Auteur: Swato
Pairing: Xever X June
Disclaimer: L'univers de The Walking Dead ne m'appartient pas mais Xever et June oui !
Note: Bonne lecture à tous :D
.
.
Chapitre 9
.
Absence
.
Xever se sentait étrange. Sa tête était embrouillée, comme si une épaisse fumée s'était installée dans son cerveau avec l'idée d'y rester pour toujours. Il était fatigué, il avait la sensation que son corps ne lui appartenait plus.
« Xeveeeeeeer ! Geignit June. J'ai faiiiiim ! »
La tête de Xever s'éclaircit immédiatement, le ramenant au temps présent. Il était avec June, ils s'étaient arrêtés dans une maison pour reprendre leurs souffles, un petit groupe de zombie les avait poursuivit jusqu'ici et il avait bien cru que ce serait leur dernier jour sur cette terre. Heureusement, June s'était retourné et avait dégommé quelque morts-vivants d'une balle dans la tête. Xever regarda sa montre.
« On ne va pas manger maintenant, il est trop tôt. Après tu vas encore abuser sur la nourriture, on doit se rationner.
- Mais j'ai mal au ventre tellement j'ai faim, bouda t-il. »
Xever observa June. Son amant était assis par terre, les bras enroulés autour de son ventre avec une petite grimace contrite, son moignon était recouvert par la longue manche de son pull qu'il avait noué au bout. June pencha la tête sur le coté, le fixant avec insistance, un air suppliant plissant ses lèvres en une moue boudeuse.
« Non, June, le réprimanda t-il.
- Mais ! Grogna t-il. J'ai regardé Alien trois fois quand j'étais gosse et depuis chaque fois que j'ai mal au ventre, je flippe ! Babilla t-il.
- Pas une raison valable.
- Mon ventre dit que c'est une raison valable, grommela June. Je dois savoir si j'ai juste faim ou si un Alien va me sortir par le nombril ! Insista t-il. »
Xever leva les yeux au ciel et secoua la tête, exaspéré. Il regarda une fois de plus par la fenêtre pour voir si les zombies ne les avaient pas suivi jusque là. Il était entrain de vérifier ça quand l'étrange étourdissement l'avait pris. Il devait avoir faim aussi.
« Xeveeeeer, supplia June.
- Bon sang, prends une boîte et tais-toi ! Siffla t-il. Tu vas ameuter tout le quartier ! »
Xever lui lança son sac à dos et le laissa chercher sa boite de conserve pendant qu'il observait les environs. Il gratta sa barbe pensivement. Un bruit métallique se fit entendre dans son dos mais il ne se retourna pas, June préparait le repas. Son amant se débrouillait à présent comme un chef, il n'avait plus besoin de lui pour quoi que ce soit, redevenant aussi indépendant que quand il avait encore sa main gauche.
« C'est ton anniversaire demain, dit June, d'un ton engageant.
- Parce que tu sais quel jour nous sommes ? Rétorqua t-il, reniflant avec amusement.
- Oui. On est le 6 juillet 2024, répondit-il comme si c'était évident. »
Xever grogna pour montrer qu'il avait entendu ce que son amant lui avait dit. Il se détourna enfin de son poste de guet pour prendre place à coté de lui. Il n'aimait pas particulièrement fêter son anniversaire. Il allait "fêter" ses vingt-quatre ans, plus le temps passait, plus il estimait que le monde était foutu. Si un antidote existait, il aurait été découvert des années auparavant. Ce genre d'événement n'ajoutait que plus de question à la longue liste qui attendait déjà dans les tréfonds de son cerveau et qui ne trouveraient sûrement jamais de réponse:
Pourquoi suis-je né dans un monde comme celui-ci ?
Comment l'épidémie s'est-elle répandue ?
Y a t-il encore des survivants ?
Combien d'humains y a t-il sur terre ?
Combien de temps avant qu'on ne meure tous de faim ?
June lui donna la moitié restante de la boîte et il secoua la tête. Penser de cette façon ne servirait à rien. Il fallait qu'ils continuent et qu'ils vivent le plus longtemps possible, tout les deux. Les choses ne s'amélioreraient peut-être pas mais ils apprenaient de jours en jours. Xever traça la cicatrice sur la joue de June avec le pouce, le faisant sourire et lever les yeux au ciel. Il mangea le reste, un noeud se dénouant dans son estomac et lorsqu'ils furent sûrs de ne plus être en danger, ils sortirent pour continuer à chercher de la nourriture et trouver une maison où dormir.
