The beginning to the beginning

Auteur : Huskywalker (merci !). Lien dans mon profil.

Traductrice : Moi.

Disclaimer : Rien à moi, pas même la trame. Je ne suis que la traductrice.

Etat de la fic : Terminée en anglais. Traduction : 10/48.

Un grand merci à The Ice Cat, Yume Saint-Clair, kuro, Ronnie32, Ronald92, Naifu-Sasu, Lady Shadow Cassandra, Okawa, Lynara, Waanzin die, Kay the setter of univers (mici mon chou !), Deadz, Eurydice Woods, Va savoir ?, Kimika su, Chaeos, Sahada, Princesse Serinity, AuroreD-92, elo-didie et liberlycaride pour leurs commentaires.

Va savoir : Tu sais quoi ? Tu m'as fait voir cette fic d'une manière totalement différente. Et tu as aussi totalement raison : de qui parle Dumbledore dans son petit discours (premier chapitre) ? Je trouve ça bizarre : s'il parle vraiment d'Harry, il aurait essayé de le tuer dès sa naissance, non ? Je vais demander à l'auteur, parce que c'est une question vraiment spéciale. Mais c'est vrai qu'Harry a un rôle à jouer dans la transformation du petit Voldy, du coup ce que tu dis semble vraiment logique. D'un autre côté, si Dumby ne parle pas d'Evan mais de Voldy et de sa peur que le petit brun devienne un mage noir, cette fic ne tient pas vraiment la route : Dumby serait alors à la fois le méchant (du moins, il agit comme tel) et le gentil (il ne veut pas qu'il y ait un deuxième mage noir). Un vrai casse-tête ! ^^' Seul l'auteur peut nous donner la réponse, réponse que j'espère pouvoir te donner à mon tour dans le prochain chapitre :) En tout cas, merci pour ce commentaire :)

Voilà, je crois que tout est dit...Ah non ! Encore une chose :

! Sondage ! : Je cherche toujours des chansons pour la représentation finale de Merveilles dans le ciel. Une douce et une active, si possible sans paroles. (Un grand merci à Lynara pour sa suggestion, le morceau est en effet splendide, ainsi qu'à Kay, qui m'a fait découvrir un bon groupe :))

Maintenant, c'est vraiment tout dit : Bonne lecture ^^

Chapitre 10

Encore dix minutes avant minuit.

Même s'il ne vivait plus avec les Dursley, il était difficile de briser une tradition.

Neuf minutes.

Depuis qu'Hagrid lui avait parlé de Poudlard, de la magie et de ses parents, Harry avait l'habitude de rester éveillé la nuit avant son anniversaire.

Huit minutes.

Normalement, il aurait déjà été capable de voir des hiboux à l'horizon.

Sept minutes.

Cette année, il n'aurait ni hiboux ni cadeaux d'anniversaire. Aucun de ses amis n'était né et personne à cette époque ne savait quand était son anniversaire.

Six minutes.

Devait-il réveiller Tom ? Ainsi, il n'aurait pas à être seul. Mais le garçon ne serait probablement pas de bonne humeur s'il décidait de faire ça. Depuis la visite de Dumbledore, ils s'entraînaient à la magie sans baguette. Et bien que Tom semblait avoir un talent naturel avec ce genre de magie et réussissait maintenant à déplacer des petits objets la moitié du temps, ça restait un travail épuisant.

Harry savait comment ce pouvait être frustrant. C'était comme être de retour en première année et devoir tout apprendre. Et il avait dû le faire par soi-même, personne n'ayant été présent pour le guider à travers les étapes.

Cinq minutes.

Harry cessa d'arpenter le plancher et bailla. Pour l'apprendre à Tom, il avait dû montrer la magie sans baguette au garçon plusieurs fois depuis qu'ils avaient commencé les leçons. Ce qui signifiait qu'il souffrait d'un constant mal de tête.

Quatre minutes.

Mais l'expression sur le visage de Tom en valait la peine. Bien qu'il vit parfois une lueur d'il ne savait quoi, l'air anxieux sur son visage lui disait tout ce qu'il voulait savoir.

Trois minutes.

