le sort toucha l'elfe noir qui s'écroula au sol en poussant des hurlements horribles. Il réussit à contrer le sort. Il se releva difficilement.
- Tu n'es pas aussi puissante que ton père à ce que je voie. Par contre tout comme lui, tu n'as pas assez de volonté pour aller au fond des choses. Par deux fois il auraient pu me tuer mais il ne l'a jamais fais. Confrigere
- Scutum
Elle disparut dans un plop et réapparut derrière l'elfe noir. Elle lui donna un coup de poing mais elle se brisa la main sur la chaire brûlée trop dure. An-Lhak sortit un petit couteau et alla la frapper :
- Expelliarmus
Ëdolrë avait lancé la formule de désarmement. Le couteau s'échappa des mains du roi. Lÿn abattit sa baguette avec fureur :
- Everbare
Il y'eut un éclair blanc. An-Lhak était au sol, hurlant de douleur. Le sort avait détruit une partie du bras droit du roi des elfes noirs. Lÿn, conduit par la fureur et la tristesse, abaissa sa baguette une nouvelle fois :
- Endoloris
Le roi des elfes noirs se tordit de douleur.
- Endoloris
Elle relança le sort de douleur. Elle voulait qu'il crève. Elle voulait le voir souffrir. Ëdolrë la désarma. Elle le regarda avec fureur.
- Pourquoi fais tu cela ? Pourquoi m'as-tu désarmé ? Il a tué mon père ! Tu m'as entendus ? IL A TUE MON PERE !
- Je n'ai pas envie que tu utilises les mêmes moyens que lui. Je t'en prie Lÿn écoute moi. Pense au mal que tu te fais à toi-même en utilisant ce sort. Je pense que Dragën n'aurait pas voulu que tu le venges comme cela.
Elle savait qu'il avait raison. Il fallait qu'elle pense à l'enfant qu'elle portait. Elle allait le rendre malade si elle continuait comme cela. Ëdolrë lui rendit sa baguette.
D'un sort elle détruisit la baguette magique du roi des elfes noir. Ëdolrë prit sa main libre et y glissa la sienne. Aldebaran les rejoignit, la tête du serpent rouge dans son bec. Ils tendirent tous les deux leurs baguette. An-Lhak essaya de les supplier du regard, mais il était déjà trop tard pour lui.
- Perficio
Le roi des elfes noirs tomba, mort. Elle se jeta dans les bras de son aimé et y pleura à chaude larme. Elle avait enfin vengé son père.
- C'est fini. Calme toi ! Plus rien ne nous arrivera.
Elle sentit se faire poser sur Aldebaran. Elle serra Ëdolrë et ils quittèrent le sol.
- Où veux tu aller Ëdolrë?
- Je voudrais retrouver Orofornë. La mort de ton père a tout changé et j'ai peur que la victoire dans la bataille soit compromise.
- Aldebaran, pose toi le plus rapidement possible.
Il espérait que ce qu'il avait vu ne soit pas vrai. Il sauta au sol avant qu'Aldebaran ne se soit arrêté. Il couru devant lui et le spectacle qui s'offrait à sa vue était bien celui qu'il redoutait : Orofornë était pris au piège par la queue d'un Shäzgul.
Il était temps d'en finir avec ses créatures : il leva sa baguette. A ce moment là le Shäzgul croisa son regard et pour son plus grand plaisir il y vit la peur. Avant que la créature maléfique ne puisse faire un geste, il abaissa sa baguette :
- Perficio
La puissance fit dresser ses cheveux et il sentit être poussé en arrière sous la pression. Le sort dégagea un tel souffle qu'il crut qu'il allait s'envoler. Il vit le sort traverser de part en part le Shäzgul. Un trou de la taille d'un poing apparut au niveau du torse du Serviteur des Ténèbres. Leurs regards se croisèrent une nouvelle fois. Le temps sembla s'arrêter. Il n'y avait plus aucun son. Seul lui et la créature du mal existait à ce moment là. Le Shäzgul tomba au ralenti en arrière. Il ne se releva pas. Il l'avait tué. Il avait réussi à tuer un Shäzgul. Il était digne de ces ancêtres.
Orofornë, qui avait été relâché de l'étreinte de la queue, souffla :
- Impossible
Il pointa sa baguette sur une elfe noir qui était juste à sa droite. Il n'aurait pas cru que c'en était une, si il n'avait pas vu les ailes noires à son dos. La jeune elfe noire était à terre et regardait du bout des yeux sa baguette pointée sur elle. Orofornë se jeta entre elle et sa baguette.
- Qu'est ce que tu fiches Orofornë ? C'est une elfe noire. Elle veut notre mort.
Lÿn arriva à ce moment là, n'ayant pas encore vu la scène qui se tramait.
- Ëdolrë, Archenar m'a chargé de te dire qu'il devait se séparer de nous pour une raison que lui même ne comprenait pas. Il a parlé d'instinct et…
Elle fut coupée par la surprise de voir le conflit qui venait de se créer entre les deux amis elfes. Elle lança un regard bizarre à Orofornë.
- Elle n'est pas plus elfe noir que je ne le suis. Elle m'a sauvé la vie.
Voyant qu'il n'arrivait pas à convaincre son ami, il du lui avouer la vérité :
- C'est…c'est ma sœur. Elle s'appelle Lorièn.
Ëdolrë était abasourdi. Malgré cela il garda la baguette pointée sur Orofornë. Comment ce dernier pouvait être le frère d'une elfe noire? Lÿn semblait avoir repris sa vivacité d'esprit beaucoup plus rapidement que lui:
- Comment se fait il que ce soit ta sœur ? Et puis tu ne nous en as jamais parlé.
Orofornë poussa un soupir. Il aida l'elfe noire à se lever et baissa de sa main la baguette d'Ëdolrë.
- Ce que je vais vous raconter est unique au monde. C'est une histoire, mon histoire, que je n'ai jamais raconté à personne.
Plus il écoutait, plus il était convaincu par le récit de son ami. Un ami qui ne lui jamais dévoilé son secret. Mais l'aurait il cru s'il n'y avait pas eu la sœur en face de lui comme preuve vivante. A la fin de l'histoire ils restèrent tous silencieux et chacun se regardèrent. Lÿn brisa le silence :
- Même mon père n'était au courant?
Orofornë la regarda longuement. Il y'avait encore des traces de tristesse sur le visage de Lÿn.
- Tu as utilisé « étais». Il est donc mort n'est ce pas ? Dragën nous a quitté pour toujours?
C'était plus une affirmation qu'une question. Lÿn bougea sa tête.
