Hey tout le monde, je suis de retour encore. Court chapitre cette semaine parce que j'ai enchainé les traductions PezBerry pour le compte du Forum et n'ai pas eu énormément de temps pour écrire de mon côté. Sorry.
Pour ceux qui ont posé la question, la scène non censurée de Ted le Puceron est sur le forum (voir lien sur mon profil).
Aussi sorry pour ceux qui râlent que je ne mette pas à jour plus ici ou que toutes mes histoires en cours ne s'y trouvent pas mais j'avoue me demander si ça vaut encore la peine de publier ici quand les retours sur le forum sont bien plus riches et plus intéressants. Bref, ne vous en faites pas, je vais comprendre une manière de fonctionner.
J'espère que vous allez aimer quand même ce petit chapitre et ... oui, non, je vous laisse lire. Pas de spoilers en avance si ce n'est que c'est obligé de se passer comme ça et que ce n'est qu'une étape, ne l'oubliez pas !
Quinn POV
Je l'observe. Elle a cette douceur et cette sensualité qui se dégagent de son corps tandis qu'elle virevolte dans la cuisine, ne s'attardant qu'un instant pour saisir quelque chose, remuer une poêle ou mélanger un liquide. C'est beau, c'est attirant, ce n'est plus pour moi.
Sans un mot, je m'assois au comptoir, fixant mes mains entortillées car je ne sais plus quoi en faire. Je ne sais plus sur quel pied danser, quoi dire, ni même quoi penser. Elle a pris sa décision, je l'ai vu dans ses yeux. Je ne suis pas sûre de pouvoir aller contre sa volonté. Pas cette fois.
— Ca ne veut pas dire que l'on ne doit plus être amies, murmure-t-elle soudainement.
Je suis effrayée qu'elle devine si facilement mes pensées mais en même temps, soulagée qu'elle aborde la discussion d'elle-même. Son dos est toujours figé, les mains dans le bol. J'ai peur qu'elle ne veuille reprendre ses paroles après s'être rendue compte de la manière dont cela sonnait à l'air libre.
— Juste sans toutes les complications qu'il y a, continue-t-elle cherchant de toute évidence à dire quelque chose, de répéter un monologue bien préparé.
Je ferme les yeux, essayant me rappeler à quoi cela ressemblait avant. Je ne suis pas sûre de savoir mais il y aura un avant et un après. Sauf que je ne suis pas sûre non plus de pouvoir gérer le après. Ce n'est pas que je suis contre, je comprends. Je crois du moins. Ce n'est juste peut-être pas ce que j'avais espéré.
— J'ai besoin d'essayer de récupérer Brittany, s'excuse-t-elle encore une fois, je ne peux pas abandonner.
La douleur est si présente dans sa voix que je ne sais pas si elle essaye de se convaincre ou de me convaincre. Ses mots ont l'air d'avoir tellement difficile à sortir que je me demande dans quelle mesure, elle y croit elle-même.
—Je comprends, la rassuré-je du bout des lèvres aussi.
C'est pas comme s'il me restait un choix. Elle ne veut pas de moi, plus de moi et c'était l'arrangement.
— C'est prêt, dit-elle en disposant les plats sur le comptoir devant moi.
Je lui suis reconnaissante pour ne pas se mettre en face de moi, pour ce week-end où elle tourne la page, pour ce nouveau chapitre qui commence. Et en même temps, je me sens déchirée. Je dois retenir mes larmes et le silence ne m'aura jamais paru aussi tendu que maintenant.
Nous profitons de ce dernier moment, cette dernière minute avant de retourner à nos vies. Il a été clair depuis le début que tout ceci pouvait s'arrêter n'importe quand. Je n'aurai jamais vraiment cru que ce soit elle qui parte à la poursuite de son rêve, de sa moitié.
Ces yeux tristes sont fixés sur le comptoir, je l'aperçois dans un coin de ma vision. Elle est aussi sérieuse que moi comme si tout ceci était difficile pour elle quand elle ne devrait que se sentir soulagée. Je me promets de faire en sorte de ne pas montrer la douleur que j'éprouve en ce moment.
Je le lui dois. Je lui dois pour s'être mise avec moi dans cette aventure. C'est mon rôle de faciliter la suite de notre relation quand elle a fait tellement pour moi en si peu de temps. Je suis sortie de placard, réussi à imposer cela à ma mère et à vivre toujours avec elle. L'école n'est pas vraiment devenue plus tolérante mais nous l'avons sous contrôle malgré tout et tout ça n'aurait pu arriver sans Santana.
Un quart d'heure plus tard, nous faisons la vaisselle, gestes mécaniques, conversation superficielle. J'ai tellement hâte de me sortir de cette situation que je bâcle la moitié des assiettes. Mon téléphone sonne me donnant l'opportunité que j'attendais. Sans un mot, je vérifie le sms et je sais qu'il me fournit l'excuse idéale pour partir maintenant.
