Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin !


Note : Bizz à toutes ! Et bon courage pour cette semaine qui commence !


Chapitre 10

Draco invita Harry à entrer dans la pièce qu'il venait d'ouvrir.

— Vas-y, familiarise-toi avec les lieux en attendant que nos fils arrivent.

Le brun lui adressa un regard reconnaissant. La pièce était assez grande, sachant qu'ils ne seraient pas plus de quatre pour les cours, mais il imaginait bien employer l'espace pour la pratique. Il avait peut-être déjà donné ce genre de cours auparavant, mais tous étaient déjà élèves à Poudlard. Là, c'était différent, car il devait reprendre les bases… et qui dit bases, dit théorie. Il n'aimait pas vraiment ça, mais il était obligé d'y passer. En même temps, il savait que la théorie ne risquait pas de gêner Albus, vu l'amour qu'il avait déjà pour les livres…

— Y a-t-il des points que tu veux absolument que j'aborde en Défense ? finit-il par demander à Draco.

— Je te laisse faire ton programme tout seul, répondit-il alors.

Harry soupira et le regarda en biais.

— Tu n'as vraiment pas l'intention de m'aider, hein ?

Draco haussa les épaules.

— Je ne te paye pas pour rien, non plus… D'ailleurs, il faudra que tu viennes avec moi après le cours pour signer les papiers dont on avait parlé lors de notre entretien.

— Ça marche !

Les enfants pénétrèrent dans la pièce essoufflés. Draco les regarda amusé.

— Alors, on n'avait pas fait attention à l'heure ?

Scorpius et Albus se regardèrent et le petit blond se mit à rire en pensant aux histoires que lui avait racontées l'autre garçon. Ne voulant pas avoir de problèmes dès ce premier jour, Albus présenta ses excuses aux deux adultes. Son père l'interrogea du regard, et devant l'air coupable du garçon, il comprit qu'ils avaient abordé le sujet qu'il lui avait justement demandé de ne pas ébruiter le matin même. Draco alla s'asseoir devant une petite table, invitant ainsi les enfants à en faire autant.

Harry souffla pour évacuer le stress qui montait en lui. Il se sentait un peu bête d'être tendu ainsi devant des enfants de neuf ans, dont le sien. En plus, il sentait l'amusement du blond face à sa situation.

— Bon, ça fait vraiment très formel d'être là devant vous pour vous faire cours, donc soyez indulgents…

Il fit un clin d'œil à son fils qui lui répondit par un sourire.

— Alors, la Défense Contre les Forces du Mal… à quoi ça sert ? demanda-t-il avec un geste de la tête pour indiquer aux garçons que la question leur était adressée.

Albus qui était plus habitué à son père prit la parole le premier.

— Ben… à se défendre contre les forces du mal, comme son nom l'indique !

Draco ricana et observa la réaction de l'autre homme. Harry ne se démonta pas, au contraire, un sourire s'étira sur ses lèvres.

— Oui, mais du coup, que sont « les forces du mal » ?

Scorpius avait des réponses, mais il préférait laisser le brun répondre avant lui.

— De la magie noire ? proposa alors Albus.

— Oui, il y a tout ce qui est magie et sorts interdits, confirma Harry.

Le blond leva la main. Son professeur sourit devant ce geste très scolaire puis lui donna la parole d'un hochement de tête.

— Des créatures maléfiques ?

— Tout à fait. Et donc, comment peut-on se défendre face à ces créatures ?

Les deux garçons levèrent tous les deux la main, Albus imitant son nouvel ami.

— Scorpius ?

— En connaissant la créature et donc ses points faibles et comment la combattre ?

Albus releva aussitôt la main. Harry lui donna la parole.

— En connaissant des sorts de défense ?

— Oui. Vous avez tous les deux raison. Ce qui signifie que pour être bon en Défense Contre les Forces du Mal, il faut également être attentif en cours de Soins aux Créatures Magiques et en Sortilèges.

Les deux garçons ainsi que Draco acquiescèrent. Harry sourit en voyant qu'il avait également l'attention de l'adulte.

— Et comment contrer la magie noire ?

Le professeur sourit à nouveau en les voyant à nouveau lever tous les deux la main.

— Albus ?

— En connaissant des sorts de défense, encore…

— En connaissant des contre-sorts ? ajouta Scorpius après un signe de tête d'Harry.

