Chapitre 9
Comment la colére a réussi là où l'amour a échoué
Lily essayait de contrôler ses nerfs. Cet idiot de Potter n'avait pas changé ! Il se prenait toujours pour le nombril du Monde et n'acceptait pas plus les remarques des autres. Durant le début de cette intermidable réunion, elle avait tant bien que mal essayé d'en placer une mais cela s'était averé infaisable. En effet, Monsieur avait sois disant, mis en place un code de parole. Stupide code qui se résumait en un " Qui parle ne s'arrête plus !" Code très apprécié, d'ailleurs, par le reste de la promotion qui pouvait, ainsi, roupiller discrétement tandis que l'empoté de service continuait son monologue. Mais Lily avait remplie ses huit heures de sommeil, merci pour elle, et elle ne ressentait pas spécialement l'envie de dormir. C'est pourquoi, pour la quatorzième fois de la matiné, elle tenta de se faire entendre :
" C'est pour cela qu'il est primordiale d'avoir avec sois la liste des journalistes. J'espère que c'est ...
- Ne serait-il pas plus judicieux de les apprendre ? Au moins, notre tête on est sur de pas la perdre !
- Mais notre mémoire, si ! D'autres interventions pour te faire remarquer, Evans ?
Et pour la quatorzième fois de la matiné, leurs collégues ouvrirent un oeil et se redressèrent. Furieuse, Lily hurla :
- C'est moi qui veux me faire remarquer ?
- Exactement ! répondit James sur le même ton.
- Non mais c'est l'hopital qui se fou de la charité ! Depuis tout à l'heure tu nous plombe les oreilles avec ta putain de liste alors que l'on était censé mettre en place un plan d'action pour la protection de Poudlard !
- Mais si tu avais écouté t'aurais compris que c'était un plan confidentiel et secret et que la première chose à assurer était la discretion de l'affaire. Il faut donc regler le sort des journalistes !
- Et je ne vois pas en quoi ta pauvre liste éloignera la presse !
- Comment veux-tu les éloigner si tu ne les reconnais même pas ?
- Oh ! Je t'en prie ! Ne me dis pas que tu ne sais pas reconnaitre un journaliste !
- Qu'est ce que tu insinu ? Que je fais mal mon métier ?
- Non mais quelle perspicacité !
- Tu t'es bien fais avoir par Jorking en quatrième année quand t'as truqué mon balais ! Pourtant, qui aurait cru que c'était la reine des potins ?
- C'était il y a des années !
- Ca ne ...
- Ca suffit maintenant. James !"
Muets de stupeur, ils se tournèrent tous vers la voix de stantor de Sirius. Il s'était levé et avait le plas des mains sur la table. Son regard était dur mais la nostalgie et le regret perlaient l'encre de ses prunelles. Et pourtant, il esquissa un sourire :
" Vous réglerez vos affaires de ménage une autre fois !"
Sous la même impulsion, les deux membres du couple esquissérent un pas menaçant vers l'animagus. Puis, ils s'arrétèrent aussi brusquement qu'ils avaient démarrés. Se regardant, ils éclatèrent de rire. Perplexes, leurs collègues les regardaient avec de gros yeux. Mais les regards cessérent de briller et les éclats se transformèrent en échos. L'atmoshére était redevenue tendue, mais au moins ils ne se criaient plus dessus.
En soupirant, Sirius se revit, des années auparavant, quand le seul soucis de son ami était le doux regard de la rouquine. Aujourd'hui, non en plus ils avaient un asassin doublé d'un psycopathe à leur trousses, mais en plus, ils semblaient se vouer une rancoeur insurmontable. Durant la semaine écoulée, il avait bien tenté quelques rapprochements. Mais il y en avait toujours un des deux pour tout faire tomber à l'eau. Au grand damne du brun, Lily n'avait pas changé. Toujours aussi têtue et bornée. Et colérique, soit dit en passant. Il n'était pas passé un jour sans qu'elle ait crisé pour un motif quelconque lié, de prés ou de loin, à James.