- An-Lhak l'a tué. Je n'ai rien pu faire. Il était trop tard. Mais… tu as l'air d'être au courant…
Pour la première fois depuis le début, ce fut Lorièn qui parla. Sa voix était plus douce que ce que Ëdolrë aurait cru qu'elle l'était :
- C'est moi qui le lui aie dit. J'étais au courant des plans de mon ancienne armée. Je sais comment doit se dérouler chaque attaque et à quel moment. An-Lhak devait tuer Dragën. Par contre je suis étonné que vous soyez encore vivant Ëdolrë. Combattre contre trois Shäzgul est du pur suicide et …
- Comment se fait il que tu sois encore vivant. Le Shäzgul que tu viens de tuer m'a dit que tu étais mort. Et pourtant tu es devant moi…
- Je n'étais pas mort, j'étais à la limite de la mort. C'est Lÿn qui m'a sauvé. Sans elle je n'aurais jamais pu empêcher votre mort.
Il marcha vers le Shäzgul. C'est à ce moment là qu'il se sentit puissant. Il avait réussi à en éliminer un. Il n'en restait plus que onze.
- Avec cet acte, je crois que tu as gagné le droit de siéger au conseil à vie, lui dit Orofornë en le tapant dans le dos. L'elfe sembla réfléchir à quelque chose. Tout d'un coup son visage prit un air effrayé. Merde Harry!
Ëdolrë fut surpris du ton de l'elfe, ou plutôt maintenant du demi elfe. Jamais il ne l'avait vu aussi effrayé.
- Quoi Harry ?
Mais Orofornë était parti comme une flèche vers sa sœur et il n'avait pas entendu sa question. Il partit à sa suite et eut le temps d'entendre la fin de la phrase d'Orofornë :
- … dis moi que ce n'est pas vrai ? Dis le moi.
Sa sœur semblait être terriblement peiné. Elle fit le même signe de la tête que Lÿn quand Orofornë lui avait posé la question si son père était mort. Orofornë s'effondra de douleur au sol. Il semblait totalement perdu.
- Qu'est ce qui se passe avec Harry?
Lorièn répondit d'un ton désolé:
- Les Shäzguls s'en occupent personnellement. Ils se sont tous réunis pour en finir avec lui. Il n'a pas la moindre chance de réussir.
Lÿn s'effondra dans ses bras. Lui aussi était à la limite de l'évanouissement. Il avait fini par s'attacher avec le sorcier ; il lui avait confié ses secrets, il l'avait écouté. Certes il avait l'air puissant mais comment pouvait il résister aux Shäzguls?
Orofornë se leva, l'air déterminé.
- Je vais l'aider. Je vais combattre avec lui. Je ne vais pas le laisser seul. Ëdolrë tu viens avec moi?
Bien sûre qu'il allait combattre auprès du sorcier.
- Nan, n'y vas pas Orofornë, je t'en prie, maintenant que je t'ai retrouvé, je n'ai pas envie de te perdre à nouveau. Je n'ai pas envie que tu meurs!
- Mais il faut que je l'aide! Sinon ce serait comme le trahir. Harry a fait plus pour notre peuple qu'aucun autre elfe. Ëdolrë et moi, nous partons le rejoindre, il nous attend sûrement, nous…
Une voix apparue et lui coupa la parole :
- Thunder veut justement que vous n'alliez pas le rejoindre…
Elle trébucha en entraînant Eregion dans sa chute. L'elfe poussa un grognement de douleur. Son bras droit se retrouva coincé par le corps puissant d'Eregion. Elle se releva et l'aida à se mettre debout. Il était légèrement conscient mais pas encore assez pour être autonome : elle s'était donc retrouvé à le soutenir pour ne pas qu'il tombe. Il fallait qu'il se dépêche pour sauver Harry même si elle n'avait pas vraiment compris en entier les instructions que lui avait donné Bëondir le dragon. Elle savait qu'Harry préparait quelque chose mais elle ne savait pas pourquoi il ne leur laissait qu'un laps de temps réduit. Elle ne voyait vraiment pas ce qu'il pouvait faire.
- Aquilä…arrêtons nous, …je suis fa…tigué, fit la voix faible d'Eregion.
- Nous devons continuer Eregion. Thunder nous l'a demandé.
Mais l'elfe ne l'avait pas entendu, il était trop fatiguer pour écouter. Elle aussi sentait la fatigue arriver petit à petit. L'épaule qui soutenait Eregion la faisait de plus en plus souffrir. Mais elle devait continuer, elle devait faire abstraction de cette douleur bénigne comparée à celle qu'elle allait endurer si elle ne remplissait pas sa mission. Elle était éreintée.
- …soif…, fit la voix d'Eregion qui revenait de faire surface.
Elle le posa contre une roche. Elle aussi avait soif. Elle sortit une gourde de sa sacoche. Elle l'a secoua. Il y'eut un faible écho. C'était bien ce qu'elle pensait, il n'y avait presque plus d'eau. Enfin il n'y en avait plus que pour une seule personne… Elle porta la gourde aux lèvres d'Eregion. Ce dernier but maladroitement et en versa la moitié à côté. Elle ne pouvait lui en vouloir d'être aussi maladroit. Elle l'aida à se lever et le prit sur son autre épaule.
Tout autour d'elle les combats continuaient, indifférent à leur passage. Quelques fois elle lançait des sorts permettant ainsi aux siens de pouvoir reprendre l'avantage sur leur adversaire.
Alors qu'elle marchait dans la poussière elle sentit un sort la toucher au niveau des genoux. Elle tomba au sol et avala de la poussière. Elle leva sa tête pour faire face à deux elfes noirs, l'un portant une épée, l'autre pointant une baguette sur elle, et à un manticore. A côté d'elle Eregion poussa des grognements contre sa maladresse, ignorant ce qui se tramait véritablement. Elle se leva et sortit sa baguette. L'elfe noir à la baguette lui parla tandis que l'autre s'amusait à lui lancer la lumière du soleil grâces aux reflets produis par son épée :
- Voila une bien jeune elfe et surtout sans protection, n'est ce pas Urohrt? J'ai un grand besoin pressant de débourser le restant d'énergie qui me reste.
- Elle n'a sûrement jamais servie. Mais ta femme ne sera peut être pas d'accord…
- Au diable ma femme! Elle n'avait qu'à venir participer au combat. Tant pis pour elle. Ethernet attrape là.
Le manticore sauta sur elle ; elle pointa sa baguette sur le monstre :
- Tonare
La créature reçut la décharge en pleine poitrine. Elle s'écroula au sol. Comment ces deux crétins d'elfes noirs pouvaient ils penser une seule seconde qu'elle le servirait comme trophée de victoire et objet de débauche. Les elfes n'étaient pas vaincus. Et elle ne se laisserait pas faire.
- Oh, oh, la jeune elfe s'est joué à ce jeu ? Everbare
Il y'eut un éclair blanc puis un second. L'elfe noir qui avait lancé le sort, était tombé à terre, touché par son propre sortilège qu'elle avait renvoyé grâce au sort du retour à l'envoyeur.