Une fois la nuit venue, Xever et June s'installèrent face à face sur le lit. La chambre dans laquelle ils se trouvaient était petite, la tapisserie était franchement ridicule, comme dans une chambre de mamie. Le lit était énorme, quatre personnes y auraient largement tenu allongées et une moquette beige et moelleuse recouvrait le sol, les anciens propriétaires avaient surement été des partisans de la décoration-fouillie, rien ne s'accordait. June lui tendit son bras sans qu'il ait besoin de le lui demander et Xever posa doucement ses mains sur son membre abîmé, massant son poignet pour apaiser les douleurs fantômes qui le saisissaient parfois, le torturant. June n'avait pas eut mal depuis longtemps, leur rituel du soir améliorant considérablement son état. Le massage de Xever se transforma rapidement en caresses, s'allégeant et devenant plus electrique. Il s'amusa de voir les poils sur les bras de June se hérisser, effleurant sa peau de façon délibérée.
La respiration de son amant eut un raté et l'instant d'après, il se penchait sur lui pour poser ses lèvres sur les siennes, impatient et avide, comme à son habitude. La paume de Xever épousa l'arrondis de sa joue, se frayant un chemin sur sa nuque pour défaire la pince brésilienne et libérer ses cheveux. June sourit contre lui, sa bouche chaude se pressant plus fort contre la sienne, avec espièglerie. Il semblait s'amuser follement du fait qu'il adorait sa chevelure. Xever pouvait sentir son souffle sur ses lèvres, ses bras qui glissaient contre sa peau pour s'enrouler autour de ses épaules et le rapprocher de lui. June le reversa sous lui, déviant ses baisers pour l'embrasser sur le front avec sensualité, offrant le même traitement à ses joues et à son menton, se fichant de la barbe qui commençait à y devenir trop présente. Xever frissonna de tout son être, les attouchements de June éveillaient la moindre de ses terminaisons nerveuses, le faisant se sentir fébrile et en manque. Son corps se réchauffa soudainement, il passa ses mains sur les reins de June pour le maintenir contre lui avec force, pour ne pas qu'il se sauve et le laisse avec ce feu sur les bras. La pièce paraissait crépiter de l'énergie électrique qui s'élevait lentement entre eux, les plongeant dans un silence lourd de sensations.
Lorsque Xever ne put plus supporter que les lèvres de June se posent partout sauf sur les siennes, il agrippa sa nuque et l'attira à lui possessivement, faisant butter leur bouche l'une contre l'autre sans douceur. June le mordit, le taquinant avec langueur et ouvrit la bouche. Jusque là, leurs baisers auraient pu passer pour "chastes". Ils ne l'étaient plus à présent. Xever grogna, un bruit sourd, rauque, qui lui avait été arraché de quelque part au niveau du ventre, là où il sentait les papillons s'affoler. Le corps de June l'appuya lourdement dans le matelas, il manqua de souffle, vola les respirations de son amant en guise de vengeance, rendit caresses pour caresses... Les vêtements tombèrent, de trop, leurs mains traînèrent sur le corps de l'autre avec plus d'insistance, se faisant plus pressantes, tantôt tendres, tantôt orageuses. Xever perdit la tête et le contrôle, les oreilles bourdonnant des soupirs de June, grisé par leur étreinte.
La chaleur suffocante les quitta, rendant leurs respirations haletantes plus douces et leurs baisers moins urgent. June égara sa main dans ses cheveux blonds, les repoussant de son front avec affection, souriant tandis que Xever enroulait ses bras autour de sa taille. Ce dernier frissonna, sa bouche lui picotait encore, un vestige des lèvres de June. Il ouvrit les yeux et toisa la tapisserie vieillotte en se mordant l'intérieur de la joue pour se retenir de ricaner. June s'esclaffa:
« Bon anniversaire ! »
Xever grogna et le renversa sous lui, s'étalant de tout son long contre lui, entremêlant leurs jambes et posant ses avant-bras sur son torse, les croisant devant lui pour poser son menton dessus. June le regarda faire avec un petit sourire aux lèvres, levant un sourcil. Xever le fixa avec mécontentement.
« Quoi, monsieur ronchon ? Demanda June.
- Tais-toi ou je t'écrase, le menaça t-il. »
June eut un petit rire, il passa ses doigts sur son menton, tiraillant les poils de sa barbe pour l'embêter. Xever fronça le nez, la chatouille lui donnant envie de s'écarter. Il était beaucoup trop confortablement installé pour bouger.
« Rabat-joie, l'insulta June. »
Xever leva les sourcils si haut qu'ils durent se perdre sous ses cheveux. June se mordit les lèvres, une lueur mutine brillant dans le fond de ses yeux. La vision précise de Xever se brouilla un moment. Soudain, son cerveau eut une sorte de court-circuit, son esprit s'obscurcissant et une brume épaisse manqua de le faire s'endormir sur le coup.
« Xever ? L'appela June. »
Le brouillard se dissipa et Xever ferma les yeux une seconde pour rassembler ses idées. Lorsqu'il les rouvrit, June le contemplait avec inquiétude, la tête penchée sur le coté. Ce dernier traça délicatement son sourcil du bout de l'index, lui laissant le temps de se reprendre.