— Très bien. Vous avez à nouveau tous les deux raison. Ensuite, il faut savoir qu'en réalité la DCFM – il s'agit du diminutif pour cette matière – ne se résume pas seulement à la défense. Sur le terrain, il est aussi important de connaître des sorts d'attaque et des sorts curatifs. Il peut aussi être parfois plus intelligent de savoir se faire discret et d'éviter la confrontation. Il ne faut pas non plus avoir peur de demander de l'aide à ceux qui peuvent vous en apporter. Il est parfois important de savoir mettre son orgueil de côté lorsque l'on fait face au danger, plutôt que d'y laisser sa vie, vous comprenez ?

Les garçons acquiescèrent de nouveau. Il frissonna devant l'intensité du regard que l'autre homme fixait sur lui. Draco dut s'en rendre compte, car il détourna le regard avec un sourire d'excuse. En l'écoutant, il savait qu'il avait fait le bon choix en décidant de lui proposer ce poste. Potter n'avait pas juste suivi des cours à Poudlard, il avait surtout été confronté au danger sur le terrain et savait donc de quoi il parlait. Il savait aussi qu'il avait suivi des études pour être Auror et en était devenu un avant de s'arrêter pour élever ses enfants. Cela avait fait les gros titres dans la Gazette à l'époque. Les sorciers de la rédaction s'insurgeaient de voir leur héros stopper sa carrière alors que sa femme aurait très bien pu le faire à sa place. Draco sourit : Potter n'avait jamais fait comme tout le monde et il ne le ferait probablement jamais. S'il avait pu, il en aurait fait tout autant pour s'occuper de Scorpius, mais la gestion du patrimoine et des affaires Malfoy n'étaient pas un travail qu'on pouvait mettre de côté et il ne faisait pas suffisamment confiance aux autres sorciers pour déléguer. En outre, à l'époque, il ignorait encore à quel point Astoria n'était pas faite pour être mère…

Plongé dans ses réflexions, il n'avait pas suivi la suite du cours de Potter. Il fut donc surpris de voir trois visages tournés vers lui, en attente de quelque chose.

— Hum. Désolé, j'étais perdu dans mes pensées. Que se passe-t-il ?

Harry soupira tandis que Scorpius et Albus se mettaient à rire. Levant les yeux au ciel, l'homme brun reprit alors :

— En fait, Albus a hâte de jeter son premier sortilège. On te demandait donc s'il fallait faire quelque chose de spécial, s'il y avait des sorts indiqués pour une première fois, ce genre de chose, quoi…

— Ah. Il n'y a pas vraiment de sorts indiqués ou non, mais vu qu'ils ne sont encore que des enfants et que la baguette est un peu limitée comparée à celle qu'ils auront plus tard, il est recommandé de s'exercer plutôt avec des sorts simples, du genre qu'on voit en début de première année à Poudlard…

Harry acquiesça.

— Ok. Par exemple, Scorpius, ça a été quoi ton premier sort ?

— Le sortilège d'attraction.

— Hum, oui. Très utile ! Et toi, Draco ?

Harry sentit qu'il avait gaffé lorsqu'une sorte de voile s'installa devant le regard de l'homme blond. Celui-ci consentit tout de même à répondre.

— Le charme du bouclier.

— Protego ?

— Oui.

— Et tu dis qu'il faut un sortilège simple… Je… Bravo.

La mine du blond devint encore plus grave.

— Je ne l'ai pas réussi du premier coup.

Harry déglutit. Il fallait absolument qu'il redirige cette conversation, car elle devenait gênante. Il reporta alors son attention sur son fils.

— Quel sort voudrais-tu tester, Albus ?

Le garçon détourna son regard de Draco et secoua la tête pour chasser ses pensées. Il regarda son père :

— Euh… Je ne sais pas. Il y en a plein que j'ai envie d'essayer, mais il faut que je choisisse le bon !

Harry lui sourit pour l'encourager. Scorpius observait son ami réfléchir à son premier sort. Il n'avait pas tout compris à l'échange que venaient d'avoir les deux adultes. Enfin, il ne comprenait pas pourquoi ça mettait son père dans un tel état. Le charme du bouclier était un sort difficile, normal qu'il n'ait pas réussi à le lancer du premier coup. Pourquoi avait-il choisi un tel sort pour sa première fois ?

Un sourire s'étira sur les lèvres d'Albus qui venait d'arrêter son choix. Maintenant, il voulait savoir sur qui il allait le lancer…

— Papa, je peux tenter un sort sur une personne, ou c'est préférable que je choisisse un objet ?

Son père se passa une main dans ses cheveux.

— Disons que, comme l'on n'est pas sûr que tu réussisses, on n'est pas sûr de l'effet sur la personne si tu te loupes…

Devant son regard déçu, Harry enchaîna :

— Vas-y, exerce-toi sur moi, si tu veux. Draco, je compte sur toi pour me soigner s'il m'arrive quelque chose ! rigola-t-il.

