L'intrus

Bonjour à tous !

Désolée d'avance, je trouve ce chapitre moyen mais en fait, je suis assez pressée et fallait que je le termine vite (puisque je tiens à poster tous les jours. Mon problème, c'est qu'un semblant de vie sociale est en train de popper autour de moi et ça devient compliqué. Je m'excuse par avance, donc, si je manque un jour pour poster à l'avenir.

Cela étant dit : tous ceux qui m'ont parlés de Yuuri au Pays des Merveilles dans les reviews, vous sortez ! XD Bande de vilains, là ! J'essaye d'être sérieuse, vous ne m'aidez pas ! Crotteuh !

M'enfin bref, ça ne m'empêchera pas de vous répondre :

Liver-chan :

Merci pour le review ! Ce n'est pas facile de poster quotidiennement mais je me motive ! L'histoire va prendre un nouveau tournant, maintenant, ça va déménager ! Youhou ! Kiss ! Kiss !

Kizuna :

Concernant le Yuuri/Phichit, c'était juste histoire de montrer que Yuuri n'était pas bien et d'insérer un peu de background à Victor XD Oui, oui, juste ça. Merci le scénario. Merci pour le comm' !

SunWings :

Oh non, pitié ! XD Pas de Yuuri ai pays des merveilles ! Y a pas de plan LSD dans cette fiction, en plus ! Tout ceci n'a aucun sens ! En tout cas, merci pour la réaction, j'ai bien rigolé !

Heaven-Sama :

Félicitation, tu as deviné le scénario, je suis fière de toi ! XD Je voulais mettre du background pour mon Victor et j'ai rien trouvé de mieux à faire que de faire coucher Yuuri et Phichit ensembles pour le bousculer ! Je suis un troll vivant ! Lolilol !

AsamiRei :

Oui, tu l'as bien dit, je suis en plein délire. Le coup du trou, c'était juste pour avancer dans le scénario… XD Et le Phichit/Yuuri, c'était pour introduire le passé de Victor. Yolo… J'espère que ça te plaira tout de même ! Merci !

Satan-sensei :

Tu me connais trop, je résiste jamais à un bon lemon des familles sorti de nulle part, si ça peut m'aider à introduire le background d'un perso (en l'occurrence, mon Victor qui a été victime d'injustice). Oui, c'est mon premier lemon court… Peut-être que j'ai pas assumé le couple, en fait XD Avec Victor, ça aurait duré vingt pages ! Je vais me taire ici paske vouala ! Bizou guimauve !

Sur ce : bonne lecture les enfants !


Chapitre X :

Yuuri se frotta la tête, presque assommé de sa chute. Il avait encore les jambes en l'air, coincés entre deux bouts de roches, alors que l'avant de son corps était étalé sur une surface rocailleuse mais à peu près droite. Un peu trop droite. Après un hasardeux mouvement de la main, le Japonais retrouva ses lunettes et put extirper ses jambes du piège où il avait glissé, ignorant au mieux les douleurs qu'il ressentait partout sur son corps.

Une grotte.

Mieux. Une grotte éclairée.

Déjà, la lumière du soleil filtrait par le trou d'où il venait mais, en plus de cela, une grosse ampoule à la luminosité bien faiblarde mais pas inexistante était posée au centre de la grotte, maintenue par une petite structure faite de fils de fer. Les yeux de Yuuri examinèrent en détail l'endroit pour comprendre comment un élément électrique pouvait bien fonctionner dans un cet environnement. C'était tout un système qui était installé là pour faire briller l'ampoule – qui devait être extrêmement vieille à vue d'œil.

Déjà, quelqu'un avait apparemment creusé un canal en modèle réduit qui entrait et sortait par derrières de certains gros rochers, laissant s'écouler une rivière intérieure. Sur cet espace de canal était posé un petit moulin en ferrailles – une turbine plutôt – reliée à un alternateur puis à une autre machine, elle-même reliée à la lampe. Littéralement, c'était un mini-système hydroélectrique. La force du courant marin faisait tourner la turbine et maintenait l'ampoule allumée. Et vue l'état de la lampe, elle était restée allumée très longtemps, d'où son manque d'intensité évident.

