Auteur : Moua, Chaya Escanor

Fandom : Yu-Gi-Oh !

Disclamers : Rien à moi, tout à Kazuki Takahashi… Sauf Chaya!

Prairings: Seto/Chaya

Genre: Romance/Humour

Warning: Ahem. Il est fort probable que Seto et Chaya, euh… Se fasse des papouilles avancées et pas pour les petits enfants, là!

Rating : Euh... On va mettre M, c'est plus sûr !

Remerciements : A Melzart, qui a écrit « Apparences », à sans qui cette fic n'aurait pas vu le jour !

Résumé : Mais c'est quoi cette fille ? D'accord, elle m'a sauvé la vie, mais on dirait qu'elle est ivre ! Non, franchement...

MAIS C'EST QUOI CETTE FILLE ?

Mais cette tranquillité ne pouvait pas durer bien longtemps.

Un après-midi, alors que Kaiba était sorti en urgence pour recevoir un client, Chaya avait déchiré son sous-pull. Sachant que la boîte à couture se trouvait dans la chambre du brun, elle y monta doucement, pour ne pas alerter Mokuba. Elle poussa la porte et entra.

Elle n'était jamais venue ici sans autorisation. Ses yeux firent le tour de la pièce, et trouvèrent la boîte à couture sur la table de nuit. Elle s'en approcha, et buta contre un livre. Ne voyant pas de titre, elle ouvrit la première page, et fut immensément surprise.

Journal de Seto Kaiba

Elle déglutit. Sa curiosité était immense, mais c'était mal... Il y avait probablement des choses confidentielles...

Justement ! Ouvre-le ! Il ne reviendra pas tout de suite ! C'est l'occasion où jamais d'apprendre à le connaître !

Elle vérifia qu'il n'y avait personne, poussa la porte et s'assit par terre, le journal entre les mains. Il n'y avait aucunes dates. L'écriture était enfantine, ronde et bien lisible.

J'ai sept ans, mais personne n'est là pour me les souhaiter, sauf mon frère. A l'orphelinat, j'ai eu un biscuit en plus, mais je l'ai donné à Mokuba, je n'ai pas faim. Jim a été adopté. Avec ses grands yeux verts et sa moue de petit garçon, c'est normal ! Mais nous, ou bien c'est moi, ou bien c'est Mokuba qu'on veut. Jamais les deux ensembles. Il fait froid, l'hiver arrive bientôt. J'ai envie de jouer aux échecs.

Chaya tourna la page, plus bouleversée qu'elle ne l'aurait voulu. L'orphelinat ?

Je me suis encore battu. Là, je suis à l'infirmerie, et la télé hurle les nouveaux progrès de la technologie. On parle sans cesse de Gozabûro Kaiba, président de l'entreprise Kaiba Corporation. Il a l'air sévère. Je crois que j'ai un œil au beurre noir. Mokuba s'est endormi sur une chaise à côté de moi. S'il n'était pas là, je ne sais pas comment je ferais. J'ai besoin de lui, de sa présence rassurante, de ses dessins qui nous représentent, Papa, Maman, lui et moi. J'ai une vieille photo de leur mariage, je suis dessus, et Maman tient Mokuba dans ses bras. Elle était belle, Maman. C'est dommage qu'il y ait eu cet accident de voiture.

Je suis dans une grande maison. Je suis chez Gozabûro Kaiba. Il nous a adopté tous les deux. J'ai dû tricher aux échecs. C'est mal. Je vais devoir apprendre plein de choses dont je n'ai jamais entendu parler. La comptabilité, c'est quoi ? L'économie, la bourse... ? C'est quoi aussi ? J'éteins, je tombe de sommeil.

La page suivante était difficile à déchiffrer, des traces d'eau maculaient le papier.

J'ai des grandes plaies dans le dos. Je crois que j'ai fait une bêtise, je n'ai pas répondu correctement à une question. J'avais vaguement entendu parler des coups de ceinture, maintenant, je sais ce que c'est. Je comprends pourquoi Jim était terrifié dès qu'il en parlait.

Chaya étouffa une exclamation horrifiée. C'était pour ça que Kaiba était si dur ? Elle sauta quelques pages, pour arriver à une écriture plus mature.

Quatorze ans. J'ai quatorze ans aujourd'hui, et je suis à la tête de l'entreprise. IL vient de sauter par la fenêtre du trentième, et les employés le pleurent. Je suis libre. L'homme qui a fait de mes sept dernières années un enfer quotidien est enfin mort, et je reste debout. Mokuba dort sur mon lit. Je crois que ça l'a heurté, que Gozabûro soit...

Chaya fut remise durement sur ses jambes, et croisa le regard fou de Kaiba.

« Que fais-tu ici ? »

« Je... Je cherchais la boîte à couture, j'ai déchiré mon... »

Pas une gifle, pas un coup pour punir. Un coup pour tuer. C'est ce que Seto lui envoya. Elle valsa jusqu'à la porte.

« DEHORS ! VA-T'EN ! DEGAGE ! »

Elle dévala les escaliers en pleurant, morte de peur et de douleur. Son nez saignait, et elle craignit qu'il ne soit cassé. Kaiba vociférait toujours.

« SI JE TE REVOIS ICI, JE TE FAIS TUER ! JE ME MOQUE DES PROCES, SI TU REVIENS, JE TE FAIS FUSILLER ! »

Chaya sortit en claquant la porte et courut sans faire attention au chemin qu'elle prenait. Elle se laissa tomber contre un mur et pleura longuement, épuisée.

« Eh bien ? Ca ne va pas, petite ? Oh ! Chaya ? »

Elle leva la tête, et aperçut une grosse femme trop maquillée, trop fardée, en jupe un peu courte.

« Madame Yuan ? »

« Mais tu saignes ! Viens vite par ici ! Aïe aïe aïe... Qui t'as fait ça ? Tu as de la chance, il aurait pu être fracturé. »

Chaya se laissa soigner sommairement par la patronne du Mont de Vénus, tremblante. La maquerelle l'avait toujours considéré comme une pièce majeure à intégrer dans son cabaret, ou mieux, dans ses services de chambre. Habillée en soubrette, la petite Chaya ferait un malheur auprès des clients.

« Tu pourrais venir travailler chez moi. Tu sais où dormir ? »

« ...Non... »

Madame Yuan jubila. Excellent ! La petite ne pouvait plus lui échapper !

« Alors, viens ! »

« Je ne veut pas faire la pute. »

« Tu te contenteras d'aguicher les clients et de te laisser un peu faire ! Je poserais les limites. »

Chaya se laissa entraîner par la maquerelle, consciente d'avoir perdu la partie.

-----------------------------

Seto but une gorgée de café et valida la commande. Les nouvelles pièces pour le DuelDisk version2arriveraient demain matin, première heure.

« Seto ? »

« Oui ? »

« Elle est où, Chaya ? »

« Je l'ai mise à la porte. »

« QUOI ? Mais... Mais... »

« Tais-toi. Elle a mis son nez dans mes affaires et en a payé le prix, point. »

« Où est-elle, maintenant ? »

« Je n'en sais rien, et je m'en moque. Si c'est tout ce que tu veux, va te coucher. »

Mokuba obtempéra, les yeux remplis de larmes, tandis que Seto envoyait un mail à un client américain pour l'informer d'un éventuel horaire de rendez-vous.


Lemon dans un ou deux chapitres !