« Et toi, t'as pas honte de te taper un petit jeune ? Rétorqua t-il, la voix rauque. »
June ouvrit la bouche, outré. Il lui donna une tape sur l'épaule et le sourire de Xever s'étira avec amusement.
« Je suis pas vieux !
- Trente et un ans, tu commences à avoir de la bouteille, se moqua t-il. »
June le fixa et un grondement long et faussement furieux sortit d'entre ses lèvres. Xever frissonna, une anticipation fébrile faisant vibrer sa peau. June cessa enfin de grogner et le fit rouler brusquement sous lui, le faisant éclater de rire. Son amant avala son rire en un baiser et Xever sentit une chaleur bien connue monter dans son corps. June se décala, mordillant ses lèvres avec un petit sourire satisfait.
« Encore ?
- Hmm... »
Xever couvrit sa bouche de la sienne, laissant le feu reprendre possession de lui.
.
.
« Fais attention quand tu sortiras, deux zombies à droite et un à gauche, le prévint June.
- D'accord. Prends le sac. »
June hocha la tête et enfila le sac à dos avec un soupir, la journée avait été longue et ils étaient épuisés. Les zombies s'étaient donné le mot aujourd'hui, ils avaient beau être efficaces et discrets, Les morts-vivants paraissaient ne pas gober leurs feintes et subterfuges aujourd'hui. Xever fit tournoyer sa hache entre ses doigts avec nervosité et ils sortirent, jamais loin de l'autre au cas où. June lança un couteau dans la tête d'une de ces monstruosités, avec adresse et élégance. Xever en décapita un aussi, le regardant s'effondrer sur le sol.
Il s'apprêtait à courir quand son cerveau eut une de ces pauses bizarres qu'il avait déjà expérimenté auparavant. Sa tête s'embrouilla, ses membres ne répondirent plus aux ordres que lui donnait son cerveau.
« Xever ! Cria June. »
Ses jambes ne fonctionnaient plus, étaient ancrés sur le sol avec force, ne lui permettant plus de faire un pas. Ses paupières étaient lourdes, comme s'il avait été sur le point de s'endormir.
Reprends-toi. Vite. C'est dangereux.
June se précipita à ses cotés, tuant le zombie qui était sur le point de se jeter sur lui. Les trois morts-vivants restants furent bientôt rejoint par toute une horde et Xever ne parvenait toujours pas à retrouver le contrôle de son corps. June le tira à sa suite, le traînant sans délicatesse.
Aide-le. Allez, reveille toi !
Ils n'allaient pas assez vite, Xever était un poids mort pour lui, il n'arrivait pas à sortir de cette transe bizarre. Des tâches noires brillèrent devant ses yeux et il eut l'impression de perdre la vue.
.oOo.
« Fais attention de ne pas lui faire mal.
- Il ne sent rien de toute façon.
- On ne peut pas le savoir, ça. Ne fais pas l'idiot.
- Tu sais mieux que moi qu'il ne sent rien du tout. Il n'est pas conscient. »
.oOo.
Xever rouvrit les yeux, les taches noires avaient disparus. Il était dans une maison qu'il ne connaissait pas, assis sur un canapé qui sentait le vieux tissus.
« Tu es enfin revenu à toi. »
June s'approcha avec soulagement, le dévisageant avec attention et inquiétude. Xever fronça les sourcils, la dernière chose dont il se souvenait était les zombies qui leur courraient après et son amant le traînant derrière lui. June passa une main sur sa joue, s'approchant si près que leurs nez se touchèrent, observant ses yeux avec minutie.
« Qu'est-ce qui s'est passé ? Marmonna Xever.
- C'est à toi de me le dire, répondit-il calmement. »
June prit place sur un fauteuil en face de lui, se penchant jusqu'à pouvoir poser ses coudes sur ses genoux, frottant distraitement son moignon tout en ne le quittant pas des yeux. Xever fronça de nouveau les sourcils et se mordit l'intérieur de la joue en un tic nerveux, tentant de se souvenir de ce qui s'était passé. Rien ne lui revint. Il haussa les épaules.
« J'ai eut une absence..., commença t-il avec hésitation.
- Une absence de vingt-minute ! S'exclama June. Tu avais déjà eut ça avant ?
- Pas vraiment, pas comme ça... Je sais pas, c'est bizarre, avoua t-il. »
June se passa une main dans les cheveux, fermant les yeux un instant comme pour reprendre ses esprits. Xever avait de nouveau les idées claires, ses paupières ne pesaient plus une tonne et il se sentait bien, même si un peu fatigué. June soupira, rouvrant les yeux:
« Explique-moi, demanda t-il.
- Je ne sais pas moi-même si c'est lié... Ça fait une semaine environ que mes pensées s'embrouillent et que je suis... fatigué. Ça fait une sorte de brouillard et je me perds, expliqua t-il. Qu'est-ce qui s'est passé, tu vas bien ? S'inquiéta t-il. »
June s'étira de tout son long, faisant craquer son cou dans le processus. Il grimaça et Xever se demanda ce qu'il avait dû affronter pendant son absence. Que lui arrivait-il ? Perdait-il la boule ?