— Ma mère m'attend, mentis-je en espérant qu'elle ne le remarque pas.
Elle ne lève même pas les yeux de l'eau, tournant l'éponge en cercles consciencieux sur le plat. Il brille déjà même si là encore ce n'est qu'un prétexte. Je maudis que les choses deviennent si difficile. Le week-end aidera peut-être à réparer notre amitié mais je ne peux m'empêcher de penser que c'est peut-être trop tard.
Je n'aurai jamais dû proposer cette solution, l'entrainer dans ce deal, cette pseudo-relation. Elle mérite mieux que ce que je lui ai offert. J'essaye de tuer ma culpabilité, au moins le temps de sortir d'ici. Elle fait un bref geste de la main et je sais que c'est mon signe pour partir.
Je pose un baiser sur sa joue et la serre une dernière fois, prenant le plus possible de souvenirs de sa peau, de sa présence avant de sortir sans un autre mot. Ils ne sont plus nécessaire pour le moment, nous nous sommes dit tout ce que nous avions à dire.
Mes pas hésitants deviennent de plus en plus franc à mesure que je m'éloigne de sa maison. Je monte dans ma voiture, mets le contact et démarre en direction de ma prochaine destination. J'ai besoin de quelqu'un pour effacer. J'ai senti l'attirance qui nous liait depuis longtemps mais je ne pouvais pas me permettre d'agir avec toute cette situation compliquée mais maintenant que je suis libre, je devrais aller à la poursuite de mes rêves, non ?
Pourquoi hésiter autant ? Pourquoi cette peur ? Qu'est-ce qui me retient maintenant ? Autant de questions qui tournent dans ma tête tandis que je me gare à nouveau mais encore une fois pas devant ma maison. Je souffle avant de relâcher le volant et de descendre de la voiture. Le trajet jusqu'à la porte est flou, long et difficile. Je sais que les larmes sont proches, juste à quelques secondes de briser le mur que j'ai mis en place. J'ai besoin de sa sécurité.
Je sonne. Priant à la fois qu'il n'y ait personne parce que je ne mérite pas de me faire consoler maintenant quand il n'y a rien à être triste pour et à la fois parce que je sais que je fais une erreur en venant ici. Elle ouvre la porte, rayonnante comme au premier jour, puis ses sourcils se froncent et elle prend note de mon état. Sans un mot, ni réponse à ses questions, je me précipite dans ses bras ouverts. Elle trébuche quelques pas en arrière sous le choc mais a tôt fait de me retourner l'étreinte. Je l'entends dire quelques mots et la porte qui se referme avant d'être trainée, quasi portée jusqu'au canapé du salon.
Je ne m'arrête pas de pleurer sur son épaule, la mouillant peu à peu mais je ne parviens pas à endiguer le flot de larmes. C'est trop difficile et trop injuste même si je savais que je pourrai jamais gagner contre Brittany. Santana m'a juste utilisée tout comme je l'ai utilisée. Les minutes passent et je finis par me calmer petit à petit. Une voix douce chante à mon oreille, murmure des encouragements et des paroles de réconfort.
J'ai de la chance de l'avoir comme amie. Son odeur envahit mes narines et je me surprends à vouloir plus, plus de contact avec sa peau, plus de ... Plus, juste plus. Sans un mot, je me recule, essuie mes yeux. Je suis confuse de ressentir une attirance pour deux personnes en même temps, surtout si différentes. Je m'excuse et demande si on peut monter quand j'entends ses pères s'agiter dans la cuisine. Je n'ai pas besoin d'avoir un public supplémentaire pour ce que je m'apprête à lui raconter.
Parce que maintenant, les mots veulent sortir. Je veux expliquer mon histoire, je veux lui dire ce qu'il se passe. Elle a le droit de comprendre pourquoi je suis arrivée chez elle et pas ailleurs. Il est temps de lui parler de mes sentiments tant qu'elle est toujours seule parce que Santana a raison. Nous devons poursuivre notre objectif.
Rachel me regarde bizarrement mais finit par trouver quelque chose qui lui fait accepter mes conditions étranges. Elle m'indique le chemin jusqu'à sa chambre et me dit qu'elle arrivera vite, juste le temps de parler à ses pères pour le diner. Je monte, doucement, les marches, observant, presque détaillant chaque photo accrochée au mur. Son sourire me rend le mien. Elle semble si heureuse malgré tout. Je sens malgré tout l'envie d'aller jusqu'au bout de mon idée. J'ai besoin de savoir !
Arrivée dans sa chambre, je vais droit à son bureau et m'assois sur la chaise, pas certaine qu'elle me veuille dans son lit non plus. Et je préfère malgré tout, garder une certaine distance pour quand je vais lui raconter parce que je suis sûre qu'elle n'appréciera pas vraiment toute la situation.
