The Whole World Is Against Me

Auteur: Jedi-Bant (Australienne)

Traductrice: Flick-Flack

Résumé:TRADUCTION. Avoir un enfant hors mariage est interdit dans la communauté sorcière, mais ça, Harry ne le savait pas, donc il se doit d'élever sa fille tout en se prostituant dans Londres. (Grossesse masculine, Slash, prostitution)

Disclaimer: Rien n'est à moi, tout est à JK Rowling et l'histoire appartient à Jedi-Bant. Je n'ai que la traduction dont j'ai obtenu l'accord auprès de l'auteur.

C'est suite à la lecture de ce chapitre et du suivant que je me suis décidée à traduire cette fiction !

Bonne lecture.

Chapitre 10 : A piece of his mind.

Le fait d'avoir parlé à Hermione avait redonné courage à Harry pour affronter Dumbledore. Même si le directeur ne lui avait pas donné l'autorisation de séjourner à Poudlard pendant quelques semaines, il voulait tout de même dire à ce bâtard sa façon de penser sur le traitement qu'il avait subi pendant ses années d'école.

Il laissa Hermione dans sa salle de cours, elle devait aller dans ses appartements avant d'aller diner et elle désirait ranger ses notes dans son bureau. Harry n'avait pas réalisé qu'il était si tard. Il pensait que ce n'était que le déjeuner, mais apparemment, il avait sauté un repas dans sa précipitation pour se rendre à l'école.

Il suivit le chemin familier à travers les couloirs pour rejoindre la Grande Salle, où le diner avait déjà commencé, les élèves bavardant joyeusement entre eux tandis qu'ils mangeaient.

Harry regarda dans la salle à travers la fente entre les deux portes.

Il prit une grande bouffée d'air avant d'entrer dans la pièce, cependant, il resta au fond.

Lizzy le vit et courut vers lui pour l'accueillir, attirant sans le vouloir l'attention sur lui. Il fallut un petit moment aux professeurs pour remarquer que tous dans la pièce s'étaient tus. Mais lorsque Dumbledore le remarqua, il explosa.

« Potter, vous n'avez aucun droit d'être ici, » dit le directeur, se levant de son siège pour contourner la table et s'approcher de lui.

« Pourtant Professeur, vous m'avez donné la permission de venir ici. » déclara Harry, relâchant sa fille et s'avançant vers le directeur.

« En me dupant, ce qui fait votre présence ici encore plus inacceptable, c'était votre choix de partir, vous ne pouvez plus revenir en arrière. »

« Vous ne m'avez donné aucun choix, peut-être que si vous avez prévenu les étudiants que les hommes pouvait tomber enceint, aucun de nous ne se serait retrouver dans cette situation. Je n'allais pas détruire une vie innocente. »

« Il se peut que ce soit vrai, mais il me semble que vous avez détruit votre propre vie. » Dit Dumbledore, en pointant du doigt les habits déchirés de Harry ainsi que son apparence légèrement maladive.

« Vous n'auriez pas tenu un jour dans les rues sans magie. » Lança Lizzy à son directeur.

« Reste en dehors de ça, Lizzy. » Dit Harry à sa fille.

Harry s'approcha encore plus de Dumbledore, tant est plus qu'il se trouvait à présent en face de la table des professeurs.

« Vous savez ce que je déteste le plus dans le monde magique, c'est lorsqu'on vous met sur un piédestal et qu'après on prend plaisir à vous voir tomber. Moi par exemple ; j'ai grandi en étant haï par ma famille, abusé psychologiquement et parfois physiquement. Puis je suis venu ici et ai découvert que tout le monde semblait m'aimer pour quelque chose dont je ne me pouvais me souvenir. Cependant lors de ma deuxième année, tout le monde s'est retourné contre moi parce que je pouvais parler le fourchelangue, quelque chose que je ne pouvais pas contrôler.

« Lors de ma troisième année, Sirius Black s'est échappé et on m'a de nouveau dorloté parce que le monde magique ne pouvait laisser le Garçon-Qui-A-Survécu se faire tuer par un tueur fou. Ensuite en quatrième année, un Mangemort m'a fait entrer dans le tournoi des trois sorciers, pourtant tout le monde à jeter la responsabilité sur moi parce que le 'fameux Harry Potter' ne pouvait s'empêcher de se la montrer. N'est-ce pas Professeur Snape ? » Demanda Harry en s'arrêtant devant le maître des potions. Il reçu un regard noir pour seule réponse de la part du professeur le plus détesté.