« Je vais bien. Je t'ai traîné jusqu'à une maison, j'ai tout barricadé et les zombies ont fini par se lasser quand ils ont compris qu'ils ne pourraient pas entrer. C'est pour toi que je m'inquiète. »
Xever détourna les yeux. Il espérait ne plus avoir ce genre d'engourdissement, il n'aimait pas le fait de les mettre en péril de cette façon. June le détaillait de haut en bas, se mordant les lèvres.
« C'est dangereux, dit-il. Imagine que ça se reproduise quand on est entrain de fouiller les environs séparément ?
- Hhm...
Xever ne voulait pas continuer sur ce sujet. June voudrait qu'ils s'installent le temps de régler son problème et ils n'étaient même pas certains qu'il s'agisse d'un soucis grave ou non. Xever avait perdu le contrôle de la situation durant vingt-minute. Il détestait cela mais cela ne faisait pas de lui un mauvais survivant. Il n'avait pas envie de rester terrer dans une chambre alors qu'ils n'avaient aucunes preuves que le phénomène se reproduirait. Heureusement, June le connaissait assez bien pour ne pas proposer une telle chose, il se contenta de soupirer, passant une fois de plus une main dans ses cheveux en grommelant:
« J'aime pas ça... »
Dans les jours qui suivirent, June ne le lâcha pas des yeux. Xever avait parfois des moments où il ne savait plus où il se trouvait, son corps bougeait et il suivait June de façon automatique, sans être mentalement présent. La plus longue absence dura une heure entière, pendant ce laps de temps, il marcha à coté de June et manqua de se faire taillader en pièce par un mort-vivant. Si son amant n'avait pas été là, il l'aurait sûrement été.
Xever voyait sans cesse l'inquiétude dans ses yeux. Les rôles étaient inversés, ce n'était plus June qui avait besoin d'aide maintenant. Il avait peur. Il se demandait ce qui lui arrivait. Était-ce un trop plein de stress ? Ou pire ?
Liste ce qui pourrait être à l'origine des absences. Trouble de la mémoire. Dépression. Hyperthyroïdie. Lésions cérébrales. Alzheimer. Démence...
La tête lui tourna et un frisson glacé lui remonta dans le dos. Faire une liste était loin d'être une bonne idée finalement. C'est alors qu'il perdait la boule que la situation évolua avec les zombies. Ils étaient entrain de faire un raid lorsqu'il l'avait remarqué.
« Xever ! Zombie ! Hurla June. »
Il se tourna pour fracasser le crâne au mort-vivant, levant sa hache au dessus de sa tête. Dans son dos, June remettait son sac à dos sur son épaule avec empressement, se dépêchant pour venir l'aider. Le zombie grogna, tendant les bras vers lui, un rictus ouvrant sa bouche sur ses dents pourries et déchaussées. Xever s'apprêtait à lui donner un coup fatal quand ce dernier s'écroula à ses pieds, son grognement se fanant légèrement, son corps se figeant. Il fronça les sourcils et baissa légèrement sa hache, surpris de ce revirement. Le grondement du mort-vivant s'interrompit finalement et il ne bougea plus. La respiration saccadée de June se répercuta sur sa nuque.
« Il est mort ? Demanda June avec surprise. Tu l'as achevé ?
- Je ne lui ai rien fait, répondit Xever, abasourdi. »
Ils examinèrent le cadavre et Xever se rapprocha avec prudence, ignorant June lorsqu'il voulut le retenir et l'empêcher de se tenir trop proche du zombie. Du bout de la chaussure, il le poussa, puis lui asséna un coup de pied. Rien n'éveilla le monstre. Xever secoua la tête, ne comprenant plus rien à ce monde de débile, il fixa June avec perplexité:
« Les zombies ne sont pas censés être invincible jusqu'à ce que tu leur défonce le crâne ?
- C'est la première fois en dix ans que je vois un zombie mourir de "mort naturelle" en tout cas. Mieux vaut ne pas tenter le diable, éloigne-toi, s'il te plait, tu me rends nerveux, babilla June. »
Xever obéit et ils quittèrent l'immeuble qu'ils fouillaient deux minutes auparavant pour aller se chercher un abri pour la nuit. Dans la rue, un spectacle étrange les attendait. Les morts-vivants, qui d'habitude se jettaient sur eux en les apercevant ou en sentant leur odeur, traînaient la patte en les croisant. Leurs râles étaient éteins, comme s'ils étaient malades et ils étaient si lents que ni June, ni Xever n'eurent à sortir leurs armes, ils se contentèrent de les contourner. Ils échangèrent un regard, la confusion peinte sur leurs traits.