Il s'assit au bord du lit et cacha son visage dans ses mains. Y avait-il en réalité quelqu'un de son époque à qui il manquait ? Sirius était parti et Harry n'avait aucun doute sur le fait que Remus le blâmait pour la mort de l'ami du loup-garou.

Deux minutes.

Hermione et les Weasley croiraient probablement Dumbledore si la vieille chèvre le proclamait malfaisant. Penser à ça le blessait mais il devait faire face à la vérité. Si jamais il retournait à son époque, les conséquences l'attendraient au tournant.

Une minute.

Harry fronça les sourcils. Voulait-il seulement retourner dans son temps ? Là-bas, il serait le Garçon-Qui-A-Survécu. Le Golden Boy de Griffondor. Le fils de Lily et James. Le monstre. Le paria. Le héros du Monde Sorcier et le bouc émissaire. Le meurtrier.

Ici il était Evan James. Un invisible. Le seul qui attendait quelque chose de lui, peu importe quoi, était Tom. Le garçon qui était la seule famille qu'il avait. Il y avait d'autres Potter dans ce temps-là. De quel autre endroit son père pouvait-il provenir ? Mais ce n'était pas comme s'il pouvait faire quoi que ce soit pour les contacter.

Non seulement cela, il n'avait aucune excuse. Ce n'était pas comme s'il pouvait se pointer à leur porte et dire : « Bonjour, je m'appelle Harry Potter. Vous ne me connaissez pas mais ce n'est pas grave. Vous voyez, je viens du futur. » Ca ferait bien, sans aucun doute.

Egalement, de ce qu'il savait les Potter avaient toujours été une famille de la Lumière. Avec Dumbledore pour icone du Bien, il était peu probable qu'il soit capable d'interagir avec sa famille de sitôt.

Minuit.

Harry s'étendit sur le lit et ferma les yeux. Il avait maintenant seize ans.

Encore un an et il serait vraiment un adulte. Mais dans ce monde, il avait maintenant dix-huit ans.

Le lendemain matin

Tom sortit du lit quand il entendit qu'Evan était déjà sur pieds. Même s'il était encore fatigué de leur leçon de la veille, il savait que se lever de lui-même était un bien meilleur choix que de laisser l'homme le réveiller.

Il avait découvert qu'Evan était plutôt friand quant aux différentes façons de le réveiller. Pas un matin n'était le même, ce qui rendait difficile pour lui de s'y préparer. Ca ne voulait pas dire qu'il n'essayait pas. Après tout, ce ne devait pas sonner comme si n'importe qui pouvait le déjouer.

Il pouvait entendre chanter dans la cuisine, ce qui le fit froncer des sourcils. Ce n'était pas souvent qu'il entendait Evan aussi joyeux. L'homme, bien qu'il n'était pas beaucoup plus grand que Tom, paraissait tellement plus vieux que les autres de son âge. Même avec ses, parfois, gestes enfantins.

C'était les yeux. Les yeux verts comme l'Avada Kedavra. Il n'en avait jamais vu de pareils et il s'en retrouvait prisonnier, d'eux et de tous ces souvenirs et sentiments qui semblaient filtrer à travers eux comme la lumière à travers une fenêtre.

Un mois. C'est le temps qu'il avait passé loin de l'orphelinat. Normalement il aurait été forcé de rester dans ce trou à rats pour toutes les vacances, mais Evan avait changé cela.

Tandis qu'il s'habillait, Tom pensa à ce qu'il savait sur son tuteur dans une énième tentative de comprendre l'homme.

La première fois qu'Evan l'avait sauvé des tyrans du répugnant orphelinat moldu où il avait grandi, le sorcier plus âgé lui avait montré une impressionnante quantité de magie à l'état brut. Plus encore la fois où il avait vaincu et tué un vampire dans l'allée des Embrumes.

Alors qu'Evan avait manifestement le pouvoir, il agissait comme s'il ne le savait pas. Il semblait heureux de seulement être un sorcier moyen, ce qui dérangeait Tom plus qu'autre chose. Soit Evan était idiot et n'avait pas idée de la puissance de sa magie, soit il cachait ses pouvoirs.

Tom ne savait quelle option l'ennuyait le plus.