- Expelliarmus
L'épée de l'elfe noir glissa de la main de ce dernier. D'un saut puissant il se jeta sur elle et par surprise, l'a fit tomber en arrière. Elle lâcha sa baguette dans l'action. Elle sentit les mains puissantes et fripés de l'elfe noir l'étrangler. Sa respiration devint difficile. Le sang monta à sa tête. Elle commença à suffoquer. Des larmes de tristesse et de peur coulèrent le long de ses joues. Juste au dessus d'elle, une lueur de folie animait le regard féroce de son bourreau. Elle n'allait plus tenir très longtemps. Déjà, un voile noire commençait à s'abattre sur ses yeux. Adieu la vie, adieu Thunder, adieu Eregion…
Soudain elle sentit l'emprise au niveau de son cou disparaître. Elle se releva, et à travers ces paupières à demi fermées elle vit un Eregion pâle enfoncé une épée dans le torse de l'elfe noir. Ce dernier s'effondra, mort. Eregion enfonça son épée dans la terre et posa ses mains sur la poignée pour se tenir debout. Elle se leva, encore toute chamboulée et alla se blottir contre le corps chaud d'Eregion qui avait ouvert ses bras. Elle pleura dans ses bras tandis qu'il la berçait tendrement. Elle avait eu si peur. Elle ne voulait plus souffrir. Elle se sentait stupide de s'être laissé avoir de cette façon. Quelle idiote elle faisait.
Elle en avait marre de combattre, elle en avait marre de la guerre, elle en avait marre de vivre. Seule le bercement d'Eregion la maintenait vivante, lui seule montrait combien la vie était si précieuse. Seul lui, apportait le réconfort nécessaire qui pouvait la maintenir en vie.
Une troupe de six elfes noirs se posèrent et les entourèrent, tous l'épée levée prêt à frapper à mort. A travers ses larmes elle les aperçut. Eregion aussi. Il la serra encore plus fort dans ses bras. Sa baguette était à terre et Eregion était trop fatigué pour tous les combattre. Elle savait que c'était la fin mais elle ne serait pas seule. Eregion serait avec elle quoiqu'il arrive. Elle devait lui avouer qu'elle l'aimait avant qu'ils ne meurent. Et quelle plus belle preuve d'amour que de faire face ensemble à la mort. Elle leva sa tête. Eregion était triste lui aussi, son visage était vide de toute émotion. Elle fallait absolument qu'elle le fasse avant de disparaître pour toujours. Elle se leva sur la pointe des pieds et posa ses lèvres sur les siennes. L'elfe fut surpris au début et se laissa faire. Il commença à l'embrasser tendrement. Un flot de sentiment contradictoire lui passa dans la tête, cela faisait tellement longtemps qu'elle rêvait de ce baiser. Le moment le pus heureux de sa vie se déroulait quelques secondes avant sa mort
Des bruits de souffrance eut lieu juste derrière elle, elle su que c'était fini pour elle. Pourtant, elle ne ressentit pas de douleur contrairement aux hurlements de souffrance qui se faisaient de plus en plus persistant derrière elle. La pression des lèvres d'Eregion avait disparu. Elle osa ouvrir les yeux. Trois elfes noirs gisaient par terre, les corps déchiquetés. Un griffon en combattait deux en même temps tandis qu'Eregion tentait de faire face au dernier elfe noir. Une nouvelle fois on la sauvait in extremis. La situation pouvait encore changé. Sa baguette vola vers sa main. Elle la tendit sur les deux elfes noirs :
- Incarcerem
Des lianes apparurent et emprisonnèrent les deux elfes noirs. Le griffon se jeta dessus et d'un coup de griffe puissant, brisa la nuque des deux êtres. A ses côtés, Eregion tua de justesse l'elfe noir d'un coup d'épée. Mais l'effort avait été trop brusque. Il s'effondra dans ses bras. Juste avant qu'il ne s'évanouisse de nouveau, elle l'entendit murmurer :
- Soixante Quinze
Le griffon prit Eregion sur son dos et invita Aquilä à monter aussi :
- Cet elfe a besoin de soin au plus vite. Marcher aux côtés de moi, je vais vous amener auprès d'elfes que je connais.
- Merci de s'occuper de nous. -Elle sentit la fatigue faire flancher son corps- merci de nous avoir sauver. Sans vous on était mort.
- La bataille est rude et il faut s'entraider. Mon instinct s'est manifesté plus fortement que d'habitude et m'a dit qu'il fallait que je vous aide pour une raison qui m'est inconnue, il continua avec une sorte de ton désespéré, Peut être, êtes vous la solution qui permettra de mettre fin à ce combat.
« Vive son instinct » pensa t'elle alors. Mais elle n'était pas importante dans cette bataille, elle était inutile, elle ne connais… Elle se tapa soudain le front. Comment avait elle pu être aussi négligente ? Comment avait elle pu oublier sa mission. De rage elle se mordit les lèvres.
- La mission! Thunder ! Murmura t'elle.
Le corps du griffon se raidit. Il tourna ses yeux perçant d'aigle vers elle.
- Quelle mission?
Devait elle lui dire la vérité ? Il leur avait déjà sauvé la vie, et cela suffisait pour la convaincre de lui dire.
- Le sorcier m'a chargé d'une mission. Il faut que je trouve quelqu'un du commandement le plus rapidement possible. Je vous en prie c'est une question de vie ou de mort.
- Harry, une mission ? demanda le griffon, ce qui surprit Aquilä. Ainsi le griffon connaissait Thunder. Alors mon instinct avait raison et je suis la plus grande aide possible qu'on ait pu vous donner. Je vous conduis exactement aux principales personnes auxquels la mission concerne sûrement.
Il augment l'allure de sa cadence ce qui obligea Aquilä à marcher plus rapidement.
A une vingtaine de mètres d'elle se tenait Lÿn ainsi qu' Ëdolrë et Orofornë : les trois personnes qu'elle souhaitaient le plus voir en ce moment même. Elle commença à marcher plus rapidement vers eux malgré la douleur qu'elle ressentait dans tout son corps. Elle était maintenant à dix mètres. Elle entendait distinctement la voix d'Orofornë couvrant le son de la bataille :
- … Harry a fait plus pour notre peuple qu'aucun autre elfe. Ëdolrë et moi, nous partons le rejoindre, …
Non il ne fallait pas qu'il parte. Elle devait les empêcher. Harry ne demandait aucune aide. Il fallait qu'elle les empêche de partir.
-…, il nous attend sûrement, nous…
- Thunder veut justement que vous n'alliez pas le rejoindre…, interrompit elle Orofornë d'un ton qui se voulut être puissant mais elle avait tellement peur pour son ami qu'elle ne pu s'empêcher de tressaillir,… Il m'a chargé d'une mission que l'on doit appliquer immédiatement.
Lÿn s'approcha d'elle et l'entoura de ses bras:
- Qu'elle est cette mission Aquilä? Et où est il ?
