Chapitre 8 : Espionnage.
« Tu ferais mieux de dire aux deux ninjas qui se cachent derrière ces broussailles de se montrer à leur tour, leur chakra ne sont pas discrets. »
On avait pu entendre ce qu'il avait dit car Orochimaru avait amplifié sa voix, en revanche, on ne savait pas à qui Orochimaru s'adressait vraiment parce qu'on est trois, en réalité.
« Je sens le chakra d'une fille et d'un garçon, alors que ces personnes sortent vite fait, avant que j'aille moi-même les éliminer. Dit-il d'un air sadique.
Naruto, je crois que c'est nous, on n'aurait pas du relâcher notre chakra. Chuchota Sakura.
Si c'est vous, alors allez-y, avant que je ne me fasse moi aussi repérer. Dis-je doucement. »
Et Sakura et Naruto allèrent rejoindre le Capitaine Yamato tandis que je m'extasiais loin devant Orochimaru. Il était loin de moi, certes, mais assez proche pour constater avec ravissement que physiquement, il était exactement comme dans le manga. Très beau, avec ses longs cheveux d'ébène qui lui tombait jusqu'en bas du dos, ses marques violettes qui faisaient son charme, et ses yeux…oh ses yeux, je me sentis divaguer lorsque mon esprit revint brusquement à la réalité. Tu es en mission et officiellement, Orochimaru est ton ennemi ma vieille, alors il faut que tu restes concentrée. Lorsque je repris l'observation de cet entretient, je compris que la situation était assez bizarre. En effet, Naruto se transformait peu à peu en Kyuubi et Orochimaru était en position de combat. Que devais-je faire ? M'avancer sur le pont afin de protéger le Capitaine Yamato et Sakura, au risque de me dévoiler ou rester dans ma cachette pour le moment et attendre le moment propice pour agir ? Je pris la deuxième option en voyant que le combat s'était déjà engagé entre le sannin et l'hôte et que le Capitaine Yamato avait retiré Sakura du pont. Le combat était assez violent et je pris donc la décision de le suivre jusqu'au bout en me déplaçant à chaque fois que Naruto et Orochimaru se déplaçaient. Le combat dura une bonne demi-heure et les dégâts que Naruto faisait sur son passage étaient considérables, impressionnants même. On aurait dit qu'une tempête de météorites avait fait rage. Au final, Naruto se retrouva hors d'état de nuire tandis qu'Orochimaru se remit sur pied tant bien que mal. Quant à moi, j'observais toujours ce qu'Orochimaru faisait tout en prennant soin de dissimuler mon chakra. Kabuto arriva et ils repartirent sans doute vers leur cachette. Je les suivais tout en m'assurant que j'étais assez loin d'eux pour éviter de me faire repérer. Le repaire d'Orochimaru se trouvait au milieu d'une sorte de désert, un peu semblable au Grand Canyon aux Etats-Unis et je me cachai derrière l'entrée du repaire. Je voulais trouver un plan afin de me faufiler dans le repaire mais une voix que je reconnus comme étant celle de Kabuto m'interrompit dans ma réflexion.
« Sais-tu qu'il est imprudent de suivre des inconnus, jeune fille ? »
Et il m'assomma sans aucune retenue. Kabuto dit :
« Il est dommage que j'en sois arrivé à t'assommer, et encore plus que tu fasses maintenant parti des futurs cobayes de maitre Orochimaru, une si jolie fille. »
Quelques heures plus tard, je me réveillai avec un mal de tête affreux. Je maudissais le binoclard qui m'avait fait ça. En regardant autour de moi, je compris qu'il m'avait emmené dans le repaire. La pièce dans laquelle j'étais était tellement noire qu'on n'y voyait rien au delà de trois mètres, l'éclairage que rendait les bougies étant très faibles. Il n'y avait pas vraiment d'architecture murale mais en même temps, c'était un repaire souterrain…quoique, il aurait pu y avoir des peintures murales comme au temps des hommes préhistoriques. Mais je ne pus plaisanter davantage sur les murs du repaire car la porte s'ouvrit violemment et Kabuto s'avança vers moi et me dit :
« J'ai regardé mes cartes d'informations sur les autres ninjas et j'ai pu constater que tu n'y figures pas. Alors je voudrais savoir qui tu es et d'où tu sors ?
Je m'appelle Adela Koichi et je sors d'un endroit que tu ne connaitras jamais !
Ne t'amuses pas avec moi, il n'y a pas d'endroits que je ne connaisse pas car j'ai beaucoup voyagé avec Maitre Orochimaru.
Vraiment ? Bon d'accord, je viens de Paris !
Paris ? C'est quoi ? C'est où ?