Elle entre quelques minutes plus tard et me jette un regard bizarre. Elle s'installe sur son lit, jambes croisées, me fixant dans l'attente. Son regard me permet de me lancer. Les mots sortent, heureux d'être enfin dehors, à l'air libre. Elle est là, jouant parfois avec un fil de ses draps ou les yeux dans le vague sans faire de commentaire. J'explique notre arrangement, laissant de côté les raisons qui nous ont fait vouloir cela. Puis, je passe à la manière dont nous avons géré cela, à comment notre relation a évolué, grandi.
Des larmes recommencent à tomber mais je ne les essuie plus. Ca ne sert à rien de toute façon. Elle le voit et pour la première fois, m'interrompt. Sans un mot, elle se lève, me tire proche d'elle et puis vers son lit. Je me laisse faire, adorant l'idée d'être couchée à côté d'elle tandis que je continue à expliquer. Mes mots sont maintenant plus difficiles, plus entrecoupés de sanglots qui me déchirent la poitrine.
Elle ne dit rien, sachant qu'il faut que je laisse sortir le tout. Quand elle pense que j'ai fini, elle me serre et me dit tendrement.
- Je serai toujours là pour toi, peu importe la raison.
L'idée me rassure mais je dois encore lui avouer la raison, lui avouer pourquoi je me suis lancée dans cette relation.
- J'ai encore quelque chose à avouer, murmuré-je dans son cou.
Nous sommes maintenant couchées, ses bras autour de moi et je me serre le plus possible près d'elle, profitant de sa chaleur.
- Je ne vais nulle part, m'apprend-t-elle en resserrant brièvement son emprise.
Soupirant parce que ce n'est pas facile à dire malgré tout, je me lance.
- Je suis amoureuse de toi, avoué-je d'une toute petite voix préférant baisser les yeux vers son cou.
Je ne relève pas la tête pour voir si Rachel m'a entendue car elle ne fait pas un geste, pas un bruit. Pas un signe non plus qu'elle a bien saisi ce que je venais de dire, je sens presque son rejet venir sur le bout de sa langue et je me prépare. Pas d'autre choix de toute façon.
- Je sais, admet-elle.
Ces simples mots sont un vrai coup de fouet pour moi. Je décale un peu ma tête pour la voir fixant le plafond comme s'il pouvait raconter une histoire plus intéressante. Je rampe doucement plus proche d'elle, plus haut aussi. Ses yeux se détournent et me regardent. Ils me regardent vraiment, sondant mon âme plus profondément qu'elle ne l'a jamais fait. Mon corps prend le relais.
Je me penche vers elle, désireuse de plus, de gouter enfin. Mes lèvres sont sur les siennes avant qu'elle ne puisse protester. C'est doux, court et simple mais pas suffisant. Je veux plus. Prenant une rapide respiration, je redescends à nouveau, brossant nos lèvres dans un premier temps, presque la taquinant. C'est elle qui me tire vers elle, approfondissant le baiser, me poussant à jouer en même temps qu'elle. Nos lèvres dansent, se rencontrent, créent des feux d'artifices dans ma tête.
Je ne veux pas rester en plan. Rapidement, mes mains explorent son cou puis ses épaules, je note distraitement dès qu'elles déclenchent un frisson. Certainement des endroits où je devrai repasser plus tard. Je quitte sa bouche prometteuse, suivant la ligne de sa mâchoire. Elle gémit doucement avant de murmurer mon nom d'une voix pleine de désir.
- Quinn, Quinn.
Je ne perds pas de temps, goutant sa peau, suçant légèrement les endroits que j'ai repérés du bout des doigts. Je veux étudier son corps, le mémoriser, oublier.
- Quinn ... je ...
Santana POV
Elle ne regarde même pas en arrière tandis qu'elle quitte ma maison. Je sais qu'elle a mal, je l'ai sentie renifler dans notre dernière étreinte. J'ai vu son regard légèrement éteint et pourtant, je sais que je fais la bonne chose. Elle a besoin de se rendre compte que je ne dois pas être sa solution de facilité. Je suis certaine qu'elle va chez elle maintenant, pas à sa maison comme on pourrait le croire, ce n'était pas sa mère qui lui a envoyé un sms, j'en suis bien consciente. J'ai vu son mensonge, je la connais trop bien que pour me laisser berner par si peu.
Elle va chez Berry et c'est ce qu'il lui faut. Je remonte dans ma chambre quand la voiture est hors de vue, trop loin maintenant. J'ai eu raison. Elle n'a pas fait demi-tour. Mon téléphone me nargue sur mon lit dès que je m'y couche, profitant de l'odeur qui imprègne encore les draps. J'appellerai bien Britt mais c'est trop tôt. Je ne peux pas encore me lancer. Je le dois à Quinn. Je lui laisse l'après-midi et lundi, quand l'école recommence, j'aviserai.
Tout le monde déstresse ce ne sera pas un Brittana/Faberry endgame et il y aura un happy end. A dans une semaine donc ou plus tôt peut-être ? Je vais mettre à jour Get It right aussi dans les heures à venir ou demain pour les fans.