Donc quelqu'un avait vécu ici à un moment ou à un autre.

Vu l'état des lieux, cela commençait à remonter. Le tissu qui avait choir Yuuri dans le trou était un morceau de drap faisant parti d'un large assortiment de ce qui pouvait apparaitre comme un lit de fortune. Sauf que pour un lit 'de fortune' était tout de même fait de matériaux de qualité. Les tissus étaient luxueux, cela se sentait rien qu'au toucher. De la soie, du lurex, de la tulle, le tout cousu fin et stylisé de formes et de couleurs magnifiques. Le genre de tissu qu'on ne fourre pas dans une grotte humide mais qu'on garde précieusement à la maison pour les grandes occasions.

Yuuri ramassa un petit carnet posé sur un rocher taillé pour devenir une sorte de table. Il contenait des notes, des formules, des calculs, le tout écrit dans un mélange d'anglais et de russe. En voyant un schéma du système hydroélectrique, le danseur compris que l'habitant des lieux avait tout fait tout seul, avait passé un temps fou à aménager son espace à lui, dans un lieu où il ne voulait pas être retrouvé.

Une fugue ?

Comment je sors d'ici, moi ?

Remonter s'avérerait très difficile, notamment car Yuuri craignait tout éboulement intempestif.

Réfléchis, réfléchis. Si quelqu'un a creusé cet endroit, c'est qu'il doit avoir prévu une sortie accessible. Je dois chercher…

Eclairé hasardeusement par la faible lampe, il inspecta les murs de la grotte, jusqu'à commencer à s'enfoncer là où la lumière ne suivait plus. Par chance, il avait toujours sa boite d'allumettes avec lui, comme le lui avait conseillé sa professeure de danse dans ses notes. Mais ce n'étaient jamais que des petites allumettes. Pas de quoi tenir des heures entières, surtout dans un lieu qu'il ne connaissait pas du tout et qu'il devinait dangereux.

De toute façon, ce n'est pas comme s'il pouvait se permettre de rester là.

Il craqua une allumette en s'enfonçant dans la grotte. Quelques papiers trainaient à même le sol, sur lesquels Yuuri décela des notes de musique. Il s'agissait de partitions.

Victor Nikiforov ? C'est lui, le fugueur qui a aménagé cette cachette ?

Yuuri fit de son mieux pour économiser ses allumettes, pas certain du temps qu'il allait passer dans cette grotte et ne sachant pas même s'il allait trouver une sortie au bout du tunnel. Mais pour un travail réalisé seul, Victor s'en était bien sorti. La grotte était assez étroite et parfois renforcée avec les moyens du bord – le vestige de ce qui fut une chaise, par exemple – pour éviter que tout s'effondre sur lui. De fait, aussi étrange cela puisse-t-il paraitre, Yuuri n'était pas inquiété par la grotte en elle-même.

Mais ce qui l'angoissait était plutôt d'avoir percé un secret intime. Il avait l'impression de n'être légitimement pas en droit de voir ça. Son malaise était de plus en plus fort. Il avait hâte que cela se termine. Jamais un lieu ne lui avait donné autant de souci, jamais il ne s'était senti aussi maltraité par une atmosphère. Il ne savait même pas s'il allait tenir les quatre mois qui restaient.

Il arriva, au bout d'une longue marche, devant un escalier taillé dans la roche, qui menait à un trou lui aussi creusé de manière non-naturelle. Grâce à sa finesse, le Japonais pouvait y entrer sans problème mais… il avait peur. Entrer comme ça dans un trou noir après avoir marché, plié en deux, dans une grotte sans vie, ça ne le rassurait pas.

Mais l'instinct de survie fut plus fort, lui hurlant qu'il ne pouvait pas rester là, à attendre de mourir de faim.

Prenant alors son courage à deux mains, il craqua une nouvelle allumette et entra dans la brèche béante avec un regard sérieux, prêt à se battre avec tout ce qui pourrait lui tomber dessus.