Ils trouvèrent rapidement une maison inhabitée et s'y installèrent pour la nuit. Ce soir-là, Xever se coucha avec en tête l'image de tout ces zombies qui paraissaient en phase terminale, se demandant si ça faisait de lui quelqu'un de bizarre d'appréhender la mort d'un monde qui, techniquement, n'avait pas été vivant depuis une décennie.
.
.
C'était un rêve étrange qui lui revenait parfois. Une voix féminine parlait doucement, chantonnait parfois. Xever ne parvenait pas à saisir précisément ce qu'elle chantait, les accents lui étaient familiers, comme une vieille chanson qu'il avait dû écouter un million de fois lorsqu'il était gamin.
Une conversation futile se faisait entendre, quelque part dans la pièce mais il n'était qu'acteur du rêve, il ne put pas répondre, se contentant d'écouter:
« J'en ai assez de toutes ces mouches !
- Prends ton mal en patience. C'est normal qu'il y ait des mouches à la campagne !
- C'est normal mais c'est chiant.
- Vocabulaire ! »
Une sorte de bourdonnement retentit à ses oreilles, suivit d'un sifflement. Un vent violent fouetta sa joue.
.
.
Il se réveilla. Xever cligna des yeux, perdu.
« Je serais vous, je descendrais de là, mon jeune ami. »
Xever se tourna vers la voix. Un vieil homme se tenait en face de lui. Il avait un fusil, seulement il ne le pointait pas vers lui, il ne le menaçait pas. Ses mains étaient levés devant lui en signe de paix. Une barbe blanche grignotait ses joues et son regard noisette était si perçant que Xever se sentit fouillé jusqu'aux tréfonds de son âme. Il le surnomma Barbe-blanche dans sa tête. Xever fronça les sourcils.
Est-ce que tu rêves encore ?
L'homme secoua lentement la tête, comme s'il avait été une bête effrayée ou sur le point d'attaquer.
« Vous pouvez arrêter de fuir maintenant. Tout va s'arranger, il ne sert à rien d'arriver à de telles extrêmes. Vous êtes jeune, tout va bien aller, continua t-il avec un ton apaisant, s'approchant doucement. »
Que voulait-il dire ? Xever ne comprenait pas ce qu'il disait. Il examina les lieux. Il ne savait pas où il était. Où était June ? Il ne le savait pas non plus. Sa tête était embrouillée, il ne savait plus ce qu'il devait faire, il était perdu. Barbe-blanche posa son fusil sur le sol.
« Comment vous appelez-vous ? »
Il fit un pas de plus. Un pas de trop selon Xever, il était trop près de lui.
Ne fais confiance à personne.
Il recula d'un pas, son pied ne rencontra que du vide, il vacilla, son regard s'écarquillant. Sa tête se tourna toute seule pour découvrir qu'il n'y avait rien dans son dos. Il se tenait au bord d'un toit. Son autre pied glissa et il tomba. La panique serra ses entrailles, son cœur se décrocha.
Il eut l'impression d'entendre quelqu'un crier. Il allait mourir. Comme ça, stupidement. Même pas à cause d'un zombie, même pas en héros. Il allait mourir comme un con, la tête écrasée sur le pavée comme un de ces désespérés qui s'étaient suicider au tout début de l'ère des zombies pour ne pas avoir à affronter ce monde. On dit qu'on voit sa vie défiler devant ses yeux quand on meurt. Xever ne vit rien. Il n'entendit rien du tout. Il y avait juste ce vent terrible qui cinglait autour de lui, qui lui fouettait le visage et qui semblait l'attirer vers le bas. La seconde suivante un bras jaillissait dans sa direction et le ramenait sur la terre ferme. Il s'écroula à genoux, tremblant à cause de l'adrénaline et de la frayeur qu'il avait eut. Barbe-blanche passa un bras dans son dos, lui tapotant l'épaule avec une expression paternelle sur le visage. Xever reprit son souffle et calma le vertige qui lui collait à la peau, permettait à l'étranger de rester à ses cotés puisqu'il lui avait sauvé la vie.
« Vous allez bien ? »
Xever hocha la tête, se redressant du mieux qu'il le pouvait. Une porte claqua et June apparut, le souffle court, échevelé et mort de peur. Son amant lui fonça dessus directement pour le serrer contre lui et il se laissa faire, encore sous le choc de ce qui avait failli arriver.
« Bon sang, Xever. J'ai eut la peur de ma vie !
- C'était stupide, ce que vous avez fait là, le réprimanda l'étranger.
