Deux Cœurs brisés

Hellow~ ! Oui, je vous ai déjà le fait le coup deux fois mais je recommence à vous poster avec une journée d'avance parce que j'ai constaté que les professeurs avaient eu la soudaine envie de nous baiser notre week-end. Achevez-moi ! T.T

Les revieeeews maintenant !

Asahi Shinohara :

Nous sommes donc synchro sur les idées si tu espérais autant avoir un échange d'univers (je savais nous étions liés en notre âme et conscience !) J'espère que ça va calmer un peu le rythme de l'action (qui dans le présent, avait tendance à enchainer les merdes sans répit). Puis alors oui, Lilian n'a aucune subtilité, mais alors AU-CUNE ! Mais façon, le temps que quelqu'un comprenne ce qui est en train d'arriver… Bref, merci mon namûûûr !

Bey0nd :

Merci de ton engouement, ça fait très plaisir ! Je crois que je n'ai pas fini de serrer ton petit cœur (je songe surtout à ce dixième chapitre quand je te dis ça XD mais je ne voudrais pas spoiler~ ! Façon, comme c'est un chapitre du passé, on sait au moins ce qui aboutit ou pas dans le présent)

Mimichan :

Ça, pour faire de la merde, les France font vraiment de la bonne merde -_- au point où je me demande si je vais réussir à rétablir la situation de manière censé et logique… Manquerait plus que j'oublie la cohérence… Donc oui, cette fic évolue malgré moi mais je suis assez contente du résultat ! Et si ça plait, c'est encore mieux ! Merci, en tout cas !

Nebelsue :

Ce syndrome doit être universel, je pense ! Après, faut savoir rattraper le coup pour pas que ça parte en freestyle complet. J'espère que la deuxième partie de la fiction te plaira autant que ce début (merci d'être aussi présente dans les commentaires, ça me fait très plaisir !)

Alors, par contre, j'ai des messages à faire passer avant de commencer quoique ce soit !

Un : j'ai découvert en revoyant mon plan que nous en étions à la moitié de la fic, et non pas à la fin comme je me l'imaginais naïvement. Oui, monsieur ! Je le cris haut et fort ! « Cette fiction part pour une vingtaine de chapitres ! » Oui ! Yolo !

Deux :

/!\ Par pitié, faites attention ! Ce chapitre contient de la violence et des choses qui m'ont fait penser que j'avais un problème psychologique ! Le R-18 prend tout son sens ici (en plus des lemons des chapitres précédents, je veux dire) /!\

Et sur ce, je vous souhaite à tous une agréable lecture !


Chapitre X :

Francis acheva enfin son discours. Définitivement.

Il venait de passer cinq jours à faire languir son détestable ennemi dans cette cellule humide, venant à lui à heure fixe, parlant sans discontinuer, puis repartant brusquement. Il lui avait tout dit de ces plans antérieurs. Comment il s'était joué de Russie ou d'Italie, comment son isolation lui avait permis de renouer ses liens perdus avec Arthur, comment il jouissait de ce retournement de situation qui faisait que, désormais, c'était Ludwig qui subissait une forte solitude.

L'arroseur arrosé, comme on disait.

Mais toute bonne chose avait une fin. Francis lui avait tout dit et se trouvait bien désœuvré maintenant que son ennemi connaissait tout.

Pour le Français, ça avait presque été une obligation que de lui avouer ses actions passées. Puisque grâce à l'Histoire, tout fini par se savoir, Francis avait eu plutôt intérêt à être le colporteur de ragots, rien que pour apprécier en direct les expressions honteuses d'Allemagne. Il voulait tout voir de sa déchéance. C'était sa vengeance personnelle.

Après plus de quarante ans, il avait enfin réussi à se venger.

Francis devait au moins avoir la rancune aussi tenace qu'Angleterre pour pouvoir être aussi patient. Peut-être qu'Arthur avait fini par déteindre sur lui, au bout du compte. En y réfléchissant bien, ils faisaient assez « vieux couple » tous les deux, tellement habitué l'un à l'autre qu'ils se mettaient à réagir de la même manière. C'était la conséquence logique à tous ces siècles passés ensembles.

« C'est terminé, Allemagne. Tu as perdu à ton propre jeu ».

Ludwig releva la tête qu'il avait pris l'habitude de baisser, fixant avec rage son bourreau indifférent. Dans son regard enflammé d'orgueil se lisait une volonté destructrice de revanche, de combat. Il ne voulait pas en rester là. Il n'allait pas en rester là.

France le vit, ce regard en disait long sur ses pensées, mais il ne lui répondit que par un sourire stérile, factice, auquel il ne croyait pas lui-même. Lui avait ce qu'il voulait, il était repus et satisfait, insensible à la douleur de son prisonnier temporaire. Ou plutôt, il n'en avait que faire de sa douleur.

« Lorsque tu te réveilleras, tu seras de retour dans ta saleté de chambre « d'invité » et tu seras seul. Nous commencerons notre réunion internationale demain à huit heures, pour décider ensembles de ta punition. Sois prêt ».

Sans lui laisser une chance de répliquer, Francis planta une aiguille dans la nuque de son camarade, précédemment camouflée dans sa poche. L'instant d'après, les yeux du Germanique se clôturèrent sous l'effet de la drogue et ce fut fini.

Pour de bon.

La guerre avait pris fin. La Première Guerre mondiale n'était plus. Il n'y aurait plus de guerre en Europe désormais.

Prenant place sur son fauteuil, Francis prit un instant pour se remettre de ses émotions, inspirant à plein poumon l'air vomitif de la cellule. Pour la première fois depuis longtemps, il revivait, soulagé et enchanté. Même la douleur de ses blessures à peine refermées ne put venir à bout de cet engouement qui lui faisait tant de bien.

Heureux, il se leva et quitta à tout jamais la cellule, convoquant sa Garde pour qu'ils amènent leur prisonnier à bon port.

Lui s'en retourna au Palais de l'Elysée, prêt à reprendre son travail. Les dégâts de la guerre devaient être sa priorité.

Pays au carrefour de l'Europe, Francis avait accepté d'héberger chez lui ses alliés de guerre, le temps que les choses se calment et que les grandes décisions soient prises. Il n'était donc pas si étrange que ça de voir Amérique courir dans les couloirs de l'Elysée, de l'encre noire plein les doigts. En voyant Russie le courser, le visage tagué, Francis compris ce qui se passait mais ne fit rien pour les arrêter. Si Alfred avait envie de créer un incident diplomatique, qu'à cela ne tienne. Lui avait d'autres chats à fouetter.

Par contre, la mésentente entre Amérique et Russie était à garder à l'œil.

Francis déambula jusqu'à ses appartements – du moins, ceux qu'il occupait lorsqu'il n'était pas chez lui –, et y entra doucement, ne sachant pas s'il dérangerait celui qu'il espérait y trouver.

Tout de suite, une paire d'iris verdoyants rencontra son propre regard.

Arthur reposa sa tasse et les rapports qu'il lisait pour aller à la rencontre de son allié inespéré. D'un même mouvement, leurs bras s'écartèrent et ils purent s'enlacer à outrance, dissimulés là où personne ne viendrait les trouver. Lèvres contre lèvres, ils apprécièrent ensembles ce moment de tendresse tant souhaité.