- Il m'a demandé de faire sonner la retraite dans les plus brefs délais. Il est partit combattre les Shäzguls et il faut soigner Eregion à tous prix…
C'est là qu'elle remarqua la présence d'une elfe noire parmi le groupe. Elle voulu prévenir les autres mais Lÿn la rassura de nouveau. Ëdolrë s'était déjà occuper d'Eregion. Ce dernier avait l'air d'avoir repris un peu plus de couleurs. Orofornë la regarda bizarrement :
- Sonner la retraite ? Harry ne serait il pas devenu fou ? Est-ce vraiment ce qu'il t'a dit ?
- Oui…enfin non, c'est Bëondir le dragon qui m'a transmis ce que je devais vous dire, ce que Thunder lui avait dit.
Lÿn regarda successivement Orofornë et Ëdolrë. Ce dernier prit la parole :
- Les dragons sont connus pour lire dans les pensées des gens. Je ne doute pas une seule seconde que Bëondir se soit demandé ce qu'Harry voulait faire. Maintenant je me demande ce qu'il a vu pour qu'il nous demande de sonner la retraite. Mais que faire ? Sonner la retraite est un énorme risque et surtout sans retour…
Aquilä était de plus en plus las. Ne pouvait il pas comprendre qu'il jouait la vie de Thunder ?
- Je vous en supplie ! Il faut sonner la retraite à tout prix. Il y va de la vie et du plan de Thunder !
Lÿn réagit au quart de tour. Elle posa sa main sur la tête d'Eregion endormi. Elle s'adressa aux autres :
- Touchez moi tous.
Aquilä, sans savoir pourquoi, l'elfe noire, un peu réticente au début, Ëdolrë et le griffon la touchèrent de leurs mains. Seule Orofornë restait en retrait. Il refusait de faire un pas. Une profonde détermination se lisait sur son visage.
- Orofornë prend moi la main. Je t'en prie. Si tu veux sauver la vie d'Harry, comme Aquilä nous la dit, alors ne reste pas planter là.
A contre cœur l'elfe toucha Lÿn. Aquilä se sentit soudainement toute drôle. Elle fut aveuglée par une lumière blanche.
Lorsqu'elle retrouva sa vue, elle était devant des centaines de tentes blanches. A l'intérieur elle apercevait des créatures blessées très gravement : elle venait d'apparaître dans le camp des elfes et de leurs alliées. Lÿn passa à toute vitesse devant elle et entra dans une tente gardée par deux elfes. Elle ressortit immédiatement, portant un long cor de brume. Les elfes qui gardèrent la tente tentèrent de lui arracher l'objet des mains :
- Laisser moi passer. Il en va de la vie de tout le monde. Laisser moi passer.
- Elfe Lÿn, ne faîtes pas cela. Nous ne pouvons pas perdre! Remettez immédiatement l'artefact dans la tente ou je serai obligé de vous blesser.
- Laissez moi passer. Bon sang !
- Vous l'aurez voulu !
Les deux elfes pointèrent leurs baguettes sur elle mais ils furent stupéfixiés par Ëdolrë et Orofornë. Lÿn passa de nouveau à coté d'elle mais allant dans le sens contraire cette fois. Aquilä tourna sa tête, pour voir un précipice à quelques mètres derrière elle. Le camp avait été bâti en hauteur, sur un plateau et du bord de ce précipice de plusieurs dizaines de mètres de profondeur, on pouvait voir l'ensemble de la bataille. Tous les blessés sortirent de leurs tentes. Ils regardèrent tous avec un certain étonnement une Lÿn, qui n'avait jamais paru aussi puissante, marcher d'un pas rapide vers le bord du précipice. Elle s'arrêtât et fixa l'immense masse formée par les combattants. Elle porta l'instrument à ses lèvres : un son haut et grave en sortit. Aquilä faillit se faire déséquilibrer par l'onde sonore. Lÿn répéta ce son deux fois et abaissa l'instrument.
Des points blancs apparurent dans le ciel. La masse énorme formée par la bataille semblait rétrécir de secondes en seconde : l'armée elfique rompait le combat à une vitesse folle.
Lÿn se retourna vers Aquilä. Jamais cette dernière n'avait trouvé la jeune elfe aussi lasse.
- J'espère sincèrement qu'Harry sait ce qu'il fait, car si il ne réussit pas, il nous a tous condamné à une mort certaine, dit Lÿn.
La jeune elfe s'adossa dans les bras d'Ëdolrë. Eregion était au sol, encore un peu pale. Elle lui prit la main. Des fées apparurent et transportèrent le corps d'Eregion à l'intérieur d'une des tentes. Elle du lâcher à contre cœur sa main car elle ne pouvait rentrer dans les tentes : elle n'était pas blessé et il fallait le plus de place possible pour ces derniers.
Elle s'adossa contre la toile d'une tente. Orofornë était debout à côté d'elle. Il regardait d'un air indescriptible la plaine où se déroulait la bataille. L'elfe noire à côté de lui s'assit à côté d'elle. Orofornë interrogea sa voisine du regard. Aquilä pour la première fois entendit l'elfe noire parler:
- Je suis fatigué. Le combat contre le Serviteur des Ténèbres m'a épuisé. J'ai besoin de m'asseoir un peu.
Aquilä commençait à avoir un peu peur maintenant d'être assis à côté de la jeune elfe noire. Son corps se tendit. L'elfe noire le sentit:
- Ne t'inquiète pas de moi. Je ne te ferais pas de mal. Je ne ferai plus de mal. Lorièn, dit l'elfe noire. Je suis la sœur d'Orofornë.
Ce dernier approuva d'un signe de tête sans toutefois quitter la zone de combat des yeux.
- Aquilä, répondit elle.
Juste son prénom. Elle ne voulait pas savoir pourquoi ou plutôt comment Lorièn se retrouvait être la sœur d'Orofornë. Elle était trop fatiguée pour cela et l'elfe noir l'avait remarqué. Orofornë lui n'avait pas cette faculté de voir qu'elle avait besoin de repos :
- Sais tu quelles sont les intentions réelles de Harry ? Est il vraiment en train de tous les combattre ?
Elle approuva de la tête.
- Bëondir a dit à Harry que les Serviteurs des Ténèbres tentaient de le retrouver. – elle se força à replonger dans ses souvenirs, mais tout est flou- …et puis il est devenu silencieux et il avait l'air d'être dégoûté par quelque chose… Et puis il s'est enfui sur une licorne pour les combattre…
Orofornë était soucieux. Elle voyait sur son visage qu'il devait faire un effort important pour ne pas partir aider Harry et rester là tranquillement à l'écart du danger.
Des groupes d'elfes revenaient de la bataille et se posèrent à côté d'eux, certains étaient blessé et d'autres ne comprenaient pas pourquoi il devait revenir. Plusieurs posèrent la question du pourquoi de la retraite mais ils n'eurent pas une oreille attentive au près d'Orofornë. Il les envoya balader. La plupart jetèrent un regard d'inquiétude à l'elfe noire qui siégeait parmi eux mais elle leur lança un regard si indifférent qu'ils arrêtèrent immédiatement de la regarder.