- Je ne voulais pas me suicider, protesta t-il. Je ne savais plus où j'étais. »
L'homme fronça les sourcils, croisant les bras, ne faisant rien pour récupérer son fusil. June s'éloigna pour prendre son visage en coupe entre sa main et son moignon, le dévisageant avec terreur:
« Encore une absence ? S'inquiéta t-il. »
Xever ne dévoila pas plus de chose à son sujet, ils étaient tout de même en présence d'un inconnu, il ne voulait pas qu'il en apprenne trop sur eux. Il se décala assez pour avoir Barbe-blanche dans son champ de vision. Ce dernier les regardait sans haine, ne les jugeant pas lorsque June passa une main dans les cheveux de Xever, avide de contact pour apaiser l'effroi qui courrait encore dans ses veines. Dans ses yeux, il n'y avait qu'un intérêt poli et une inquiétude sincère.
« Je préfère cela. Mes compagnons vous ont vu monter ici de l'endroit où nous nous sommes réfugiés et nous avons tiré à la courte paille pour désigner celui qui viendrait à votre rencontre, c'est moi qui ai perdu, sourit-il avec bonhomie. »
Barbe-blanche reprit son fusil, et Xever suivit le moindre de ses gestes du regard, angoissé à l'idée qu'il ne se décide à retourner l'arme contre eux. Il se contenta cependant de le caler contre son épaule, canon vers le haut.
« Ça aurait été stupide de finir en bouillie, d'autant plus que les nouvelles sont bonnes. Nous avons captés un message d'un campement à New York, beaucoup plus grand que nos petits groupes épars, ils ont découverts un antidote. »
June et Xever échangèrent un regard, surpris mais suspicieux tout à la fois. Barbe-blanche continua, partageant ses informations avec bonne humeur:
« Ils sont entrain de le diffuser partout sous forme de gaz, ils passent en hélico, j'en ai vu un passer dans le ciel tout à l'heure, bientôt toutes ces saloperies de zombies seront exterminés et on pourra vivre notre vie comme avant ! »
Xever se rappela les zombies qui fonctionnaient au ralenti, puis celui qui s'était écroulé à ses pieds... Se pouvait-il que ce soit l'effet du gaz ? Le monde redevenait comme avant ? Il peinait à se rappeler un monde où ils ne devaient plus fuir, se cacher, survivre... Tout cela allait-il changer aussi facilement ? Un coup de bombe aérosol et tout rentrerait dans l'ordre ? Cela paraissait trop facile, trop simple pour être vrai. Le changement était trop abrupte pour qu'il parvienne à l'encaisser.
« Bon... Maintenant que tout est bien qui finit bien... Je rentre. Faites quand même gaffe, ils nous ont dit de rester planqué le temps que l'affaire se tasse. Tenez...
Barbe-blanche fouilla dans la poche arrière de son jean et Xever se crispa, pensant qu'il s'agissait d'une ruse et qu'il allait sortir une arme. Mais pourquoi le sauver s'il avait l'intention de le tuer cinq minutes après ? Cela n'avait aucun sens. L'homme sortit un objet et le balança dans leur direction. June fut plus rapide et plus adroit, le récupérant de la main droite. Xever lui adressa une œillade appréciative.
Joli
June haussa une épaule avec modestie et leva ce que Barbe-blanche leur avait donné pour mieux voir ce que c'était. Il s'agissait d'un talkie-walkie. L'homme réajusta sa prise sur le fusil, tournant les talons.
« N'usez pas les piles, il est branché sur la 33eme station, c'est comme ça qu'on a eut les infos. On en a d'autres avec nous, je pense qu'on peut faire preuve de solidarité et partager. Prenez en soin et bonne chance !
- Vous aussi... Merci encore pour votre aide, le remercia June
- Avec plaisir, répondit-il. »
Xever lui adressa un signe de tête reconnaissant et Barbe-blanche lui envoya un sourire avant de déguerpir, les laissant de nouveau seuls. June soupira, se passant une main sur le crâne avec fatigue. Xever l'examina de plus près. Il était débraillé, ses cheveux étaient détachés et cascadaient sur ses épaules, il n'avait pas prit le temps de nouer la pince brésilienne. Il n'avait ni sacs, ni arme à feu avec lui, juste son couteau. June suivit son regard et haussa les épaules.
« Dès que j'ai vu que tu avais disparu, j'ai couru et j'ai suivi tes empreintes. Heureusement qu'il a plu hier et que tu es passé par un chemin boueux, je ne t'aurais jamais trouvé sans ça, expliqua t-il. »
June rangea le talkie-walkie et le serra de nouveau contre lui, soupirant de soulagement. Xever l'entoura de ses bras, fermant les yeux.
« Faudra m'attacher la nuit, grommela t-il. »
June ricana doucement, embrassant sa tempe avec tendresse et caressant son dos en un geste calme, le berçant légèrement contre lui.
« Bonne idée, souffla t-il. »
.
.
Ils retournèrent à la chambre qu'ils occupaient avant que Xever ne se fasse la malle, avec toute cela, ils décidèrent de rester sur place exceptionnellement pour écouter ce qui se disait sur le canal 33. Ils ne l'avaient pas dit à Barbe-blanche, mais ils avaient suffisamment de piles pour tenir le talkie-walkie en état de marche pendant au moins une semaine. Ils l'allumèrent, s'installant sur le lit en face à face avec l'objet au milieu d'eux. June se mordilla les lèvres pensivement, les yeux fixés sur l'outil de communication.