« Je me suis encore réveillé seul, stupid frog, bouda Arthur en le fixant d'un œil courroucé.

_ Pardon, mon amour. C'était la dernière fois. De toute façon, il nous reste au moins trois jours à passer ensembles. Je saurais me faire pardonner mon absence.

_ T'as intérêt ».

Francis l'embrassa passionnément, se collant à lui en approchant ses hanches des siennes. Après toutes ces années de souffrances, goûter à l'idylle de l'amour lui faisait le plus grand bien.

« Au fait, Arthur…

_ Huuuum…Yes... ?

_ Ton fils a tagué le visage de Russie et est maintenant en train de courir dans les couloirs de mon parlement pour lui échapper. J'ai jugé raisonnable de te prévenir ».

La seconde d'après, un ancien pirate anglais fumant de rage s'élançait à son tour dans les couloirs, grognant le nom de son ancien protégé entre deux insultes fleuries. Démuni, Francis se retrouva seul dans sa chambre, la porte grande ouverte, amusé mais déçu car son petit moment d'affection avait été coupé court à cause du comportement bien immature d'Amérique. De toute façon, il aurait tout le loisir de recommencer son moment câlin le soir venu, Arthur étant le seul à ne pas utiliser la chambre qu'on lui avait donné.

Finissant lui-même la tasse de thé qu'Arthur avait abandonné, Francis reçu la visite surprise d'un de ses gardes.

« Monsieur Bonnefoy, je viens vous prévenir que le susnommé Ludwig Beilschmidt, représentant de l'Allemagne, a bien été ramené dans ses appartements, sans imprévu.

_ Parfait. Prévenez la gouvernante pour qu'elle lui apporte le dîner de ce soir au lit. Avec la dose de médicaments qu'il a reçu, il ne pourra pas bouger avant demain.

_ Bien, monsieur ».

Tout allait donc à merveille.

Sauf qu'au moment où le garde s'en alla, une autre silhouette arriva dans la chambre grande ouverte, un peu plus timide cette fois-ci.

« Feliciano ? interrogea Francis en voyant la petite boucle dépasser de l'entrée. Tu as besoin de quelque chose ?

_ Euh… Je… j'étais venu te demander… des nouvelles d'Allemagne, mais…

_ Mais tu as entendu ce que je viens de dire au garde, c'est ça ?

_ Oui ».

Le Français soupira, las par avance des complications qu'offraient la relation germano-italienne. Même s'il avait fait d'Italie son allié, il était plus qu'évident que son petit frère gardait au fond de lui un grand attachement pour leur ennemi. Il fallait mieux garder ça secret. Francis n'avait pas parlé de ce phénomène à Angleterre, Amérique ou Russie, par crainte qu'ils ne brusquent le jeune Italien. C'était vraiment les trois pays qui seraient les plus à même de déstabiliser Feliciano et de le braquer. Mauvaise idée, en somme. Il fallait au contraire le brosser dans le sens du poil pour qu'il continue de se sentir en sécurité aux côtés de la France.

« Pourquoi tu lui as fait prendre des médicaments, au juste ? La guerre est finie, tu n'as aucun droit de faire ce que tu veux de lui.

_ Je sais bien, mais comme il me semblait assez nerveux, j'ai pris la liberté de lui donner de quoi se détendre. Cependant, tu n'as pas à t'inquiéter, ce n'est rien de dangereux pour sa santé, c'était juste pour l'aider à se reposer. S'il venait à la réunion de demain dans l'état où il était tout à l'heure, ça deviendrait vite ingérable. Surtout qu'Amérique et Angleterre ont le sang chaud.

_ Mais pourquoi tu n'as pas laissé Ludwig se reposer chez lui. D'ailleurs, tout le monde a l'air de croire qu'il y est.

_ C'est un accord secret entre Allemagne et moi. Je ne peux pas trop t'en dévoiler les détails, mais dis-toi que c'est parce qu'on avait besoin de discuter sans que personne d'autre ne le sache. Si jamais on apprend qu'Allemagne est là depuis la fin de la guerre et qu'il débattait avec moi, ça pourrait avoir des incidences fâcheuses sur nos dirigeants. Or ce n'était qu'une « conversation » que nous avons décidés d'avoir d'un commun accord ».

Francis s'était pourtant promis d'arrêter avec les mensonges…

Mais là, c'était pour la bonne cause. Italie ne devait rien savoir des pulsions vengeresses de son frère aîné, qui – bien loin de « discuter » avec Allemagne –, s'était plutôt amusé à lui faire payer ses 139.000 morts de la guerre passée en 1870. Certes, la victime de cette vengeance aurait dû être Prusse mais puisque son existence n'avait plus aucun sens et que c'était Allemagne qui avait profité de ce conflit entre les deux meilleurs amis, c'était lui qui devait prendre dans la gueule.

« Ecoute, Feli. Je sais que tu te sens mal en ce moment, mais danser sur deux pieds ne te sera pas profitable…

_ Je sais bien… mais… j'ai laissé tomber Ludwig…

_ Tu as bien vu comment il te traitait.

_ Je suis sûr qu'il a changé !

_ Je n'en doute pas, mentit Francis qui se souvenait du regard enragé qu'Allemagne lui avait lancé, et tu auras tout le loisir de renouer avec lui lorsque l'on aura mis un terme à ces guerres. Pour le moment, tu es un allié de la France et un ennemi de l'Allemagne, ne l'oublie pas. Par contre, rien ne t'empêchera de redevenir ami avec Ludwig quand les cicatrices de la guerre auront laissé la place à une longue ère de paix. D'accord ?

_ … Oui…

_ Heureux de te l'entendre dire. Va donc rejoindre les autres, maintenant. Bavarder tranquillement te changera les idées~ !

_ Oui. Merci, grand frère… »

Le voyant partir avec une petite moue attristée, Francis se frotta la nuque d'un geste embêté, songeant que malgré ses manœuvres, Feliciano n'était toujours pas pleinement de son côté. C'était très embarrassant, surtout si Allemagne se mettait en tête de remettre le couvert.

Un sourire ironique s'étira sur ses lèvres.

Non, impossible qu'une autre guerre éclate. Après le massacre de la première, plus personne ne voudrait recommencer, même pas Allemagne. Tout allait bien se passer.

L'Europe était désormais en paix.

O*0~.o.~0*O

Lilian devait bien avouer qu'il était quelque peu attristé. Ces cinq jours à humilier son adversaire venaient de passer et il n'avait plus d'histoires en stock pour continuer son petit jeu. Quel dommage. Lui qui s'amusait si bien…

Puis le meeting international était pour le lendemain. Il ne pouvait donc pas le garder plus longtemps dans cette cellule cachée. Comme quoi, même les meilleures choses ont une fin. Puis il s'était largement fait plaisir pendant tout ce temps alors il n'avait aucun regret pour y mettre un terme.

Il était enfin vengé. Alsace et Lorraine lui avaient été tous deux restitués et l'agresseur avait été repoussé et puni pour ses crimes odieux.

Lilian était, au fond de lui, emplit d'une immense fierté face à l'exploit qu'il avait accompli ces quarante dernières années. Au pied du mur, il avait remonté la pente seul, partant de rien, et se hissait aujourd'hui à nouveau sur les devants de la scène. Sa puissance lui était rendue et il avait désormais de puissants alliés en Europe et en Amérique.

Tout était parfait.