Le flot continu d'arrivant empêcha Aquilä de venir jeter un coup d'œil à la bataille, espérant y voir un signe de Thunder, ou autre chose.
Lorièn lui demanda gentiment pour briser le silence dans lequel elle s'était enfermée:
- Comment est le sorcier pour que les Serviteurs des Ténèbres en aient si peur ?
Elle commença à raconter sa rencontre puis toute les prouesses qu'il avait accompli de la bataille contre le Serviteur des Ténèbres à la mort du Roi des Démons Noirs. Lorièn était suspendue à ses lèvres, ainsi que tous les elfes autour d'elle. Sans le vouloir elle remontait le moral à une armée décimée.
Elle s'aperçut que cela lui faisait du bien à elle aussi de parler de Thunder. Elle découvrit à quel point ils étaient tous les deux liés et qu'elle chance elle avait eu de le connaître, et de partager de bons moments avec lui. Toutes les fois où il avait sauvé sa vie, où il l'avait aidé. Elle ne pouvait le nier, il lui manquait atrocement. Comme si une partie de son cœur avait été arraché. Elle aimait Eregion, mais Thunder, c'était autre chose, un lien plus inconnue, plus obscure, au de là de l'amour et de l'amitié. Un lien si puissant qu'elle savait qu'il serait toujours présent pour la protéger malgré la distance qui les séparait. Si il était mort elle le saurait.
Elle s'en voulait surtout de ne l'avoir pas pu accompagner dans son combat final… Mais elle savait que s'il y'avait quelqu'un qui pouvait tous les sauver c'était bien lui.
- Expello
Le sort toucha le Shäzgul à sa droite qui vola dans les airs. Il se retourna vivement. Un Shäzgul fit apparaître une sphère magique aux nuances grise et noire et lui lança dessus. Il sauta sur le côté pour l'éviter. Elle percuta sa sacoche et y créa un énorme trou. Une centaine de billes en acier se répandirent sur le sol.
Avant que le Shäzgul n'ait pu faire un geste il pointa sa baguette sur lui :
- Waddiwasi
Les billes s'envolèrent, telles des balles de fusils, vers le Shäzgul et cognèrent contre les écailles de la créature maléfique qui tomba en arrière sous la puissance du choc. Il su que les billes n´avait simplement que ricochés sur le corps du monstre. Deux Shäzgul le prirent à partis, permettant ainsi à leur frère blessé de ne pas subir une nouvelle attaque dévastatrice.
- Sphaera Patrona
Les sorts ricochèrent sur son bouclier. Un troisième Shäzgul apparut et pointa son bâton sur Harry. Un éclair noir en sortit et projeta Harry en l'air. Il se rattrapa douloureusement sur sa cuisse gauche. Il se releva précipitamment mais un autre sort le toucha et le plaqua contre le sol. Un Shäzgul se tenait devant lui et le maintenait au sol grâce à son sort. Archenar apparu à ce moment là et se changea en une sphère lumineuse qui aveugla le Shäzgul, libérant ainsi Harry du sort qui l'emprisonnait.
« Usurpare »
Il sentit qu'il avait pris possession du corps du Shäzgul. Un sort extremment puissant le frôla et faillit le faire déséquilibrer. Il pivota sur lui-même et pointa sa baguette sur le Shäzgul qui l'attaquait. Ce dernier relança un sort. Il déplaça le Shäzgul, dont il avait pris possession, entre lui et le sortilège et l'utilisa comme protection. Le sort percuta la créature maléfique qui s´éleva dans les airs. Une lumière noire l´entoura. La seconde d'après elle fut parcourue de tremblements et poussa des hurlements de douleurs à en perdre l'ouie. Un éclair noir puis un second et un troisième frappèrent ensuite le Shäzgul qui tomba au sol comme un vulgaire chiffon.
La scène se figea. Harry ainsi que les Shäzguls épouvantés regardèrent le spectacle que formait le corps inanimé du Shäzgul. L´un d´eux s´agenouilla auprès du corps et posa sa main sur la tête de la créature au sol. Il releva la tête. Harry croisa son regard serpent. Il recula de peur devant la puissance de la haine qu´il y lisait.
-Il est mort, dit le Shäzgul en fourchelang.
Tous les Shäzguls se tournèrent vers lui. Sans la voir, Harry sentit la toute puissance des créatures maléfique. D´un coup il fut projeté avec force en arrière. Il n´eut pas le temps de se relever que déjà il était propulsé en l´air. Il retomba avec force sur un sol dure, qui lui asséna une douleur horrible au dos.
Il se releva, sonné.
- Sectum
Le sang gicla sur sa figure.
- Ahhhhh !
Il s´agenouilla. Une plaie le long de son bras gauche laissait couler un filet de sang. Archenar piqua vers lui mais un sort le mit hors d´état nuire. Il se releva. Les dix Shäzguls se regroupèrent autour de lui. Il n´y avait plus aucune issue. Le sang continuait toujours de couler. Il leva sa baguette :
- Flagro Iactus
Une longue flamme sortit de sa baguette. Il secoua sa baguette comme un fouet. La flamme toucha le cercle formé par les Shäzguls. La flamme s'entoura autour d'un des bâtons. Harry sentit avec peur que ce n'était plus lui qui contrôlait la flamme. Cette dernière se changea en une lanière.
Il se sentit projeter en l'air. Alors qu'il allait retomber au sol, un sort le toucha et le propulsa en arrière. Il frappa avec force une paroi rocheuse qui lui fit une entaille sur son flanc gauche. Il glissa et tomba sur le dos. Il avait affreusement mal, une ou deux côtes avait du se briser. Il se retourna lentement sur son côté droit : c'était sur l'autre côté qu'il ressentait ces souffrances les plus horrible.
Sa baguette avait glissé de ces mains. Il rampa difficilement jusqu'à elle et l'a pris dans ces mains. Il sentit être pendu par un de ses pieds à trois mètres au dessus du sol. La tête vers le bas, il sentit cette dernière se chauffer sous l'afflux du sang.
Les Shäzguls étaient autour de lui. L'un d'eux le maintenait en l'air grâce à un sort. Il pointa sa baguette sur ce dernier :
- Expelliarmus
Le rayon rouge fusa de sa baguette. Il fut arrêté par un la paume de la main du Shäzgul. Ce dernier fit un geste de la main, et Harry reçut une décharge électrique qui lui paralysa une partie du corps. Il cria de douleur. Les larmes lui vinrent aux yeux.
- Tu te croyais plus fort que nous sssssorcier!
Que la douleur cesse. C'était tout ce qu'il demandait. Simplement que la douleur disparaisse.
- Mais tu n'es qu'une misssssérable pousssssière. La magie des Ténèbres sssssera toujours la plus puisssssante ! Tu as perdus. Les elfes ont perdu.