« Mais cette année-là, Voldemort est revenu, et lorsque j'ai essayé de prévenir le Ministre de la Magie, il n'a fait que retourner le monde magique contre moi. En cinquième année, un an avant que je ne batte Voldemort, vous, Dumbledore, » il se tourna vers le directeur, « vous êtes tourné contre moi sans aucune explication, ce n'est que plus tard que vous m'avez dit que vous pensiez que Voldemort m'avait possédé. »

« Et c'était vrai, » lança Dumbledore.

« Oui je vous l'accorde, mais encore en sixième année, lorsque j'ai battu Voldemort, tout le monde m'aimait de nouveau. J'étais de toute part félicité et de me remercié par des personnes que je ne connaissais pas et je détestais ça. Qu'importe ce que l'on me disait, je détestais ça. » Il se tourna vers l'autre bout de la table.

« Le seul soutien que j'ai trouvé était auprès de mon petit-ami, Neville Londubat. Durant une année et demie, je pensais que j'avais trouvé la seule personne qui m'aimait pour ce que j'étais, mais j'ai eu tort. Le jour où je suis tombé enceint, j'ai pensé qu'il serait heureux pour moi, mais non, lorsque je te l'ai dit, que m'as-tu répondu Neville ? » Demanda Harry en se penchant vers Neville, montrant toute la puissance du sorcier qu'il était autrefois, malgré le fait qu'il n'avait pas de baguette.

Neville murmura quelque chose que personne ne put entendre, semblant être redevenu la personne distraite, maladroite et timide qu'il était à l'école.

« Qu'as-tu dis ? » demanda Harry, « regretterais-tu ta décision ? »

« Qu'étais-je supposé faire Harry ? Je n'avais que dix-sept ans, je voulais avoir une vie, et non être coincé avec des obligations de mariage et des enfants ! » Neville criait à présent, se fichant que tout le monde puisse l'entendre.

« Et alors comment crois-tu que je me sentais ? Tu savais que je n'aurais jamais pu tuer un enfant innocent. »

« Alors tu aurais très bien pu la faire adopter comme on t'a dit de le faire. »

« Quoi ? Et ainsi grandir en tant qu'orpheline comme moi ? Tu sais très bien que je n'aurais pas non plus pu le faire, même si le ministère l'avait placée dans une bonne famille, elle aurait toujours été l'enfant-du-garçon-qui-a-survécu. On ne l'aurait aimé que parce qu'elle est mon enfant et pas pour ce qu'elle est vraiment.

« Je n'avais que deux choix et tu as supprimé le seul qui aurait pu lui garantir une vie heureuse et saine. Dès que le ministère à découvert que je n'allais pas me marier avant sa naissance, mon compte en banque m'a été interdit d'accès et je me suis retrouvé à la rue. J'ai passé six mois dans les rues malfamées de Londres à manger dans les poubelles et à me cacher pour ne pas que l'on voie l'homme enceint que j'étais. Si tu avais réfléchi deux minutes aux conséquences de ta décision par rapport à moi, ma fille aurait eu une enfance normale, plutôt que de m'inquiéter du fait que ma fille jouait dans la pièce d'à côté pendant que des saletés de bâtards me baisaient pour que je puisse la nourrir et lui permettre d'avoir quelque chose sur le dos. »

« Et bien, peut-être qu'il aurait fallu trouver un emploi plus convenable ; personne ne t'a forcé à devenir une pute. » Cracha Neville, qui s'était depuis longtemps levé et avait contourné la table pour mieux faire face à Harry.

« Qu'est-ce que j'étais supposé faire ? J'étais sans argent et avec une fille de deux mois dans les bras, de plus je devais fuir le ministère qui voulait me la retirer. J'ai suivit la première personne qui m'a proposé un emploi. »

« Et alors, qu'est-ce qui t'a empêché de changer de travail une fois que tu avais amassé suffisamment d'argent ? » Demanda un des autres professeurs.

« Ca, c'est ce qu'aucun de vous ne comprenez. Il y a tellement de personnes cinglées dehors qui veulent embaucher une petite pute afin de prétendre que c'est le fils ou le garçon du palier d'à côté. Mais pour la plupart, ils ne survivent pas une année suite au traitement trop brutal. J'ai pu survivre aussi longtemps grâce à ma magie qui me permettait de me soigner plus rapidement et de ne pas me déverser de mon sang pendant la nuit. La magie est mon salut mais également ma malédiction. Mais sachez que pour rien au monde je n'échangerais les onze dernières années de ma vie. Mon seul regret est que je ne vivrais pas assez longtemps pour voir ma fille diplômée ou… » Harry s'arrêta vivement en réalisant ce qu'il venait de dire.

Il se tourna vers Elisabeth qui se tenait au milieu de la Grande Salle avec Alex. Ils se fixèrent un moment avant que Lizzy ne parte en courant de la Grande Salle, des larmes ruisselant sur ses joues.