« C'est terminé, Allemagne. Tu as perdu à ton propre jeu ».

Karl releva la tête qu'il avait pris l'habitude de baisser, fixant avec rage son bourreau indifférent. Dans son regard enflammé d'orgueil se lisait une volonté destructrice de revanche, de combat. Il ne voulait pas en rester là. Il n'allait pas en rester là.

Lilian se délecta de cette haine pour sa personne, le regard brillant de cruauté. Il jouissait de cette inversion des rôles, jouissait de voir son ennemi rabaissé à la même position que lui avait été précédemment. Cette impression de pouvoir, de maitrise, de contrôle total était délicieuse.

Il aimait tant la vengeance qu'il aurait presque été partant pour un nouveau round.

Mais son côté trop raisonnable le retint et il se contenta de tirer une bouffée de cigarette, le visage indéchiffrable.

« Nous commencerons les réunions concernant ta punition demain. J'ai déjà hâte d'y être ».

Puis, délicatement, Lilian s'approcha de son compagnon menotté et tira de sa poche une petite seringue au contenu effrayant. Il abattit l'aiguille dans la gorge d'Allemagne qui, avec un dernier regard haineux et souffrant, partit se perdre dans les méandres de l'inconscience.

Le droguer était nécessaire. Sinon, il risquait de venir l'égorger pendant la nuit ou de s'enfuir dans son pays pour manœuvrer quelque chose de désespéré. Mieux valait le clouer au lit jusqu'au lendemain pour qu'il ne puisse rien nier de toutes les réparations qu'il allait devoir donner ou payer.

La journée prochaine promettait d'être amusante.

Lilian remonta le visage penché de Karl avec le bout de sa chaussure, fixant avec dégoût le visage endormi du prisonnier. Il le trouva pitoyable et se demanda si lui-même avait donné cette impression en 1871. Pourtant, il se donnait toujours le plus grand mal à camoufler ses expressions faciales. Il était même devenu champion de la dissimulation.

Peu importait, après tout.

Il était vengé.

L'Europe allait cesser de lui casser les couilles.

Il avait retrouvé l'attachement quasi étouffant d'Angleterre.

Tout était redevenu plutôt normal, à quelques petits détails près.

Lilian songea notamment à la disparition totale du Royaume de Prusse. Il savait de source sûre que Gilen était encore là, quelque part en Allemagne, sûrement laissé derrière par son petit frère qui lui avait interdit de se mêler des affaires du monde. La relation des deux frères Germaniques semblait assez tendue, selon les rumeurs. Pour le coup, Lilian aurait bien aimé voir son camarade Prussien pour discuter un peu avec lui, comme au bon vieux temps, et ce même s'ils n'étaient pas de grands bavards tous les deux.

Malgré tout, Gilen restait un de ses proches, même si l'amour d'Oliver avait très souvent contraint Lilian à rester à l'écart de ses deux camarades du Sadistic Trio. Et aller voir ses compagnons en secret n'était pas une activité qu'il était prêt à faire tous les jours.

Alors qu'il se rendait à ses appartements, perdu au tréfonds de l'Elysée, Lilian se fit apostropher par un Italien agacé qui croisait les bras sur sa poitrine dans une attitude un tant soit peu autoritaire. Perspicace, le Français comprit de suite où la discussion allait les mener.

« France… Où est Karl ? Et pas la peine de me mentir, je sais que tu sais où il est ! J'ai téléphoné chez lui tout à l'heure et personne n'a su m'informer de sa position. Alors crache-le morceau avant que je ne m'énerve !

_ Il est hâtivement passé hier, à ma demande, pour que l'on mette deux-trois choses au clair pour la réunion de demain. S'il n'est pas rentré chez lui, je suppose que c'est pour qu'il puisse se détendre et profiter une dernière fois du calme.

_ Je ne te crois pas ! Mon Karl n'est pas de ce genre-là !

_ Je ne sais pas où il est, Italie. Il va falloir que tu comprennes que ma vie ne tourne pas autour de lui, mentit-il. Je n'ai pas besoin de l'avoir continuellement sous la main, et ce qu'il fait ne regarde que lui.

_ Alors pourquoi ne m'a-t-il pas contacté ?

_ Peut-être parce que tu es officiellement son ennemi.

_ Très bel ironie, merci.

_ Tu m'as tendu la perche.

_ Comment puis-je le trouver ?

_ Je m'en branle, Italie. Je m'en branle royalement d'Allemagne, du moment qu'il est là demain. Quand à toi, arrête de te comporter comme si tu étais son allié. N'oublies pas dans quel camp tu es et à cause de qui tu y es. Ne me dis pas que tu lui as déjà pardonné.

_ Non, je veux justement parler avec lui de son comportement.

_ Au lendemain d'une guerre meurtrière ? T'as raison, c'est le meilleur moment pour ça.

_ Je fais ce que je veux !

_ Eh bien attend demain, tu auras tout le loisir de lui parler ».

Sur ces mots, Lilian accéléra le pas, semant son cadet pour atteindre sa porte. Italie le mettait dans une merde pas possible avec son penchant pour Allemagne. Ce foutu Italien ne s'était toujours pas résolu à tourner la page avec l'autre enflure de bouffeur de patate. Quoique France n'attendait pas forcément qu'il tourne la page, mais au moins, le temps que tous les soucis en Europe soient réglés, il aurait mieux fallut qu'ils gardent leurs distances.

Luciano n'était vraiment qu'un menteur à affirmer qu'il en voulait à Karl. Rien qu'à voir le désespoir et l'attente dans son regard, il brûlait d'envie de le revoir. Le caractère de psychopathe amoureux d'Angleterre avait dû déteindre sur lui d'une manière ou d'une autre. Pour peu, Lilian aurait presque plains Allemagne.

Abaissant la poignée de sa porte, Lilian entra dans sa chambre en soupirant, jusqu'au moment où il se retrouve enlacé entre deux bras amoureux. Automatiquement, il sentit une chaleur corporelle s'ajouter à la sienne, détendant ses muscles. Une délicate odeur de gâteaux planait dans la chaleureuse pièce.

« Lilian, je vais finir par m'énerver ! prévint Oliver en gonflant les joues. J'en ai marre que tu te lèves aux aurores pour disparaitre plusieurs heures je-ne-sais-où !

_ Je devais régler deux-trois trucs mais c'est fini maintenant.

_ Good~ ! On va pouvoir passer du temps ensemble ! »

Oliver attira son amant jusqu'au canapé et l'invita à y prendre place. Particulièrement avide de détente et de calme, Lilian s'assit lourdement, laissant sa tête reposer sur le dossier moelleux. Il sentit Angleterre reposer sa tête sur ses jambes, le sourire aux lèvres. Cette position ne leur était pas étrangère. Au contraire, au fil des époques, c'était devenu la marque évidente qu'ils avaient tous les deux envie de passer un moment de tranquillité. Dans ce genre de situation, ils pouvaient passer des heures à juste penser, dormir ou réfléchir, en silence. Ils aimaient passer ensemble ce moment de pérennité, Lilian profitant du silence et Oliver de sa présence.

C'était bien pour des petites habitudes comme ça que tous les deux sentaient qu'ils avaient fortement besoin l'un de l'autre. Ils étaient trop connectés entre eux, trop complices pour accepter d'être séparés.