Mais malgré les regards de mépris et les rictus de dégout que l'ancien attrapeur aimait réserver à la rousse, Sirius savait que ses sentiments ne suivaient pas ses gestes. Hier soir, pour la deuxiéme fois depuis l'arrivée de la jeune fille, le brun à lunettes avait déserté son lit et sa fiancée pour se retrouver chez lui, un verre de vin à la main, des anciennes photos de ses études sous les yeux. Ces moments rappelaient à Patmol les soirées de déprime, à Poudlard, où les maraudeurs se rassemblaient autour de Cornedrue et essayaient de lui changer les idées en élaborant de nouvelles escapades et mauvais tours. Malheureusement, ils n'étaient plus en sécurité entre les murs de la fiére batisse, et ils devaient, désormais, se contenter de photos et de souvenirs.
Il grimaça en voyant ses deux amis se tuer du regard. Certes, ce regard, chez Lily, était une habitude. Mais la lueur haineuse dans les yeux de l'auror, jamais elle n'avait encore visé l'alchimiste. Dans le temps, seul l'adoration, suivie de prés par un sentiment d'impuissance et de désespoir luait dans ses prunelles. Quand, exaspérée, fatiguée et à bout de patience, la rouquine craquait, lui faisait face, recevait, sans sourciller et en plein visage, tout cet amour brulant, qu'elle chassait d'un secouement de tête pour laisser déverser ce flot d'injures qu'elle semblait avoir apprit par coeur. Les yeux de l'amoureux brillaient anormalement dans ces moments là. Mais très vite, l'incompréhension et la tristesse s'en allaient, ou du moins en apparence, pour relaisser place à l'orgueil de l'apprenti sorcier.
Aveugles. Voilà ce qu'ils étaient. Tous les deux. Pas un plus que l'autre, non. Tous les deux enfoncés dans la même bêtise et les mêmes erreures, celles ci se répetant comme si elle faisaient avancer les choses. Percistant dans un sens, sans savoir que l'amour se trouvait à l'opposé, presque déjà derière eux. Mais heureusement, la machine infernale avait un jour dijoncté, et la colére s'était mué en passion.
La discussion avait repris et au bout de deux heures, à force d'idées et d'ingéniosité, un plan naquit. Dumbledore ne sera plus seul pour défendre la célèbre école.
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Lily profitait, avec un plaisir non dissimulé, des derniers rayons de soleil de la journée. Elle venait de prendre une douche et elle était, en ce moment même, assise sur la banquette qui faisait face à la ville, protégée par un ciel mauve. Ses cheveux mouillés étaient attachés par une pince et son jogging ne mettait pas vraiment ses formes en valeur. Mais elle n'en avait cure. Depuis une semaine, il lui était devenu impossible de penser à quelqu'un autre que James. Le voir tous les jours du matin jusqu'au soir constituait une torture mentale qui devenait physique à force de ne plus pouvoir en dormir. Savoir qu'il dormait à l'immeuble à côté de l'aider pas non plus. Fermant les yeux, elle se demanda pourquoi ce garçon, grandit trop vite et d'un coup, l'attirait-il dans les délicieux filets de la rêverie et de l'espoir ? Pourquoi, alors qu'elle s'était juré de l'oublier, était-il revenu dans sa vie, pour y mettre le doute et l'anticipation. L'anticipation ? Mais face à quoi ?
Lily Evans, jeune fille de 22 ans, refusait, encore une fois, de voir ce que son coeur lui criait. Comme si les leçons du passé n'avaient étées qu'un tissu de mensonges. Comme si rien ne s'était passé. Comme si elle ne revivait pas le même scénario d'il y a quelques années. Comme si Lily Evans n'était et n'avait jamais été amoureuse.
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Carolie regarda l'heure que lui indiquait la petite pendule, accrochée au mur de sa cuisine, et jugea qu'il était temps pour elle d'aller faire la connaîssance de sa nouvelle voisine. Depuis qu'elle avait emménagé avec James, elle s'ennuyait plus que jamais. Etant d'origine française et ne parlant donc que très peu la langue, elle ne vivait que pour son copain. Heureusement que les préparatifs du mariage égayaient un peu sa vie car elle ne possédait pas beaucoup d'amies et ne sortait qu très rarement.