Ce qui était inquiétant était le fait qu'Evan semblait parfois souffrir. Il ne le montrait pas mais le cachait derrière un masque bienheureux. Comme s'il ne voulait pas que Tom sache comment il se sentait vraiment.

Comme il l'avait déjà souligné avant, Evan aurait fait un bon Serpentard. C'était la seule maison dont il pouvait tolérer les membres. Evan utilisait un masque tout comme lui, et contrairement aux autres il n'était pas tombé sous le charme du professeur Dumbledore et ne lui faisait pas confiance.

Quand il n'était pas en train d'étudier ou de planifier comment rallier plus de gens à sa cause quand il serait de retour à Poudlard, Tom se surprenait de plus en plus à regarder Evan.

Le sorcier était une énigme. Bien qu'Evan semblait heureux et insouciant, Tom l'avait surpris plus d'une fois en train de fixer le vide. C'était dans ces moments-là que Tom souhaitait être capable de faire de la Légilimencie. Ou alors qu'Evan lui dise à quoi il pensait. Tom trouvait irritant de ne pas tout savoir de lui.

Après tout, la connaissance était synonyme de pouvoir.

Tom se dit qu'il essayait simplement d'utiliser l'autre sorcier. Si Evan se joignait à sa cause, Tom serait heureux de souhaiter la bienvenue au sorcier. Autrement ? Aussi longtemps qu'Evan ne travaillait pas contre lui, Tom supposa qu'il pouvait le laisser vivre. Après tout, Evan l'avait défendu plus qu'aucun autre ne l'avait jamais fait et il lui enseignait aussi la magie sans baguette.

L'homme était presque son égal.

Alors qu'il descendait les escaliers, le fredonnement se fit plus fort ce qui lui fit froncer les sourcils. Qu'est-ce qu'il se passait pour qu'Evan soit si joyeux, plus même qu'à l'ordinaire ? Ce ne devait pas être humainement possible pour quelqu'un d'être aussi clair dans sa tête aussi tôt le matin. Tom avait déjà envisagé la possibilité qu'Evan se droguait, mais jusqu'à présent il n'avait pas été capable de trouver de preuves.

Peut-être que certaines personnes étaient juste nées comme ça.

« Bonjour. Merveilleux début de journée, tu ne trouves pas ? » Tom s'arrêta à côté de la table et regarda Evan préparer le petit déjeuner pour deux. L'homme se mouvait comme s'il était habitué à travailler dans une cuisine.

Comme il ne répondait pas, Evan se retourna et le regarda avec un sourire. Tom avait déjà appris que ce sourire signifiait normalement qu'Evan planifiait quelque chose.

Quelque chose qui l'incluait lui et quelque chose qu'il n'allait probablement pas aimer.

Avant que Tom puisse faire quoi que soit, Evan s'était éloigné de la gazinière et l'étreignait. Bien que l'homme était de constitution fragile et que ses bras étaient minces, Evan ne le laissa pas s'échapper. Tom se figea et attendit que quelque chose se passe.

C'était étrange d'avoir un autre corps aussi étroitement pressé contre le sien. Durant toutes ces années, il n'avait jamais laissé personne être aussi proche de lui. A l'orphelinat, il avait été le monstre que personne ne voulait toucher s'il pouvait l'éviter et à Poudlard, il n'avait jamais laissé personne s'approcher suffisamment pour être intime avec lui.

« Tu sais, je ne te laisserai pas partir avant que tu ne te sois relaxé. Et le petit déjeuner sera froid avant que nous ne puissions commencer à manger. » Il pouvait sentir le souffle d'Evan proche de son oreille, et Tom se surprit à se relaxer, si ce n'est qu'un peu. Cela sembla être suffisant pour le sorcier légèrement plus grand que lui qui, après un petit instant, le lâcha et retourna à sa gazinière. « Assis-toi, le petit déjeuner arrive dans une minute. »

Alors que Tom ne recevait normalement d'ordre de personne, il se retrouva assis sur une chaise tandis qu'Evan plaçaient différents plats en face de lui. Ce n'était pas comme s'il laissait l'homme lui donner des ordres. L'autre sorcier avait juste suggéré ce qu'il était de toute manière sur le point de faire.