Ils passèrent donc une après-midi idyllique, appréciant le calme qu'était redevenu l'Europe.

O*0~.o.~0*O

Lorsque la toute dernière réunion post-Seconde Guerre mondiale fut achevée, Allemagne se hâta de quitter la salle pour revenir à sa chambre, n'ayant qu'une seule idée en tête : faire ses bagages et retourner dans son pays.

Il était hors de lui.

20 milliards de reichsmarks à payer !

Sa population contrainte à du travail forcé dans les pays voisins !

La destruction ou déportation de ses usines vers les pays vainqueurs (surtout la France pour des questions de proximité géographique) !

Et ça, c'était l'indemnité officielle ! Que dire de l'Amérique et de l'URSS qui étaient en train de piller ses technologies et ses brevets pour leur propre compte ?! Et l'Angleterre, grande salope, qui s'y mettait aussi, mais avec encore moins de pudeur que les deux autres. Arthur avait toujours aimé tirer profit de toutes les faiblesses de ses ennemis. Il n'avait aucune pitié quand il s'agissait de sa propre réussite. Quel pays détestable !

Allemagne rêvait autant de la mort de France que de celle d'Angleterre. Tous les deux méritaient juste de périr ! Comme l'immonde petit couple d'imbéciles qu'ils étaient !

« Tu m'as l'air bien pressé, Allemagne, fit remarquer une insupportable voix dans son dos ».

Angleterre.

« C'est bientôt l'heure du thé. Ne voudrais-tu pas te joindre à moi ? »

L'enfoiré pavanait devant lui, se payant le luxe d'une pause thé comme un bourgeois secouant ses cheveux pour bien diffuser leur parfum devant un honnête ouvrier. S'il pouvait lui rabattre le clapet une bonne fois pour toute… Ce sourire de gagnant était insupportable, dégoutant, affligeant ! Il donnait envie de se jeter sur lui pour le frapper à mort.

Non. Allemagne devait rester calme.

« Oh allez, Ludwig ! Ne fais pas ton timide avec moi !

_ J'ai du travail ».

Le« contrairement à toi » était à peine sous-entendu.

« Quel sérieux, dis-moi !

_ Si tu n'as rien à me dire, je m'en vais.

_ Et si je t'ordonne de rester ? »

Arthur était tellement fier du pouvoir qu'il exerçait sur Allemagne qu'il en laissa échapper un rire franc. Ludwig, de son côté, blêmit sur place mais resta dur dans ses traits faciaux pour ne pas montrer son trouble. C'était de l'abus de pouvoir en masse, comme on pouvait s'y attendre du Britannique.

« Je pense que tu as mieux à faire aussi, répondit l'Allemand d'une voix claire.

_ Ah oui ? Qui te dis que je n'ai pas envoyé mes larbins s'occuper de mes obligations à ma place ?

_ Je ne te parles pas de politique, je te parle d'affaires sentimentales ».

A ces mots, Arthur perdit son sourire, aux aguets. Que Ludwig mette sa relation avec Francis sur le tapis ne laissait rien présager de bon. D'habitude, ce genre de sujet le mettait mal à l'aise ou le barbait, surtout puisqu'il concernait ses deux ennemis jurés.

« Je ne crois pas que tu sois bien placé pour parler de mes affaires de cœur, Germany.

_ Pourtant, j'en sais plus que toi sur celles de ton amant factice ».

Evidemment, se disait Allemagne, Arthur n'était pas au courant des entourloupes de Francis et de ses merveilleuses conquêtes libertines. Pendant toute la durée des réunions – qui s'étaient étalées sur au moins quatre jours –, Ludwig avait tout fait pour se sortir les aveux de France de la tête. Cependant, maintenant qu'il y pensait, il pouvait en tirer profit. Il y avait peu de chance que ce foutu sentimentaliste de Français ait parlé à Arthur de ce qu'il avait fait.

Coucher pour le pouvoir.

Francis devait avoir tellement honte de lui. Jamais il n'aurait pu se résoudre, en plein conflit, à se poser cinq minutes avec Arthur pour se décharger de ce poids. Mais peut-être aussi avait-il l'intention de le faire. Or, si Allemagne le devançait en mettant le doute à Angleterre, les conséquences seraient plus dévastatrices.

Apprendre les infidélités de son amant de la bouche de son ennemi… quelle humiliation.

« Je te pensais plus malin, Angleterre.

_ Tiens donc, s'amusa le Britannique. Et en quoi t'ai-je déçu ?

_ Eh bien, sur ton manque de perspicacité. Je suis assez surpris de la « facilité » avec laquelle ton Francis s'est fait d'Italie un allié politique.

_ Sa diplomatie est plus puissante que ce que j'avais imaginé, c'est vrai, et nous en avons tous été bluffés. Et alors ?

_ Tu ne t'es jamais interrogé sur la façon dont il s'y est pris ?

_ Il a envoyé ses diplomates de manière régulière et, peu à peu, l'Italie a fini par retourner sa veste. Classique et bien manœuvré.

_ C'est exactement ce qu'il a fait pour convaincre le gouvernement italien de me trahir, mais qu'en est-il de Feliciano Vergas ? Tu as bien vu comment il restait scotché à Francis chaque fois qu'ils se voyaient ou combien les Italiens devenaient assez… francophiles.

_ Qu'est-ce que tu insinues ?

_ Que le pacte franco-italien de 1915 n'était qu'une sauterie libertine entre eux. Désolé de te l'apprendre, Angleterre, mais tu es cocu. Ces deux chers frères de cœur se sont envoyés en l'air à une ou deux salles de toi.

_ Ahahahah ! rit l'Anglais en essuyant une larme. Et tu penses vraiment que je vais croire à tes idioties ? Je te rappelle que la dernière fois que tu as essayé de monter Francis contre moi, notre alliance n'en est ressortie que plus renforcée, alors fais attention à ce que tu dis. La crise marocaine, ça doit te rappeler de bons souvenirs.

_ Les suçons que j'ai vus sur le cou d'Italie ne laissent aucun doute sur leurs activités. Mais si tu ne me crois pas, va donc faire pression sur ton allié italien. Il craque facilement, surtout devant toi.

_ Je n'ai pas que ça à faire de mes journées.

_ Tant pis pour toi. Mais, si tu changes d'avis, intéresses-toi aussi à sa relation avec Russie. Tu devrais même lire le Figaro de juillet 1892, les gros titres sont… palpitants ».

Puis Allemagne s'en alla, coupant court à la conversation. Il savait ce qu'il venait de provoquer. Pour l'instant, Angleterre nierait en bloc et garderait une confiance aveugle en son partenaire. Puis, au fil du temps (ce ne serait l'affaire que de quelques jours), le doute monterait en lui, doucement, heure par heure, minute par minute, seconde par seconde. Et là, le coup d'éclat !

Francis allait perdre son soutient principal.

Ou, tout du moins, sa relation paradisiaque avec Arthur allait se détériorer. Et c'était tout ce qu'il méritait.

O*0~.o.~0*O

Karl ne sut pas vraiment ce qui l'avait le plus dégoûté lors de ces réunions incessantes.

Entre le sourire innocent d'Angleterre, le regard indifférent ou parfois hautain de France, la mine pathétique d'Italie, les pupilles acérées de Russie, l'attitude belliqueuse d'Amérique ou l'inutilité totale d'une Autriche-Hongrie en pleine implosion politique, tous semblaient s'être donné le mot pour le faire sortir de ses gonds.