- Puissance…des…Shäzguls ? Laissez…moi rire… A onze contre un…je n'appelle…pas ça …une victoire… Et puis j'en blessé…un gravement… et un autre… est mort… AHHHH
Une douleur aigue apparut au bas de son dos. Un Shäzgul s'était servi de sa queue pour le fouetter. Il fallait absolument qu'il fasse quelque chose, qu'il se libère de l'emprise du sort. Il mit tous ses espoirs et sa puissance dans le sort :
- Deflagratio
La flamme sortit à pleine puissance de la baguette et se dirigea vers le Shäzgul le plus proche. Ce dernier fit apparaître un jet de glace qui contra son sort. Malgré toute la puissance qu'il mettait, il sentait la glace prendre le dessus sur le feu. Sa main se glaça. Il ne pouvait plus faire aucun geste avec.
Une main froide lui tint le manteau. Il osa ouvrir les yeux. Le Shäzgul qu'il avait brûlé tout à l'heure le regardait avec une haine d'une telle intensité qu'il su à ce moment là qu'il n'était rien du tout par rapport à eux.
- Regarde ccccce que tu as fais à mon visssssage. J'ai bien envie de faire la même chossssse avec le tien…
Harry se mordit les lèvres. Il sentit les griffes de la créature s'enfoncer dans sa joue droite et l'érafler jusqu'au cou. Un liquide froid glissa sur ses lèvres et tomba au sol aux gouttes à gouttes. Il voulait mourir, mais il devait tenir. Pas pour lui, non loin de là il préférait mourir, mais il y'avait tous les autres qui croyaient en lui…
- Allez en enfer !
Une force le projeta de nouveau en l'air. Il tomba près d'un feu. Les dix Shäzguls s'approchèrent de lui. Il recula dans le feu. Les Shäzguls s'approchèrent de plus en plus de lui. Même si il avait sa baguette, il ne pouvait plus rien faire. Seule le feu lui amenait du réconfort.
Les Shäzguls se mirent en cercle et pointèrent leur bâton sur lui. La fin était venue pour lui. Il ne pouvait plus rien faire. Ils prononcèrent en même temps la formule de la mort :
- Avada Kedavra
Dix jets verts se dirigèrent vers lui. Il ferma les yeux. Il ne voulait pas voir la mort en face. Il n'admettait pas une telle défaite. Si seulement il pouvait être ailleurs, si seulement tout cela n'avait pas existé…
Il ressentait encore la douleur. Il ouvrit les yeux. Les Shäzguls avaient disparu. Il était seul au milieu d'un feu. Il se leva difficilement.
Un cri lui parvint aux oreilles : Archenar piqua vers lui. Ainsi il était toujours au milieu des combats même si il n'y avait personne. Où était passé les Shäzguls ?
Il n'eu pas le temps de finir la question qu'il reçut un coup fort dans le dos qu'il le projeta face contre terre. Les dix Shäzguls venaient de paraître dans une volute de fumée. Un nouveau coup dans ses côtes brisa ses dernières.
- Très ingénieux, sssssorcier de ssssse volatilissssser dans le feu pour naître dans un autre, mais cette sssssolution t'a ssssservi une fois, elle ne le fera pas une ssssseconde fois sssssans que l'on intervienne…
Le Shäzgul lui donna un coup de pied qui le retourna. Il essaya de se relever mais on le frappa. Des petites pierres restèrent collé au niveau de ses plaies. Il ne pouvait faire un geste sans que la douleur ne le martyrise. Un nouveau coup lui remplit sa bouche de sang. Il cracha, mais la lymphe resta collé à ses dents comme un tissu de bave.
- Tu as eu tort de venir nous combattre, tu sssssens ccccccette douleur te ronger et tu ne voudrais qu'une chossssse : que l'on arrête ton sssssuppliccccce misér…
Le Shäzgul avait raison. La douleur le faisait souffrir à en mourir. Il se rappela une phrase de Dumbledore : « il y'a pire que la douleur physique ». Mais qu'est ce qui pouvait être pire que ce qu'il ressentait ? Dumbledore n'avait jamais été dans l'état où il se trouvait en ce moment. Que penserait Lÿn et Aquilä si elles le voyaient dans cet état, attendant que la mort vienne le chercher ? Il les avait trahis entraînant le peuple elfique à sa mort. Archenar essayait toujours de le sauver. Le phénix malgré les obstacles n'abandonnait pas. Malgré les souffrances il combattait la peur et la douleur pour le sauver. Quel comble, lui qui était le symbole de l'espoir, maintenant ce dernier mot ne signifiait plus rien pour lui. Il était perdu. La mort approchait, il la lisait dans les pupilles jaunes des Shäzguls. Ils étaient comme Voldemort, invincibles. Voldemort…la prophétie… puisque le début de celle-ci c'était réalisé, la fin devait arrivé. Il ne devait donc pas mourir…ou est ce que Trelawney s'était encore trompée ? Ron…Hermione… Maman …Papa…Sirius…Remus… Il fallait qu'il se montre digne. Tous lui apportaient de la force, de l'énergie. Non il avait une chose à faire, il l'avait promis, il le ferait. Bëondir s'était sacrifié pour qu'il réussisse à bien cette mission, sa mission. Il n'allait pas abandonner alors qu'il lui suffisait juste de faire un seul geste et tout serait fini…
- Patronus Elementum
Le dôme rouge translucide apparut et expulsa les Shäzguls qui étaient autour de lui en envoyant des décharges électriques puissantes. Il essaya de se relever. Il pointa sa baguette sur un Shäzgul qui était à terre, mais il ne vit pas une autre de ces créatures maléfiques prendre appui sur son bâton et le frapper au dos avec ses deux pattes. Il fut expulsé hors du cercle.
Les Shäzguls reprenaient connaissance. Il leva sa baguette :
- Vigor Referio
Un dôme se mit en place autour de lui. Un Shäzgul lança un sort qui fut absorbé par le bouclier. Le dôme devint plus opaque à force que les Shäzguls lui jetaient des sortilèges de plus en plus puissant. Son bouclier tenait bon et les créatures du mal ne voyaient pas le piège dans le quelles elles étaient tombées. Comment pouvaient elles imaginer un seul instant ce qu'il allait faire ? Il sentait encore assez d'énergie en lui pour respecter les promesses envers les peuples qu'ils devaient sauver…
Sentant que le bouclier ne pouvait plus tenir longtemps, il leva sa baguette. Le dôme sembla se rétrécir, puis explosa tout d'un coup dans une lumière blanche éclatante. Il sentit la puissance de l'onde frapper violemment les Shäzguls.