Pour quelqu'un qui a « beaucoup voyagé », tu n'as pas l'air d'être bien calé en géographie. * Haha, t'as voulu faire ton intéressant, et bien morfle maintenant !*
Je t'ai déjà dit que je n'aime pas que l'on se moque de moi, alors tu vas me dire la vérité, sinon je me verrai dans l'obligation de t'embrasser. * Tu veux t'amuser, alors amusons-nous…* »
M'embrasser ? Mais il est malade lui ! Je ne veux pas l'embrasser, pas lui…berk ! Sauf que je n'ai pas trop le choix, parce que ce que je lui ai dit est la vérité, à moins que je lui dise que je suis de Konoha, sauf que les ninjas de Konoha, il les connait quasiment tous et il saurait que je lui mens encore, et dans les deux cas, il va me voler mon premier baiser, et ça, je ne le veux pas. Je me résignai donc à dire que je suis de Konoha mais au moment où j'allai le faire, la porte s'ouvrit de nouveau et… oh non, Sasuke, la maudite perruche, fit son apparition et dit de son air suffisant :
« Kabuto, Orochimaru voudrait te voir, il perd patience, il voudrait savoir qui est la prisonnière !
C'est ce que je cherche justement à savoir, mais pas moyen de la faire parler.
Et bien va lui expliquer la situation, moi je vais rester auprès d'elle pour la surveiller.
D'accord ! »
Et Kabuto partit auprès d'Orochimaru, me laissant seule avec Sasuke Uchiwa qui me fixait sans intérêt particulier. Je n'avais que de la haine pour ce type qui va tuer Orochimaru dans le futur. Mais lui ne le sait pas encore, qu'il va tuer Orochimaru, il se contente seulement d'être son élève. Il me dit :
« Alors, on cherche à résister à ses ennemis.
Non, je lui ai dit la vérité. Dis-je simplement.
Vraiment ? Et qu'est ce que tu lui as dit ?
Que je venais de Paris.
Paris ? Je ne connais pas. Où c'est ?
Dans un monde que tu ne connais pas. * J'aurais pu lui dire dans ses fesses, mais bon…*
D'accord, de toute façon, je m'en fous. Je veux simplement tuer mon frère.
Tuer ton frère ? Tu es sûr que tu ne fais pas fausse route ?
Bien sur que non ! Il a tué toute ma famille ! Qu'est ce qui te fait dire que je fais fausse route ?
Mon intuition féminine !
D'accord ! * Je ne croyais pas qu'il y avait encore plus lourdingue que Sakura !* »
Pendant ce temps, Kabuto parlait avec Orochimaru :
« Alors, qui est cette fille que tu as surpris ?
Une petite insolente du nom d'Adela Koichi, qui se croit supérieure aux autres !
Koichi, tu dis ? * Elle serait parente avec Tsunade ?*
Oui, pourquoi ?
Pour rien, Sais-tu d'où elle vient ?
Non, elle refuse de le dire, tout ce qu'elle m'a dit, c'est qu'elle vient d'une ville qui n'existe pas, Paris, je crois.
Paris ? * Elle viendrait du monde que l'on appelle « monde réel » ? *
Oui, mais ça n'existe pas.
Bien sur que cette ville existe. Cette fille, elle vient d'un autre monde que l'on appelle « le monde réel » et dans ce monde, notre histoire est retranscrite sur bouquins et nos aventures sont diffusées à la télévision. Il se peut donc qu'elle nous connaisse déjà bien et qu'elle sache quel va être notre avenir. * Et dans ce cas là, ça devient intéressant ! Ku ku ku. *
Ah, elle disait donc la vérité ! * Et dire que j'ai failli l'embrasser.*
Je veux la voir ! Emmène-la ici tout de suite ! Parce que son avenir, je le connais, soit elle est coopératrice et elle devient ma serviteuse, soit elle ne l'est pas et elle deviendra mon nouveau cobaye.
D'accord maitre Orochimaru. »
Kabuto repartit donc dans la pièce dans laquelle j'étais enfermée en compagnie de Sasuke. Lorsqu'il arriva, il put constater que nous nous tournions le dos dans un silence religieux, il dit :
« Adela Koichi, tu vas venir avec moi, Maitre Orochimaru désire te voir. Sasuke, tu peux reprendre ton entrainement.
Me voir ? * Ca y es, le moment fatidique arrive.*
Oui te voir, allez viens ! Dit-il en me relevant de force.
Kabuto, avant de partir, mets toi bien dans ta tête que tu n'as pas d'ordre à me donner! Fit Sasuke d'un ton méprisant.
Hmpf ! * Cause toujours beau merle !* Fit Kabuto. »
Et il m'emmena vers la pièce où se trouvait Orochimaru, le personnage que j'aimais tant, et je réalisais à cet instant même que mon destin allait surement se jouer là.