Les vainqueurs de la guerre semblaient fiers d'eux et ordonnaient aux perdants des dédommagements invivables. L'Américain se prenait tellement pour le centre du monde qu'il en étouffait parfois ses camarades alliés, sous le regard parfois boudant d'Angleterre. Et avec France qui s'en battait les couilles, il n'était pas prêt d'arrêter.

Le regard plein de haine, Allemagne consentit à signer ce traité honteux, bien parce qu'il n'avait absolument pas le choix. Son âme criait vengeance. Jeune Nation qu'il était, il ne pouvait pas digérer cette défaite avec recul et maturité. Elle était trop humiliante.

Il ne pouvait que ressasser sa colère, écoutant le flot interminable de paroles amères qu'il entendait.

Le pire était l'indifférence de France. La guerre finie, il semblait avoir déjà tout oublié, étant revenu à l'état dans lequel on l'avait laissé en 1870. Il n'était plus animé par la haine et la vengeance. A nouveau, il était retombé dans cette mollesse qu'on lui connaissait bien, s'apparentant plus à une plante morte dans le décor qu'à un homme.

Quel ne fut pas le soulagement de Karl lorsque la réunion prit fin et qu'il fut autorisé à rentrer chez lui.

Il quitta la salle sans l'esquisse d'un coup d'œil pour les autres, le regard sombre pour dissuader quiconque de lui parler. Cette technique marcha très bien sur ses ennemis, sauf sur Angleterre, dont le sourire angélique semblait être la parade à tout. Cet imbécile heureux l'avait suivi dans les couloirs en sautillant comme une gazelle enchantée.

« Ger~ma~ny~ ! gazouilla-t-il en étirant ses lèvres au maximum pour obtenir une tête à vomir. Je n'en ai pas fini avec toi~ ! »

Sa tendance à tirer certaines syllabes dans les aigus était affreuse à l'oreille. Karl avait envie de lui arracher la langue et de la faire bouffer par le nez à l'autre enfoiré de franchouillard de merde. Bonne idée.

« Dégage. J'ai rien à dire ».

Il continua sa marche rapide, ne parvenant pas à distancer le faux ange qui le suivait avec amusement.

« Ohohohoh ! Mais je veux t'entendre t'énerver, Karl ! Pour tout ce que tu as fait subir à mon Lilian adoré, tu mérites bien pire que cette minable petite punition !

_ J'aimerais t'y voir. Quoique tu serais capable de t'y plaire, masochiste comme tu es.

_ Han ! Ne te fais pas de fausses idées sur moi~ !

_ Que tu sois maso est un fait indéniable. Ne me dis pas le contraire.

_ Allons bon ! Qu'est-ce qui te fais croire ça ?

_ Rester avec France en est une preuve irrévocable.

_ Il peut être très passionné quand on apprend à le connaitre, tu sais ? Je n'ai jamais souffert d'être avec lui !

_ Même lors de ses infidélités ? »

Oliver ria à gorge déployée, d'un rire machiavélique mais sincère.

« Voyons ! Je sais que c'est l'image contraire que l'on a donné à tous mais notre couple est tout récent. Avant 1904, nous n'étions pas officiellement ensemble, donc ces « infidélités » dont tu parles n'étaient que minimes~ Surtout que je tuais de ma main tous ses partenaires pour qu'il n'ait pas l'idée de trop s'amuser avec eux ! Mais depuis que nous nous sommes unis, il ne touche plus personne à part moi, sinon je lui ai dit que je le lui ferais payer~ !

_ Charmant. Mais moi je te parle de ses récentes infidélités.

_ Qu'est-ce que tu vas encore inventer, Germany ? »

Karl tiqua et arrêta sa course, manquant de recevoir l'Anglais dans le dos. L'information prit son temps pour monter à son cerveau mais y parvint finalement. Karl venait de comprendre grâce aux paroles d'Oliver que, contrairement à ce qu'il avait pensé, Lilian n'avait rien dit à son « compagnon » sur les techniques qu'il avait employé pour obtenir certaines alliances.

Un grand sourire étira les lèvres du Germanique alors qu'il se tournait vers son interlocuteur.

« Ce petit lâche de Français ne t'a rien dit, alors ? Hahaha ! Et moi qui pensais le contraire ! Son orgueil le perdra !

_ Qu'est-ce qui te prend, tout à coup ? interrogea le Britannique avec un regard amusé. Est-ce le bon moment pour toi de rire ?

_ Je crois bien que oui.

_ Ho ? Eh bien, partage ta joie. Qu'est-ce qui t'amuse tant ?

_ Ta crédulité ».

Oliver gonfla les joues en entendant l'insulte, n'appréciant pas que celui qui devrait lui être soumis se permette de lui rire au nez, en plus d'insulter son précieux amant. Cependant, il prit son mal en patience pour laisser parler l'Allemand jusqu'au bout, même s'il sentait qu'il pouvait potentiellement le regretter. Un Karl souriant n'était sans doute pas bon signe. Pire que voir Lilian rire de démence.

« Oliver, pour que quelqu'un comme Lilian ait réussi à s'attirer les bonnes grâces d'Italie, il a bien fallut qu'il se passe quelque chose entre eux.

_ Je n'aime pas tes insinuations douteuses.

_ Je n'insinue rien : je sais. Lilian m'a tout dit, dans un sursaut d'orgueil, de ses infidélités. Demande-toi un instant pourquoi j'en ai voulu à ce point à Luciano de m'avoir quitté. Au-delà de son abandon politique, il m'a ouvertement trompé pour se venger de moi, comme il dit. Et avec qui m'a-t-il trompé, à ton avis ? Qui pouvait bien être le choix parfait ? Celui qui me ferait enrager ?

_ Arrête… Tais-toi.

_ Lilian Bonnefoy, bien entendu. Lilian qui a profité de cette demande implicite d'Italie pour, non seulement me le prendre, mais en plus me faire une crasse sentimentale en se le tapant.

_ C'est faux ! Tu mens ! Liar !

_ On ouvre les paris, Angleterre ? Et si tu allais parler à Luciano pour lui faire profiter de tes merveilleux biscuits au filtre de vérité ? Tu apprendrais des choses amusantes. Et je te parle d'Italie depuis tout à l'heure mais n'oublions pas Russie, qui a dû bien prendre son pied puis s'en vouloir. S'il y en a bien un qui s'est fait littéralement baiser dans tous les sens du terme : c'est lui. Voilà, tu sais tout maintenant, mais libre à toi de l'accepter ou pas. En tout cas, tu sais comment en être sûr ».

Pour qu'Angleterre n'ait pas réagi à l'entente du gros-mot de Karl, il devait être vraiment paumé. Allemagne sut qu'il avait déclenché quelque chose. Oliver avait perdu son sourire et s'était arrêté de marcher, les yeux fixés sur ses chaussures, laissant Karl s'enfuir tranquillement. Maintenant que l'idée avait germée dans l'esprit du Britannique, il ne pourrait pas s'empêcher d'en chercher la preuve.

Et comme Oliver l'avait dit, Lilian allait payer cher de son infidélité.