En France, elle avait eu ses ASPICs haut la main et, pour la féliciter, ses parents lui avaient offert la possibilité de séjourner à Londres pour quelques mois. Ce qu'ils n'avaient pas prévu, c'était la rencontre avec un jeune londonnien fort séduisant, dont l'avenir était très prometteur et dont leur fille tomba follement amoureuse. Les quelques mois s'allongeaient donc considérablement pour se transformer en un " jusqu'à ce que la mort vous sépare" Inutil de dire que ses parents n'avaient pas été ravis. Mais leur avis était devenu le dernier de ses soucis. Avec ravissement, elle s'était laissée aller aux élans de tendresses et de luxures grâce auxquels elle était devenue une femme. Et ainsi, la jeune fille impulsive et nerveuse avait laissé place à une femme posée et épanouie. Ce qui ne semblait pas être le cas de James ...
Leur relation a eu pour lui l'effet contraire qu'elle eu pour elle. Alors que la jeune française semblait être passée du stade de bouton de rose à celui d'un rosier dont la douceur et les couleurs feraient perdre la tête à n'importe quel homme, l'animagus, lui, avait perdu de sa lumiére et de son entreint. Comme si son amour le rongeait, le dévorait ... Comme si il était trop fort pour cet homme qui avait déjà tant donné. Et ça, la sorciére le ressentait très bien. Et quand, dans ses bras elle éclorait, bourgeonait, lui se refermait sur lui même, n'ayant que promesses et caresses à offrir. Voilà comment le mot mariage avait été prononcé, à la plus grande incrédubilité de la française. Mais le ravissement et l'innocence avaient repoussé tous les doutes. Les rêves d'avenirs avaient, dans sa tête, élever leur reigne et rien ne pouvait la rendre plus heureuse que le souvenir de cet homme si hésitant, si confu, qui lui demandait d'être sa femme.
Essayant de mettre un peu d'ordre dans ses cheveux crepu et blond, elle enleva le vieu tee-shirt qu'elle portait pour enfiler un débardeur, assez ample pour laisser sa poitrine bailler. Elle se fit un clin d'oeil, comme pour s'encourager, et maquilla ses yeux bleu avec du khol. Son reflet n'avait pas tellement changé. Ce n'était pas son décolleté et le noir à ses cils qui allaient changer ce qu'elle était : une femme prête à se marier.
C'est ce qui avait en premier choqué ses parents. Comment leur petite fille avait elle ainsi vieillie ? Où était passée la gamine en tongs qui se trémoussait sur du zouc ? Derière ce regard grave surement. Ou plutot sous ces talons qui la faisait à présent atteindre les 1 métre 65. Ou encore dans le sac à main qui ne la quittait plus. Soupirant, Caro prit la bouteille de démaquillant et en aspergea un cotton. Mais au moment où elle s'appretait à en appliquer sur sa peau bronzée, elle referma la bouteille, jetta le cotton à la poubelle et empoigna son sac. Si elle avait été à Poudlard, ce n'est pas à Griffondor qu'elle aurait atterie. Et ça, elle se le disait souvent. Et le mariage qui allait l'unir à l'homme qu'elle aimait en était la preuve. Avec étonnement, elle avait depuis longtemps contasté qu'il fallait plus de courage pour dire non à l'homme qui n'aime pas.
Sans s'en rendre compte, Caro sonna et ce n'est que quand la porte s'ouvrit qu'elle emmergea de ses pensées.
Lily Evans était ... rousse. En plissant les yeux, elle esseya de deviner si c'était une vraie ou une fausse. Mais les racines de la jeune sorciére étaient bien couleur carotte. Ses yeux verts la regardaient patiemment, comme si elle attendait qu'elle finisse son reluquage. Quand elle se rendit compte de ce qu'elle faisait, elle tendit la main et s'exclama en souriant :
" Bonsoir ! Désolée mais c'est la premiére fois que je vois une vraie rousse !