« Tu crois que c'est vrai toutes ces histoires d'antidotes ? »
Xever avait examiné tout les éléments à leurs dispositions. C'était vrai que les zombies avaient agit bizarrement la veille, était-ce pour autant dû à ce fameux gaz dont parlait Barbe-blanche ? Il avait peur que tout cela ne soit qu'une ruse.
« Je ne sais pas. Il n'y a plus qu'à attendre de voir, je suppose, répondit-il.
- Et si rien ne se passe ? Émit June.
- Alors on sera fixé. Et on continuera comme avant. »
June fit une moue mécontente. Il espérait clairement que l'antidote soit vrai et que les zombies soient effectivement sur le point de se faire exterminé. Le talkie-walkie crépita à coté d'eux mais aucune voix ne se fit entendre. Xever essaya de s'imaginer un campement en plein centre de New-York. Les endroits comme ceux-ci étaient difficile à garder à l'abri des zombies, se pouvait-il qu'un groupe de scientifique y soit parvenu ? Avaient-ils formés une base militaire en plein centre ville ?
Attends. Sois patient. Tout va s'éclaircir à un moment ou à un autre.
June haussa les épaules, surement en plein débat avec lui-même, et se leva pour fouiller dans leurs sac à dos et en sortit des morceaux de viandes séchées. Ils n'avaient rien avalés depuis qu'ils étaient debout. L'attente fut longue et ennuyeuse, si bien que Xever finit par s'allonger, s'appuyant contre la tête de lit et somnola. Il se réveilla légèrement lorsque June posa sa tête sur son épaule, se lovant contre lui.
« Hey..., dit-il doucement. »
Xever grogna en réponse et passa son bras autour de lui, le laissant s'installer confortablement avant de passer sa main dans ses cheveux, caressant ses mèches brunes avec un long mouvement apaisant. June soupira de satisfaction et frotta sa joue contre son épaule.
« Dis..., commença t-il.
- Hmm ?
- Si tout rentre dans l'ordre et que le monde redevient comme avant... Qu'est-ce que tu voudrais faire ? Demanda June. »
La question fit froncer les sourcils à Xever. Dans sa tête... Le monde ne pourrait jamais se rétablir au point qu'ils puissent agir comme avant. Ils avaient beaucoup trop souffert pour se remettre de ce coup dur en un claquement de doigts, il leur faudrait des décennies avant de pouvoir envisager une vie zen. June n'était pas comme ça. Il reprenait vite du poil de la bête, allait de l'avant facilement. Xever se rappela son amputation. Il ne lui avait fallut qu'un an pour savoir se débrouiller entièrement seul et pouvoir se défendre lui-même sans que Xever n'ait à intervenir. C'était un temps très court. Il ne doutait pas que June avait les capacités de reprendre une vie comme celle qu'il avait avant. Ce n'était pas son cas.
« Je sais pas. Et toi ?
- J'aimerais... peut-être être prof. Ou alors... aider avec les animaux. Je sais pas, sourit June. »
Xever sourit, tentant d'imaginer son amant dans les deux métiers. Aucune vision ne le choqua. June était assez patient pour pouvoir s'occuper d'enfants où d'animaux. Il était attentionné, doux, calme... Les deux conviendraient. June joua avec la fermeture Eclair de son sweat, distraitement:
« Je te verrais bien en docteur. »
Xever ouvrit les yeux, reniflant avec amusement. Il avait su s'occuper de June grâce à l'enseignement spartiate que lui avait donné sa mère quand il était encore gamin, mais ça ne faisait pas de lui un médecin. Il détestait les gens, il ne faisait confiance à personne, il n'appréciait pas d'être entouré d'étranger...
« Je ne pense pas, non, répondit-il.
- Si si. Comme... Comme Docteur House, ricana June.
- Oh pitié..., grommela t-il.
- Quoi, j'adorais cette série.. Je n'ai même pas eut le temps de regarder la dernière saison, si j'avais su ce qui nous attendait...
- Tu te serais précipité sur la dernière saison de Docteur House ? Compléta Xever en haussant un sourcil. »
Les lèvres de June s'étirèrent plus largement et il hocha vivement la tête contre lui, lui chatouillant le menton avec ses cheveux.
« Carrément.
- Hmph..., grogna t-il sans conviction.
- Quoi ?
- Je sais pas... Si j'avais su, je me serais plutôt précipité pour rassembler le plus de nourriture possible, je me serais fait un bunker..., le taquina t-il. »
June lui tapa le bras, se redressant pour le regarder. Il secoua la tête avec amusement et exaspération et pinça son menton, se penchant pour l'embrasser.