Il n'y eut rien.

Yuuri était arrivé dans un endroit modeste, puant le renfermé et sombre. Sa petite lumière lui fit comprendre qu'il était entre quatre murs et qu'une porte lui faisait face.

Je suis de retour au manoir ?

Après tout ce qu'il avait marché – ou rampé – pour venir ici, cela semblait assez crédible, mais dans ce cas : où était-il précisément ? Yuuri jurait n'avoir jamais visité de tel endroit – trop étroit, trop fermé, trop sombre. Puisqu'il avait évolué sous terre en montant légèrement par rapport à son point de départ et que le manoir était plus haut sur la pente, il devait se trouver dans un sous-sol ou…

la cave !

Il espérait que c'était bien ça, et non un cul de sac souterrain où il finirait privé d'air.

Yuuri poussa la lourde porte en bois, essayant de ne pas prendre peur en entendant les gonds pleurer à chaque mouvement. Dans une totale pénombre, il se sentait prisonnier d'un cauchemar sans fin, prit appuie contre la pierre taillée qui l'encerclait comme pour se redonner contenance. Ses craintes s'accentuèrent davantage quand, en craquant une nouvelle allumette, il vit un dessin taillé dans la roche, au couteau apparemment, représentant une femme qui brulait dans un feu.

Par réflexe, il s'éloigna du mur et percuta quelque chose au sol qui le fit tomber sur le dos. La douleur mit son temps à partir. Depuis sa chute dans le trou, il n'était pas du tout en bon état, le moindre contact physique entre sa peau et tout autre objet le lançait terriblement. S'il se voyait dans une glace, il se ferait sans doute peur à lui-même, surtout qu'il sentait un petit filet de sang perler de sa tempe à sa nuque. Sa tête avait dû rencontrer une pierre trop aiguisée lorsqu'il était tombé tout à l'heure.

Pour éviter toute nouvelle chute, Yuuri resta à quatre patte en longeant un mur, allumant une allumette de temps à autre pour se rassurer. Il fit bien de rester au sol car beaucoup d'objets entravaient le passage, surtout des meubles détruits ou qui avaient fait leur temps.

Lorsqu'un visage apparut à sa droite, Yuuri cria et s'éloigna du mur en un bond, avant de s'apercevoir que c'était encore un de ces immondes tableaux.

Jamais son cœur n'avait battu aussi fort.

Il trouva finalement un renfoncement dans le mur, qui semblait constituer une sorte d'escalier. La brèche était cachée derrière quelques planches en bois, clouées au mur. Ni une, ni deux, Yuuri les arracha à main nue, dopé par l'adrénaline. Elles cédèrent, car leur bois était humide et fragile – libérant un passage au blessé.

L'escalier était raide, Yuuri le montait presque allongé sur les marches.

Si un jour, il voyait ce Victor Nikiforov, il lui briserait le cou !

Quoique c'était autant à cause de lui qu'il s'était retrouvé bloqué dans ce bourbier que grâce à lui qu'il en était sorti… Bref, peu importe.

Yuuri vit qu'à mesure qu'il montait, la luminosité s'améliorait quelques peu – même si c'était toujours trop sombre pour être acceptable. Il arriva dans un couloir et… cligna des yeux, effaré.

Il était entre deux pièces. Littéralement.

Il connaissait cet endroit. A gauche, c'était l'une des chambres des domestiques du rez-de-chaussée ! Alors, cela signifiait que certains des tableaux vissés au mur étaient en fait des plaques transparentes ? Mais quel fou avait bien pu aménager son manoir de cette façon ? Et pourquoi ?

Mais l'autre problème était que, malgré le fait qu'il savait où il était, il n'avait toujours aucune idée de comment sortir de cet entre-mur flippant.

Il choisit, à défaut de choix, de continuer dans cet étrange couloir, attendant de trouver une porte ou quoique ce soit. A coups d'allumettes, il trouva son chemin dans ce labyrinthe intérieur en montant à nouveau une série de marches.