O*0~.o.~0*O

Sifflotant innocemment, Francis réorganisa le bazar qui jonchait le bureau de ses appartements, dû à une tornade nommée Alfred F. Jones. Cela faisait quelques jours que les réunions étaient finies mais les gagnants de la guerre avaient profités d'être réunis pour mettre au point d'autres tactiques politiques, plus économiques et commerciales que ce dont ils avaient parlés lorsque l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie étaient là.

C'était un imprévu appréciable, puisqu'il avait permis au Français de passer plus de temps avec son petit-ami. La paix et l'amour. La période qui suivait la Première Guerre mondiale était très rafraichissante pour lui. Tout se passait tellement bien qu'il avait l'impression que ce n'était qu'un rêve éveillé. Un doux songe. Parfait, idyllique, rafraichissant.

Ce fut à cet instant que son utopie se brisa.

Francis revit la scène au ralenti, comme une manifestation de l'enfer.

Il se souvint de la porte se brisant sous un coup particulièrement violent, du poing qui s'abattit contre sa tempe, des cris et insultes lancés à sa personne, le tout dans un brouillard blanc et onirique.

Le sang glissa de ses lèvres ouvertes – dans les deux sens du terme – alors qu'il tentait de comprendre de qui venait cette agression. Mais un pied s'enfonça dans son abdomen, le faisant heurter le mur puis s'écrouler d'un bloc.

« You bastard ! Git ! Son of a bitch ! Liar ! Die ! Die ! Motherfucker ! I hate you ! Burn into hell ! Whore ! »

Les coups pleuvaient sur lui dans un torrent inassouvissable.

Pourtant il avait mal, il souffrait, mais aucune grâce ne lui fut accordée. Francis subit trente minutes de lynchage continu, où il sombra à chaque minute un peu plus dans l'inconscience.

« Comment as-tu osé me tromper avec ces sales enculés ?! Brûlez tous ! Qu'ils soient maudits ! Et toi, meurs ! Bitch ! Pourquoi t'as fait ça ?! Pourquoi ?! Salop ! Connard ! Bâtard ! »

Francis subissait l'attaque comme un malheureux, n'arrivant pas à se résoudre à l'idée qu'il lui fallait se défendre.

Aucune parole ne put lui échapper quand il comprit enfin l'origine de ces coups. Il avait pourtant les excuses, les raisons pour justifier ses actes, mais ses propres hontes le contraignaient au silence. Il voulait pourtant lui dire qu'entre Italie et lui, Arthur Kirkland, il y avait une immense différence. Pour l'un, il n'avait recherché que son appui politique, alors que l'autre lui avait inspiré amour et partage. Les sentiments n'étaient pas les mêmes. Francis n'avait pas voulu utiliser les sentiments d'Arthur. Jamais il ne lui aurait fait ça.

Il comprenait cette rage, pouvait y mettre fin, mais il n'en eu pas le loisir.

Une litanie de « bastard » accompagna chacun des coups du Britannique, qui frappa sans conscience, aveuglé de haine. Les hurlements étranglés de celui qu'il aimait plus que tout ne lui parvinrent plus qu'à demi. Il n'entendit pas les cris s'égorger d'eux-mêmes par manque de souffle, il ne sentit pas les os craquer sous ses phalanges et il ignora le sang qui giclait sur ses vêtements à chaque coup.

Arthur pleurait en frappant, percé d'une flèche de rancœur.

Tout allait si bien, pourtant. La guerre était finie, ils pouvaient tous les deux vivre en paix. Mais sa passion pour Francis faisait qu'il ne pouvait pas laisser passer ça. Il ne pouvait pas s'en empêcher, il devait frapper. Même lorsque son poing sembla transpercer la poitrine de Francis, ressortant en écartant les chairs dilatés, écarlate de cette substance vitale.

Les points de sutures avaient sautés.

La belle voix du Français ne se fit plus entendre, se refusant à lui, mettant Arthur dans une plus grande rage encore. Il voulait l'entendre ! Il devait l'entendre ! Il était le seul à y avoir droit quand ça lui chantait ! Alors pourquoi France se taisait-il ?!

Un humain normal serait mort de cette vengeance amoureuse. Tout ce qui sauva Francis ce jour-là, ce fut sa condition de Nation. Le torse ouvert en bouts de chairs rougeoyantes, il nageait dans son sang, la gorge griffée et le visage écorché. De ses délicieuses lèvres promptes aux baisers s'échappait un flot continu de sang, glissant jusqu'à ses mèches dorées, allongées dans la mare naissante comme des fils d'or sur lit de velours rouge. Son souffle était mort, son cœur arrêté, il ne respirait plus. De lui-même, son corps choisit de se mettre en hibernation, le temps de ressouder chaque os, chaque nerf brisé, de tout réparer de lui-même.

La mort temporaire d'une Nation. Celle qui suivait son rétablissement miraculeux.

Juste le temps de se rétablir, juste le temps pour son corps de redevenir viable, de lui permettre de penser, marcher, rire à nouveau, juste pendant ce temps, il s'éteindrait.

Même si ce n'était que temporaire, c'était un fait avéré : Francis était mort.

Arthur, éreinté de cette macabre activité, reprit son souffle tout doucement, agenouillé devant ce corps inerte, inconscient de ses gestes précédents ou présents. Il avait quitté ce monde pour se perdre dans son esprit ravagé par la douleur. Il lui fallut encore quelques minutes pour reprendre pied, dans cette pièce si élégante, si chaleureuse, si parfumée à l'arôme naturelle de son cher amour.

Son cher amour.

Mort devant lui.

« Fratello, appela une voix douce et enfantine depuis l'entrée de la chambre. Est-ce que tu saurais où se trouve le… Ahh ! »

Feliciano lâcha ce qu'il portait entre ses mains devenues moites. Ses iris dorés s'étaient écarquillées d'horreur et il se sentit trembler de tout son être face à cette scène de crime passionnel.

Le corps écartelé de son grand frère, ensanglanté, puis le regard de haine pure que lui envoyait Angleterre lui donnèrent des sueurs froides.

« Go away…, entendit-il de la masse monstrueuse qu'était devenu l'amant jaloux.

_ M-mais… Fra… Fratello… Grand f-frère F-F-France… Je… ne peux pas le…

_ Go away ! Il est à moi, uniquement à moi ! Tu n'as pas le droit de le toucher de tes mains sales ! Casse-toi et ne reviens pas ! Et va dire à l'autre enfoiré de Russe qu'il peut faire de même ! »

Lorsqu'Arthur fit mine de se redresser, tel un ours attaquant une proie, Italie ne trouva rien d'autre à faire que de quitter la zone de danger, happé par le regard dévastateur d'Arthur.

Il n'était plus lui-même. Il était « hors de lui », littéralement.

Sa conscience lui revint et sa funeste montée d'adrénaline retomba du même coup, le laissant seul face à ses actes et à leurs conséquences.

Arthur prit quelques temps pour contempler le massacre qu'il venait de faire sur son amant. Son regard resta bloqué, contre sa volonté, sur les pupilles ouvertes du Français, dont les paupières inertes laissaient voir à qui le voulait les iris magnifiques qui s'étaient immobilisées. La timide lumière du soleil lâchait un unique et minuscule rayon sur le bleu océanique de ses yeux. Cette dernière lueur qui illuminait son regard magnifiait l'atrocité qu'était devenu le reste de son anatomie.

Il restait beau, même dans la laideur.