« J'avais un petit faible pour Docteur House... Je crois que c'est pour ça que je suis tombée si vite amoureux de toi, rit-il. »
Xever ouvrit la bouche pour rétorquer qu'il ne ressemblait pas à Docteur House quand le talkie-walkie crépita bruyamment. Ils se tournèrent vers l'objet, sursautant lorsqu'une voix féminine résonna dans la pièce:
« Message à l'attention des survivants, le CRI plus communément appelé la Communauté de Recherche Internationale, a trouvé un antidote. »
Xever sentit son ventre se crisper violemment et ses poils se hérisser en reconnaissant la voix, il se tourna vers June pour voir s'il l'avait reconnu... Son amant avait les yeux fixés sur le talkie-walkie avec concentration, écoutant.
« Des hélicoptères se relayeront dans le monde entier pour le diffuser sous forme d'aerosol, un gaz qui n'est en rien nocif pour les humains. L'éradication complète des zombies est estimée au 20 juillet 2024, pendant cet intervalle, veuillez rester prudent et ne sortez qu'en cas de nécessité absolu. La population d'humain a été largement décimée. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre un seul d'entre vous. Courage et bonne chance à tous. »
June leva les yeux au ciel, se mordant la lèvre inférieure tout en réfléchissant. Xever éteignit l'appareil pour économiser ses batteries, se tournant vers lui. June compta sur sa main droite:
« Dix, onze, douze... Ça fait treize jours si on ne compte pas aujourd'hui, annonça t-il.
- La femme... Tu l'as reconnu ? Demanda t-il.
- Non pourquoi ? Rebondit June, encore préoccupé par l'annonce radio.
- C'était Brownie. »
June lui prêta enfin attention, écarquillant les yeux. Il tourna la tête vers le talkie avec effroi, comme si Brownie allait en sortir d'un moment à l'autre. Xever chassa son frisson en se frottant les bras. Il avait la mémoire des voix. Celle qui venait d'entendre était incontestablement celle de la femme Russe. June et lui s'interrogèrent longuement sur la véracité de ce qu'ils venaient d'entendre. Ils ne pourraient pas savoir avant de se retrouver devant le fait accomplit. Il leur fallait attendre le vingt juillet.
Malgré le fait que la batterie puisse les lâcher à tout moment, June alluma de nouveau le talkie-walkie avant qu'ils n'aillent se coucher, dans l'espoir d'entendre encore le message de Brownie. Aucun crépitement ne secoua l'appareil, c'était le silence radio. Xever laissa son amant lui attacher le poignet au montant du lit pour éviter qu'il ne parte de nouveau à l'aventure et s'installa le plus confortablement possible. June se serra contre lui.
« Si tout ça est vrai... On pourra avoir une maison à deux, s'installer... On pourra peut-être avoir une ferme, comme tes parents, je ne sais pas si je pourrais être fermier mais tu l'as déjà été, pas vrai ? Tu m'apprendras et on... »
Xever se fit bercer par les babillages de son amant et ne mit pas longtemps à s'endormir, glissant doucement vers le sommeil.
.
.
Des gens criaient autour de lui, parlant si bruyamment qu'il comprenait à peine ce qu'ils disaient:
« Incroyable... autant de temps... conscient... miracle... »
Une voix puissante coupa les autres, et Xever ouvrit les yeux. Tout était blanc autour de lui, il avait mal aux yeux. Il entendait une femme pleurer à coté de lui:
« Xever ? Xever mon chéri... »
Un bourdonnement étrange résonna au dessus de lui, l'assourdissant au passage. Un vent léger fouetta sa joue et les sensations lui revinrent brutalement. La douleur fut si intense qu'elle lui coupa le souffle. Ses os étaient brisés, ses chairs brûlaient. Il avait mal, mal, mal... La souffrance lui fit perdre la tête, faisant battre son cœur dans son corps entier, pulsant douloureusement sous chaque millimètre de sa peau, écorchant son épiderme. Il pantela violemment, c'était tellement horrible qu'il hurla, comme un animal blessé.
« Vite, donne moi cette seringue ! »
Des bras s'enroulèrent autour de lui, le retenant prisonnier. Ce fut pire. Il avait l'impression que sa peau se déchirait sous leurs mains pressantes, qu'elle craquelait pour finir par tomber. Une morsure dans le creux de son bras le fit haleter. Il secoua la tête, luttant contre la vague de vertige qui le saisit... L'étau autour de lui se relâcha tandis que sa vision s'assombrissait...
« C'était insensé. On n'aurait jamais dû le réveiller. »
.
A suivre...
.
.
Bon j'avoue, j'avoue, je suis un génie doublé d'une sadique muhahahahahaha *se jette des fleurs*
J'espère que cette suite vous a plu et que vous n'allez pas trop piétiner en attendant le chapitre prochaine :P Courage, à dans une semaine ! hin hin hin. Review ? ^^"