- Ne vous inquiétez pas, j'ai l'habitude."
La blonde constata avec soulagement qu'elle avait répondu à son sourire. Avec étonnement, elle remarqua alors la beauté de sa voisine. Elle semblait être une poupée. Ses cheveux étaient attachés mais quelques méches pendaient négligement de chaque côté de son visage. Sa peau, d'un blanc nacrée, lui fit instentanément penser à la porcelaine que sa mére conservait jalousement sous vitrine. Enfin, ceux sont les mains de la londonienne qui la fascinérent le plus. De longues mains qui s'allongeaient comme une plaine enneigée. Un bracelet essayait de ne pas glisser le long de son poignet gauche, tellement celui ci était fin. Pourtant, Lily n'était pas maigre, ni même mince. Elle possédait de jolies formes, surtout au niveau des hanches, et ses taches de rousseur chevauchaient de jolies joues.
" Vous habitez ici ?"
La voix de la rouquine la ramena sur terre :
" Oui, l'immeuble d'à côté. C'est mon fiancé qui vous a accueilli à la gare."
Lily eu un mouvement de recul. Ainsi, c'était elle la fiancée de James. La jaugeant du regard, elle essaya de trouver ce que cette bonne femme avait de plus qu'elle. Mais à force de contemplation, les deux femmes s'apperçurent que, malgré les apparences, elles se ressemblaient beaucoup. Le même regard doux, couroné par un arriére goût d'amertume, des sourcils qui faisaient l'autruche, plongeant en essayant de se donner un air innocent et une moue prudente et calculatrice. Et derrière chacun de ces sentiments, un homme.
" Vous êtes donc la future Mme Potter ! Comment puis je vous appelez en attendant cette grande date ?
- Oh ! Je m'appelle Carolie Wiltord. Vous pouvez m'appeler Caro. Tout le monde le fait.
- Moi c'est Lily. Lily Evans. Mais venez, entrez, je vais vous préparer un thé. A moins que vous ne préfereriez le café ?
- Oh ! Mais si je suis venu, ce n'est pas pour m'imposer ! Non ! Je suis venu pour vous inviter à gouter les cookies que je viens de mettre au four.
- Et bien, en attendant la fin de leur cuisson, venez donc boire quelque chose chez moi !"
Lily n'avait pas spécialement envie de se retrouver dans l'appartement de James. Surtout si celui ci s'y trouvait.
" Au fait, M Potter n'est pas avec vous ?
- James ? Oh non ! Il est sortit avec ses amis ! Ah, si vous saviez ! Ses amis, c'est toute sa vie ! Un dimanche sans ses potes c'est impensable pour lui ! Du coup, il n'est à moi que le soir et la durant semaine. Enfin, quand il ne travaille pas ... termina t'elle en inclinant la tête de côté.
Comme l'alchimiste la comprenait ! Combien de fois avait-elle attendu, des nuits entiéres, en attendant que son copain daigne revenir vers elle ? Les nuits de pleine lune étaient, plus particuliérement, restées ancrées dans sa mémoire. Ces nuits où elle faisait les cent pas jusqu'à l'aube en se rongeant les ongles. L'exaspération, la colére et l'inquiétude se mélant, se mélangeant, lui faisant perdre la tête. En souriant de compassion, elle s'entendit dire à la fiancée de son ex :
" Les mecs, tous les mêmes."
Ainsi, l'aprés midi s'écoula entre propos sur les préparatifs du prochain mariages, sur des souvenirs de la France et des anecdotes sur le grand, le sublimissime James Potter ! Ainsi, Lily redécouvrit avec passion l'homme qu'elle connaissait tant. De toute évidence, il n'avait, ou trés peu changé. Evidement, on parla d'elle, de l'Amérique. Mais jamais elles ne remontèrent plus loin dans le passé de la jeune femme. Et elle s'en félicitait. Elle n'avait pas spécialement envie de réveler à sa nouvelle connaîssance son passé en compagnie de son futur mari. De plus, elle avait agit comme si elle ne le connaissait pas. Instinctivement, comme ça. Comme une sorte de protection. Ou peut-être pour avoir al possibilité de connaitre cette sorciére qui lui plaisait déjà.