Les dix Shäzguls étaient à terre, formant une nouvelle fois un cercle autour de lui. Deux commencèrent à reprendre connaissance. Il fallait les prendre de vitesse :
- Archenar
Le phénix vola vers lui. Il le bloqua à l'aide de son bras gauche encore douloureux contre son torse. Il pointa sa baguette entre ses pieds. Les Shäzguls étaient tous levés, prêt à le frapper. Il n'y avait plus de temps pour réfléchir. Tant pis pour ceux qui se trouvaient sur son chemin, amis ou ennemis, mais il était trop tard et ses sacrifices servaient à sauver plusieurs autres vie. Avec toute la force qu'il pouvait, il cria :
- Apokalypto
Sa puissance magique fusa avec force et vitesse dans sa baguette. Il regarda les Shäzgul. Ces derniers regardaient avec une frayeur immense sa baguette qui avait disparu sous une lumière argentée.
Quatre sphères d'un blanc éclatant sortirent de sa baguette et tournèrent autour de lui, laissant un trait argenté derrière elle. Ses cheveux se dressèrent sous la puissance de ce qu'il faisait apparaître. Ses yeux semblaient comme enfoncés dans leurs orbites. Sa tenue de combat claquait contre sa peau. Le sol commença à trembler. La peur le gagna. Qu'est ce qui avait fait apparaître bon dieu?
Soudain les quatre lumières se touchèrent au même moment juste en dessous de sa baguette. Une immense lumière l'aveugla ; il fut paralysé de frayeur devant l'immense quantité de magie. Il sentit la dévastation et la mort. Il sentait cette lumière écraser tout sur son passage. Des clameurs de terreur se faisait entendre. Et lui était tout seul, avec Archenar, aveuglés par cette puissance dévastatrice qu'était l'apocalypse…
Cela faisait des dizaines de minutes qu'ils avaient sonnés la retraite. Il regarda autour de lui. Sa sœur se tenait contre la tente, laissant assez de passage pour que le flux constant d'arrivant puisse passer. A côté d'elle, Aquilä semblait confiante. Mais comment pouvait elle l'être ? Elle connaissait Harry mieux que lui. Elle connaissait sa puissance. Mais il ne pouvait s'empêcher de douter. Que comptait faire le sorcier pour battre les Shäzguls ?
Il y'eut un flash lumineux. Une immense clameur de terreur apparut devant lui. Les elfes commencèrent à se bousculer, voulant s'éloigner le plus possible de la falaise. Aquilä ainsi que sa sœur se levèrent. Il poussa ce qui lui gênait le passage. Il voulait absolument voir ce qu'il se passait. Qu'est ce qui pouvait faire aussi peur aux elfes que ça ? Les Shäzguls ?
Il se retrouva au bout de la falaise. Sa sœur se tenait à droite ainsi qu'Aquilä.
- Qu'est ce qu'il y'a Orofornë ? Lui demanda Lÿn qui venait d'arriver ainsi qu'Ëdolrë.
- Je ne sais strictement pas…
Soudain dans la vallée, une vague blanche immense apparue et balaya tout sur son passage. Même s'il était loin d'elle, il ressentait toute la puissance de l'onde dévastatrice. Les tentes derrières lui, s'écroulèrent. Des cris de souffrances s'élevèrent de la bataille. C'était comme si il se trouvait en plein milieu de la vallée alors qu'il était à plusieurs kilomètres de là. Il commença à avoir peur devant cette chose si puissante et si invincible. A sa droite Lorièn était comme fasciné par ce qu'elle voyait :
- Apokalypto, le sort de l'apocalypse, murmura t'elle.
Il resta sans voix. L'apocalypse ? Le sort de la destruction de vie totale ?
- Harry, demanda Ëdolrë.
- Votre sorcier ne manque pas d'audace à ce que je voie, ni de puissance… Personne ne peut survivre, même les Shäzguls y resteront. C'est le dénouement de la bataille, par un sacrifice…
La vague blanche sembla comme s'effondrer. Elle disparu l'instant d'après. Il ne pouvait en croire ces yeux. Plus aucun signe de vie. La vallée sembla comme morte. Plus aucun bruit, ni un souffle. Ils avaient gagné… mais tout cela n'avait plus aucune importance. Tout ce qui importait était maintenant de trouver le sorcier pour le soigner avant que ce dernier ne meure…
Il sauta dans le vide et ouvrit ses ailes.
L'énergie filait de son corps. Tout était encore blanc autour de lui, mais il entendait distinctement les cris de souffrances de tous ce qu'il tuait. Tous ces morts, à cause de lui. Il sentait la vie qu'il arrachait aux êtres touchés par l'onde. L'ultime instant de vie…
Il était de plus en plus fatigué. Il commença à trembler. La magie disparaissait de son corps peu à peu. La mort arrivait à grand pas vers lui. Elle allait l'emporter comme elle l'avait fait avec toutes les âmes dont il avait été le bourreau. Il tomba à genoux. Il n'y avait plus de magie en lui, plus d'énergie nécessaire à la vie. Ses yeux se fermèrent ; tout était noir à présent comme dans un tunnel. Au bout une lumière l'appelait. Il marcha vers cette dernière. Le chant du phénix l'accompagna, se répétant en écho de plus en plus puissant à mesure qu'il progressait vers cette lumière…
REVIEWS PLEASE !
POUR CEUX QUI AURONT LE COURAGE DE ME LAISSER UNE REVIEW APRES AVOIR LU CE TRES LONG CHAPITRE (JE N'AVAIS AUCUNE ENVIE DE LE COUPER) ET J ESPERE QU IL Y EN AURA…, POURRIEZ VOUS ME DIRE QUELLE PARTIE VOUS AVEZ LE PLUS (OU LE MOINS) AIME. MERCI D'AVANCE.
AU PROCHAIN CHAPITRE !
(1) : l'apocalypse est traduit comme une révélation dans la bible,… d'où le titre du chapitre…
Petronille : Lol, tu m'as dis que je mêlai ma fic à la magie, à Harry Potter, au fantastique et aux mondes. Ne le prends pas mal mais je me suis un peu marré quand j ai lu ce passage de ta review. Il va de soit que tu as raison à propos des différents mondes, mais par contre heureusement que je mêle Harry Potter à la magie. Le pauvre sinon : orphelin, mal aimé, victime et incapable de se défendre face à Voldemort. Bon désolé pour ce passage mais ne t'inquiète pas j'ai compris ce que tu voulais dire. Je m'excuse pour mon léger comportement moqueur des trois premières lignes. Mais le plus important c'est que je te remercie pour ta review avant tout : cela m'a fait vraiment plaisir d'en recevoir une de ta part. Tu dis que tu as littéralement aimé ma fic : heureusement que je vois que je fais plaisir à quelqu'un (si tu voyais le nombre de jours que je passe devant l'ordinateur pour faire un chapitre…). Ensuite tu dis avec un superbe style : si ma prof de français t'entendait elle ferait une crise cardiaque je te le promet (Mon dieu comme je déteste cette matière !). Dernière chose : ne t'inquiète pas je finirai cette fic, mais il faut que l'on me laisse le temps pour le faire donc à l'avance cela ne servira à rien d'envoyer des messages pour me presser.