Les miroirs de son âme étaient la plus belle pièce du puzzle complexe qu'était cet homme.

« Francis… »

Le cadavre resta silencieux, pas un geste ou une mimique – même ironique – ne survint. Le silence était total, terrible.

« Frog… Réveille-toi… »

L'ordre ne reçut aucune obéissance. Les Français n'étaient pas connus pour être facilitant, après tout.

« Dis-moi quelque chose… Please ».

Mais les belles lèvres d'où s'échappaient ce flot de vie demeurèrent muettes. Les baisers et les rires avaient disparus.

« Eh… Francis… J'ai fini, maintenant… Je suis désolé… Je voulais pas faire ça, je te le jure… Réveille-toi ! »

Même les regrets ne le touchèrent pas. L'inanimé resta inanimé. Il faisait maintenant parti du décor de cette magnifique pièce, apportant sa touche de chaleur à cet ensemble coordonné.

« Je ne le referais plus jamais, Francis, promis ! Mais en échange, réveille-toi ! »

La promesse flotta seule, glissa sur les rideaux ouverts de la fenêtre, buta contre les meubles, se languit sur le canapé, mais n'atteint pas les oreilles du cadavre.

« Je voulais juste que tu comprennes que… que tu es à moi ! France, tu es à moi ! À tout jamais ! Comprend-moi ! Tu es à moi ! Mais je ne voulais pas ça ! Dis-moi que tu me pardonnes ! Hein, Francis, tu me pardonnes ? »

Pas de réponse à sa question.

Les larmes qu'il ne sentait pas couler s'étaient mêlées à la flaque de sang.

C'était comme ça, c'était inchangeable : Francis était mort.

De sa main.

Et quand, plusieurs heures plus tard, Arthur se retrouva aux côtés du corps bandé mais toujours immobile de son si tendre amour, il s'infligea mécaniquement une griffure profonde pour chaque coup qu'il avait donné, en signe de pardon.

O*0~.o.~0*O

Ses mains glissèrent affectueusement contre la gorge chaude tendue sous lui, caressant la peau tendre parcourut d'un souffle erratique, sensuel, attirant. Du regard, il suivit le tracé de sa pomme d'Adam, jusqu'à la poitrine montante et descendante, soumise à un souffle perdu et désorganisé. Ses pouces glissaient en petits cercles contre les voies respiratoires du bel homme époumoné en-dessous de lui.

Lilian respirait difficilement. Son corps était bloqué sous celui d'Oliver, qui s'était volontairement assis de tout son poids sur son torse, empêchant l'air de remonter comme il se devait dans ses poumons. Ses délicieuses lèvres entrouvertes cherchaient l'oxygène, de même que l'écrasement commençait à rougir ses joues sous la pression.

La drogue qui parcourait ses veines lui empêchait tout mouvement de défense. Oliver avait, pour la première fois depuis longtemps, empoisonné son cher Lilian adoré, appréciant de l'avoir à sa merci.

Les iris violacés du Français se posèrent partout et nulle part à la fois. Tout ce qu'il pouvait sentir, c'était le poids qui l'entravait et la caresse délicate contre sa gorge. Le reste de son corps s'englua dans une mollesse involontaire.

Il tenta de tousser mais la douleur l'en dissuada, le laissant étouffer, la gorge irritée.

Tendant les muscles de son dos, il essaya une vaine tentative de lutte, mais Oliver était, pour une fois, bien plus fort physiquement que lui.

« No, no, no, honey~ ! Tu ne peux pas faire ça… Tu dois juste rester ici et attendre gentiment, right ? »

L'immense sourire d'Oliver étirait sa figure d'une manière inhumaine, comme s'il avait la capacité de trancher son visage en deux, rien qu'en souriant. Bien loin d'être mignon, Oliver se montrait ouvertement démoniaque, riant parfois du creux de sa gorge. Les petit cercles qu'il faisait avec ses doigts semblaient être faits pour le détendre, mais impossible dans cette position.

Ce sourire avait tout de mensonger. Il voulait faire du mal à tout prix, jouissant de voir son amant en si mauvaise posture sous ses cuisses. Le contrôle qu'il exerçait sur son corps semblait lui donner des ailes, faisant cligner ses yeux de merveilles fantasmées. Angleterre rêvait tout haut, tendrement perdu dans son petit monde féérique.

« Dear Lilian~ Oh, mon tendre amour… Si tu savais combien je t'aime… Combien je te désire… Combien je rêve de toi chaque jour que Dieu fait… Mon si beau Lilian… »

La cruelle déclaration d'amour ne collait ni avec son expression faciale, ni avec ses gestes, bien qu'elle soit purement sincère. Lilian ne s'y trompait pas : Oliver était hors de lui, enragé, et ne pouvait pas le témoigner autrement que de cette manière. Toujours envieux de mêler son bonheur rêvé à de la sauvagerie haineuse, l'Anglais semblait être entièrement fait de contradictions. Sa brillante pupille rose-bleutée sautilla dans son œil, mélange d'amour et de folie.

« Tu n'avais pas le droit de faire une chose pareille, mon amour… C'était déloyal de toucher Luciano et Viktor comme tu l'as fait. Je ne suis pas très content, tu sais~ ? »

Le « pas très content » n'était clairement pas adapté à la situation. Oliver brulait de rage contenue. Ça, c'était plus représentatif de son état.

Lilian sentait la colère du Britannique là où leurs peaux se touchaient. Entre eux, il avait souvent suffit d'un seul geste pour que leurs enveloppes charnelles se fusionnent. C'était pour ça qu'Oliver voyait en Lilian le Graal de sa vie. C'était le seul à être entièrement synchronisé avec ses pensées, à le comprendre quand tout le monde lui tournait le dos. Et c'était aussi pour ça qu'il devait punir ce que Lilian lui avait fait quelques années plus tôt.

Personne n'avait le droit de se mettre entre eux deux. Personne.

Les pouces qui glissaient sur sa gorge pivotèrent un peu. Lilian sentit les ongles acérés d'Angleterre lui rentrer dans la peau, toujours en tournoyant innocemment. Il sentit deux filets de sang s'en échapper, sûrement symétriques l'un à l'autre.

« Je n'aime pas du tout ça, Lilian… Tu sais que je suis égoïste et que partager m'est insupportable ! Il va falloir que tu comprennes que tu n'es qu'à moi, et rien qu'à moi~ ! Je veux que tu inscrives ces mots au plus profond de ton âme, d'accord ? »

Oliver cessa de faire tourner ses ongles dans la gorge de son amant, perdant son sourire d'un même élan. Il semblait obnubilé par les lèvres entrouvertes de Lilian, par le souffle brulant qui s'en échappait, de la vie qui s'en échappait. Il imaginait malgré lui ces lèvres glisser contre une autre peau que la sienne, dans une autre bouche. L'idée lui fut insoutenable et il trembla de tout son corps, la tête parcourut de tics incontrôlables, se culbutant de droite à gauche, la pupille dilatée.

« Mine, mine, mine, mine, mine, mine. You're mine ! »

Lilian sentit les deux pouces s'enfoncer dans sa chair, là où sa gorge avait été précédemment lacérée. Cette fois-ci, plus une bribe d'air ne parvint à gagner ses poumons. Il étouffa sur place, le corps parsemé de spasmes incontrôlables. Les dents serrées, Oliver avait les yeux écarquillés de rancœur, appuyant sur son cou de toutes ses forces alors que ses bras tremblaient. Sa folie vengeresse éclata dans chaque pore de sa peau, lui redonnant sa bestialité primitive.