Comme ils étaient tous deux assis de chaque côté de la table, Tom observa son tuteur à travers sa frange. Il avait remarqué qu'Evan ne mangeait jamais beaucoup. Comme s'il n'était pas habitué à avoir des repas aussi complets ou réguliers.

Cela pourrait expliquer pourquoi le sorcier était tellement plus petit que les autres de son âge. D'après ce qu'Evan lui avait dit, il avait été élevé par des Moldus. Tom était prêt à parier tout ce qu'il avait que c'était leur faute si le sorcier plus âgé souffrait de cauchemars presque toutes les nuits.

Durant la semaine où Evan avait attendu de récupérer sa magie, Tom s'était réveillé plus d'une fois par nuit aux sons de cris emplis de terreur. Tout ce qui était capable d'effrayer Evan de cette manière devait être mauvais. Peut-être Evan avait-il été torturé quand il était aux Etats Unis.

Si tel était le cas, Tom allait s'assurer que celui qui avait fait cela subisse une mort lente et douloureuse. Personne ne blessait ce qui était sien et s'enfuyait sans en payer le prix. Evan ne le savait pas encore mais il était à lui. Et il prenait soin de ce qui était à lui.

Les pensées de Tom furent interrompues quand un hibou entra par la fenêtre. Il n'eut pas à chercher plus loin pour savoir que la lettre venait de Poudlard.

Nourrissant le hibou d'un morceau de bacon, Evan dit : « Il semblerait que nous allions au Chemin de Traverse aujourd'hui. »

Plus tard

Harry sentit son corps se tendre alors qu'ils entraient sur le Chemin de Traverse. L'allée était bondée de sorciers et sorcières accompagnés de leurs enfants.

Ses yeux se précipitaient d'un coin à l'autre de la ruelle. Se souvenant de ce qu'il s'était passé la dernière fois qu'ils étaient venus ici, son corps était déjà prêt à se battre ou à fuir. Cette fois il espérait que rien d'en dehors de la normale ne se passerait.

« Vas-tu rester planter là toute la journée au risque de passer pour un idiot ou pouvons-nous continuer ? » Clignant des yeux, il resta près de Tom alors que le garçon commençait à marcher. Bien que le garçon agissait comme il le faisait toujours, Harry savait que lui aussi se rappelait l'épisode de leur dernière venue.

Au fur et à mesure qu'ils marchaient, la foule semblait se fendre devant eux sans qu'ils semblent en avoir conscience. Harry n'avait aucun doute que ça avait à voir avec ce que faisait Tom, mais ne dit rien à ce sujet. Tant que Tom ne blessait personne, Harry ne voyait pas pourquoi il devrait l'arrêter.

Et c'était agréable de pouvoir marcher sans craindre d'être bousculé à tout va.

Il laissa le garçon passer devant. Après tout, c'était pour Tom qu'ils étaient là. Aujourd'hui il voulait être tranquille, sans soucis à propos de futurs directeurs et de futurs mages noirs complètement cinglés. Aujourd'hui, il serait juste Evan James.

Ce devrait être assez facile.

Après être passé chez Madame Guipure, ils décidèrent d'aller chez Fleury et Bott.

Alors qu'ils entraient dans la boutique, Harry se figea dans son mouvement à la vue d'une personne en face d'eux. Le garçon semblait être du même âge environ que Tom, peut-être un ou deux ans de plus, mais il était une réplique exacte de Draco Malfoy, le seul et l'unique. Avec ses cheveux blonds et lisses et ses yeux gris, le garçon ne pouvait être qu'un Malfoy.

« My lord, je suis heureux de vous voir (1). Je ne pensais pas avoir l'honneur de vous voir ici. » A sa grande surprise, Malfoy s'inclina. Cela se passa si vite qu'Harry n'était même pas sûr que ça s'était vraiment passé. « Ce n'est pas quelque chose dont tu devrais parler là où n'importe qui peut t'entendre, Abraxas. »

Le message était clair. Tom ne voulait pas qu'il sache de quoi Abraxas était en train de parler.