Je t'embrasse. Amitié. Et peut être à une prochaine fois…
Big Apple : Ca va, la forme à part que je me suis cassé le bras (le plus utile pour écrire malheureusement). Et toi ça va ? Pas trop fatigué d'avoir relu toute ma fic ? Je ne sais pas combien de temps il faut pour la lire jusqu'à ce chapitre. Honnêtement je ne l'ai jamais lu en entier d'une seule traite. Quand je dois relire un passage pour construire un paragraphe, je sais où il se trouve dans le chapitre et je ne me farcis pas toutes les descriptions que j'ai écrites. Je devrai essayer un jour, mais je pense franchement que je m'en ennuierai : à force d'écrire et de corriger : je la connais par cœur, et cela serait lassant de lire quelque chose que tu connais sur le bout des doigts. Merci pour ta review.
Amitié
Satya : Superbe ? Merci beaucoup du compliment. Je suis désolé pour le temps que je mets à écrire un chapitre (et si tu rajoutes un bras cassé : bonjour l'attente !). J'espère sincèrement qu'il va te plaire.
Je t'embrasse. Amitié.
Amini : Merci de me dire que l'attente entre chaque chapitre n'est pas trop grave. (Il vaut mieux une bonne fic bien décrite, qu'une fic mauvaise fait à la va vite). Tu aurais adoré voir Aquilä avec Harry ? Je pense que tu n'es pas le seul mais malheureusement cela ne se fera pas : je ne les vois pas du tout en couple. Ils ne franchiront jamais le cap de l'amitié. Et je n'ai aucune envie de devenir écrivain (d'ailleurs je ne sais même pas ce que je veux faire.). Mais merci du compliment quand même.
Amitié.
Spirit.w.w : Et moi je suis content de te retrouver parmi mes revieweurs. Cela me fais plaisir que tu tiennes à cette fic et je t'assure que je la finirai un jour, mais dans combien de temps ? Une semaine, un mois, un an ? Je ne le sais strictement pas. J'espérais moi aussi vous donner une suite rapidement mais j ai un gros problème avec Internet ces temps ci et je n'ai pas pu faire autrement que l'envoyer que maintenant. Sinon pour ce qu'il est du retour à Poudlard, il arrive à grands pas, mais cette rentrée n'est peut être pas comme tu le penses (tu verras au chapitre prochain).
Amitié.
Sirius Aldebaran : Ta review est sûrement celle qui m'a fais le plus marrer depuis que j'ai commencé cette fic. En faîte c'est plutôt l'histoire du homard qui m'a fait sourire car je n'ai strictement rien compris à celle ci. Pour les petites billes en acier, tu as eu raison de l'appeler l'attaque magneto car c'est en grande partie grâce à ce passage de ce film que j'ai trouvé comment tué des personnages sans inventer de multiples formules : c'est plus simple, plus court et mieux. (Enfin je trouve) Sinon j ai appris d'après ta review que tu écrivais une fic avec un personnage JDR (excuse moi d'être inculte mais je ne sais pas ce que c'est). J ai donc cherché mais je n ai trouver aucune fic de ta part. Tu peux me donner le site et dés que j aurais le temps j y jetterai un coup d'œil.
Amitié.
Dark Dragon : Un nouveau reviewer! Ca fait plaisir. Merci pour le compliment. J'espère que tu vas adorer la suite.
Amitié. (Je suis désolé de ne pas faire une réponse au review aussi longue que pour les autres.)
Nizam : Merci tout d'abord pour ta review. Ca fait plaisir. Mais par contre je suis désolé de ne pas publier aussi rapidement que tu le voudrais : entre les fractures de bras et les problèmes sur Internet, plus la tonne de devoirs que nous donnent les profs et ma mère qui installe un couvre feu pile à l'heure où habituellement je suis sur l'ordi pour travailler ma fic, vois tu je n'ai plus de temps pour écrire aussi rapidement que je le voudrais. Et pour ce qui est de ta question à propos de savoir dans combien de temps Harry rentrerait à Poudlard et bien je situe le passage dans trois ou quatre chapitres (la rentrée je précise, car il y passera avant pour quelque chose d'autre).
Amitié.
Bastien : Bon on va arrêter de dire « ô et de nouveau te voila ». Si tu me laisses une review à chaque chapitre, ça va devenir lassant de te répondre ainsi. Donc je change. Voici maintenant ma nouvelle forme de réponse : je suis très content d'avoir une review de toi. Franchement c'est une de celle que j'espère voir arriver le plus rapidement et fréquemment dans ma boîte email. Ne me critique pas sur la durée de temps qu'il y'a entre deux chapitres mais je voulais que ce chapitre soit mémorable comme tu l as si bien dit dans ta review. J espère sincèrement qu'il t'a plus.
Amitié.
Christophe : Tu passes ton bac cette année ? Bonne chance alors ! Je suis vraiment désolé d'avoir mis autant de temps à écrire la suite. Ne pas avoir Internet m'a tellement dégoûté que j'ai failli mettre ma fic à l'arrêt totale. J'espère que tu as trouvé ce chapitre aussi super que le dernier.
Amitié.
Chtit-draco : Merci beaucoup ! Je te remercie de m'avoir laisser une review ! A ta question « avec qui sortira Harry ? » Malheureusement pas avec une elfe. Je crois qu'à la fin de la fic je respecterai le tome 6(donc avec Ginny) mais je sais qu'il y aura une autre romance avant et il faut que je commence à la définir sur un brouillon. J'espère avoir répondu à ta question. A une prochaine fois peut être !
Amitié.
Raffi : Je sais que tu dois trouver cela chiant que je coupe toujours aux moments les plus intéressants mais je dois tenir le lecteur en haleine et c'est le seul moyen efficace pour. Il faut que je donne envie de lire la suite. La plupart des lecteurs me font la même remarque et moi-même quand je lis un auteur qui termine de la même façon que moi, je ne peux pas m'empêcher de pester contre lui. En fait je pense aussi que l'on (en fin nous les auteurs) a pas tellement conscience que la fin de chapitre que l'on fait est plus brusque pour le lecteur que l'on pense : l'auteur sait ce qui va se passer au prochain chapitre, il connaît chaque détail de l'histoire contrairement au lecteur. Je suis heureux pour toi que ta terminale se passe bien, mais c'est aussi un peu normal que tu es beaucoup de boulot.
Je te dis à la prochaine. Amitié.
Arvedin() : Ne t´inquiète pas, je ne vais pas abandonner ma fic. Il se trouve juste que j´ai eu un petit problème avec Internet ces derniers mois et donc ça m´a un peu démotivé d´écrire. Mais comme je le dis, ne t´inquiètes pas, j´ai pris comme résolution pour la nouvelle année de la finir quoiqu´il en coûte. Sinon je suis assez surpris que tu l´ais lu trois fois. Tu ne peux pas savoir à quel point cela me fait plaisir. J´espère que ce chapitre (que je considère comme mon meilleur) va te plaire et assouvir ta soif d´impatience.
Merci beaucoup pour ta review.