Le blond hocha néanmoins la tête positivement. Après tout, on ne savait jamais…

Albus se leva de sa chaise et se plaça devant son père. Il pensa au sortilège qu'il voulait lancer et à ce qu'il avait lu sur son exécution. Il prit une inspiration, leva sa baguette et lança :

— Rictusempra !

Il fut soulagé de voir qu'il avait réussi son sort puisque son père se mit à rire sans raison. Cela permit en même temps de distraire Draco qui était parti dans ses sombres pensées. Il affichait désormais un sourire amusé.

— Félicitations Albus. Je peux te dire que ton sort est une réussite !

— Merci !

Albus était fier de lui.

— Dra… ah ah ah… co oh oh si tu ah ah ah pouvais arrêter hé hé hé le sort ah ah hi hi hi…

— Ah, je ne sais pas… Vous en pensez quoi, les enfants ? Je le libère du sort ou pas ?

— Oui ! répondirent-ils en même temps.

— Bon, d'accord alors. Finite Incantatem !

Harry était essoufflé d'avoir autant ri. Les autres le regardèrent reprendre son souffle.

— Merci les enfants…

Draco eut un sourire en coin.

— Et moi, pas de remerciement ? C'est à cause de l'un deux que tu étais dans cet état, je te rappelle…

Harry leva à nouveau les yeux au plafond.

— Merci Draco, fit-il en insistant sur le prénom. C'était très réussi, Al', bravo.

Le petit brun lui sourit.

— Merci papa ! J'ai hâte de raconter ça à maman !

Les épaules d'Harry s'affaissèrent.

— Génial ! bougonna-t-il, en songeant aux moqueries qu'il risquait de se recevoir par sa femme, et sûrement par les autres membres de la famille ensuite…

La tête qu'il avait à cette perspective fit éclater de rire l'homme aux yeux gris.

— J'imagine les gros titres : Harry Potter vaincu par son fils de neuf ans, par un sortilège de chatouilles !

Harry ne put que sourire devant le comportement et les dires de l'autre homme.

— Ouais, ce serait trop la classe, n'est-ce pas ?

Albus chuchota à Scorpius :

— Pourquoi les journaux écriraient sur mon père ?

Scorpius regarda Albus de travers. Autant l'autre garçon lui avait raconté plein d'histoires au sujet de l'ex Serpentard à Poudlard qu'il ne connaissait pas, autant il semblait ne pas être au courant de l'histoire de son propre père.

— Quoi ? lui demanda Albus.

Scorpius secoua la tête.

— Tu ne sais pas que ton père est célèbre ?

— Hum hum, les interrompit Harry qui avait entendu le commentaire de Scorpius, quand l'autre homme s'était enfin arrêté de rire.

Albus fronça les sourcils.

— C'est vrai, papa ?

Draco regarda Harry soupirer. Comment avait-il réussi à cacher cette information à ses enfants, avec la grande famille qu'il avait ? Il lui envoya un sourire de soutien. Harry s'appuya contre le bureau.

— Tu n'étais pas censé apprendre ça avant d'aller à Poudlard…

— Pourquoi Poudlard ?

— Parce que ton père fait partie de l'Histoire du monde sorcier, répondit Draco à sa place.

— Comment ça ? Comment se fait-il qu'on ne soit pas au courant de ça ?

Harry fit un sourire désolé à son fils.

— Disons que la célébrité n'apporte rien de bon. Je n'ai rien fait de spécial…

Draco toussota.

— Mis à part sauver le monde sorcier…

Il fixa l'autre homme.

— Je ne l'ai pas fait tout seul… et ce n'est pas un sujet que j'ai envie d'aborder avec toi pour le moment.

Draco soupira, mais finit par acquiescer. En fait, il était reconnaissant au brun de mettre fin ainsi au sujet, car lui non plus n'était pas prêt à en parler pour le moment, et surtout pas devant son fils.

Harry se tourna vers Albus.

— J'ai juste participé dans la bataille de Poudlard, il y a dix-sept ans.

Albus acquiesça. Le regard de Scorpius lui indiquait qu'il en savait plus que ce que disait son père. Aussi, il valait mieux ne pas chercher plus loin, car de toute façon il pourrait en parler avec son nouvel ami plus tard.

— Bon, revenons à nos Veracrasses… Qu'est-ce que vous connaissez comme créatures maléfiques ?

Et le cours reprit avec de nouveaux échanges entre les enfants et leur professeur du moment, le tout sous l'attention de Draco.


Bon ben... à mercredi !