Chapitre 10 :
« Tu n'as aucune raison d'être anxieux, Spock. » Lui dit sa mère alors que la navette atterrissait à San Francisco.
« Je ne suis pas anxieux, Mère. »
Elle sourit doucement. « Je sais. Je voulais simplement dire que je suis certaine que Jim va bien. Il a dit qu'il viendrait nous acceuillir. »
Spock hocha la tête. Malgré les spéculations de sa mère, il ne pensait pas que Jim allait bien et il s'en inquiétait. Depuis qu'il avait découvert être lié à Jim, Spock avait essayé d'abaisser ses boucliers de temps à autre, juste cinq minutes. Il avait pu ainsi s'informer du bien-être de Jim. Et pour autant qu'il le sache, Jim était complètement inconscient de leur connexion.
Il n'avait parlé à personne de l'annonce de T'Pau les concernant. Pas à ses parents. Ni même à Nyota. Il avait décidé de la quitter. Un mariage entre eux ne pouvait pas fonctionner, plus maintenant. Peut-être que cela n'avait jamais été possible, mais maintenant qu'il connaissait la vérité, Spock ne pouvait plus prétendre le contraire. Bien que cela ait été son idée, Nyota n'avait pas été hostile à leur séparation, ni même particulièrement surprise. Spock se disait que leur mariage n'avait peut-être pas répondu à ses attentes non plus.
Malgré ce nouveau tournant dans leur relation, ce n'était pas comme si Spock pouvait simplement aller voir Jim et lui dire qu'ils étaient liés. Jim méritait mieux que ça.
Spock savait que Jim avait un petit-ami maintenant. Gary Mitchell. Et compte-tenu de la façon dont il avait traité Jim après sa déclaration le jour du mariage, il était probable que Jim ait changé d'avis à son sujet. Spock devait trouver un moyen de revenir en arrière.
Il courtiserait Jim.
Quand ils quittèrent la navette, Spock marchant juste derrière ses parents, il remarqua immédiatement que Jim les attendait. Il se tenait au milieu de la foule mais il n'était pas facile à manquer, car il était grand et blond. Et il n'était pas seul.
Spock reconnut l'autre homme comme étant le dénomé, Gary Mitchell. Il ne lui faisait pas confiance. Et cela n'avait absoluement rien à voir avec le fait qu'il dorme avec son compagnon. Spock ne lui faisait pas confiance avant même qu'il ne prenne conscience de son lien avec Jim.
« Jim. » S'exclama joyeusement sa mère en courant vers lui. Elle l'attira immédiatement dans un câlin serré. « Tu es magnifique. »
« Je n'ai pas changé. » Rit Jim.
« Ce qui est merveilleux. » Insista-t-elle.
« Vous m'avez manqué aussi. » Dit-il doucement. Puis il la relâcha et se tourna vers Mitchell. « Gary, c'est ma famille. Ma mère, Amanda. Mon Sa-Mekh, Sarek, que tu as déjà rencontré. Et mon … Spock. Je veux dire mon frère, Spock. »
« C'est un plaisir de vous rencontrer. » Mitchell leva la main en une mauvaise imitation du ta'al. « J'espère que c'est comme ça. »
Avant que Spock ne puisse répondre que c'était à peine acceptable, Mère dit : « C'est bien. Charmant. Je suis également heureuse de vous rencontrer. »
Spock regarda Jim se diriger vers Père et l'enlacer. Jim avait toujours aimé enlacé, même quand ils étaient enfants, et même l'éducation vulaine n'avait pu changer cela. Père lui retourna légèrement l'étreinte.
Puis Jim se dirigea vers Spock et il l'observa, ses yeux bleus hésitants. Et pendant un instant, Spock crut que Jim ne l'enlacerait pas à son tour. Mais il sourit timidement.
« Hé, Spock. »
Il passa ses bras autour de la taille de Spock, et non autour de ses épaules comme il l'avait fait avec Père et Mère, et il l'attira à lui. Les bras de Spock vinrent instinctivement l'entourer et le rapprocher un peu plus de lui. Spock dut se battre pour garder le contrôle sur ses boucliers vascillant. Il se pencha juste un peu, et attrapa l'odeur de pomme que dégageait le shampoing de Jim.
Jim s'éloigna.
« C'est vraiment génial de te voir. Je suis content que tu sois venu. » Dit Jim. Il serra le bras de Spock avant de rejoindre Mitchell. « On pourrais aller manger avant de rejoindre l'hôtel. Il y a très bon restaurant végétarien très proche. »
« Etes-vous également végétarien, Gary ? » Demanda Mère alors qu'ils quittaient le hangar à navettes.
« Non, madame. Mais c'est le restaurant que l'on fréquente le plus avec Jim, et certains plats sont très savoreux. »
Spock dut repousser la jalousie qu'il ressentait à l'idée que Mitchell fréquente les mêmes endroits que Jim. Avec Jim. Il n'avait pas le droit d'être jaloux. Il le savait. Et pourtant.
« As-tu accepté de rester vivre avec nous, Jim ? » Demanda Père.
« Oui. » Répondit Jim avec un hochement de tête. « Gary va prendre ma place dans le dortoir. Ça sera moins cher pour lui que son appartement. »
« Oh, vous quittez votre appartement ? » S'inquiéta Mère.
« Juste pour cette année, madame. » Acquiesça Gary. « Qui sait ? Peut-être que, l'année prochaine, Jim acceptera de vivre avec moi. »
Jim sourit. « Peut-être. »
Le muscle de la mâchoire de Spock tressauta. Ça allait être, définitivement, plus difficile qu'il ne l'avait cru.
.
.
« Là. » Dit Mitchelle, levant sa fourchette vers la bouche de Jim. « Goûtes-ça. C'est vraiment bon. »
Jim ouvrit la bouche et Mitchell avança sa fourchette. Jim gémit. « Oh mon dieu, c'est trop bon. J'en veux. »
Spock serra le poing autour de son couteau.
Mitchell récupéra une grand portion de légumes dans son plat qu'il posa dans l'assiette de Jim. « Voilà, bébé. »
« Merci. » Les yeux de Jim brillaient alors qu'il regardait Gary.
Père dit calmement : « Tu avais raison, James. La nourriture ici est excellente. Les plats vulcains sont particulièrement délicieux. »
« C'est parce qu'ils avaient un chef vulain ici. Elle n'est plus là, mais ils utilisent toujours ses recettes. » Explique Jim.
« Sarek a raison. » Ajoute Mère. « La nourriture est fantastique. Je pourrais être tenté de venir manger ici tous les soirs. »
« Je ne pourrais te convaincre du contraire. Gary et moi, on vient si souvent que nous avons une table atitrée. »
Spock décida alors qu'il n'aimait pas ce restaurant. Pas du tout. Complètement illogique, bien sûr.