La seule réaction d'Harry fut d'écarquiller légèrement les yeux. « Tom, pourquoi ne pas me présenter à ton ami ? » Il sentait le regard d'Abraxas sur lui depuis que Tom et lui étaient entrés ensemble dans la boutique. Maintenant le blond le fixait ouvertement. « Evan, voici Abraxas Malfoy, un sang-pur de la même année que moi à Serpentard. Abraxas, voici Evan, mon nouveau tuteur. »

Maintenant, il pouvait clairement sentir Malfoy le passer en revue. « Vous n'avez pas l'air assez vieux pour être le tuteur de quiconque. » Abraxas parlait même de la même façon que Malfoy. « En fait, j'ai dix-huit ans donc je pense être plus que suffisamment vieux pour prendre soin d'une autre personne. »

Aussitôt qu'il eut dit son âge, Harry sentit les yeux de Tom posés sur lui. Il réalisa après quelques secondes qu'il n'avait jamais dit à Tom qu'aujourd'hui était son anniversaire.

« Vous ne faîtes pas votre âge. » Les mots firent grimacer Harry. « Disons que tous les Moldus ne traitent pas bien notre espèce. »

« Vous êtes un sang-de-bourbe ? »

Harry fixa Abraxas. Draco était définitivement un de ses descendants. Aucun doute à ce sujet. « Le terme correct est né de moldu, pas sang-de-bourbe. Et si tu veux vraiment le savoir je suis un sang-pur. » Seulement de première génération, à ce que lui avait dit Tom. Mais à ses yeux, un sang-pur restait un sang-pur.

Abraxas hocha la tête une fois et regarda Tom. « Cela vous dérange si je me joins à vous pour chercher les livres, puisque nous avons les mêmes cours ? » Harry encouragea Tom dans son dos. « Va et amuse-toi. Je vais aller faire quelques magasins pendant ce temps. Attends-moi là quand tu as fini et ne t'éloigne pas. »

Il regarda directement Tom, s'assurant que le garçon avait reçu le message. Harry n'avait pas envie de sauver le garçon d'un autre vampire ou de quelque autre créature de l'ombre sur laquelle Tom pourrait vouloir tester ses pouvoirs.

Quand Tom acquiesça, Harry suivit une envie soudaine et donna un léger baiser au front du garçon. Gloussant, Harry se précipita à la porte, entendant les mauvais sorts de Tom derrière lui. Heureusement, pour lui du moins, le garçon ne pouvait pas utiliser de magie en dehors de l'école et sa magie sans baguette n'était pas assez bonne pour qu'il puisse l'utiliser en public.

Tout en descendant la rue, Harry pensa à ce qu'il avait appris de la petite rencontre avec Abraxas. Il semblait que Tom avait déjà commencé à se transformer en Voldemort. La question était maintenant de savoir s'il était allé trop loin pour être changé.

Harry jura modestement. Même si Tom était déjà en route pour les Ténèbres, cela ne voulait pas dire qu'il ne pouvait pas changer le garçon. Il devait juste essayer plus durement qu'avant. Lui montrer toutes les bonnes choses dans le monde. Peut-être lui montrer aussi que les Moldus n'étaient pas tous mauvais.

Après un petit moment, Harry trouva ce qu'il cherchait. Il entra dans la boutique Eeylops - Au Royaume du Hibou et sentit sa gorge se serrer. C'était ici qu'Hagrid avait acheté sa chouette, Hedwige, comme cadeau d'anniversaire.

Harry ne souhaitait aucunement remplacer Hedwige mais il savait qu'il avait besoin d'un hibou. Sans le téléphone, c'était un des meilleurs moyens de communication longue distance.

La boutique était relativement sombre et petite. Partout où il regardait, Harry voyait des hiboux et des chouettes de toutes sortes. Petit-ducs, Chouettes Effraies, Chouettes Hulottes et Harfang des Neiges.

Ne souhaitant pas avoir une copie d'Hedwige, Harry passa devant les Chouettes des Neiges sans un regard en arrière et se focalisa à la place sur les autres hiboux de la boutique.

Dans le coin le plus sombre de l'atelier, Harry le trouva enfin. Il n'avait aucune idée sur quelle était son espèce, mais il se fascinait pour le hibou. Le mâle était beaucoup plus grand qu'Hedwige ne l'avait jamais été, et ses plumes avaient la même couleur sombre que ses cheveux.