Quand son hote la laissa un moment seule pour vérifier l'état des cookies, Lily se surprit à être heureuse pour James d'avoir trouver une telle fille. Les larmes de regret avaient faillit s'échapper mais Caro était, heureusement, arrivé à temps. Et alors que l'invitée s'apprétait à lever l'ancre, la porte d'entrée s'ouvrit pour laisser apparaître l'auror qui revenait de son escapade.
Son sourire se figea en apercevant la rousse. Mais Carolie ne s'en aperçut pas et elle couru l'embrasser.
" Tu connais déjà Lily, James !
- C'est vrai. Comment ça va ... Lily ?"
Curieusement, il avait un regard méfiant, comme si il ne savait pas quoi dire, quoi réveler. Ces gestes maladroits amusérent grandement l'alchimiste qui répondit, le plus naturellement possible :
" Trés bien depuis hier. Heureusement que ta fiancée est plus dégourdie que toi, je n'aurais jamais rencontré la mariée avant le mariage sinon."
Muet, il la regardait, comme incapable de répondre. Carolie, désamparée par le changement soudain d'atmosphére, n'en menait pas large.
" Merci beaucoup pour les gateaux Caro, ils étaient délicieux. Maintenant, je vais vous laisser. Si jamais tu as besoin d'aide, pour le mariage, tu m'appelle, ok ? A plus !
- Merci ! Passe une bonne soirée.
- Toi aussi. A demain James.
- Attends, je te raccompagne."
James referma la porte deriére lui et la rousse.
" Ne t'inquiéte pas, elle ne sais rien si c'est ce qui t'inquiéte."
Il resta muet. Mais, par le relachement de ses épaules, Lily devina qu'il était soulagé. Il marchérent jusqu'à son appartement. Le trajet semblait interminable. Honteuse de réagir comme une jeune fille à son premier rendez-vous, la sorciére se rendit compte qu'elle avait les joues rouges et qu'une chaleur malsaine était en train de s'emparer de son ventre et de ses trippes. Les murs l'étouffaient et elle entrouvrit inconsciemment les lévres. A ses côtés, James semblait serein et tout à fait décontracté. C'est pour ça que, quand il la plaqua contre le mur pour capturer ses lévres et enfouir ses mains dans ses boucles, elle en fut surprise. Mais trés vite, le tourbillon de leur fiévre les emportérent dans un monde où seul eux existaient. Le ventre collé au sien, la rouquine sentait la moiteur de leurs deux corps. Les doigts parcourant une peau tant aimée, le cou offert aux assauts de cette bouche si généreuse, elle se rendit soudain compte de ce qu'elle faisait.
Interompant leur étreinte, elle le repoussa et leva la main pour le frapper. La claque fit du bruit. Pourtant, le coeur qui se déchirait dans leur deux poitrines, personne ne l'entendit. Ils se regardaient, sans comprendre l'élan de désir qui les avaient habité. Puis Lily fit ce qu'elle savait faire de mieux, elle cria :
" Non mais t'es malade ! J'te rappelle que t'es fiancé !"
Paniqué, il la fit taire en plaquant sa main sur sa bouche. Quand elle se fut calmée, il l'hota, sortit sa baguette et murmura une formule d'insonorisation.
" Voilà, maintenant, tu peux crier autant que tu le veux.
- Qu'est ce qui t'as pris ?
- De quoi tu parle ?
- Tu t'es jetté sur moi !
- Tu n'as pas eu l'air de detesté !
- Tu raconte n'importe quoi ! Comment pourais aimé le contact de quelqu'un qui m'a abandonné ?
- Attends ! C'est moi qui t'es abandonné ?
- Parfaitement !
- Non mais c'est pas vrai ! Qui est parti aux Etats-Unis pour ses études ?
- Qui a refuser de me suivre ?"
Les larmes coulaient sans pouvoir s'arrêter. Il s'apprêtait à répondre quand il vit, avec désolation, comment la colére avait réussi là où l'amour avait échoué.