Je vais arriver au premier étage…

Par miracle, à force d'arpenter les lieux, il trouva un autre trou dans le mur, protégé par des planches en bois qui n'étaient pas vissés, juste posées devant le trou. Yuuri s'accroupit pour les pousser et s'extirpa de ce piège, trop heureux de retrouver l'intérieur du manoir.

Mais où était-il, encore ?

Un filet de lumière passait à travers les rideaux rapiécés, donnant directement sur un lavabo.

Yuuri s'en approcha, curieux, et glissa ses doigts dessus.

Mouillé.

Une fuite ? On ne dirait pas pourtant… Ou alors… non…

Ou alors quelqu'un l'avait utilisé.

Yuuri s'apprêta à se traiter d'idiot et d'affabulateur quand une série de sons étouffés lui parvinrent. Quelque chose venait. Quelque chose ou quelqu'un venait. Vers lui !

Sans réfléchir, Yuuri regagna le trou d'où il venait repoussant les planches avec ses pieds pour refermer partiellement la brèche. Mais ce n'étaient que quelques misérables planches en bois, pas de quoi lui offrir une protection imperméable. Il voyait encore relativement bien la pièce qui, même sombre, l'était beaucoup moins que tout ce qu'il avait vu jusqu'alors. Ça ou ses yeux s'étaient habitués au noir…

Effrayé, gelé, apeuré, il cacha sa bouche avec sa main pour éviter que le moindre son ne lui échappe. Il rêvait n'est-ce pas ? Il n'y avait personne d'autre dans le manoir, n'est-ce pas ? Il était seul !

La porte s'ouvrit.

Des larmes montèrent aux yeux du Japonais qui se sentait mourir de l'intérieur, complètement immobile.

Une silhouette marchait tranquillement dans la pièce. Un mélange de blanc et de noir. Un dos blanc un peu vouté par la lassitude mais bien taillé, des gants sur les mains, sur ses longs doigts fins. Il allait au lavabo d'une démarche lente, presque religieuse, monté sur ses longues jambes, sans se douter du regard mortifié qui le fixait. La silhouette sembla passer une de ses mains dans ses cheveux – que Yuuri voyait gris de là où il était, à moins que sa peur ne lui ait fais perdre la vision des couleurs – et gémit légèrement en se penchant en avant, comme s'il allait vomir.

Puis il tapa ses deux mains contre le mur pour s'y accrocher, faisant sursauter l'intrus planqué dans le mur.

« Mais bon sang…, geint l'inconnu. Où est-il passé ? »

Pas besoin d'être un génie pour comprendre qu'on parlait de lui. Yuuri trembla de tout son corps en réalisant qu'il était 'chassé' par cet homme qui vivait avec lui depuis tous ce temps sans qu'il n'en ait jamais rien su.

L'homme reprit ses esprits et quitta la pièce après une bonne minute de blanc, sans que Yuuri ne voit jamais son visage.

L'angoisse la plus totale le gagna.

Il y avait un intrus avec lu dans le manoir !


Je ne sais pas si tous les frustrés en reviews qui voulaient qu'ils se rencontrent sont contents, mais voilà ! Au moins, les deux sont conscients de l'existence de l'autre maintenant ! C'est déjà bien, non ? DIS QUE C'EST BIEN OU JE CRIE !

Sachez que j'adorerais les faire se rencontrer, s'embrasser, rouler dans des couvertures, etc, mais je vous rappelle que j'ai un scénario et que S'ILS NE SE RENCONTRENT PAS, C'EST QU'IL Y A UNE PUTAIN DE RAISON ! Façon, vous aurez beau essayer de me faire plier avec vos beaux yeux, je fais ce que je veux, na ! /part bouder/

Façon, dans quelques chapitres, leur rencontre sera le cadet de vos soucis alors fuck it !

Je vous laisse don sur ces bonnes paroles (j'ai encore baisé le respect…) et je vous dis à plus ! N'hésitez pas à m'insult… à m'envoyer des Kinder en review~ !

Biz' ! Merci d'avoir lu !