Les yeux du hibou lui donnaient des frissons dans le dos. Ils lui rappelaient les regards que Snape avait l'habitude de lui donner. Oh, combien cela lui manquait.

« Salut mon beau. »

« Vous avez bon goût, monsieur. Arès est l'un de nos plus beaux hiboux. Il a du caractère, mais ne vous laissez pas effrayer. » Harry sourit. « Je vais le prendre. »

Harry sortit du magasin avec le hibou, Arès, ainsi que toutes les fournitures nécessaires pour prendre soin de l'oiseau noir.

Au lieu d'être dans une cage comme un oiseau devrait y être, Arès s'était installé sur son épaule. Lorsque le commerçant avait essayé de le déplacer vers la cage, le hibou avait dévisagé l'homme d'une manière qui rappelait celle de Snape jusqu'à ce que l'homme recule.

Il retrouva Tom et Abraxas en train de l'attendre devant la librairie. Pendant qu'il choisissait son hibou, les deux garçons avaient fini d'acheter les livres dont ils allaient avoir besoin pour l'école. Harry se dit qu'il pourrait revenir une autre fois pour voir s'il n'y avait pas des livres susceptibles de l'intéresser.

Tom était observait Arès avec intérêt et Harry se souvint de leur discussion sur les hiboux la dernière qu'ils étaient allés sur le Chemin de Traverse. Il avait l'impression que ça faisait une éternité.

« Alors, Abraxas, est-ce que tes parents sont par là ou est-ce que tu viens avec nous. » Tom et Malfoy partagèrent un bref regard et Harry sut qu'ils avaient discuté alors qu'il était absent. Il espérait que ce n'était pas à propos de comment torturer les Moldus. « Je pense que c'est mieux si je vais les rejoindre. Je vous vois à l'école, Tom. Et ce fut agréable de vous rencontrer, M. James. »

Harry regarda Abraxas partir avant de ramener son attention sur Tom. « Est-ce que ce hibou est pour moi ? » Harry secoua la tête. « Non. » Tom plissa les yeux. « Comment ça se fait que tu ais un hibou alors que je n'en ai pas ? »

C'était une des rares fois où il pouvait voir Voldemort filtrer à travers le garçon et Harry se surpris à s'inquiéter pour lui. « Je n'ai pas de hibou. »

« Alors comment t'appelles cette chose sur ton épaule, un éléphant ? » La voix du garçon était pleine de sarcasme. Harry laissa le silence s'épaissir entre eux pendant qu'il caressait Arès. « En fait, il est pour nous deux. J'ai pensé que nous pourrions l'utiliser pour rester en contact après que tu sois retourné à l'école. Enfin, si tu veux recevoir des lettres. »

Il pouvait sentir le regard de Tom sur lui et il se souvint qu'il avait besoin de donner au garçon une sorte d'hobby. Si seulement il arrivait à l'intéresser au Quidditch, il aurait au moins quelqu'un pour voler avec lui et peut-être même pour jouer un peu avec.

« Si on ne peut pas faire autrement... » Même si c'était caché, Harry pensa discerner quelque chose ressemblant à de la joie dans la voix de Tom. Peut-être le garçon n'était-il pas allé aussi loin qu'il ne l'avait craint.

« Excellent. J'ai vu tout à l'heure un magasin qui vend des glaces. Tu en veux une ou est-ce que je dois te trainer avec moi jusque là-bas ? » Harry soupira quand Tom se pressa et marcha plusieurs mètres devant lui, hors de sa portée. Le garçon avait vraiment besoin d'apprendre quand est-ce qu'il plaisantait.

Souriant, Harry accéléra jusqu'à marcher à côté de Tom. « Quel parfum tu aimes ? Moi, je préfère le chocolat. » Le regard que Tom lui lança fit grimacer Harry. « Je ne veux même pas voir à quoi tu ressembles quand tu manges du sucre. Tu es bien assez mauvais sans. »

« Oh, Tom. Je savais que tu m'aimais. »

OoOoO

(1) Et non, vous ne rêvez pas : Malfoy vouvoie Tom.