« Mine, mine, mine, mine, mine, mine, mine, mine, mine, mine… »

La voix étouffée, Lilian ne sortit plus qu'une litanie de bruissements d'animaux agonisants. Sa vue devint trouble, le soleil se flouta jusqu'à devenir une immense tâche blanche en plein milieu de sa vision. Il aurait voulu appeler Oliver, lui ordonner d'arrêter, mais rien ne pouvait plus lui faire entendre raison.

L'Anglais ne lâcha rien, serrant ses mains jusqu'à ce que mort s'en suive.

Il fixait son amant mourant dans les yeux, inconscient de tout, partit dans une autre dimension. Ce n'était peut-être même pas Lilian qu'il voyait de ses yeux écarquillés.

« Mais qu'est-ce que tu fous, Angleterre ?! s'offusqua une voix tierce ».

En l'espace d'une demi-seconde, le regard bicolor d'Oliver avait changé d'axe, lui brisant presque la nuque tant il s'était retourné vite. Il ne supportait pas qu'on l'interrompe, surtout pas dans ses punitions, surtout pas alors qu'il avait un petit moment seul avec son amour de toujours. Personne n'était en droit de les séparer ou d'intervenir. Les étrangers n'avaient rien à faire là.

Italie et Angleterre se firent face, les yeux dans les yeux.

« Angleterre… Lâche-le ! s'énerva Luciano d'un ton autoritaire. Il ne respire plus !

_ Shut up ! répliqua l'Anglais en abandonnant sa politesse sous les coups de la rage. Toi… Toi… Toi… Italie… Sale petite pourriture de voleur… Comment oses-tu paraitre devant moi après ce que tu as fait… ? Tu mérites la mort… »

Trop occupé à perdre le contrôle à cause de la présence troublante d'Italie – soit : l'amant secret –, Oliver ne sentit pas le dernier souffle de Lilian s'échapper de ses lèvres en un semblant de soupir. De même, les battements de son cœur, palpables dans sa gorge car ses nerfs étaient reliés directement à sa pulsion cardiaque, s'estompèrent peu à peu, finissant en un désert intérieur total.

Mais Angleterre ne voyait qu'Italie, le rival d'une nuit – d'une après-midi, plutôt – qui osait s'inquiéter pour Lilian. L'ennemi semblait se retenir de vomir devant ce spectacle hallucinant de crime passionnel – qui n'avait même pas lieu d'être puisqu'il n'y avait rien entre Italie et France. La jalousie maladive d'Angleterre était définitivement terrible. Il allait vraiment devoir apprendre à se canaliser.

« Dégage, petit merdeux de traître ! Lilian ne sera jamais à toi ! Tu n'as pas le droit de le souiller de tes mains impures ! Il n'y a que moi qui le peux ! Moi, moi et moi ! Va-t-en ! Va-t-en ! »

Oliver lui hurla d'autres insultes, les doigts toujours serrés autour de la gorge immobile de son amant, mais il ne sut pas ce qu'il lui dit, trop perdu dans ses pensées embrouillées.

Italie jugea bon de ne pas provoquer davantage la colère du Britannique. Il savait que Lilian s'en remettrait, qu'il allait juste falloir du temps, et que rester ne serait profitable à personne. Il accepta donc de faire marche arrière, s'enfonçant peu à peu dans les couloirs sombres de l'Elysée, laissant les deux amants régler leur conflit.

Essoufflé de ses insultes, Oliver retourna son attention vers son partenaire.

Un choc violent le cloua sur place lorsqu'il se rendit compte de l'état dans lequel il l'avait mis. Ce fut comme une douche froide, où l'Anglais prit peu à peu conscience de ce qu'il avait fait et des conséquences. Il sentit sa haine s'amoindrir, au profit du regret, alors qu'il desserrait les pinces acérées qui lui servaient de doigts. Tout doucement, il glissa ses hanches plus en bas, libérant la poitrine écrasée de Lilian, s'installant plutôt sur les hanches, là où ça ne faisait pas mal.

« Lilian… Tu dors ? »

Sa voix était si faiblarde qu'il ne s'entendit pas lui-même. Ses pupilles attristées longeaient le corps de son amant, de la poitrine figée au visage fatalement inexpressif du mort.

« Je… J'y suis allé un peu trop fort avec toi, Lilian… Je suis désolé… Mais c'est que j'étais énervé, tu sais… Et quand je suis énervé… »

Il parla dans le vide, le regard sec et la lèvre tremblante.

Lilian était d'une beauté radieuse, son cadavre brillait d'une élégance naturelle qui lui sied bien. Oliver resta bloqué sur la perfection qu'il observait, de la figure aux épaules.

« … je fais n'importe quoi, finit-il alors que les mots lui manquaient ».

Bleues étaient ces douces lèvres qu'il rêvait inlassablement d'embrasser depuis si longtemps.

Blanche était cette peau cadavérique dont la douceur lui donnait envie de s'y lover indéfiniment.

Rouge était cette gorge lacérée par ses pulsions vengeresse qu'il aurait maintenant aimé pouvoir endiguer.

« Lilian… Honey… Parle-moi… Répond-moi… Pardonne-moi… J'aurais dû écouter ce que tu avais à dire… Je le ferais, promis, quand tu seras réveillé… Tu me parleras, honey… Je veux ta voix… »

Le cadavre trouva plus tard sa place dans le lit, à l'abri de tous, et Oliver se chargea lui-même de panser les blessures de sa gorge, infiniment inquiet. Il décida de rester à son chevet jusqu'à ce qu'il se réveille, pour prendre le temps de discuter avec lui avec maturité. Jusque-là, il s'obligea à payer un tribut pour chaque gros-mot qu'il avait proféré, en plus de se frapper à s'en ouvrir le crâne toutes les demi-heures, afin de pleinement se purger de ses actes.


Je vous avais dit que j'étais une malade ! Internez-moi, tout de suiiiite !

Bon, au moins, vous avez vu que dans le « présent », ça s'est arrangé. Mais bon… ça aurait manqué de cohérence que les Angleterres laissent passer ça sans rien faire (et surtout sans s'énerver). Du coup, je me suis sentie obligée d'en arriver là (même si certaines choses m'ont échappées…) Oui, je me justifie comme je peux. Dites-vous que c'est l'amour vache et faites pas chier ! Ils s'aiment putain !

Et maintenant que le speech narcissique de France est fini et qu'il a relâché Allemagne, je vous laisse imaginer de quoi parleront les futurs chapitres du « passé »~ Et sachez que j'en ai pas fini avec le R-18 ! J'ai trop de choses à dire sur cette fiction, trop de choses à montrer ! Même si je vais sûrement avoir du mal à certains passages…

Bon, sommes toute, je vous laisse méditer là-dessus. J'espère pouvoir poster la suite la semaine prochaine, mais mon chapitre est pas complètement fini (petit syndrome de la page blanche pour le chapitre 11, du coup j'ai embraillé sur le 12ème pour changer un peu d'univers, de temps et de thème – et je crois que ça marche !)

Donc, si tout va bien, à la semaine prochaine !